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20/10/2018
Préparation d'event
22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Mon cadeau à moi, ft. Lys.

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Mon cadeau à moi



Donatien fêterait le Réveillon de Noël ce soir avec son père. L'Institut ferait sa fête de Noël dans la cantine, mais lui et son père dîneront en tête à tête. C'était une idée de son père car, selon lui, cela les rapprocherait. N'importe quoi. Ils se regarderaient dans le blanc des yeux et on entendrait les couverts tinter. Mauvaise soirée en perspective. Cadeau empoisonné.
Alors pour se détendre, Donatien s'était offert une sortie avec sa patiente préférée : Lys. Il se fichait qu'elle puisse changer de matricule d'ici la nouvelle année puisque de toute façon il ne l'avait jamais appelé C132. Elle était son Lys. Il ne pouvait pas se l'accorder longtemps puisque la jeune fille devrait bientôt rejoindre ses parents sur le ferry, et cela lui faisait mal au coeur. Il était donc venu la chercher quelques minutes auparavant à la porte de sa chambre, et pour une fois il n'y avait pas d'infirmier pour pousser son fauteuil : il était celui aux commandes. Comme ça, il n'y avait qu'eux deux.
Il s'était bien habillé exprès pour elle. Il voulait être parfait à ses yeux : sa plus belle chemise était cachée par un long imperméable beige et son épaisse écharpe blanche, portée par la brise, volait dans son dos. Oui, le vent était plutôt fort sur les côtes et il peinait à pousser le fauteuil de son Lys. Ils laissaient leurs empreintes sur la neige, petits sillons qui permettraient de retracer leur chemin.
Il était silencieux depuis tout à l'heure, fasciné par la nuit qui tombait petit à petit. Il attendait avec impatience le moment où le blanc laiteux de la neige lutterait contre le noir profond de la nuit, ce moment où la frontière entre les opposées seraient si flagrante qu'elle n'en serait que plus belle. Tout comme lui, vêtu tout de blanc, et la longue chevelure d'encre de son Lys. Eux aussi étaient-ils comme neige et nuit?
Il repensa malgré lui à cette histoire de Journal Clandestin, un simple bruit de couloir. Il avait déjà discuté de cela avec son Lys il y a très longtemps de cela et le sujet n'était jamais revenu. Avec les récents événements, peut-être devait-il amener de nouveau le sujet ?
Non, il était là pour se détendre. Lys était son cadeau, il devait en profiter.
Il s'arrêta un instant à cause d'une crampe dans le bras. La neige lui arrivait à la cheville. Il mourrait de froid. Alors, toujours dans le dos de la patiente, il se pencha vers elle, sa bouche proche de son oreille :

- Tout va bien?





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un petit featuring ou pas
Devrais-je avoir peur ?

mon cadeau à moi

Elle s'était apprêtée, plus ou moins, pour l'occasion. A contre-coeur, elle choisit une tenue toute blanche, avec un manteau chaud et une panoplie claire pour l'hiver, soit écharpe, bonnet et gants. Elle l'avait attendu, cet homme qu'elle détestait, qui la répugnait. Et tout ça pour quoi ? Pour une sorte de rendez-vous tordu. Il voulait la voir, elle voulait lui balancer tout ce qu'elle avait sous la main. Elle voulait lui crier :"Ne me touche pas !", "Reste loin de moi !", "Si tu t'approches, je t'assure que je t'étrangle, espèce de pédophile tordu !". Mais elle se taisait. Elle le devait, pour le bien des patients, de sa couverture, et surtout de sa santé mentale.
Les dix ans qu'elle avait passé ici l'avaient forgée d'une manière dont elle n'aurait jamais pensé. Elle était devenue méfiante de tout, même des objets. Elle ne voyait que le mal ou le bien. L'entre-deux ne pouvait exister pour elle. Et lui, cet homme, Elpida... Etait le mal.

Au fond, elle était contente qu'il ne l'ait pas "touchée" d'une manière perverse. Il ne faisait que voir son sang... C'était, certes, toujours aussi tordu, mais elle avait le luxe d'avoir encore son intimité intacte. Il trouvait le sang beau, mais le viol dégoûtant. Quelle logique...
Le silence régnait, et c'était pour le mieux. Les roues avaient du mal à traverser l'épaisse neige, et elle sentait bien que ce n'était pas naturel pour lui de pousser son fauteuil. Mais au moins, c'était calme. Elle pouvait admirer la beauté de la neige, entendre le bruit des roues qui grincent à cause du froid mélangé au son du craquement de la neige sous le poids d'Adèlys. Enfin, surtout le poids du fauteuil.
Soudain, il s'arrêta. Elle s'apprêta au pire. Ils étaient seuls, dehors, sans personne aux alentours. Le lieu n'était pas forcément le plus beau de l'île, mais il s'était accordé une pause.

- Tout va bien?

Elle sursauta malgré elle, le souffle de son médecin réchauffant sa peau. Elle fut soudain prise d'une gêne. Il était proche. Trop proche, comme d'habitude. Il faisait ce qu'il voulait.
Avant de répondre, elle opina.

- Oui, tout va bien. Le froid n'est pas trop gênant. Et vous ?

Si elle ne lui posait pas la question, il allait lui reprocher. Elle en était certaine. Elle préférait ne prendre aucun risque et être polie, voire se préoccuper de lui, combien même elle se fichait de sa santé ni même de son bien-être.
Il était trop dérangé...



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Mon cadeau à moi



- Oui, tout va bien. Le froid n'est pas trop gênant. Et vous ?

Donatien fut pris au dépourvu et rougit. Elle prenait de ses nouvelles ? Vraiment ? Le froid ne le dérangeait pas non plus. C'était ces nombreuses couches de vêtements qui l'embêtait. Mais sinon ça allait. A vrai dire, il se sentait paisible face à cette étendue blanche. Et les tourbillons des flocons avaient quelque chose de magique, comme s'ils s'étaient mis à danser. Le spectacle méritait des applaudissements.
Mais surtout, oui, surtout, ce qu'il aimait c'était la buée qui se cristallisait quand les jolies lèvres de son Lys s'ouvraient pour parler. Il avait envie d'effleurer ce souffle, de le lui voler.
Il contourna le fauteuil de Lys - fauteuil qu'il appréciait parce qu'il empêchait son Lys de fuir loin de lui - et s'accroupit face à elle. Il était légèrement plus bas et était contraint à lever légèrement le menton pour l'observer. Il ne savait pas ce qu'il aimait le plus entre le chevauchement des mèches brunes de sa frange, son petit nez en trompette, ses pommettes roses comme une fleur, sa fragilité ... Oui, c'était vraiment un beau cadeau que de pouvoir contempler un être aussi pur. S'il était aussi serein actuellement, c'était grâce à la présence de son Lys.
Il hésita puis finalement lui demanda :

- Y-a-t'il quelque chose de particulier que vous souhaiteriez faire ?

Peut-être un bonhomme de neige ? Une bataille ? Il voulait être sûr qu'elle soit aussi heureuse que lui l'était.





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ft.  Donatien Elpida
Devrais-je avoir peur ?

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Elle ne s'attendait pas à ce qu'il se déplace. Elle ne s'attendait pas à se qu'il se plante devant elle. Mais surtout, elle ne s'attendait pas à se qu'il s'accroupit. Il était plus petit qu'elle, et elle ne savait pas comment réagir. Elle ne cacha pas son étonnement, cela n'avait pas de risque de le blesser. Cependant, les manches de son manteau camouflaient ses doigts qui se crispaient. Il la fixait, encore. Elle se demandait vraiment ce qu'elle avait en plus pour qu'il l'ait choisie elle.

- Y-a-t'il quelque chose de particulier que vous souhaiteriez faire ?

Elle regarda Donatien avec un air indescriptible. Sa lèvre inférieur quitta la supérieure pour laisser sa bouche s'ouvrir légèrement. La surprise dut se lire sur son visage. Elle n'était pas habituée qu'il lui offre ce genre de faveur.
Ce qu'elle voulait faire ? C'était bien la première fois depuis son arrivée à l'Institut que quelqu'un lui posa cette question.
Elle referma la bouche et réfléchit à vitesse grand V. Partir était le premier souhait qui lui vint à l'esprit, mais à peine aurait-elle dit cela qu'elle en subirait des conséquences. Et elles ne seront pas douces.
Alors, machinalement, les yeux brillants, elle articula :

- Marcher...

La dernière syllabe s'était envolée tel un soupir. Cependant, un petit rire nerveux interrompit cet envol pour ajouter :

- Mais je sais bien que ce n'est pas possible, pour l'instant. Si vous avez une idée, alors nous pourrons faire ce que vous souhaitez.



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- Marcher..., avait répondu son Lys d'une voix à peine audible.

Un petit rire accompagna sa réponse. Donatien ne comprit pas pourquoi, cette situation n'était pas amusante. Mais en général, Donatien ne saisissait rien à l'humour. Les blagues d'Ange jetaient un froid, il ne détectait pas le sarcasme, et il ne savait pas qu'on ne riait pas toujours suite à une plaisanterie. Les rires de détresse, les rires de folies, les rires nerveux, les rires de défense, tout ça il ne connaissait pas.
Il ne cessait de la contempler. Délicate. Petite fleur à la tige fragile secouée par le vent. Il voulait tant la protéger. Personne ne devait la cueillir.
Le médecin avait déjà essayé de la faire marcher. Il avait mis des barres parallèles dans sa salle de soins pour qu'elle s'appuie. Il avait également regardé ses nerfs, les avait vu grandir, faiblir. Le problème était que ses muscles n'avaient pas appris à marcher. Et maintenant il était trop tard. Lys ne guérirait jamais. Elle serait invalide à jamais. Et cela plaisait à Donatien.
Sauf aujourd'hui. Il était facile de comprendre l'adolescente et sa tristesse, non son désespoir, avait atteint Donatien en plein coeur. Il n'avait jamais voulu aider les autres, il n'avait jamais voulu leur faire plaisir. Mais il était triste, Lys était triste, donc si Lys allait mieux il irait mieux. Il voulait lui faire plaisir, aujourd'hui. Elle était tout pour lui. Elle n'était pas juste sa première patiente, elle était celle qui était à ses côtés depuis tant d'années... Elle n'était jamais partie. Elle ne l'avait jamais déçu, trahi, abandonné. Elle lui était fidèle. Si un jour elle venait à partir, il s'en verrait déchiré. Elle était un peu comme sa fille, sa soeur, son amante, son amie. Elle était un peu tout ça.
Alors il se releva doucement, faisant craquer ses os. Lui qui refusait tout contact se plaça derrière Lys et la souleva par les aisselles. Elle n'était absolument pas lourde, mais pour quelqu'un d'aussi squelettique que Donatien, c'était un exploit.
Une fois qu'elle fut décollée de son fauteuil, il l'en éloigna. Et lorsqu'ils furent tous les deux dans la neige, il la fit tourner pour qu'elle puisse lui faire face et déposa méticuleusement les pieds de Lys sur les siens. Là, il glissa son pied dans son dos pour la retenir. Il la tenait fermement, la serrant contre lui, afin qu'elle ne chute pas. Il avait été si doux et tout cela avait été si orchestré qu'on aurait cru un mouvement de valse.
Une fois qu'il fut sûr que Lys était en sécurité, il tenta un sourire. Il avait les lèvres gercés et ses cils étaient recouverts de neige. Il faisait tellement froid, pourquoi n'avait-il pas mis de gants ? Bon, ce n'était pas grave, tant que Lys était là ...





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ft.  Donatien Elpida
Devrais-je avoir peur ?

mon cadeau à moi

Une lueur étrange brillait dans les yeux de son médecin. Elle ne savait pas si c'était de l'incompréhension, de l'étonnement, de la colère, de la tristesse, de l'empathie, de la pitié... Il n'était pas en colère, cela se voyait. Il n'était pas non plus lassé.
Il finit par se relever. Adèlys expira comme si elle avait gardé tout l'air du monde dans ses poumons, et leva la tête, ses yeux se posant sur le visage d'Elpida. Il se déplaça, faisant craquer la neige, et arriva derrière Adèlys. Elle se dit qu'ils avaient terminé leur petite conversation et qu'il allait pousser le fauteuil. Or, elle sentit que quelque chose glissait sous ses aisselles. Elle fronça les sourcils, sentant l'angoisse monter. Qu'allait-il faire ?
Sa peur se transforma en surprise. Il était en train de la lever de son siège. Elle baissa les yeux, voyant prendre sa véritable taille qui projetait une ombre grandissante sur le sol. Elle ne leva jamais les yeux du sol, trop étonnée de... La situation. Tout était anormal dans cette situation. Son médecin tentant de réaliser son souhait, se voir grandir, être seule avec son médecin... Elle ne savait qu'en penser.

Ses pieds se posèrent sur ceux du médecin en chef. Après plusieurs secondes pour réaliser ce qu'il se passait, elle regarda son médecin qui... Souriait.
Adèlys se demandait si elle ne rêvait pas. Elle ne sentait toujours pas ses jambes malgré le froid, elle savait juste qu'elle était debout et ce, grâce à Donatien Elpida.
Elle ne savait pas si elle devait parler. Elle lui rendit simplement son sourire, les yeux étincelants.



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Il tremblait un peu. Sûrement à cause du froid. Même avec ses gants il ne sentait plus ses doigts. Soutenaient-ils vraiment son Lys ? Etait-elle en sécurité avec lui ? Il voulait tellement la faire marcher. Cela semblait vraiment être son désir le plus précieux. Et ce désir éveillait en lui des sentiments contraires : il voulait la voir sourire, il voulait la rendre heureuse, il voulait qu'elle marche, trottine, court. Il voulait qu'elle ressente le feu dans ses muscles et que ses jambes aient des crampes pour une fois. Mais d'un autre côté, il refusait de savoir qu'elle pouvait partir. Ça le tuait de l'imaginer s'éloigner de lui. Il avait besoin d'elle dans sa vie. Il avait besoin de ses airs innocents et de sa frange brune. Il avait besoin de voir son visage chaque matin. Elle était comme son remède.
Terrifié par ses pensées contradictoires, il reposa fébrilement Lys sur son fauteuil. Il tremblait toujours, peut-être un peu plus fort. Son regard était absent. La neige qui se déposait sur ses cils ne s'en allait plus.
Maintenant qu'il avait pris le temps d'asseoir Lys, il avait posé ses bras de part et d'autre d'elle, prenant appui sur les accoudoirs. Il baissait la tête, fixant les genoux fragiles de l'adolescente. Sa respiration était rauque, comme si c'était devenu difficile pour lui d'expirer de l'air.
Une question lui taraudait l'esprit depuis un moment. Ils en avaient déjà parlé lui et elle... La conversation n'était jamais revenue...
Pendant un moment, il sut maîtriser son souffle. On n'entendait alors plus rien. Pas même la chute des vagues contre la roche des falaises. Même le vent qui sifflait dans leurs oreilles pouvait paraître silencieux.
Il plongea sa main dans sa poche et en sortit une mèche noire, brillante. Un ruban blanc la nouait à l'extrémité pour que les cheveux ne s'éparpillent pas.
Toujours sans oser affronter le regard de son précieux Lys, il demanda d'une voix grave :

- Tu t'en souviens ? Je te l'avais prise, il y a presque un an, en guise de promesse...

Oui, quand il était allé dans sa chambre. Il lui avait demandé ce qu'elle savait sur le Journal de rébellion contre l'Institut. Elle lui avais promis qu'elle ferait de son mieux pour lui apporter ses informations.
L'heure était venue d'en savoir plus.



hors rp:
Et ouais, j'ai relu notre premier rp x) Relis-le si tu veux, mais la mèche de cheveux c'est véridique XD




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ft.  Donatien Elpida
Devrais-je avoir peur ?

mon cadeau à moi
Ce moment où elle se sentait enfin humaine, sans handicap, lui semblait si court. Elle avait eu l'impression d'être normale, quoique, elle avait besoin de l'aide de quelqu'un mais, elle semblait normale. Elle avait l'impression de pouvoir gambader, d'être libre. Les hommes rêvent de pouvoir voler, afin d'être totalement libres. Mais ils ne savent pas que marcher, c'est déjà la liberté. Avoir la capacité d'aller n'importe où, dans n'importe quel pays, juste à la force de leur jambe. Certes, ça prendrait du temps : mais ils pourraient le faire. L'Homme a déjà prouvé sa "supériorité" en s'implantant partout, quelques soient les ethnies. Mais marcher, courir, sauter, danser ! Ils avaient la chance de faire tout ça. Ils pouvaient même taper du pied, faire des croches pieds, tout ça. Les jambes permettent aux hommes de s'exprimer, en fait. Et Adèlys n'avait pas cette chance. Elle ne pouvait pas s'exprimer autant qu'eux. Elle n'était pas libre. Et encore moins dans les bras d'Elpida.

Il la reposa finalement, tremblant. Il pouvait sembler fort, mais était si faible. Son intelligence et son pouvoir lui insufflaient cette puissance et cette aura. Mais cela ne faisait qu'effrayer davantage Adèlys. Et ce qui lui faisait encore plus peur, c'était ce silence. Laisser la Nature s'exprimer n'était beau que lorsqu'on était seul avec elle, ou en train de partager cette beauté avec quelqu'un d'autre. Mais pas lorsque l'on est avec Donatien Elpida. Surtout lorsqu'il fixe vos genoux comme s'il allait les attraper.
Il fouilla finalement dans sa poche, et en ressorti... Une mèche de cheveux. Adèlys écarquilla les yeux, prise d'un soudain frisson. Elle n'avait pas si froid, alors c'était l'angoisse ou le stress. Ou les deux.
Elle fixa cette mèche de cheveux, sans en détourner le regard. Que... ?

- Tu t'en souviens ? Je te l'avais prise, il y a presque un an, en guise de promesse...

Alors, c'était pour cela, cette escapade ? Il voulait en savoir davantage sur son Journal ? Comme si elle allait lui délivrer de telles informations. Certainement pas. Elle ferait comme lors de la première conversation : elle cacherait la vérité en dévoilant le plus inutile. Cependant, elle bénéficiait de quelque chose la première fois : c'était la première conversation. Et surtout : elle avait promis. Elle devait montrer qu'elle savait des choses. Seulement, si elle mentait, il le saurait. Or, si elle disait la vérité, elle ne donnait pas cher de sa peau.
Elle s'humidifia les lèvres, et mordilla sa lèvre inférieure, la nervosité reprenant le dessus. Cette promesse lui coûtera bien plus qu'elle ne le pensait, et elle l'avait faite sans vraiment y penser...
Mais il fallait qu'elle dise quelque chose. Elle pouvait peut-être ralentir le moment pour réfléchir ?

- Oui, je me souviens. Je n'ai pas oublié cette promesse.

Elle voulait montrer de l'assurance, elle ne savait pas si cela avait fonctionné. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle devait penser. Penser à une solution. A ne pas éveiller ses soupçons. Ce n'est pas elle, l'auteure. C'est quelqu'un d'autre.
Soudain, elle eut une idée. Oui, elle ferait ça...



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En vérité, Donatien n'avait pas voulu aborder le sujet du Journal Clandestin. C'était important car si quelqu'un cherchait à détruire son paradis terrestre, il fallait qu'il l'arrête. Lys était heureuse ici, à ses côtés, il ne pouvait pas laisser cet auteur lui faire du mal. Même si c'était peut-être juste des rumeurs.
Mais la discussion s'était imposée malgré elle et Donatien ne pouvait pas revenir en arrière. ll pouvait faire semblant, bien sûr. Faire semblant de n'avoir rien dit. Après tout, il avait le contrôle de la situation, il avait le pouvoir sur tout. Mais cela aurait été impoli envers Lys.
Toujours crispé au dessus d'elle, sa main abandonna l'accoudoir du fauteuil et effleura l'auriculaire de la patiente. Il voyait souvent ce geste de promesse chez autrui : s'accrocher les auriculaires entre eux. Lys était la seule personne avec qui il osait le contact. Quoique, avec les gants, ce n'était pas comme si le toucher était plus concret. Et puis il ne faisait que caressait timidement un minuscule doigt.
La mèche de cheveux était dans son autre main.

- Oui, je me souviens. Je n'ai pas oublié cette promesse.

Donatieu poussa un soupir d'aise et son regard noisette s'embrasa de satisfaction. Evidemment qu'elle n'avait pas oublié : elle était parfaite. Tellement parfaite ... Le temps serait le seul à détruire cette perfection en la vieillissant, mais c'était quelque chose dont Donatien s'occupera plus tard.
Il cessa son petit jeu avec son auriculaire et déposa la mèche soyeuse sur les genoux de son Lys. Puis il s'accroupit en face d'elle. Il devait lever le menton pour s'adresser à elle, chose qu'il ne faisait jamais. Lys était sa seule exception, comme d'habitude. Quoique, même envers elle il la laissait rarement baisser le regard sur lui. Mais elle avait les informations qu'il lui avait demandé et il lui faisait confiance. Et puis c'était Noël.

- Je t'écoute. Dis-moi tout ce que tu sais, souriait-il doucement.

Donc ce Journal existait bien. Donatien mettrait son auteur dans l'asile afin qu'il cesse de nuire au bon environnement de l'Institut.






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Elle prit soin de ne pas sentir ses cheveux sur ses cuisses. Elle n'avait pas envie de se souvenir, encore une fois, de la dernière fois qu'il lui avait demandé pour le Journal. Elle se concentra alors sur le visage de son médecin. Elle évita de le regarder dans les yeux pour l'instant, se demandant encore comment elle allait faire pour mettre en place son idée.
Elle pressa ses lèvres puis entendit :

- Je t'écoute. Dis-moi tout ce que tu sais.

Elle déglutit. Elle était au centre d'un tourbillon infernal qui se resserrait de plus en plus sur elle, comme un étau. Elle savait que ce n'était pas une si mauvaise idée, ce journal, mais cela la mettait grandement en danger. Elle devait profiter du fait qu'il lui fasse confiance.
Elle allait la jouer fine.
Elle s'étira le dos pour être droite et, cette fois-ci, le regarda dans les yeux.

- Je tiens à préciser que j'ai dû faire attention à ne pas éveiller les soupçons... Si un tel journal existe et que l'on sait que je le cherche pour vous, jamais je n'y arriverai.

Plus c'est gros, plus ça passe comme on dit. Elle prit le temps de poser ses réponses, son allure et son aura. Elle devait montrer qu'elle savait des choses, pas beaucoup et qu'elle était prudente. De toute façon, c'était sa spécialité. Voilà quelques années que ce journal existe, et c'est seulement maintenant qu'il s'en inquiète.
Elle ajouta alors :

- Ce dont je suis sûre, c'est que j'entends en parler comme une rumeur. Lorsque je pose la question à quelqu'un s'il le lit, soit il me répond un oui peu assuré, soit il répond non en haussant les épaules.

Elle-même haussa les épaules pour lui transmettre le message : non, elle ne le lisait pas. Rien de plus vrai : elle le rédigeait.
Elle inspira pour conclure, toutefois la nervosité qui lui serra la gorge. Cacher la vérité, protéger les autres... C'était le plus important. Elle parlait beaucoup, mais c'était nécessaire pour expliquer la situation.

- J'ai l'impression que tout le monde le connaît sans le connaître surtout, et que les gens disent oui pour paraître intéressants. Je pense que c'est une vaste blague, une rumeur lancée pour faire peur. Tout autour de ce "Journal" est très vague et différent selon les personnes.

Elle s'arrêta là. Au fur et à mesure, elle avait baissé les yeux sur cette mèche de cheveux... Et dire qu'il avait pris soin de l'attacher avec un ruban...
Sociopathe...



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-Je tiens à préciser que j'ai dû faire attention à ne pas éveiller les soupçons... Si un tel journal existe et que l'on sait que je le cherche pour vous, jamais je n'y arriverai.

Evidemment. Lys était parfaite. Donatien l'avait mise en position de danger. Ses mains sur les genoux de sa patiente se crispèrent. Il s'en voulut de l'avoir exposée à autant de risques. Mais soit, de toute façon le premier qui touchait à Lys aurait affaire à lui. Et Donatien n'était pas quelqu'un de tendre...

- Ce dont je suis sûre, c'est que j'entends en parler comme une rumeur. Lorsque je pose la question à quelqu'un s'il le lit, soit il me répond un oui peu assuré, soit il répond non en haussant les épaules.

Donatien hocha la tête. Lys parlait doucement. Elle était si attentionnée ... Elle faisait exprès de prendre son temps pour que son médecin analyse les informations.
Ses muscles se détendirent mais ses doigts restèrent posés sur les genoux de l'adolescente. Cette fille lui appartenait, il devait le montrer.
Mais qu'on se concentre sur ce journal. Ce ne serait qu'une rumeur ? Difficile à croire. Pourquoi une telle rumeur aurait-elle était lancée ? Ça n'avait aucun intérêt. Si quelqu'un en voulait à l'Institut, il se serait contenté d'un autre type de ragots. On aurait plutôt raconté du mal sur les têtes de l'Institut, pas inventé quelque chose comme un Journal Clandestin.
Il fronça les sourcils, perplexe, tout en continuant d'écouter son Lys :

- J'ai l'impression que tout le monde le connaît sans le connaître surtout, et que les gens disent oui pour paraître intéressants. Je pense que c'est une vaste blague, une rumeur lancée pour faire peur. Tout autour de ce "Journal" est très vague et différent selon les personnes.

Donatien ne bougea pas. Tout cela ne serait qu'un mensonge ? Quelque chose d'inventé ? Non, ce n'était pas logique.
Il soupira et attrapa la mèche brune. Il joua avec les pans du rubans et dit sans regarder sa patiente :

- Je me fiche de ce que tu penses, Lys. Je ne t'ai pas demandé ton avis mais quelque chose de concret.

Les mots étaient violents et pourtant la paume de main sur la jambe de la jeune fille était douce. Il faisait des petits massages circulaire avec son pouce. Il tremblait un peu, sûrement à cause du froid.
Cette histoire de Journal le tourmentait. Lys n'avait pas récolté grand chose d'intéressant. Lui, il avait besoin de preuves.

- Quelles sont les personnes que tu as interrogés ? Qui t'as répondu oui ? Je vais les faire interroger un à un. Tu assisteras aux interrogatoires.

Oui, il n'y avait que comme ça qu'il pouvait le faire. Il demanderait à Agnès d'organiser cela. Il y avait bien une faille quelque part.





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Devrais-je avoir peur ?

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Le soupir du médecin ne la rassura pas. Mais alors, pas du tout. La croyait-il ? Buvait-il ses paroles comme son thé à 65°C le matin ? Avait-il une confiance absolue en elle, comme il devait l'avoir ? Elle ne pouvait pas perdre sa confiance. Elle ne pouvait pas se le permettre. Tous ses efforts pour qu'il ne la soupçonne pas auraient été vain. Mais elle ne pensait pas qu'il la soupçonnait. En "cherchant" des informations, elle se mettait du côté de l'Institut. Et surtout, elle avait le contrôle de la situation, du moment que ses propos étaient cohérents.

- Je me fiche de ce que tu penses, Lys. Je ne t'ai pas demandé ton avis mais quelque chose de concret.

Aïe. C'était mauvais. Très mauvais. Nerveuse, comme à son habitude, elle se pressa les lèvres. Sa vérité sans en être une n'était pas passée, cette fois-ci. Il fallait qu'elle trouve autre chose, et vite. Sinon, elle serait en position de faiblesse, comme elle l'a toujours été avec lui. Et surtout : elle l'avait potentiellement déçu. Elle déglutit.

- Quelles sont les personnes que tu as interrogés ? Qui t'a répondu oui ? Je vais les faire interroger un à un. Tu assisteras aux interrogatoires.

Et en plus de cela, elle mettrait des personnes innocentes dans le pétrin. Elle pouvait toujours s'attaquer aux personnes pour ce système bancal, mais... Mais non, ce serait injuste.
Adèlys secoua la tête, faible. Elle était à deux doigts de dire :"Tout est de moi. J'ai créé ce Journal, alors ne faîtes de mal à personne d'autre." Mais... Elle ne pouvait décemment pas. Avouer cela reviendrait à mettre tout le monde en danger.
Elle n'avait qu'à faire comme d'habitude. Mentir avec un soupçon de vérité.

- Je suis désolée, c'était assez difficile de demander en n'éveillant aucun soupçon. Je m'excuse si je vous ai déçu...

Puis, pour montrer qu'elle était décidée à lui apporter des preuves, elle leva les yeux vers lui, puis observa ses iris. Ses mains tremblaient, mais son regard devrait le retenir le temps qu'elle parle.

- Bien entendu, je ne comptais pas m'arrêter là.

Puis, elle baissa les yeux, avant de dériver vers l'horizon. Si elle avait été seule, ce paysage l'aurait grandement apaisée. Mais la présence du médecin en chef et la pression qu'il exerçait sur elle la mettait dans un terrible stress. Le paysage n'aidait pas vraiment.
Elle devait se montrer coopérative...

- Vous souhaitez que je donne les matricules tout de suite ou lorsque nous serons rentrés ?

Si elle devait attendre qu'ils rentrent, alors elle aurait le temps de poser le pour et le contre. Qui serait assez malin mais surtout assez intrépide pour renverser la situation...



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On devrait tous avoir confiance en nos propres capacités. Si on unie nos forces, tout est possible et peut-être qu'on pourra enfin sortir de cet enfer... by lizzou.
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Mon cadeau à moi


Son Lys était si beau. Elle secouait doucement la tête, avec autant de fragilité que des pétales ballottés par le vent. Donatien se radoucit en la voyant aussi faible. Il avait oublié qu'il voulait prendre soin d'elle, qu'il voulait la ménager.
Il se détendit un peu, moins oppressant. Mais il ne quitta pas sa position, bien trop à l'aise avec ces airs supérieurs. Il était tout de même son médecin, et elle, elle avait des informations à lui donner.

- Je suis désolée, c'était assez difficile de demander en n'éveillant aucun soupçon. Je m'excuse si je vous ai déçu...

Elle s'excusait ? Avec cette bouille-la ? Et de pareils yeux dans les siens ? Une légère borée vint secouer leurs cheveux et emporta leur parfum au loin. Celui de sa fleur chatouilla les narines du médecin qui s'en imprégna. Ce moment avec elle était si apaisant, si curatif... Il n'arrivait plus à lui dire qu'elle l'avait déçu. C'était faux, complètement faux. Elle ne pouvait pas le décevoir.
Puis elle se déroba à son regard pour fixer l'horizon. Donatien crispa ses doigts sur les genoux de son Lys. Il éprouva une pointe de jalousie envers ce paysage qu'elle semblait trouver plus intéressant que lui. Alors qu'elle ne devrait regarder que lui et seulement lui, son médecin. Après tout ils étaient un duo depuis tant d'années, elle n'avait pas le droit de lui échapper.

- Vous souhaitez que je donne les matricules tout de suite ou lorsque nous serons rentrés ?

C'est alors que Donatien comprit qu'en vérité, il se fichait de ce journal. Là, maintenant, ce n'était pas le plus important. Le plus important était d'être le centre d'attention de sa patiente.
Alors il secoua lentement la tête, se leva doucement, cessant de prendre possession de la demoiselle. Le contact était rompu.

- Tu iras voir Agnès Dessanges demain pour les lui transmettre, ordonna-t-il d'une voix calme.

Il était étrangement tranquille. Cette neige à perte de vue et les excuses adorables de Lys avaient tué toute la tension dans ses muscles. Il se pencha en avant et, très tendre, il posa sa main sur la joue de la demoiselle. Ainsi, leur regard étaient forcés de s'accrocher. Il la contempla longuement, et seul son souffle vint parfois brouiller sa vision. A la voir ainsi, à savoir qu'il n'était pas seul et qu'elle était là pour l'accompagner dans le temps, il se dit qu'elle n'était pas juste un cadeau de Noël : elle était le cadeau que la vie lui avait offert.
Un sourire s'afficha sur son visage. Un sourire sincèrement heureux comme il n'en avait jamais eu.
Puis il se détacha d'elle et retourna derrière le fauteuil, en saisit les poignées, puis :

- Veux-tu encore rester, ou préfère-tu rentrer ?

Le soir allait tomber. Donatien avait un rendez-vous, et il supposa que Lys aussi. Bon sang, qu'on mette le temps sur pause...





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Devrais-je avoir peur ?

mon cadeau à moi
Adèlys appréhendait la suite. Voir son médecin malade de trouver la perfection secouer la tête puis de se relever la fit trembler de peur. Elle déglutissait. Elle voulait tant pouvoir courir, pas pour le plaisir mais pour s'enfuir.
Ses doigts s'étaient refermés sur le bord des accoudoirs du fauteuil. Elle se pressait ses lèvres avec une telle force qu'elle commençait à avoir mal.

- Tu iras voir Agnès Dessanges demain pour les lui transmettre.

Elle leva les yeux vers lui et la boule qu'elle avait au ventre commença doucement à se dissiper. Cependant, elle n'avait toujours pas résolu la situation. Elle devait donner des noms - qu'elle n'avait manifestement pas - et ce à sa secrétaire.
Agnès n'était pas le genre à être contre les patients : c'était même carrément l'inverse. Cependant, même si Agnès était douce et gentille avec les patients, elle devait tout de même donner des matricules.
Bon sang, dans quoi s'était-elle embarquée ? Elle devait renverser la situation.

Le voilà qui posa sa main sur sa joue et qui lui souriait... C'était atroce. Elle avait l'impression que la paume de sa main était rêche, que son regard allait la tuer et que son sourire allait se mettre à hurler. Elle avait envie de pleurer. Ce contact l'avait achevée. Et dire qu'il avait réalisé un de ses rêves un peu plus tôt... Cet instant semblait tellement lointain. Cela ne signifiait plus rien pour elle : cet homme était et sera toujours un monstre assoiffé d'une perfection factice et subjective. Pourquoi fallait-il qu'elle ait les critères de sa soit-disante perfection ? Elle avait tant envie de mourir...

- Veux-tu encore rester, ou préfère-tu rentrer ?

Il était passé derrière elle et avait repris les commandes. Il décidait à nouveau du chemin à prendre bien qu'il demande l'endroit où ils allaient se diriger.
Elle n'avait pas envie de rester avec ce monstre plus longtemps. Elle voulait partir.

C'était avec une nouvelle détermination qu'elle annonça :

- Excusez-moi, mais je préférerai rentrer... Je commence à avoir froid.

C'était totalement une excuse pour rentrer, pour s'éloigner de cet être, pour le fuir.
Le nombre de fois qu'elle s'était dit qu'elle pouvait en finir autrement... Mais c'était si lâche, elle avait envie de faire quelque chose pour ceux qui voulaient, comme elle, s'enfuir. Elle voulait revoir sa famille, qu'elle marche ou non. Elle s'en fichait.
Marcher n'était plus un de ses rêves. Courir n'était plus un de ses fantasmes. Nager n'était plus un de ses souhaits.

Partir et retrouver sa famille. C'étaient désormais ses seuls objectifs.
Si elle pouvait aider les autres patients, ce serait encore mieux.

- Et vous aussi, vous devez souffrir du froid.

Il pouvait l'emmener où il voulait. Il pouvait choisir le chemin qu'il souhaitait. Mais jamais il ne lui retira l'envie de déguerpir de cet endroit infâme et hypocrite.



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Mon cadeau à moi


Le soleil se couchait et des reflets ocres couvraient l'étendue blanche qui s'offraient aux deux protagonistes. Il y avait quelque chose de rassurant et d'apaisant à se balader ainsi, les roues du fauteuil d'Adèlys provoquait un son craqué, presque aussi agréable à entendre que l'absence de vent.

- Excusez-moi, mais je préférerai rentrer... Je commence à avoir froid.

Les doigts de Donatien se crispèrent sur les manches du fauteuil. Mais il continua leur chemin malgré tout, traçant un sillon dans la neige. Bien sûr, elle commençait à avoir froid. Son cadeau de Noël lui était dérobé par une santé fragile. Lui non plus n'aimait pas cette chute de température. Il se retrouvait tout habillé, gêné par ces vêtements comme camisole, et Lys aussi était tout habillée. Dommage, elle avait un si joli grain de peau...

- Et vous aussi, vous devez souffrir du froid.

Il eut un petit sourire attendri. Il ne lui répondit pas, car il n'avait rien à lui répondre. Il la ramena devant sa chambre. Il ne se serait pas donné cette peine pour quelqu'un d'autre. Oh, si, sûrement pour son Pavot. Il l'aurait fait également pour sa troisième patiente, celle qu'il n'avait plus.
Il se crispa. Il ne lui restait plus que deux patients... Il se sentait si seul ... Il avait tellement peur qu'on l'abandonne.
C'était pour cela qu'une fois devant la porte de la chambre d'Adélys, il attendit encore un peu. Il fit tomber son regard sur la soie de ses cheveux. Il voulait s'attarder sur elle, profiter encore de son parfum. De sa présence.

- Merci, Lys. Joyeux Noël.

Il la laissa dans sa chambre, lui laissant le temps de se préparer.
Lui, il se tourna vers son bureau. Une nuit pénible avec son père l'attendait. Sinon, il avait encore certaines choses à régler. Comme le dossier d'une patiente, ou encore cette histoire ambiguë entre sa secrétaire et son collègue Barrabil. Et puis tant de choses encore, tant de choses. Bon sang, ce qu'il était fatigué...






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