EVENEMENT ♪2
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Lun 31 Juil - 18:42

L'événement est terminé !


Et oui, l’événement prend fin officiellement. Cependant, pas de panique, le sujet n'est pas verrouillé. Vous pouvez prendre le temps de finir vos rps et clore vos situations, même si cela doit prendre plusieurs semaines. Gardez juste en tête qu'un événement est un bonus pour rp, et non le noyau central.

On tient quand même à remercier tout ceux qui ont participé, ça fait vraiment chaud au coeur quand on voit qu'autant de personnes ont répondu. Juste pour ça, tous les membres du staff vous aiment ♥

Bref, tout ça pour dire : merci à vous, on a encore quelques trucs de prévus pour que vous vous amusiez (mais vraiment tout pleins). Avec un peu de chance, ils seront bientôt là mais on ne promet rien. En tout cas, on bosse dessus.



Les nouveautés dues à cet event



Un nouveau groupe est ouvert : Patients 0 ! Comme vous l'avez compris, des patients peuvent virer fous, ce qui est compréhensible, tout d'autres peuvent causer du tort à l'Institut ... Les patients "0-" sont plus ou moins les déchets de l'Institut. Tout est expliqué >>ici<<.
Retrouvez aussi les explications détaillées des obligations et interdictions des patients 0 >>ici<<
Ils seront donc transités également dans le Sous-Sol, là où il y avait le "En construction", qui s'est transformé en "Asile".


Le Staff qui vous fait la bise sur les deux joues ! ♥

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Jeu 3 Aoû - 3:09
Sitôt la flamme éteinte Tyler regretta son geste! Le désespoir que l’on pouvait lire dans les yeux Eugène était d’une intensité rare. On aurait dit qu’on l’avait privé d’oxygène. Eugène respirait de plus en plus vite et semblais chercher quelque chose du regard, une flamme surement.
Aucun des deux protagonistes n’avait remarqué Donatien qui ignorant superbement Tyle s’adressa directement à Eugène d’une voix dure et sévère.
- Vous êtes pathétique. Vous êtes attiré par quelque chose qui vous tue mais vous persistez. Vous ne vous battez pas. Vous avez si peu d'estime pour vous-même que vous n'avez aucune pudeur à vous montrer à une soirée aussi prisée dans une telle tenue.
Tyler observa S 126 dont il ignorait encore le nom et le matricule. Vêtu d’un t-shirt trop d’une taille grand et d’un short blanc mal coupé ce dernier avait plus l’air de s’être habillé pour aller se coucher que d’avoir mis sa tenu de gala. Son short était même orné d’une belle tache de sang. Il aurait mieux fait de mettre un jean slim, se dit Tyler, on aurait évité des ennuis avec le maitre des lieux!
Soudain, le maitre des lieux le regarda dans les yeux. Tyler aurait aimé pouvoir disparaître à l’instant tant le regard de Donatien lui inspirait la peur. Heureusement pour lui, Donatien reporta son attention sûr Eugène.
- Si vous ne partez pas de suite ce n'est pas dans la jambe que je tirerais, mais dans le cœur.
Euh… Avait-il bien entendu? c’était bien une menace de mort? Et puis pourquoi parlait-il de la jambe? La tache de sang sur le short venait d’une blessure par balle? Son instinct de survit lui hurlait de fuir le plus loin possible de se fou!
- "Je ne sais même pas ce que c'est que votre soirée, j'avais pas envie d'être là, je veux plus être ici, j'en ai marre et je sais pas ce que vous faites, je sais même pas comment vous pouvez prétendre nous guérir. Tuer les gens c'est pas les guérir et puis si ça se trouve ça nous ferait plutôt plaisir, de mourir, alors allez-y, n'hésitez pas, tirez et comme ça on n'en parlera plus. Je m'appelle pas Jhonny, je sais pas qui sait, je veux juste qu'on me laisse tranquille et que tout s'arrête. J'veux que ça s'arrête." Dit Eugène d’une voix chevrotante.
Finalement Tyler et Eugène n’étaient pas très différents, ils n’avaient pas envie d’être là et Tyler connaissait trop bien cette envie que « ça s’arrête ». Ok il n’avait pas compris sa référence à Jhonny Hallyday mais il y’avait clairement plus important. Eugène était maintenant en pleure, il fallait faire quelque chose!
Tyler pris son courage à deux mains et s’interposa entre le pyromane et le psychopathe.
- Je lui disais justement que sa tenu n’était pas correcte et je lui proposais de l’accompagner pour qu’il puisse se changer.
Sans même attendre la réponse de Donatien, Tyler pris le bras d’Eugène et l’entraina vers la sorti.
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Sam 5 Aoû - 20:59


EVENT #2


Donatien n'écouta pas vraiment ce que lui répondait le patient à la peau couleur café. Des plaintes. Comme d'habitude. Quelqu'un qui n'évoluait pas, ce n'était pas intéressant. Un court instant, Donatien hésita à réellement trouver un flingue et apaiser les souffrances de ce gamin mais ce n'était visiblement pas le moment. Et puis Lys n'était pas loin.
L'autre se mit même à pleurer et, encore une fois, Donatien n'en eut que faire. Les larmes n'étaient pas belles. C'était lorsqu'elles étaient sur le point de jaillir qui était intéressant, lorsque la douleur était contenue, lorsque la frontière entre la volonté de garder pour ça et l'explosion vacillait. C'était d'ailleurs l'émotion que Donatien préférait sur le visage de ses patients.
Lorsque la basané eut fini son discours, le médecin enfonça ses mains dans ses poches, se faisant la remarque comme quoi il faisait de plus en plus chaud ici. Il maudit son costume-cravate tout blanc qui l'étreignait, et cette cravate rouge sang qui l'étranglait. Il maudit la sueur qui menaçait de dessiner de sales auréoles sous ses aisselles et ainsi le salir.
Tiens, il n'avait pas eu une coupe de champagne dans les mains, à un moment?

- Je lui disais justement que sa tenu n’était pas correcte et je lui proposais de l’accompagner pour qu’il puisse se changer, intervint le grand pâlichon.

Cette attitude eut pour effet de détendre un peu plus le médecin. Quelle bonne initiative venant d'un patient.
Ne voulant pas gaspiller sa salive, il hocha la tête afin de remercier le patient pour sa démarche, puis porta un regard froid sur S 126. C'était la deuxième fois qu'il avait envie de le tuer, et c'était la deuxième fois qu'il ne pouvait le faire.
Il soupira donc et balaya l'air de la main, comme pour dire :"faites donc ce que vous avez à faire."
Il s'éloigna d'eux, cherchant son Lys du regard, prêt à aller à sa rencontre mais des journalistes revinrent lui adresser la parole. On ne le lâcherait plus ce soir; il était coincé. Très bien, il abandonnait pour le reste de la soirée celui qu'il était vraiment. Il resserra un peu plus sa cravate autour de nuque, plaqua ses cheveux en arrière et afficha un sourire de façade, celui qu'on trouverait dans les journaux le lendemain.
Il resterait en retrait, et se contenterait de satisfaire l’appétit médiatique.



Hors RP:
Parce que Dodo ne peut pas quitter la soirée comme ça, mais parce qu'il n'a plus grand chose à faire (ou alors s'il relance je serais OOC ), disons que même s'il n'est pas parti, c'est ma façon à moi de boucler l'Event pour lui. Donc voilà, au revoir Dodo :') J'espère qu'on se retrouvera en RP (surtout toi, Angounet ♥ )


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Dim 6 Aoû - 0:35
ft. un peu tout le monde
mais ils font quoi les deux gusses ?!

EVENT♪2

Elle n'alla pas plus loin dans sa colère, voyant bien qu'Anaé avait même pris la peine de prendre la parole pour elle. Elle se sentit soudain honteuse et gênée. Elle inspira doucement et caressa une mèche de ses cheveux. Mince alors, c'était drôlement impoli... Elle se pressa les lèvres, plus longtemps que d'habitude. Elle avait vraiment fait une bêtise, en fait. Elle venait non seulement de se rendre compte que l'incident n'était un problème pour personne, mais en plus qu'elle avait quitté sa place de choix pour... Pour ça.
Elle secoua la tête, confuse. Elle reprit ses esprits, et se dit que de toute façon, elle avait bien fait. En fait, elle avait vraiment bien fait. Il l'avait bousculée volontairement, et pour un plan sans aucun doute foireux. Sa respiration s'était, certes, calmée, mais Adèlys ne l'était certainement pas. Elle reprit cependant une expression plus neutre et plus paisible. Elle se contenta d'opina pour répondre à Anaé, pensant qu'elle comprendrait sans doute qu'elle s'adressait à elle. Pour la remercier, mais aussi pour lui montrer qu'elle avait compris.

- Enchanté, Adelys. Répondit-il sur le même ton poli mais froid.

En revanche, la bonne nouvelle était qu'il avait compris son sarcasme. Mais aussi qu'il l'avait comprise. Donc, elle s'adressait bien à un garçon intelligent. Ou du moins, malin. Et c'était une bonne nouvelle. Peut-être qu'il pourrait être son allié ?
Mais ne partons pas trop vite en besogne, il fallait avant tout savoir ce qui il était vraiment.

- C'est vraiment généreux de votre part, Anaé, mais votre mouchoir est si beau que ce serait pitié de l'abîmer pour une chemise déjà perdue, par ma faute qui plus est. Maintenant, si vous le permettez je vais me retirer pour retrouver une allure plus digne.

Adèlys écarquilla les yeux et frissonna. Elle crut un court instant entendre son médecin parler. Ses lèvres restèrent encore plus collées l'une contre l'autre. Comme vissées, clouées entre elles. Parler de beauté de cette façon, s'exprimer aussi lentement... Une goutte de transpiration germa de sa peau avant de couler tout le long de son dos, ce qui provoqua un second frisson. Bon sang, Elpida avait vraiment pourri son état psychologique aussi bien que son état physionomique.
Attendez. Un instant. Il venait de dire qu'il allait partir ? Elle s'avança pour lui attraper le poignet, mais c'était sans compter sur sa soeur. Qui... Mais, c'était sa robe qu'elle venait de détruire ?
Adèlys fixa intensément le tissu en lambeau qui servait de robe à Loreleï. La bouche dévissée, elle entrouvrit les lèvres, encore choquée. Trop d'événements pour la petite Adèlys... Trop de choses à gérer...


- Ah la la, soeurette ! Toujours le mot pour rire hein p'tit Caïd ?

Cette fois-ci, elle se retourna vivement vers Alexander, toujours le même air choqué sur le visage. Attendez encore... Qu'est-ce que... ?! Il venait de parler de manière super soutenue, à tel point que ça lui avait rappelé Donatien Elpida, et d'un coup d'un seul il devenait un véritable petit agneau adorable ? Elle plissa les yeux, expira l'air de ses poumons, et cligna plusieurs fois des yeux. Elle tentait de comprendre ce qu'il se passait. Elle se sentait totalement impuissante... C'était en fait une plaisanterie ? Elle rêvait ? Ou alors, peut-être qu'il était juste vraiment enjoué de voir sa soeur ? Après tout, on est toujours différent avec les personnes qu'on ne connaît pas vraiment, ou du moins si on était bien éduqué, toujours plus poli et attentif. Mais avec sa famille, on était souvent soi-même. Surtout si on était proche d'elle. Bon, ça devait être ça.
Elle soupira pour de bon, ayant fini d'élucider un mystère. Pour ce qui était de la soeur... Elle devait juste être inconsciente et insouciante. Elle penchait plus pour le insouciante, vu son air simplet. C'était rafraîchissant, de voir ces deux-là discuter avec autant d'honnêteté. La famille était ce qu'il y avait de plus précieux. Et cette relation lui rappela celle qu'elle entretenait autrefois avec sa soeur... Ce qu'elle lui manquait. Elle les enviait, en fait...
Perdue dans ses pensées, elle les vit s'éloigner d'eux. Adèlys reprit soudain conscience qu'en fait, ils essayaient de s'adresser à un journaliste. Pas bonne idée. Du tout !
Elle salua rapidement Anaé, et avança à toute allure vers les deux énergumènes. Elle attrapa avec fermeté le bras du garçon, le forçant même à se retourner vers elle. Elle oubliait souvent que la force de ses jambes s'était transmise dans celle de ses bras.
Elle n'hésita pas à le regarder d'un air un peu méprisant, et d'ajouter en parlant doucement :

"Vous comptez aller où, là ?"


Je pense qu'on devrait tous s'allier...
On devrait tous avoir confiance en nos propres capacités. Si on unie nos forces, tout est possible et peut-être qu'on pourra enfin sortir de cet enfer... by lizzou.
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Dim 6 Aoû - 18:36
Eugène n'avait pas pensé attirer autant l'attention. Du moins, il n'avait pas voulu véritablement que les gens fassent attention à lui, même s'il avait une certaine attirance pour la dramatisation. Ce qui n'était probablement pas pour déplaire au personnel soignant de cet établissement qui partageait cette qualité. Il sanglotait, parce qu'il était fatigué, qu'il ne s'était pas attendu à ce qu'il y ait autant de monde, parce qu'il était constamment stressé, qu'il n'avait vu personne depuis une semaine. Parce qu'il était épuisé de cette vie qui n'en était pas une. Il se demanda un instant si les infirmiers ne lui avaient pas donné quelque chose, ou si son cerveau n'avait pas délivré une substance particulière qui le rendait différent. Il n'était pas particulier équilibré ou fort la plupart du temps, mais ce soir-là il battait des records. A peine une remarque et il fondait en larme.
Pitoyable. C'était une partie de son cerveau, que le monde n'avait pas encore éteinte, qui avait murmuré cela au creux de son oreille. Il avait besoin d'entendre ces choses-là, parfois. Pour qu'il se rappelle que ce n'était pas normal, que les autres personnes ne faisaient pas cela. Les autres ne pleuraient pas face à des journalistes. Ils ne se perdaient pas dans leurs pensées alors que d'autres personnes leur parlaient. Ils ne voulaient pas mourir simplement parce que quelqu'un avait éteint une bougie devant leurs yeux.
Quand Tyler lui toucha le bras, Eugène eut pour première réaction de le repousser, car il n'avait pas écouté, n'avait pas fait attention et il avait cette nette impression que les ennuis allaient encore lui tomber dessus. Ce qu'il n'avait pas mesuré était qu'il avait encore mal à la jambe, qu'il n'était pas en très bonne condition physique et que de manière générale il n'était pas tout à fait en état de marcher. Alors, contre toutes ses attentes, il se rattrapa à Tyler, tout en effaçant ses dernières larmes. Il baissa les yeux et se laissa conduire hors de la salle, ayant avant tout envie de s'allonger et de disparaître de ce monde pour quelques instants.
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Lun 7 Aoû - 22:24

" Ah la la, soeurette ! Toujours le mot pour rire hein p'tit Caïd ? "
" Je ne plaisante pas, Cap. Tu deviens adolescent, alors forcément ta testostérone grimpe un max !"

Elle appuya son propos d'un clin d'oeil. Puis Alex fit remarquer leur soit disant maladresse à tous les deux, et elle fit de nouveau un clin d'oeil, mais cette fois, elle le fit avec le droit, et non le gauche comme tout à l'heure. 'fallait pas avoir l'air suspecte non plus!
Elle tenta de se recoiffer lorsqu'il ébouriffa chaleureusement ses cheveux. Trop occupée à les remettre en place, elle ne l'entendit pas s'excuser et suivit le mouvement lorsqu'il l'attira vers la sortie. Le coeur qui palpitait dans sa poitrine, elle comprit que le plan allait se mettre à exécution ! Ils allaient rejoindre le journaliste dans les toilettes!
Mais c'était sans compter sur l'intervention de la brunette au visage familier. Vraiment, elle l'avait déjà vu quelque part mais Loreleï n'arrivait pas du tout à la situer.

" Vous comptez allez où, là ? "

Loreleï ouvrit la bouche, prête à jouer la carte de la sincérité. Elle avait d'ailleurs prévu de lui répondre :"retrouver un journaliste dans les toilettes pour tuer Donatien Elpida", mais, finalement, ce ne furent pas ces mots qui franchirent ses lèvres. A vrai dire, elle referma sa bouche et plissa les paupières, suspicieuse. C'était pas ses oignons à miss handicapée, pourquoi est-ce qu'elle devait absolument lui raconter chacun de ses déplacements?!
D'ailleurs, est-ce qu'on pouvait dire que l'hiver, cette fille faisait du patin à roulettes?
Loreleï l'imagina un instant rouler sur la glace puis se reprit.
Finalement, son regard s'illumina et elle crut comprendre le vrai but de l'intervention de la brunette en fauteuil.

" J'ai compris ce qu'il se passe ici", commença-t-elle.

Elle ne poursuivit pas tout de suite sa pensée, s'amusant à créer un suspens et surtout à imaginer l'autre adolescente flipper parce que Loreleï avait tout deviné. Elle posa donc un regard lourd de sens sur son frère, puis sur la brune, puis sur son frère une nouvelle fois avant de mettre ses poings contre ses hanches et de pousser un soupir exagérer.

"Qu'est-ce que je disais Cap. Visiblement cette fille ne veux pas lâcher l'affaire et tient absolument à savoir ce que tu fais. Est-ce que je dois vous laisser de l'intimité pour ta déclaration?"

Elle leva ensuite le pouce, comme pour montrer son approbation à cette amourette qui, de toute évidence, était imaginaire.


can you see the dark?




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Mer 9 Aoû - 21:04
Bon. Tout allait pour le mieux. Ils n’avaient plus qu’à franchir les quelques mètres qui les séparaient encore de la porte et du surveillant qui faisait office pour la soirée de gardien du type en costume à l’entrée des boites de nuit.
Petit à petit, le cœur d’Alexander s’emballait. Cap réalisait qu’ils étaient sur le point de passer au moment crucial. Une montée d’adrénaline parcourut ses veines et il dut s’arrêter quelques minutes pour se calmer et s’empêcher de piquer un sprint jusqu’à la sortie. Il n’était pas le Génie, il n’avait ni son intelligence, ni son self-control mais il voyait bien que cela l’aurait rendu trop voyant, et surtout, trop suspect. Il se força donc à respirer calmement. De toute façon, il ne pouvait pas se permettre de jouer les idiots maintenant, surtout que Le Génie n’était pas en mesure de rattraper ses conneries pour le moment. Il devait gérer seul. Tout seul.
Au moment où il allait reprendre sa route – tout ça s’était passé très vite pour ne pas inquiéter Lore – il sentit une main agripper son bras.
« Et merde »
Il avait dû faire une erreur et paraître suspect quelque part. Il avait bien sa petite idée de qui il pouvait s’agir, vu la hauteur où s’était placée la main.
« Mais la vache, quelle force ! »
Il se retourna vers Adèlys, puisque c’était bien elle, une main plongée négligemment dans ses cheveux comme s’il était parfaitement détendu et non pas comme s’il était plus ou moins forcé. Le regard qu’il croisa lui tira un sourire un rien crispé. Ce mépris… Est-ce qu’elle… le prenait de haut ? Encore une fois, celui avec qui il partageait son corps aurait dit qu’elle était bien mal placée pour ça. Spatialement parlant.

- Vous comptez aller où, là ?

Aie. Il faillit être décontenancé mais il avait tellement de fois répondu à ce genre de question face à ses pères qu’il réussit à garder une allure sereine. Il lui suffisait de continuer sur la même lancée et de lui répéter qu’il retournait dans sa chambre pour se changer après tout.
Mais Lore le prit de vitesse.

- J'ai compris ce qu'il se passe ici.

Il se retourna vers elle en lui lançant un regard inquiet. Qu’est-ce qu’elle allait encore sortir comme connerie ? Bon, il ne pouvait pas vraiment les lui reprocher, il en faisait énormément aussi et puis, on pouvait dire qu’il avait un peu été son sensei en la matière mais… Il avait peur d’un coup. Surtout avec les regards appuyés qu’elle lui lançait, alternativement avec la brune à roulettes… Et merde, il s’y mettait aussi. Merci le Génie.

- Qu'est-ce que je disais Cap. Visiblement cette fille ne veux pas lâcher l'affaire et tient absolument à savoir ce que tu fais. Est-ce que je dois vous laisser de l'intimité pour ta déclaration?

Cap éclata de rire. Ce n’était que ça, donc ? Le mégalo en aurait fait tout un foin mais lui préférait en rire… Tout simplement parce que c’était la réaction qu’il maitrisait le mieux et que c’était ce qui masquait le mieux son soulagement. Il avait surtout craint qu’elle lui balance la vérité.

- Allons, allons frangine, c’est pas sympa de mettre les gens dans l’embarras comme ça, laisse-la un peu tranquille !

Il esquissa un geste pour s’en aller sans plus tenir compte de la brune à… de la brune lorsqu’il réalisa quelque chose. Ils ne lui avaient pas vraiment répondu et vu comme cette fille avait l’air tenace, elle ne lâcherait pas l’affaire si facilement. En lui tournant le dos comme ça, il prenait le risque qu’elle les suive et il ne le voulait pas. Il ne pouvait pas non plus le lui interdire sans raison valable, à moins d’utiliser l’intimidation mais ce n’était pas son style. Le Génie aurait pu remplir cet office au besoin mais il était actuellement indisponible. Mais ce n’était pas grave. Il avait une idée.
Il regarda donc de nouveau la curieuse indésirable avec le sourire affectueux qu’il réservait habituellement à Lore malgré l’expression un peu méprisante dont elle l’avait gratifiée tout à l’heure. Elle avait de la chance, il n’était pas rancunier.

- Comme je te l’ai dit tout à l’heure miss, je compte juste remonter dans ma chambre pour me changer. Un problème avec ça ?

Puis sans lui laisser le temps de répondre, il ajouta avec un air entendu.

- Oh mais je vois. Tu voudrais m’accompagner c’est ça ? Je n’y vois pas d’inconvénient. Comme ça tu pourras vérifier que je dis bien la vérité. Et puisque Lore propose de nous laisser seuls…

Il laissa volontairement sa phrase en suspens, l’appuyant seulement d’un clin d’œil ambigu. Certes, il lui avait proposé de les accompagner, mais si elle tenait encore à venir après ça, il voulait bien non seulement changer de vêtements, mais en plus manger la chemise qu’il avait tâchée. Foutue pour foutue… Surtout qu’il avait optimisé les chances de la mettre mal à l’aise et de la faire battre en retraite en essayant de recaser des expressions du Génie. Il avait bien vu tout à l’heure qu’il l’avait mise mal à l’aise avec sa façon de parler et ses manières d’un autre temps.
Il s'en voulait d'utiliser ce genre de stratagème avec elle mais c'était de sa faute après tout : elle n'avait pas à mettre son nez partout.
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Jeu 10 Aoû - 23:11
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mais ils font quoi les deux gusses ?!

EVENT♪2

Le regard de la châtain s'illumina, comme si elle venait de voir le Messi. Oh non. Qu'allait-elle dire, encore ? Après avoir gâché sa belle robe intentionnellement ?

" J'ai compris ce qu'il se passe ici"

Oùlà, non. La connaissant, elle n'avait rien compris à ce qu'il se passait ici. Mais Adèlys se reprit, se disant qu'elle jugeait méchamment les gens sans les connaître et en les cataloguant de suite d'"idiots" ou de "simples d'esprit" en se reposant uniquement sur les seules actions puériles qu'elle avait vu auparavant. Donc elle ignorait tout simplement le regard lourd de Loreleï Hexe, s'attendant au pire. Elle gardait toujours le poignet d'Alexander dans sa main, au cas où.

"Qu'est-ce que je disais Cap. Visiblement cette fille ne veux pas lâcher l'affaire et tient absolument à savoir ce que tu fais. Est-ce que je dois vous laisser de l'intimité pour ta déclaration?"

Adèlys ne cacha pas sa surprise. Sa... Déclaration ? Mais qui parlait d'avouer son amour ?
Elle retira tout ce qu'elle avait dit juste avant : cette fille était définitivement... Simple d'esprit. Elle relâcha même la pression qu'elle exerçait sur le poignet du garçon tant elle fut surprise. Elle fronça les sourcils, l'air désolée pour elle.
Et son frère qui riait aux éclats... Il avait perdu toute l'aisance et l'allure qu'il possédait quand il s'adressait à Anaé. Il était devenu simplet. Ils n'étaient sans doute pas frère et sœur pour rien.

- Allons, allons frangine, c’est pas sympa de mettre les gens dans l’embarras comme ça, laisse-la un peu tranquille !

Ces deux-là avaient le chic pour mettre Adèlys dans tous ses états, mélangeant confusion, étonnant, exaspération, gêne, etc. Entre autres. Elle se détendit un peu, voyant que le côté simple du garçon dû à l'arrivée de sa soeur refit surface. Il avait au moins le sens des choses.

- Comme je te l’ai dit tout à l’heure miss, je compte juste remonter dans ma chambre pour me changer. Un problème avec ça ? Oh mais je vois. Tu voudrais m’accompagner c’est ça ? Je n’y vois pas d’inconvénient. Comme ça tu pourras vérifier que je dis bien la vérité. Et puisque Lore propose de nous laisser seuls… Appuyait-il ses propos avec un clin d'oeil lourd de sens.
- C- Comment ?! s'offusqua-t-elle, les joues en feu.

Elle lâcha définitivement le poignet du garçon, ramenant sa main contre sa poitrine, et comme pour la protéger, elle la recouvrit de sa seconde main. Elle entrouvrit sa bouche, totalement déboussolée et incomprise. Sa respiration devint irrégulière, et son visage beaucoup trop chaud. Elle regarda tour à tour les frangins, pensant avoir été prise dans un piège.
Et puis, venait-il de proposer... Qu'elle le voit... Enfin...
Aaah, cette pensée la mit dans l'embarras bien plus encore, n'ayant jamais envisagé à avoir un petit copain, et encore moins faire ce genre de choses. Même les... Enfin, même les simples bisous l'effrayaient, alors voir un garçon torse n... Sans tee-shirt, enfin...

" AH ! " Laissait-elle ses émotions s'échapper.

Elle s'éloigna d'eux, par soucis de sécurité. Bon sang, ils avaient le don de la faire tourner en bourrique. Bon, elle avait sans doute attiré l'attention des personnes autour d'eux, mais qu'importe.
Elle voulut prendre son courage à deux mains et répliquer qu'elle viendrait bien volontiers vérifier ses dires, mais cette soudaine proposition l'avait vraiment déboussolée. Elle réussit au moins à déglutir, commençant légèrement à s'énerver. Ces deux-là... Elles allaient au moins les retarder. Adèlys était vraiment de leur côté, s'enfuir de cet endroit de malheur était son seul et unique souhait. Mais pour les avoir vu s'entretenir avec un journaliste, elle savait d'emblée que ce qu'ils tentaient était mauvais. Elle se reprit donc de force, laissant de côté son cocktail d'émotions pour le laisser exploser plus tard. Pour l'instant, elle devait les garder avec elle. Les convaincre d'abandonner cette idée. Elle ne savait certainement pas ce qu'ils allaient leur dire, ni si cette personne était réellement un journaliste en fait...
Plus elle réfléchissait, plus elle se demandait ce qu'elle faisait là en fait. Mais elle raisonna de telle façon à ce qu'elle les dénonça coupables. Avec tous les coups foireux de Loreleï Hexe et son frère qu'elle ne connaissait pas assez, elle se doutait qu'ils profiteraient d'une telle occasion pour atteindre l'Institut. Pour la énième fois, elle se reprit en main. Allez, Adèlys. Tu peux les combattre.

"Vous... Elle s'éclaircit la voix, encore un peu gênée. Vous vous faîtes clairement des idées sur moi. Je ne suis pas du tout intéressée par ton frère. Et puis, donner des informations à cette personne, ce n'est vraiment pas une bonne idée."


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Dim 13 Aoû - 20:46


Loreleï fronça les sourcils, n'appréciant pas la tournure des évènements. Tournure qu'elle avait pourtant plus ou moins provoquée. Elle était celle qui insistait pour que la demoiselle face sa déclaration à son frère et pourtant il était HORS DE QUESTION qu'une fille avoue son amour à Alexander. C'était son frère à elle, il n'avait pas le temps pour les amourettes. Ou alors Loreleï n'avait pas envie qu'il ait le temps pour les amourettes.
Elle se serait giflée d'avoir deviné ce qui se passait et de l'avoir exposé à haute voix. Stupide, stupide, stupide.

"Tu voudrais m’accompagner c’est ça ? Je n’y vois pas d’inconvénient. Comme ça tu pourras vérifier que je dis bien la vérité. Et puisque Lore propose de nous laisser seuls… "

Loreleï rougit aussitôt. Laisser Cap seule avec cette fille?! Mais ... Alors déjà comment elle allait faire pour monter les étages avec son fauteuil ( ça devait d'ailleurs être drôle d'employer l'expression "monter sur ses grands chevaux" avec elle ), et ensuite, une fois qu'ils seraient dans la chambre de Cap... Qu'est-ce qu'ils feraient, hein?! Le cerveau de Loreleï surchauffa alors que son imagination travailla à cent à l'heure. Non, non, finalement elle retirait tout ce qu'elle avait dit ! Il ne devait pas y avoir de déclaration !

"Vous..., poursuivit la brunette, vous vous faîtes clairement des idées sur moi. Je ne suis pas du tout intéressée par ton frère. Et puis, donner des informations à cette personne, ce n'est vraiment pas une bonne idée."
"Pourquoi tu n'es pas intéressée par mon frère? Il est très bien pourtant ! Tu devrais t'estimer même heureuse qu'il t'adresse la parole."

Elle devait apprendre à se la fermer. Ses paroles étaient en parfaite contradiction avec ses pensées, quoique elle était sincère sur un point : son frère était un héros, tout ceux qui discutaient avec lui devaient prendre conscience de leur chance.
Alors pour changer le sujet de conversation, elle décida de laisser ses émotions guider ses mots.

"Et puis qu'est-ce qui te fait dire que c'est une mauvaise idée?! Tu crois que tu t'en as, toi des bonnes idées? Tu te la pètes mais t'as aucun mérite. Descends de tes grands chevaux (tiens, elle l'avait casé!) et laisse les professionnels gérer."

Elle secoua sa tignasse, comme pour mieux affirmer ses propos prétentieux. Ok, elle ne pensait clairement pas tout ce qu'elle avait dit mais voilà... Elle était un peu perdue.
Puis dans la foule de médecins papotant près du buffet elle remarqua sa propre médecin.
L'adolescente se tendit aussitôt. Cette psychopathe lui avait clairement interdit de venir à cette soirée. Alors si elle la voyait, dans cet état en plus, elle était cuite pour sa séance de demain.
Sa médecin était à quelques mètres d'elle et, si Loreleï lui faisait face, Cap lui tournait le dos. Elle en profita pour se cacher discrètement (enfin, du moins, aussi discrètement qu'elle le pouvait) devant lui. Changement de stratégie!

"Ouais, en fait c'est une mauvaise idée. Laissons tomber Cap, tu veux bien?"


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Jeu 17 Aoû - 22:53
Alexander prit bien soin de ne pas changer le moindre trait de son expression taquine mais en réalité, la réaction d’Adèlys le soulagea. C’était bien celle qu’il escomptait, quoique ce soulagement fut un peu teinté de culpabilité. Surtout que son mouvement de protection et de recul avait un peu attiré l’attention. Maintenant, tout le monde allait le prendre pour un de ces ados on fire pas foutu de laisser les filles tranquilles. Génial. Tant pis. Au moins, maintenant, elle allait leur foutre la paix. Il s’apprêtait à répliquer un « Tu refuses ma proposition ? Dommage ? » avant de tourner les talons et de sortir le plus vite et le plus discrètement possible. Mais elle se reprit, elle, et la parole avec.

- Vous..., vous vous faîtes clairement des idées sur moi. Je ne suis pas du tout intéressée par ton frère. Et puis, donner des informations à cette personne, ce n'est vraiment pas une bonne idée.

Le Génie réapparut dans leur espace mental comme un diable jaillissant de sa boîte. Cap sentait son esprit affuté et froid comme l’acier pénétrer son cerveau.
« Ah ? T’es d’retour toi ? »
« Tais-toi j’écoute. »
Cap haussa mentalement les épaules. C’était désormais Lore qui avait pris la parole et ce n’était pas particulièrement intéressant. Elle le défendait face à l’hémiplégique comme si elle avait été personnellement offensée de son rejet alors que lui-même s’en foutait. Des fois, il ne pouvait s’empêcher de penser que ça n’avait pas que du bon d’être un héros à ses yeux. Elle pouvait s’attirer des ennuis face à ceux qui ne le considéraient pas comme aussi formidable qu’elle. Mais c’était la seule façon qu’il avait d’exister.
Il posa ses mains sur les épaules de sa sœur pour tenter de tempérer un peu son agressivité.

- On s’en fiche Lore. Allez, viens, allons-nous en.

Mais la petite blonde ne l’écouta pas vraiment. Elle avait pali et se colla un peu à lui, comme pour se cacher. Il fronça les sourcils, inquiet. Qu’est-ce qui pouvait faire aussi peur à une fille aussi intrépide – et il devait l’admettre, aussi inconsciente – qu’elle ?

- Ouais, en fait c'est une mauvaise idée. Laissons tomber Cap, tu veux bien?

Il fut tenté quelques secondes de croire que c’étaient ses mots qui étaient à l’origine de ce revirement d’avis mais l’expression qu’elle affichait lui faisait comprendre que ce n’était pas le cas. Il se retourna discrètement. Il y avait plusieurs membres du personnel médical de l’Institut discutant avec des journalistes. Il supposa vaguement que c’était les médecins qui l’inquiétaient mais sans vraiment comprendre pourquoi. Mais il ne pouvait pas se contenter de l’ignorer quand elle faisait cette tête-là. Il devait la prendre au sérieux. Il allait la faire sortir lorsque le Génie réclama le contrôle.
« Nope. C’est pas l’moment tu vois bien. »
« Si au contraire. J’en ai pour trente secondes. »
Cap hésita un instant. Trente secondes, ce serait peut-être déjà trop. Mais l’assurance du Génie le poussa à plier.
« Bon, OK. Mais seulement trente secondes. »
Le Génie se déplaça légèrement de manière à masquer Lore d’un maximum de personnes dans le doute de celle dont elle se cachait.

- Ne t’en fais pas, on va y aller, dit-il à sa sœur. Dans quelques instants.

Plus il se retourna vers Adèlys et lui jeta un regard inquisiteur.

- En quoi ce n’est pas une bonne idée ?

Son ton était glacé, presque agressif même si ce n’était pas le but. Il ne voulait pas être méchant avec elle, même s’il se moquait un peu de son bien-être. C’était juste que d’une part, il n’était pas content qu’elle ait saisi leurs intentions. Il en était assez vexé mais surtout, ça voulait dire qu’elle n’était potentiellement pas la seule. Auquel cas, il devenait beaucoup trop dangereux de continuer l’opération. Et d’une autre part, ce ton froid et direct était sa manière de s’exprimer lorsque la question avait un enjeu de taille, ce qui était précisément le cas ici. Que savait-elle, que visiblement il ne savait pas, pour juger son plan comme étant mauvais ? Elle avait intérêt à le lui dire parce qu’il ne tolérait pas qu’elle garde des informations pour elle. Il ne supporterait pas que qui que ce soit fasse de la rétention d’informations alors qu’il les demandait. Il était intolérable qu’il ne soit pas au courant de tout. Certes, dans cette affirmation, il y avait une part de son égo qui parlait, mais il était sincèrement convaincu que c’était dans l’intérêt du plus grand nombre. Il la fixa dans l’attente d’une réponse.
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Ven 25 Aoû - 23:13
ft. un peu tout le monde
mais ils font quoi les deux gusses ?!

EVENT♪2

"Pourquoi tu n'es pas intéressée par mon frère? Il est très bien pourtant ! Tu devrais t'estimer même heureuse qu'il t'adresse la parole."

Cette réponse rapide ne manqua pas de surprendre la brunette. Elle passa cette fois-ci son attention sur la soeur, qui semblait totalement exploser alors que c'était elle qui avait provoqué ce quiproquo. Et puis, elle voulait qu'ils soient ensemble... ? Hors de question ! Certes, il semblait vraiment charmant, mais elle ne le connaissait qu'à peine ! N'importe quoi !
Et puis, pourquoi s'énervait-elle de ce refus ? Refusait-elle d'admettre qu'elle avait tort en disant qu'Adèlys voulait se déclarer ? Elle tenta alors de comprendre en prononçant un "Je..." rapidement coupé par le soudain monologue de Loreleï.

"Et puis qu'est-ce qui te fait dire que c'est une mauvaise idée?! Tu crois que tu t'en as, toi des bonnes idées? Tu te la pètes mais t'as aucun mérite. Descends de tes grands chevaux et laisse les professionnels gérer."


Adèlys écarquilla les yeux. A la fois surprise, et terriblement furieuse. La châtain ne se gênait pas pour juger sur les premières impressions, contrairement à Adèlys. Et tout ce qu'elle faisait, c'était les protéger.
Le cocktail d'émotions qu'elle avait remis à plus tard refit surface, mais avec bien plus de colère qu'auparavant. Quel toupet ! Certes, elle les retardait, mais tout de même ! Insulter les personnes et les prendre de haut, ce n'est pas vraiment aimable si ce n'est carrément irrespectueux ! Adèlys avait peur tous les jours de voir son médecin, qu'il l'examine. Simplement le croiser dans les couloirs la terrifiait. En plus de cela, elle avait la peur que son journal soit découvert par les autorités et que l'Institut renforce la sécurité, tout en la punissant. Elle prenait énormément de risques pour les personnes qui résidaient dans l'Institut, pour tous les patients. Rien que d'écrire sur un carnet était trop dangereux. Alors discuter avec un journaliste ?
Adèlys fut sur le point de littéralement exploser. Marre de cet Institut, marre de cette angoisse constante, marre de toujours devoir faire attention à ses arrières, marre d'aider les autres puisque apparemment, ils ne le désirent pas.
Elle déglutit, tentant tant bien que mal de garder ses larmes à l'intérieur. Mais ses mains ne cessèrent de trembler et ses lèvres, pressées l'une contre l'autre, commençaient à lui faire mal. Elle ne savait pas à quoi elle pouvait ressembler en cet instant, mais elle sut que ses interlocuteurs durent remarquer ces fortes émotions par ses expressions ou ses gestes.

- On s’en fiche Lore. Allez, viens, allons-nous en.
- Ouais, en fait c'est une mauvaise idée. Laissons tomber Cap, tu veux bien?

Au moins, ils étaient en accord. Mais c'était hors de question de les laisser partir, même si Adèlys devait pleurer à chaudes larmes devant tout le monde pour les retenir.

- Ne t’en fais pas, on va y aller, dans quelques instants. S'adressa-t-il à sa sœur dans un premier temps, puis à Adèlys dans un second temps, En quoi ce n’est pas une bonne idée ?

Le ton froid et distant qu'il employait avec elle ne lui plut pas et lui confirma une chose : avec sa sœur, il était bien plus simplet et expressif que lorsqu'il s'adressait à d'autres personnes. Mais cela ne semblait pas déranger Loreleï.
Elle n'arrivait plus à contrôler ses émotions. Mais ce n'était pas comme d'habitude, où c'était déjà le cas.  Mais Adèlys se remercia intérieurement. Tout simplement parce qu'elle avait réussi à lui soutirer une information. Et pas des moindres.
Alors elle ferma les yeux pour tenter de calmer cette vague de tristesse, d'angoisse, de "j'en ai marre". Cela mit un moment, mais elle parvint à mettre à nouveau de côté ses émotions les plus fortes.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle planta son regard dans celui du garçon, l'air sérieux et énervée. Mais elle garda tout de même son calme, bien que ses mains ne cessèrent pas de trembler.

" Déjà, je vous remercie. Vous venez de confirmer ce que je viens de dire. Commença-t-elle, Ensuite, ce serait imprudent de tout développer ici, au milieu de cette foule."

Elle lança des regards à droite et à gauche pour appuyer ses propos. De plus, cela lui permit de voir l'heure qu'il était, et elle les avait suffisamment retardés pour que le journaliste pense à une mauvaise blague. Donc, il ne les prendrait plus au sérieux. Déjà que ce sont des adolescents inexpérimentés et naïfs, mais en plus s'ils le faisaient attendre, et qu'ils venaient à sa rencontre en retard, chemise trempée et robe déchirée... Là, le journaliste prendrait ses jambes à son cou, pensant qu'il avait perdu son temps. Dans tous les cas, Adèlys en ressortait vainqueur.

"Mais premièrement."

Elle avait employé un ton qui se faisait assez rare chez elle : le mépris. Elle se tourna vers la jeune fille, cachée derrière son frère. Elle ne savait pour quelle raison, mais Adèlys ne voulait pas non plus s'en faire des ennemis. Alors elle se retint de crier sa présence ici.

"Je suis ici depuis plus d'une dizaine d'année, et toi depuis environ six mois si ce n'est plus. Alors si il y a un professionnel ici, c'est bien moi. De plus, toutes tes petites rebellions t'ont valu d'être convoquée et punie, je ne pense pas que ce soit très professionnel."

Elle se retint de répliquer qu'en dix ans, elle n'avait jamais été remarqué et son journal jamais débusqué, donc c'était un point en plus dans son camp, mais c'était une mauvaise idée d'en parler ici, et surtout à elle. Enfin, à eux. Elle omit également le fait que son frère était là depuis bien moins longtemps qu'elle car elle estimait qu'il ne méritait pas qu'elle s'énerve contre lui. Après tout, il lui a juste faite une mauvaise blague, il ne l'a pas insultée.
Puis, elle se tourna vers le frère, en inspirant.

"Deuxièmement, je peux vous certifier que ce n'est pas une bonne idée. Mes dix années de vie ici peuvent le témoigner et apporter une preuve de ce que j'affirme. Je connais l'Institut par coeur, ses moindres recoins ainsi que ses forces et ses faiblesses. Donc je parle en connaissance de cause. Mais si tu veux mettre ton frère dans le même embarras que toi, c'est-à-dire le punir avec toi, alors libre à toi. Mais discuter à ce journaliste sera une cause en plus pour te punir. Et puis, il y a des caméras partout ici."

Elle marqua une légère pause, pour reprendre son souffle. Ce n'était pas dans son habitude de parler autant sans être interrompue.

"Bref, tout ça pour dire que ce serait une terrible erreur. Si vous voulez en parler plus en détails, allez près du lac. J'y suis souvent en fin d'après-midi, entre quinze heure et dix-sept heure."

Elle hocha la tête pour les saluer, puis se retourna pour partir. Elle avait été à découvert trop longtemps, et jugea qu'elle en avait dit assez. Et puis, elle devait se remettre de ses émotions. Elle voulait vite partir et se morfondre dans ses couvertures.


Je pense qu'on devrait tous s'allier...
On devrait tous avoir confiance en nos propres capacités. Si on unie nos forces, tout est possible et peut-être qu'on pourra enfin sortir de cet enfer... by lizzou.
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Lun 28 Aoû - 13:51

" Ne t’en fais pas, on va y aller ... "

Loreleï se sentit tout de suite un petit mieux. Partir d'ici avec son frère, le savoir là tout près d'elle, cela lui fit chaud au cœur.

" ... Dans quelques instants."


Loreleï roula des yeux. Super. Il s'adressa à Adélys, ce qui eut pour effet de blaser la châtain. Sérieusement, c'était le moment pour une séance de drague? De toute façon, elle n'écoutait qu'à moitié. Elle ne savait même pas ce que son frère avait demandé à l'autre handicapée. Elle voyait juste l'étroit regard de sa médecin dans le lointain. Cette dernière ne l'avait toujours pas repérée, trop occupée à faire du gringue à son collègue. Mais elle, elle entendait de sa place ses éclats de rire et voyait l'étincelle sournoise dans ses yeux noirs. Et ça, personne ne le voyait, mais le sang de Loreleï sur ses mains. Sang qu'elle nettoyait à chaque séance mais que Loreleï revoyait encore et toujours, comme si sa médecin portait des gants rouges en permanence.
Quelle immonde salope.
Loreleï ne se sentait vraiment pas bien et elle pressa un peu plus son visage poupon contre le torse de son frère. La monture écrevisse de ses épaisses lunettes tomba alors sur le bout de son nez tandis qu'elle accrochait ses doigts à la chemise de son frère, un peu comme si elle avait besoin de s'accrocher à quelque chose à force d'avoir l'impression de perdre pieds.

"Bref, tout ça pour dire que ce serait une terrible erreur. Si vous voulez en parler plus en détails, allez près du lac. J'y suis souvent en fin d'après-midi, entre quinze heure et dix-sept heure, conclut son long discours la brune."

Loreleï tourna son visage vers elle, sa joue pressée contre le tissu trempé de son frère, et la regarda partir. Donc cette fille était là depuis dix ans... Elle avait l'expression de visage de quelqu'un qui avait tout vu, cette expression qu'ont les vieux avant de mourir, les vieux qui ont eu une longue vie. Mais la brune était une adolescente, comment était-ce possible? Dix ans à l'Institut Espoir équivalait certainement soixante-ans de vie infernale. Peut-être que, finalement, Loreleï devait revoir son jugement la concernant.

"Elle a prit ses jambes à son cou, ne put-elle s'empêcher de commenter d'une toute petite voix".

Et puis elle crut que sa médecin l'avait repérée. Elle ne pouvait vraiment pas rester. Mais elle ne pouvait pas planter Cap. Et puis il y avait le journaliste dans les toilettes. Elle serra les dents puis se dit que le rendez-vous d'Adélys était comme une promesse. Peut-être que si elle la retrouvait au lac, elle y retrouverait Cap.
Elle planta ses yeux dans ceux de son frère mais ne dit rien. Elle n'avait pas besoin de lui dire combien elle l'aimait; un simple regard suffisait. Puis, tandis que la femme aigrie qui lui servait de médecin s'approchait, elle se décida à se la jouer diversion pour pouvoir fuir. Elle attrapa le plateau de coupes de champagne d'un serveur qui passait par là et le jeta dans le lointain. Ainsi, même si sa médecin avait le regard rivé sur elle, le corps humain avait des réflexes et elle la vit s'attarder sur le grabuge créé. Loreleï profita alors de sa petite diversion pour zigzaguer dans la foule et s'enfuir. Pardon Cap. Pardon.
On se reverra.
C'est une promesse.


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Mar 12 Sep - 0:27
Et voilà Donatien Elpida qui laissait tomber son ami pour intervenir dans une querelle de pré-adolescents. Ange leva les yeux au ciel avant de se re-concentrer sur son objectif que lui avait justement donné Dodo. Il s'appuya sur le mur, regardant la scène se dérouler sous ses yeux. Jusqu'ici, tout allait bien, il alla même jusqu'à reprendre un verre de champagne. Mais à peine eut-il pris une gorgée de ce délicieux alcool, les adolescents avaient disparu de son champ de vision. Ange souffla, exaspéré par sa propre incompétence mais aussi par sa propre incapacité à contrôler son envie de boire une coupe de champagne. Il lança un regard méchant à son verre - ce qui était complètement inutile et stupide. Il quitta le mur qui le soutenait jusque là et bougea un peu avant d'apercevoir à nouveau la fratrie Hexe et la patiente favorite de Dodo. Ca n'avait pas l'air de bien se passer, Ange fronça donc les sourcils. Il s'apprêtait à intervenir, mais...

"Excusez-moi, vous êtes bien Ange Barrabil ?"

...Une voix douce, féminine et mélodieuse l'en empêcha. Il se risqua à jeter un coup d'oeil à la créature qui l'avait interrompu et fut surpris de sa beauté. Des cheveux volumineux blonds encadrant son visage à la peau lisse et basanée, une coupe de champagne dans sa main droite, une robe qui glissait sur le sol d'un rouge sang sublime, des lèvres bordeaux étirées en un sourire charmeur et des yeux verts qui le fixaient dans l'espoir qu'il lui accorde quelques secondes.
Le coeur d'Ange se serra, se trouvant dans un dilemme qu'il ne supportait pas. Il lui adressa tout de même un sourire avant de se retourner vivement vers... Rien. Ils n'étaient déjà plus là. Envolés.
Ange soupira, soulagé. Il mettra ça sur le dos de l'alcool. Oui, c'était une bonne idée.
Il se tourna donc vers elle, et lui accorda toute son attention. Elle avait passé du temps à se préparer, autant que cela serve...
Quand tu veux, où tu veux Dodo <3


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Mer 20 Sep - 19:20
Le Génie fixa longuement Adèlys, lui faisant comprendre qu’il ne lâcherait pas l’affaire. Il attendait une réponse et ce n’était pas une demande. Il ne tolérerait pas qu’elle lui oppose un mur de silence. Il avait désormais tout son temps puisqu’elle avait réussi à les retarder suffisamment pour leur faire perdre tout crédit vis-à-vis du journaliste auquel il avait proposé un scoop. Il espérait qu’elle était fière de son coup, parce qu’il lui en tiendrait rigueur. Lorsque finalement elle prit la parole pour lui dire qu’elle ne voulait pas en parler ici, il plongea un peu plus profondément son regard inquisiteur dans le sien, pour bien lui faire comprendre qu’il ne lui donnait pas le choix. Elle avait mis en péril son plan et par-là même leurs propres intérêts alors il se moquait bien de la mettre dans une situation délicate. Et le ton qu’elle employa ne lui plut, mais alors absolument pas.
« Mec, t’utilises le même avec tout l’monde »
« Certainement pas. »
Cap se tut, plus inquiet de la situation de Lore qu’il sentait trembler dans son dos que par l’égo froissé du Génie qui se drapait dans le déni. D’ailleurs, un sourire mauvais s’afficha sur les lèvres de celui-ci, sourire qui n’augurait rien de bon. Puis il remarqua que les mots et le ton s’adressait bien plus probablement à Lore qu’à lui alors il se détendit un peu. Juste un peu. Suffisamment pour noter qu’une fille qui était là depuis dix ans avait certainement des informations intéressantes à leur fournir. Il décida qu’il pouvait peut-être faire un petit effort.

- Si vous voulez en parler plus en détails, allez près du lac. J'y suis souvent en fin d'après-midi, entre quinze heures et dix-sept heures.

Cela le fit un peu grincer des dents. Il n’aimait pas l’idée d’être convoqué de la sorte. Cela lui faisait perdre un avantage certain qu’est celui de contrôler le « où » et le « quand ». Il n’eut pas le temps de répondre avant qu’elle ne disparaisse, ce qui lui fit serrer les poings et les dents de frustration.
Il y eut un silence pendant lequel le Génie rumina un peu. Il venait de se faire planter, là comme ça, devant sa sœur et cela lui paraissait assez intolérable. Il allait se justifier face à elle, sans vraiment tenir compte de sa faible tentative de plaisanter, trop agacé pour ça mais elle lui lança un regard qui le coupa net dans son élan. Il était tellement éloquent qu’il le déstabilisa un instant. Tellement d’amour dans un seul coup d’œil… Il connaissait ce regard-là bien sûr mais c’était la première fois qu’il lui était adressé à lui. Même si au fond, il savait qu’elle ne distinguait pas vraiment celui d’eux deux à qui elle le distribuait.
« Je ne t’avais jamais senti aussi bouleversé. » Commenta simplement Cap.
« Je ne suis pas bouleversé ! » Se rebiffa le Génie avant de se radoucir un peu « Je suis juste un peu déboussolé. »
Ils regardèrent Lore s’enfuir sans vraiment comprendre, tous deux sous l’emprise d’émotions trop importantes pour passer par-dessus sur le coup. Alexander resta donc les bras ballants pendant quelques instants, l’air désemparé. Puis les deux personnalités reprirent leurs esprits et tandis qu’ils balayaient la foule du regard, ils le virent. Donatien Elpida. La cause de tout ce bordel. Il le fixa quelques minutes, espérant lui brûler la nuque par la même occasion. Puis il lâcha à voix basse :

- On se reverra.

Il ignorait à qui il adressait cette phrase au juste. A Donatien, parce qu’un jour ils se retrouveraient face à face et qu’il lui rendrait au centuple tout ce qu’il leur avait fait subir. A Adèlys, parce qu’elle pouvait lui être utile. A Lore, parce que tout ce qu’il faisait, il le faisait en grande partie pour elle. A tous ceux qui étaient présents, bourreaux pour leur faire payer, et victime pour fêter leur victoire à venir. L’échec d’aujourd’hui n’était en réalité qu’un report de l’inévitable.
Un sourire machiavélique se peignit sur ses lèvres. Il fit volte-face et se dirigea vers la sortie. Juste avant de disparaître derrière les battants de la porte, il répéta, à voix haute cette fois, même si personne ne l’entendit vraiment.

- On se reverra.
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Voir le profil de l'utilisateur http://institutespoir.forumactif.com
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Dim 24 Sep - 12:40
Evénement clôturé de manière définitive.
Merci à tous d'avoir participé !

Une nouvelle intrigue a été mise en place suite à cet événement.
Vous pouvez la retrouver ici.
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