EVENEMENT ♪2
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Ven 30 Juin - 22:12

événement ♪2


Comme le précédent, c'est un événement pour RP qui aura un réel impact sur l'intrigue et le contexte du forum. Un peu comme un épisode hors-série.


Quelques précisions 


× Pas de flood, du vrai rp.
× C'est comme un RP géant où tout le monde peut participer ; cependant vous n'êtes pas obligés d’interagir avec tout le monde.
× Le rp se fait uniquement sous ce topic. Même si le contexte indique un endroit précis du forum, vous ne jouez qu'ici. 
× Cet événement se passe en parallèle de la dernière intrigue. A vous de jugez où il se place par rapport à vos rps.
× A partir du moment où vous répondez à ce topic (donc à partir du moment où vous rp), vous participez. Vous n'êtes pas tous obligés de participer mais évidemment plus vous êtes nombreux, mieux c'est 
× Ce topic ne sert qu'à rp. Pour des questions ou autres remarques, envoyez un mp à un administrateur ou posez une question dans la F.A.Q.
× Respect du compte à rebours! L'événement débutera le vendredi 30/06/2017 23:00 jusqu'au dimanche 30/07/2017 00:00
× Niveau rp vous êtes assez libres. Vous pouvez écrire tout ce que vous voulez tant que vous respectez le contexte du forum et celui de l’événement !
×La catégorie des patients dit "fous" sera ouverte à la fin de cet événement. 


l'événement


Il y avait eu des bruits de couloir à ce sujet, mais personne n'y croyait vraiment. Quelqu'un avait entendu une rumeur ici, et peut-être qu'une autre personne avait surpris une conversation entre son médecin et celui d'un autre, mais rien de concret.

Pourtant c'est bel et bien réel ; l'Institut Espoir a fait assez parlé de lui et s'agrandit. La salle en construction dans le sous-sol est enfin révélée ; c'est la partie asile de l'Institut.

Ce drôle d'hôpital taira les raisons principale de cette extension: le fait que certains de leurs patients aient viré fou et qu'il a soif de connaissance. On a plutôt recraché aux médias que c'était dans le but d'étendre leur aide avec, à l'appui, une succession de chiffres décrivant soi-disant l'avancée des soins dans l'Institut.

Le visage du directeur a alors fait la une de quelques journaux, et les rumeurs infondées se sont concrétisées : désormais, l'Institut accueille un nouveau type de patients ; les fous. Avec, comme d'habitude, différents types de folie – mais ne nous le cachons pas, certains patients jugés comme cassés, inutilisables, sont jetés dans cet asile.

Aujourd'hui, vous êtes alors tous invités à l'inauguration en l'honneur de cette extension et en l'honneur de la gloire grandissante de l'Institut.

Que vous soyez médecins ou patients, ce soir d'été est votre soir. Dans le sous-sol, éclairé par des guirlandes et des chandelles, se dresse un assortiments de mets et de boissons. Quelques journalistes assistent à cette réception, tandis qu'un groupe de musique fait sonner quelques accords de jazz. Les surveillants cadrent l'endroit pour éviter les débordements et, les patients ont le droit de se mettre sur leur trente-et-un pour l'occasion .


Ce soir est pour vous.
Célébrons l'Institut,
Célébrons l'Espoir.

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Ven 30 Juin - 23:23


EVENT #2


De la musique Jazz sur une estrade éclairée d'une lumière chaude et diffuse. Les musiciens, en costard-cravate dans les tons ocres, jouaient discrètement de leur instrument, comme s'ils avaient peur de voler la vedette aux médecins. De toute façon leur musique n'était qu'un fond sonore pour animer la réception, et pour montrer que l'Institut avait de l'argent. On n'était pas à un concert.
Donatien n'était pas encore arrivé qu'il entendait les basses profondes. Dans le couloir, il ré-ajustait encore sa cravate. Habillé tout de blanc, il ressemblait à un ange... Un ange au regard maléfique. Il n'avait qu'un quart d'heure de retard mais c'était juste assez pour qu'on remarque son absence. Il voulait renvoyer l'image d'un homme occupé, et surtout, il voulait attirer l'attention sur lui. C'était inconscient; il ne comprenait pas qu'il avait besoin de cette lumière sur lui. Pour lui, c'était tout à fait normal d'être la star du jour - ou, en l'occurrence, du soir.
On ne pouvait le lui reprocher; il était élégant. Lui qui avait l'habitude de hanter les couloirs avec ses pieds nus et ses hauts en coton légers dans lesquels il flottait, était serré dans sa veste de costume immaculée. Veste blanche sur chemise blanche par dessus un pantalon blanc, lui même retroussé sur des chaussures cirées mais blanches. Seule sa cravate d'un rouge sombre, d'un rouge éteint, déteignait. Quant à sa longue mais fine chevelure blanche, elle était ramenée en arrière et attachée en une queue basse. Quelques mèches s'éparpillaient autour de son visage, ce qui était étrange car, si elles avaient l'air en désordre, c'était un désordre organisé. Comme si ce bordel capillaire était fait exprès.
Calme, droit, un sourire de circonstance sur les lèvres et le regard froid, Donatien inspira. Sa secrétaire, à côté de lui, semblait mal à l'aise dans son tailleur trop serré pour ses formes généreuse.

- Je m'en vais vous annoncer?

Donatien secoua la tête négativement. Pas besoin. On le remarquerait.

- Je pars devant, dans ce cas.

La jeune femme s'inclina poliment avant d'aller à la réception, quelques mètres plus loin, au détour du couloir. De sa place, Donatien entendit des salutations lointaines, des bribes de conversations, des verres qui s'entre-choquaient. Tout cela sans aucun débordements.
Alors le médecin s'approcha. Les surveillants le firent passer dans cette salle ouverte sans même chercher à vérifier son identité. A peine Donatien eut fait un pas qu'il entendit son nom, ici et là. D'abord murmuré, puis accueilli vivement. Quelques journalistes s'approchèrent pour le féliciter, quelques collèges -certainement des lèches-bottes, le gratifièrent également, tandis que les patients restaient en retrait. Donatien repéra son père, au loin, faisant la conversation au journaliste. A son expression, son fils devina qu'il était en train de vanter les mérites de l'Institut.
Donatien ne s'y attarda pas plus longtemps et chercha Adélys du regard. Il devait montrer au monde entier à quel point les patients étaient heureux ici. Après tout, son Lys n'avait pas l'air triste. Elle était obéissante, docile, et n'avait jamais manifesté une quelconque envie de partir. Mais Donatien s'inquiétait tout de même; il y avait eu quelques drôles de rébellions ici et là, et il ne voulait pas que des patients à l'intelligence réduite fasse des siennes et ternissent la réputation majestueuse de l'Institut Espoir.

- Monsieur Elpida, vous allez donc soigner des cas, pour ainsi dire, incurables ?!
- Monsieur Elpida, félicitations pour cet agrandissement, vous le méritez!
- Monsieur Elpida, vous êtes si élégant...!


Donatien salua les journalistes et commères d'un signe de tête, non sans quitter son sourire travaillé et s'approcha du buffet; une longue table recouverte d'une nappe et surplombée des miniardises. Il demanda un verre de vin, faisant confiance à son serveur pour qu'il lui en choisisse un de très bon goût. Verre à la main, c'est au beau milieu de la salle, s'apprêtant à rejoindre son père, que le chanteur au micro s'exprima:

- Désormais il est possible de danser. N'hésitez pas à nous montrer vos plus beaux pas.

Et la musique reprit de plus belle, dissimulant le soupir de Donatien. Il appréciait la valse mais il ne supportait pas les autres.




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S197
Dim 2 Juil - 14:49
Cela faisait plusieurs jours qu’on entendait parler dans les couloirs d’un événement qui allait avoir lieu dans l’Institut. De ce qu’Alexander en avait compris, c’était suffisamment rare que ses deux personnalités s’y intéressent.
Au début, seules les informations concernant une fête avaient fuitées. Cela avait réveillé l’enthousiasme de Cap, qui trouvait qu’on se faisait quand même drôlement chier dans cet hôpital où tout n’était que blanc aseptisé à en faire froid dans le dos, mais aussi la curiosité du Génie. Qu’est-ce qui pouvait être assez important pour que l’Institut organise un tel événement ? Ce n’était pas comme si le personnel s’intéressait vraiment au bien-être des patients… Alors il avait mené sa petite enquête en utilisant les quelques alliés qu’il s’était déjà fait. C’était en outre l’occasion de tester sans trop de risques l’efficacité de son début de réseau.
Il avait alors appris qu’il s’agissait de l’inauguration d’une nouvelle aile. « L’aile des fous » selon les mots de son indic’. L’asile. C’est ce qu’il l’avait décidé à participer à l’événement. Il devait absolument voir de plus près et en apprendre plus sur cet endroit. Après tout, vu sa pathologie, la probabilité pour qu’il y soit transféré un jour ou l’autre était élevée. Très élevée. Il préférait prendre les devants.
Et puis il avait entendu dire qu’il allait y avoir des extérieurs. Ca ne pouvait vouloir dire qu’une chose : des journalistes. Il ignorait encore s’il allait tenter de leur parler de leurs conditions de vie. Un scandale médiatique était la façon la plus rapide de mener l’Institut à sa perte, aussi, il ne comprenait pas le risque que prenait la direction à les laisser libres d’y participer. Car il avait beau être un Génie, l’idée de dénoncer les sévices qu’ils subissaient ne devait pas avoir effleuré que son esprit brillant. Il devait y avoir anguille sous roche. Ca sentait le piège. Il fallait rester prudent.
Malgré tout, alors qu’ils se préparaient dans leur chambre, Cap était enthousiaste. Tandis que le Génie, aux commandes de leur corps, s’attachait à peigner et à plaquer soigneusement leurs cheveux en arrière et lissait du plat de la main la chemise blanche et le blazer bleu marine qu’ils portaient, il révisait mentalement la chorégraphie qu’il avait créée spécialement pour enflammer le dancefloor. Aussi fût-il très déçu de constater en arrivant sur place que la musique, loin de la techno qu’il attendait, était une sorte de musique d’ascenseur et l’ambiance, plus du genre apéritif dinatoire de trentenaire que boom d’anniversaire ou même boîte de nuit. Même en ce qui concernait les fêtes, l’Institut détruisait tous les espoirs.
Puisqu’il avait repris le contrôle du corps pour une tentative de breakdance avortée, il décida de se diriger vers les petits fours pour se réconforter. Au moins, pour cette fois, les cuisiniers de l’île avaient fait un effort : c’était autre chose que la nourriture insipide qu’on leur demandait d’ingurgiter en temps normal. C’est en faisant ce constat que l’une des hypothèses du Génie à propos de cette fête d’inauguration fut confortée. Les journalistes avaient été invités pour diffuser une image positive des lieux.
Il les observa discrètement. Ils n’étaient pas difficiles à repérer. Les adultes dans la pièce n’étaient pas légions et les visages inconnus encore moins, même pour un fraîchement arrivé tel que lui. Ils étaient tous sur leur 31, un sourire immense et quelques peu hypocrites collés aux lèvres. Il ne leur parlerait pas tout compte fait. Leur avis sur l’Institut avait l’air déjà bien ancré, et il n’était pas en la faveur des patients des lieux. Il n’aurait pas été étonné de savoir qu’ils avaient reçu quelques généreux pots de vin.
Ce fut alors qu’il les détaillait du regard que Donatien Elpida entra. Il n’avait pas besoin de le voir pour savoir que c’était de lui dont il s’agissait. Le léger retard dont il faisait preuve à la façon d’une diva qui fait se languir quelques-uns de ses prétendants était un bon indice. Le second fut le nom qui parcourut toutes les lèvres, les sourires hypocrites des journalistes s’élargissant et même quelques applaudissements. Une expression de mépris teintée de haine se peignit sur son visage. Mais ce qui le surprit, ce fut de voir le même type d’expression fermée naître sur le visage d’un des reporters. Etait-il possible que… tous ne soit pas corrompus ? Il n’osait tout à fait le croire, mais ça valait le coup de le vérifier. Il profita de la valse qui venait de se lancer pour se mêler à la foule et s’approcher de lui en toute dicrétion.
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Z 01
Dim 2 Juil - 16:20
Loreleï n'avait pas souvent participé à des fêtes. A part les longs dîners en famille (enfin, pas si long que ça quand on se transformait en pirate avec son frère et qu'on allait à l'abordage du gâteau au chocolat), elle n'avait pas beaucoup connu ce genre d'événements. Oh si, elle avait le vague souvenir de quelques goûters d'anniversaire mais elle se doutait bien que la fête de l'Institut et celle de son cinquième anniversaire n'auraient pas grand chose en commun.
C'était sa médecin qui lui en avait parlé, et elle lui avait "strictement interdit de venir". Du coup, elle se préparait à y aller. Elle avait fait les fonds de placards et avait trouvé parmi ses quelques vêtements un mini-short noir. Avec des collants et son éternel bomber rafistolé, elle allait faire un malheur! Elle se voyait déjà danser sur sa piste en hommage à... à... Bah merde alors, elle était organisée en quelle honneur cette soirée?
Elle haussa les épaules: tant pis, elle allait quand même s'éclater ! Elle avançait dans le couloir, guillerette. Son interrogatoire avec les médecins arrivait en fin de semaine, alors son corps ne stressait pas encore. Loreleï vivant l'instant présent, après tout. Elle ne ressassait pas le passé, celui où un type était mort dans son dos, ni le futur; où elle devra assumer les conséquences de ses actes irréfléchis.
Elle passa devant les surveillants, non sans leur faire une démonstration d'un pas de danse qu'elle pensait époustouflant mais qui s'avéra maladroit et ridicule, quand l'un d'eux l'apostropha :

" Tu comptes aller où comme ça, B125?!"
" Gravir l'Himalaya ?"

Elle leur fit une grimace; sérieusement, elle pouvait aller où fringuer de cette manière? Elle voulait pas critiquer l'Institut, mais ils étaient un peu cons leurs gardes. Un peu comme les sbires dans Pokémon. Oh tiens, elle aurait bien aimé jouer à Pokémon. Elle avait laissé sa partie Rouge Feu en suspens, étant partie un peu plus tôt que prévu à l'Institut.

"Si tu vas à la soirée, va te changer. On dirait une pute."


Loreleï plissa les paupières. Sympa comme terme pour la décrire. Surtout que son short soit-disant moulant était tout de même trop grand pour elle, alors pour mettre son peu de formes en valeur, c'était foutu. Elle geignit et expliqua aux gardes qu'elle n'avait pas grand chose à se mettre, et ils lui répondirent qu'ils en avaient "rien à foutre". Alors elle soupira et partit se changer. Elle trouva une petite robe rose dans ses affaires, cadeaux de ses papounets qui espéraient la transformer en une véritable jeune fille. Elle l'enfila, peu convaincue. Elle avait l'impression d'être dans un sac à patates. Ça ne lui correspondait pas du tout ce genre de petite robe avec des volants, et un petit nœud dans le dos, des bretelles légères sur ses frêles épaules abîmées. En plus, on voyait ses nombreuses blessures. Bon, elle enfila une paire de collants, ses Doc's pour la forme, et, quand elle arriva dans le couloir, elle se fit un plaisir; elle profita que les trois surveillants lui tournent le dos pour leur montrer ses deux majeurs.
Puis, elle leur passa devant dans un sourire bien hypocrite avant de se diriger vers le sous-sol. Et qu'elle ne fut sa déception en découvrant l'endroit! Où étaient passés les boules disco, le DJ, les spotlights et le bon Rock qui fait danser? Elle croisa les bras, boudeuse, avant de décliner son identité aux surveillants. Ils la mirent en garde avant de la laisser entrer.
Elle se demanda alors ce qui était pire entre ce type de soirée mondaines et les classiques "chenilles" des dîners en famille.
Non, "la chenille" c'était cool en fait.
Et puis y'avait du monde, pffiou, elle avait pas l'habitude de ça.
En plus la raison de sa présence était la suivante ; elle voulait juste faire chier sa doctoresse. Est-ce que ça en valait vraiment la peine?
Donatien Elpida arriva quelques minutes plus tard, alors qu'elle bougonnait dans un coin et c'est alors qu'elle tilta; il y avait des journalistes!
Ni une, ni deux, elle grimpa sur une chaise. Elle ne réfléchit pas à son action, ni à ses conséquences. Elle se sentait même bête de ne pas y avoir pensé plus tôt ! C'était une idée de génie; l'Institut voulait briller de nouveau? Et bien elle allait révéler la vérité!
Elle s'apprêta à abaisser ses collants afin de montrer ses nombreuses blessures comme preuves, se disant qu'elle gueulerait après pour attirer l'attention (parce que tous étaient focalisés sur le médecin en chef, et non sur l'adolescente pas plus haute que trois pommes), quand son regard fut attiré par quelqu'un. Il était bien trop élégant pour qu'elle le reconnaisse dans la foule mais de son perchoir, elle distinguait parfaitement son visage. Et parce que son cerveau préférait Alexander à la rébellion, ses collants restèrent collés à ses jambes, et elle héla son frère:

"Cap ! Trop cool t'es là toi aussi!"

Elle agitait la main, imbécile heureuse. Et pour le coup, sa voix avait été au dessus des notes de la valse, et l'adolescente avait certainement embêtée toute l'assistance. Mais bon, son frère était là, et c'était tellement difficile de le croiser ... !


can you see the dark?




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A98
Lun 3 Juil - 18:20
Debout, le regard vide, face à une scène emplit de son. Verre à la main et grésillement lointains. La voilà à nouveau dans un de ses bugs. Observant les mouvements des doigts se positionnant sur différents instruments, le rythme de leurs respirations, le mouvement de leurs corps se laissant plus ou moins emporter par cette musique de fond.

Anaé avait entendu parler d'une soirée donnée en l'honneur de l'institut, une semaine avant le jour J. Elle avait tous d'abords pensé à ne pas s'y rendre. Haïssant ce genre de fête. Non, plus précisément, haïssant les personnes l'organisant et leurs raisons. Bien que la petite blonde soit souvent, voir toujours seule, elle n'en était pas sourde pour autant. Alors lorsque le sujet de ce genre de bal parcourut les couloirs, elle ne put qu'être au courant. Puis elle avait réfléchi. Longuement réfléchis. Avait pesé le pour et le contre. En y allant, elle allait véhiculer une bonne image de l'institut. Des patients très bien dans tous les sens du thermes. Mais, elle devait y aller pour voir. Observer quelle image véhiculait l'institut, s'il était possible de changer cette image. En générale, elle n'aurait jamais été aussi active, mais, elle pouvait porter l'une des robes que ses pères lui avaient offerte, et elle en était heureuse de pouvoir le faire. Finalement, après de longue négociation entre elle et elle, elle avait décidé d'y aller.
La préparation à cette fête lui prit un long moment. Tout d'abord, elle dut passer à la douche, où elle prit son temps pour bien laver ses cheveux. Puis elle dut les brosser de telles sortes à ce qu'aucun nœud ne reste. Puis, ce fut le tour de mettre sa robe. Une robe de style victorienne. Puis elle dut les brosser de telles sortes à ce qu'aucun nœud ne reste. Sa robe préférée par ailleurs. Une robe noir et gris, possédant des frou-frou. Un col plutôt haut blanc, et une ceinture grise. Des manches courtes noires, attachées à deux longs et larges tissus blancs faisant que la manche dépasse finalement sa main. Elle n'oubliait pas d'ajouter à cette si belle robe une sorte de serre-tête en tissus, noir, qu'elle attaché sous son menton. Pour finir sa préparation, elle se coiffait à nouveau. Toute cette préparation dura trois longues heures. Ainsi, elle ressemblait à une poupée vivante. Toute cette préparation dura trois longues heures.
Anaé arrivait dans la salle où une belle musique d'ambiance était couverte par les nombreuses discussions. Une robe noir et gris, possédant des frous-frous. Les journalistes ventant la nourriture et la belle salle, ainsi que le bon comportement des quelques patients présents. Anaé se faisait discrète alors que le médecin se ventait d'avoir pu guérir un cas qu'on disait incurable. Anaé en riait. Enfin, intérieurement. Ils étaient rares ceux qui avaient pu vraiment guérir, et encore plus rare ceux qui n'étaient pas tombés dans la folie suite au traitement des médecins. C'était sûrement pour cette raison, qu'ils créaient cette nouvelle aile.
Finalement, la blonde en eut assez d'entendre ces mièvreries, ces félicitations débordantes d'hypocrisie. Elle alla se prendre un verre d'eau et se dirigea vers les musiciens. Finalement, la blonde en eut assez d'entendre ces mièvreries, ces félicitations débordantes d'hypocrisie.

Anaé fit un bond, renverser un peu de l'eau contenue dans son verre, lorsque la voix de l'un des musiciens annoncés que la dance était ouverte. Elle détourna la tête et parti faire tapisserie, observant les pas de dance. Finalement, la blonde en eut assez d'entendre ces mièvreries, ces félicitations débordantes d'hypocrisie. Les pas qu'ils fallait faire, ni rien. Seulement dans quelques livres, où il était référence de danse, elle avait appris une sorte de simple valse : droite - gauche - droite - gauche - gauche - droite - gauche... Et ainsi de suite. Elle trouva intéressant d'observer les gens danser réellement. Et encore plus quelles étaient ces personnes.
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Médecin
Lun 3 Juil - 20:07
Les invités avaient attendu avec impatience le médecin en chef. Il s'était apprêté pour la soirée qui sera sans conteste celle qui marquera un tournant dans l'Institut. C'était pour cette raison que la salle grouillait de journalistes qui ne tenaient plus sur place, de patients qui étaient en retrait, admirant la réussite de l'établissement, de médecins, responsables de la montée de popularité de l'Institut et d'agents de sécurité, prêts à agir en cas d'imprévu.
Ange discutait calmement avec deux jeunes femmes qui l'interrogeaient, mais en réalité elles souhaitaient toutes les deux une petite sortie avec lui. En privée. Elles ne faisaient que passer le temps, en tournant autour du pot. Aux regards qu'elles lui lançaient, aux contacts physiques soi-disant involontaires, aux mèches de cheveux coincées derrière l'oreille et aux sourires qui se voulaient discrets, rien de bien nouveau pour le jeune médecin. Celle au teint plus pâle n'arrêtait pas de jeter quelques coups d’œil vers son torse, un peu moulé par sa chemise blanche.

"Et donc, vous connaissez bien monsieur Elpida ?" Tenta de faire la conversation l'une d'elles.

Il opina, un sourire arborant ses lèvres. Pour séduire, on n'a besoin que peu de mots. Notre charme naturel suffit amplement à conquérir le camp adverse.

- Mesdemoiselles, excusez-moi, mais je dois rejoindre mon ami, dit-il en montrant Donatien d'un signe de tête.
- Oui, oui bien sûr ! On ne va pas vous retenir plus longtemps ! S'empressa de répondre la plus hâlée.

Il baisa à toutes les deux l'une de leur main, en faisant attention à ce que ses lèvres ne fassent qu'effleurer leur peau. Puis il prit congé d'elles. Enfin. Elles étaient ennuyeuses à mourir, seul leur corps sauvait leur pauvre vie.
Il resserra sa cravate noire et s'approcha du médecin en chef. Il voulut l'appeler et lui faire un signe de la main, mais trop de personnes influentes étaient aux alentours. Il se contenta d'esquiver les femmes voulant lui adresser les paroles en faisant semblant de ne pas entendre leur parole et de pousser légèrement en s'excusant les quelques personnes se trouvant devant lui. Enfin, il arriva à Donatien, mais par derrière.
Il posa amicalement sa main sur son épaule, mais ce contact ne dura qu'une seconde à peine, sachant pertinemment que Donatien n'appréciait pas plus que ça les contacts physiques. Une coupe de champagne à la main, il s'adressa à lui.

- Quelle belle soirée, monsieur Elpida ! se moqua-t-il des journalistes et autres hypocrites. Plus sérieusement, je ne t'ai jamais vu aussi élégant que ce soir. Beau costume !


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Fondateur
Mar 4 Juil - 20:00


EVENT #2


Une voix suraiguë que Donatien connaissait bien désormais, malheureusement, transperça la festive mélodie d'une contrebasse et d'une batterie. La foule fut alors intriguée quelques millièmes de secondes avant de s'en désintéresser, mais cela suffit à Donatien pour se faire bousculer par un adulte qui s'excusa en le reconnaissant; Donatien devint soudainement mal à l'aise. Il regarda autour de lui, et, si son visage paraissait neutre, c'était pourtant un véritable chaos qui prenait naissance au fond de lui. Des gens. Des inconnus. Partout, partout. Lui qui était si reclus, qui avait le pouvoir sur tout, lui ressentait le besoin de véhiculer une image parfaite de lui en permanence, se retrouvait dans une situation peu commune.
La sensation qui grondait dans sa cage thoracique n'avait pas de nom. Un mélange de panique et d'excitation démarra de ses pieds, gonfla dans ses veines et ses artères, grimpa jusque dans sa tête, comme prête à la faire exploser. Oh non, surtout pas! Après sa cervelle irait tâcher son costume, et il ne serait plus présentable!
Des bruits, des conversations, des regards, et lui qui était planté au milieu de la piste de danse. Il n'était pas dans son élément. Il avait complètement oublié qu'il n'était pas dans son élément. Même dans son adolescence il évitait de se mêler à la foule. Il se souvenait de ces heures à l'internat passées à essayer de comprendre le fonctionnement du mécanisme humain, de la science, et de la vie en trifouillant des milliers et des milliers de page internet. Ces heures dans le noir à se griller la rétine sur son écran d'ordinateur, nu, car il n'aimait -et n'aime toujours pas- la sensation d'un tissu contre son corps, à avoir besoin de comprendre. Besoin de comprendre pourquoi il avait besoin de saigner, besoin de comprendre pour il haïssait la solitude, besoin de comprendre ce qui débloquait dans sa tête. Et même quand il débarqua au lycée, et même quand il fut entouré et sollicité, et même quand on l'admirait dans les couloirs de l'établissement scolaire, et même quand il couchait, et même quand on croyait l'aimer et quand il croyait aimer, il détestait la foule.
C'était exactement ça; il aimait être seul mais ne supportait pas la solitude, et il avait encore du mal aujourd'hui à en saisir la nuance.
Et alors que cette drôle de sensation paradoxale qui le gonflait de sang menaçait de détoner dans un feu d'artifice barbare, un bref contact sur l'épaule et une voix familière lui firent retrouver peu à peu ses esprits:

- Quelle belle soirée, monsieur Elpida ! Plus sérieusement, je ne t'ai jamais vu aussi élégant que ce soir. Beau costume !

Les émotions dévastatrices du médecin se dissipèrent peu à peu. Donatien ne le comprenait pas, mais Ange était devenu un ami, alors sa présence fut d'une grande aide pour l'adulte. Comme si son corps glacé s'était réchauffé là, au niveau de son épaule.
Il hocha alors poliment la tête pour saluer son collègue -car c'était ainsi qu'il le considérait, bien qu'il avait beaucoup plus d'estime pour lui que pour les autres collègues. Il considérait Ange comme son égal, excepté sur ses drôles d'obsessions. Des fois, il ne comprenait pas Ange, ce dernier étant trop farfelu et énergique pour quelqu'un d'aussi posé et tranquille que Donatien.

- Salutations, Ange.


Il avait pour habitude d'appeler ses collègues par leur nom de famille, mais il aimait la sonorité du prénom de son ami, ainsi que la connotation pure qui s'en échappait.

- En effet, j'ai été contraint à m'habiller. J'avais oublié la sensation des chaussures aux pieds. C'est désagréable à souhait.

Donatien ne savait pas faire la conversation, et c'est la raison pour laquelle il n'enchaîna pas sur un autre sujet. Il avait des questions à poser à Ange - Que penses-tu de cette soirée? Es-tu à l'aise, toi, parce que moi j'étouffe un petit peu? Ton travail avance avec tes patients? Tu as cessé de jouer le bourreau des coeurs, parce que c'est vraiment puéril? Es-tu prêt pour l'interrogatoire et la punition de S14 et B125? - mais il ne dit rien.
Et puis dans la foule, son regard s'accrocha à une nouvelle aura de pureté. A la beauté. Tout reste d'émotions s'évacuèrent définitivement. Ce n'était pas Lys, mais A98 avait tout de même ses atouts. Elle était délicieuse, cette poupée, ainsi seule dans ses habits victoriens. Elle semblait tout droit sorti d'une autre époque et pas le moins du monde perturbée par les exubérances du XXI ème siècle.
Il la contempla longuement, comme un spécialiste appréciant la valeur d'un tableau, et, inévitablement, son regard croisa alors le sien.




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S197
Mer 5 Juil - 20:01
Alexander fendait la foule pour rejoindre le journaliste réfractaire lorsque son nom résonna dans la salle. Ca ne pouvait vouloir dire qu’une chose : Lore. Il leva les yeux et l’aperçut effectivement, debout, sur une chaise, en robe rose. Cap, puisque c’était précisément lui qui avait été interpelé, réagit aussitôt.

- Hey ! P’tit Caïd ! Content de t’voir !

Le Génie, lui, fronça mentalement les sourcils. Il appréciait la petite, même s’il ne le montrait pas vraiment, mais là… Là ! Elle allait tout faire capoter. En plus d’avoir attiré l’attention de tout le monde sur eux. Heureusement qu’il n’était pas encore avec le journaliste, les médecins auraient probablement tout fait pour les en éloigner.
« Tu réalises ce qu’elle était sur le point de faire là ? Elle est atteinte, ce n’est pas possible autrement. »
« Ouais, chuis d’accord. C’est quoi cette robe rose ? Elle me déçoit ! »
« Mais non ! Pas ça, idiot ! Tu ne vois pas qu’elle était sur le point de dévoiler le vrai visage de l’Institut devant tout le monde ? »
« Et il ne faut pas le faire devant tout le monde c’est ça ? »
« Exact. »
Il y eut un petit moment de silence avant que Cap ne soupire mentalement et ne réponde.
« Bon, pigé, j’m’en occupe, chef. »
Cap incita sa sœur à redescendre de la chaise et lui ébouriffa allégrement les cheveux sous le regard de la foule qui se détourna bien vite du spectacle. Ce n’était qu’une interaction entre un frère et une sœur de toute façon, pas un complot digne d’intérêt. Il continua les démonstrations d’affection accompagnées de quelques mots sans intérêts – il la chariait sur sa robe entre autres – avant de jeter un regard autour de lui, notamment vers les médecins, et encore plus particulièrement vers Donatien, pour vérifier qu’on se désintéressait bien d’eux.
Lorsqu’il fut absolument certain que c’était le cas, il chuchota discrètement à la petite blonde.

- C’est une occasion en or et j’ai un plan. Suis-moi !

Enfin. Un plan. C’était vite dit. Et en plus ce n’était même pas le sien. Alors il laissa la place au Génie. Celui-ci fixa la petite et ajouta :

- Et s’il te plaît, pas de bêtises. On doit absolument être discrets si on veut que ça marche, d’accord ?

Il garda le contact visuel suffisamment longtemps pour s’assurer qu’elle avait bien compris puis il la saisit par le bras et l’entraîna à sa suite. Pour être sûr et certain que les médecins ne soupçonneraient rien, du moins dans l’immédiat, il fit un détour par le buffet et prit quelques instants pour grignoter avant de se diriger vers sa véritable cible : le journaliste.
Il avait repéré le coin idéal pour ça. Il se posa d’une façon faussement négligée face à l’estrade sur laquelle se tenait l’orchestre et fit mine d’être absorbé par la musique. Ce n’était pas difficile, lui adorait le jazz, quoiqu’il trouvât l’orchestre un rien médiocre. Puis sans regarder l’homme en question, il lui adressa ces mots.

- Vous, vous n’aimez Donatien Elpida, je me trompe ?

Il sentit immédiatement le regard de l’intéressé se poser sur lui. Un sourire satisfait éclaira son visage. Il avait son attention.

- Ma sœur et moi aimerions vous parler de l’Institut. En privé.
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Jeu 6 Juil - 23:23
Ange n'avait clairement pas l'habitude des présences masculines, mais après avoir passé plusieurs heures avec Dodo pour sa formation , il ne put s'empêcher de l'apprécier. Malheureusement, ce n'était pas un grand bavard, bien qu'il aime tout particulièrement parler de lui.
Dodo hocha la tête. Et bien, en fait, il n'aimait pas vraiment parler.

- Salutations, Ange. En effet, j'ai été contraint à m'habiller. J'avais oublié la sensation des chaussures aux pieds. C'est désagréable à souhait.

Bon, Ange s'était peut-être trompé. De toute évidence, Dodo était encore un drôle de spécimen pour Ange. Hocher la tête pour le saluer, puis en fait le faire par la parole... Ou alors, peut-être aimait-il saluer deux fois une même personne ?
Et son habitude de rester toujours le moins vêtu possible. Ange ne comprenait pas ça, en revanche. Lui qui aimait montrer sa richesse et son pouvoir par la manière dont il s'habille, lui préférait porter un vieux haut blanc et un pantalon presque trop grand de la même couleur. Sans chaussures. Comment pouvait-il arpenter les couloirs de son Institut en étant pieds nus ? Incompréhensible !
Cependant, il esquissa un large sourire fermé lorsqu'il évoqua la "contrainte" à s'habiller. Il l'avait presque fait rire.

- Tu ne peux pas y échapper, malheureusement. Dit-il sur le ton de la plaisanterie, et puis, tu ne peux pas toujours avoir ta bi... les parties à l'air.

Il s'empêcha de pouffer de rire, son immaturité l'amusant. Ce n'était pas très malin d'en parler autour des médias, mais il s'en fichait pas mal : il était parmi les hauts placés, que pouvait-on lui reprocher ?
Il but une gorgée de son champagne avant de poursuivre, toujours un sourire sur les lèvres.

- Tu me diras, c'est vrai que lorsqu'il fait assez chaud, c'est agréable de se dévêtir. Même si tu le fais tout le temps, n'est-ce pas Dodo ?

Il en profita pour regarder au loin les personnes présentes. Il aperçut une jolie blonde un peu distraite qui plaisait pas mal à Dodo,
la fameuse B125 qui a bien fait de la merde, et à ses côtés son frère qui semblait assez dangereux pour l'Institut. De tous les patients,
seuls eux méritaient que l'on s'y attarde. Dodo le faisait bien : il observait A98. Cependant, Ange fixait le frère de B125. Il ne connaissait pas encore son matricule, mais ça ne saurait tarder. Mais de ce qu'il avait entendu, les deux ensemble ne faisaient pas bon ménage... Pour les autres.
Il perdit de son sourire et les regarda d'un mauvais œil. Il se contenta de les surveiller de loin, sans pour autant avoir envie d'intervenir dans quoique ce soit. De toute façon, il était venu pour s'amuser un peu, et non pour faire la police. De plus, il avait envie de discuter avec Dodo : il n'avait pas vraiment l'occasion d'avoir une conversation avec lui. Il était toujours occupé.


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Lun 10 Juil - 18:53


EVENT #2


La poupée victorienne ne sembla pas remarquer Donatien, ce qui perturba ce dernier. Il était le centre de l'attention et pourtant il restait encore invisible aux yeux de certaines personnes? Que c'était étrange, et surtout désagréable.
Toujours au milieu de la piste de la danse, gênant les valseurs, Donatien porta alors son attention à Ange, se disant qu'il irait sûrement à la rencontre de la blondinette plus tard. Ou peut-être qu'il pourrait y envoyer Ange?
Mauvaise idée.
Ange était un coureur de jupons. Donatien était certain que, même si une fille ne lui plaisait pas, il irait tout de même jouer avec son cœur. Ce dernier aimait beaucoup trop être complimenté et mis en valeur pour rater une occasion de séduire. Pour le coup, c'était plus ou moins un point commun avec Donatien.

- Tu ne peux pas y échapper, malheureusement. Et puis, tu ne peux pas toujours avoir ta bi... les parties à l'air, lui répondit Ange, visiblement amusé.

Donatien baissa les yeux vers ses chaussures et remua les orteils. Les pauvres étaient à l'étroit.

- Tu me diras, c'est vrai que lorsqu'il fait assez chaud, c'est agréable de se dévêtir. Même si tu le fais tout le temps, n'est-ce pas Dodo ?
- C'est Donatien.

Ce surnom, il l'avait en horreur. Il ne comprenait pas pourquoi Ange continuait de l'appeler ainsi. Si nos parents s'embêtaient à nous donner un prénom, pourquoi est-ce qu'on cherchait à le détruire? Et puis, quitte à lui donner un surnom, autant lui en trouver un bien meilleur. Dodo... C'était n'importe quoi.
Malgré tout Donatien arqua un sourcil, contaminé par la bonne humeur de son collègue. Il ne le comprenait pas, mais il était à l'aise avec lui et c'était avec un naturel qui l'étonna, qu'il lui répondit sur le même ton plaisantin :

- Je me demande bien qui de nous deux est le plus souvent dévêtu.

Il faisait clairement un sous-entendu au fait que Ange, même sur une île, trouvait le moyen de forniquer à droite, et à gauche. C'était le genre de comportement que, en tant que médecin en chef, Donatien pouvait sanctionner. Mais Ange arrivait à le convaincre à chaque fois; la demoiselle était toujours consentante, et puis ce n'était rien de bien méchant, et puis "tu comprends ça Donatien, non? Tu sais ce que c'est ? Tu sais à quel point c'est divin."
Et c'était le mot. Divin. Donatien, pas très porté sur le contact humain, aimait pourtant à créer une atmosphère lors de ce genre de moments charnels. Mais, là n'était pas la question.
Un danseur le bouscula dans son mouvement, s'excusa aussitôt avant de reprendre sa valse. Embêté, Donatien se décida à se dégager de la foule et s'approcha du buffet... pour rejoindre une autre foule. Des journalistes. Il leur tourna le dos, leur faisant bien comprendre qu'il avait autre chose à faire et croisa les doigts pour que Ange ne cherche pas à les séduire.

- J'ai préféré sortir de la piste de danse. Pas que cela ne me dérange pas d'être au centre, mais disons que si on avait poursuivi notre discussion, on aurait certainement dû commencer à valser toi et moi afin de ne pas gêner. Et cela aurait été embarrassant.

L'image de lui-même et de Ange, dans les bras de l'autre, valsant à travers la pièce, sous les lumières tamisées, le mit mal à l'aise. Il se tendit et remua le nez, comme un tic. Il parcourut l'assistance d'un regard. Il avait perdu la blondinette de vue, ainsi que l'adolescente bruyante de tout à l'heure - la fameuse B125, qu'est-ce qu'elle pouvait l'épuiser ! - et toujours pas de trace de son Lys. Si Ange n'avait pas été là, cette soirée qui était pourtant son idée, se serait révélée barbante.



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Z 01
Mer 12 Juil - 21:22
" Hey ! P’tit Caïd ! Content de t’voir !"
" Plaisir partagé, même si j'suis pas petite."

Elle lui offrit un large sourire, lui montrant toutes ses dents, même celles de la mâchoire du haut avec son incisive de travers.
Elle sauta de la chaise, atterrit sur ses deux pieds, telle une petite girouette. Son coeur battait la chamade dans sa cage thoracique: elle avait hâte de partager son super plan avec son frère! Il serait sûrement de son avis; c'était l'occasion idéal de dévoiler le véritable visage de l'Institut!
Elle attendit qu'il eut finit de la charrier sur sa robe (en plus c'était vraiment chiant de porter ce truc, elle avait l'impression que collant ou pas collant, on pouvait apercevoir sa culotte au moindre mouvement) pour enfin caser quelques mots mais Cap était étrangement bavard ce soir et il lui coupa l'herbe sous le pied.

" C’est une occasion en or et j’ai un plan. Suis-moi ! Et s’il te plaît, pas de bêtises. On doit absolument être discrets si on veut que ça marche, d’accord ? "
" Tu m'connais ! J'suis un ninja moi! "

Son cœur palpita dans sa cage thoracique. Elle entendait le flux de son sang jusque dans ses tempes. "J'ai un plan. Suis-moi!". Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas entendu cette phrase et bon sang ce que ça la mettait en joie! Elle se sentait redevenir une aventurière. Elle avait de nouveau cinq ans et elle allait suivre son grand frère jusque dans la cuisine pour voler les cookies mis en hauteur.
En plus il avait un plan et c'était certainement le même que le sien ! Ils étaient vraiment sur la même longueur d'ondes!
Elle le suivit dans la foule, se disant qu'il cherchait certainement le meilleur endroit pour révéler à tous les horreurs commises dans l'Institut. Il était vrai que sa chaise de tout à l'heure avait fait un piètre promontoire. Si elle n'avait pas crié un coup, on ne l'aurait pas remarqué.
Dans son chemin, elle repéra une chevelure blonde. Chevelure qu'elle aurait reconnu entre mille. Anaé, si elle s'en souvenait bien. Cette dernière avait plus ou moins sous-entendu qu'elle la suivrait dans l'ombre, ce qui fit chaud au coeur à Loreleï. Elle la salua d'un signe de main quand son frère s'arrêta. Ils étaient face à l'estrade. Quoi? Ils allaient monter sur scène?! Whoa, Cap n'avait pas froid aux yeux!

"Vous, vous n’aimez Donatien Elpida, je me trompe ? Ma sœur et moi aimerions vous parler de l’Institut. En privé. "

Hein? Quoi?
Elle comprit que Cap s'adressait à une troisième personne. Loreleï ne saisit pas que cette personne était un journaliste, son badge de presse étant caché par le verre qu'il tenait. Déçue de ne pas partager le même plan que son frère, elle eut une mine déconfite et se demanda ce que Cap pouvait bien vouloir à ce monsieur. Est-ce que c'était une personne importante?

"Me parler en privé? Je ne sais pas où il serait possible de s'éclipser. Et hm, qui êtes vous?", les interrogea le journaliste.

Loreleï tendit aussitôt sa main, prise au jeu, et ayant totalement oublié sa déception et ses questionnements.

"Je m'appelle Loreleï Hexe, je suis un Caïd. Ne m'oubliez pas."

Le journaliste lui serra la main, perplexe, tandis qu'elle poursuivit les présentations.

"Et lui c'est mon frère, Cap. Enfin, appelez-le Alexander plutôt. Souvenez-vous bien de son nom également. Souvenez-vous de nous."

Le journaliste eut l'air méfiant face à ce drôle de discours spontané. Il eut l'air de vouloir écouter les deux adolescents, après tout que perdait-il? Mais semblait tout de même peu convaincu par les futurs propos de ces patients. Après tout, ils avaient l'air en forme et étaient parfaitement habillés. Que pouvaient-ils bien vouloir leur dire?
Il fut encore plus intrigué lorsque Loreleï se tourna vers son frère, les bras croisés et l'air songeur.

"Mais Cap, pourquoi en parler à ce monsieur ? Et pourquoi en privé? C'est le président des Etats-Unis ou quelque chose comme ça? On devrait plutôt faire un gros coup d'éclats!"


can you see the dark?




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Sam 15 Juil - 13:47
- C'est Donatien.

Il quitta les frangins du regard pour s'attarder sur son ami. Et bien, il n'aimait vraiment pas ce surnom. Mais, c'était amusant de le taquiner avec ça. Et puis, en toute sincérité, "Donatien"... C'était vraiment un prénom à coucher dehors. L'appeler Dodo, ça c'est amusant ! Au moins, il réagit plus rapidement lorsqu'on l'appelle ainsi, même si c'est pour lui rappeler la véritable manière de l'interpeller.

- Je me demande bien qui de nous deux est le plus souvent dévêtu. Plaisanta Dodo.

Ange se mit à pouffer de rire. Ce n'était pas souvent que Dodo se mettait à faire des sous-entendus salaces, mais lorsqu'il le faisait... Il le faisait bien. Et puis, sérieusement ? Quand bien même Ange était déshabillé soit parce qu'il couchait, soit parce qu'il se lavait, Dodo était l'une des personnes à rester le plus souvent nu. Et l'imaginer en train d'ausculter sa patiente, toute la surface de sa peau en contact avec l'air, et avec son habituel visage concentré et neutre... Il s'empêcha de rire à nouveau, mais son large sourire ne trompait personne. Ah, au moins, il passait un bon moment.
Un homme, en train de danser, bouscula Dodo. Il se pressa d'observer la réaction de son ami, qui ne chercha pas à faire un quelconque signe montrant qu'il acceptait les excuses de l'homme. Il s'éloigna de la piste de danse, et c'est tout naturellement qu'Ange le suivit, sans même se poser de question. Il rejoignait des personnes armées de microphones, de caméras et de calepins. Des journalistes, hein ?

- J'ai préféré sortir de la piste de danse. Pas que cela ne me dérange pas d'être au centre, mais disons que si on avait poursuivi notre discussion, on aurait certainement dû commencer à valser toi et moi afin de ne pas gêner. Et cela aurait été embarrassant.

Ange se remit à rire. Effectivement, l'image des deux médecins dansant l'un contre l'autre était assez plaisante. Mais, hé. C'est une fête ! Soyons fous !

- Qu'est-ce qu'on attend ? Dansons ensemble ! Dit-il sur un ton léger et plaisantin.

Il voulut attraper la main de son collègue pour l'entraîner dans la foule et valser jusqu'à n'avoir plus de souffle, mais c'était une mauvaise idée. Il préférait encore attendre la réponse à sa petite blague, qui aurait pu ne pas en être une au final. C'était une soirée, il fallait bien s'amuser comme on le pouvait. Mais avec les journalistes et les patients aux alentours, ils auraient tous les deux perdu de leur crédibilité. Plus personne ne les respecterait. Il s'arrêta de sourire à cette pensée. Déjà que S14 ne le respectait pas beaucoup, alors si en plus elle apprenait que son médecin qui la prenait en charge avait joué au valseur gay... Mouais.
Ses muscles se contractèrent. Il ne supportait pas cette patiente. Il la détestait. Si elle devait mourir, il se ferait une joie de lui donner la mort.
Il posa les yeux sur Dodo, et se détendit. On était à une fête, ou non ? Il faut s'amuser à une soirée, quelle qu'elle soit.

- Tu me diras, c'est sans doute une mauvaise idée, dit-il en montrant du regard le groupe de journalistes.

Il posa son verre vide sur une table juste derrière Dodo, et se servit un autre verre de champagne dont il commença déjà à boire le contenu. Il balaya la salle du regard, s'attardant sur deux ou trois demoiselles et quelques patients... Bon sang, le duo de frangins avait disparu. Ce n'était pas bon signe. Mais, aujourd'hui, il ne faisait pas la police. Et puis, les femmes avaient fait tant d'efforts pour paraître belles et séduisantes, il ne fallait pas les ruiner.
Il en fixa quelques unes, les faisant comprendre qu'elles n'avaient pas travaillé si dur pour qu'aucun homme ne pose leur regard sur elles. Certaines se prenaient au jeu, le regardant avec envie, d'autres se la jouaient plus prudes, se coinçant des mèches de cheveux rebelles derrière l'oreille ou jouant avec les doigts timidement. Et les voir, avec leur réaction bien à elles mais quelque peu commune,
lui rendit le sourire.

- Tu veux que je te raconte une blague ? Promis, elle est super drôle ! S'adressa-t-il à Dodo.


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A98
Dim 16 Juil - 18:36


Anaé avait passait le début de la soirée à observer les danseurs. La piste était vaste, en était presque noir de foule. Mais cela ne la fit pas perdre de vue les mouvements étranges de certaines personnes. Dont une tête qui lui rappelait une petite embrouille avec des gardes. La blonde n'eut aucun mal à ce souvenir de son prénom : Loreleï. Là où ça avait bloqué était le matricule de cette dernière. Elle ne s'en souvenait pas le moins du monde, et cela ne la dérangeait pas plus que cela. Elle était vêtue d'une petite robe rose et était accompagnée d'un garçon. Visiblement un adolescent. Ainsi, elle émit l'hypothèse que c'était également un patient de l'institut, puisqu'il n'y avait d'autre adolescent dans la salle que les patients. Ils rejoignirent tous deux l'estrade et se mirent à parler à un journaliste. La blonde finit par détourner les yeux de la petite famille conspirant contre l'institut, car il est certain que des patients ne parlaient pas au journaliste simplement pour la causette.
Elle put apercevoir quelques autres patients qu'elle avait eu l'occasion de croiser dans l'institut. Ils étaient tous sur leurs 31. Certains autant qu'ils le pouvaient. Ils dansaient ou parler ensemble. Ils tentaient sûrement d'être normaux pour une soirée, avant de retourner à l'anormalité fade de ces jours à l'institut. Beaucoup de ses patients avaient le sourire aux lèvres. Ils s'amusaient comme cela n'était plus arrivé depuis longtemps. Ils profitaient de la baisse de vigilance dans la salle. Sûrement était-ce là, l'erreur qu'avaient commit les médecins. Anaé avait beau cherché, elle n'avait encore vu aucun gardes sérieux dans la salle. Ils plaisantaient avec de jolies journalistes ou encore restaient à la table pour manger et manger et manger.
Puis dans cette salle de journaliste, il y avait les médecins. Bien sûr, eux, discutant avec des journalistes, plaisantant également, mais essayant d'être de bon représentant de l'institut. Aucun faux pas n'était permis, évidemment. Et parmi tous ces médecins discutant ensemble, deux médecins restaient dans leurs coins. Le plus connu, Donatien et Ange, lui semblait-elle. Anaé ne connaissait pas ce dernier, il ne lui semblait ne l'avoir croisé pas plus de deux ou trois fois, mais elle en avait déjà entendu parler. Ils semblaient déconnectés et non désirants de parler aux journalistes. La preuve étant le fait qu'ils tournaient le dos à un groupe de journalistes.

La blonde caressait ses cheveux, démêlant quelques nœuds s'étant formé entre-temps. La soirée ressemblait plus à une pièce de théâtre. "Entre naïvetés, complot et amour, que pourrait-il sortir de cette soirée ? Si vous voulez le savoir regardez la pièce : une soirée à l'institut espoir !" Si cela avait été à la télé ou dans un bouquin, sûrement Anaé aurait adoré regarder ce thème si cliché. Elle aurait encouragé l'adolescent et la soeur, aurait maudit les médecins et aurait même souhaiter la destruction de cet endroit. Finalement, les clichés n'étaient pas toujours bon à vivre. Elle en rigolait de son rire indistinct, tandis qu'une nouvelle valse commençait.
Toujours extérieure à ses situations, Anaé se contentait tout simplement d'être observatrice à la situation, mais curieuse, elle jetait de temps à autre des regards intéressaient dans la direction de la petite fratrie qui semblait jouer aux héros en discutant avec le journaliste. Enfin, ils avaient plus de crans que ceux riant naïvement en cette soirée et qu'elle-même restant contre le mur et observant attentivement les alentours d'un regard bien vide, détaché. Enfin, un peu plus intéressé, mais préférant rester en dehors de la pièce de théâtre finalement, puisqu'il n'était plus utile de parler à quelqu'un dans cette soirée. Ainsi, elle se contentait d'apprécier la musique sortant des instruments et se contentait de laisser sa curiosité voleter dans les airs.

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Mar 18 Juil - 12:36


EVENT #2


- Qu'est-ce qu'on attend ? Dansons ensemble !

Donatien resta stoïque et impassible suite à la plaisanterie de Ange pour la simple et bonne raison qu'il ne saisit pas la blague, pensant que son collègue était sérieux. Et parce qu'il ne voulait pas valser avec lui -tout simplement parce qu'il était un piètre danseur, il conserva un visage froid.
Et puis, de toute façon, Ange ne l'entraîna pas sur la piste, et n'amorça pas même un mouvement à la recherche d'une partenaire. Étrange, pourquoi avait-il manifesté l'envie d'aller danser si c'était pour ne pas le faire? Décidément Ange était un homme encore trop mystérieux pour Donatien. Les humains, en fait, étaient tous ruisselant de secrets que Donatien n'avait, de toute manière, pas envie de connaître.

- Tu me diras, c'est sans doute une mauvaise idée.

Donatien constata que Ange lui montrait d'un signe de tête un groupe de journalistes. Oh, voilà donc la raison pour laquelle son ami n'allait pas courtiser quelques femmes sur la piste.

- J'ignorais que les journalistes t'empêcher d'aller draguer...

Car oui, de ce peu de conversation, Donatien avait cru comprendre qu'Ange désirait danser avec des femmes, donc les draguer, donc certainement dans le but d'avoir une relation sexuelle, mais que la presse le bloquait. Peut-être était-il un homme pudique?
Ange enchaîna les coupes de champagne et Donatien remarqua qu'il n'en avait pas bu une seule. Il avait une coupe dans la main de temps à autre, mais uniquement pour faire bonne figure. Mais il ne supportait plus l'alcool. Il en avait bien trop abusé dans son adolescence et les conséquences avaient été désastreuses. Trop de mauvais souvenirs affluèrent dans son esprit et il tenta des les chasser en tentant de retrouver la poupée victorienne, ou encore de trouver Lys. Bon sang, pourquoi n'était-elle pas présente?! Elle était la patiente de Donatien Elpida pourtant! Ange arrivait à le distraire mais Lys était la seule pouvant l'apaiser. Une bonne séance dans la salle de soin et ce serait réglé, Donatien serait guéri.

- Tu veux que je te raconte une blague ? Promis, elle est super drôle !

Donatien leva les yeux au ciel. Il aurait aimé lui dire qu'il n'avait pas à demander l'autorisation de raconter une blague, qu'il pouvait dire ce qu'il voulait, et aussi que peu de choses le faisait rire mais il s'abstint. Il se contenta de hocher dans un mouvement imperceptible la tête. Puis son regard qui parcourait la foule depuis tout à l'heure s'arrêta une nouvelle fois sur la blondinette. Il ne lui avait jamais parlé auparavant et il était hors de question d'allait lui adresser un mot. Il voulait qu'elle le repère, qu'elle le garde dans un coin de sa mémoire, et puis quand il prendra toute la place dans sa tête, il irait enfin la voir.
En attendant, il avait besoin d'un coup de main.
Il jeta un coup d’œil à Ange, s'étant totalement fermé du monde durant ces quelques courtes minutes d'observation. Si son collègue lui avait adressé la parole entre temps, alors Donatien ne s'en était pas rendu compte. Par sécurité, il effectua un nouveau hochement de tête positif. Puis, de la main, il lui fit signe de le suivre et, pour l'encourager, il lui glissa une nouvelle coupe de champagne entre les doigts.
Une fois assez proche de la blondinette, Donatien se stoppa. Elle leur tournait le dos, de là où ils étaient, près de l'estrade, donc elle ne pouvait les voir. Eux, il leur suffirait de deux ou trois pas pour se retrouver à côté d'elle.
Donatien ne vérifia pas si Ange était toujours avec lui, persuadé que ses ordres et indications étaient toujours exécutés, puis il s'adressa à lui:

- Regarde-la attentivement. Fais-toi remarquer. Ou fais-lui peur.

Il plissa les paupières, hésitant. Oui, il préférait qu'elle ait peur. Ce serait mieux. Quoique, il y avait foule de journalistes, ils ne pouvaient se le permettre.



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S197
Ven 21 Juil - 13:39
Alexander était assez satisfait de son entrée en matière face au journaliste. Le Génie parce qu’il sentait bien qu’il avait réussi à attirer son attention, et Cap, parce qu’elle faisait vraiment trop cool et mystérieuse, comme dans ces films avec des mafieux et des agents infiltrés qu’il adorait regarder avec sa sœur. D’ailleurs, elle avait aussi l’air de se prendre au jeu et son « Souvenez-vous de nous. » ne manquait pas d’un certain panache qui l’emplit de fierté. Là, maintenant, tout de suite, ils faisaient une équipe tellement badass que le journaliste les prendrait forcément au sérieux, ou tout au moins, resterait intrigué par ce qu’ils avaient à lui dire.
« A moins qu’il ne vous prenne maintenant pour une paire d’enfants qui regardent beaucoup trop la télévision. » Répliqua le Génie avec un soupir un rien agacé.
Cap allait lui répondre qu’il n’était qu’un rabat-joie mais Lore capta de nouveau son attention.

- Mais Cap, pourquoi en parler à ce monsieur ? Et pourquoi en privé? C'est le président des Etats-Unis ou quelque chose comme ça? On devrait plutôt faire un gros coup d'éclats!

Le Cap en question eut un léger sourire de complaisance. Il n’était pas le Génie mais lui comprenait parfaitement pourquoi ce monsieur, et surtout pourquoi en privé. Un gros coup d’éclat ne pouvait mener qu’à l’échec. C’était bien simple : cette stratégie ne pouvait s’appliquer qu’à la vue du personnel de l’Institut qui serait alors au courant de tout. Et il était évident qu’il ne laisserait pas les potentiels journalistes trop avides de divulguer la vérité au monde entier faire leur boulot. Et il n’avait aucun doute sur le fait que l’issue leur serait funeste. Une organisation qui ne voyait aucun problème pour torturer clandestinement des enfants sous le prétexte de la science ne devait pas rechigner de temps à autre à se débarrasser d’éventuels gêneurs pour préserver ses secrets.
Quant à eux, ils se feraient aussitôt punir, peut-être d’une façon irrémédiable, et le règlement déjà totalitariste des lieux se renforcerait aussitôt pour prévenir toute autre tentative de nuire à ses projets, ne rendant que plus difficile toute mise en place d’un plan alors que la situation était déjà suffisamment compliquée comme ça.
Mais il ne pouvait pas prendre le temps d’expliquer cela à Lore, surtout ici et maintenant. Il se contenta donc de lui glisser un discret :

- Parce qu’on est des ninjas frangine, n’oublie pas ! Tu me fais confiance ?

Le Génie eut mentalement un hochement de tête satisfait par l’intervention de Cap. Il devait le reconnaître, c’était lui qui savait le mieux gérer la fillette et il s’en sortait bien. Puis il s’adressa de nouveau au journaliste qui n’avait pas dû entendre ce bref échange fraternel.

- Voilà ce que je vous propose. Si vous êtes intéressé par ce que nous avons à vous dire, dans 15 minutes, sortez et demandez au personnel où se trouvent les toilettes les plus proches. Nous vous y rejoindrons.

Puis il s’éloigna sans vraiment attendre de réaction, certain qu’il était d’avoir piqué sa curiosité. Et puis il leur fallait dès à présent passer à la phase 2. Il se tourna vers Lore.

- C’est l’heure de faire ce que tu fais de mieux, p’tit monstre ! Dit-il d’un ton enjoué qui, lui semblait-il, le faisait ressembler à Cap. Saccage-moi cette robe, qu’on ait une excuse pour sortir d’ici et « se changer ».

Cap ne put résister au plaisir de pointer le bout de son nez et reprendre le contrôle de leur corps pour ajouter avec un clin d’oeil.

- De toute façon, ce ne sera pas vraiment une grosse perte, hein ?

Puis il avisa une jeune fille blonde avec des habits victoriens qui semblait absorbée par la musique, un verre à la main. C’était parfait. Il se dirigea vers elle, faisant mine de danser et la bouscula « accidentellement ». Le contenu de son verre se renversa sur sa chemise blanche, tirant au Génie une exclamation dépitée. Cet imbécile de Cap aurait pu trouver une autre solution que de tâcher l’un de leur rare vêtement qui ressemblait à quelque chose !

- Oh la la ! Je suis désolé, désolé ! Je ne t’ai pas fait mal ?
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Ven 21 Juil - 14:22
ft. un peu tout le monde
mais ils font quoi les deux gusses ?!

EVENT♪2

Voilà maintenant un petit moment que la fête avait commencé. Adèlys avait pris le soin de s'éloigner du regard de son médecin depuis le début de la soirée, et puisqu'il n'était toujours pas venu la voir ou qu'elle ne sentait toujours pas son regard sur elle, cela voulait dire qu'il n'arrivait pas à la trouver, et donc que son plan fonctionnait jusqu'ici.
Elle s'était vêtue de sa plus belle robe bustier, un nœud sous la poitrine (ou du moins, ce qui y ressemblait) et des volants qui partaient du nœud jusqu'au bas de la robe qui s'arrêtait au dessus du genou. Cette robe était colorée d'un bleu ciel magnifique, rappelant la couleur de l'accessoire dans ses cheveux. Et oui, elle avait tenté une coiffure élégante sans grand succès, alors elle s'était dit qu'un nœud suffirait à la rendre un peu plus chic. Elle n'avait ni collier ni bracelet, alors elle ne portait aucun bijou. De toute façon, elle n'aimait pas ça. Quand le bracelet ne s'accrochait pas avec les vêtements, c'était le pendentif du collier qui se retrouvait dans le dos. Un calvaire, les bijoux.
Bref, cela faisait plusieurs minutes déjà qu'elle était à l'endroit parfait. Assise sur son fauteuil, elle scrutait les invités, les médecins et les patients à une place de choix. Elle voyait tout, d'où elle était. A côté des petits fours et des boissons non-alcoolisées. Elle regardait de temps à autre si son médecin ne l'avait pas repérée, si Anaé ne s'ennuyait pas de trop. Mais le plus inquiétant dans cette histoire, c'était Alexander et Loreleï. Elle ne connaissait pas la raison pour laquelle Alexander était ici, mais le voir discuter avec un journaliste, puis repartir quelques secondes après ne la rassurait pas. Loin de là. Créer un scandale en plein milieu d'un banquet, ou discuter avec un journaliste, c'était vraiment une idée des plus risquées. Adèlys en savait quelque chose...
De ce fait, elle ne les quittait plus du regard, suivant leur moindre fait et geste. Le journaliste s'était éclipsé, comme par hasard. Elle trouvait Alexander changé... Il avait l'air plus guilleret, et peut-être plus stupide... Et c'était un piètre acteur. De ce qu'elle en observait, le voir bousculer Anaé et prendre un air faussement désolé, c'était forcément la continuité de leur plan... Adèlys secoua la tête. Bon sang, tout le monde, n'importe qui, sauf Anaé ! La pauvre, elle n'avait rien demandé à ces deux-là.

"Bon, tant pis, j'abandonne ma place de rêve...', pensa-t-elle, exaspérée.

Habilement, elle évita les danseurs sur la piste de danse qui ne la remarquaient même pas, son fauteuil la rapetissant. Un coup de roue à gauche, puis un à droite, et enfin une ligne droite jusqu'aux frère et sœur. Elle s'éclaircit la voix, s'adressant à eux avec un sourire.

- Bonsoir ! Belle soirée, n'est-ce pas ? Je m'appelle Adèlys Valcourt. Je suppose que vous êtes Alexander et Loreleï ? dit-elle le plus calmement du monde.

Elle ne voulait pas avoir l'air agressive, mais elle voulait leur montrer qu'elle les connaissait. Rien qu'à annoncer leur prénom sans qu'ils aient le besoin de se présenter en disait long sur ce qu'elle connaissait d'eux. Elle savait qu'Alexander était un peu étrange, à la fois intelligent et intrépide. Elle connaissait plus Loreleï, la soeur. Bon sang, ce qu'elle en avait entendu parler ! Elle était même convoquée dans le Bâtiment dans le Lointain. Elle allait recevoir une de ces punitions ! Elle avait l'air moins futée que son frère, mais elle avait le mérite d'être courageuse et d'oser.

- Bonsoir, Anaé. J'espère que tu vas bien, bien que le contenu de ton verre se soit accidentellement renversé sur la chemise d'Alexander.

Elle avait fait exprès d'appuyer un peu plus sur "accidentellement". Elle savait que le frère comprendrait plus ses propos et sous-entendus. Qu'il ferait rapidement le lien entre son intonation de voix et ses mots.
Et puis, quel culot ! Elle se sentait révoltée. Anaé était tranquillement dans son coin, à apprécier la musique et les pas de danse des valseurs, et eux venaient la déranger. Elle se doutait bien qu'Anaé n'en avait sans doute rien à faire, mais Adèlys commençait à bouillonner. Et, comme à son habitude, cela se devinait à l'expression de son visage. Les sourcils froncés, le regard irrité, les lèvres serrées, et sa respiration accélérée. Adèlys n'était pas bonne comédienne, pour sûr. Mais les autres avaient comme avantage de savoir ce qu'elle ressentait. Au moins, elle ne mentait pas. En fait, presque jamais.


Je pense qu'on devrait tous s'allier...
On devrait tous avoir confiance en nos propres capacités. Si on unie nos forces, tout est possible et peut-être qu'on pourra enfin sortir de cet enfer... by lizzou.
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A98
Dim 23 Juil - 11:05


Bien qu'Anaé observait la piste de danse tout en appréciant la musique, elle ne vit pas venir le garçon qui tenait compagnie à Loreleï. Néanmoins, elle sentit très nettement le choque qui s'ensuivit. Si le mur n'était pas derrière elle, elle était certaine qu'elle serait tombée en arrière, salissant ainsi sa belle robe. À l'impact entre elle et le garçon, une larme de douleur s'était presque frayé un chemin dans ses yeux. Fort heureusement, il n'en restait que des yeux légèrement plus humide et brillants. Ses yeux qui s'étaient fermés se rouvrir pour apercevoir un garçon brun aux yeux gris. Sa chemise qui semblait être uniformément blanche auparavant, était désormais salis d'une grande tâche rosé provenant de son verre où il ne restait pas même 10 mL du liquide. Et elle qui avait soif... Alors que le garçon s'excusait, visiblement d'une excuse faussement peinée, Anaé secouait la tête de droite à gauche pour lui assurer que ça allait. Pour dire que c'était inutile. En fait, la blonde en avait que faire de tout cela. N'étant presque jamais en colère, elle ne voyait pas cette bousculade comme une attaque. Elle avait même une idée du pourquoi, il l'avait percuté.
Adèlys apparut sans crier gare, dans une jolie robe bleue mettant en valeur ses yeux améthystes. Et visiblement, elle, elle ne jouait pas la comédie. Elle semblait même énervé pour une raison qui dépassait la blonde. Raison qui fut dévoilée après sa prise de parole. Et prise de parole qui lui apprit le nom du garçon aux cheveux bruns : Alexander. Elle semblait énervée que cet Alexander ait volontairement percuté la blonde. Bien que cela soit dissimulé sous des airs de politesse, il n'en manquait pas moins que son visage était loin d'être impénétrable. Sourcil froncé, lèvres serrées, elle semblait vraiment en colère. C'était bien différent de la première fois où elles s'étaient rencontrées et qu'Anaé avait découvert une Adèlys assez amicale et posée. La voir ainsi, bien que dans cette situation, amusait légèrement Anaé. Non pas qu'elle s'amusait de voir Adèlys en colère, mais c'était un peu une découverte d'une nouvelle facette, et ce genre de découverte s'avérait parfois amusante.
Anaé salua Adèlys d'un léger signe de tête pour répondre à ses salutations alors qu'elle sortait d'une poche camouflée de sa robe un de ses fameux mouchoirs en tissus. Un mouchoir blanc uniformément avec un tissu assez doux et agréable au toucher. Elle le tendit à Alexander pour qu'il s'en serve pour nettoyer sa chemise. Puisque c'était son verre qui avait tâché sa chemise, Anaé trouvait normale de l'aider un minimum, bien qu'il l'ait bousculé pour atteindre ce résultat. Elle finirait sûrement un jour sans aucun mouchoir à en donner à tout-va, à n'importe qui en ayant besoin.

-Ça va... Ce n'était que du liquide... En fait, ça l'est toujours... Mais sur un autre support.

Anaé s'adressait Adèlys pour qu'elle se calme au moins un minimum. Et s'ils continuaient sur leur lancée, ils allaient attirer l'attention de toutes les personnes présentes dans la salle. Déjà autour d'eux, des regards curieux se lançaient vers eux. Et pas loin du petit groupe, il y avait deux médecins. En regardant autour d'elle après avoir était percuté, Anaé les avait aperçus du coin de l'œil.


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Z 01
Dim 23 Juil - 14:09
" Parce qu’on est des ninjas frangine, n’oublie pas ! Tu me fais confiance ? "

Suite à ces mots, Loreleï prit une pose de combat, telle une Totally Spies expérimentée, ce qui dût bien faire marrer le journaliste. Il devait sûrement penser qu'elle était à l'Institut pour autisme, ou une quelconque autre maladie mentale.

"Evidemment que j'te fais confiance, Cap. Tu ne m'a jamais menti, jamais trahi, et je sais que tu seras toujours là pour moi."


Elle appuya ses propos par une nouvelle pose digne d'une Tortue Ninja (qu'importe laquelle, elles étaient toutes hyper badass) avant de ré-écouter son grand-frère qui donnait des instructions au journaliste. Pour un peu, sa réplique était digne des plus grands films policiers et/ou d'actions. Ce que c'était palpitant! Elle se voyait déjà arriver incognito vers les membres de l'autorité avec un air faussement mystérieux, des lunettes de soleil pour l'anonymat et pour la classe sur le bout du nez, et pour la forme, une explosion de voiture derrière elle. Cette image de rêve restait malgré tout improbable puisque, c'était évident, elle n'avait pas pris de lunettes de soleil.
Cap lui proposa de saccager sa robe, ce qui la fit pouffer de rire. Lui non plus ne l'aimait pas comme ça. Elle hocha la tête vigoureusement, répondant que ce serait "avec plaisir". Seulement, ce fut une tâche plus difficile que cela. Elle saisit le pan de sa robe rose et tenta de la déchirer en deux mais le tissu était plus coriace que cela. Elle tira, tira, tira de toutes ses forces et finalement, la fendit légèrement. Elle jura ("putain", "merde" et "putain de merde"), puis s'approcha du buffet, saisit le couteau à beurre à la lame encore tartinée, et le planta dans les volants de sa robe.
De loin, elle devait avoir l'air bizarre, à s'planter du beurre sur ses froufrous. Mais elle se fichait pas mal du regard des autres. Ils ouvraient une aile pour les fous? Elle leur donnait raison.
Le couteau bien logé dans le tissu, elle donna un coup sec dans le trou, remontant ainsi jusqu'au niveau de son bassin. Et voilà,
elle se retrouvait avec un trou béant au niveau de sa robe, laissant entrevoir sa petite culotte jaune poussin et, si un petit dévergondé s'attardait là-dessus, il pouvait remarquer également la forme marquée d'une serviette hygiénique sous le sous-vêtement. De plus,
désormais, les bords de ce trou étaient graissés allègrement de beurre. C'était bien ce que voulait Cap, non? Qu'elle saccage sa robe?
Elle releva la tête et fut surprise de le retrouver coincé entre deux nanas. Son combat contre sa robe avait été si long et si distrayant que cela? (Oui, certainement, mais elle ne l'avouerait pas)
Elle ne voyait son frère que de dos et elle ne comprenait pas trop pourquoi deux demoiselles lui adressaient la parole. D'accord,
son frère était charismatique, intelligent désormais, drôle à en mourir et héroïque à souhait, mais ce n'était pas le moment de draguer!
En plus, si elle croyait qu'elle allait s'en sortir la petite brune avec son fauteuil roulant. D'ailleurs, elle lui disait vaguement quelque chose mais elle n'arriva pas à s'en souvenir.
Loreleï s'approcha et c'est alors que, de plus près, elle reconnut un visage. Et ce visage, elle l'aurait reconnu entre milles.
Des joues de poupées, des cheveux de poupées, une robe de poupée et toujours ce visage impassible de poupée. Au cas où, si vous n'aviez pas saisi, c'était comme une poupée géante.
Aussitôt, coupant court à toute discussion et toujours en toute indiscrétion, Loreleï s'exclama gaiement:

"Anaé! Trop cool, t'es là! C'est moi, Loreleï! Tu te souviens, dis, dis, tu te souviens?"

Elle tapota ensuite fièrement le torse de son frère.

"Et lui c'est Cap, mon grand-frère. Il va m'aider! Il va nous aider! Mais ce n'est pas une raison pour essayer de le draguer, toutes les deux."

Puis elle retira sa main, une grimace de dégoût sur le visage et la secoua. Pourquoi elle était humide? Elle tourna la tête vers la chemise de son frère, et ouvrit la bouche tout rond. Ha, pas con le coup de renverser du jus de fruit. Pourquoi elle n'y avait pas pensé?


can you see the dark?




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Médecin
Lun 24 Juil - 15:39

Dodo levait les yeux vers le plafond. Ah, donc c'était un oui ?
Pour s'encourager, il but une autre gorgée de champagne, et s'adressa à son ami, tout sourire.

" Alors, c'est un groupe de spermatozoïdes qui part en balade. L’un d’eux dit :
– C’est encore loin l’utérus ?
Un autre répond :
– Patience, on vient tout juste de traverser les amygdales.
Haha! "


Ange ne put s'empêcher de s'esclaffer devant la bêtise de cette blague. Malheureusement, Dodo ne semblait pas vraiment l'apprécier. Aucune réaction de sa part. Tiens ? L'écoutait-il, au moins ? Ange décida de le vérifier. Il saisit à l'aide de son index et de son pouce le petit doigt de Donatien. Aucune réaction. Oh ? Donc, il pouvait faire ce qu'il voulait de lui le temps qu'il revienne sur la terre ferme ? Soit, il allait sans doute s'amuser.
Il demanda à un serveur une bouteille d'alcool fort, qu'il lui ramena quelques secondes après. Il prit soin de parler dans le vide histoire de ne pas faire revenir tout de suite Dodo. Il versa dans son verre l'alcool qu'on lui avait donné et qui se mélangeait parfaitement avec le champagne.

"... Et après ça, je suis allé dans une boutique ultra petite, assez sombre et sale d'ailleurs. Mais j'avais pas le choix, je devais acheter cette couette chauffante à dix dollars. Sinon, mon frère allait me tuer ! Lui qui est si fan des insectes/robots. Du coup, j'ai pris l'avion et je suis allé dans les îles du Sud. En Russie, bien sûr..."

Après avoir fini de faire le fond sonore, il le prévint qu'il allait se servir un autre verre de champagne - un simple prétexte pour aller poser la bouteille d'alcool. Mais il en profita tout de même pour déposer son verre vide pour prendre un verre plein.
Il revint vers lui, et enfin Dodo fit un signe de vie. Oh, il allait donc lui faire boire son champagne très alcoolisé ! Malheureusement, Dodo avança en lui faisant signe de le suivre. Habitué, il ne posa pas plus de questions, faisant ce que son collègue lui demandait, qui par ailleurs lui donnait un autre verre. Ah ouais, il avait vraiment rien suivi... Cependant, il ne quitta pas des yeux le verre de son ami, trop pressé qu'il le boive.

- Regarde-la attentivement. Fais-toi remarquer. Ou fais-lui peur.

Ange regarda la jeune blonde, juste en face d'eux. Ah, lui faire peur ? Pas de problème.
Il hocha la tête, un sourire arborant ses lèvres. Il allait bien s'amuser. Il confia son champagne à son ami, puis s'avança d'un pas vers elle avant de s'arrêter net. Un jeune homme les avait devancé, accompagné de... B125. Encore eux ? Il recula d'un pas, revenant près de son collègue. Il fixa Donatien, et arqua un sourcil. Bah tiens !
Puis, d'un coup d'un seul, la patiente de Dodo s'incrusta dans la conversation. Il n'entendait pas très bien, mais percevait tout de même quelques bribes de conversation. Apparemment, le Lys de Dodo n'était pas très contente de l'accident du verre. Mais la petite blondinette avait l'air assez sereine. Bon, comme d'habitude, B125 faisait n'importe quoi. Mais bon !
Il s'adossa contre l'estrade, se concentrant sur la conversation. La meilleure tactique pour les piéger, c'était de les surprendre. Alors, autant se faire le plus discret possible, surtout que jusqu'ici, aucun d'eux ne les avait remarqué. Il attrapa donc le bras de son collègue, et l'entraîna un peu plus loin, pour être mieux caché, sans pour autant les perdre de vue. Il tenta de lire sur les lèvres et attrapa au vol quelques mots, mais sinon il n'entendait pas grand chose.
Bon, apparemment, il allait faire la police...


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C102
Mer 26 Juil - 2:43
Tyler était dans sa chambre. Il avait bien entendu parler d'une fête mais ça ne l'intéressait pas plus que ça. Pourquoi les gens organisent-ils des fêtent? Les gens doivent juste avoir besoin d'une raison pour se rassembler. Noël, Pâques, les anniversaires... autant d'excuses pour forcer les interactions sociales. D'ailleurs que pouvait-on bien fêter à l'institut? Ah oui, l'ouverture d'un asile au sous-sol! Eh bien raison de plus pour ne pas aller à cette satanée fête! il n'allait pas fêter la construction de sa future prison tout de même!
Depuis son arrivée, on lui répète que son problème est mental, mais Tyler est persuader qu'il est mort or un cadavre ambulant doit bien intriguer les "médecins" de cette institut. C'était soit ça soit il était au purgatoire.
Un bruit à l'extérieur le tira de ces pensées. Il alla voir de quoi il s'agissait. Un gardien était posté à l'entrée. Ils ne le lâchaient donc jamais! Même un soir comme celui là!
Tyler mit son blouson de cuir fétiche, un jean et sa plus belle paire de chaussure et sorti de sa chambre.
-Je me préparais, je vais à la fête
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S126
Ven 28 Juil - 10:12
La vie était terriblement longue, quand on pouvait à peine bouger à cause d'une foutue balle dans la jambe. Elle n'était plus exactement dans la jambe mais disons que le voyage qu'elle avait fait en passant dedans n'avait pas été trop agréable. Pourtant, Eugène n'était pas entièrement coupé du monde, au fin fond de son infirmerie dont la moitié des pensionnaires ignoraient l'existence. Il avait entendu dire que quelque chose se préparait, au sous-sol. A sa connaissance, il n'y avait rien du tout au sous-sol, ce qui l'avait un peu surpris et qui avait surtout excité sa curiosité. Heureusement pour lui, plus personne ne le surveillait, puisqu'il ne pouvait pas franchement bouger de toute manière. Alors il se leva, un peu difficilement, et avança lentement vers la salle mystère, la salle du sous-sol.
Dans les couloirs de l'institut, on aurait presque dit un mort-vivant, un patient qu'on aurait charcuté avant de l'abandonner, mais qui serait tout de même revenu. Il avait une démarche incertaine, se tenait au mur pour ne pas tomber, et traînait la jambe, forcément. Si l'éclairage avait été correct on aurait aussi pu remarquer que ses traits étaient tordus par une grimace perpétuelle, résultat de son immobilité forcée pendant plusieurs jours. Non sans mal il arriva enfin dans la nouvelle salle, déjà épuisé, le regard hagard, vêtu d'un tee-shirt blanc et d'un d'un short blanc également, pour éviter que sa jambe ne soit compressé par un pantalon par exemple.
Il regarda autour de lui et aperçut des journalistes, ou tout au moins des personnes venues de l'extérieur, vu leur yeux curieux et la sorte d'excitation qui émanaient d'eux. Depuis quand des gens de l'extérieur, qui n'étaient pas médecins, venaient à l'institut? Eugène fronça les sourcils, mais décida de ne pas poser de question. Il vit un petit attroupement, un peu plus loin, avec cette fille qu'il avait pratiquement sauvée, et son compagnon d'infortune. S'il avait eu de l'énergie et s'il avait aimé parler aux gens, le brun aurait sûrement été le voir. A la place il continua à regarder la salle. Son corps fut parcouru d'un frisson lorsqu'il vit Donatien et Ange. Donatien était le plus flippant des deux, mais le jeune pyromane n'avait pas pardonné à son médecin d'avoir jeté ses trésors comme s'ils n'étaient que des objets sans intérêt. Le jeune au teint halé s'appuya contre un mur à nouveau pour ne pas paniquer, malgré la vision d'horreur qu'il venait d'avoir, et il se retourna pour ne pas avoir à les affronter, même du regard.
Il soupira profondément, se demandant ce qu'il faisait là, et pourquoi il n'était pas resté dans sa chambre, tout simplement. Décidément, il n'était pas très bon pour prendre des décisions. Il posa ses mains dans sa nuque, tentant de reprendre ses esprits. Il pouvait faire ça. Il avait bien survécu à une blessure par balle, il pouvait survivre à tout, à présent. Se redressant doucement, il fit quelques pas et il vit une lueur, une lueur qu'il connaissait bien. Une flamme, juste devant lui, juste là, comme si de rien était. Un sourire éclaira ses traits alors qu'il s'approcha de la bougie que quelqu'un avait inconsciemment laissé là. Osant à peine, Eugène approcha son doigt, caressant presque la base de la bougie, totalement fasciné par le feu qu'elle produisait. Il était très calme à présent, comme s'il venait d'avoir sa dose de calmant, ou d'héroïne. Il sourit même, ayant retrouvé son paradis.
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C102
Sam 29 Juil - 14:00
Mais que faisait-il ici? Lui qui détestait ces rassemblements hypocrites. Il fallait le reconnaitre, le jazz n’était pas son style musical favori. De plus, le groupe qui animait la soirée était objectivement plutôt moyen (pour ne pas dire médiocre). Vous l’aurez compris,Tyler n’était pas vraiment d’humeur à danser (à vrai dire, il n’était jamais d’humeur à danser), il s’adossa contre un mur et observa cet heureux événement.
C’était l’heure à laquelle les plus jeune rentraient se coucher et les plus rebelles restaient encore un peu pour montrer qu’il peuvent faire comme les grands. Les grands eux profitaient du buffet et faisaient semblant de s’intéresser les uns aux autres. Tyler remarqua de nombreux visages inconnus, sans doutes des journaliste qui profitaient des vacances payer par leur patron et de l’alcool offert par l’institut. Il y’avait aussi un groupe de patients qui discutaient près de la scène. Tyler reconnu une patiente du bâtiment C. La jeune fille en fauteuil roulant, elle semblait en colère contre le seul garçon du groupe. Quel dommage, pourquoi se quereller entre patient pour un simple verre renversé? Tien! Donatien et un autre médecin avaient l’air de s’intéresser au groupe! Tyler en profita pour prendre un verre au bar en toute discrétion ainsi qu’une poignée de mm’s. De retour avec sa coupe (il avait prit sans s’en rendre compte la coupe que Ange destinait à Donatien) il remarqua un garçon basané et vraiment mal fagoté immobile devant une bougie. Ce n’était pas le pyromane qui avait tenter d’immoler une patiente à la cantine? Sans hésiter une seconde,Tyler pinça la mèche de la bougie et éteignit la flamme.
- Jhonny, c’est pas le moment de mettre le feu à la scène.
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Dim 30 Juil - 18:30


EVENT #2



Ange donna sa coupe de champagne à Donatien, et Donatien donna cette dite coupe à un serveur qui passait.
Puis il observa son collègue s'avançait tel un agent secret, comme s'il avait une totale maîtrise de la situation vers le groupe d'adolescents. Son coeur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'il aperçut enfin son Lys. Elle s'était jointe au groupe et n'avait pas l'air contente. Donatien s'apprêta alors à aller à sa rencontre mais Ange lui saisit le bras et l'entraîna à l'écart. Donatien leva les sourcils, l'air de se demander comment Ange pouvait ainsi oser le toucher sans lui demander sa permission. Une fois assez loin selon son collègue, ce fut le silence. Donatien voulut remettre le médecin à sa place mais ce dernier se concentrait sur les discussions du groupe. Groupe où il y avait son Lys.
Donatien se fichait pas mal désormais de la blondinette ou de la présence d'Ange. Sa patiente était là. Il amorça un mouvement, prêt à la rejoindre mais une silhouette lui passa devant. Donatien, d'ordinaire, n'y aurait pas fait attention mais ce perfectionniste ne pouvait pas ignorer une telle personne. C'était le pyromane. Il ne se souvenait même pas de son matricule. Mais Donatien avait un mauvais souvenir concernant le garçon; ce dernier lui avait gâché son après-midi il y avait quelque jours de cela. Il avait dégusté son thé froid, et non tout juste tiède comme il aimait le boire.
Il secoua légèrement la tête, comme pour oublier tout cela. Il essaya de se focaliser sur Lys, mais la tenue débraillée du patient ne cessait de l’agacer. Comme s'il venait de faire le ménage et qu'il restait une tâche. Il se devait de la nettoyer. Que penserait les journalistes en voyant un pareil patient déambuler ainsi? On penserait que Donatien était identique? Qu'il ne savait pas s'habiller ou se tenir? C'était à son image qu'on s'attaquerait.
Oui mais c'était son Lys.
Mais c'était son image également.
Qu'est-ce qui était le plus important à ses yeux?
Il soupira finalement. Il allait s'occuper du cas du pyromane en moins d'une minute et après il rejoindrait Lys.
Il fit quelques pas avant de s'en rendre compte qu'il n'était pas seul. Ange était toujours là. Et parce qu'il l'appréciait, Donatien prit la peine de le saluer. Il pivota donc lentement et chercha le regard de son collègue. Il aurait pu dire quelque chose mais il pensait que ce serait gaspiller de la salive. Alors il se contenta de hocher la tête, puis de partir.
Il traversa la marée humaine et répondit aux brèves interpellations. Il s'en sortait pas mal jusqu'à ce qu'une journaliste plutôt collante, avec le contour des lèvres marqués et la poitrine prête à sortir de son décolleté, vint à sa rencontre :

- Monsieur Elpida ! Quelle soirée! C'est fantasti-
- Oui, merci. Veuillez m'excuser.
- Votre champagne est ex-ce-llent. Et je pèse mes mots!

Donatien roula des yeux. Le temps qu'il se décolle de la journaliste, le pyromane s'était trouvé un camarade. Soit. Peut-être que ça lui demanderait deux minutes dans ce cas-là.
Il s'approcha enfin. L'air sévère, il plongea son regard dur dans celui du pyromane:

- Vous êtes pathétique. Vous êtes attiré par quelque chose qui vous tue mais vous persistez. Vous ne vous battez pas. Vous avez si peu d'estime pour vous-même que vous n'avait aucune pudeur à vous montrer à une soirée aussi prisée dans une telle tenue.

Il osa tout de même un regard à son compagnon de fortune. Un type blafard qui ne dit pas grand chose à Donatien. Bien, soit c'était un nouveau, soit c'était quelqu'un qui n'était jamais venu dans son bureau. Une bonne personne, sûrement. Contraire à S quelque chose.
Il inspira donc et reporta ses yeux glacés vers le visage du patient débraillé.

- Si vous ne partez pas de suite ce n'est pas dans la jambe que je tirerais, mais dans le cœur.



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S126
Lun 31 Juil - 15:33
Dans la tête d'Eugène se déroulait une sorte de fête, de ronde très inquiétante. Enfin, surtout pour lui, puisqu'il était le seul à pouvoir voir toutes ces personnes bouger autour de lui, il était le seul à avoir du mal à respirer tellement il y avait de gens autour de lui. Pendant quelques jours il avait été tenu à l'écart de la civilisation et le retour était un peu brutal. Mais au milieu de ce chaos, seul la lumière de la bougie pouvait le calmer. Elle seule l’apaisait puisqu'elle se rapportait à celui qu'il appelait Soleil tout simplement. C'était un relais du soleil et grâce à cette nature, la bougie pouvait garder Eugène saint d'esprit malgré les difficultés qu'il rencontrait.
Ainsi, tout allait pour le moins pire, grâce à cette flamme, quand un idiot l'éteignit. Eugène se redressa d'un coup, presque comme si on l'avait frappé, et qu'il en avait eu la respiration coupée. Il releva les yeux, regardant autour de lui en respirant de plus en plus vite. Non, ce n'était pas possible. Non, on ne pouvait avoir éteint, coupé sa source d'énergie, sa source de calme. Cela ne pouvait être vrai. Il se passa une main devant les yeux, tentant de ne plus voir les gens autour de lui, tentant de ne plus les sentir. Une voix pourtant retint son attention, bien contre son gré, mais simplement parce qu'elle n'était pas loin :

- Jhonny, c’est pas le moment de mettre le feu à la scène.


Il ne s'appelait pas Jhonny. Ce n'était pas ça son nom. Certains jours il oubliait son nom, parce que personne l'appelait comme ça et qu'il était terriblement seul, mais pour sûr ce n'était pas son nom. Il s'apprêtait à répliquer quand une autre voix glaça son sang. Donatien. Il l'avait vu. Il allait le tuer, c'était certain. D'un autre côté, Eugène eue pas mal envie de mourir à ce moment précis, donc peut-être pouvaient-ils s'arranger. Pendant un instant il ferma les yeux, voulant échapper à ce malade mental, alors qu'il n'avait même pas eu le temps de répondre au gars qui avait éteint cette putain de bougie.

- Vous êtes pathétique. Vous êtes attiré par quelque chose qui vous tue mais vous persistez. Vous ne vous battez pas. Vous avez si peu d'estime pour vous-même que vous n'avez aucune pudeur à vous montrer à une soirée aussi prisée dans une telle tenue. Si vous ne partez pas de suite ce n'est pas dans la jambe que je tirerais, mais dans le cœur.

Eugène l'écouta sans ciller, sans le regarder dans les yeux non plus. Il respirait amplement, serrait les poings en essayant de se calmer, essayant de se convaincre que tout allait bien. Seulement, cette séance de reproche ressemblait tellement aux scènes qu'il avait connues en étant enfant qu'il ne pouvait y échapper. Il laissa couler une larme, ne s'autorisant pas à sangloter encore. Il recula d'un pas, pour s'éloigner de Donatien et s'appuyer contre le mur. D'une voix brisée, fatiguée, qui ressemblait à son allure générale, il répondit enfin :

"Je ne sais même pas ce que c'est que votre soirée, j'avais pas envie d'être là, je veux plus être ici, j'en ai marre et je sais pas ce que vous faites, je sais même pas comment vous pouvez prétendre nous guérir. Tuer les gens c'est pas les guérir et puis si ça se trouve ça nous ferait plutôt plaisir, de mourir, alors allez-y, n'hésitez pas, tirez et comme ça on n'en parlera plus. Je m'appelle pas Jhonny, je sais pas qui sait, je veux juste qu'on me laisse tranquille et que tout s'arrête. J'veux que ça s'arrête."

Il posa ses deux mains sur son visage, perdant définitivement ses moyens en se mettant à pleurer à chaude larme alors que le chaos revenait au plus profond de son esprit.  
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S197
Lun 31 Juil - 16:40
Alexander fronça les sourcils. Il s'était apprêté à s'excuser une dernière fois, le plus sincèrement du monde avant de se retirer comme prévu car après tout, la poupée blonde qu'il avait bousculé n'était qu'une victime collatérale du plan. De son plan. Mais à moins qu'elle soit particulièrement hypersensible, elle se remettrait facilement d'un coup d'épaule placé uniquement pour renverser son verre et non pour lui faire mal. Cap savait ce qu'il faisait de son corps. Mais avant qu'il n'ait pu esquisser un geste pour remplacer le verre vide et disparaître, une autre fille était venue se mêler de ce qui ne la regardait pas.

Le Génie, puisque c'était lui qui était de nouveau aux commandes, baissa un regard calculateur sur la nouvelle venue, cherchant à l'évaluer. Elle connaissait son nom - d'ailleurs cette intervention lui indiqua que Lore était revenue, il ne l'avait pas entendu venir avec toute cette musique - et vu son air pincé, elle n'avait pas été dupe de leur petit jeu et elle ne l'appréciait pas. Il la classant donc immédiatement dans la catégorie des personnes potentiellement dangereuses en songeant avec sarcasme qu'elle n'était pas pour autant là personne la mieux placée pour vouloir lui mettre des bâtons dans les roues.

"Woh. Même de ta part, celle-là était particulièrement méchante, Génie."

"Peut-être mais pour quelqu'un qui aime autant l'humour tu aurais dû l'apprécier. Le jeu de mot était bien trouvé."

Cap ne répondit pas alors le Génie poussa mentalement un soupir agacé avant de se reconnecter à la réalité.


- Enchanté, Adelys. Répondit-il sur le même ton poli mais froid.


Si elle voulait jouer à ce jeu-là elle allait être servie. Il était un expert en la matière.

Puis il adressa un vague sourire à Anaé. Il la bousculait et elle prenait sa défense, lui tendant même son mouchoir pour éponger sa chemise. Charmant. Stupide mais charmant.

"Elle est surtout beaucoup trop gentille avec un gars comme toi. Enfin comme nous. Je suis plutôt d'accord avec Adelys, pour le coup, la seule chose qu'on mérite c'est une bonne baffe."

"Certes." Concéda-t-il, vaguement conciliant.

Mais Cap avait raison sur un point, Anaé avait été suffisamment impliquée. C'est pourquoi il attrapa sa main plutôt que le mouchoir, lui faisant refermer délicatement les doigts sur le fin tissu comme un véritable gentleman.


- C'est vraiment généreux de votre part, Anaé, mais votre mouchoir est si beau que ce serait pitié de l'abîmer pour une chemise déjà perdue, par ma faute qui plus est. Maintenant, si vous le permettez je vais me retirer pour retrouver une allure plus digne.


Et le plus beau dans tout ça, c'est qu'il le pensait vraiment. 

"Bien joué mec !"

"Évidemment."

Il allait faire demi-tour mais c'était sans compter l'intervention de Lore qui mit franchement le Génie dans l'embarras. Déjà cette idiote dévoilait leurs intentions à une fille qu'elle devait avoir croisée une fois ou deux vu comme elle s'adressait à Anaé et à une autre qu'elle ne devait pas connaître et dont elle ne décelait pas les signes d'hostilité. Bravo Lore, vraiment. Et puis cette dernière phrase... Il réalisait maintenant qu'il se trouvait devant deux filles, deux jolies filles qui s'étaient en plus mises sur leur 31 pour l'occasion. Le Génie deglutit et piqua un fard avant de se dissoudre du poste de commande pour se réfugier dans son antre pour gérer les émois de l'adolescent qu'il était, même si sa façon d'agir et de parler faisait qu'on l'oubliait souvent. Cap, qui désormais avait le champ libre, éclata de rire.


- Ah la la, soeurette ! Toujours le mot pour rire hein p'tit Caïd ? 


Puis il remarqua enfin la façon dont elle avait exécuté sa mission de destruction vestimentaire et rit de plus belle.


- Mais comment t'as fait ton compte toi ? On dirait que les Hexe sont pris d'une folle maladresse ce soir ! Allez viens, p'titre monstre. On va aller se changer.


Il l'ébouriffa dans un geste affectueux typique de grand frère et en profita pour jeter un oeil aux alentours. Donatien ne prêtait plus attention à eux, trop occupé à se mettre sur la peau d'un autre patient. Son coeur se serra en réalisant duquel il s'agissait. Eugène. Il hésita un instant à tout laisser tomber pour le rejoindre. Il regarda Lore, regarda le basané de nouveau. Puis vit qu'il n'était pas seul. Cela le rassura un peu.

"Chuis désolé mec."

Il attrapa Lore par les épaules, reprenant son air jovial et se dirigea avec elle vers la sortie. Ce faisant, il croisa le regard d'Eugène et lui adressa quelques signes encourageants et désolés, espérant qu'il comprendrait.

Désolée de la mise en page et des fautes de frappes, je suis sur téléphone c'est la galère
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