Arrivée en enfer - with Donatien
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B199
Dim 22 Oct - 1:01
Le préposé l'ayant accueilli sur l'île de l'institut lui avait seulement dit de le suivre, d'un ton morne et plat typique des subordonnés docile, pour l'emmener dans ce qu'il semblait une cour intérieur et c'est à ce moment qu'elle le vit : un homme aux cheveux blancs et aux yeux dorés. Elle laissa échapper un petit glapissement de surprise en pensant que peut-être lui aussi avait le même mal qu'elle. Elle ignorais tout de cet endroit et elle ne comprenait plus rien depuis qu'on lui avait donné ce matricule étrange. On ne lui avait rien expliqué de ce qu'il se passait ici et les règles de conduite. Elle avait croisé quelque autres pensionnaires, mais ils avait tous l'air déprimés et leurs sons étaient comme éteins. Ignorant qui était cet individu lui ressemblant, elle décida de s'approcher de lui pour lui demander si ses cheveux étaient naturellement de cette couleur.

''Bonjour monsieur, je suis désolée de vous déranger dans vos occupations ,et plus encore si elles étaient importantes, mais je devais vous demander : vos cheveux sont-ils naturellement de cette couleur? Car, vous savez, je viens d'arriver et puisque cet institut est supposé nous aider je pensais que vous aussi vous deviez avoir le même problème que moi. Mais en regardant votre habit, je dirais plutôt que vous êtes un docteur.'' Elle remarque la façon dont l'individu était habillé, très chic et à son goût, et remarqua qu'elle ne pouvait pratiquement pas capter le son qu'ils produisaient. Elle prit soin de noter ce détail dans sa tête. Pour le moment elle devait continuer son numéro de petite fille perdue et mignonne à souhait et elle dit :

''pardonnez-moi mon impolitesse, mais j'aimerais vous dire que vos vêtements ont l'air très confortable j'en suis presque jalouse.''

Pour une fois, elle était sincère.
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Dim 22 Oct - 14:21


Arrivée en Enfer


Ce n'était pas vraiment son travail, à lui, Donatien, d'aller accueillir les petits nouveaux. Il avait une secrétaire, c'était à elle de gérer ça. Mais elle était soit-disant débordée. Avec les premières patientes zéro, et le lac qui débordait pendant cette saison pluvieuse,
et puis les nombreuses casses, et l'administratif... D'accord, elle avait beaucoup de travail mais Donatien l'avait engagée pour ça.
Pour qu'elle bosse.
Tant pis, il allait se dépêcher d'accueillir la nouvelle patiente et ferait autre chose après. Il avait envie de revoir Lys. Oui, il pouvait peut-être lui faire une visite surprise, cela lui ferait sûrement plaisir de le voir. Et puis il en profiterait pour l'interroger une nouvelle fois sur ces rumeurs de Journal Clandestin. Il n'y croyait pas trop que des patients se rebellent contre l'Institut : après tout, ce lieu était paradisiaque. Lui, Donatien Elpida, s'y sentait bien, alors pourquoi ce ne serait pas le cas pour les autres.
Avant de partir, il lança un regard à travers sa chambre vers l'extérieur. Le ciel était couvert et l'air humide. La terre était sûrement trempée à cause des intempéries de la veille. Donatien soupira : il allait devoir mettre des chaussures. Sinon ses pieds seraient boueux et il salirait le joli carrelage du bâtiment.
C'est contre son grè qu'il enfila une paire de chaussures blanches. De jolis souliers cirés et brillants tant il les avait peu portés. Ample chemise pâle, presque transparente, aux manches retroussées sur ses coudes osseux et pantalon albâtre en lin serré à la taille, aux jambes droites. En passant devant le miroir, il se fit la remarque qu'il aurait presque eu l'air élégant habillé ainsi. Il prit soin de coiffer sa chevelure en une queue basse, faisant attention à ce qu'aucun mèche ne se rebelle.
Quand il se trouva parfait, il sortit de son bureau. Il avait fini de gérer son peu de paperasse - encore une fois, c'était le principal rôle de sa secrétaire que de s'occuper des papiers - et pouvait donc arriver pile à l'heure pour la nouvelle. Il se dirigea vers l'embarcadère,
là où il y avait l'arrivée des bateaux, dossier de la nouvelle en main. B199. Ouïe fine. Donatien se fichait pas mal de la capacité de la patiente, la seule éventuelle chose qui l'intéressait étant sa pureté. Du moins, si elle était pure. De toute façon, à part lui-même, personne n'intéressait Donatien. Il y avait bien son Lys, éventuellement...
C'est alors qu'un garde-côte l'informa que la patiente était déjà arrivée, qu'elle était dans la cour. Donatien fronça les sourcils. Encore un stagiaire qui ne savait pas faire son travail. Donatien en parlerait à sa secrétaire s'il fallait virer ou non l'abruti qui amenait les nouveaux patients directement dans la cour centrale. Ou alors ça avait toujours été comme ça mais étant donné que Donatien ne se chargeait jamais de l'accueil il ne l'avait jamais su ...? Non. Il savait tout.
Il arriva le premier sur les lieux car il ne repéra pas le petit stagiaire et un nouvelle à l'air perdu. Il n'y avait pas grand monde dans la cour. Peut-être parce qu'il faisait froid. Peut-être parce que le ciel était gris. Ou peut-être parce que c'était le matin et que c'était l'heure des séances de soins.
Tant mieux, Donatien appréciait le silence.
C'est alors qu'une demoiselle s'approcha de lui. Il ne l'avait même pas repéré, trop occupé à être dans ses pensées.

- Bonjour monsieur, je suis désolée de vous déranger dans vos occupations ,et plus encore si elles étaient importantes, mais je devais vous demander : vos cheveux sont-ils naturellement de cette couleur? Car, vous savez, je viens d'arriver et puisque cet institut est supposé nous aider je pensais que vous aussi vous deviez avoir le même problème que moi. Mais en regardant votre habit, je dirais plutôt que vous êtes un docteur.

Donatien haussa un sourcil et eut un mouvement de recul. Dis donc, elle était bavarde. Le visage glacé, les mains dans les poches, le dos droit mais les épaules étrangement voûtées, il fixait ce qu'il devinait être la petite nouvelle. Il était partageait sur sa première impression : elle avait était très polie et il appréciait la politesse, mais il la trouvait malgré tout familière avec ses questions et ses remarques déplacées. Comment ça l'Institut était "supposé" aider ? Comment ça il a un problème ? Comment ça un problème similaire à quelque chose d'aussi inférieur qu'une patiente ?
Il allait répondre quelque chose pour la remettre à sa place mais la pipelette reprit :

- Pardonnez-moi mon impolitesse, mais j'aimerais vous dire que vos vêtements ont l'air très confortable j'en suis presque jalouse.

Donatien referma la bouche. Bon. Elle s'excusait.
Il roula ses yeux, réfléchissant au comportement à adopter. Elle était jalouse de lui, cela se comprenait. N'importe qui ici devait sûrement être envieux de lui. D'ailleurs avait-elle fait exprès de ressembler au médecin ?
Elle s'excusait... Peut-être que l'excitation d'être ici, sur cette île, avait pris le dessus sur le respect. Très bien, Donatien ferait l'impasse pour cette fois. Cette fille était certainement sur-excitée à l'idée d'être à l'Institut, et puis c'était une adolescente et les adolescents n'étaient pas des êtres de lumière, c'était bien connu.
Un long silence s'installa. Silence qui ne gênait pas le médecin en chef, au contraire. Puis en captant le regard gêné du stagiaire, il réalisa qu'il devait peut-être dire quelque chose. Pourquoi toujours parler ? Pourquoi toujours s'embêter à tenir une conversation ? Donatien détestait gaspiller sa salive.
Il jeta un coup d'oeil sur ses vêtements, puisqu'on parlait de ça, et répondit de sa voix grave et désincarnée :

- Oh. Ça ? Pas besoin d'être jaloux. Ce ne sont que des chiffons.

Il s'abstint de préciser que s'il le pouvait, il se baladerait nu. Il ne supportait pas de s'habiller, il se sentait prisonnier du tissu. Là, il donnerait n'importe quoi pour ôter ses chaussures.
Dans un soupir las il ouvrit le dossier de la demoiselle. Autant aller à l'essentiel.

- B199. Dublin. Ouïe fine, énuméra-t-il. As-tu déjà rencontré ton médecin ?

Il ne prit pas la peine de se présenter : tout le monde savait qui il était.




Hors RP:
Long pavé sorry, mais je voulais bien poser le contexte ^^' Et désolée pour le comportement de Dodo, mais comme tu peux le constater il est un peu spécial x)


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B199
Dim 22 Oct - 15:53
Allya observa la réaction du monsieur devant lui et remarque qu'il avait eu un mouvement de recul, signe qu'il n'avait pas l'habitude qu'on l'aborde de la sorte, et que l'atmosphère de la cour avait subitement changé comme si on avait tué l'intégrité des sons dans la cour car quand elle s'approcha de lui tout le monde dans la cour s'est tu. Elle n'avait pas besoin de regarder autour pour le comprendre. Logiquement, aborder un homme provoquant cette réaction pouvait se montrer vraiment risqué ou il fallait choisir ses mots avec un soin extrême. C'est alors qu'elle entendit sa voix...

-Oh ça? Pas besoin d'être jaloux. Ce ne sont que des chiffons.

Elle se retint de faire une remarque sur sa voix. Sa voix grave aurait pu être séduisante si elle contenait un peu de chaleur humaine, mais à la place elle était froide et sois sa voix appartenait à un iceberg ou il ne savait simplement ce qu'était une émotion et si on peut considérer le mépris comme une émotion alors là il tape le gros lot. Sa voix cachait autre chose d'étrange...comme un sentiment de manque qui le dévorait de l'intérieur et elle pourrait bien être sa prochaine victime. Elle serra son recueil de poème dan sa poche pour se donner du courage et entreprit d'écouter ce qu'il a dit.

-B199. Dublin. Ouïe fine.  As-tu déjà rencontré ton médecin?

Elle ne put cacher un léger frisson en entendant sa voix, qu'elle essaya de faire croire qu'il était provoqué par la température quand il continuait de parler avec cette voix. Mais pour faire bonne mesure, elle pencha la tête sur le côté, ce qui permit à qui le voulait d'admirer,ou juger, sa chevelure blanche, avec des reflets argentés à la lumière, et fit une moue pensive

-Je ne crois pas que l'on m'ai parler de cette histoire de médecin alors je crois que non. Oh, excusez encore mon impolitesse, mais vous n'avez pas répondu à ma question : vos cheveux sont-ils naturellement de cette couleur? Loin de moi l'idée de vous importuner, mais c'est un sujet qui me tient à cœur car je souffre de l'albinisme. Voila la raison pour laquelle mes cheveux sont blancs, mais, parait-il, un gène mutant aurait provoqué la coloration de mes yeux dorés au lieu de rouge allez savoir. Étonnant que ce ne soit pas inscrit dans mon dossier pourtant. La vie est étrangement faite ne trouvez-vous pas?

Elle posa un regard doré sur la personne avec un son glacial et fit ce que chaque être humain devrait faire dans cette situation pour éviter de s'engluer dans un silence gênant.

-J'ai presque oublié, je suis Allyssana Brennan, enchantée de vous rencontrer, même si je crois qu'ici il faut utiliser ce matricule bizarre, et que je n'apprécie pas vraiment, que l'on m'a attribué et puis-je avoir l'audace de demander votre nom cher monsieur? J'ai peur de me montrer un peu trop familière avec vous dû à mon ignorance totale des règle de cet institut et j'espère que vous n'en tiendrez pas compte.

Au moins les astuces pour faire la conversation pendant les négociation était aussi valables ici: la politesse est une clé ouvrant une multitude de portes.

(HORS RP j'ai modifié une partie du premier dialogue l'idée m'est venue plus tard sorry si la réponse doit être très modifiée ><)
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Dim 29 Oct - 13:07


Arrivée en Enfer


- Je ne crois pas que l'on m'ai parler de cette histoire de médecin alors je crois que non.

Donatien n'entendit pas la suite du discours de la petite nouvelle. Son cerveau avait fait une pause sur sa première phrase : comment ça on ne lui a pas parlé des médecins ?
Elle était dans un Institut médical dont le but était de soigner des patients alors évidemment qu'il y avait des médecins ! Qui était l'incompétent qui avait géré la venue de cette fille ?
Si un regard avait pu tuer, celui de Donatien aurait assassiné l'infirmier stagiaire sur place. Est-ce que c'était cet imbécile-là qui avait mal renseigné la patiente ? Ou alors c'était sa secrétaire ?
La journée de Donatien avait mal commencé, il avait froid et portait des chaussures,
sont thé de ce matin avait été infusé à soixante-quatre degrés plutôt que soixante-cinq,
il se coltinait le boulot de ses subordonnés et les mauvaises nouvelles s'accroissaient.
Une main sur les hanches, l'autre se pinçant l'arrête du nez, le médecin en chef tenta de calmer la colère qui grondait au fond de son ventre.
Et l'autre qui continuait de babiller bêtement. Est-ce qu'elle prenait le temps de respirer ? Les jeunes de nos jours, vraiment ... Bien, peut-être que Donatien pouvait faire un effort et rebrancher son ouïe à son cerveau afin d'écouter ce que la nouvelle avait à dire :

- J'ai presque oublié, je suis Allyssana Brennan, enchantée de vous rencontrer, même si je crois qu'ici il faut utiliser ce matricule bizarre, et que je n'apprécie pas vraiment, que l'on m'a attribué ...


A nouveau, Donatien n'entendit pas la suite. C'était lui qui avait choisi de donner des matricules aux patients. C'était son idée. Et elle ne l'appréciait pas vraiment?
La colère sourde monta jusque dans sa poitrine, menaçant d'exploser. Une veine se gonfla sur la tempe de l'homme et ses yeux lancèrent des éclairs. Sa peau pâle, presque translucide, le rendait alors quasiment inhumain.
Il se fichait pas mal de la politesse de l'adolescente : noyer le poisson ne servait à rien car, de toute façon, Donatien n'entendait que ce qu'il avait envie d'entendre.
Le stagiaire fit un pas en arrière, sachant sûrement que Donatien Elpida était un être patient qui se mettait rarement en colère. Alors le voir afficher une expression c'était rare.
Le médecin en chef installa un long silence. Il devait se calmer. Renvoyer une bonne image de lui. Il s'était déjà énervé par le passé sur un patient et lui avait alors tiré une balle ... Dans la jambe, si ses souvenirs étaient bons.
Au fur et à mesure que la brise soufflait, l'ire de Donatien s'apaisait et l'étincelle qui avait grillé la rétine de l'homme s'éteignit. Le masque glacé avait repris sa place. De sa voix lente et désincarnée, le médecin reprit la conversation:

- Les matricules, c'est mon idée.

Elle ne connaissait pas les règles ? Très bien, Donatien allait les lui apprendre.
Il se pencha vers elle, son nez caressant presque le sien. Il prit soin de ne laisser aucun contact mais il voulait de son regard et de sa voix qu'ils soient si puissants qu'ils marquent la demoiselle. Qu'elle se sente prisonnière malgré l'absence de contact.
Ses iris dans les siennes, il resta longuement comme ça. On lui avait souvent dit que regarder quelqu'un dans les yeux dans un silence absolu et pendant un long laps de temps pouvait rendre mal à l'aise. Donatien, lui, au contraire, se sentait supérieur dans ces cas-là, mais si l'adolescente pouvait se sentir dans une position inconfortable, à la bonne heure !

- Je me fiche bien de ton prénom. L'Institut à vrai dire n'en a rien à faire, prit-il le temps d'articuler sur un ton monotone. Tu n'es pas quelqu'un, tu es une pathologie. Retiens bien ça, B199.

Donatien plaignait le médecin qui aurait B199 en charge. Elle ne connaissait rien aux règles et c'était problématique. Bonne chance.




Hors RP:
Pas grave, je n'avais même pas encore répondu. Et au ton personnage dit exactement tout ce qui déplaît à Donatien, c'est trop drôle x) Tu es la première à l'énerver en deux réponses alors que c'est quelqu'un de très patient, félicitations \o/


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B199
Mar 31 Oct - 21:41
Elle se gifla mentalement. Elle avait été trop personnelle envers une personne supérieure! La négocient des Loups venait de faire une erreur de débutante. La voix du médecin venait de devenir aussi glaciale que la toundra et elle eut un petit frisson. Elle lui aurait bien dit sa façon de penser, mais elle avait commis de faux pas pour une conversation donc elle se dit qu'il valait mieux se soumettre à lui pour l'instant, mais rien ne l'empêchait d'être un tantinet passive-agressive avec un soupçon d'insolence. Elle prit un ton avec légèrement de défi.

''Bien sûr, monsieur je suis désolée de vous avoir manqué de respect. Je suis bien consciente que je ne suis rien en tant que simple pathologie à vos yeux merci de me le rappeler. Mais bon je crois que cet institut s'intéresse un minimum sinon on ne m'aurait pas demander mon nom sur le formulaire. Qui suis-je donc pour vous questionner le chef que vous êtes. ''

Elle ouvrit l'un de ses bracelets-briquet pour en faire jaillir une flamme qu'elle fixa pendant quelques secondes. Le feu était sa dépendance et ne pouvait rester trop longtemps sans en regarder une. Elle fit un combat de regard avec l'homme pendant quelques secondes avant de les baisser. Dans son regard se trouvait une pointe de mépris derrière un masque de stoïcité

''J'espère que vous avez des médecins compétents ici, car si vous avez réellement tout trouvé sur moi cher monsieur ma pathologie ne seras pas tellement étudiable et ce serais dommage pour tout le monde. Je suis sûre que vous n'avez rien à faire de mon avis, mais je pensais qu'il était important de vous le mentionner.''


Elle remarqua que l'inconnu qui l'avait escorté avait reculé de quelques pas et toutes les voix s'était toutes tûe pour de bon pour qu'il ne restais que leur conversation encore audible.

''Au fait, si vous êtes celui en charge de l'institut, j'aimerais seulement dire que des gardes armés ne font pas une très bonne impression. Suis-je dangereuse ou c'est pour nous impressionner.'' Elle sentait que la conversation touchait à sa fin et voulait mettre les points sur les ''i''.



Elle se tût...c'est officiel la voila dans endroit comparable à l'enfer.
Elle allait soupirer, mais se retint par politesse.

Hors RP:
J'espère qu'il y a assez de contenu et je me sens honorer que la première personne que fais chier à l'arrivée à l'institut soit le médecin en chef


Je suis venue ici comme on vient en enfer, on m'a dépossédé de mon identitée et arrachée à ma famille. Vous m'avez forcée à devenir une louve solitaire et je n'ai plus à retenir mes coups. Un jour, vous me laisserez partir...de gré ou de force.
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Jeu 2 Nov - 22:15


Arrivée en Enfer


La proximité physique qu'avait instaurée Donatien dans l'espoir de soumettre la petite nouvelle et de l'intimider ne sembla pas perturbée B199 puisqu'elle répondit :

- Bien sûr, monsieur je suis désolée de vous avoir manqué de respect. Je suis bien consciente que je ne suis rien en tant que simple pathologie à vos yeux merci de me le rappeler. Mais bon je crois que cet institut s'intéresse un minimum sinon on ne m'aurait pas demander mon nom sur le formulaire. Qui suis-je donc pour vous questionner le chef que vous êtes.


Donatien se dit qu'il devrait arrêter de l'écouter. Certes, il était flatté par toutes ces marques de respect mais le fait qu'elle souligne le fait qu'elle intéresse l'Institut lui arracha un frisson. Il profita qu'elle continue de parler pour feuilleter le dossier de la patiente, non sans s'éloigner d'elle, son visage toujours proche du sien. Ha oui, c'était vrai. Une ouïe très fine... C'était assez rare, mais impossible à trouver. Elle paraissait facilement remplaçable. Alors oui, l'Institut s'était intéressé à elle mais la demoiselle ne parut pas comprendre que cet intérêt était éphémère, surtout pour quelqu'un d'aussi instable que Donatien.
Il fit claquer le dossier pile au moment où elle sembla finir de parler, et Donatien entendit la fin de sa phrase :

- ... important de le mentionner.

Il n'hocha même pas la tête pour faire semblant de montrer qu'il l'avait écouté. Il la fixait sans ciller, imperturbable. Puis, certain qu'il pouvait prendre la parole, il ouvrit la bouche mais elle s'exprima à nouveau. Donatien tiqua. Qu'elle bavarde, elle ne se taisait jamais ?!

- Au fait, si vous êtes celui en charge de l'institut, j'aimerais seulement dire que des gardes armés ne font pas une très bonne impression. Suis-je dangereuse ou c'est pour nous impressionner?


Un sourire à la fois sardonique et malicieux trancha le visage de Donatien. Qu'elle était mignonne, sa naïveté...
Il saisit la patiente par le menton, le coinçant entre son index et son pouce et cette simple pression suffisant pour la forcer à le regarder dans les yeux. La même couleur, n'importe quoi... Donatien était unique. Cette pâle copie de lui-même ne l'impressionnait pas.

- Ni l'un, ni l'autre, répondit-il froidement. Mais si tu continues à être insolente...

Il laissa flotter sa phrase dans l'air, créant ainsi un suspens. Puis de sa main valide il fit signe au stagiaire de s'approcher. Ce dernier s'approcha sans se faire prier.
Le médecin en chef lâcha la jeune fille et saisit le flingue de l'infirmier avant de la pointer vers B199. Il fit un pas en avant afin que le canon touche la poitrine de l'adolescente. Un frisson le parcourut. Ici, dans cette cour, il y avait quelques mois de cela, il avait osé tiré sur un patient ... Pourrait-il recommencer? Surtout que ce dernier l'avait plongé dans une colère noire et c'était ce torrent d'émotions qui avait pris possession de l'arme. Si B199 continuait de jouer avec ses nerfs, serait-il capable de presser la détente afin de la faire taire?

- ... Je peux te montrer pourquoi on est armé.



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B199
Ven 3 Nov - 2:50
Si elle s'attendait à ça! Ce n'était pas la première fois qu'un flingue était pointé sur elle, mais si vite? C'était bien une première. Elle avait beau jouer la fière, mais elle avait tout de même une peur de la mort. Elle aurait pu le désarmer et prendre le contrôle de l'arme, mais elle voulait éviter d'aller vraiment trop loin. Elle se dit que ce serait une bonne idée pour elle de réduire son débit de parole et de garder ses pensées pour elle.

''... Je peux te montrer pourquoi on est armé.''

Elle prit la bonne décision de ne pas le provoquer plus que ça. Elle leva les bras à la hauteur de sa tête en signe de reddition, mais arma son regard d'une couche impénétrable semblable à celle de son... agresseur?

''Je crois que je préfère éviter de prendre ma précieuse vie aujourd'hui et le sang d'une pathologie comme moi ne mérite pas de se retrouver sur vos mains.''

Elle fit un léger pas de coté pour ae dérober à la ligne de mire du canon de l'arme.

''Je crois qu'il vaut mieux pour nous deux de couper court à cette conversation monsieur. Je suis la seule fautive ici, désolée qu'un déchet comme moi doive prendre de votre temps.''

Elle espérait que se dénigrer elle-même le calmerais un peu.


Je suis venue ici comme on vient en enfer, on m'a dépossédé de mon identitée et arrachée à ma famille. Vous m'avez forcée à devenir une louve solitaire et je n'ai plus à retenir mes coups. Un jour, vous me laisserez partir...de gré ou de force.
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Jeu 9 Nov - 22:34


Arrivée en Enfer



Donatien n'entendait que ce qu'il voulait entendre.
Donatien ne voyait que ce qu'il voulait voir.
Il triait tout le temps. Ne s'encombrait pas de l'inutile. Se vidait la tête pour ne garder que l'essentiel. Et c'était pour cela qu'il ne savait pas interpréter l'humain. Il ne comprenait pas la peur, ou le sarcasme. Les blagues des autres ne le faisait pas rire. Il n'y avait que lui. Il ne pouvait compter que sur lui-même et c'était pour cela qu'il dénigrait autant les autres.
Mais pourtant cette petite nouvelle lui imposait une vision et des mots qu'il ne voulait ni voir, ni entendre. L'éducation qu'il s'était créée l'empêcher de saisir les excuses de l'adolescente, ou le fait qu'elle se dénigre. Tout ce qui pouvait lui porter atteinte comptait avant le reste.
Alors même si B199 leva les bras, et même si elle lui dit que son minable sang ne méritait pas d'être sur les mains de Donatien, la seule chose que vit Donatien était qu'elle recula. Il avait pris la décision d'être menaçant pour être écouté, de pointer ce canon sur la poitrine de la jeune fille, et elle, elle avait choisi de se libérer de son emprise en se décalant. Et il ne voyait que ça : un pas de côté. Se détacher sa puissance. Le rendre plus fébrile qu'il ne croyait.
Le pire vint après :

- Je crois qu'il vaut mieux pour nous deux de couper court à cette conversation monsieur.


Elle avait dit "monsieur", mais elle avait choisi elle même qu'il valait mieux cesser de discuter. Elle prenait la décision de ce qui était mieux pour eux deux. Donc elle prenait la décision de ce qui était mieux pour lui. Le reste de son discours n'était que de la bouillie auditive.
Donatien n'en pouvait plus de cette petite prétentieuse. Quoi ? Elle croyait savoir mieux que lui s'il valait mieux arrêter de discuter ou non ?!
Furieux, une veine gonflée sur la tempe et le regard glacé, il leva sèchement vers le ciel et tira un coup de feu. La déflagration le rendit sourd un instant mais cette violence qui ne lui ressemblait pas l'apaisa. Du moins juste pendant un court instant. Il lui fallait du sang.
Son visage était dardé vers les cieux tristes. Ses mèches blanches s'envolaient suite à la brise provoquée par le coup de feu. Lentement, elles ondulèrent derrière lui. Et alors, très posément, Donatien reposa son regard sur B199. Impassible. Incalculable. Impossible de comprendre ce que ce type qui venait de tirer sur les nuages avait en tête.
Sans une expression, il rendit l'arme à l'infirmier. Il n'avait pas besoin de ça. Non. La violence ce n'était pas pure. Hors, il était pur. Oui, il se devait de l'être. Il n'était pas comme tous ces abrutis qui buvaient au lycée et qui vomissaient. Ou comme ces junkies presque morts sur les trottoirs. Et il n'était pas comme ces patients. Il n'était pas comme B199. Et il avait l'intention de le lui prouver.
Il fit face à l'albinos, ses pas légers mais ses os lourds, et la dévisagea.

- Tais-toi. Ne dis plus rien. Je me fiche, et donc l'Institut, se fiche de ce que tu crois, de ce que tu veux. Tu veux être soignée ? Cesse d'être insolente. Cesse d'avoir tes propres pensées.

Il marqua une pause, fouillant dans sa mémoire pour trouver le prénom de la demoiselle.

- Tu n'es plus Allya. Tu es B199.






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B199
Lun 13 Nov - 23:36
Elle était sous le choc. Une douleur fusait dans son poignet et elle remarqua que la balle lui avait frôler le poignet avant de s'écraser sur le sol derrière elle. Il est malade ce type? Elle savait qu'il était spécial aux vues de ses dires, mais dérangé à ce point?

- Tais-toi. Ne dis plus rien. Je me fiche, et donc l'Institut, se fiche de ce que tu crois, de ce que tu veux. Tu veux être soignée ? Cesse d'être insolente. Cesse d'avoir tes propres pensées. Tu n'es plus Allya. Tu es B199.


Résister ne valait plus la peine pour l'instant. Vaux mieux aller dans son sens pour sortir indemne de cette conversation.

-Oui je comprends. Toutes mes excuses pour mon insolence inutile. Où dois-je me rendre maintenant?

Elle le regarda comme s'il était la lumière dans la nuit et qu'elle était perdue et cherchait le soleil pour trouver son chemin alors qu'elle était sous le choc de ce qu'il venait de se passer. Tétanisée, elle attendait la réponse du médecin tandis qu'elle se rendit compte que la situation lui échappait totalement.

Hors RP:
Je voulais satisfaire la soif de sang de Dona et trouver un moyen de mettre dans la tête d'Allya que c'est du sérieux. Je voulais aussi qu'elle comprenne qu'elle n'était rien dans cet institut autre qu'une patiente. Je te laisse finir parce que j'ai pas trop d'idée et qu'il semble normal que ce soit le médecin qu'y ait le dernier mot.


Je suis venue ici comme on vient en enfer, on m'a dépossédé de mon identitée et arrachée à ma famille. Vous m'avez forcée à devenir une louve solitaire et je n'ai plus à retenir mes coups. Un jour, vous me laisserez partir...de gré ou de force.
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Sam 18 Nov - 16:29


Arrivée en Enfer



- Oui je comprends. Toutes mes excuses pour mon insolence inutile. Où dois-je me rendre maintenant?

Évidemment qu'elle comprenait. Évidemment qu'elle s'excusait. Évidemment qu'elle avait été insolente. Mais c'était une adolescente, elle était bête. Alors que lui aurait bientôt vingt-huit ans. Il était adulte. Il était son supérieur. Elle ne l'avait pas compris tout de suite mais Donatien savait qu'il était capable de mettre les gens dans le droit chemin.
Il regarda l'infirmier et lui fit un signe de tête. Ce dernier comprit, mais Donatien dit tout de même à B199:

- Suis-le. Il va te faire visiter. Logiquement il devrait t'expliquer mais puisqu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, je vais te faire un récapitulatif.

Il balaya l'air de la main, comme pour excuser les remerciements de B199, alors qu'elle n'en avait pas prononcé. Il était de nouveau le même homme que tout à l'heure. Difficile à croire qu'il avait usé d'une arme à feu quelques minutes auparavant.

- Aujourd'hui tu visites. Tu as déjà lu le règlement mais on t'en fera rappel. Il y en a sur son bureau. De toute façon, tu feras un détour par ta chambre. Demain matin commencera ta première séance de soin, voici le nom de ton médecin.

Il claqua des doigts en direction de l'infirmier qui se pressa d'écrire le nom du médecin qui prendra en charge l'adolescente sur un bout de papier et le lui donna. Bien, le travail était fait.
Donatien hocha poliment la tête, pour saluer les deux protagonistes. Puis il pivota des talons et s'éloigna, fantôme blanc dans la brume. Une journée chargée l'attendait. La prochaine fois, il enverrait Dessanges s'occupait de ce genre de cas.
Il eut tout de même un petit rictus. Il était content pour la petite B199. Après tout, il lui avait ouvert les portes d'un Paradis Terrestre.




Hors RP:
J'espère que ça te va comme fin. Dis-moi si tu rajoutes encore quelque chose pour savoir si j'attends ta réponse pour archiver le rp ^^


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B199
Dim 19 Nov - 23:56
-Bien, monsieur

Elle prit le petit bout de papier et suivit le préposé en charge de lui faire visiter. Elle ne savait pas encore la folle aventure qu'allait être sa première nuit à l'institut...

Hors RP:
Je n'ai rien de mieux pour conclure et il fallait que je connecte ce rp à celui avec Amalia qui se passe le jour d'après. Dis-moi si c'est vraiment trop court


Je suis venue ici comme on vient en enfer, on m'a dépossédé de mon identitée et arrachée à ma famille. Vous m'avez forcée à devenir une louve solitaire et je n'ai plus à retenir mes coups. Un jour, vous me laisserez partir...de gré ou de force.
vous m'avez séparée de ma meute...gare à vous!▵
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Arrivée en enfer - with Donatien

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