Tu t'es perdu? (ft. Le Fwan)
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Ven 28 Juil - 21:46
Loreleï courait à s'époumoner. C'était une bagarreuse, certes, mais la course ce n'était pas son truc. Mais elle voulait fuir le bâtiment des autorités, s'en éloigner jusqu'à ne plus le voir. Mais le docteur Ange était toujours dans sa tête. Lui et ses menaces. Lui et ses attouchements...
Les larmes au bord des yeux, elle poursuivit sa course effrénée. Sa courte chevelure chataîn s'envolait dans tous les sens et son uniforme de patiente lui collait à la peau à cause de la sueur. La douleur physique ne l'arrêtait pas puisque, c'était bien simple, elle ne la ressentait pas. Enfin, si, elle sentait ses muscles se contracter et ses jambes étaient lourdes, si lourdes, mais cela ne la faisait absolument pas souffrir. Elle avait une affreuse crampe dans le mollet mais elle ne l'empêchait pas de courir.
Bon sang, elle sentait encore la marque de ses dents sur son lobe d'oreille.
N'en pouvant plus, Loreleï leva la tête vers le ciel et cria à plein poumons, non sans s'arrêter de courir. Elle ne criait rien de spécial, pas de mots, rien de tout ça. C'était juste un déchirement. Une nécessité. Elle avait besoin d'évacuer sa souffrance psychologique.

"Je déteste Ange ! Je déteste Donatien Elpida ! Je déteste l'Institut Espoir!"

Oh, finalement elle avait quelque chose à beugler. Puis elle baissa la tête. C'était comme être sous l'eau et ne pas savoir nager. S'éloigner de la surface malgré ses tentatives de nage. C'était être impuissante. Et elle détestait ça, l'impuissance. Elle qui avait bastonné des gars, et des filles aussi. Elle qui avait tenté de se rebeller. Elle qui se croyait si forte était finalement vulnérable.
Elle soulevait des cendres dans sa course, et elle éternua. Fermant les yeux pour échapper à ces poussières volantes, elle ne vit pas ce qu'elle faisait et, finalement, elle chuta non loin de là où on enterrait le Journal Clandestin.
Dans un bruit assourdissant, elle se retrouva à plat sur la terre. Ses coudes saignaient et ses mèches châtains époussetaient les cendres. Sa paire de lunettes avait volé quelques mètres plus loin tant l'impact avait été puissant. Une branche de ses lunettes s'était tordue.
Et, si d'habitude elle se serait relevée avec encore plus de détermination, cette fois-ci, elle resta au sol. Pensant être seule (qui venait s'aventurait dans une forêt brûlée? A part les suicidaires ou les cinglés?) elle se permit de pleurer. A chaudes larmes. Ses épaules se soulevèrent, accompagnant des sanglots bruyants.
Son frère lui manquait. Elle voulait le voir. Elle voulait revoir ses parents aussi. Et s'excuser d'avoir été aussi bête et de les avoir empêché dormir pendant son enfance. S'excuser de ne pas les avoir écouté concernant sa pathologie. Et puis boire un chocolat chaud devant un feu de cheminée et ne plus jamais partir.
Plus que jamais, elle voulait quitter l'Institut Espoir.


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Dim 30 Juil - 14:12
Tyler avait rendez-vous avec son psychiatre. Mais Tyler ne voulais pas y aller. Tyler voulait être seul, seul avec sa solitude, seul avec ses pensées. Aussi il décida de ne pas y aller et de se rendre dans un endroit où il se sentirait bien. Il se dirigea vers la forêt brûlée, elle avait acquis un nouveau charme depuis l’incendie. On sentait dans ce cimetière calciné de végétaux l’âme de la défunte forêt et les esprits de ce qui était autrefois des arbres.
Sans qu’il ne s’en rende compte, ses pas l’avait instinctivement mener au Journal Clandestin. Il le déterra et fut déçu de ne rien y voir de nouveau, le dernier texte datait de plus d’un mois et parlait de chaleur (c’est vrai qu’il faisait chaud au passage) et de « refaire un stock d'armes » en vu d’une rébellion. Ce n’est pas que l’idée de se rebeller ne lui déplaise, mais Tyler trouvait que cette mutinerie n’était pas bien réaliste. Ce n’était qu’une idée sans vrais projets réalistes, comme une crise d’adolescence qui était matée dès qu’elle rencontrait une autorité parentale suffisamment solide.
Des bruits de pas! Tyler cacha en vitesse le journal et tenta de se faire discret.

"Je déteste Ange ! Je déteste Donatien Elpida ! Je déteste l'Institut Espoir!" entendit-il

Eh bien elle n’était pas la seule! Tyler était rassurer. C’était juste une patiente qui, comme lui, cherchait à fuir l’institut au moins le temps d’un instant.
La patiente en question trébucha et laboura le sol sur une dizaine de mètre avec ses dent. Ouch!! Elle avait du se faire horriblement mal! Comme pour lui donner raison la jeune fille éclata en sanglot.
Compatissant, le jeune homme s’approcha doucement et lui tendit son unique mouchoir (il n’avait pas le désinfectant ou de pansement mais c’était mieux que rien).
Spoiler:
bon le mouchoir c'est un peu cliché mais bon, je suis pas Anaé je me balade pas avec une pharmacie!
Loreleï j'ai pas trouvé le code couleur exacte donc j'ai mis le rouge que j'ai pu j'espère que ça ira
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Lun 31 Juil - 22:51
Loreleï, la tête toujours contre le sol, renifla bruyamment et maudit la Terre Entière d'être responsable de cette chute. Elle n'avait toujours pas mal physiquement mais elle avait tout de même la sensation d'avoir une centaine de couteaux dans le coeur et de saigner abondamment.
Oh, en parlant de sang!
Elle souleva ses épaules et se détacha un tout petit peu du sol. A genoux et le dos courbé, elle se pencha vers sa main gauche. Elle hoqueta, surprise par la déchirure sanglante sur sa main. Alors c'était à ça que ça ressemblait un impact de balle? Elle avait beau avoir l'habitude d'être couvertes de bleus et de cicatrices, il n'était pas moins qu'elle était sacrément sensible face à une blessure pareille. Et elle n'avait même pas ses lunettes sur le bout de son nez! Avec une bonne vue, cette plaie devait être encore plus dégoûtante!
Elle allait se remettre à pleurer quand elle réalisa que quelqu'un s'était approché. Elle avait distingué des chaussures et le pantalon de l'uniforme. Un patient?
Puis elle aperçu enfin le mouchoir. Elle leva alors complètement la tête vers le nouveau venu. Il avait l'air pâle et maigrichon. Et aussi sacrément grand. Elle s'était un peu tordu le cou pour mieux le voir. Enfin, "voir", c'était une façon de parler. Vision de merde. Myopie de merde. Institut de merde.
De sa main blessée, elle saisit timidement le mouchoir, encore sous le choc des récents événements. Elle l'appliqua sur son visage pour essuyer son visage et pour se moucher bruyamment. Visage encore couvert de cendres et ses joues rebondies devenues rouges écrevisses après sa course haletante.

" Euh ... Merci ? "

Elle se racla la gorge et tenta de remettre de l'ordre dans sa crinière en bataille. Ne sachant que faire de son mouchoir, elle l'enfonça dans la poche de son bomber rouge. C'était bizarre comme situation. Elle avait rarement l'habitude d'avoir peur et d'être aussi faible.
Gênée, elle coinça une mèche derrière son oreille et rit nerveusement, tentant un sujet de conversation pour dissiper son malaise;

" Pffiou, il fait chaud en ce moment, non ?"
Hors Rp:
Ne t'inquiète pas pour le mouchoir, je comprends Face With Tears of J et au moins tu l'aide, c'est gentil ! Ha, et désolée pour le coup de la main en sang qui sort de nulle part. On a décidé de ça avec Ange après que j'ai posté ma première réponse de rp avec toi >.< '
Ha oui, et pour la couleur, t'inquiète! je vais pas te manger pour si peu !


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Dim 6 Aoû - 3:20
Loreleï pris le mouchoir que lui tendait Tyler d’une main ensanglantée et visiblement troué en sa paume. Donatien! ça ne pouvait être que Donatien! Seul Donatien était suffisamment fou pour tirer sur les patients quitte à risquer de les tuer. Il avait tiré sur le pyromane et maintenant il tirait sur cette jeune fille. Il finira par abattre tout les patient de l’institut à ce rythme là! Le suicidaire se demanda comment la violence des médecins avait pu évoluée ainsi sans qu’il s’en aperçoive, à moins qu’il ne l’ai tout simplement pas remarqué avant.
Pendant ce temps, Loreleï se moucha bruyamment et le remercia sans qu’il ne s’en rende compte. Et entreprit de se recoiffer car c’était bien sûr ce qu’il y avais de plus urgent à faire! Tyler ne comprendra décidément jamais comment réfléchissent les filles.

" Pffiou, il fait chaud en ce moment, non ?"

Tyler observa Loreleï de haut en bas. Une figure poussiéreuse, un bleu sur la joue, un bomber élimé, une main ensanglantée, des genoux écorchés à vif et des docs qui semblaient bien trop grandes pour elle. Elle était si abimée! Comment pouvait-elle supporter toutes ces blessures?
Ah oui, elle lui avait dit quelque chose à propos  de la chaleur.

- Euh… Oui il fait chaud. ça va aller? Tu t’es pas trop fait mal en tombant?

hors rp:
Bon j'ai mis pas mal de temps à répondre dsl  Embarassed en plus c'est pas très long mais j'ai pas pu faire plus Sad
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Mer 9 Aoû - 22:15
Loreleï était au bord des larmes. Elle voulait se cacher sous terre et s'y abandonner. Ou tomber dans le coma pour tout oublier et vivre dans des rêves. Elle avait l'impression que rien ne pourrait effacer cette tristesse, que rien ne pourrait lui venir en aide et qu'elle était condamnée au désespoir.
Et puis ce garçon finit par s'exprimer :

" Euh... Oui il fait chaud. ça va aller? Tu t'es pas trop fait mal en tombant? "


Interpellée, Loreleï leva les yeux vers le patient et papillonna des paupières. Une fois. Deux fois. Trois fois.
Puis elle éclata de rire. Ce n'était pas la première fois qu'on lui posait la question. A vrai dire, à chaque fois que quelqu'un qui ne la connaissait pas aperçevait une de ses blessures, on lui demandait comment elle s'était faite une pareille plaie ou si elle n'avait pas trop mal. En général ça lui arrachait un sourire, mais ça la faisait rarement exploser de rire comme maintenant. Peut-être parce qu'elle avait été tendue et parce qu'elle avait l'impression d'avoir vécu le pire, alors ce genre de petite phrase permettait de relâcher la pression.
Elle calma son fou rire et tendit sa main non-blessée vers le garçon, peut-être pour qu'il l'aide à se relever, peut-être pour la lui serrer, à lui de choisir.

" Non je n'ai pas mal, merci. Enfin pas physiquement. Je ne ressens pas la douleur. Tu pourrais m'planter un couteau dans l'estomac, je n'aurais pas mal. Genre je le sentirais tu vois, qu'il y aurait une lame dans mon petit-déjeuner mâché, mais j'aurais pas mal. "

Preuve qu'elle allait soudainement un peu mieux; elle parlait trop. Beaucoup trop. Lui, il en avait sûrement rien à foutre qu'elle ne ressente jamais la douleur physique mais bon, parler de sa pathologie lui permettait d'oublier un peu ce qu'il venait de se passer.

" Par contre la douleur mentale je la ressens bien. N'approche jamais le docteur Ange Banaboule, ce type est un cinglé", grimaça-t-elle.


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Sam 12 Aoû - 1:52
- Euh… Oui il fait chaud. ça va aller? Tu t’es pas trop fait mal en tombant?

Loreleï se figea immédiatement, on aurait dit un ordinateur victime d’un bug. Le temps que Tyler se demande se qu’il avait dit de mal quelque chose avait du la redémarrer car elle éclata d’un rire franc. Tyler ne comprenais toujours rien à se qu’il se passait mais sourit sans s’en rendre compte, le rire et la bonne humeur de cette fille était sans doute ce qu’il y avait de plus contagieux au monde.

" Non je n'ai pas mal, merci. Enfin pas physiquement. Je ne ressens pas la douleur. Tu pourrais m'planter un couteau dans l'estomac, je n'aurais pas mal. Genre je le sentirais tu vois, qu'il y aurait une lame dans mon petit-déjeuner mâché, mais j'aurais pas mal. "

Tyler ne retient que « Je ne ressens pas la douleur. » et envia immédiatement la blondinette (il ne faisait pas la différence entre châtain et blond…) il connaissait la douleur, il la connaissait trop bien, et son souhait le plus cher était justement de ne plus jamais ressentir la douleur, c’était pour cela qu’il avait commencer à se faire du mal, c’était pour cela qu’il avait mis fin à ses jour dans l’espoir de fuir cette enfer que l’on appelle la Terre.

" Par contre la douleur mentale je la ressens bien. N'approche jamais le docteur Ange Banaboule, ce type est un cinglé"

C’était donc le nom de celui qui l’avait mise dans cette état? Il tachera d’éviter le plus possible ce certain M.Banaboule, il valait mieux ne pas s’attirer d’ennuis avec un médecin qui tire dans les mains de ses patientes. Avec Donatien, ça en faisait deux, si seulement ils pouvaient s’entre-tuer… Pourquoi des gens comme ça faisaient souffrir d’autre personnes? Les médecins étaient sensé les aider merde!
Tyler sortie du monde des bisounours et observa la blondinette, elle avait clairement besoin de soins même si ces nerfs ne le lui disait pas. Comment pouvait bien fonctionner ces nerfs d’ailleurs? Elle avait l’air de bouger tout à fait normalement pourtant. Il se questionnera plus tard, il y avait plus urgent!
Il pris sa mains et l’aida à se relever.

- « Tu à perdu beaucoup de sang, il faut que tu aille à l’infirmerie »

Il commença à l’entrainer vers le bâtiment qu’elle fuyait à peine 5 minutes plus tôt et s’arrêta net.

- « Excuse-moi je ne me suis pas présenter, je m’appelle Tyler Lien. »
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Lun 14 Aoû - 21:26


Donc ce grand gringalet était un bon type. Il avait saisit la main de Loreleï et l'avait aidé à se relever. D'ordinaire l'adolescente aurait grimacé et se serait mise debout sans personne, mais ce n'était pas une journée comme une autre. Alors elle murmura "merci" à ce garçon-là.

"Tu as perdu beaucoup de sang, il faut que tu ailles à l'infirmerie", lui dit-il.

Elle pouffa parce que c'était toujours amusant lorsqu'on cherchait à la soigner. On avait beau lui avoir expliqué un milliards de fois, elle avait du mal à assimiler qu'on puisse soigner quelque chose qui ne la faisait pas souffrir.
Puis elle remarqua qu'il l'entraînait vers le bâtiment dans le lointain. Un étau se referma aussitôt sur la poitrine de l'adolescente et elle perdit tout sourire. Non, non, et non, elle ne retournerait pas là-bas!
Elle allait casser l'élan, voire faire complètement demi-tour mais, heureusement, le garçon s'arrêta lui aussi afin de mieux se présenter:

"Excuse-moi je ne me suis pas présenté, je m'appelle Tyler Lien."

Elle apprécia le fait qu'il ne se présente pas sous son numéro de matricule. Puis elle se dit qu'il avait un drôle de prénom. Ça sonnait très anglais, ou américain. Tyler c'était pas le nom des capitaines de foot dans les séries américaines? Ses yeux pétillèrent d'amusement tandis qu'elle imaginait son camarade dans le gros équipement sportif des footballeurs américains avant de se présenter à son tour, le visage soudainement éclairci.

"Moi c'est Loreleï Hexe, mais on me surnomme ... Caïd!"


Ce n'était pas totalement vrai, mais ce n'était pas totalement faux non plus. Les élèves de la cours de récréation l'avaient appelé comme ça à l'école primaire et son frère était le seul désormais à la surnommer "Petit Caïd". Mais Loreleï voulait être un héros, et les héros ça avait des surnoms, non?

"Et je vais mener une Rébellion. J'sais pas comment, mais je vais le faire. Alors retiens bien mon nom, Tyler. Pigé?"

Puis elle dégagea sa main de l'emprise de celle de Tyler, un peu gênée en fait d'être tactile avec un autre garçon que son frère. Et, parce qu'elle n'avait vraiment pas envie de retourner dans l'autre bâtiment, elle s'éloigna un peu, observant chacun des arbres. Elle repéra après deux, trois minutes celui sous lequel devait être normalement être enterré le journal clandestin. Elle voulut donc en parler au garçon pour changer de sujet de conversation puis se ravisa. Si n'était pas au courant, alors il ne valait mieux pas qu'il le sache. Il pourrait tout colporter... Quoique, il avait l'air sympa, non?
Plantée devant le tronc où se trouvait le journal, elle réfléchissait si elle devait lui en parler ou non. Et, finalement, elle tourna le visage vers lui, oubliant totalement la coulée de sang qui cascadait dans sa paume de main et dont les gouttes venaient s'écraser sur la terre meuble.

"Tu sais ce qu'il y a ici?"

Pas mal Lore, se dit-elle. Elle ne lui disait pas ce qu'il y avait mais en même temps, s'il était au courant, il saurait de quoi elle parlait.


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Jeu 24 Aoû - 1:47
Loreleï semblait amusée par le nom de Tyler. À quoi pouvait-elle bien penser? Il trouvait son prénom plutôt banal mais il n’était pas ridicule, non?

"Moi c'est Loreleï Hexe, mais on me surnomme ... Caïd!"

Caïd? Mais qui avait bien pu donner un surnom pareil à ce chérubin? Un caïd ça fait peur, c’est méchant, Loreleï était énergique certes, mais elle n’avait absolument pas l’air méchante (Il faut dire que Tyler n’avait jamais vu Loreleï ce battre). Tyler se souvint du surnom que lui avait donné son compagnon de chambré avant qu’il ne vienne à l’institut « Fwan » pour Fou Wanted Américo-Norvégien, son compagnon le lui avait donné le jour où il avait échappé cinq fois de suite à la surveillance de l’hôpital pour tenter de ce rendre au cimetière. Si son compagnon trouvait ce surnom « trop stylé » Tyler n’avais jamais aimé ce surnom, il ne le définissait pas, oui il était américo-norvégien, mais il n’était pas fou, il était simplement conscient d’être mort. Et puis il n’aimait pas l’idée même de se donner des surnoms, il avait déjà un nom ça suffisait largement, les médecins de cette institut avait la fâcheuse tendance à le nommer c102 ce qui l’agaçait un peu.

"Et je vais mener une Rébellion. J'sais pas comment, mais je vais le faire. Alors retiens bien mon nom, Tyler. Pigé?"

- «  euh… oui » dit-Tyler en hésitant.

Une autre rebelle donc, elle n’avait pas l’air d’avoir réfléchit à un plan mais elle devait être sacrément courageuse pour vouloir défier l’équipe de médecin la plus sadique du monde pensa Tyler.
Loreleï lacha la main de Tyler et s’éloigna doucement de lui. Elle semblait chercher quelque chose, elle s’arrêta devant un des tronc calcinés et, après une minute d’hésitation, se tourna vers lui.

"Tu sais ce qu'il y a ici?"

Tyler n’en avais aucune idée, il avait totalement oublier qu’il s’agissait de la cache du Journal clandestin. Voyons voir, elle avait parler de rébellion ça devais avoir un rapport.

- « Tu as trouver des armes? Ou des preuves de nos mauvais traitement? » répondit Tyler excité.

Sans attendre la réponse du caïd il plongea sa main dans la cachette mais cette dernière était totalement vide.

- « Il n’y a rien ici » dit Tyler déçu.
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Lun 28 Aoû - 13:27

Finalement, Tyler n'avait pas l'air de connaître le Journal Clandestin puisqu'il lui répondit :

"Tu as trouver des armes? Ou des preuves de nos mauvais traitement?"

Loreleï fut un peu déçue qu'il ne soit pas un allié de ce côté-là mais la pointe excitée dans la voix du garçon effaça toute trace de déception. Ce n'était pas parce qu'il ne connaissait pas le Journal qu'il n'était pas pour autant un allié. Et puis, après courte réflexion, elle se dit qu'aucun patient n'était assez stupide pour être pour les méthodes de l'Institut. Quoique, en voyant Tyler se pencher, avec son teint cadavérique, elle hésita.
Lui, il sembla déçu qu'il n'y ait rien dans la cache mais Loreleï ne s'en pré-occupait plus. Elle avait été tellement obnubilée par son propre cas qu'elle n'avait pas remarqué l'état de l'adolescent. Elle avait déjà vu toute sorte de patient, mais rarement quelqu'un qui avait l'air aussi ... malade. A vrai dire, elle eut même un mouvement de recul; Tyler aurait pu avoir l'apparence des fantômes. Alors, comme pour bêtement vérifier qu'il était bel et bien vivant, elle posa une main tremblante, celle qui était blessée, laissant donc du sang sur son vêtement blanc, sur son épaule. Mais le contact avec le tissu ne suffisait pas et elle remonta sa main dans la nuque de Tyler.

" Hé ... "

Elle ne savait pas trop quoi dire. Etait-le résultat du traitement des médecins ou de sa pathologie pour qu'il soit ainsi?

" Tu vas bien? Je veux dire... Je t'ai dit que je ne ressentais pas la douleur, alors tu sais pourquoi je suis dans l'Institut. J'ai le droit de te demander ta raison à toi? "

S'il lui balançait qu'il avait un cancer, une maladie grave, ou que non il n'allait pas bien parce que son médecin était un gros connard, alors elle se promettrait de cesser de pleurnicher, et de se battre encore plus fort contre l'Institut.


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Mer 30 Aoû - 0:19
Il n’y a rien. Il n’y a rien! C’est pas normal. Loreleï lui avait montré quelque chose, qu’est-ce que ça pouvait être? Qu’est ce qu’on pouvait bien cacher dans une forêt brulée? Il y’avait bien le Journal Clandestin mais… mais où avait-il mis le Journal?! Il lui était totalement sortie de la tête.
Il rembobinait sa mémoire pour retrouver l’emplacement du Journal  quand une main poisseuse lui toucha soudainement la nuque. Tyler eut un mouvement de recul craintif. Il n’appréciait pas trop qu’on le touche, et encore moins par surprise dans un endroit aussi sensible.

" Tu vas bien? Je veux dire... Je t'ai dit que je ne ressentais pas la douleur, alors tu sais pourquoi je suis dans l'Institut. J'ai le droit de te demander ta raison à toi? "

Lui dit Loreleï d'un ton hésitant.

- « Je suis mort.»

Répondit Tyler d’un ton évasif avant de se remettre en quête du Journal Clandestin. Ah le voilà il l’avait laissé entre deux racines (piètre cachette). Devait-il montrer le Journal à Loreleï? Un Journal Clandestin devait rester secret, mais si cette fille faisait partie de la résistance elle devait être au courant de son existence… Après une courte réflexion il prit le Journal et le présenta à la rebelle.

- « Tu sais ce que c’est? » lui demanda-t-il.

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je viens de remarquer que tu galèrais à trouver ma couleur c'est #aabbcc  Wink  
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Sam 2 Sep - 15:54

"Je suis mort."

Loreleï manqua de s'étouffer. Elle resta interdite, encaissant ce que son camarade venait de lui révéler. Pourtant sa main contre la nuque de l'adolescent, la présence de son contact, c'était bel et bien réel. Mais qu'est-ce qu'il voulait dire par mort? C'était un fantôme? Etait-elle la seule à pouvoir le voir? Etait-ce réellement un patient? Ou peut-être qu'il était un ancien patient? Et si c'était ce type mort qu'ils avaient voulu enterrer symboliquement dans la forêt? La forêt qui avait brûlée durant cet enterrement ... Est-ce qu'il revenait hanter les lieux?
Tremblante, l'adolescente retira sa main et recula de quelques pas. Elle n'entendit même pas la question de Tyler. Mais est-ce que ça voulait dire que elle aussi elle était morte? Ange venait-il de la tuer dans son bureau et elle ne l'avait pas réalisé puisqu'elle ne ressentait pas la douleur?
Paniquée, elle se toucha un peu partout pour vérifier que son corps était intact. Elle souleva sa chemise pour inspecter son ventre creux et pâle puis remonta son pantalon pour observer ses chevilles. Elle retroussa ses manches et, à part ses bonnes vieilles cicatrices, rien d'anormal. Elle s'ébouriffa les cheveux en se disant que s'il y avait un trou dans son crâne elle le sentirait. Enfin, elle porta sa main à son coeur. Il palpitait, elle le sentait. Il battait si fort.
Elle n'y comprenait rien. Fatiguée et chamboulée, et se laissa tomber en arrière, les fesses les premières et amena sa main blessée à son front, certainement pour tester sa température. Elle faisait peut-être de la fièvre.

"Tu ... Tu es mort? Mais comment c'est possible? Ce n'est pas logique! Tu es un fantôme ou ... Ou j'en sais rien, je ..."

Sa voix se brisa tant elle était paniquée. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine et tenta de contrôler sa respiration. Puis elle releva ses grands yeux effrayés vers Tyler. Elle n'avait plus l'allure fière du Caïd avec ses mèches folles, les cendres sur son visage rouge et son expression craintive.

"Je suis vivante moi, hein ?"

Oh non, et qu'adviendrait-il de Cap si elle était morte? Ils venaient de se retrouver et elle le laissait tomber ?! Il allait être anéanti ! Elle ôta ses lunettes rouges et essuya nerveusement les verres avec le bas de son t-shirt. Elle faisait toujours ça quand une émotion trop forte prenait trop de place et qu'elle ne savait comment l'évacuer. Ici, c'était certainement pour empêcher les larmes de panique de couler.
Hors RP:
Merci  king Je te fais cadeau de la mienne !  #990000 Smiling Face With Op


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Lun 25 Sep - 2:04
Loreleï n’écoutait pas ce qu’il disait. Elle s’éloignait de lui comme de la peste. Qu’est ce qu’il avait encore fait de mal? Elle avait l’air effrayée. Elle avait l’air angoissée. Elle était encore plus pâle que lui à présent! Tyler craint qu’elle ne fasse un malaise. Il lâcha le journal et s’approcha d’elle, mais elle continua à reculer et commença à ce palper le corps comme à la recherche de quelque chose.

"Tu ... Tu es mort? Mais comment c'est possible? Ce n'est pas logique! Tu es un fantôme ou ... Ou j'en sais rien, je ..."

Tyler regretta aussitôt de lui avoir dévoilé cette partie de lui. Évidement elle ne comprenait pas, comment pourrait-elle? Personne ne le comprenais de toute façon. Ni les médecins, ni les patients, ni les employés de l’institut, même sa famille l’avait envoyée ici car elle ne le comprenais pas.
Il faut dire qu’il ne se comprenait pas toujours lui même. Parfois, seulement parfois, il se sentait étrangement vivant. Il respirait, se nourrissait (un minimum), du sang coulait dans ses veines et tous ses organes fonctionnaient correctement, en tout cas selon les médecin, mais comment faire confiance à ces gens là? De l’extérieur il semblait en bonne santé (mis à par son teint pâle) mais à l’intérieur il ressentait un grand vide, il savait qu’il avait perdu son âme le jour tragique où…

"Je suis vivante moi, hein ?"

Loreleï était recroquevillée en position foetal dans la la poussière calcinée, sa voix brisée et son teint rougi. Il n’en fallu pas plus pour réveiller le philanthrope en Tyler, il s’oublia immédiatement et se précipita aux côtés de Loreleï.

- Non, non! bien sûr que non tu n’es pas morte! Comment peux-tu croire ça?! Tu es la fille la plus vivante que j’ai vu ici!

Il prit sa main, et son pou (on ne sait jamais) il était rapide et puissant.

- Ne t’inquiète pas, tu ne mourra pas aujourd’hui.

hors rp:
je me suis encore fait attendre Embarassed


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Ven 29 Sep - 22:09


- Non, non! bien sûr que non tu n’es pas morte! Comment peux-tu croire ça?! Tu es la fille la plus vivante que j’ai vu ici!

Loreleï n'y comprenait plus rien. Qui était vivant ? Qui était mort ? Elle se demanda si le fait qu'elle ne ressente pas la douleur n'était pas une preuve de tout ça : les morts ça ne ressentait rien, hein?
Elle secoua la tête par rapport à ses propres pensées. Non, elle ressentait les choses. Elle avait chaud quand elle entrait dans un sauna, ses muscles réagissaient lorsqu'elle se battait, et elle avait senti le contact froid du métal de la balle dans sa chair tout à l'heure.
Elle soupira. Elle n'y comprenait rien. Elle était fatiguée. Elle avait très peu dormi ces derniers temps, angoissée par son entretien avec monsieur Banabil. Et elle avait perdu trop de sang.
Elle ne réalisa même pas que Tyler lui prenait la main. Quand elle s'en rendit compte, elle fronça la sourcil. Pourquoi est-ce qu'il faisait ça? Il la draguait ou quoi?!
Elle rougit et reprit brusquement sa main, l'amenant contre sa poitrine. Non mais, est-ce que c'était des manières ?

- Ne t'inquiète pas, tu ne mourra pas aujourd'hui.
- Hmf.

C'était trop pénible de réfléchir, alors elle s'était contentée de faire la moue. Elle remit ensuite ses lunettes sur le bout de son nez. Ha oui, c'était mieux comme ça.

- Comment tu peux en être sûr ? J'ai l'impression que personne ne veux de moi.

Elle se replia sur elle-même. Les médecins. Les autres patients. Tous avaient l'air de la prendre pour une idiote de service.
Elle ne resta pas longtemps dans cette position puisque c'était contre sa nature de se montrer ainsi faible. Elle se leva alors mais chancela. C'est alors qu'elle réalisa qu'elle n'avait toujours pas déloger la balle de sa peau. Elle se frotta les yeux, espérant améliorer sa vision trouble puis se racla la gorge avant d'espousseter ses fringues. Allez Caïd, du nerf!

- Ecoute. Je... hm...

Du nerf! Qu'elle se réveille !

- Je ne pense pas que tu sois mort ? Ok. Je crois que je vois ce que tu veux dire. Tu crois que genre l'Institut te tue, et c'est vrai qu'il a tous tué une part en nous mais c'était pour nous rendre encore plus vivant. La peur, être face au danger, c'est ça ce qui nous fait palpiter. Tu vois?

Elle hocha vigoureusement la tête, comme pour donner de la puissance à son discours. Elle espérait ne pas avoir trop l'air bizarre, parce qu'avec ces récents événements, elle ne devait pas être crédible.


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Sam 21 Oct - 2:16
1 battement…2 battements…3 battements Loreley retira sa main brusquement et fit la moue.

- Comment tu peux en être sûr ?

Tyler n’en était pas sûr justement! Il n’était jamais sûr de rien d’ailleurs. Mais il refusait d’accepter quelle puisse mourir. Il avait l’espoir absurde que le déni chasserait la mort et la souffrance.

- J’ai l'impression que personne ne veux de moi.

Tyler connaissais cette sensation. Cette sensation de vide et de solitude qui amène à ce genre de constat. Ce rejet permanent des autre humains quelque soient les efforts que l’on fait pour se rendre sociable. Ce rejet que l’on ne comprend pas et qui nous fait craindre les autres, qui nous oblige à nous replier sur nous-même. Et qui, même quand on trouve la force de se lever, nous fait chanceler si fort que l’on préfèrerait se lasser tomber et mourir que d’affronter une force aussi dévastatrice. La seule chose qui maintenait Tyler debout était cet « instinct de survit » qui chancelait comme la flamme d’une bougie dans la plus froide des nuits.

- Ecoute. Je... hm... Je ne pense pas que tu sois mort ? Ok.

Elle pouvait bien penser ce qu’elle voulais. Tyler savais ce qu’il était : un cadavre ambulant. Il le savait instinctivement comme une évidence qui s’était imposée d’elle-même. Ce n’était pas une lubie. C’était juste un constat.


- Je crois que je vois ce que tu veux dire.

Tyler regarda Lorelei dans les yeux. Elle était debout, l’uniforme taché de sang, un peu pâlotte et on sentait qu’elle luttait pour rester droite. Elle était sûr d’elle, ça se voyait dans ses yeux. Elle croyait le comprendre. Il ne pouvais pas lui en vouloir, elle n’était pas la première et puis c’était plutôt gentil de sa part. Mais il ne se comprenait pas lui-même alors comment une inconnu pourrait-elle le cerner en si peut de temps?

- Tu crois que genre l'Institut te tue, et c'est vrai qu'il a tous tué une part en nous mais c'était pour nous rendre encore plus vivant. La peur, être face au danger, c'est ça ce qui nous fait palpiter. Tu vois?

Est-ce qu’elle défendait vraiment l’institut? Était-ce vraiment la rebelle qu’elle prétendait être?

- Non je vois pas! J’ai pas besoin de l’institut pour ça moi! je sais me tuer tout seul!

Dit-il d’un ton sec. Il était déjà mort et l’institut était son enfer, il y’a une nuance entre un meurtrier et un tortionnaire, quoique les quelques suicidés étaient bien mort à cause de l’institut. Tyler se demandait souvent si ils avaient trouvé un endroit plus apaisant que l’institut espoir ou bien pire encore.

- Et puis c’est quoi « nous rendre encore plus vivant »? Nous surveiller? Nous enfermer? Nous apeurer? Ça te fais palpiter toi? Et bien je t’envie parce que moi ça me fout la gerbe.

De colère, de dégout, de rage envers l’institut il se retourna et (oh quel rebelle) écrasa une racine dans un craquement croustillant.


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