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20/10/2018
Préparation d'event
22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Événement ♫3

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Admin

Directeur

le Dim 17 Déc - 14:44


événement ♪3


Comme le précédent, c'est un événement pour RP qui aura un réel impact sur l'intrigue et le contexte du forum. Un peu comme un épisode hors-série.


Quelques précisions 


× Pas de flood, du vrai rp.
× C'est comme un RP géant où tout le monde peut participer ; cependant vous n'êtes pas obligés d’interagir avec tout le monde.
× Le rp se fait uniquement sous ce topic. Même si le contexte indique un endroit précis du forum, vous ne jouez qu'ici. 
× Cet événement se passe en parallèle de la dernière intrigue. A vous de jugez où il se place par rapport à vos rps.
× A partir du moment où vous répondez à ce topic (donc à partir du moment où vous rp), vous participez. Vous n'êtes pas tous obligés de participer mais évidemment plus vous êtes nombreux, mieux c'est 
× Ce topic ne sert qu'à rp. Pour des questions ou autres remarques, envoyez un mp à un administrateur ou posez une question dans la F.A.Q.
× Respect du compte à rebours! L'événement débutera le dimanche 17/12/2017 19:00 jusqu'au dimanche 14/01/2018 00:00
× Niveau rp vous êtes assez libres. Vous pouvez écrire tout ce que vous voulez tant que vous respectez le contexte du forum et celui de l’événement !

l'événement


« Invité
Vous êtes cordialement invité à célébrer la Nouvelle Année ce dimanche 31 Décembre, à partir de 19h, au Lac.
Un buffet divers et variés, avec des plats traditionnels des fêtes de fin d'année, vous sera servi.
Si vous êtes un patient, veuillez confirmer votre venue à votre médecin une semaine en avance.
Si vous êtes un membre du personnel, veuillez confirmer votre venue auprès de l'administratrice, madame Dubois.
Nous comptons sur votre venue.
Cordialement,
Le Directeur.»


Les patients n'ont le droit de fêter que Noël ou que le Nouvel An. Ils ne peuvent pas fêter les deux avec leur famille et doivent donc choisir. Pour ces deux dates, le fonctionnement est le même : deux fêtes sont organisées en parallèle : la première sur l'île avec les patients et membre du personnel, la seconde sur le bateau qui amène les familles. Chaque famille a le droit à son intimité sur le ferry et ont donc leur propre salle pour réveillonner.
Mais aujourd'hui c'est le 31 Décembre 2017.  A 19 heure débute une courte croisière pour les patients qui ont préféré passer la nouvelle année avec leur famille plutôt que le Réveillon de Noël. Pour les autres, une petite fête est organisée au lac. Ce dernier ayant gelé, il a été transformé en véritable patinoire.
Vous pouvez chausser des patins et filer sur la glace. Des guirlandes colorées, dans l'esprit de Noël, illuminent l'endroit et un groupe de musique qui fait essentiellement des reprises s'occupe de l'ambiance sonore.
Les patients ne sont pas obligés de porter leur uniforme et peuvent être sur leur trente-et-un. Cependant, s'ils se décident à ne pas porter leur uniforme, ils sont tout de même obligés d'avoir sur eux un badge avec leur numéro de patient. Ils peuvent participer uniquement si leur médecin leur en a donné l'autorisation. Ils ne doivent pas oublier leur carton d'invitation qu'ils doivent montrer au vigile lorsqu'ils arrivent.
Les médecins et autres membres du personnel ont le droit à leurs congés et ne sont donc pas obligés d'être présents, ou d'être sur le ferry ; ils peuvent repartir chez eux s'ils le souhaitent en ayant, bien sûr, au préalablement prévenu l'administration. Sinon, ils doivent eux aussi avoir prévenu de leur participation et montrer leur carton d'invitation à l'entrée.
Enfin les patients zéros sont cordialement invités également mais ne peuvent pas participer aux festivités. Une table en retrait leur est réservée et ils se contentent de s'asseoir et de manger, surveillés par des gardes. Ils ont le droit d'être bien vêtus également tant qu'ils ont leur numéro sur eux.

L'Institut vous souhaite de joyeux fêtes de fin d'année.

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Agent d'entretien de Donatien

EVENEMENT 3

Hyppolite s'était réveillé à 18h47 d'une sieste de deux longues heures.
Il avait donc eu treize minutes pour se préparer. Il n'avait jamais pris de douche aussi rapide. Pour dire vrai, il avait hésité à juste s'asperger de déodorant mais l'état de ses cheveux était trop désastreux pour les laisser tels quels.
C'était donc avec sa chevelure mi-longue humide, le visage écrevisse après avoir couru jusqu'au lac, et légèrement débraillé, qu'il débarqua à la fête de Nouvelle Année de l'Institut. Il y participait tous les ans mais se contentait d'être un fantôme, se divertissant en regardant les autres. Mais aujourd'hui son patron avait un imprévu et ne pouvait pas venir de suite. Il avait alors prié à son agent d'entretien d'être là à l'heure,
au cas où. Hyppolite doutait de l'importance de sa présence étant donné que Agnès serait sûrement là, rayonnante, et pourrait relater chaque faits et gestes de la soirée à son patron, mais bref. Il n'allait pas chercher de la cohérence chez Donatien Elpida.
Hyppolite enfonçait sa chemise dans son pantalon bleu marine et ré-ajustait les manches de sa parka, celle qu'il avait enfilé par dessus son costume, avant de présenter son invitation au surveillant. Pour quelqu'un qui s'était préparé en moins d'un quart d'heure
il était sacrément élégant. Silhouette harmonieuse dans un costume classe, et un charme naturel, il n'avait presque pas eu à montrer cette fameuse invitation pour qu'on l'accepte à cette petite sauterie. Il faut dire que les sourires d'Hyppolite étaient parfois bien plus efficaces que les mots. Il les craquait comme on craquait une allumette ;
avec une facilité déconcertante et dégageant une chaleur contagieuse.

- Passez une bonne soirée, monsieur Vodeni, lui fit un des gros bras en checkant sa carte.
- Vous de même.

Hyppolite s'étira gracieusement les bras, encore fatigué et courbaturé avant d'être ébahi par la beauté du lieu. Le lac avait complètement gelé et on pouvait aller récupérer des patins auprès de madame Dubois, la fameuse administratrice qui s'était transformée pour ce soir en trafiquante de patins à glace. Entre chaque restes d'arbres étaient accrochées de multiples guirlandes lumineuses, uniques sources de lumière pour cette nuit - quoique on pouvait peut-être compter sur les rayons lunaires. Un peu à l'écart, non loin des longues tables lourdes de nourriture, se tenait un groupe de musique. Il reprenait actuellement une chanson qu'Hyppolite était certain d'avoir entendu à la radio sans pour autant pouvoir mettre un nom dessus.
Il aurait bien aimé aller patiner mais il n'étais pas très sportif. Il préféra se diriger vers le buffet, saisissant alors une coupe de champagne. Il était arrivé pile à l'heure, alors il n'y avait pas encore beaucoup de monde.
Il se planta alors sous les lumières vertes, rouges, jaunes, à la recherche d'un bon angle. Et oui, si Hyppolite aimait venir à ces petites fêtes c'était pour les photos. Son Nikon pendait autour de sa nuque. Hyppolite n'attendit pas une seconde et commença à photographier la nourriture, puis s'attarda sur les guirlandes lumineuses, complètement éclairé et à la vue de tous.

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Event♫3
Ulysse & les autres
Il avait déjà vu sa mère faire le nœud de cravate à son père lorsqu'ils allaient ensemble à des soirées. Mais lui, de ce qu'il avait retenu de l'invitation envoyée par l'Institut était qu'il allait devoir patiner. En effet, un lac gelé avec des buffets, ce n'était pas très compliqué de faire le rapprochement. Alors, bien que sa mère lui avait donné un costume lorsqu'il l'avait vue à Noël, il ne prit pas la peine de le mettre. Il y avait plus de risque de l'abîmer plutôt que de rester beau et propre avec. Ainsi, il opta pour son uniforme, pour lequel il n'était pas inquiet. Il enfila son gros manteau, une écharpe bien chaude, des gants ainsi qu'un bonnet muni d'un ponpon, et sorti de sa chambre avec le carton d'invitation dans sa poche.
Il avança lentement dans les couloirs, croisant quelques patients aux visages encore inconnus pour certains, et poussa la porte qui menait à l'extérieur. Le vent glacial agressait son visage, qu'il empressa de recouvrir jusqu'au nez avec son écharpe.
Il avait pris la décision de passer par la forêt, d'une beauté surprenante. Les troncs calcinés, les dernières cendres, le sol couvert de noir à cause du carbone, tout était recouvert d'un manteau blanc lisse et neuf. Ulysse observa un instant la rencontre du feu éteint avec la neige fraîche, puis se remit à marcher.
Après quelques minutes à éviter les branchages morts par le feu et à faire craquer la neige sous ses pas, il entendit enfin de la musique et quelques éclats de rire. Des gardes étaient postés tout le tour du lac, mais Ulysse dévia sur le chemin sinueux qu'empruntaient les autres patients et autres personnes. Une fois devant un des gardes, il montra sa carte d'invitation, puis l'homme la lui rendit en le permettant d'entrer.

En toute sincérité, il n'avait aucune idée de sa présence ici. Peut-être voulait-il s'intégrer, pour une fois ? Dans tous les cas, il s'avança vers les buffets et agrippa un amuse-gueule pour le mettre dans sa bouche. Il fut agréablement surpris de le trouver encore un peu chaud, et savoura cette douce chaleur le temps de la dégustation.
Puis il se tourna vers le lac où quelques personnes courageuses patinaient déjà.
Il enfonça ses mains dans les poches duveteuses de son manteau, et sa tête dans ses épaules.
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Aeden observait la buée qui s’échappait de sa bouche et volait dans la semi-obscurité. A la surprise de ses parents, il n’avait pas voulu fêtez ni le Réveillon, ni Nouvel An avec eux. Il avait la chance d’avoir attrapé un gros rhume qui lui avait servi de prétexte. Lors du Réveillon, il avait profité du calme de l’Institut et que la sécurité soit renforcé dehors pour fouiner un peu dans le bâtiment. Il n’avait pas fait de grande découverte et avait juste failli se faire repérer. Il n’apprendrait rien, cela ne servait donc pas à grand-chose de renouveler l’expérience. Il préférait observer le ciel sombre depuis la fenêtre de sa chambre, qui était grand ouverte. Le froid agressif lui brûlait presque la peau, mais il se sentait vivifié.

Sur son lit, un pantalon en toile et une chemise rayé confortable ainsi qu’un pull en coton trônait. Le pull et la chemise était dans les tons bordeaux tandis que le pantalon était kaki foncé. Il leur jeta un regard hésitant, puis ramena son attention sur l’extérieur. Il se mordilla nerveusement le bout de la langue, se forçant à ignorer la force qui voulait l’amener à participer à se stupide Nouvel An. Ses mains s’agrippèrent à la traverse basse de sa fenêtre. Avec les barreaux qui étaient là pour éviter les chutes, il voyait le monde comme découper en morceaux. On aurait pu en dire de même des pensées du garçon. Il se sentait déchirer entre sa promesse d’aider Lore, la patiente zéro qu’il avait rencontré, et son envie de faire profil bas et de ne penser qu’à lui. Plus leur plan se dessinait et prenait forme, et moins le garçon était confiant. Ses phalanges rosées par le froid semblait rougir sous la pression qu’il leurs imposait. Il relâcha la traverse, conscient que se faire mal ne lui apporterait ni aide, ni réconfort.

Un frisson le parcourut et il s’aperçut que s’il continuait, il allait encore une fois tomber malade. Ça aurait été dommage, alors qu’il arrêtait tout juste de se moucher sans arrêt. Il ferma sa fenêtre, et s’approcha de son lit. Il se pencha pour ramasser une boulette de papier cartonné qu’il déplia et tenta de lisser, du mieux qu’il le pu :
«  Invitation de Aeden Zethar
Il déposa l’invitation sur le bord de son lit et soupira. Il savait qu’il irait avant même de ramasser le carton. Parce qu’il était irrécupérable. Et qu’il s’ennuyait dans sa chambre, alors que dehors, il y avait pleins de choses à faire. Et pleins de monde à rencontrer. Son expression se crispa. Cette fois-ci, hors de question de sympathiser avec quelqu’un et de retomber dans ses travers. Il était beaucoup trop doué pour s’attirer les ennuis ces derniers temps. Il capitula et enfila ses vêtements, content de se débarrasser de l’uniforme de l’Institut, qui lui collait à la peau.

Il passa un peigne dans ses cheveux en bataille, tentant de les rendre un peu plus présentable. Son numéro était brodé en noir sur fond blanc sur son pull et lorsqu’il se regarda dans le petit miroir qui était accroché à son mur, il ne put s’empêcher de se sentir prisonnier. La vie n’était pas si pire à l’Institut mais il comprenait que les règles de l’établissement n’allaient pas de pair avec ce qu’il considérait comme son idéal, ni avec sa surdouance qu’il commençait doucement à comprendre.

D’ailleurs, Aarons voulait le voir dans le courant de la semaine, en plein après-midi, en dehors de ces heures habituelles de consultation. Cela le rendait nerveux. Il savait qu’il commençait à se réveiller. A accepter ce qu’il était et il sentait qu’il lâchait les brides de son cerveau. Qu’il libérait ses pensées florissantes, ses pensées qui partaient en tous sens. Il sentait que cela lui faisait du bien, mais aussi que cela pouvait lui faire du tort. Ce rendez-vous étrange en était la preuve. Il était persuadé d’avoir provoqué un regain d’intérêt d’Aarons pour son cas.  Il le sentait aussi via ces sessions d’exercices mentaux qui étaient de plus en plus exigeantes.

Il enfila ces chaussures et sa veste ainsi qu’une écharpe, tentant de chasser de son esprit les scénarios catastrophiques qui défilait devant lui. Il s’assura qu’il avait des gants dans sa poche de veste avant de quitter sa chambre. Dans les couloirs, il n’y avait déjà plus grand monde. Quelques retardataires comme lui se pressaient vers la sortie qui menait à la petite fête. Il prit le chemin le plus direct. La musique fut la première chose qu’il entendit, portée par le vent. Ensuite il vit les guirlandes lumineuses accrochées dans les arbres, et puis la scène au grand complet se dévoila. Sur le lac gelé, quelques patients ou membre du personnel patinaient avec plus ou moins de grâce. Le regard du garçon s’attarda sur la beauté de l’hiver, avant de s’avancer jusqu’à l’un des gardes qui surveillaient les abords du lac.

Il tendit timidement son carton d’invitation froissé, conscient que vu son état, il pouvait avoir des ennuis. Le brun habillé en noir leva un sourcil, plissant les yeux devant son papier. Aeden croisa les doigts, peu sûr de lui, son visage rougie. Leurs regards se croisèrent et le garçon ne sut plus ou se mettre. Alors qu’il croyait qu’il allait devoir retourner dans sa chambre, le garde finit par lui rendre son papier et lui permit de passer non sans un regard suspicieux.

Aeden poussa un soupir de soulagement. Son cœur qui avait décidé de s’emballer se calmait peu à peu. Il savait que le pire qui puisse lui arriver soit d’être recaler, mais il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il ne devait surtout pas se faire remarquer. Il ouvrit sa veste, tout en faisant quelques pas. Il sentait la chaleur qui l’avait envie monter jusqu’à ces joues diminuer doucement. Au buffet, il y avait déjà un peu trop de monde. Idem pour le lac gelé. En faites, il y avait un peu trop de monde partout. De toute manière, il n’était pas venu ici ni pour se goinfrer, ni pour se ridiculiser en patin.

Il profitait juste de pouvoir sortir dehors le soir, malgré le couvre-feu. Ça aurait été parfait, s’il avait été seul. Mais ça, ce n’était pas possible. Il chercha une tête connue autour de lui, mais c’était peine perdue. Il laissa son regard trainé sur les guirlandes autour de lui, qui formait des courbes gracieuses de lumière. Il se demanda qui les avait installées et comment il avait fait pour que quelques choses d’aussi dissymétrique soit aussi beau. Combien pouvait consommer des lumières pareil. Où étaient-elles branchées. Était-ce les mêmes toutes les années. Est-ce qu’elle avait été payée avec les tarifs mensuels demandé aux parents de patients. Les circuits étaient il en série ou en parallèle. Probablement le second sinon il suffirait qu’une lampe lâche pour que toute la guirlande s’éteigne. Ce n’était pas le genre de l’Institut de ne pas penser à ce genre de chose. Vu le nombre de guirlande, l’Institut devait avoir une batterie sacrement puissante.





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Alexander se réveilla en sursaut au bruit d’une porte qui venait de claquer dans le couloir. Quoi ? Il s’était assoupi ? Il n’avait pas réalisé que… Son regard se posa sur le réveil qui ornait sa table de chevet. 18h52. Oh merde ! Merde merde merde ! Il enfila en quatrième vitesse un pantalon en velours noir en manquant de se casser la figure dans sa précipitation – d’après le Génie, ça tenait plus chaud et plus distingué mais qu’il ne vienne pas pleurer quand il l’aurait déchiré – enfila un pull-over bleu-marine et sa doudoune, attrapa une écharpe et un bonnet et jaillit hors de sa chambre comme un diable de sa boîte et courut comme un dératé jusqu’au lac.
« Qu’est-ce qu’il se passe ? » Demanda sur le trajet un Génie encore tout ensommeillé.
« On est en retard ! On est en retard ! »
« Tu t’es cru dans un Lewis Caroll ? »
Cap ne répondit pas et le Génie refit petit à petit le tour des événements. Ah oui. Cap avait fait l’excité toute la semaine à la perspective de cette soirée patinoire. En plus, ils avaient entendu dire que les patients zéros étaient conviés aussi alors il était devenu incontrôlable. Surtout qu’il n’avait pu voir que ses pères à Noël et pas Lore. D’ailleurs la veillée avait été un enfer. Paparbichette mais surtout Papa-soja se forçaient à sourire mais leurs lèvres crispées n’avaient trompées personne. L’ambiance avait été si pesante ! On se serait cru à un enterrement. Ce n’était peut-être pas loin de la vérité d’ailleurs. Il ne savait pas ce qu’on leur avait dit et il mourrait d’envie de démentir tout ce que les médecins avaient pu leur dire comme conneries mais… Il savait pertinemment qu’il ne pouvait pas. Il y avait des micros et des caméras partout sur ce putain de ferry, il le savait bien. Mais du coup il avait eu tellement eu besoin d’évacuer sa frustration de cette soirée ratée et il était tellement heureux à la perspective de revoir sa sœur dans un contexte festif – histoire de se rassurer aussi sur le fait qu’elle allait bien – qu’il avait plus ou moins passé la semaine à sauter et à courir partout, au grand dam de l’intellectuel avec lequel il partageait son corps.
Du coup, une heure et demi avant de partir, leur corps, épuisé, était tombé comme une masse sur leur lit, tout habillé. Quel idiot. Il pensait un peu qu’il partageait le même de temps en temps ? Evidemment que non, Cap ne pensait tout bêtement pas.
Ce fut lorsqu’il arriva comme un dératé devant le lac que la personnalité la plus dynamique se rappela d’un détail. Un tout petit détail. Il fallait un carton d’invitation. Un carton qu’il avait probablement laissé dans sa chambre tout pressé qu’il était.
« Dans la poche droite de notre doudoune imbécile. »
« Merci mec ! T’es le meilleur ! »
Le Génie leva mentalement les yeux au ciel. Evidemment qu’il était le meilleur. Et heureusement sinon il ne savait ce que Cap ferait sans sa prévoyance.
Cap présenta donc le carton d’invitation soigneusement conservé par sa moitié au vigile qui leva les yeux devant son sourire rayonnant malgré son retard. Celui-ci ne le remarqua même pas et fonça tout droit vers les autres à la recherche de sa sœur.
Il circula un long moment entre les convives sans la trouver. Il faillit se laisser abattre mais soudain, un visage connu lui rendit le sourire.
« Oh ! Mais c’est pas Aeden là-bas ? »
« On dirait bien que si »
Cap se dirigea vers lui.

- Aeden ! Ca fait un moment dit donc !

Il lui adressa un grand sourire avant de lui demander.

- Tu sais patiner ?

Il n’attendit pas vraiment sa réponse avant de lui saisir le bras assez gaiement et de l’entraîner à sa suite dans la queue qui attendait de recevoir leurs patins avant d’aller sur le lac.

- Alors, comment ça va depuis la dernière fois ?

« Cap, tu es conscient qu’il ne te connait pas, n’est-ce pas ? »
« Bah justement ! On va régler le problème ! Y a pas que toi qui a le droit de te faire des amis hein ? »
« Je n’ai pas d’ami. »
« T’es un rabat-joie, m’sieur l’mégalo »
« Ca faisait longtemps. »
Cap leva les yeux au ciel. Le Génie l’agaçait ces derniers temps mais bon, chacun devait mettre de l’eau dans son vin, sinon, ils allaient vite choper un mal de crâne difficilement gérable.
Son regard qui s’était perdu dans le vague durant cette courte discussion en interne revint, rieur, sur Aeden.

- Oh, c’est vrai, j’te connais mais toi tu me connais pas. Mais j’suis sûr, on va bien s’entendre !
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Z 01

On avait choisi ses vêtements pour elle parce que apparemment on savait mieux qu'elle ce qu'elle devait porter. Pour Loreleï c'était donc une petite robe blanche à volants de toute façon dissimulée par une épaisse doudoune sur laquelle était inscrit Z01. Des petits souliers très inconfortables aux pieds. Loreleï était encadrée par l'infirmier qui suivait chacun de ses faits et gestes depuis maintenant deux mois et par une armoire à glace, type videur de boîte de nuit.
Elle était quand même hyper contente de participer à ce réveillon. Déjà parce qu'elle n'avait pas fait celui de Noël (et elle se demandait bien quelle excuse avait inventé l'Institut à ses parents ) et aussi parce que ça lui permettait de sortir ! Elle avait assisté aux premières neiges à travers une vitre, et ça n'avait rien de bien. Heureusement qu'il y avait les petits papiers avec Aeden et Cap (aussi peu nombreux étaient-ils) et l'espoir qui allait avec, sinon elle aurait viré cinglée. La priver de sa liberté c'était la priver de vivre. Vivement que leur plan d'évasion débute.
Elle frissonna quand elle atterit dehors. Elle entendait déjà la musique et voyait au loin les couleurs. Elle marchait d'un coup plus lentement, fascinée par les flocons de neige. Comment quelque chose d'aussi simple pouvait être aussi soudainement aussi beau ? Elle avait toujours adoré la neige, et soudainement c'était comme si elle avait de nouveau cinq ans. Elle aurait tout donné pour faire une bataille de boules de neige et des constructions de bonhommes.
Et finalement, quand on la fit s'asseoir à une table reservée, si éloignée de tout qu'on aurait pu la faire devenir invisible, Loreleï regretta d'être venue. En fait, ce serait de la torture plus qu'autre chose. Elle allait tous les voir s'amuser, glisser, jouer, discuter alors que elle, elle allait être là, assise, à les regarder et à les envier. Elle s'enfonça dans son siège comme pour cacher cette tristesse-là. Le pire serait lors du décompte.
Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un. Bonne année. Mais pas pour toi.
Personne ne lui souhaiterait de passer une bonne année.
Elle renifla et chercha du regard quelqu'un qu'elle connaîtrait. Visiblement l'autre patiente zéro n'était pas de sortie. Cela n'étonnait pas Loreleï. Elle avait entendue des rumeurs entre infirmiers à son sujet : paraîtrait-il qu'elle aurait mauvais caractère maintenant. Avait-elle succombé à la folie la première ? Pas étonnant, c'était elle qui avait appuyé sur la gâchette.
Elle ne repéra pas le grand patron, ni son collègue monsieur Barraboule. Tant mieux, Loreleï n'aurait pas pu s'empêcher de sortir les crocs en voyant celui qui lui avait déchiré la peau de sa main d'une balle.
Pas de Tyler non plus, ce jeune garçon qui lui avait dit être mort.
Pas de Cap. Pourtant Loreleï se tordit sur sa chaise à sa recherche. Voir son frère s'amuser aurait été un beau cadeau. Mais il n'était pas là. Elle espéra qu'il allait bien. Son cœur se figea soudain : est-ce qu'il avait été pris la main dans le sac ? L'avait-on puni ?
C'est en aperçevant la chevelure noire d'Aeden qu'elle fut rassurée. Si lui était là, alors Cap allait bien. Elle était bien contente de voir Aeden. Bon, il avait l'air de jouer les solitaires, alors elle le regarda longuement, pensant très fort : « va t'amuser va t'amuser va t'amuser va t'amuser », comme quelqu'un qui répéterait une formule magique. C'est alors qu'apparut enfin son frère dans son champs de vision. Loreleï sourit de toutes ses dents. A chaque fois qu'elle tentait de la magie, son frère était là. Un vrai conte de fées ici. Elles avaient hâte des les voir faire des galipettes sur la glace.
Elle voulut leur faire signe de la main mais bon, le regard pesant de ses deux gros bras l'en dissuada.





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…A moins qu’il ait plusieurs batteries, ce qui serait plus logique. Il avait envie de voir ça de plus près. Il allait se diriger vers les lumières pour en trouver la prise, la rallonge, la ou les batteries, quand une voix l’interrompit dans son mouvement :

- Aeden ! Ca fait un moment dit donc !

Il pivota pour se retrouver nez à nez avec… Il observa le garçon qui lui fonçait dessus comme un boulet de canon. Il avait des cheveux bruns aussi en bataille que les siens, deux yeux rieurs gris et un énorme sourire sur le visage… Alexander ? Il était tellement surpris que cela devait être écrit en grand sur son visage. Mais non, ce n’était pas possible. Il avait côtoyé le garçon à plusieurs reprises, ils avaient discutés ensemble longuement. Il n’était pas… Il semblait… Le garçon était totalement perdu. S’il avait eu un frère jumeau, Aeden l’aurait appris de la bouche d’Alexander. A moins qu’il l’ait caché par honte. Mais Lore, elle, ne l’aurait pas fait. Pourtant… La fête lui était monté à la tête ou quoi ?

- Tu sais patiner ?

Encore sonné, le garçon allait bredouiller une réponse mais l’ « Alexander fou », l’avait pris par le bras. Oups. Le contact de la main du garçon sur la veste d’Aeden eut l’effet d’un électrochoc. Jamais Alexander ne se serait permit de le prendre par le bras sans se soucier de savoir s’il était d’accord. Cela faisait partie du respect qu’il avait l’un pour l’autre. L’espace personnelle du garçon était quelque chose de sacré et son acolyte le savait pertinemment. Il se laissa malgré tout trainer jusqu’à la file qui s’était formé devant l’administratrice qui s’occupait des patins, sous le choc. Qu’est-ce que…. Il déglutit avec difficulté, la gorge serré. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait, et il détestait ça. Pour Aeden, ne pas comprendre, c’était pire que tout. Et là, c’était avec celui qui était censé l’aider à faire évader Lore. Sauf qu’avec un comportement pareil, il n’aurait aucune chance. A quoi jouait-il ? La panique lui fit monter les larmes aux yeux mais il les ravala instantanément, habitué à ces réactions excessives aux pressions extérieures. Son cœur cognait fort et il avait du mal à respirer. Ok… Il devait absolument se calmer. Quel que soit le jeu auquel jouait Alexander, il ne devait pas se laisser prendre. Il allait tirer ça au clair. Il se força à respirer plus calmement.

- Alors, comment ça va depuis la dernière fois ?

C’était quoi cette question ? Aeden avait l’habitude qu’Alexander se fiche pas mal de poser des questions sans intérêt. Et celle-là en faisait partie. Le garçon l’avait très vite assimilé. Ce changement brusque de comportement l’estomaquait. Il se força à répondre, mais son « ça va » ressemblait plus à un bêlement de mouton qu’à une réponse. Il détestait être pris au dépourvu, et il détestait se retrouver face à une situation nouvelle qu’il n’avait pas lui-même provoqué. Il se força pourtant au calme, essayant de saisir ce qui se passait.

Alexander leva les yeux au ciel, et Aeden se sentit stupide. C’est bon, il faisait de son mieux pour assimiler la conversation, cette exaspération de la part d’Alexander lui semblait injustifié. En faites, il avait l’impression d’être maltraité par le garçon. De quel droit ce dernier se permettait-il d’agir de la sorte ? Il aurait presque pu s’énerver, mais ce n’était pas dans la nature du garçon. Alors, il resta figé, à regarder Alexander qui semblait plus bizarre que jamais.

- Oh, c’est vrai, j’te connais mais toi tu me connais pas. Mais j’suis sûr, on va bien s’entendre !

Ok. Soit il rêvait, soit Alexander était devenu cinglé. A moins que ce ne soit lui qui soit en train de le devenir ? Cette histoire lui était peut-être montée à la tête. C’est ça. Il était fou. Il regarda Alexander, essayant de chercher des traits qu’il connaissait mais n’y parvient pas. Si ça se trouve, il était fou depuis des mois où alors depuis quelques secondes. S’il avait été plus sûr de lui, il se serait énervé. Il aurait demandé à Alexander d’arrêter sa blague tout de suite, les sourcils froncés, avec un air fâché. Là, il devait juste avoir une tête de chiot apeuré, et il n’osait pas parler. Il aurait aimé crié en le pointant du doigt « Imposteur ! Tu n’es pas Alexander ! » Mais ça non plus ça ne lui ressemblait pas. Il aurait au moins pu essayer de tirer sur son bras pour se dégager de l’emprise du garçon mais il n’osait pas bouger, il savait que s’il essayait, il allait forcement tomber par terre.

- Vous… tu… vous … tu…

Décide toi abruti pensa-t-il pour lui-même. Choisit en un des deux et concentre toi plutôt sur la suite de ta phrase. Il se décida pour le tutoiement, après quelques bafouilles. Après tout, ils étaient censés se connaitre. Si désormais, il s’était calmé, il restait peu sûr de lui.

– Tu…. Veux bien… lâcher mon bras s’il te plait ?

Il faillit ajouter un Alexander à la fin de sa phrase mais ne put le sortir. Parce que clairement, quelque chose ne tournait pas rond et clairement le garçon qui se tenait devant lui n’était pas Alexander. Il déglutit une nouvelle fois. Il commençait à avoir sérieusement mal à la tête. C’est comme si on lui cognait le cerveau au marteau. Alors…. La solution de l’énigme ? La clé était juste sous son nez mais sur le moment, il avait eu du mal à la saisir. L’Institut… L’institut… « Ici, à l'Institut Espoir nous prendrons soin de votre enfant si particulier. ». Ok. Il était pratiquement sûr de ne pas être fou. Donc cela venait de son camarade. Mais quel était sa "particularité" ? Cela ressemblait à un trouble dissociatif de la personnalité. Mais ça ne pouvait pas être ça, sinon Alexander n’aurait même pas reconnu Aeden. Malgré le fait que sous la pression, son cerveau se soit remis en branle, le garçon continuait à brasser de l’air. Il ne comprenait pas.

- Tu… tu me connais ?





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Event♫3
Ulysse & les autres
Dix minutes étaient passées, et il n'avait rien fait d'autre que de se nourrir de petits fours. Il avait presque vidé le plateau d'aluminium à lui seul. Il se frotta les mains pour se débarrasser des miettes et enfila ses gants. Il regarda les gens filer sur la glace du lac, et semblaient assez bien s'amuser. Pourtant, il en avait entendu des plaintes ou autres des patients, qui pouvaient sembler être justifiées. Mais à les voir sourire et les entendre rire ainsi, il n'y croyait plus vraiment. Les patients étaient-ils tous des enfants capricieux ? Il en doutait grandement.

Il observa les pas des plus doués sur la glace, qu'il répéta machinalement sur la neige, immobile. S'il devait patiner, autant avoir quelques bonnes bases d'avance. Et après cinq minutes d'observation, il arrivait à percevoir d'emblée les défauts des autres, et presque à prévoir leur chute quelques secondes auparavant.

- Aeden ! Ca fait un moment dit donc !

Ulysse se retourna vers cette voix qui lui était inconnue, et vit un petit bonhomme, emmitouflé dans sa doudoune. Le garçon à qui il s'adressait, il ne voyait pas son expression mais il semblait confus. L'ado à la doudoune emporta avec lui le garçon de dos sur le lac gelé, le forçant, sans doute, à patiner avec lui.
Ulysse soupira de lassitude, et il voulut attraper un en-cas, mais sa main ne saisit rien d'autre que le vide. Il la remit au chaud, dans sa poche de manteau, et enfonça sa tête dans son écharpe.

Il reprit ses observations. Quelques figures importantes étaient déjà présentes, mais il manquait encore plusieurs personnes à l'appel. Pour avoir rencontré le patron des médecins ainsi que sa secrétaire, il n'arrivait pas à les reconnaître parmi cette myriade de visage encore flou. Il se demandait où ils pouvaient bien être...
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À dix-huit heures, Jimin Lee observait l'invitation qu'elle avait reçu, toujours indécise. Elle avait toujours détesté ces soirées quand elle était patiente. Mais chaque fois B11 l'avait traîné de force. Elle n'avait aucune obligation d'y aller cette année, mais retourner chez ses parents ça faisait un peu loin. Elle l'avait fait pour Noël, mais elle ne pouvait pas se permettre un autre voyage en bateau. D'autant plus que le Fleuve St-Laurent était gelé à ce temps-ci de l'année et compliquait les déplacement. Sans se presser, elle se leva et se dirigea vers sa penderie. Elle avait pensé à apporter une tenue pour ce genre de soirée, mais d'un autre côté, ça se passait près du lac. Jimin attrapa sa robe améthyste dotée un épais jupon qui gonflait la jupe. Bien qu'elle serait cachée par son manteau, avec ses manches longues et son colle roulé, elle serait au chaud pour toute la soirée.

Sa tenue enfilée, elle attrapa un épais legging en coton noir, une paire de bas de laine assortie, puis elle chaussa ses bottillons violets à talons haut compensés. Pas question qu'elle se sente naine toute la soirée, elle aurait toute la journée du lendemain pour reposer ses pieds endoloris. De toute façon, elle commençait à avoir l'habitude de grimacer à chaque pas dû à la douleur. Debout devant le miroir, elle prit le temps de mettre des lentilles assorties à sa robe, d'un mauve un peu plus clair, souligna ses yeux avec une fine ligne d'eyeliner et teinta ses lèvres d'un léger rose un peu plus foncé que leur couleur naturelle. Pour compléter le tout, elle remonta ses cheveux en une queue de cheval haute, puis elle attrapa sa caban en velours épais noir. Son manteau lui arrivait tout juste aux hanches, ce qui permettait de montrer la jupe bouffante de sa robe.

Prête pour cette soirée de faux-semblant, Jimin Lee prit la direction du lac. Il était déjà passé dix-neuf heures, en temps normal ça l’insupporterait d'être en retard, mais vu son peu d’enthousiasme pour cette soirée, ça lui était finalement un peu égal. Arrivée devant les gardes, elle fit comme si elle ne remarquait pas leurs regards appréciateurs. Elle commençait à en avoir l'habitude. L'exotisme de ses origines était devenue attirante seulement passé ses seize ans. Et s'ils ne pouvaient pas l'aider à remettre cet enfer dans le droit chemin, ils ne lui étaient d'aucune utilité.

Dès qu'ils lui permirent de passer, elle remarqua certains patients qu'elle avait eu la chance de croiser depuis le début de son stage. Dont Aeden. Mais elle n'irait pas lui parler ce soir. Mieux valait éviter qu'on se doute de leur... « Complicité » ? Si on découvrait tous les secrets qu'elle lui avait confié sur l'établissement, son plan masque tomberait. Du coup, plutôt que de s'approcher de quelqu'un et d'amorcer une conversation, elle se dirigea vers une table libre et y prit place en observant les gens autour. Les patients semblaient s'amuser. Du moins, la plupart, se dit-elle en posant son regard sur Loreleï. Après les fêtes, elle pourrait commencer à s'occuper des patients zéro. Et elle espérait vraiment pouvoir les aider.
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Le visage de Cap se décomposa soudainement, son sourire jovial fondant comme neige au soleil. Aeden avait l’air terrifié. Complétement terrifié. Il se retourna brièvement. Pourtant, Donatien Elpida ne semblait pas être dans les parages et les gens autour n’avaient pas l’air particulièrement agressifs ni même impressionnant alors qu’est-ce que… ? Oh non. Il reporta son attention sur le garçon qui s’était mis à bégayer. Ce n’était quand même pas lui qui le mettait dans cet état ? Le bruit d’une main s’abattant désespérément sur un front retentit comme un couperet à l’intérieur de sa tête. Le Génie n’avait pas besoin d’être plus explicite.

- Tu…. Veux bien… lâcher mon bras s’il te plait ?


Il s’exécuta immédiatement, reculant même de quelques pas avant de fourrer ses doigts dans ses cheveux, complétement embarrassé. Quel idiot ! Il était attentif aux gens d’habitude ! Pourquoi est-ce que là il n’avait pas vu que l’autre se sentait malmené ? C’était probablement son empressement qui avait dû le faire aller trop loin. Son empressement d’oublier son Noël pourri au possible et son impuissance à retrouver et à sauver sa sœur.

- Oh. J’y suis allé trop fort c’est ça ?

Ce fut à son tour se mettre à bafouiller.

- Pardon, je… Je voulais pas t’mettre... Mal à l’aise ou chais pas quoi… Je…

Il était franchement énervé contre lui-même. Il avait honte. Et il avait franchement envie d’aller terrer sa honte ailleurs mais Aeden était ce qui se rapprochait le plus d’un ami pour le Génie alors il n’avait pas le droit de foutre en l’air leur relation et de se barrer en courant. Mais comment pouvait-il le lui expliquer ?

- Tu… tu me connais ?

Cap lui jeta un regard désolé et perdu. C’est vrai qu’il avait dit un truc débile du genre « je te connais mais pas toi ». Il avait dû avoir l’air d’un sacré psychopathe. Comment Aeden aurait-il pu ne pas avoir peur ? Il garda le silence un moment avant de parler, décidant cette fois de tourner sept fois sa langue dans sa bouche, comme le disait le dicton. Il sentait le Génie agacé mais amusé, c’était limite s’il n’avait pas sorti le popcorn. Visiblement, il avait décidé que c’était à lui de se sortir du pétrin tout seul. Mais est-ce qu’il avait le droit d’expliquer leur particularité à Aeden ? D’habitude, le Génie était farouchement contre. Oh, et puis après tout, puisqu’il avait décidé de le laisser se démerder… Il prit une grande inspiration.

- Euh, la TDI ça te parle ? Demanda-t-il avec un sourire crispé. Pour le moment t’avais vu que l’Génie, moi c’est Cap.

Il scruta son interlocuteur un moment, en quête d’un changement d’expression quel qu’il soit. Puis définitivement mis mal à l’aise par sa bourde monumentale, il ajouta.

- En tout cas, j’espère qu’t’en voudras pas au Génie, lui il y est pour rien. C’est moi qui suis débile.

Un rire nerveux s’échappa de ses lèvres puis il esquissa un nouveau mouvement de recul.

- Enfin, chuis désolé d’t’avoir fait peur, c’était pas le but.


Oh la la ! C’était sûr, il oserait plus jamais se montrer devant lui. Le Génie ricana mais Cap, trop honteux, ne répliqua pas. Face au silence gênant, il rentra sa tête entre ses épaules, faisant disparaître ses lèvres et son nez dans son écharpe. Il hésitait à rester là, se demandant s’il ne valait pas franchement mieux qu’il s’en aille, sous le prétexte de trouver Lore.

HRP:
Je te laisse le soin de le retenir ou pas, comme tu veux Aeden !
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Sa question était mal formulée mais clairement, il était trop perdu pour l’arranger comme il fallait. Aeden n’était pas un expert de la communication de toute manière. Au moins, l’autre lui avait lâché le bras. Cela permettait au garçon de calmer ses émotions bien trop intenses. C’était toujours le problème avec lui, il prenait tout trop à cœur et parfois avec beaucoup d’intensité. Il se força à se concentrer sur ce que l’Alexander lui disait. Il semblait tellement désolé qu’Aeden s’en voulu de sa réaction, probablement disproportionnée comme d’habitude. Ce regard triste était aussi inhabituel que le sourire qu’il lui adressait quelques instants plus tôt. Il se ficha directement dans le cœur du garçon qui s’en voulut davantage. Il savait que les patients de l’Institut avait des pathologies qui pouvaient faire d’eux des êtres très à part. Il avait l’impression d’avoir piétinée celle d’Alexander en réagissant comme il l’avait fait.

- Euh, la TDI ça te parle ? Demanda-t-il avec un sourire crispé. Pour le moment t’avais vu que l’Génie, moi c’est Cap.

Donc c’était bien en rapport avec les troubles de la personnalité. Il hocha la tête. Même s’il ne s’y connaissait pas comme les médecins, il avait de bonnes bases en psychologies. Les maladies qui naissaient dans l’esprit des gens, ça l’avait fasciné à une époque, et il avait dévoré des bouquins entiers sur le sujet. Le garçon était parfois un peu obsessionnel quand il s’agissait d’apprendre sur un sujet qui l’intriguait. Donc le Génie, c’était l’Alexander qu’il connaissait ? Le nom était pas mal choisit. Et cela ne l’étonnait pas de la part du dit Génie. Aeden savait que ce dernier était très conscient de sa supériorité intellectuelle et sa rapidité de réflexion. Et celui qui lui parlait maintenant c’était Cap. Pourquoi Cap ? Il intégra l’information et garda la question dans un coin de sa tête pour plus tard.

Ce qui était sûr, c’est qu’il ne s’était pas partagé de manière égale le tact et la délicatesse. Effectivement, le garçon n’y était pas allez de main morte avec Aeden. La crispation dans son sourire n’échappa pas à son regard vert. Au moins, il souriait à nouveau. La culpabilité que pouvait ressentir le garçon était au moins aussi grande que celle du brun. Cette réaction… mais qu’est ce qui lui avait pris ? Il n’était qu’une bourde ambulante. Le fameux Cap s’excusa :

- En tout cas, j’espère qu’t’en voudras pas au Génie, lui il y est pour rien. C’est moi qui suis débile.

Il ponctua sa phrase d’un rire nerveux ainsi que d’un pas en arrière. Aeden se mordilla la lèvre, conscient qu’il devait agir s’il voulait que cette situation aussi étrange qu’embarrassante ne s’achève pas immédiatement, et que Cap n’ose plus jamais lui adresser la parole. Après tout, il était censé travailler avec Alexander sur le plan pour sortir Lore, donc avec le Génie mais aussi Cap. Si Aeden était naturellement très empathique, ici, c’était un peu différent. Il avait le sentiment qu’il aurait été capable de faire exactement la même bourde que lui. Il en était persuadé. En fait, il avait le sentiment qu’il avait des points communs autant avec l’un qu’avec l’autre. C’était comme si, en réunissant ces deux personnalités, il découvrait quelqu’un de bien plus proche de lui qu’il ne l’aurait pensé.

- Enfin, chuis désolé d’t’avoir fait peur, c’était pas le but.

Il devait réparer immédiatement son erreur et effacer cette nervosité sur le visage de Cap. Même si ce dernier avait tout de même une part de responsabilité dans cette situation. Si Aeden avait une hypersensibilité qui le mettait parfois dans des situations compliqués, il était aussi doué pour en sortir. En effet, il trouvait beaucoup plus facilement les mots qu’il fallait quand il s’agissait de tirer un sourire à quelqu’un. S’il avait du mal à parler, c’est parce qu’il avait peur de ce qu’il pouvait dire. Ici, c’était facile de trouver les mots justes.

– Non c’est moi qui m’excuse. Je… J’ai tendance à réagir excessivement. Ecoute, on a qu’à oublier tout ça.

Il eut un sourire un peu timide et s’avança d’un pas, prenant un peu plus d’assurance. Il était bien loin maintenant du sentiment d’angoisse qui lui avait étreint l’estomac quelques minutes plus tôt. Il avait l’habitude de ces changements brusques d’émotions. Même si en général, il cachait ça mieux. Ici cela l’avait pris trop au dépourvu car il se sentait trop proche d’Alexander. Enfin du Génie. Proche comme l’aurait été un ami ? Cette question qui se matérialisait le prit au dépourvu. Est-ce que… ? Il avait toujours été du type solitaire et n’avait jamais vraiment considéré personne comme un vrai ami. Oui, il y avait les camarades de classe, mais c’était différent. Conscientisé ça lui fit tout chaud dans la poitrine. Il se demanda si le Génie pouvait le considérer comme tel, mais il avait le sentiment que ce n’était pas le genre de son camarade. Le Génie ne semblait pas s’encombrer de beaux sentiments. Il était plus terre à terre. Enfin, c’était comme ça qu’Aeden voyait les choses. Il tendit la main au brun, conscient qu’il était plutôt tactile et qu’il apprécierait le geste :

- Je suis content de faire ta connaissance Cap. Toujours partant pour un tour de patins ?


Spoiler:
Bien sur que je vais le retenir :') Au péril de ma vie même x')





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Agent d'entretien de Donatien

EVENEMENT 3

Déjà 19h30 et toujours aucune nouvelle ni de son patron, ni de sa secrétaire, ni même d'Ange Barrabil. Où était passé tout le personnel important de l'Institut ? Avaient-ils préparé une surprise ? Allaient-ils soudainement débarquer de nulle part, dans un grand nuage de fumée, dans de chatoyants costumes d'idoles coréennes afin de leur faire un petit show ? Hyppolite joua avec la lanière de son appareil photo en imaginant Donatien Elpida vêtu tout de paillettes et entamant une petite chorégraphie enjouée.
Accroupi sous les lampes, il prenait une centaine de clichés d'une racine à moitié cachée sous un manteau de neige. Elle essayait de sortir, bombée, des flocons endurcis. Et ça occupa Hyppolite une bonne demi-heure, mais il finit par se lasser. Il zieuta les alentours.
On s'amusait sur la glace, et une patiente zéro était arrivée. Pas de Atsuka Nozomi en vue. Allait-elle au moins venir ? Pourrait-il l'admirer de loin ? Peut-être qu'il s'en ferait une résolution : lui adresser la parole au moins une fois dans sa vie.
Une tête inconnue l'interpella. Il travaillait depuis si longtemps à l'Institut qu'il repérait les nouveaux. Il ne pouvait pas forcément mettre une identité sur les visages qu'il croisait mais il savait s'ils lui étaient familiers ou non. Surtout qu'avec un pareil métier il passait son temps dans les couloirs. Alors non, la jeune asiatique à table ne lui évoquait strictement rien. Il lui reconnut une certaine beauté. Il aurait presque eu envie de la photographier, surtout essayer de capturer ses yeux lilas, mais ça aurait été du gâchis.
Cette beauté-là appartenait à l'éphémère, elle n'avait rien à faire sur une image. Ça n'aurait fait que la fragiliser. C'était en partie pour cela que les photos d'Hyppolite se focalisaient sur de minuscules détails : pour lui on ne pouvait pas prendre en photo les personnes car il y avait des choses que la photo ne pouvait pas attraper.
Il hésita un instant. Est-ce qu'il allait lui parler ? Etait-elle médecin ? Allez, il fallait qu'il se sociabilise. Et puis peut-être que ça lui ferait un bon entraînement ? Oui, peut-être qu'il arriverait à mieux discuter avec le docteur Nozomi s'il savait déjà le faire avec des personnes qui ne l'intimidait pas autant.
Il fit un pas en avant, marquant la neige de son empreinte, inspira profondément et s'approcha de la brune solitaire. Face à elle, il resta pourtant debout, une main sur une chaise, comme pour se l'approprier. Tout timide, il chercha ses mots. Il n'osait pas la regarder dans les yeux et surtout, oui surtout, il avait terriblement peur de la déranger.
C'était toujours comme ça quand il voulait parler avec quelqu'un : il était constamment effrayé à l'idée que sa présence dérange.

- Bonsoir ...

Pas trop mal l'entrée en matière. Pas très originale mais polie. Bonne première impression. Son index tapotait nerveusement le dossier de la chaise. Maintenant il fallait dire quelque chose de pertinent.

- Vous attendez quelqu'un ou je peux m'asseoir ?

Ce n'était pas pertinent. C'était même assez pathétique. Mais bon, cela suffirait peut-être ?

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bouh ! Hypomachin parle avec toi en #33cccc

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Event ♫3



« Atsuka Nozomi
Vous êtes cordialement invitée à célébrer la Nouvelle Année ce dimanche 31 Décembre, à partir de 19h, au Lac.
Un buffet divers et variés, avec des plats traditionnels des fêtes de fin d'année, vous sera servi.
Si vous êtes un patient, veuillez confirmer votre venue à votre médecin une semaine en avance.
Si vous êtes un membre du personnel, veuillez confirmer votre venue auprès de l'administratrice, madame Dubois.
Nous comptons sur votre venue.
Cordialement,
Le Directeur.»

Comme tout le monde à l'Institut, Atsuka avait reçu cette fameuse invitation au lac. Elle avait confirmé sa venue, comme demandé mais, au dernier moment, elle y rechignait. Fête avec tout le monde et invitation officielle signifiait faire un effort vestimentaire, surtout pour un réveillon, et elle n'était absolument pas à l'aise en robe. Mais, pour une fois, elle avait fini par accepter de se mettre sur son 31, enfilant avec scepticisme une robe noire légèrement moulante arrivant jusqu'à mi-cuisses, à manches longues et dénudant ses épaules, avec des collants de la même couleur. Elle soupira en essayant de dompter ses courtes mèches bleu ciel et y renonça, se contentant de les peigner avec ses doigts. Pour cette raison, les cheveux longs lui manquaient : c'était plus facilement manipulable et coiffable. Elle se maquilla aussi peu que d'habitude, c'est-à-dire de l'eye-liner et du rouge à lèvres (réellement rouge pour une fois et pas noir), et accrocha un pendentif avec une pierre bleue autour de son cou. Pour éviter de mourir de froid, elle se couvrit d'une longue cape bleu foncé, lui donnant presque un air de magicienne ou de sorcière, quand on était du côté obscur de la force. La jeune femme sortit de sa chambre en chaussant des bottines noires à talons assez épais et hauts, regrettant déjà d'avoir mis une robe tant elle n'était pas à l'aise. Une tenue de ce genre manquait de rébellion à ses yeux, ses piercings aux oreilles étant loin d'être suffisants.

La jeune femme arriva au lac en résistant à l'envie de faire demi-tour et de plonger sous sa couette, sans tout cet attirail ridicule. D'autant qu'il y avait déjà pas mal de monde, dont certaines têtes connues. Evidemment elle avait vu quelques collègues, mais étrangement pas les plus influents de l'Institut, à savoir Donatien et Ange. Peut-être avaient-ils décidé de ne pas venir, et elle se demandait presque pourquoi elle n'avait pas choisi cette option. Des adultes, elle reconnut aussi Hyppolite, avec une femme brune. Elle hésita à aller le voir puis finalement se ravisa, se souvenant du mal aise qu'il semblait ressentir quand il était face à elle : il viendrait s'il voulait seulement. Par contre, le lac gelé lui sembla d'un coup très intéressant. De la glace. Des patins. Elle n'avait pas été sur une patinoire depuis longtemps mais elle avait une furieuse envie d'en refaire. Tout en se dirigeant vers la file, Atsuka continuait à scruter la foule, jusqu'à apercevoir la chevelure blonde d'un de ses nouveaux patients, Ulysse. Le voyant seul, elle décida d'aller à sa rencontre, laissant sa place aux personnes derrière elle. Avec un sourire engageant, elle s'approcha de lui :

-Tu ne t'ennuies pas trop?


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Ses études sur les dossiers de ses patients l'avaient occupé tout l'après-midi, et il fut alarmé de l'heure par l'obscurité de la nuit qui tombait. Il vérifia l'heure et vit avec surprise qu'il était dix-neuf heures passées. Il se leva de sa chaise, s'approcha de sa penderie et regarda les différents costumes. Il était hors de question qu'il patine, il se contenterait de courtiser ou discuter avec les autres personnes présentes.
Il choisit parmi sa panoplie de costumes un d'un noir profond et avec une chemise or, rappelant le côté festif du Nouvel An. Il ajouta à cela une cravate noir, avec des rayures en biais couleur or. Puis, il referma son placard et sortit de la chambre en prenant soin de la fermer à double tour. Il n'y avait plus personne dans les couloirs du Bâtiment dans le Lointain, ce qui rendait l'endroit plus mystique et plus effrayant.
Il en sortit rapidement, ne voulant pas gâcher ses pensées avec des histoires idiotes, et vit les lumières vives et entendit la musique de cet endroit.
Il marcha un moment avant de voir les gardes, devant lesquels il passa sans même montrer son invitation. Un garde avait bien tenté de l'obliger à la montrer, mais il n'en a rien fait en apercevant le regard mauvais d'Ange.
Il balaya du regard la petite sauterie, et aperçut la belle stagiaire et l'agent d'entretien de son ami. Il tenta de les rejoindre, mais le voilà à peine arriver qu'il se fit de suite aborder.

- Bonsoir, monsieur. Vous êtes d'une élégance folle ce soir.

Il voulut répondre positivement à cette jeune femme de toute beauté, mais il devait se concentrer sur Jimin Lee. Il ne devait pas s'éparpiller et se laisser draguer, surtout sous les yeux de l'asiatique.
Il se contenta d'un sourire et d'un remerciement, suivi d'un retour de compliment avant de la quitter. En les rejoignant, il prit une coupe de champagne et salua ses collègues.

- Bonsoir! Alors, comment vous allez, ce soir? Belle fête, hein?





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- Bonsoir ...

Jimin se retourna lentement vers la voix et offrit un sourire au nouveau venu. Elle ignorait qui il était, mais comme elle n’était arrivée que depuis quelques semaines et que Donatien la gardait occupé, ce n’était pas très surprenant. Du coin inférieur de ses yeux, elle remarqua le tique nerveux de son index. Elle n’avait pourtant pas l’air intimidante. Non ? Peut-être que sa tenue paraissait hautaine. Elle espérait bien que non.

- Vous attendez quelqu'un ou je peux m'asseoir ?
- Vous pouvez.

Jimin attendit qu’il soit assis avant de se présenter.

- Je m’appelle Jimin Lee. Lee fait partie de mon prénom, mais Jimin suffit.

Quoique c'était une précision non nécessaire, mais elle détestait que le monde prenne la seconde partie de son prénom pour son premier nom de famille. Tout ça parce qu'elle était à demi coréenne et que Lee est généralement un nom de famille. Tout en écoutant la réponse du nouveau venu, un visage familier apparut un peu plus loin. Ange se dirigeait vers eux. Ce qui ne l’étonnait pas, puisqu’il lui faisait des avances subtiles depuis son arrivée. Ce qui l’étonna par contre, c’est qu’il refuse celle d’une femme magnifique. Il devait croire que ça allait changer quelque chose de son côté. Si elle avait été vraiment intéressée peut-être. Mais pour le moment il restait l’ennemi.

- Bonsoir! Alors, comment vous allez, ce soir? Belle fête, hein?

Jimin lui offrit un sourire ni trop faux ni trop charmeur, juste naturel mais avec un plus.

- Bien et vous, docteur Barrabil ?

Elle ignorait encore si appréciait ou non qu’elle le nomme toujours avec son titre et son nom de famille, mais elle ne considérait pas qu’ils soient encore assez proche pour qu’elle passe au prénom. Autre manie héritée de la culture de sa mère, puisqu’au Québec on n’utilisait pas les suffixe, elle utilisait toujours le nom de famille pendant les premiers temps. Tout était toujours une question de culture et de croyance. Et puisque sa mère l’avait élevé pendant que son père travaillait…

- C’est encore calme comparé à ce que j’ai connu par le passé, ajoute-t-elle ensuite. Mais peut-être que c’est devenu moins… bruyant, avec le temps.
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Ulysse & les autres
Ce fut à 19h30 que la fête commença vraiment. Tout le monde était arrivé (ou presque) et même certaines figures importantes de l'Institut venaient enfin. Il vit Ange Barrabil dont, en l'espace d'une semaine, il s'était déjà fait une idée. La plupart des demoiselles chantaient ses louanges en pestant de ne pas être dans les patientes S, et en ajoutant qu'une certaine "Maya" n'avait rien compris pour avoir tué quelqu'un. Cependant, une minorité de femmes n'étaient pas de cet avis et se plaignaient de cet homme, soi-disant imbu de lui même et manipulateur. Ulysse se disait que c'était un homme intéressant, en soi. Il ne savait pas qui croire, mais il se laissa porter par la minorité. Généralement, la majorité a tort car elle se croit plus importante. Le Troisième Reich est un exemple parfait. Et lorsqu'il s'agit d'insultes, il vaut mieux se ranger du côté des moins nombreux, car ces "mauvaises choses" sont justifiées. Et du côté de ces femmes, tout portait à croire que ça l'était.
Cependant, puisque seule des femmes avaient un avis tranché, il se demandait comment les hommes pouvaient à ce point n'en avoir rien à faire. Il y trouva rapidement une réponse : si cet homme est vraiment un manipulateur et hétérosexuel, alors il y a peu de chances que les hommes fassent parti de son manège.

Contrairement à ce que les gens puissent penser, Ulysse ne pensait pas de mal d'Ange Barrabil. Du moins, pour l'instant. Après tout, il était un homme et le docteur ne lui avait encore jamais adressé la parole. Ainsi, même si il était plus en accord avec la minorité, il ne se laisserait pas influencer. Pourquoi ? Parce que tout ce qu'il avait entendu jusqu'ici n'étaient que des rumeurs. Les personnes ont tendance à oublier que les rumeurs sont certes créées à partir de faits réels, mais qui sont à 95% fausses. Il suffisait de bien nourrir la rumeur pour qu'elle prenne de l'importance.
Alors, Ulysse restait neutre, comme si il n'avait jamais connu le docteur Barrabil.

Parmi les personnalités importantes de l'Institut, toujours pas d'Agnès Dessanges et de Donatien Elpida. Il reconnut quelques autres médecins, mais rien de bien très important. S'il s'était autant attardé sur Ange Barrabil, c'est parce qu'il est un proche de Donatien Elpida, ce qui est rare parmi les médecins. Et cette fois-ci, il ne trouva pas de réponses à :"Pourquoi était-ce le seul ami de Donatien Elpida parmi tous les médecin ?". Cette absence de réponse l'enrageait.

-Tu ne t'ennuies pas trop?

Ulysse fut sorti d'un coup sec de ses réflexions, et se tourna vers la voix féminine de sa médecin. Déjà qu'il avait un air surpris sur le visage, il fut renforcé en voyant la tenue de mademoiselle Nozomi. Comme à son habitude, elle était plus originale. Mais elle n'avait pas ce bonnet sur la tête. Il la trouva plus jolie sans.
Cette femme était toujours un mystère pour lui. Une robe moulante qui pourrait appeler les bas instincts des plus idiots, mais pourquoi une cape alors ? Si elle voulait séduire, elle aurait dû retirer également ses piercings. Il se demandait bien ce qu'il pouvait se passer dans la tête de sa médecin.
D'ailleurs, maintenant qu'il eut fini de la regarder de haut en bas, il remarqua qu'elle ne l'avait pas salué. Ils étaient sans doute devenu plus proches pour ne plus s'ennuyer des salutations.

"J'apprends à patiner."

Et il ferma les yeux et pressa ses lèvres. Il était peu crédible, à côté du plateau vide, près du buffet, à affirmer qu'il apprenait à patiner.
Il précisa alors sa pensée en rouvrant les yeux et en étant plus détendu.

"Enfin, la théorie avant la pratique. Je regarde les autres faire."

Il n'avait pas besoin d'expliquer, cette fois-ci. Elle savait qu'il avait une mémoire eidétique, donc pour lui, observer les autres suffisaient à son apprentissage.
C'était une des rares personnes à qui il pouvait dire quelque chose dans ce goût-là sans se faire frapper parce qu'il "triche". Il appréciait ça, de ne pas devoir faire attention à ce qu'il disait sans cesse à cause de sa génétique.
Il se demanda aussi s'il devait faire une remarque sur sa tenue... Etrange. Pas qu'elle ne lui aille pas (il avait l'impression que tout lui allait), mais parce qu'elle était contradictoire et n'avait pas de réponse à ça. Peut-être qu'elle ne voulait pas venir, de base ? Alors pourquoi avoir confirmé sa venue ? Il l'ignorait.
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Y104
Comme chaque années, Nadia était posté à sa fenêtre, quelques minutes avant de partir. Comme chaque années elle regardait les étoiles qui lui semblaient presque palpable. Elle repensait à son années misérable qu'elle venait de passer et, comme à chaque fois, elle s'autorisait à verser une larme. Une seul, la seul de l'année habituellement, même si cette année d'autres perles salées avaient passés la barrière de ses yeux. Elle préférait ne pas s'en rappeler, oublier tous cela et penser à l'instant présent. Elle troqua son uniforme contre les seuls habit qu'elle avait dans son armoire à présent, à savoir : un sweet bordeaux tout comme son T-shirt et un jean noir slim. Elle attrapa l'invitation à la fête et le badge où était marqué son numéro de patiente, attachant celui-ci à son sweet. Pour une fois qu'elle pouvait sortir dans la forêt, qui n'était plus dalleur, en toute tranquillité, elle contait bien en profiter.
Elle sortis de bâtiment, en courant et sprinta sur quelques mètres, elle furieusement dans un tas de neige, en faisant valser dans tout les sens. Elle se défoula pendant quelques minutes en respirant l'aire frais qui lui arrachait presque les poumons mais elle arrêta à bout de souffle. Elle marcha un peut, se reposant, puis fit le reste du chemin en footing, sautant au dessus de quelques reste de tronc d'arbres et de débris. Arrivée devant le point de rendez vous, la violette montra son invitation et l'autorisation de son médecin au vigile. Nadia continua son chemin  la tête basse, elle regardait autour d'elle, ses personne qui faisaient la fête en se disant, comme chaque années que elle n'était pas comme eux.
Elle retrouva son arbre privilégié chassant d'un regard ceux qui s'approchaient d'elle. La violette observait se qui se présentait devant elle, des patient dans la bonne humeur qui savaient qu'ils allaient encore subir le "traitement" de ses médecins mais qui oubliait tout pour s'amuser. Plus elle y réfléchissait, plus elle trouvait qu'elle devait se joindre a eux. Après tout, elle avait bien briser la règle de la seul larme de l'année, elle pouvait bien continuer de briser ses règles jusqu’à la fin de l'année non, autant en profiter. Elle se leva, mais se ravisa, retournant en position assise, le dos collé contre l'arbre. Elle resta plusieurs minutes là, profitant de cet ambiance de sa façon, se rappelant pourquoi elle ne voulais pas jouer avec les autres chaque années, pourquoi elle était seule. Se rappelant de la dernière fête qu'elle avait passé, avant d'arriver a l'Institut Espoir, bien que le périmètre était bien plus sécurisé que la dernière fête à laquelle elle avait participé et que, les condition de vie étant bien meilleur à l'institut, elle avait moins de chances de partir dans une folie meurtrière, elle préférait ne pas prendre de risque.
Au bout de quelques minutes, quelqu'un fit un signe vers elle, son visages s'illumina et elle se leva pour rejoindre la personne qui lui avait fait un signe mais elle s’arrêta dans son élan en voyant quelqu'un passer à coté d'elle et rigoler avec la personne qui venait de lui faire un signe. Nadia s'en doutait, mais elle était quand même déçue, cette fois si elle alla vers la foule, s'obligeant a rester et a relever sa capuche. Arrivé au milieux de la foule, son corps se figea, elle tremblait. Elle sentait un sourire se former sur ses lèvre, gercées par le froid, ce n'était pas un sourire signifiant l'amusement, c'était plutôt un sourire frustré. Elle sentit ses muscles se tendre et ses yeux se tourner vers un couteau posé sur la table, elle voulus l'attraper avant de se rendre compte de se qu'elle faisait. Elle retins sa main, rabattant ça capuche sur sa tête, se collant a son arbre une seconde fois. Elle replia ses genoux sur son corps, les deux mains sur la tête comme pour retirer quelque chose de sur sa tête. Elle sanglota..



La solitude est un plat fade où l'on choisit ses assaisonnements.
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Event ♫3


Atsuka retint un rire en voyant l'air surpris sur le visage d'Ulysse. C'est vrai que, comparé à son style habituel, les vêtements qu'elle avait enfilés détonnaient totalement, ce n'est pas pour rien qu'elle n'était pas très à l'aise dedans. Et ça devait certainement se voir dans ses yeux ou dans la moue qu'elle faisait quand elle remettait sa robe en place. Plus jamais les habits moulants autre que des jeans, c'était beaucoup trop contraignant à son goût. Elle surprit le regard de son patient la détailler de haut en bas. Elle comprenait parfaitement : ça devait vraiment lui faire étrange de la voir en robe, qui plus est pas vraiment rebelle, contrairement à d'habitude. Elle remarqua aussi que, comme pour s'opposer à la majorité des gens présents, son patient avait gardé l'uniforme blanc de l'Institut. C'était un parti pris comme un autre, elle n'avait pas à juger.

-J'apprends à patiner.

La bleue haussa un sourcil interrogateur, étouffant un rire alors qu'il avait fermé les yeux. Apprendre à patiner, en étant plus proche de la nourriture que du lac gelé ? Dans ses souvenirs, la pratique était plus efficace qu'observer de loin. Le blond rouvrit les yeux, semblant plus détendu. Pourtant, elle n'était pas si intimidante ou impressionnante, si?

-Enfin, la théorie avant la pratique. Je regarde les autres faire.

Ah oui, Atsuka aurait dû y penser. La mémoire eidétique peut aussi fonctionner comme ça, ne pas l'avoir déduit seule était une preuve de son absence de réflexion. Elle sourit en voyant Ulysse être perplexe. Par quoi était-il perturbé? Elle décida de ne pas poser la question. Elle attrapa deux petits fours dans un plat à côté, en tendant un à son patient.

-Tu comptes passer à la pratique bientôt ou tu veux que je te laisse observer?


En fait, la médecin mourait d'envie d'enfiler des patins et de traverser la patinoire à toute vitesse. Mais toute seule, cela n'avait aucun intérêt. Enfin si, mais c'était beaucoup moins amusant alors qu'accompagnée, c'était déjà plus intéressant. Rien que pour faire des courses ou voir qui tiendrait le plus longtemps sur place sans tomber. Oui, la bleue avait probablement l'âge mental d'une enfant, de base ce n'était pas glorieux mais à l'approche des fêtes cela devait être bien pire.


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Agent d'entretien de Donatien

EVENEMENT 3



La jeune femme lui permit de s'asseoir. Un peu timide, Hyppolite hésita encore avant de finalement s'installer. Il avait les mains moites et il se les essuya discrètement sur son pantalon. Puis, pour effacer cette image du timide aphone, il se passa négligemment une main dans ses ondulations capillaires, un doux sourire sur les lèvres. Ses pommettes viraient à l'écrevisse, mais ça il ne pouvait pas le contrôler.
C'est alors qu'un mouvement attira son attention. Dans sa vision périphérique, une couleur chaude, une couleur captivante, une couleur brûlante : le bleu des cheveux de Atsuka Nozomi. Hyppolite se tordit le cou pour la suivre du regard. Dans sa robe noire moulante elle était terriblement séduisante. Il la trouvait beaucoup plus jolie avec ses clous, parce que sa beauté était beaucoup plus saisissante quand elle était naturelle qu'avec ce type d'artifice.
Le rouge sur ses lèvres étaient alors comme un appel pour Hyppolite qui mourrait d'envie de juste photographier cette bouche, bouche de la couleur de la pomme d'Eve. Et puis il la vit discuter avec un patient et il sortit de sa contemplation. La voix de la brune à sa table acheva de casser ses songes :

- Je m’appelle Jimin Lee. Lee fait partie de mon prénom, mais Jimin suffit.


Hyppolite l'écouta, tout de même intéressé. Il avait bien trop de lacunes sur l'Asie pour savoir quelle était l'origine de cette femme. Chinoise ? Japonaise ? Coréenne ? Il allait lui poser la question, et pourquoi pas se présenter à son tour si cela l'intéressait mais une voix suave dans son dos l'interrompit :

- Bonsoir! Alors, comment vous allez, ce soir? Belle fête, hein?

Docteur Barrabil. Coupe de champagne dans les mains. Costard. Très classe et très distingué, comme d'habitude. Hyppolite ne l'avait jamais vu sans une cravate. C'était à se demander si son pyjama n'était pas aussi un costume.

- Bien et vous, docteur Barrabil ? C’est encore calme comparé à ce que j’ai connu par le passé. Mais peut-être que c’est devenu moins… bruyant, avec le temps.

Malgré les formules de politesse, Hyppolite sentait une légère tension entre les deux. Et puis drôles de paroles : donc Jimin Lee n'était pas une nouvelle. Pourquoi sa tête ne rappelait rien à Hyppolite ?
Maintenant qu'Ange Barrabil était là, Hyppolite avait perdu toute sa confiance. Il soupira, le charisme froid du médecin le freinant dans ses tentatives de discussion. Il repéra au loin une patiente qui traversa la fête pour aller sangloter.
Il soupira. Il était habitué à ce genre de scènes et il avait appris à ne plus y faire attention. Il n'était pas un bon samaritain. Il faisait ça au début : écouter les larmes des patients. Mais il avait bien compris aujourd'hui que cela ne servait à rien, il s'épuisait plus qu'autre chose.
Il reporta son attention sur les deux adultes. Allez, trouver un truc cool et intéressant à dire. Il suffisait d'imaginer qu'Atsuka puisse débarquer d'un instant à l'autre.
Il s'accouda au dossier de la chaise, faussement nonchalant.

- Je ne vais pas souvent aux fêtes de l'Institut mais ...


... Mais du coup il n'avait rien à ajouter en fait. Il n'allait pas aux fêtes, donc il n'avait rien à dire. Oups. Il se mordit la lèvre, ses yeux aussi bleus que deux lacs glacés, fouillant nerveusement les alentours pour se sauver.

- ... Mais j'ai un bon pressentiment pour celle-ci.

La discussion la moins pertinente au monde. Hyppolite hésitait à se lever et à partir. C'était vain de s'enfoncer.


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bouh ! Hypomachin parle avec toi en #33cccc

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Event♫3
Ulysse & les autres
Elle se mit à sourire, mais il ne savait pas pourquoi. Il fronça les sourcils, tentant de trouver une explication. Il fut cependant focalisé sur ce sourire sans qu'il n'en connaisse la cause. Qu'est-ce qui faisait qu'il le fixait ainsi ?
Trop de questions, trop peu de réponses. Il se reporta sur ses yeux pour oublier cet écart.
Lorsqu'elle lui tendit un petit four, il hésita. Bien que ses yeux montraient qu'il le voulait, il en avait déjà mangé presque un plateau entier. Ce n'était pas raisonnable. Mais c'était une fête. Et surtout une fête durant la fameuse période des fêtes, où l'on mange sans compter et l'on boit sans voir. Il le saisit et le fourra dans sa bouche en entier. Mauvaise idée, il allait mâcher un moment.
Ce qu'il se sentait idiot...

- Tu comptes passer à la pratique bientôt ou tu veux que je te laisse observer?

Il ne répondit pas tout de suite, tentant de manger le plus rapidement possible ce bout de nourriture. Et cela prit un moment pour qu'il l'avale. Ce fut tellement long qu'il se sentait gêné et commençait à rougir. Comme si le froid ne pigmentait pas déjà sa peau de rouge... Il devait avoir l'un d'un enfant.
Il inspira, et observa la piste. Les gens avaient l'air de s'amuser. Il se pressa les lèvres. Il hésitait. Mais il avait mis cet uniforme pour patiner, justement. Alors, autant y aller.

"D'accord, dit-il accompagné d'un hochement de tête."

Il tendit son bras pour qu'elle le tire jusqu'à la distribution des patins.
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Alors qu'elle attendait une réponse d'Ange, Jimin remarqua du coin de l'oeil son vis-à-vis s'accouder au dossier de la chaise nonchalant. Par contre, elle eut l'impression que ça manquait de naturel.

- Je ne vais pas souvent aux fêtes de l'Institut mais ...

Elle tourna les yeux complètement vers lui quand il amorça une phrase et elle attendit la suite. Mais il fit une pause en se mordant la lèvre, ses yeux aussi bleus que deux lacs glacés, fouillant nerveusement les alentours. Il semblait presque paniqué. Finalement, Jimin se dit que ce n'était pas elle qui l'intimidait, mais plutôt lui qui devait être introverti. La psychologue en elle se dit qu'il avait peut-être une sorte de peur vis à vis l'interaction humaine. Elle comprenait un peu, ayant passer par une période de ce type durant l'enfance.

- ... Mais j'ai un bon pressentiment pour celle-ci.

Bon pressentiment ? Elle n'allait pas juger ses paroles. Il devait s'être lancé dans une phrase sans savoir comment la finir. Ça pouvait arriver à tout le monde. Et surtout par des gens insécures. Elle n'avait aucun mal à deviner que pour un homme timide, ça ne devait pas aider d'avoir un homme tel que Ange Barrabil à côté de soi. Le médecin était du genre dominant, pas besoin de lui demander, ça se sentant jusque dans les pores de notre peau. Ça pouvait être excitant pour une femme, mais pour un homme... C'était sûrement plus intimidant.

- Cela semble plus calme sous la perspective d'un adulte que d'un enfant. Je n'y voyais jamais d'intérêt à l'époque, mais B11 m'y trainait toujours de force. Je suis même étonnée qu'elle ne soit pas là, ajoute-t-elle en regardant autour d'eux à la recherche de son amie d'enfance.
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Bien et vous, docteur Barrabil ? C’est encore calme comparé à ce que j’ai connu par le passé, ajoute-t-elle ensuite. Mais peut-être que c’est devenu moins… bruyant, avec le temps.

Il opina, affirmant qu'il se portait à merveille. Sa voix douce et mélodieuse lui avait manqué. Et elle s'était bien apprêtée, pour cette soirée. Elle n'avait donc nullement l'intention de patiner. Parfait.
Il jeta un rapide coup d'oeil à l'agent d'entretien. Il ne daignait pas vraiment lui accorder de l'attention. Cet homme ne faisait que réparer des dégâts matériels ou nettoyer la saleté. Rien de bien folichon.
"Avec le temps". C'était vrai qu'elle avait été patiente ici. Cette précision ne le choqua pas.

Et voilà l'agent d'entretien qui s'exprimait... Pour ne rien dire. Il s'interdit de lever les yeux au ciel et garda son sourire de circonstance.

- Cela semble plus calme sous la perspective d'un adulte que d'un enfant. Je n'y voyais jamais d'intérêt à l'époque, mais B11 m'y trainait toujours de force. Je suis même étonnée qu'elle ne soit pas là, ajoute-t-elle en regardant autour d'eux à la recherche de son amie d'enfance.

Il la regarda avec des yeux ronds. B11... Elizabeth, donc. Cette jeune femme lui en fit voir de toutes les couleurs, et généralement, c'étaient celles de son corps. Il avait toujours refusé, à contre coeur, de coucher avec elle. Elle dominait. Il voulait dominer. Il était hors de question qu'ils se bataillent pour savoir qui serait dessus. Et quand bien même : elle était totalement folle. Et elle avait été amie avec elle? Jimin serait donc capable de la canaliser, ou tout simplement de la comprendre?
Il prit une gorgée du champagne, puis passa sa langue sur ses lèvres pour récupérer les gouttes d'alcool.

- Tu connais B11, Jimin? Elle en a causé, des ennuis, ici.

Il se tourna pour regarder si elle était ici, et pas de chevelure lilas. Il ne savait pas s'il était déçu ou rassuré. Elle ne serait pas là pour lui faire des avances, et c'était le principal.
Il se tourna tout de même vers Hypomachin, et lui demanda :

- Et comment tu vas? La forme?





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Event ♫3


Leurs regards se croisèrent, et la couleur des yeux d'Ulysse était si profonde qu'elle aurait pu s'y perdre. Elle ne comprenait pas pourquoi les gens en général trouvaient que les yeux marrons n'étaient pas beaux, au contraire, ils étaient plus chaleureux que les yeux bleus ou verts. C'est pour cela qu'elle trouvait les siens très froids, mais elle n'avait jamais voulu mettre de lentilles. Atsuka battit des paupières pour se reconnecter à la réalité. Elle espérait sincèrement qu'il accepte sa proposition, être seule sur la glace était beaucoup trop triste, qui plus est lors d'une fête pareille. Elle sourit en voyant l'envie briller dans les pupilles du blond. Pourquoi hésiter? Tout était permis ce soir! Et même en temps normal, elle ne voyait pas l'intérêt de se priver. Il succomba finalement, avalant le petit four d'une bouchée. La bleue étouffa un rire en le voyant essayer de se dépêcher pour répondre. Par contre, la neige plus la rougeur de ses joues lui donnaient un air beaucoup trop mignon, et elle se retint d'ailleurs de lui pincer les pommettes, comme à un enfant. "Non! On ne fait pas ça à un patient! Ni à personne d'ailleurs!" Après avoir jeté un regard vers la piste glacée, il hocha la tête.

-D'accord, répondit-il en tendant son bras.
-Génial!

Il n'en fallait pas plus pour que le visage d'Atsuka s'illumine d'un grand sourire enfantin, à se demander si elle était réellement adulte. Sans la moindre hésitation, elle lui attrapa le bras et l'entraîna jusqu'à la file devant madame Dubois. L'attente ne fut pas longue et, après avoir demandé leur pointure, ils durent retirer leurs chaussures pour enfiler les patins à glaces. Avec empressement, elle lui donna ses talons et se dirigea vers le lac. Certes, les patins étaient bien pratiques sur la glace, mais pour marcher dans la neige, c'était une toute autre histoire. Elle décida de ne plus lever les jambes et de déjà faire glisser les lames, c'était toujours plus facile et moins ridicule que d'essayer de marcher normalement avec. Elle arriva enfin sur la patinoire naturelle et trouva rapidement un équilibre, se mettant face à la berge enneigée pour attendre son compagnon de jeu.

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EVENEMENT 3



Les deux médecins discutaient. Ils évoquèrent B11 qu'Hyppolite connaissait sans la connaître. Il avait beaucoup entendu parler d'elle, de son histoire à l'Institut et de sa réputation d'exhibitionniste. Son dernier exploit aurait été de dévoiler sa poitrine en public. A croire qu'elle confondait Institut Espoir avec club de strip-tease. Ajoutés à cela les lubies du docteur Barrabil, on pourrait pu croire que Donatien Elpida n'était en fait pas le directeur d'un Hôpital mais d'un Bordel. Et vu ce que Hyppolite nettoyait parfois...
Bref, les deux médecins discutaient et Hyppolite ne voulait pas s'immiscer. Il était Agent d'Entretien. Il éradiquait la poussière, pas les maladies. Les deux collègues appartenaient à un monde qui ne laissait pas la place à Hyppolite. Ce n'était pas grave, il se contentait d'observer Atsuka Nozomi. Elle aussi elle appartenait à son propre monde, mais d'une autre façon.

- Et comment tu vas? La forme?
- Oui.

Il était d'une grande éloquence ce soir, l'Hyppolite. Il se racla la gorge et esquissa un sourire, recentrant son attention sur la conversation actuelle. Allez, c'était un entraînement bon sang. Il fallait qu'il se montre intéressant. Il fallait qu'on boive ses paroles, qu'on soit désaltéré juste en l'écoutant parler. Heureusement qu son charisme naturel le sauvait de son embarras.
Trouver un sujet de conversation. Peut-être éviter de parler de l'Institut ? Ils n'étaient pas en train de travailler actuellement. Peut-être les faire parler d'eux ? Ou lancer sur une généralité ? Il avait lu sur un forum - parce que oui il postait ses problèmes de vie sur des forums et scrutait souvent des réponses sur Doctissimo - qu'on pouvait commencer une conversation par une généralité.

- Il fait vraiment froid cette année.


Généralité lancée. Maintenant on enchaîne. Bravo Hyppolite, tu n'es pas si mauvais ! Il désigna du menton la coupe de champagne que tenait Ange.

- Vous n'avez pas peur de finir ivre ? Je me souviens de ma première cuite. J'avais quinze ans, je ne savais pas boire, et je me suis réveillé tout nu le lendemain matin. Je suis reparti chez moi dans un costume de fée trop petit.

Il aurait dû s'en tenir à jouer le météorologue. Lui qui, physiquement, était classe, distingué, plutôt séduisant, venait certainement de casser toute cette image avec cette anecdote. Et puis, honnêtement, niveau anecdote il y avait mieux !
Il n'aurait peut-être pas dû venir en fait...



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Jimin Lee ne fut surprise de voir les yeux d’Ange s’écarquiller à cette information. Elles étaient si différentes ! Même si parfois elle avait eu du mal avec toutes ces différences, bien des fois c’était ce qu’il y avait de mieux. Si elle n’avait pas côtoyée B11, son intégration à l’université aurait été bien plus difficile. Mais au fond Elizabeth aimait bien les petites brebis apeurées, ce que Jimin était à l’époque. Le médecin se reprit en prenant une gorgée de champagne, puis passa sa langue sur ses lèvres pour récupérer les gouttes d'alcool. Il y avait quelque chose de sensuel dans ce geste, mais ça ne voulait pas dire qu’il le faisait avec une arrière-pensée. C’était probablement incrusté dans son corps d’avoir des gestes suggestifs, qu’il le faisait inconsciemment.

- Tu connais B11, Jimin ? Elle en a causé, des ennuis, ici.

Il se tourna pour regarder autour d’eux et Jimin n’eut aucun mal à devenir qu’il vérifiait lui aussi que B11 n’était pas dans les parages. Causé des ennuis… Elle n’avait aucun mal à le croire. À l’époque, elle arrivait parfois à la réfréner, mais pas toujours. Après tout, elle était timide et elle devait expérimenter des aventures, comme lui répétait souvent Elizabeth. Elle plongeait dans ses souvenirs, quand la voix suave du docteur Barrabil la ramena à la réalité.

- Et comment tu vas? La forme?

Par réflexe, Jimin leva les yeux vers lui, avant de les tourner vers l’autre homme. Il faudrait vraiment qu’elle lui demande son nom, parce qu’elle n’avait pas l’impression de l’avoir croisé depuis son arrivée. Elle avait rencontré une grande partie du personnel et des médecins.

- Oui.

Il se racla la gorge et esquissa un sourire.

- Il fait vraiment froid cette année.

Jimin haussa un sourcil à cette entrée en matière. Pour une banalité c’était une banalité. Mais elle ne ferait aucun commentaire. Cela semblait déjà assez difficile pour lui d’entamer la conversation. Par contre, pour elle, il ne faisait pas si froid. Il faisait bien plus froid au Québec, là où vivaient ses parents.

- Vous n'avez pas peur de finir ivre ? Je me souviens de ma première cuite. J'avais quinze ans, je ne savais pas boire, et je me suis réveillé tout nu le lendemain matin. Je suis reparti chez moi dans un costume de fée trop petit.


L’étonnement gagna Jimin à l’évocation de cette anecdote cocasse. Elle ne s’attendait pas à une telle révélation venant d’une personne qu’elle analysait comme étant réservée. Sauf si c’était sorti tout seul. La surprise passée, un petit rire secoua ses épaules et elle plaça une main devant sa bouche. Il n’y avait rien de moqueur dans celui-ci. Elle trouvait même ça un peu mignon. La vulnérabilité chez un homme amenait un côté plus tendre dans toute cette virilité. Son petit rire faillit devenir un véritable éclat incontrôlable, quand elle imagina Ange dans cette situation. Ange Barrabil dans un costume de fée trop petit… Ce serait un spectacle inoubliable.

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