When am i gonna start living ? ||feat Jimin Lee Jalbert||

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Dim 12 Nov - 19:23

Il ne voulait pas ouvrir les yeux. Il savait que le soleil c’était levé, qu’il était bien plus tard que les heures auxquelles il avait l’habitude de se lever, mais il voulait rester au lit. En dehors de ces couettes, il faisait froid. Il le sentait sur son visage. La pâle lueur du jour ne l’invitait guère à se lever. Il pleuvait encore. Tant qu’il ne bougeait pas, Aeden avait encore une chance de se rendormir. Mais penser à dormir, ça l’éveillait. Il sentait son esprit le tirer du sommeil. Il laissa s’échapper un son entre le soupir et le grommellement. Il s’extirpa finalement de ses couettes, sans grande motivation, et s’assit sur le bord de son lit. Il se frotta les yeux et poussa un bâillement. Il ne comprenait pas comment il était possible d’être si fatigué en dormant autant de temps. Ou en faites si, il comprenait tout à fait. Ce n’était pas vraiment la première fois que cela lui arrivait. Il avait déjà vécu ça par le passé.

Il alla prendre une douche comme tous les matins, l’eau tiède finissant de le tirer de son sommeil. Il s’habilla ensuite avec soin, conscient de son rendez-vous matinal quotidien avec son médecin. Le docteur Aarons manquait cruellement d’initiative. Mais c’est ce qu’Aeden avait recherché. Toujours les même tests physiques, psychologiques, médicales.  A 9h30 il avait sa séance psychologique et il savait exactement ce qu’il avait à répondre pour satisfaire les attentes du médecin, et pour paraître aussi normal qu’il ne le pouvait. Ces efforts finiraient par payer. Il le savait.

La routine avait quelque chose de rassurant pour lui. Faire les mêmes choses étaient peut être ennuyant, mais la répétition lui permettait d’exceller. Les nouvelles situations avaient toujours été difficile à gérer pour lui parce qu’il avait toujours eu peur que celles-ci n’entrainent des échecs. Et Aeden détestait perdre. Il alla petit-déjeuner à la cantine, c’était le seul repas de la journée ou il n’avait pas à se forcer. Il aimait manger le matin. Il termina par un grand verre d’eau, puis retourna dans l’aile A du bâtiment principal. Il se dirigea vers le bureau de Aarons, où avait lieu les séances. L’horloge interne d’Aeden indiquait 9h34, il était sûr qu’il était en retard. Il toqua à la porte et entra, comme il avait l’habitude de le faire depuis des semaines.

L’imprévu. Ce n’était pas Aarons. Et Aeden ne voyait pas de qui il s’agissait. Il était sûr pourtant de connaître le nom et le visage de tous les médecins de l’institut. Il avait fait ces petites recherches personnelles. Alors qui était-elle ? Il resta planter dans l’encadrement de la porte, ne sachant pas la démarche à suivre. Était-ce une patiente ? Un médecin ? Devait-il rentrer ? Attendre dehors ? Dire bonjour ? Ce dont il était sûr, c’est que là tout de suite, il souhaitait retourner se cacher sous ses draps. Si dans sa tête, c’était la panique, il n’en laissa rien transparaitre. Enfin, en dehors du fait qu’il était tétanisé dans l’entrée…




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Médecin
Lun 13 Nov - 3:29
- Vous avez dit quoi ?
- Vous allez vous occuper de la séance du jeune Aeden, répéta le docteur Aarons.
- P...p...pourquoi ? bégaye-t-elle presque paniquée. Vous ne vous sentez pas bien ?
- Ça m'ennuie. Il dit toujours la même chose. Il est trop ancré dans sa routine. Je crois qu'un point de vue différent pourrait faire avancer les chose avec lui.

Sur ces mots, le médecin l'abandonna dans son bureau, le dossier d'Aeden ouvert sur le bureau et Jimin Lee la main lever dans une veine tentative de le retenir. Ça ne faisait même pas deux jours qu'elle était revenue à l'Institut et elle devait faire une consultation avec un patient... Sans même que le médecin attitré soit présent ! Elle n'en revenait pas. Elle se doutait que le docteur Elpida serait trop occupé pour s'occuper d'elle et qu'il demanderait aux autres médecins de la faire travailler. Mais elle aurait imaginé que le médecin qu'elle remplacerait serait avec elle pour la superviser. Les mains moites sous le stresse, Jimin lissa ses cheveux sur le dessus de sa tête jusqu'à l'élastique qui les retenait presque sur le dessus, puis les essuya sur son jean noir. Soufflant un bon coup, elle rajusta son chemisier bleu assorti à ses lentilles et elle prit le dossier du patient.

A189, Aeden Zethar, seize ans, Précoce avec trouble déficitaire de l'attention.
Donc, c'était un cas psychologique. Pas étonnant que le docteur Aarons l'ait choisi pour le remplacer. Il n'y avait pas beaucoup de médecins à l'Institut qui avaient suivi des cours en psychologie, et encore moins qui avait une mineur dans ce domaine. Sinon ils seraient tout simplement psychologue. Mais si ça n'avait été de l'origine de sa propre pathologie, elle n'aurait pas non plus fait cette mineur. Ça avait été difficile de concilier les deux programmes.
Déteste perdre.
Tout dépendait du degré, parce qu'elle en avait connu des tonnes qui détestaient perdre.
Aime la routine.
Il n'allait sûrement pas aimer voir quelqu'un d'autre que son médecin habituel. Elle allait devoir le mettre à l'aise. Mais pourquoi le docteur Aarons l'avait laissé seule aussi. Il n'aurait pas pu rester au moins pour la présenter et expliquer les raisons de cet échange ? Ils allaient commencer cette séance sur un sentiment de trahison, ce qui était vraiment mauvais.
Dors beaucoup. Est souvent en retard.
Elle n'aimait pas trop les gens qui sont toujours en retard. Elle aimait qu'on respecte les choses, et si on disait neuf heures, c'était neuf heures, pas neuf heures et quart. Mieux valait toujours arriver cinq minutes trop tôt que trop tard, comme lui avait toujours répété son père.

À neuf heures trente-quatre, soit quatre minutes en retard, quelqu'un frappa à la porte, faisant sursauter Jimin Lee qui était concentré sur le dossier. La porte s'ouvrit avant qu'elle n'ait le temps d'inviter le visiteur à entrer. Elle releva les yeux vers l'adolescent qui entra dans le bureau. Grandeur moyenne, ni trop gros ni trop maigre. Ses cheveux noirs étaient encore en bataille, comme s'il n'avait pas pris le temps de les peigner au réveil. Les yeux foncés, mais pas bruns par contre, mais à cette distance elle ne pouvait pas en être persuadé. Des yeux empreints de surprise et de questionnement. Il faudrait qu'elle parle avec le docteur Elpida pour qu'il interdisse une situation similaire. Les changements de médecins pouvaient être très perturbant. Et elle en savait quelque chose. Pour le mettre à l'aise, elle tenta de l'accueillir avec sa voix la plus douce.

- Bon matin, Aeden. Je m'appelle Jimin Lee et je suis médecin stagiaire.

Voyant qu'il ne bougeait pas, elle se leva et contourna le bureau pour le rejoindre et le guides vers le fauteuil en face du bureau.

- Le docteur Aarons m'a demandé de faire la séance de ce matin parce que j'ai fait une mineur en psychologie et qu'il voulait un point de vue extérieur sur ton cas.

Plutôt que de retourner derrière le bureau, Jimin attrapa une chaise et se plaça à la gauche de l'adolescent. Elle voulait qu'il l'a voit comme une amie ou une grande sœur et non comme un médecin qui allait le pousser dans ses retranchements.

- Mais je comprend que cela puisse être... difficile à prendre qu'il me demande ainsi de faire la séance sans même t'en avoir parlé avant pour que tu puisses te préparer mentalement. J'ai moi-même déjà été à cette place, alors je suis la plus à même de comprend ce que tu vis.

HRP:
J'espère que ma réponse te va. Je n'ai pas suivi de cours en psychologie, alors je vais faire mes recherches sur internet au fil de notre RP pour pas aller dans tous les sens. Mais j'espère qu'Aeden pourra voir Jimin comme une grande soeur qui pourra l'aider ^^


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On m'a dit un jour : Le meilleur moyen de partir d'ici, c'est de leur laisser croire qu'ils t'ont guérie.
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Lun 13 Nov - 14:22

- Bon matin, Aeden. Je m'appelle Jimin Lee et je suis médecin stagiaire.

Ok jusque-là, ça allait à Aeden. Un médecin stagiaire, ça ne serait pas trop difficile à gérer. Elle reproduirait sans doute la même chose que le docteur Aarons, ne s’intéresserait pas trop à lui. C’était parfait pour continuer à faire en sorte que le personnel médical en sache le moins possible sur lui. Perdu dans ses pensées, il se laissa guider jusqu’au fauteuil où il avait l’habitude de s’assoir.

- Le docteur Aarons m'a demandé de faire la séance de ce matin parce que j'ai fait une mineur en psychologie et qu'il voulait un point de vue extérieur sur ton cas.

Merde. Ce n’était pas juste un médecin stagiaire. L’attention d’Aeden se reporta sur elle. Une psychologue… Ça se compliquait. Il se mordilla l’intérieur de la joue, pensif. Elle attrapa une chaise et s’assit à côté de lui. Génial ! Comme si cela ne suffisait pas. Il n’aimait pas les psy. C’était un psychiatre qui lui avait découvert sa dépression et son haut potentiel. Et psychiatre et psychologue ce n’était pas loin d’être la même chose.  Ca cherchait des problèmes où il n’y en avait pas. Et il n’aimait pas la proximité physique.

- Mais je comprend que cela puisse être... difficile à prendre qu'il me demande ainsi de faire la séance sans même t'en avoir parlé avant pour que tu puisses te préparer mentalement. J'ai moi-même déjà été à cette place, alors je suis la plus à même de comprend ce que tu vis.

Il planta ces yeux verts dans ceux de Jimin Lee et prit un air détaché. Elle était donc nouvelle à l’Institut, ce qui expliquait qu’il ne la connaisse pas ne fut ce que de nom. Aarons était peut être un médecin très paresseux, ce qui jusqu’ici arrangeait Aeden, mais là on arrivait tout de même à un paroxysme. Son but à lui, c’était que à force de faire croire des choses à son médecin principal, il arrive à sortir de l’Institut, pas que ce dernier face appel à ces collègues pour fouiner à sa place. Il s’appuya sur son dossier et répondit :

- Pas de soucis.  


Sa réponse était accompagnée d’un léger sourire et d’un mouvement d’épaule signifiant l’indifférence. Il ne comptait pas se laisser démonter. Il aurait voulu en rajoutez mais il savait qu’il devait être prudent. Montrer de la curiosité ne faisait que l’enfoncer dans son rôle de surdoué. Il aurait voulu savoir pourtant la raison de son séjour à elle à l’Institut. A moins qu’elle ne veuille par « même place » dire qu’elle avait déjà vu un psy. Mais Aeden savait très bien pourquoi Aarons ne lui avait rien dit au sujet de cette petite visite. Ce dernier était persuadé que le garçon n’était pas capable de survivre sans sa routine. Malheureusement, c’était l’image qu’il lui avait donné en restant sur ses acquis, et cela donnait l’impression d’un toc aux yeux du médecin. Et donc c’était anormal. Ce qu’Aeden ne voulait surtout pas. Ici, c’était un peu l’occasion de se rattraper. Il devrait jouer finement cependant pour ne pas gonfler le maigre dossier qu’Aarons avait sur lui.


Spoiler:
Ta réponse est parfaite :3
https://fr.wikipedia.org/wiki/Surdou%C3%A9#Manifestations_de_la_.C2.AB_douance_.C2.BB
Si tu as besoin de piste sur le profil psychologiques de surdoué, pour une fois, wikipédia n’est pas une si mauvaise source que ça x’)




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Lun 13 Nov - 18:09
HRP:
Oups, j'ai oublié de changer de compte avant de te répondre...

Aeden planta ses yeux dans les siens et Jimin Lee put en voir leur couleur. Vert avec un soupçon de gris. Ce qu'elle aurait aimé que ses yeux ne soient pas noirs. Mais ce n'était pas le temps de revenir sur ses gènes. L'adolescent faisait genre il s'en fichait, mais elle avait bien vu que sa présence à la place de son médecin attitré ne l'avait pas ravi. Elle savait étudier les expressions. Elle avait suivi un cours en synergologie pour savoir comment agir avec les gens qu'elle côtoyait et éviter d'être une nouvelle fois persécutée.

- Pas de soucis, répond Aeden en s'appuyant sur son dossier.

Sa réponse était accompagnée d’un léger sourire et d’un mouvement d’épaule signifiant l’indifférence. La désinvolture était un trait typique chez les adolescents. Il voulait faire celui dont rien ne pouvait le perturber. Il avait le droit. Jimin se contenterait de lire entre les lignes. Elle allait donc se contenter de discuter et d'écouter ses réponses, aussi courtes soient-elles. Mais pour ça, elle devait le mettre en confiance, et même si ça ne lui plaisait pas tant que ça de parler d'elle, le meilleur moyen de le faire parler de lui était à coup sûr de parler d'elle. Et surtout de son soi en tant que patiente à l'Institut. Du moins, elle espérait que ça fonctionne. Croisant sa jambe gauche sur la droite, signe qu'elle était ouverte à la conversation, elle prit appui sur le dossier de son siège avec son bras droit, tout son tronc face à lui.

- Fait comme si je n'étais pas médecin. Je n'ai ni cahier ni crayon pour prendre des notes. Juste de la discussion. De quoi veux-tu qu'on discute ? Est-ce qu'il y a un sujet qui te plait plus qu'un autre ? Moi j'aime bien la musique et plus particulièrement celle du pays d'origine de ma mère, la Corée du Sud.


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Lun 13 Nov - 18:49
- Fait comme si je n'étais pas médecin. Je n'ai ni cahier ni crayon pour prendre des notes. Juste de la discussion. De quoi veux-tu qu'on discute ? Est-ce qu'il y a un sujet qui te plait plus qu'un autre ? Moi j'aime bien la musique et plus particulièrement celle du pays d'origine de ma mère, la Corée du Sud.

Elle ne voulait pas non plus qu’il fasse comme s’il n’était pas là ? Il n’aimait pas cette proximité. Ca l’empêchait de se concentrer. Elle n’allait pas lui faire gober qu’elle voulait « juste » discuter. Elle était psy. Il essaya de faire preuve de bonne volonté et se tourna à son tour vers elle, reculant tout de même légèrement sa chaise dans l’action. Il l’imita et croisa à son tour sa jambe gauche sur la droite. Il n’avait pas envie de discuter, mais il savait faire des efforts, sinon il allait passer pour un garçon bizarre, tout l’inverse de son but depuis qu’il était arrivé.

Par contre il n’avait pas de sujet qui lui plaisait plus qu’un autre. Il aimait beaucoup de sujets, et beaucoup de choses. Il n’était pas grand fan d’un truc en particulier. Prenons la musique. Il aimait toute la musique. Enfin, même si il y avait quelques exceptions. Pareil pour le reste. Il n’aimait pas spécialement ni le sport, ni les sciences, ni le droit, ni quoi que ce soit. Il était plutôt du genre touche à tout. Il y avait quelque chose pourtant qu’il préférait plus que de parler de lui-même. C’était écouter les autres de parler. Il avait sa solution. Il fit à Jimin :

– Vous aimez quoi d’autres ?

Et voilà, le tour était joué. Il parlait, montrait de la bonne volonté tout en évitant totalement de devoir s’inventer une passion tirer de nulle part. Aeden n’aimait pas mentir. Même s’il avait parfois l’impression que toute sa vie n’était qu’un vaste mensonge. Il regarda l’horloge accroché sur sa gauche, à l’entrée de la porte, face au bureau de Aarons. Au moins, dans ce sens ci, il ne se sentait pas obligé d’écouter les tic-tac pour avoir une idée du temps qui passait. Entendre des tic-tac sans savoir ce qu’il indiquait, lors de longue séance, ça le perturbait. Il n’aimait pas les bruits qu’il ne pouvait pas identifiés à quelque chose.




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Mar 14 Nov - 19:11
Jimin Lee remarqua qu'il tentait de faire preuve de bonne volonté en se tournant vers elle, mais son mouvement de recul avec la chaise lui laissait croire que ce n'était pas de bonne fois. Il tenta de l'imiter en croisant la jambe gauche sur la droite, sans savoir que dans cette position, son pied gauche s'éloignait d'elle, signe de fermeture à la conversation, alors qu'elle-même son pied était vers lui en signe d'ouverture. Il se forçait pour donner le change, mais au fond il ne voulait rien savoir de cette conversation. Mais elle en était surprise. Elle avait fait des cours de psychologie et sa pathologie était d'ordre psychologique. Normal qu'il se méfie d'elle, même si elle avait décidé de ne prendre aucune note. Bon d'accord, elle avait une assez bonne mémoire pour retranscrire l'essentiel plus tard, mais elle voulait surtout créer une relation de confiance avec les patients en tant qu'ex patiente.

– Vous aimez quoi d’autres ? lui demande-t-il.

Répondre à une question par une autre ? Il préférait écouter les autres que de se confier. D'accord, elle allait devoir utiliser une autre approche. Il voulait qu'elle parle ? D'accord, elle allait lui parler de son passé à l'Institut. S'il la voyait différemment des autres médecins, peut-être accepterait-il de se confier elle. De toute façon, pourquoi irait-elle tout dire au docteur Aarons ? Il avait voulu la laisser seule avec son patient ? Qu'il assume son choix, les psychologues étaient tenus au secret professionnel, même entre collègues.

- Ce que j'aime d'autre ? Analyser les moindres gestes des gens qui m'entoure. Ça permet de savoir à quoi s'attendre. Voilà pourquoi j'ai suivi quelque cours en psychologie, dont un en synergologie. Je peux donc dire que tout de suite, tu n'es fermé à cette conversation. Très bien, je vais parler et te dire pourquoi j'ai fais ces cours en psychologie, alors que je voulais devenir médecin.

Jimin Lee fit une pause pour déterminer comment elle allait commencer son histoire. Devait-elle commencé par le déclencheur ? Ou seulement lui dire pourquoi elle avait séjourné à l'Institut ? Elle n'avait pas vraiment envie de parler de son enfance de bouc émissaire, alors elle y alla avec sa pathologie.

- J'ai moi-même été à ta place. Ici. Bon pas vraiment ici, vu que j'étais une patiente S, mais j'ai été une patiente de l'Institut. Et moi aussi c'était d'ordre psychologique. À la différence que mes émotions avaient une incidence physique.

Elle s'arrêta sur ses mots pour voir sa réaction et s'il allait se montrer curieux. S'il posait des questions sur elle et se montrait réellement intéressé pour ce qu'elle disait, ce serait déjà ça de gagner. Qui sait, le docteur Aarons semblait lassé de son patient, il allait peut-être lui demander de faire d'autres séances avec Aeden dans le futur.

HRP:
J'espère attiser la curiosité d'Aeden cette fois-ci ^^


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Mer 15 Nov - 21:06

Sa réponse était longue. Elle essayait probablement de le mettre en confiance. A moins qu’elle ne soit tellement passionnée par la psychologie qu’elle soit prête à en parler des heures. Au moins, elle ne semblait pas insistée pour savoir ce qui le passionnait. Il avait commencé à chercher ce qu’il aurait pu lui dire si elle revenait sur le sujet, mais ça ne semblait plus dans ses plans. Elle fit ensuite une petite pause. Aeden regarda l’horloge du coin de l’œil. Il se demanda si elle terminerait la consultation aussi vite que d’habitude ou si elle allait insister. Il opta pour la deuxième possibilité. Elle ne semblait pas paresseuse comme Aarons. Elle avait d’ailleurs l’air d’adorer son métier. Il n’aimait pas trop le faites qu’elle analyse le moindre geste des gens. Le garçon gardait beaucoup de choses pour lui, mais il mentait moyennement bien. Il se mordilla l’intérieur de la joue, espérant que la séance se passerait bien. Cela commençait à le stresser.

- J'ai moi-même été à ta place. Ici. Bon pas vraiment ici, vu que j'étais une patiente S, mais j'ai été une patiente de l'Institut. Et moi aussi c'était d'ordre psychologique. À la différence que mes émotions avaient une incidence physique.

Elle avait donc été patiente à l’Institut ? Donc, tantôt, c’était bien ça qu’elle voulait dire. Il se demanda quel genre de maladie pouvait causer des incidences physiques en étant psychologique. Peut être des TOC, ou de la schizophrénie, ou de l’anorexie, où pleins d’autres à vrai dire. Les troubles psychiques et mentaux étaient vraiment un sujet très vaste. Lui, n’avait qu’une dépression, ce qui n’était pas en soi un énorme problème. Il ne pensait pas qu’être surdoué était considérer comme un trouble psychologique. Peut-être que cela en entrainait quand même certains. Il ne savait pas grand-chose au final sur tout ça, et ce n’était pas avec l’institut qu’il parviendrait à en savoir plus. Il n’y avait ni bibliothèque, ni accès à internet et il ne pouvait pratiquement rien lire.

Il se reconcentra sur la psychologue. Il pouvait éliminer les syndromes comme ceux de Huntington qui ne se soignait pas. Avec ça, elle aurait quitté l’institut deux pieds devant. Il n’existait pas encore de traitement pour ce genre de maladie. De toutes manières, dans les centaines de maladies de ce genre, Aeden ne devait pas en connaitre plus d’une cinquantaine. Cela l’avait intéressé à un moment mais après quelques mois, il avait fini par se lasser et cesser de lire des choses à ce propos. Il hésita un instant avant de poser sa question. Il devait faire attention qu’elle ne soit pas mal formuler. Pas trop personnelle pour ne pas gêner, ce n’était pas toujours facile. Mais il avait appris que certaines questions ne se posent pas. Qu’il y a des choses qu’on n’a pas le droit de savoir. Il se racla la gorge, qui comme à l’accoutumée était sèche, avant de demander :

– Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?


Spoiler:
C'est bien de l'appâter avec sa curiosité, il la réprime, mais il est très curieux x')




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Ven 17 Nov - 18:43
Jimin Lee vit une étincelle de curiosité s'allumer dans le regard de l'adolescent. Bingo ! Il ne se montrait pas curieux avec le docteur Aarons, parce que celui-ci se concentrait sur Aeden au lieu d'amener son patient à s'intéresser à lui. Et la curiosité était l'un des traits de caractère des gens qu'on qualifiait de surdoué. Elle n'avait aucun problème à parler de sa pathologie, surtout dans un cas pareille. Si c'était le seul moyen d'avoir son attention et le faire emmener à parler, elle pouvait bien faire ça. L'adolescent garda le silence un moment, cherchant probablement les bons mots à dire pour ne pas la vexer ou se montrer trop indiscret. Pour elle, tant qu'il posait des questions, c'était bon signe.

– Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? demande-t-il après s'être raclé la gorge.

Jimin fit mine de chercher quoi dire. Un peu de suspense pour garder son intérêt.

- J'ai, comme qui dirait, développé un mécanisme de défense quand j'étais enfance. Ma peau devenait brûlante, pas au point de me blesser, mais assez pour faire peur aux gens qui voulaient me faire du mal. Donc ma peur, qui est une émotion, provoquait une réaction physique pour me protéger. Mais je dois avouer que ça aurait été mieux de devenir invisible comme un caméléon, termine-t-elle avec une petite touche d'humour.

Ses autres pathologies étant plus d'ordre verbal que physique, elle les garda pour elle. Elle aurait autre chose à lui révéler si jamais elle s'occupait une nouvelle fois de lui. Lui confier tous ses secrets tout de suite, lui enlèverait tout intérêt pour de futures rencontres. Parce qu'elle devait avouer, que pour une première séance thérapeutique, elle y prenait un vrai plaisir. Elle trouvait Aeden fascinant, mais dans le bon sens. Elle avait l'impression, que si elle réussissait à l'amener à parler, il pourrait lui raconter des choses très intéressantes. Elle n'avait jamais connu de surdoué. En fait si, lors d'une conférence pour un cours. Mais elle n'avait eu la chance de discuter intimement avec lui. Il avait eu une file monstre pour lui poser des questions à la fin de la conférence. Du coup, bien qu'il ne soit qu'un adolescent et qu'il n'ait vécu que peu de chose, elle était persuadé qu'il pouvait lui raconter des choses intéressantes.

Mais justement, elle voulait qu'il lui parle. Mais comment l'amener à discuter de lui maintenant ? Lui demander directement la raison qui avait pousser ses parents à l'envoyer ici ne ferait que le braquer davantage. Ça, elle en était persuadée. Alors quelle question devait-elle poser ? Comment formuler les choses pour obtenir ce qu'elle voulait ? Comment lui faire comprendre que tout ce qu'il lui confirait aujourd'hui resterait entre eux ?

HRP:
C'est encore court... Mais bon ^^'


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Ven 17 Nov - 21:03
Elle sembla chercher les mots, et il espéra qu’il n’avait pas été trop indiscret. Il jeta un regard à l’horloge. Le temps passait un peu plus vite que d’habitude. Il avait des questions dans la tête, une vraie envie de savoir. C’était ce qu’il ressentait lorsqu’il était confronté à un sujet qui l’intéressait. C’était comme une explosion de questions dans sa tête.

- J'ai, comme qui dirait, développé un mécanisme de défense quand j'étais enfance. Ma peau devenait brûlante, pas au point de me blesser, mais assez pour faire peur aux gens qui voulaient me faire du mal. Donc ma peur, qui est une émotion, provoquait une réaction physique pour me protéger.

C’était pour le moins inattendu. Aeden n’avait jamais entendu parler d’une telle chose. Pour quelle raison, et à quel extrémité avait-elle été confronté pour que son corps en arrive à de tel moyen de défense ? Il se retient de la couper, écoutant son explication jusqu’au bout.

-Mais je dois avouer que ça aurait été mieux de devenir invisible comme un caméléon, termine-t-elle avec une petite touche d'humour.

Le garçon eut un sourire. Il aimait les caméléons. C’était des créatures extrêmement intéressantes. Leurs facultés avaient toujours fasciné le garçon. Leurs yeux indépendants et leur possibilité de s’adapter à leur environnement était impressionnant.

– J’aime bien les caméléons.

Cette information n’avait pas de but précis, il voulait juste le dire. L’affirmer. C’était si rare qu’il parle de ce qu’il aimait, il s’effaçait si souvent. Cela laissait sur ces lèvres comme un goût de liberté. Par certains moments, il devait un peu leurs ressembler. Aux caméléons. C’était plus facile de se fondre dans le décor. Etre toujours d’accord avec tout le monde, mais en même temps avec personne. Il voulait plaire à tout le monde, et à force de s’obstiner à ça, il ne plaisait à personne. Il le savait très bien mais ne pouvait pas s’en empêcher. Il finirait par craquer sous la pression. Il le sentait. Il n’était pas assez doué pour y parvenir. Il n’était pas assez bon. L’échec était toujours à quelques mètres devant, l’attendant et le convoitant. Souvent, il se retrouvait au bord, en équilibre. Comme un funambule au bord du vide. Sauf qu’il ne savait pas faire l’acrobate. Qu’il se sentait si proche de tomber et de se perdre dans un abysse de déception.

Il planta son regard dans celui, sombre et envoutant de la psychologue. Il voulait lui poser des questions encore, mais ne savait pas si cela serait bienvenu. Il se retient, une question au bord des lèvres. Il frotta ses mains moites sur son jean, et son regard retomba sur ses pieds.




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Ven 17 Nov - 23:23
Le garçon eut un sourire quand elle mentionna les caméléon. C'était bon signe.

– J’aime bien les caméléons.

C'était une information vide, mais il venait quand même de dire qu'il aimait quelque chose. Et il faut dire que ce petit reptile avait quelque chose d'intrigant et de fascinant. Un peu comme Aeden. Il l'intriguait. Sa pathologie un peu moins que lui en général. Chaque personne était unique et c'était ce qui lui avait plus dans les cours de psychologie. La complexité de chaque personne, pas seulement du corps humain en général. Elle aimait entendre parler les gens pour voir ce qui les avaient amené à devenir ce qu'ils étaient maintenant. Elle-même, elle était devenue plus réticente à se confier et encore plus à faire confiance aux gens. Elle avait toujours peur que les gens la voient différemment juste parce que ses parents étaient de deux nationalités et que ça faisait d'elle une métisse. Ça et le chiffre quatre...

Elle avait hérité de la phobie de sa mère. Elle détestait ce chiffre et le matricule qu'on lui avait donné pour cette raison. Cinquante-quatre. Même sa même avait supplier les médecins de le lui changer pour éviter d'attirer la mort sur elle. Malheureusement, ça n'avait rien changé. Par réflexe, ses yeux descendirent sur sa poitrine, là où il se trouvait à l'époque et elle fut soulagée de ne voir aucun chiffre. Elle savait que c'était une peur ridicule, mais c'était ancré en elle. Revenant au présent, elle releva les yeux vers Aeden qui l'observait sans rien dire, mais elle pouvait voir qu'il avait envie de parler. Ou probablement plus de lui poser une question, se dit-elle quand elle le vit es frotter les mains sur son pantalon en baissant les yeux.

Elle devait faire en sorte de le faire parler plus, surtout de lui, et une idée germa dans son esprit. Il était curieux, donc pour l'appâter, il fallait qu'elle parle d'elle. Mais si elle ne faisait que parler, il ne parlerait pas. Par contre, elle connaissait un jeu qui pouvait marcher. S'il acceptait d'y participer.

- Jouons à un jeu, propose-t-elle soudainement avec un doux sourire. Un jeu où il n'y a aucun perdant. Juste des questions et des réponses. À tour de rôle. Tu me poses n'importe quel question, j'y répond sans mentir. Puis inverse. Tu réponds à la mienne sans mentir. Qu'en penses-tu ?

Jimin s'arrêta un instant, pour lui laisser le temps de répondre. Mais elle se doutait que dans un sens, il se méfierait. Il devait même croire qu'elle allait tout retranscrire plus tard pour gonfler le maigre dossier du docteur Aarons. Mais elle n'en ferait rien. Comme beaucoup de médecin ici, celui d'Aeden ne pensait pas confort de son patient. Et elle devait le faire comprendre à l'adolescent. Elle ne faisait confiance à personne et encore moins aux employés de l'Institut.

- Si tu me promets de ne rien dire sur ce que je vais te confier, je ferai pareille de mon côté. En tant que médecin, je suis tenue au secret professionnel, et peu importe ce que font les autres médecins, je respecte toujours cette règle. Parce que comme je l'ai dit tantôt, j'ai été à ta place et je sais quel genre de médecins opèrent ici. Je suis là pour aider les patients à quitter cet endroit et non pas pour l'argent ou le confort que cela peut m'apporter.

Ses paroles sonnaient drôlement familières, jusqu'à ce que Jimin Lee fasse le lien. L'un de ses médecins lui avait dit quelque chose de similaire pour la mettre en confiance. Et c'est probablement la seule personne qui avait réussi sans la décevoir.

- Un jour on m'a dit, que le meilleur moyen de partir, c'est de leur faire croire qu'on est guéri. Et c'est ce que j'ai fait.


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On m'a dit un jour : Le meilleur moyen de partir d'ici, c'est de leur laisser croire qu'ils t'ont guérie.
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Sam 18 Nov - 14:20
Sa proposition était alléchante. Il ne savait pas trop quoi en penser. S’il jouait, il pouvait gagner, mais tout aussi bien perdre. Ne pas jouer impliquer qu’il ne risquait rien. Qu’avait-il à gagner s’il jouait. Jusqu’où était-elle prête à répondre à ces questions. Sa proposition était alléchante forcement. Mais cela pouvait être un piège.

- Si tu me promets de ne rien dire sur ce que je vais te confier, je ferai pareille de mon côté. En tant que médecin, je suis tenue au secret professionnel, et peu importe ce que font les autres médecins, je respecte toujours cette règle. Parce que comme je l'ai dit tantôt, j'ai été à ta place et je sais quel genre de médecins opèrent ici. Je suis là pour aider les patients à quitter cet endroit et non pas pour l'argent ou le confort que cela peut m'apporter.

Quel genre de médecin ? Cette question lui brûla aussitôt les lèvres. Il sentait qu’il devait accepter le jeun, qu’il en sortirait gagnant. Mais s’il se trompait… Il ferma les yeux un instant. De toute façon, s’il sentait que les choses ne se passaient pas correctement, il pourrait toujours changer d’avis. Les rouvrit.

- Un jour on m'a dit, que le meilleur moyen de partir, c'est de leur faire croire qu'on est guéri. Et c'est ce que j'ai fait.

Il la regarda et une boule se forma au fond de sa gorge. Il pouvait toujours essayer, ça ne marchait pas. Et ce qu’il était…. Ça ne se guérissait pas. Certes la dépression oui, et c’est ce qu’il faisait depuis plusieurs mois. Sauf que cela ne suffisait pas. Il y avait le « reste ».

Il ne pouvait pas arrêter d’être surdoué. C’était quelque chose qui ne se guérissait pas. Il avait beau essayer de ne pas se faire remarquer, il ne pouvait pas transformer ce qu’il était. C’était impossible. Il ne pouvait pas vaincre ces troubles de l’attention non plus. C’était quelque chose qui se passait dans son cerveau. Quelque chose d’inaltérable. Il pouvait lutter mais pas stopper. Il avait le sentiment qu’à l’instant où il avait franchi les portes de l’Institut, il avait renoncé à sa liberté. Mais ce qui importait, c’était que ces parents croient que tout allait bien, qu’ils aillent bien.

- Je ne peux pas guérir.


Des mois étaient passés, et toujours aucun compte rendu. Personne ne lui disait ce qu’il était censé faire pour sortir. Il avait fait en sorte qu’on pense qu’il sortait de sa dépression pour pouvoir sortir, mais cela n’avait pas suffi. Aarons continuait de faire des scanners, des analyses, sans jamais que cela ne fasse une différence. Aeden avait tout simplement l’impression qu’il n’y avait plus rien à faire de lui. Et ce qu’il niait depuis le début. Ce que son instinct tentait de lui dire, il commençait à l’écouter. Il comprenait seulement maintenant qu’il pouvait se faire confiance, et faire confiance en ce qu’il pensait.

– Mais je veux bien jouer. J’ai des règles aussi. Si je ne souhaite pas répondre, vous devez changer de question.

Il n’attendit pas qu’elle lui réponde. De toute manière, si elle n’acceptait pas, il ne jouerait pas. Donc il était à peu près sûr que ça lui irait. Il voulait poser sa question en premier, avoir la main. Alors il ne devait pas la laisser parler. Pas avant d’avoir commencé lui-même. Il savait exactement ce qu’il voulait savoir pour commencer, il fallait qu’il comprenne ce qu’était vraiment l’Institut. Pourquoi elle avait parlé de « ce genre de médecin ». Il était temps qu’il ouvre les yeux. Qu’il ouvre les yeux, et qu’il apprenne. Il laissait les questions sur la maladie de Jimin pour plus tard, conscient que même si c’était très intéressant et que la curiosité le dévorait, il devait se concentrer sur l’essentiel en premier.

– Qu’est-ce que vous voulez dire par « genre de médecin ». Quel est le genre des médecins de l’Institut ?




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Sam 18 Nov - 17:57
Jimin pouvait voir que sa proposition attisait l'intérêt de l'adolescent. Les surdoués détestaient perdre, mais le fait de pouvoir lui poser n'importe quel question était bien plus important que le fait de pouvoir gagner ou perdre. Et elle voyait bien que plus elle parlait, plus elle créait de nouvelles questions dans l'esprit d'Aeden. Les rouages de son cerveau n'arrêtaient plus de tourner. Observer les moindres réactions de l'adolescent lui comprendre que quelque chose clochait. Sa dernière phrase semblait l'avoir mis mal à l'aise. Non, finalement il semblait plus dépressif. Quelque chose semblait le déranger sur le fait de guérir. Mais elle n'était pas certaine de certain le problème. Aeden lui donna la réponse sans qu'elle n'ait besoin de lui poser la question.

- Je ne peux pas guérir.

C'était aussi ce qu'elle se disait, mais au final, tant qu'elle contrôlait ses émotions, elle contrôlait sa pathologie. Tout le monde la croyait guérit, mais elle, elle savait que c'était faux. Si elle perdait son sang froid et que ses émotions la submergeaient, son corps s'enflammerait ou elle se mettrait à chanter. Mais il n'avait totalement tord, on ne pouvait pas arrêter d'être surdoué. Par contre, ce qu'il ne comprenait pas encore, c'est qu'il y avait des gens importants qui l'étaient et qui faisaient de grandes choses. Elle était sûre d'une chose. Il n'était pas ici parce qu'il était un surdoué. Il était là parce que ça avait provoqué autre chose. Et c'était cette autre chose qui avait poussé ses parents à l'envoyer ici et ce qu'elle devait découvrir. Le dossier du docteur Aarons comportait beaucoup trop d'espace blanc pour que ce soit le vrai. Soit il ne lui faisait pas confiance, et c'était compréhensif, soit il la testait. Mais dans les deux cas, elle ne donnerait que le minimum d'information. Soit les moins intéressantes.

– Mais je veux bien jouer. J’ai des règles aussi. Si je ne souhaite pas répondre, vous devez changer de question.

Elle s'y attendait un peu, par contre, s'il évitait systématiquement ses questions ça ne fonctionnerait pas. Elle n'avait aucun problème à combler sa curiosité, mais il fallait quand même que ce soit donnant-donnant. Elle avait si souvent donné sans rien recevoir. Mais avant qu'elle fasse une remarque sur sa règle, il lui posa sa première question. Les surdoués semblaient aimer tout diriger.

– Qu’est-ce que vous voulez dire par « genre de médecin ». Quel est le genre des médecins de l’Institut ?

Elle n'était pas étonnée par sa question. Il ne semblait ne pas l'avoir encore compris. Tous ces médecins qui contournaient les règles et s'amusaient avec leurs patients au détriment de leur santé mentale... Alors qu'elle était encore patiente, elle avait entendu parlé d'une patiente dont le médecin avait été renvoyé parce qu'elle avait dénoncé l'abus qu'il faisait sur elle. Jimin ne connaissait pas les détails, mais le fait qu'elle ait parlé à ses parents lui avait apporté une punition. La pauvre, alors que le médecin était en tort. Elle avait aussi entendu dire qu'un autre médecin l'avait tant maltraité qu'elle était devenue accros aux anti-douleur. Mais elle ne lui avait jamais parlé et elle ne connaissait pas son nom. Sans compter qu'elle ne faisait pas parti des amis potentiels de B11. Trop ouvertement contre l'Institut.

- Avant de répondre, vu que tu ne m'as pas laissé accepter ta condition, le jeu prendra fin quand tu refuseras de répondre à quatre questions. J'accepte de changer de question trois fois, mais au quatrième refus, on arrêtera. Et comme j'aime quand les choses sont équitables, se sera pareil pour moi. Je me donne donc le droit de refuser trois fois de répondre.

Jimin s'arrêta un instant pour qu'il comprenne bien qu'elle voulait bien jouer et répondre à toutes ses questions, qu'elle acceptait sa demande de changer de question, mais qu'il y avait une limite. On s'était joué d'elle beaucoup souvent pour qu'elle ne pose pas elle aussi ses limites. C'était à prendre ou à laisser. Et s'il voulait apprendre tous les sombres secrets de l'Institut de sa bouche, il devait se montrer coopératif et ne pas abuser sa générosité. Il devait comprendre qu'elle n'était pas obligée de lui dire quoique ce soit et qu'elle pouvait aussi bien partir tout de suite en lui laissant la tête remplie de questions sans réponse.

- Donc le genre de médecin de l'Institut ? Il y en a plusieurs. Des bons, des mauvais. Mais ce qui doit t'intéresser, c'est ceux de la catégorie mauvais. Il y a ceux qui abuses de leurs patients, ceux qui les maltraites physiquement ou psychologiquement, ceux qui s'occupent si peu de leurs patients qu'ils ne seront jamais « guéris ». Pas étonnant qu'on ait tous voulu s'échapper de cet enfer.

Jimin s'arrêta une nouvelle fois avant de poser sa poser sa propre question pour qu'il assimile bien ce qu'elle venait de lui révéler.

- Ce que j'ai le plus besoin de savoir et qui déterminera mes prochaines questions, c'est ce qui a poussé tes parents à t'envoyer ici. Parce que pour moi être surdoué n'est pas une maladie, c'est un don.

HRP:
J'espère que je pousse pas trop avec ma dernière phrase ^^'


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Dim 19 Nov - 17:52
Aeden hocha la tête. Il était clair qu’il ne pourrait pas se défiler éternellement. De toute manière, il ne pensait pas qu’il aurait besoin de plus de joker que ce qu’elle lui proposait. C’était largement suffisant pour lui. Il n’était pas très bavard, mais cela ne voulait pas dire qu’il avait des choses à cacher. C’était plus pour les exprimer que cela lui posait un problème. Il saurait se débrouiller. Ca l’embêtait plus qu’elle ait des jokers aussi mais c’était plus juste. Il espérait que cela ne l’empêcherait pas d’avoir les informations qu’il voulait. Il sentait que pour une fois, elle était vraiment sur ses gardes. Il la comprenait, la confiance c’était si facile à briser. Elle lui répondit ensuite :

- Donc le genre de médecin de l'Institut ? Il y en a plusieurs. Des bons, des mauvais. Mais ce qui doit t'intéresser, c'est ceux de la catégorie mauvais. Il y a ceux qui abuses de leurs patients, ceux qui les maltraites physiquement ou psychologiquement, ceux qui s'occupent si peu de leurs patients qu'ils ne seront jamais « guéris ». Pas étonnant qu'on ait tous voulu s'échapper de cet enfer.

Aeden avait la gorge sèche. Il repensait à Loreleï, à tous les gens qu’il avait pu rencontrer depuis qu’il était à l’Institut. Les choses lui paraissaient déjà étranges. Injuste. C’était donc ça ? L’institut était gangréné par des médecins qui cherchaient à abuser de patients ? Mais à quel point ? Est-ce que tout le système était pourri ? N’y avait-il donc jamais de contrôle ? De plainte ? L’institut devait avoir plus d’influence que le garçon ne le pensait. Elle semblait détester profondément l’institut. Comment se faisait-il que les anciens patients ne tentaient pas quelque chose lorsqu’ils sortaient de l’institut ? Il fronça les sourcils. C’était complexe. Il se recentra sur elle lorsqu’elle se remit à parler, essayant de chasser ces questions le temps de répondre à la sienne.

- Ce que j'ai le plus besoin de savoir et qui déterminera mes prochaines questions, c'est ce qui a poussé tes parents à t'envoyer ici. Parce que pour moi être surdoué n'est pas une maladie, c'est un don.


Ok, elle commençait par quelque chose de plutôt facile. Aeden se lança, essayant de remettre les choses dans l’ordre :

- On a découvert mon potentiel parce que je faisais une dépression, je m’ennuyais beaucoup. Mes résultats au test de QI étaient vraiment élevés, trop élevé. Le médecin leur a dit qu’il était presque impossible pour moi de rester scolarisable, que ma dépression était sérieuse. Alors il a proposé l’institut. Mes parents ne savaient pas quoi faire. Alors j’ai choisi pour eux. Ce ne sont pas eux qui m’ont envoyés ici, c’est moi.


Il releva le regard et le planta dans les yeux sombres de la psy. Il avait été très complet dans sa réponse. Pour lui prouver qu’il ne jouait pas avec ces pieds. Qu’il faisait les choses honnêtement. Il aurait pu laisser entre parenthèse certaines informations, mais il ne savait pas pourquoi, son instinct lui soufflait qu’elle pouvait lui servir de billet de sortie. Elle semblait le considérer comme autre chose qu’un gars malade. Avec un peu de chance, s’il parvenait à la convaincre qu’il allait bien, elle pourrait convaincre les autres médecins. Il ne risquait rien à essayer en tout cas. Il y avait une chose cependant qui le troublait. Quelque chose d’important. Pour conforter ce que lui soufflait son instinct. Pour être sûr qu’il pouvait lui faire confiance :

- Pourquoi être revenue ? J’ai cru comprendre que vous n’étiez pas d’accord avec l’Institut. Et pourquoi ne pas avoir dénoncé leurs pratiques avant ? Vous manquiez de crédibilité face à eux ?


Il se mordilla la langue. Mince, ça faisait deux questions. Bon tant pis, il verrait bien ce qu’elle dirait. Au pire, il n’aurait la réponse qu’à une de ces questions. Ce ne serait déjà pas si mal.




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Mar 21 Nov - 2:23
- On a découvert mon potentiel parce que je faisais une dépression, je m’ennuyais beaucoup. Mes résultats au test de QI étaient vraiment élevés, trop élevé. Le médecin leur a dit qu’il était presque impossible pour moi de rester scolarisable, que ma dépression était sérieuse. Alors il a proposé l’institut. Mes parents ne savaient pas quoi faire. Alors j’ai choisi pour eux. Ce ne sont pas eux qui m’ont envoyés ici, c’est moi.

Lui qui l'avait choisi ? Intéressant. Mais c'était sans connaître le côté obscure de l'île. Et une dépression parce qu'il s'ennuyait. Les gens qui l'entouraient n'avaient pas su comment faire travailler son esprit. Impossible de rester scolarisable ? Ils n'avaient pas chercher à trouver. Il y avait des écoles offrants des programmes avancés pour des jeunes comme lui. Pas donnés et pas n'importe où, mais l'Institut n'était pas une solution, puisqu'en réalité il n'était pas malade. Il avait besoin de défi intellectuel, c'est tout. Il fallait à tout pris qu'il comprenne ça. Sa vie serait bien moins ennuyeuse quand il comprit qu'il y avait toutes sortes d'alternatives pour éviter l'ennui. Bon peut-être pas tous les jours, mais même le commun des mortels s'ennuyait un jour de temps en temps.

- Pourquoi être revenue ? J’ai cru comprendre que vous n’étiez pas d’accord avec l’Institut. Et pourquoi ne pas avoir dénoncé leurs pratiques avant ? Vous manquiez de crédibilité face à eux ?

Elle l'attendait cette question. Et les deux qui suivirent étaient légitimes et la suite logique de la première.

- Tu es chanceux, tes questions ont toutes la même réponse en quelque sorte. Ou du moins, elles sont reliées.

Jimin Lee s'arrêta un instant pour réfléchir aux mots à utiliser. C'était simple et compliqué en même temps. Par contre, elle était étonnée qu'il ne comprenne pas pourquoi elle n'avait rien dit en quittant l'île. N'avait-il pas eu à signer un contrat à son arrivée ?

- Pourtant, tu devrais savoir pourquoi je n'ai pas pu tout révélé de ses pratiques. Bien que j'ai l'impression que les choses ont empiré durant mon absence. Mais on signe un contrat à notre entrée et on en signe un autre à notre sortie. Si on parle en mal de l'Institut... Disons qu'il est possible qu'on disparaisse de la circulation. Ils ont les avocats pour. Voilà donc pourquoi je n'ai pas parlé en quittant l'île, mais aussi pourquoi je suis de retour. Je veux révéler au monde entier quel enfer est l'Institut Espoir pour les jeunes qui y sont envoyer. Aucun d'entre nous ne mérite ce qu'ils nous font vivre chaque jour.

Son ton s'était assombri en parlant. Toute sa rancœur envers l'établissement devait s'entendre dans sa voix. Si elle pouvait changer la vision de certains et les ramener dans une pratique plus saine et éthique, elle serait soulagée. Mais dans le cas des pires sadiques... Elle ne leur souhaitait que la prison et que le karma leur retombe dessus.

- Maintenant à mon tour. Tu dis avoir fait une dépression parce que tu t'ennuyais. Pourquoi ne pas avoir cherché des activités qui te stimulaient intellectuellement ? Des lectures plus avancées. Suivre des cours par correspondance ou sauter des classes pour finir plus rapidement l'école. Un homme classé comme surdoué a donné une conférence durant mes années d'études en médecine. Il est considéré comme le plus grand neurologue de la terre. Mais pour arriver à ce statut, il dut faire des recherches par lui-même pour trouver ce qui allait le passionner suffisamment pour éviter de s'ennuyer.

Jimin espérait qu'elle n'allait pas trop loin avec son anecdote, mais c'était le seul moyen qu'elle avait de lui faire ouvrir les yeux sur sa condition. Il n'était pas malade, ni le seul au monde dans son cas. Il avait juste besoin que les bonnes personnes le dirigent dans la bonne direction pour qu'il arrive à se trouver.


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Jeu 23 Nov - 23:13


Le soulagement d’Aeden devait transpercer les yeux tellement il était évident. Savoir que ces réponses seraient toutes répondues en un coup était pour sa curiosité sans limite, une très bonne chose.

- Pourtant, tu devrais savoir pourquoi je n'ai pas pu tout révélé de ses pratiques. Bien que j'ai l'impression que les choses ont empiré durant mon absence. Mais on signe un contrat à notre entrée et on en signe un autre à notre sortie. Si on parle en mal de l'Institut... Disons qu'il est possible qu'on disparaisse de la circulation. Ils ont les avocats pour. Voilà donc pourquoi je n'ai pas parlé en quittant l'île, mais aussi pourquoi je suis de retour. Je veux révéler au monde entier quel enfer est l'Institut Espoir pour les jeunes qui y sont envoyé. Aucun d'entre nous ne mérite ce qu'ils nous font vivre chaque jour.

C’était bien ça le problème. Peut-être Aeden aurait-il dû formuler sa question autrement. Pourquoi s’était-elle décidée à agir maintenant, après s’être tue tout ce temps ? Elle préparait son coup ? Comme elle l’avait dit elle-même, elle risquait gros en revenant à l’Institut maintenant. Il devait savoir qui elle était. Il l’aurait à l’œil. A moins qu’elle n’ait changé d’identité. Il se rappela sa rencontre avec Amalia, lorsqu’il s’était fait passé pour un espion l’espace de quelques instants. Ils avaient tous les deux trouvés ça drôle. Mais ce n’était peut-être pas aussi irréaliste que ça ne le semblait. En tout cas, elle détestait l’Institut. Ces paroles transpiraient la rancœur. Elle ne devait pas avoir passé le meilleur des séjours ici. Il était un peu plus sûr à chaque phrase qu’elle était une alliée de premier choix. Il pouvait essayer de la convaincre de sauver Loreleï de l’enfer. L’injustice qu’elle vivait avait profondément marqué le garçon. Sûr de son innocence, il ne voulait pas qu’elle reste dans cette situation qu’elle ne méritait pas.

- Maintenant à mon tour. Tu dis avoir fait une dépression parce que tu t'ennuyais. Pourquoi ne pas avoir cherché des activités qui te stimulaient intellectuellement ? Des lectures plus avancées. Suivre des cours par correspondance ou sauter des classes pour finir plus rapidement l'école. Un homme classé comme surdoué a donné une conférence durant mes années d'études en médecine. Il est considéré comme le plus grand neurologue de la terre. Mais pour arriver à ce statut, il dut faire des recherches par lui-même pour trouver ce qui allait le passionner suffisamment pour éviter de s'ennuyer.

Aeden eut un sourire amer. Il lui fit, son regard vert marqué par une pointe de défaitisme :

- On ne peut pas lutter contre le système.

Il allait développer sa réponse, mais il avait besoin de quelques instants pour éteindre l’amertume qui lui étreignait le cœur. Sauter des classes ? Ces résultats médiocres n’avaient pas joués en sa faveur. Oh les professeurs l’avaient dit. Il était un enfant taiseux, dans son monde, médiocre. Alors rien à voir avec un génie. Non, on lui avait refusés ce genre d’alternative. On lui avait dit qu’il n’avait rien d’un génie, qu’il n’y avait aucunes raisons de le laisser sauter une classe tant qu’il ne faisait pas l’effort de faire de meilleures notes. Les lectures avancées, Aeden avait fait ça. Cela ne lui avait apportés que des ennuis. Le regard de reproches de ses camarades lorsqu’il avait pu discuter d’une de ses lectures avec un professeur en fin de cours. Cet éloignement et ces regards haineux. Les cours par correspondance, ce serait revenu au même. Faire des choses qu’on n’a pas le droit de partager, c’est parfois encore plus frustrant que l’ennui. Et très jeune, Aeden avait compris que ces choses-là dérangeait. Alors il s’était adapté, camouflé. Il avait caché ce qu’il était longtemps. Il avait essayé de se calquer sur les autres pour être normal. Juste comme tout le monde. Avoir quelques amis, les mêmes centres d’intérêts que tout le monde. C’était tellement plus facile. Jusqu’à ce qu’il soit démasqué.

- Vous qui êtes psy, vous devez savoir à quel point la différence peut attirer la haine. Jusqu’à ce que je sois diagnostiqué, je cachais soigneusement ma différence à moi. Je me suis menti à moi, j’ai mentis à tout le monde. D’ailleurs, j’ai fait ça tellement bien que j’ai encore du mal à accepter ce que je suis. Pas facile de se regarder dans la glace sans se reconnaitre. Mes résultats étaient médiocres, personne n’à penser qu’il me fallait des activités pour m’occuper. L’Institut semblait une bonne solution pour un cas comme moi. Incapable de m’adapter au monde qui m’entourait, incapable de m’adapter au monde des surdoués. Il fallait bien me trouver une place.


Il avait vraiment tout lâché, c’était dur à sortir. Il avait du mal à laisser les mots s’échapper. Sa voix était parfois un peu hésitante, normale jamais il n’avait prononcé quoi que ce soit à ce sujet. Son regard était resté fixe sur les fioritures en bois qui décoraient joliment le bureau d’Aarons. Elles semblaient se répéter à l’infini, harmonieusement. C’était plus facile que d’affronter le regard de la psy. Et c’était plus facile que de s’écouter parler. Ce qu’il disait là, c’était la première fois qu’il en prenait vraiment conscience. Qu’il matérialisait ce que sa petite voix intérieure lui hurlait. Il lui fallut plusieurs minutes, à reproduire le dessin qu’une machine avaient dû dessiner dans ce bureau en bois. Ce mouvement régulier avait quelque chose de rassurant. Il devait essayer de réunir ces pensées et se recentrer sur son objectif. Il avait besoin de réponses. Son cœur battait dans ses tempes, il détestait cette sensation.

- Comment vous comptez vous y prendre pour réaliser votre objectif ? Si vous êtes restée silencieuse toute ces années, c’est étrange que vous soyez revenu après tout ce temps. J’ai du mal à comprendre ce que vous allez bien pouvoir faire maintenant, si vous n’avez rien su faire jusqu’à aujourd’hui.

Aucuns reproches dans cette question. Aeden avait juste besoin de faits.





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Lun 8 Jan - 16:34
Aeden eut un sourire amer à sa question. Il lui fit, son regard vert marqué par une pointe de défaitisme :

- On ne peut pas lutter contre le système.

Le système ? C'était en quelque sorte le système qui les avait tous envoyé ici, tout ça parce qu'ils étaient un peu différent. On se croirait presque dans l'univers de Marvel avec les X-Men. C'était ridicule ! Ils n'étaient pas des mutants.

- Vous qui êtes psy, vous devez savoir à quel point la différence peut attirer la haine. Jusqu’à ce que je sois diagnostiqué, je cachais soigneusement ma différence à moi. Je me suis menti à moi, j’ai mentis à tout le monde. D’ailleurs, j’ai fait ça tellement bien que j’ai encore du mal à accepter ce que je suis. Pas facile de se regarder dans la glace sans se reconnaitre. Mes résultats étaient médiocres, personne n’a pensé qu’il me fallait des activités pour m’occuper. L’Institut semblait une bonne solution pour un cas comme moi. Incapable de m’adapter au monde qui m’entourait, incapable de m’adapter au monde des surdoués. Il fallait bien me trouver une place.

Pas une seule fois il ne l'avait regardé durant son explication, les yeux fixés sur le bureau d'Aaron. Sa voix parfois hésitante, parfois neutre, il ne devait pas avoir confié ça à beaucoup de genre. Peut-être même qu'elle était la première à qui il se confiait. Il garda le silence un long moment et Jimin attendit qu'il poursuive sans le presser.

- Comment vous comptez vous y prendre pour réaliser votre objectif ? Si vous êtes restée silencieuse toute ces années, c’est étrange que vous soyez revenu après tout ce temps. J’ai du mal à comprendre ce que vous allez bien pouvoir faire maintenant, si vous n’avez rien su faire jusqu’à aujourd’hui.

Jimin Lee prit quelques secondes pour choisir les bons mots. À l'époque, elle avait été égoïste. Elle voulait juste quitter cette île et retour chez ses parents. Au Québec, il avait des écoles pré-universitaire, et après quelques séances chez l'orienteur, elle avait compris que malgré son expérience à l'Institut, la médecine l'attirait. Toutes les médecines. Voilà pourquoi elle avait aussi suivi des cours de psychologie. Sans compter que pour sa pathologie, comprendre les émotions et tout ce qui l'entourait ne pouvait que l'aider. Elle n'avait pensé à détruire l'Institut, qu'une fois que son superviseur de stage à l'université lui avait présenté le pamphlet. Les souvenirs qu'elle avait tout fait pour oublié avait fait surface et la rancœur bouillir son sang dans ses veines. Elle avait atteint un âge où elle arrivait mieux à tout visualisé. Elle comprenait mieux la vie. Et cet enfer méritait d'être détruit.

- J'avoue que c'est difficile de répondre, mais je vais tenter de trouver les mots pour expliquer les choses. Si je suis restée silencieuse à l'époque et que j'ai mis autant de temps pour revenir, c'est tout simplement qu'à l'époque je n'avais pas l'intension de revenir. Quitter cet enfer était une véritable bénédiction. Je ne pensais pas vraiment devenir médecin non plus. J'ai passé une année à rattraper mon retard au niveau scolaire, à voir un orienteur pour savoir ce que je voulais faire dans la vie. Être coupée du monde aussi longtemps à rendu mon intégration difficile. Par chance, j'ai rencontré une amie qui m'a aidé.

Jimin garda le silence quelques secondes en repensant à sa rencontre avec Kathleen. Un peu comme B11, mais en moins sadique. Elle lui avait ouvert le monde sans jamais la juger, mais surtout, sans la contraindre à rien.

- Enfin bref. Je n'ai pris la décision de revenir que lorsqu'il est venu le temps de mon stage final et que mon professeur m'a montré le pamphlet de l'Institut. J'avais tenté de tout oublié, mais ce n'était que caché quelque part dans ma tête. Je n'ai pas encore décidé de comment j'allais procéder. Voilà pourquoi je tente de sympathiser avec tous les médecins, même ceux qui me dégoûtent le plus, pour leur soutirer des informations qui me permettront de fermer cet endroit ou d'au-moins le changer pour le bien des patients. Trouver des informations que même les meilleurs avocats ne pourront pas camoufler avec de l'argent.

Ce serait une tâche difficile et surtout délicate, mais aucun patient ne pourrait réussir à le faire. B11 pourrait, mais elle aimait trop cet endroit pour le détruire.Comme quoi le passé d'une personne pouvait influencer grandement sa personnalité dans l'avenir. Son sang recommençant à bouillir à cette pensée, et sa peau devenant plus chaude au passage, Jimin se leva d'un bond pour reprendre le contrôle sur ses émotions. Prenant de profondes respirations, elle se retourna et s'appuya contre le bureau, les mains sur le rebord. C'était à son tour de poser une question. Elle n'était plus trop certaine de ce qu'elle voulait savoir. Après tout, elle savait pourquoi il était ici. La prochaine chose qu'elle avait besoin de savoir était :

- Et toi, de quel côté es-tu à l'Institut ? Que comptes-tu faire maintenant ?

HRP:
Désolée d'avoir mis autant de temps, mais le temps des fêtes est la période la plus charger de l'année là où je travaille. Et aussi, j'avais enfin de l'inspiration pour une de mes fics, alors j'en ai un peu profité.


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On m'a dit un jour : Le meilleur moyen de partir d'ici, c'est de leur laisser croire qu'ils t'ont guérie.
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W133
Jeu 11 Jan - 21:31
Aeden rassembla son courage pour relever le regard. Rien ne transparaissait dans l’expression de Jimin. Elle ne devait plus être trop préoccupée par ce qu’Aeden avait pu lui dire, pour se tourner vers la question qu’il lui avait posé. Il profita de ces quelques secondes de répit pour respirer un grand coup. Il avait soif.

- J'avoue que c'est difficile de répondre, mais je vais tenter de trouver les mots pour expliquer les choses. Si je suis restée silencieuse à l'époque et que j'ai mis autant de temps pour revenir, c'est tout simplement qu'à l'époque je n'avais pas l'intention de revenir. Quitter cet enfer était une véritable bénédiction. Je ne pensais pas vraiment devenir médecin non plus. J'ai passé une année à rattraper mon retard au niveau scolaire, à voir un orienteur pour savoir ce que je voulais faire dans la vie. Être coupée du monde aussi longtemps à rendu mon intégration difficile. Par chance, j'ai rencontré une amie qui m'a aidé.

Elle semblait replonger dans ses souvenirs. Aeden était une nouvelle fois surpris par l’Institut. L’enfer. Ce n’était pas juste une expression. Pour elle, c’était vraiment l’enfer. Pour Lore aussi. Pourquoi lui n’avait-il pas le sentiment que ce soit le cas ? Certes il n’avait pas apprécié d’être transféré ici mais c’était juste parce qu’il voulait être normal. Ce n’était pas très dur de survivre à ça. Oui, les numéros ce n’était pas terrible pour appeler les patients mais ce n’était pas non plus un drame. Il avait du mal à se positionner dans toutes ses histoires.

- Enfin bref. Je n'ai pris la décision de revenir que lorsqu'il est venu le temps de mon stage final et que mon professeur m'a montré le pamphlet de l'Institut. J'avais tenté de tout oublié, mais ce n'était que caché quelque part dans ma tête. Je n'ai pas encore décidé de comment j'allais procéder. Voilà pourquoi je tente de sympathiser avec tous les médecins, même ceux qui me dégoûtent le plus, pour leur soutirer des informations qui me permettront de fermer cet endroit ou d'au-moins le changer pour le bien des patients. Trouver des informations que même les meilleurs avocats ne pourront pas camoufler avec de l'argent.

Quel genre de chose cachait réellement l’Institut ? Il semblait qu’Aeden ait la chance de faire partie des patients épargnés par les drames qui semblaient éclabousser l’Institut. Enfin, avant de rencontrer Lore.

- Et toi, de quel côté es-tu à l'Institut ? Que comptes-tu faire maintenant ?

C’était une question inconfortable. Parce qu’il ne savait pas quoi répondre. Quel côté ? C’était assez difficile à savoir. Il n’était pas avec l’Institut. Mais est-ce que cela voulait forcément dire qu’il était contre ? Et si c’était un piège ? Elle semblait sincère. Si ce n’était pas le cas, il était perdu. Mais il devait essayer de la convaincre de l’aider. Il l’avait promis. Et dans le cas de Lore, l’Institut enfreignait forcement les lois. Parce que les droits de l’homme ne permettaient pas pareil traitement. A moins qu’Aeden se trompe. Il s’agita sur sa chaise. Mais il n’y avait pas que du mauvais à l’Institut. Parce qu’ils trouvaient des remèdes efficaces à des maladies rares. Le garçon était sûr que ce n’était pas des choses qu’ils avaient inventées pour la presse. Ils faisaient vraiment avancés la science. Juste pas de la bonne manière, semblait-t-il. Son regard traversa la pièce, sur la défensive. Il savait que l’Institut était truffé de caméra. Et même s’il n’y en avait normalement pas dans le bureau d’Aarons, Aeden restait méfiant.

- Moi ? J’ai du mal à comprendre ce qu’est vraiment l’Institut. Je ne suis pas heureux d’être ici, mais ce n’est pas l’enfer. Pas pour moi. Après ma rencontre avec Lorelei Hexe, je vois bien que quelque chose ne va pas. Mais il n’y a pas que du mauvais non plus. Je ne peux pas totalement être contre l’Institut. Seulement contre ces dirigeants.

Il n’avait pas oublié B11. Rien que pour elle, il voulait sincèrement que l’Institut puisse tenir debout. Mais il fallait quand-même que certaines choses changent. Il s’inquiétait un peu de savoir ce qui lui arriverait si l’Institut venait à disparaitre. Il continua, essayant de faire comprendre son point de vue :

- C’est comme de dire que tu es contre l’humanité parce qu’elle est dirigée par des gens riches qui font que les choses vont mal. On ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier. L’Institut ne peut pas être juste mauvais. Il pourrait exister s’il faisait des efforts pour que les patients soient traités dignement.

Il ajouta ensuite, choisissant ces mots avec soin :

- Il y a une chose dont je suis sûr. C’est que je suis du côté de Lorelei. Elle fait partie des patients zéros. Et j’ai besoin d’aide pour lui faire passer des messages….  

Il laissa sa phrase en suspens et dévisagea Jimin. Ca y est. Il l’avait dit. C’était risqué mais sans une aide extérieure lui et Alexander n’y arriverait jamais. Sa question était sous entendue, il n’avait pas pris la peine de la formuler comme tel. Il savait que la psychologue comprendrait. Et là, il dépassait le cadre de leur petit jeu. Les choses devenaient assez sérieuses. Il avait chaud. Il sentait l’adrénaline qui montait dans ses veines, son cœur qui battait fort. Il n’avait jamais rien fait contre personne. Ne c’était jamais rebellé. Pas une seule fois. Il avait toujours obéit. Que ce soit à ces parents, professeurs, amis, camarades, connaissance. Il avait toujours été dans le sens qu’on lui demandait de suivre. Cette situation était pour lui une grande première.




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Médecin
Dim 14 Jan - 0:57
Le regard d'Aeden traversa la pièce, soudainement sur la défensive. Jimin Lee eut le réflexe de regarder autour. Elle savait qu'il n'y avait aucune caméra ou micro. Elle avait pris le temps de vérifier après le départ du docteur Aarons. Et au vue de tout ce qu'elle avait confié à l'adolescent, elle n'aurait pas pris le risque sans en être certaine. Mais ce médecin semblait tellement s'en foutre de son travail. Il ne faisait clairement que très peu d'effort, si ce n'est aucun.

- Moi ? J’ai du mal à comprendre ce qu’est vraiment l’Institut. Je ne suis pas heureux d’être ici, mais ce n’est pas l’enfer. Pas pour moi. Après ma rencontre avec Lorelei Hexe, je vois bien que quelque chose ne va pas.

Lorelei Hexe. Où avait-elle lu ce nom déjà ? Donatien Elpida était un excellent superviseur de stage, mais parfois il lui donnait une montagne d'informations et elle peinait à tout prendre en note.

- Mais il n’y a pas que du mauvais non plus. Je ne peux pas totalement être contre l’Institut. Seulement contre ces dirigeants. C’est comme de dire que tu es contre l’humanité parce qu’elle est dirigée par des gens riches qui font que les choses vont mal. On ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier. L’Institut ne peut pas être juste mauvais. Il pourrait exister s’il faisait des efforts pour que les patients soient traités dignement.

Il n'avait pas tord. Certains guérissaient, certains avaient la chance d'avoir des médecins avec une éthique de travail respectueuse. Aeden n'avait juste pas rencontré ceux qui rendaient cet endroit un véritable enfer pour d'autres patients.

- Il y a une chose dont je suis sûr. C’est que je suis du côté de Lorelei. Elle fait partie des patients zéros. Et j’ai besoin d’aide pour lui faire passer des messages….

Les patients zéros, voilà où elle avait lu ce nom. Cette catégorie ne comportait que deux patientes, et si elle avait bien compris, parce qu'elles avaient tué un gardien. Jimin Lee se demandait qu'elle était la vraie version de l'histoire. Après tout, il était facile pour Donatien Elpida de tout mettre sur la faute des deux patientes, mais si en fait ce n'était que de la légitime défense ? Aucune chance que l'Institut ne laisse filtré cette information. Encore moins devant une ancienne patiente. Après un coup d'oeil à l'horloge, Jimin réalisa que le docteur Aarons allait bien arriver pour conclure la séance, alors elle se redressa et contourna les fauteuils en prenant la direction de la porte.

- Il est vrai que les médecins qui travaillent ici ne sont pas tous mauvais, soupire-t-elle en restant dos à lui. Éthiquement ou professionnellement. Je t'accorde aussi qu'il se mal de ma part de généraliser avec ma propre expérience. D'autant plus que j'ai été propre de B11, alors je sais reconnaître le bon qu'on peut retrouver ici. Par contre...

Jimin se retourna au tiers vers l'adolescent avant de poursuivre.

- Être guéri ne veut pas toujours dire être libre de partir. Parfois ils nous gardent pour nous étudier encore plus. Si ça n'avait été de mes parents qui refusaient de payer plus longtemps après que je leur ais avoué ma guérison, je serais probablement encore patiente à l'heure qu'il est. Il est si facile pour les médecins d'écrire ce qu'ils veulent dans leur comptes rendus. Taire les mauvais traitements, les guérisons... Les meurtres. Certains médecins ne pourraient pas exercer dans de vrais hôpitaux, gardes bien ça en tête.

La stagiaire préférait le mettre en garde contre les médecins, pour pas qui se fasse avoir trop facilement.

- Et pour ce qui est de ton message... Pour le moment je n'ai pas l'autorisation de m'approcher de l'asile, mais une fois mes trois mois de stage, je serais probablement infirmière à temps partiel pour les patients zéros. Lorsque ce sera le cas, je te ferai signe.

Sur ses mots, Jimin Lee combla la distance jusqu'à la porte et l'ouvrit. Elle regarda des deux côtés, s'assurant que personne n'avait pu écouter leur conversation à leur insu, puis elle se retourna une nouvelle fois vers l'adolescent :

- Le docteur Aarons devrait bientôt arriver. Il va sûrement te poser des questions sur la séance. Fais comme si tu avais refuser de me parler, j'en ferai de même dans mon rapport.

Elle referma la porte sur ses mots et elle prit la direction du bâtiment principal. Maintenant qu'elle avait terminé, elle devait rejoindre Donatien pour le reste de la journée.

HRP:
J'ai décidé de terminer leur conversation maintenant, de toute façon je n'avais plus de question à pauser. On pourra toujours en refaire un autre ^^
Je te laisse conclure le RP Wink


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W133
Jeu 25 Jan - 11:35

Jimin Lee ne traina pas, après avoir jeté un coup d’œil à l’horloge. Son mouvement vers la porte ne laissait aucun doute. Aarons allait passer. Et ils avaient intérêt à en finir avec cette conversation au plus vite.

- Il est vrai que les médecins qui travaillent ici ne sont pas tous mauvais, soupire-t-elle en restant dos à lui. Éthiquement ou professionnellement. Je t'accorde aussi qu'il se mal de ma part de généraliser avec ma propre expérience. D'autant plus que j'ai été propre de B11, alors je sais reconnaître le bon qu'on peut retrouver ici. Par contre...

Voir le dos de la psychologue perturba Aeden. Il n’avait pas spécialement l’habitude qu’on lui parle sans le regarder. Ça avait quelque chose de particulier. B11. Donc Jimin Lee et elle se connaissait. Aeden était très intrigué par la jeune fille qu’il avait rencontré un peu plus tôt dans l’année. Il en venait presque à être déçu que la séance se finisse plus tôt. Il aurait aimé pouvoir poser des questions sur elle. Sur pleins d’autres choses d’ailleurs. Il sentit la frustration monter en lui. Serait-il un jour capable d’assouvir son insatiable curiosité ? C’était amusant comme la situation c’était inversé. C’est qu’elle était douée en psychologie Jimin Lee. Et même si elle ne semblait pas représenter un danger, il ferait tout de même mieux de se méfier un peu plus à l’avenir.

- Être guéri ne veut pas toujours dire être libre de partir. Parfois ils nous gardent pour nous étudier encore plus. Si ça n'avait été de mes parents qui refusaient de payer plus longtemps après que je leur ais avoué ma guérison, je serais probablement encore patiente à l'heure qu'il est. Il est si facile pour les médecins d'écrire ce qu'ils veulent dans leur comptes rendus. Taire les mauvais traitements, les guérisons... Les meurtres. Certains médecins ne pourraient pas exercer dans de vrais hôpitaux, gardes bien ça en tête.

Elle semblait vraiment avoir vécu l’enfer. Etre séquestré de la sorte, c’était quelque chose qui échappait à Aeden. Qu’est ce qui pouvait bien passé par la tête des médecins de l’Institut ? Il avait l’impression, parfois, qu’il n’était pas dans la même dimension que certains patients.

- Et pour ce qui est de ton message... Pour le moment je n'ai pas l'autorisation de m'approcher de l'asile, mais une fois mes trois mois de stage, je serais probablement infirmière à temps partiel pour les patients zéros. Lorsque ce sera le cas, je te ferai signe.

Il écouta avec plus d’attention, conscient que c’était une information importante. 3 mois… C’était faisable. Il en parlerait dès qu’il le pourrait à Alexander. Jimin s’approcha de la porte et l’ouvrit, sans laisser le temps à Aeden de dire quoi que ce soit. Et bien, il semblait que le temps pressait vraiment. Elle jeta un coup d’œil dans le couloir avec suspicion et ajouta avant de partir :

- Le docteur Aarons devrait bientôt arriver. Il va sûrement te poser des questions sur la séance. Fais comme si tu avais refusé de me parler, j'en ferai de même dans mon rapport.

Elle quitta la pièce et laissa Aeden. Ce dernier se mordilla la lèvre. Il serait facile de faire croire ce qu’il voulait à Aarons. Il était facile de tromper le médecin. Il finit de digérer les informations que la jeune femme lui avait données. Il était impressionné aussi de se trouver une alliée dans le corps médical. C’était pour le moins surprenant. Lorsque son médecin se montra enfin, Aeden retient de justesse de lever les yeux au ciel. Retourner à la monotonie après une conversation aussi intéressante avait quelque chose de désagréable.





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