Plan à trois - avec Adèlys
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S197
Jeu 21 Sep - 19:51
" Je crois que vous ne comprenez pas docteur. Je me suis beaucoup analysé moi-même et je me connais bien. Je n'ai pas de problème avec ce que vous appelez ma "pathologie" et je n'ai aucune honte à en parler. Seulement, je ne le fais qu'à ceux dont j'estime qu'il le méritent. Les autres n'ont qu'à rester dans leur ignorance où ils se complaisent.

Transcription d'un enregistrement audio, jour 14"


Alexander avait beaucoup réfléchi. Le Génie avait beaucoup réfléchi. Le gala d’inauguration avait mis le bazar dans sa tête plus qu’il n’avait pu l’imaginer. Il s’inquiétait pour Lore qu’il n’avait pas revu depuis. Cela faisait cinq jours qu’il n’avait pas eu de ses nouvelles. Mais il préférait ne pas faire part de ses pensées pessimistes la concernant à Cap, le pauvre se remettait à peine de cette histoire avec Donatien Elpida et le malchanceux Eugène. Pour éviter d’y penser, il s’était consacré à un autre problème : Adèlys.
Il y avait beaucoup réfléchi. Devait-il la revoir au lac, comme elle l’y avait invité ? Il n’aimait pas l’idée de se faire convoquer de la sorte. Il n’était pas un laquais. Mais il avait besoin de savoir ce qu’elle savait. De voir ce qu’il pourrait tirer d’elle. Et il n’avait aucune idée de comment l’aborder dans un endroit discret, où ils pourraient parler tranquillement.
Il était donc parti à la pêche aux informations, et comme elle était en fauteuil roulant, il avait longtemps et souvent traîné aux alentours du bâtiment C, observant discrètement ses allées et venues, essayant de déterminer quel moment serait le plus propice pour la prendre entre quatre yeux. Comme elle était assez routinière, ce ne fut pas très long. Généralement, l’après-midi, elle se posait dans la cour, à l’ombre, pour lire un peu. Alors un beau jour, après avoir pris son repas à la cantine, il s’adossa à l’arbre qui servait de parasol aux lectures de l’hémiplégique et attendit. Longtemps. Il était patient mais là, elle était en retard par rapport à d’habitude et ça l’agaçait.
« Qu’est-ce qu’on fait là, mec ? On se fait un peu chier non ? On irait pas chercher un ballon ? J’m’entrainerais bien à faire des jongles. »
« On attend mademoiselle Valcourt. Elle est en retard. »
« En même temps, tu lui as pas fixé de rendez-vous que j’sache. Pourquoi elle serait à l’heure ? allez mec, laisse-moi prendre un ballon pour passer le temps. »
Le Génie soupira et céda face à l’insistance de Cap. Celui-ci revint quelques minutes plus tard, un ballon dans les mains et commença à la faire rebondir agilement sur ses pieds, ses genoux, sa tête et son cou. Il était en train d’inventer une nouvelle figure quand il entendit les crissements particuliers des roues du fauteuil dans les cailloux. Il stabilisa donc la balle dans le creux de sa nuque et lâcha un :

- Salut Adèlys ! Ça roule ?

Puis son cerveau réalisa ce qu’il venait de dire. Le ballon de foot roula le long de son dos et s’enfuit un peu plus loin comme il se redressait brusquement, les joues soudainement en feu.

- Euh, pardon, c’est pas ce que j’voulais dire !

Il enfouit une main dans ses cheveux et un rire embarrassé s’échappa de ses lèvres.

- Comment ça va ?

Quelques applaudissements lents et méprisants retentirent dans sa tête.
« Et bien bravo. C’est ce qu’on appelle une jolie entrée en matière. Je suis censé faire comment maintenant pour rattraper tes idioties ? Tu mets en péril toute la discussion ! Maintenant, c’est elle qui a l’avantage et c’est justement ce que je ne voulais pas en refusant d’aller au lac. »
« J’ai pas fait exprès… »
Cap avait envie de se faufiler dans un trou de souris. Malheureusement, il n’y en avait pas dans le coin et s’il ne pouvait pas échapper au jugement d’Adèlys, il pouvait encore moins échapper à celui du Génie. Après tout, il partageait la même tête.
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Dim 24 Sep - 12:16
ft. Alexander Hexe
on n'était pas sensé se retrouver au lac ?

plan à trois

Adèlys venait de terminer son repas du midi. La nourriture était toujours bonne, mais elle avait toujours du mal à apprécier les légumes, alors que les fruits passaient sans problèmes. Elle se forçait à manger de tout pour rester en bonne santé et mais aussi pour que son corps résiste mieux aux expériences de Donatien Elpida.
Si seulement elle n'était pas paralysée... Elle vivrait une vie heureuse, avec sa sœur, sa mère et son père. Loin de cet endroit. En y repensant plus attentivement, c'était sa mère qui avait insisté pour l'envoyer ici... Mais elle ne pouvait pas savoir que c'était un enfer. Alors Adèlys lui avait pardonné sans réelle difficulté.
Elle poussa la porte de la cantine et atteignit une seconde porte donnant sur la cour, son livre sur ses genoux. Dès qu'elle fut à l'extérieur, elle sentit le vent caresser doucement sa peau et l'air pur remplir ses poumons. C'était un air un peu marin... Pas étonnant sur une île, en fin de compte.
Elle avança donc jusqu'à l'arbre où elle avait l'habitude de lire en observant les différents patients. Ce garçon de cinq ans était atteint d'un vilain cancer. Et pourtant, malgré l'absence de cheveux et la peau pâle, il jouait avec les autres. Il poursuivait ses amis en mimant avec ses mains des griffes, comme pour jouer le méchant. Cette scène arracha un sourire à Adèlys, mais les larmes lui montèrent également aux yeux. Ils étaient insouciants, innocents.
De l'autre côté, c'était une fille qui jouait avec ses baguettes de batterie. Elle s'amusait à frapper le mur pour produire de la musique. Elle, elle avait une ouïe incroyable. Capable d'entendre une conversation chuchotée à cinquante mètre d'elle, sans obstacle bien sûr. Elle chuchota alors un bonjour à son égard, et la fille se retourna pour la saluer. Ce que c'était fascinant... Il paraît qu'elle avait perdu une oreille à cause de son médecin, et le bandage qui recouvrait le côté droit de sa tête témoignait de cette barbarie. Adèlys soupira.
Puis enfin, toujours en avançant vers l'arbre, elle vit Alexander Hexe. Lui, elle ne savait pas ce qu'il faisait ici. Il était un vrai mystère.
En parlant de mystère... Que faisait-il ici ? Elle l'avait bien attendu au lac pour discuter avec lui, et avait presque perdu espoir de trouver un allié redoutable. Se faisait-il désirer ?
Elle avança jusqu'à lui, qui s'amusait avec un ballon. Lorsqu'il l'entendit, il lui lança un :

- Salut Adèlys ! Ça roule ?


Ce qui l'arrêta net. Elle lui lança un regard suspicieux, mais se retint de dire quoique ce soit de cinglant. Il avait l'air joyeux plus qu'autre chose. Tiens, il se montrait simplet avec elle ?
Adèlys se demandait alors s'il n'avait pas un soucis mental ou psychologique. Peut-être était-il bipolaire ? Ah mais bien sûr ! Il était bipolaire ! Tout s'expliquait ! Peut-être était-ce plus compliqué que cela, mais au moins ce mystère sera résolu. En tout cas, pour elle.
Le ballon se mit à rouler loin de son propriétaire, et Adèlys leva les yeux vers Alexander. Il avait l'air gêné, mais surtout embarrassé. Il venait de comprendre, alors ? Adèlys afficha un petit sourire amusé. Bon, ce n'était pas fait exprès. Elle pouvait bien lui pardonner cet écart.

- Euh, pardon, c’est pas ce que j’voulais dire !


Adèlys secoua la tête. Le garçon froid et distant avait bel et bien disparu. En fait, ce garçon avait été surtout méprisant avec elle. Elle était assez dubitative, mais laissa couler. Tout le monde fait des erreurs ou peut être maladroit. Adèlys n'allait pas lui reprocher ça. En revanche, la première rencontre avait été lourde pour elle. Elle se demandait comment la suite allait se passer.
En vue de son attitude, il était complètement embarrassé. Adèlys trouvait presque cela adorable.

- Comment ça va ?

Adèlys s'approcha un peu de lui et lui donna sa réponse en souriant :

- Je vais bien, merci. J'espère que c'est aussi ton cas.

Elle vint alors près de lui pour s'installer sous l'arbre, à l'ombre. Elle immobilisa son fauteuil avec une sorte de levier pour éviter qu'il roule n'importe où, et se baissa pour ranger son livre dans une sorte de boite accrochée sous le fauteuil. Elle se redressa alors pour lui poser quelques questions :

- Je me demandais... Pourquoi n'es-tu pas venu au lac ? Tu préfères en parler ici ? Parce que je me doute que tu n'es pas venu pour parler de la pluie et du beau temps.

Elle n'avait pas pour habitude d'être aussi cash, mais soit. Sa stratégie était de ne pas tourner autour du pot, surtout dans un lieu public. Et surtout d'un sujet de conversation comme celui-ci. Elle était persuadée que derrière ses changements subis d'émotions se cachait un garçon intelligent et malin. Sa bipolarité ne devait pas interférer avec le tacticien qu'il était. Enfin, il avait des airs de garçon intelligent, mais la soirée d'inauguration la faisait pas mal douter. Il avait, certes, pris ses précautions en envoyant un employé des médias aux toilettes, mais son plan n'était franchement pas malin. Il suffisait qu'un médecin soit exactement au bon endroit au bon moment pour l'envoyer chez les Zéro. Adèlys se rassura en se disant qu'elle les avait peut-être sauvé, mais ce n'était pas vraiment le cas. Elle avait du jouer la "Miss-Je-Sais-Tout" alors que ce n'était en rien son caractère. Comme quoi, dans un cas comme dans l'autre, la première impression n'était pas bonne.
Après cette réflexion, elle s'excusa :

- Je suis désolée pour la soirée aussi. Mais j'ai préféré intervenir plutôt que de vous voir intégrer les Zéro.

Sa vision des choses était très pacifiste, mais c'était ainsi. Elle était du genre à ne laisser abandonner personne. Et si elle oubliait quelqu'un, elle irait le rejoindre le plus vite possible, avec ou sans fauteuil roulant. Enfin, c'est ce qu'elle disait, mais elle n'en était pas certaine.


Je pense qu'on devrait tous s'allier...
On devrait tous avoir confiance en nos propres capacités. Si on unie nos forces, tout est possible et peut-être qu'on pourra enfin sortir de cet enfer... by lizzou.
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S197
Mar 3 Oct - 17:20
Cap secoua une nouvelle fois sa tignasse avec un rire gêné quand Adèlys lui répondit et lui retourna la question très poliment. Avec ce genre de formulation, il aurait pu croire entendre le Génie, même si une certaine gentillesse et une certaine douceur se dégageait d’elle. Que ce soit l’une ou l’autre des deux personnalités, ils n’avaient pas été très sympas avec elle à la soirée d’inauguration. Il aurait presque préféré qu’elle se montre un peu froide plutôt que d’afficher ce sourire sincèrement amusé. Il se sentait tout honteux quand il repensait au tour qu’il lui avait personnellement joué, cette histoire de changement de chemise qu’il avait utilisé pour la mettre mal à l’aise. Bon, ce n’était pas pire que le mépris presque agressif du Génie mais lui, c’était habituel. Ce n’était pas dans ses habitudes à lui.

- Oui, ça va. Répondit-il un peu évasivement, plongé dans ces pensées.

Il la regarda s’approcher de lui, le regard rivé sur ses mains, presque fasciné par la facilité dont elle faisait preuve à se mouvoir malgré son handicap. Il l’observa mettre son frein et ranger son livre.
« Elle accepte de nous parler tout de même. C’est bien. Laisse-moi prendre le relai. »
« Non, pas tout de suite, je voudrais me rattraper d’abord et m’excuser pour l’autre soirée. »
Il eut un silence qui se prolongea un peu. Puis, un soupir retentit.
« Soit. Mais dépêche-toi. On a plus important à faire. »
Cap eut pour réflexe de hocher la tête affirmativement sans réaliser que si Adèlys le captait, ça allait lui paraître bizarre. Il allait reprendre la parole mais celle-ci le prit de vitesse.

- Je me demandais… Pourquoi n’es-tu pas venu au lac ? Tu préfères en parler ici ? Parce que je me doute que tu n’es pas venu pour parler de la pluie et du beau temps.


Pris au dépourvu, la réponse s’échappa de ses lèvres d’une façon complétement spontanée. Il haussa les épaules.

- Oh, tu sais, moi je s’rais bien v’nu. C’est un coin sympa, le lac, on aurait pu pêcher ou s’baigner et tout. C’est l’autre, là, qui n’a pas voulu et…

Il s’interrompit brutalement, réalisant ce qu’il était en train de dire. Il entendit le bruit d’une main qui s’écrase contre un front.
« Abruti. »
Oui, abruti. Le Génie avait raison. Enfin, lui il s’en fichait qu’on sache pour son problème de dédoublement de personnalité mais son colocataire mental lui avait bien dit qu’il préférait qu’ils gardent ça pour eux, histoire de garder un avantage, et il avait sacrément gaffé. Il prit le parti d’enchaîner tout de suite sur autre chose. Avec un peu de chance, elle penserait que « l’autre » s’appliquait à Lore et elle ne poserait pas de questions.

- En fait j’voulais surtout m’excuser pour l’autre soir. J’n’ai pas été très sympa, c’était pas cool de ma part de t’mettre mal à l’aise comme ça. Mais tu nous ret’nais et on était pressé...

Il croisa les doigts dans son dos, priant pour qu’elle n’ait rien capté. Il avait utilisé le pluriel pour cultiver l’ambiguïté de son intervention précédente. Il observa son expression faciale mais il fut incapable de déterminer si elle avait noté et compris sa bourde ou pas. Toujours est-il qu’elle répondit à ses excuses pour la soirée d’inauguration.

- Je suis désolée pour la soirée aussi. Mais j’ai préféré intervenir plutôt que de vous voir intégrer les Zéro.

C’était drôlement gentil de sa part. Et il avait envie de se glisser dans un trou de souris. Il fallait qu’elle arrête de se montrer aussi généreuse face à quelqu’un qui ne le méritait pas. Il s’en voulait tellement de la mystifier comme ça ! Alors il prit une décision qui n’allait pas du tout, mais alors pas du tout ! plaire au Génie.

- Adèlys, avant qu’on parle de tu sais quoi, il faut que j’te dise quelque chose. Quelque chose d’important.

« Woh, woh, woh ! Qu’est-ce que tu fais ?! »
« Mec. On peut pas continuer comme ça. Elle doit connaître la vérité, au moins pour nous deux. »

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Ven 6 Oct - 19:16
ft. Alexander Hexe
qu'a-t-il à me dire de si important ?

plan à trois

Elle avait l'impression qu'il se rapetissait volontairement, les épaules légèrement relevées et sa tête s'engouffrant dans le creux qu'elles engendraient. Mais ce n'était qu'une impression car de l'extérieur, il était parfaitement droit et se tenait bien.
Elle s'arrêta tout de même un instant pour écouter ses réponses. Il voulait emmener Loreleï avec lui ? Après tout, elle avait donné rendez-vous aux deux l'air de rien, même si elle s'adressait davantage à lui qu'à sa sœur qui n'avait pas l'air... Non, qui n'était pas futée. Au bout d'un moment, il faut être réaliste. C'était bien beau d'être gentille, mais il faut l'être pour les personnes qui vous montrent ne serait-ce qu'un peu de respect et de considération.

- Adèlys, avant qu’on parle de tu sais quoi, il faut que j’te dise quelque chose. Quelque chose d’important.


Elle se montra tout de suite plus attentive. Elle pencha légèrement la tête et battait plusieurs fois des cils. A la fois interloquée et curieuse.
Elle se redressa sur son siège, détendit ses épaules, et s'apprêta à la fois au pire et au meilleur.
Ce n'allait pas être la première fois qu'il lui faisait ressentir toutes sortes d'émotions. Enfin... Oui, dis comme ça, on pourrait croire qu'il lui plaît, mais c'est juste un intérêt qu'ils ont en commun et sa façon de dire les choses qui...
Bref : ce n'était pas un cocktail d'émotions positif.

- Je t'en prie.

En disant cette phrase, elle lui présenta la paume de sa main, comme pour lui indiquer qu'elle l'écoutait et qu'il pouvait commencer à parler. Elle la reposa délicatement sur sa cuisse, la tête levée vers lui pour entendre ce qu'il avait à dire.


Hors RP:
Réponse trèèèès courte, mais je ne voyais pas ce que je pouvais faire d'autre o_o
S'enfuir en courant (lol) ce n'est pas dans le caractère d'Adèlys, et encore moins parler d'autre chose donc... Bah elle l'écoute...
Voilà, j''espère que ça te va quand même ! >_<


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S197
Jeu 26 Oct - 18:59
"Tu réalises que j'ai envie de t'étrangler ?"
"Non, sans blague ? Mais j'en ai marre de tes mystifications : regarde ! Elle est gentille comme tout, elle mérite la vérité. Et pis t'sais quoi ? J'en ai marre que ça soit toujours toi qui décides de tout. Moi aussi j'ai mon mot à dire !"
"Ce n'est pas de ma faute si tes initiatives ne sont pas stratégiques !"
"J'en ai marre de tes calculs ! Y a pas qu'ça dans la vie ! Et..."

- Je t'en prie.

Le regard vide d'Alexander reprit de la consistance et se reposa sur Adèlys. Il esquissa un sourire.
"D't'façon c'est trop tard. Elle attend une réponse et j'vois pas quel mensonge j'pourrais inventer."
"Moi je pourrais le faire."
"Et rechanger de personnalité maint'nant ? Arrête mec, elle est pas stupide, elle va forcément se rendre compte de quelque chose et deviner. Si c'est pas d'jà fait."
Il y eut un silence au terme duquel un soupir retentit.
"Très bien. Mais laisse-moi lui expliquer alors. C'est mon domaine."
"Ok, ça me va."
Cap s'effaça dans un sourire de leur corps. Il savait que le Génie obtempérerait. Il embobinait beaucoup de gens et n'avait aucun scrupule à mentir... Mais pas à lui. Ils avaient une confiance totale l'un dans l'autre et ils savaient que c'était nécessaire pour leur cohabitation et leur santé mentale (relative selon les médecins). Alors le maintien d'Alexander se durcit. Sa silhouette s'allongea comme il se redressait, presque imperceptiblement, rétablissant un partage égal de son poids sur ses deux jambes. Ses yeux se plissèrent légèrement dans l'éternelle expression implacable et dangereusement intelligente qui caractérisait le Génie.

- Tu trouves mon comportement étrange, n'est-ce pas ? Peut-être même que tu t'interroges sur la raison précise de ma présence ici.


Il marqua un léger silence. Il n'attendait pas vraiment de réponse, il lui semblait assez évident que la question était rhétorique.

- D'après les médecins, je souffre de TDI. Selon mes propres analyses, c'est plus compliqué que ça mais disons que ça s'y apparente.

Un rire suivi d'un soupir éclata dans sa tête.
"On parie combien qu'elle a rien compris à ton explication ? Allez, à mon tour. Laisse-moi faire."
Son maintient se relâcha. Il plongea ses mains dans ses poches avec un sourire.

- TDI ça veut dire trouble dissociatif de l'identité. Mais dit comme ça c'est barbant alors pour être plus simple... On est deux là-dedans. Expliqua-t-il en désignant sa tête d'un index.

Il reprit une expression agacée.

- On peut caricaturer ça comme ça oui. Mais tu manques cruellement de rigueur scientifique. Surprise Adèlys ?

Un sourire illumina de nouveau ses lèvres et haussa nonchalamment les épaules.

- Fais pas attention. C'est le Génie, il est toujours de mauvaise humeur. Moi c'est Cap. Au moins tu comprends mieux notre comportement de l'autre soir je suppose.

Il se tut, attendant une réaction de la part de l'hémiplégique. Il ne lui restait plus qu'à prier pour qu'elle ne le prenne pas pour un fou furieux et qu'elle ne prenne ses jambes à son cou... Pardon ses roues... Enfin, qu'elle ne se barre en courant... à toute vitesse. Ouais voilà. Qu'elle ne se barre à toute vitesse.
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Lun 30 Oct - 22:27
ft. Alexander Hexe
qu'a-t-il à me dire de si important ?

plan à trois

Comme d'habitude, Alexander changea du tout au tout, à tel point qu'elle ne prit même plus en compte ses changements de tempérament soudains. Elle s'attarda plutôt sur ce qu'il allait dire, plutôt que d'analyser ses faits et gestes, ce qui devenait plutôt obsolète. Et puis, il allait lui dire quelque chose d'important, apparemment.

- Tu trouves mon comportement étrange, n'est-ce pas ? Peut-être même que tu t'interroges sur la raison précise de ma présence ici.

Elle opina. Il allait lui révéler sa pathologie ? Elle n'avait pas besoin de la connaître nécessairement. Quoique... S'ils devaient coopérer, ils devaient avoir assez confiance en l'un et l'autre, et donc dire leur raison d'être ici.
Ceci l'ayant éclairé, elle s'intéressa soudain davantage à son futur récit.

- D'après les médecins, je souffre de TDI. Selon mes propres analyses, c'est plus compliqué que ça mais disons que ça s'y apparente.

Puis, il changea d'intonation très rapidement.

- TDI ça veut dire trouble dissociatif de l'identité. Mais dit comme ça c'est barbant alors pour être plus simple... On est deux là-dedans. Pause, et de nouveau changement soudain. On peut caricaturer ça comme ça oui. Mais tu manques cruellement de rigueur scientifique. Surprise Adèlys ? Fais pas attention. C'est le Génie, il est toujours de mauvaise humeur. Moi c'est Cap. Au moins tu comprends mieux notre comportement de l'autre soir je suppose.

Elle cligna plusieurs fois des yeux, incrédule et perplexe. Mais surtout : dépassée. Bon, déjà, il y avait bien une histoire de "deux" dans sa pathologie. Mais c'est plus poussé que de la bipolarité. Elle leva ses deux mains, paumes face à lui.

- Attends. Je suis prête à accepter ça, mais si tu pouvais éviter de, hum... Changer subitement ? Je pense que je pourrais vous reconnaître à votre façon de vous exprimer, mais...

Elle secoua la tête. Elle avait du mal à s'exprimer correctement. L'air de rien, elle était surtout surprise. Elle ne s'attendait pas vraiment à ça, même si c'était assez logique. Ça correspondait assez bien à ce qu'il s'était passé à la soirée d'inauguration de l'ouverture de l'asile.

- Excusez-moi, j'ai un peu de mal... Donc, il y a "Le Génie" et "Cap". Mais ensemble, vous formez Alexander. C'est spécial, mais je vais essayer de m'y faire.

Elle s'arrêta un instant, pour réfléchir. Elle se disait que "Le Génie" n'était pas un surnom donné à la légère, tout comme "Cap". Son côté "malin" et "intellectuel" devaient appartenir au Génie, et son côté "jovial" et "insouciant" devaient définir Cap. Bon. Bon. Elle pouvait s'y faire. Ca allait prendre un peu de temps, mais ceci étant avoué, et surtout dit, elle allait pouvoir avancer sans faire exploser son cerveau.

- Donc, pour la stratégie, je devrais parler au Génie, je suppose ? Et pour ce qui est de... L'action, ce sera Cap ? Désolée, je vais avoir besoin de temps, finissait-elle avec un léger rire.


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S197
Mar 14 Nov - 16:35
Cap se mordit les lèvres, mal à l’aise face à l’absence de réaction d’Adèlys. Il commençait à regretter son choix mais il ne le formula pas, pas même dans sa tête, ne voulant pas s’exposer au « je te l’avais bien dit » du Génie. Plus le silence avançait plus il se tassait sur lui-même, souhaitant disparaître de nouveau. Il l’observait cligner des yeux comme si elle tentait de sortir d’un mauvais rêve. Il s’apprêtait à éclater de rire et lui dire que c’était une blague pour dissiper la tension mais elle le devança. Elle leva les mains, doucement.

- Attends. Je suis prête à accepter ça, mais si tu pouvais éviter de, hum... Changer subitement ? Je pense que je pourrais vous reconnaître à votre façon de vous exprimer, mais...

Elle avait l’air vraiment perdue. Le sourire embarrassé de Cap s’effaça de ses lèvres laissant brièvement place à une expression déçue, bien vite remplacée par un nouveau sourire de façade. Mais il l’était profondément. Déçu. Il enfonça ses mains des poches. Il avait vu une Adèlys conciliante et compréhensive. Il avait cru que… Mais non. Peut-être que la personne qui l’accepterait tel qu’il était n’existait pas au fond. Peut-être que c’était juste trop bizarre et dérangeant, même si au fond, lui ne voyait pas en quoi. Il ne pourrait jamais se laisser aller à être lui-même devant d’autres. Il n’avait pas le droit d’être Alexander, le monde l’obligeait à être soit Cap, soit le Génie.
Sentant ses yeux se plisser dans une envie de pleurer difficilement répressible, Cap préféra laisser le relai au Génie. Sa pudeur et sa volonté de garder une image de garçon cool et relax lui interdisait toute manifestation de faiblesse devant un tiers.
Le Génie soupira. Cap était au fond trop naïf et trop sensible. Il aurait dû se douter du résultat. S’il continuait à croire que les gens pouvaient accepter la différence, il passerait sa vie à en souffrir. La réaction d’Adèlys était compréhensible mais il lui en voulait tout de même d’avoir mis Cap dans cet état. Avaient-ils tous les deux surestimé la gentillesse et l’intelligence de l’hémiplégique ? Lorsque la conversation serait finie, il devrait encore passer un bon moment à le consoler et cela faisait difficilement partie de ses compétences.

- Pardon. On ne le refera plus. J’avais oublié que cela dérangeait les gens sains d’esprit. Répondit-il d’un ton parfaitement détaché qui contredisait le sarcasme dont il faisait preuve.

Il passa d’un geste faussement négligé sa main dans ses cheveux, les disciplinant du bout des doigts.

- Mais tu as raison. La stratégie c’est mon domaine.

Il la fixa un moment en silence, de son regard froid et incisif, comme s’il cherchait à disséquer et analyser ses intentions. Méritait-elle au moins le temps qu’il lui accordait ? Il n’allait pas tarder à le savoir.

- Qu’as-tu à me proposer ? Quel est ton plan ?


HRP:
Un petit peu de retard par rapport à mes prévisions désolée ^^'
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Dim 19 Nov - 13:06
ft. Alexander Hexe
qu'a-t-il à me dire de si important ?

plan à trois

Elle vit sur son visage une expression qu'elle ne connaissait que trop bien. Un mélange d'émotions négatives, peut-être indéchiffrable tellement il y en a. Mais en vu de son regard embrumé, elle dirait qu'il y avait au moins de la tristesse dans le lot. D'un coup, elle se sentit très mal, presque coupable alors qu'elle n'avait, à son sens, rien dit de très blessant. Elle avait été sincère... Peut-être avait-elle réagi de façon trop perplexe et trop... Que dire ? Elle n'avait pas l'impression d'avoir été dure ni d'avoir été méchante... Elle ne comprenait pas vraiment cette expression de tristesse.
Peut-être avait-elle dit quelque chose qui lui rappelait un souvenir lointain et peu joyeux ? Comment pouvait-elle savoir ? Elle ne comprenait pas d'où pouvait venir cette émotion. Elle se repassa la conversation, ses propre mots, sans comprendre. Elle allait, tout simplement, l'écouter. Pour voir ce qu'il avait à dire. De toute façon, elle n'était pas magicienne, elle ne pouvait pas tout deviner.

- Pardon. On ne le refera plus. J’avais oublié que cela dérangeait les gens sains d’esprit.

Elle écarquilla les yeux. "Les gens sains d'esprit" ?
Machinalement, elle secoua la tête en réponse à ce qu'il venait de dire. Donc lui, c'était le Génie. OK. Bon, peut-être que ce ne sera pas si compliqué au final. Leur façon de parler est vraiment très différente, c'est juste qu'il faut prendre le temps.

- Mais tu as raison. La stratégie c’est mon domaine.

Elle eut un frisson lorsqu'il posa son regard sur elle. Il posait son regard ? Non, c'était autre chose. C'était une façon de regarder plus intense et plus blessante. Inconsciemment, elle s'installa plus profondément dans son fauteuil, comme si ça allait la protéger de quoique ce soit.

- Qu’as-tu à me proposer ? Quel est ton plan ?

Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortait. Son plan ? Elle n'y avait jamais vraiment réfléchi. Elle s'était toujours contentée d'essayer de rassembler les personnes, de les motiver à se révolter, et peut-être un jour allait-elle lancer la révolution. Mais avant tout : comment savoir qu'il y a au moins un lecteur du journal ? Il était tellement caché qu'elle n'était pas sûre qu'il y ait au moins une personne qui l'ait lu.
Dans un élan de doute, elle baissa ses épaules et regarda le sol. N'était-elle pas en train de nourrir elle-même un espoir trop fou ? N'était-elle pas en train de s'imaginer une chose stupide en utilisant le peu de temps libre qu'elle avait en sa possession pour écrire des pages et des pages, peut-être pour rien ?
Elle leva une nouvelle fois les yeux vers lui, avant tout pour se défendre, sans pour autant se débarrasser de sa soudaine frustration.

- Avant toute chose, ce n'est pas que ça me dérange. C'est juste qu'au lieu de parler à une personne, je parle à deux personnes. C'est peut-être naturel pour ta sœur de comprendre qui est qui, mais je viens seulement d'apprendre que vous êtes deux. Et, je n'ai jamais dit que vous n'étiez pas sains d'esprit.

Puis elle inspira, et laissa un silence s'installer. Son but ? Il était limpide. Mais son plan ? Plus que trouble. Au moins, elle était sûre qu'il y avait quelqu'un avec elle, dans son camp. Il lui avait révélé un secret, peut-être qu'elle pouvait lui dire ? Lui révéler qu'elle était l'auteure de ce journal ?
Trop risqué. Elle risquait déjà gros dans cette affaire, elle n'allait pas lui mettre sur un plateau d'argent ce qu'il voulait. Et puis, en vue de ces plans très risqués, elle ne pouvait pas se permettre de lui dévoiler une telle information. Peut-être se prenait-elle pour une personne trop importante. Dans tous les cas, comme il était écrit dans le journal, "L'auteur restera inconnu, comme l'identité de ses lecteurs". Elle restera donc muette jusqu'à ce qu'il lui prouve qu'il est assez digne de confiance.

- Quant à mes plans... Je me base sur le Journal Clandestin. Trouver l'auteur nous donnera un certain avantage.

Elle marqua une légère pause. Elle venait de lancer un compte à rebours contre elle-même. S'il gaspillait son temps à chercher un auteur qu'il connaissait déjà, cela allait plus les ralentir qu'autre chose. Elle soupira alors, laissant tomber ses doutes et se concentrant sur la réussite du plan.
Elle balaya alors d'un revers de la main tout ce qu'elle avait pensé juste avant, et planta son regard dans le sien l'air sûre.

- Mais de toute façon, c'est moi qui rédige le Journal Clandestin donc, cela nous fait une chose en moins à faire.


Je pense qu'on devrait tous s'allier...
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S197
Dim 26 Nov - 19:26
Le Génie observa Adèlys se renfoncer dans son fauteuil, comme si elle se sentait agressée. Tant mieux. C'était tout ce qu'elle méritait pour rendre Cap malheureux, même si ce dernier devait absolument se créer une carapace.

- Avant toute chose, ce n'est pas que ça me dérange. C'est juste qu'au lieu de parler à une personne, je parle à deux personnes. C'est peut-être naturel pour ta sœur de comprendre qui est qui, mais je viens seulement d'apprendre que vous êtes deux. Et, je n'ai jamais dit que vous n'étiez pas sains d'esprit.

Il croisa les bras. Elle parlait de sa soeur sans aucune connaissance de cause. Mais en même temps, comment pouvait-elle savoir que même sa propre soeur ignorait cet aspect de lui. Mais il ne voulait pas en discuter avec elle. Alors il attendait patiemment qu'il réponde à la question qu'il lui avait posée.
Elle lui parla d'un journal. Le Journal Clandestin. Pour un écrit qui était sensé être clandestin, il était bien trop connu. Il le lui fit remarquer.

- D'ailleurs, c'est surprenant que les médecins et les employés ne l'ai pas encore découvert tellement tout le monde le lit et tout le monde en parle.

De toute façon ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne découvre qui en était l'auteur. Il haussa un sourcil sûr de lui. Il en était persuadé.

- Mais de toute façon, c'est moi qui rédige le Journal Clandestin donc, cela nous fait une chose en moins à faire.


Et le Génie tomba des nues. Euh, d'accord, il s'attendait à le découvrir vite mais pas maintenant et pas comme ça ! Il était assez surpris il devait l'admettre. Il perdit un peu de sa contenance et de sa morgue, restant silencieux pour s'éviter de bafouiller lamentablement.
Il était confus. Ca lui évitait de perdre du temps, certes, mais réalisait-t-elle à quel point elle se mettait à découvert ? Il ne savait pas trop s'il devait se sentir flatté par sa confiance, ou consterné par sa bêtise de se mettre en danger ainsi. Finalement, il opta pour un entre-deux.

- Tu réalises à quel point ce que tu fais est stupide là ? Non pas que je ne sois pas flatté de ta confiance mais...

En réalité, il se sentait tout chose. Etait-ce... ? Il n'était pas familier avec les sentiments. Ce n'était que des extensions parasites qui nuisaient à l'objectivité et à la réflexion. Il n'aurait pas dû se montrer si sec, du moins il le supposait. Il garda le silence quelques instants, sur le point de dire quelque chose qu'il avait du mal à formuler.

- Je... Je suis désolé de m'être montré aussi... désagréable.

Il inspira un grand coup, se détestant de bafouiller de la sorte, avant de reprendre.

-  Je comprends que la situation soit étrange pour toi. Enfin, non, je ne comprends pas mais je peux le concevoir. Mais il faut que tu comprennes que tu es la seule à qui Cap à tenu à montrer le véritable Alexander. La société nous a toujours forcé à être Cap ou le Génie. Jamais Alexander, que nous sommes pourtant vraiment. Alors ta réaction l'a assez blessé.

Il se tut un instant embarrassé mais refusant de le laisser transparaître. Seul ses yeux obstinément baissés sur ses pieds le laissait deviner.
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Lun 4 Déc - 20:22
ft. Alexander Hexe
qu'a-t-il à me dire de si important ?

plan à trois

Le silence qu'il laissait s'installer signifiait beaucoup de choses. Tout d'abord, elle sentit bien qu'il fut surpris. Mais elle s'attendait, venant du "Génie", qu'il réplique quelque chose de cinglant ou qu'il fasse savoir que ça ne l'impressionnait pas d'un poil. Or, là, pas un son ne sortit de sa gorge. Adèlys fut interloquée. Elle ne pensait pas que ce garçon aux airs méprisants puisse être un jour autant surpris.

- Tu réalises à quel point ce que tu fais est stupide là ? Non pas que je ne sois pas flatté de ta confiance mais...

Elle pencha légèrement la tête sur la droite et haussa doucement les sourcils, attendant une suite. Elle ne prit absolument pas mal sa première réflexion, elle commençait à s'habituer à être plus ou moins prise de haut venant de sa part. Et puis, ce n'était pas faux. Ce qu'elle faisait là était totalement stupide. La prise de risque était immense. Mais au moins, elle ne l'avait pas avoué à la première personne qu'elle avait vu. C'était déjà ça.

- Je... Je suis désolé de m'être montré aussi... désagréable.

Elle écarquilla les yeux, mais opina. Elle était maintenant à son niveau, du moins à un niveau similaire au sien. Et il ne la prendrait peut-être plus de haut et avait gagné son respect. Elle ne regretta pas son choix, au final.
Puis, il lui expliqua pourquoi il s'était montré un peu désagréable. Elle comprit sa réaction et opina à nouveau. Oui, c'était compréhensible. Après tout, elle avait quitté la société à ses six ans, elle ne se souvenait plus vraiment à quoi cela pouvait ressembler.
Elle laissa un temps à sa réponse, ne serait-ce que pour peser ses mots, mais seule cette phrase lui vint :

- Je peux comprendre, ça a dû être difficile.

Mais rien d'autre. Et pourtant, elle avait envie de rassurer ce "Cap". Mais elle s'était déjà expliquée...

- Je tiens à m'excuser aussi. Je ne pensais pas que ma réaction pouvait te... le blesser. Je promets de faire des efforts.

Elle venait de faire une bourde, mais soit. Elle allait devoir s'habituer à les dissocier l'un de l'autre. Mais elle appuya sa promesse d'un sourire sincère et bienveillant. Elle se permit d'effleurer sa main de ses petits doigts fins. Elle n'aimait vraiment pas faire du mal aux autres. Encore plus si c'était un mal intérieur.


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