Il n'y a aucune raison pour qu'ça rate ! (Loreleï, Alexander, Aeden)
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Z 01
Ven 29 Déc - 21:40


C'était une véritable tempête dehors. Le vent cognait contre l'unique fenêtre de la cellule de Loreleï. C'était si puissant que l'adolescente vérifiait régulièrement que le carreau ne pétait pas. On aurait presque dit que ce vent cherchait à rentrer à l'intérieur, à vouloir posséder la pièce... Mais bon, ça l'aurait bien arrangé Loreleï que la vitre casse, cela aurait été simple pour s'évader. Ça pourrait être possible ? Loreleï se hissa sur la pointe des pieds et observa l'extérieur. La moitié de sa vision était floutée par la neige. Il y en avait devant la fenêtre, et il y avait la tempête de flocons.
Mais la tornade, elle était aussi dans le ventre de Loreleï. Elle n'avait rien avalé de la journée, bien trop stressée. Enfin; elle allait quitter cet endroit de merde. Enfin ça allait être fini des camisoles, des sorties semainières, fini de baisser la tête et d'obéir à ceux qui ne le méritaient pas. Il fallait juste attendre pour l'instant.
Elle alla s'allonger dans son lit (on était déjà venu vérifier qu'elle dormait, mais on n'était jamais trop prudents). Elle avait laissé la lumière allumée. Elle fixait l'ampoule.
Allez. Allez. Eteins-toi
.
Elle allait finir cinglée à force d'attendre. Elle n'en pouvait plus. Elle devait partir. Elle devait regagner sa liberté. Cet endroit la bouffait. Elle avait perdu du poids, elle qui était pourtant déjà maigrichonne. Elle avait perdu du muscle et de l'endurance. Son teint avait pâli et ses cheveux, un peu plus longs, avaient ternis.
Et elle voulait voir Cap. Bordel, son frère lui manquait tellement. Où était l'époque où ils jouaient aux pirates ? Où ils volaient les fleurs de madame Gérard pour préparer des potions ? Où ils chassaient l'esprit indien qui possédait le chat Félix avec un du ketchup et un balai (l'aspirateur c'était interdit) ? Elle voulait avoir de nouveau cinq ans, être encore insouciante.
Et puis elle voulait revoir Aeden aussi. Il était tellement cool. Il était vraiment là pour l'aider. Dire qu'elle s'était méfiée de lui, dire qu'elle avait voulu se taire. Elle ne lui avait même pas raconté comment elle était devenue patiente Zéro, et il avait l'air d'en avoir rien à faire. Si elle lui disait qu'elle avait assisté à un meurtre, est-ce qu'il l'aiderait toujours ? Elle se sentait vraiment comme un astronaute avec lui, à marcher sur les étoiles et à défier la lune.
L'ampoule grésilla, perdit un peu en intensité, et puis s'éteignit soudainement. Comme lorsqu'on s'endort : d'abord tout doucement, puis tout d'un coup.
Loreleï ne cilla pas, pétrifiée. On l'entendait à peine respirer alors que des conversations sourdes dans le couloir résonnaient.
Elle se releva sur les coudes et enfila sa paire de lunettes. Puis paniqua soudainement. Elle avait tout oublié du peu de ce qu'ils s'étaient dit : allaient-ils venir par la porte, ou par la fenêtre ? La conversation trouble qu'elle percevait, c'était peut-être eux …
Pour l'instant, elle se contenta de se mettre sous ses couvertures et de faire semblant de dormir. A nouveau, on ne devait pas savoir qu'elle était au courant pour la coupure d'électricité (même si c'était à prévoir avec cette tempête).
Le cœur tambourinant dans sa poitrine, elle garda les yeux ouverts dans la pénombre.
Ça commençait. Enfin.


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W133
Jeu 11 Jan - 21:27
Aeden tournait en rond dans sa chambre. Il était déjà tard et toujours rien. Il était fébrile. Le fait que l’heure du couvre-feu approchait y était pour quelque chose. Cela risquait de compliquer d’avantage les choses. S’il se faisait pincer alors qu’il était censé être dans leur chambre, il aurait d’avantage de problèmes. D’un autre côté, l’obscurité dehors jouerait en leur faveur. Ils avaient beaucoup de chance. Le vent était très fort, il était sûr à 75 pourcent que les infrastructures électrique de l’Institut, bien que de bonne factures, n’y résisteraient pas. Ça c’était produit quelques semaines auparavant. C’est ce qui les avait décidés. Surtout qu’apparemment, ça arrivait dès que les hivers étaient un peu rudes, des anciens de l’Institut l’avaient confirmé. La coupure ne durerait pas éternellement cependant. Si elle lui avait semblé longue lorsqu’elle était arrivée, il ne serait pas dans la même situation. Et les membres techniques risquaient d’agir plus vite. Il ne faudrait pas chômer. Ils s’étaient assuré que Lore n’avait pas reçu de visite lors de la première coupure de courant. Ça ne garantissait rien, mais normalement personne ne viendrait vérifier sa présence avant le lendemain matin.

Si la coupure se produisait bien évidemment. Et pour l’instant, rien n’était moins sûr. Si jamais ça n’arrivait pas ce soir, il devrait à nouveau reporter l’évasion. Ils avaient dû le faire l’avant-veille. Mais ici, la tempête était vraiment impressionnante. Il continuait de s’agiter, jetant des regards agacés à la fenêtre, puis soudain, le noir. Alexander et lui avait décidé de se donner rendez-vous sur place. Il préférait ne pas se rejoindre avant, pour éviter d’être repéré ensemble. Si l’un des deux se faisait coincé, il devrait faire gagner du temps à l’autre. Il marchait en chaussettes dans les couloirs, évitant les zones trop proches de la salle centrale où était entretenue l’électricité. C’était facile d’éviter l’agitation, l’erreur de l’Institut était d’avoir tout centralisé au même endroit. Son cœur battait tout de même dans sa poitrine. Il tenait ces chaussures dans une main, l’autre effleurait les murs pour l’aider à se repérer. Le plus dur serait de sortir du bâtiment. Sortir par la porte principale était risqué. Mais moins que de limer les barreaux de la fenêtre de sa chambre. Il devait profiter de l’inattention et du mouvement dû à la panne pour passer. Sauf que lorsqu’il voulut se faufiler dehors, il y aperçut un garde. Mince. Changement de programme. Il devait le faire dégager de là. Il réfléchissait à une solution sans parvenir à en trouver une, puis ce fut sa chance. Le gars en question reçut un appel et s’éloigna de l’entrée. Il fonça une nouvelle fois vers la sortie et courut, en chaussette dans la neige pour aller se planquer. Son cœur battait fort, et il avait très chaud. Il s’arrêta pour respirer et enfiler ses chaussures. Il avait les pieds gelés mais ce n’était pas le moment de s’en préoccuper.

Une fois dehors, il longea le bâtiment, accroupit, s’arrêtant au moindre bruit, sur ces gardes. Il faisait glacer, et sa veste ne suffisait pas à le protéger du vent qui lui fouettait le visage. Il plissait les yeux pour voir où il marchait. Ces pas dans la neige s’effaçaient aussitôt, recouvert par une nouvelle couche blanche.  Il espérait qu’il ne serait pas trop dur de dégager la fenêtre de Lore. Leur plan était loin d’être parfait, mais ils n’avaient pas le choix. Il devait essayer maintenant, tant que c’était l’hiver. Après, il n’aurait plus la moindre chance. Aeden se mordilla la lèvre, inquiet. Il n’avait pas un bon pressentiment. Il espérait que le Génie s’en sortirait mieux que lui pour sortir des dortoirs.  Il arriva enfin à destination, même si on distinguait à peine l’armature de la fenêtre. Ils avaient de la chance que le haut des cellules soit un peu plus haut que la surface du sol. Sans ça, il n’y aurait pas eu de fenêtre. Enfin, si on pouvait appeler ce petit rectangle une fenêtre. Ni Aeden, ni Alexander ne pourrait rentrer, c’était bien trop étroit. Alexander n’était pas encore là, et Aeden ne se risquerait pas à l’attendre, il n’allait sans doute pas tarder. Il commença à dégager la neige. Il avait ces gants pour le protéger du froid mais il sentait la neige se glisser dans les ouvertures de ses manches. Il allait être trempé. On passait à la partie plus compliqué. Il fallait virer les barreaux de la fenêtre et Aeden n’avait pas la lime. Si Alex s’était fait coincé, il devrait essayer de forcer les barreaux. Alexander était déjà venu plusieurs fois lors de coupures de courant pour les fragiliser, il pouvait toujours essaye de les détacher sans, même si ça lui paraissait impossible. Il commença à tirer sur un des barreaux de toutes ses forces mais c’était sans succès. Une silhouette se découpa dans la neige, toute proche et Aeden rata un battement de cœur. Trop concentré sur sa tâche, il n’avait pas fait attention à ce qui se passait autour de lui.




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X111
Lun 15 Jan - 14:03
Alexander était allongé dans son lit. Immobile, la respiration calme, tout semblait indiquer qu’il dormait d’un sommeil sans rêves. Ce n’était pas le cas. Les yeux grands ouverts, le cerveau du Génie tournait à vive allure et l’esprit de Cap, fébrile, faisait rebondir un ballon dans sa cabane sans grande conviction. C’était le jour J. Celui qu’ils avaient choisi avec Aeden pour faire sortir Lore de sa prison. Tout avait été calculé avec minutie en prévision de cet instant qui n’allait pas tarder à arriver. Ils allaient passer par la fenêtre qui donnait sur la cour centrale. Il avait profité du moindre moment pour entamer discrètement les barreaux qui en condamnait l’accès avec une lime qu’il avait réussi à voler à des agents d’entretien. Cependant, celle-ci était trop petite pour qu’on y entre ou sorte mais Lore était toute fine et il lui avait demandé se laisser maigrir au maximum pour pouvoir passer. Et puis comme elle ne sentait pas la douleur, s’ils devaient forcer le passage, ça devrait aller. Cap n’avait pas trop aimé l’idée de peut-être devoir faire du mal à sa sœur mais force lui avait été d’admettre que cela lui serait plus profitable de peut-être se blesser une fois pour toute et pour la dernière fois que de rester ici à mourir à petit feu. Ensuite, ce serait la phase la plus délicate. Ils seraient à découvert et devraient réussir à gagner le port. Il avait vérifié. On était jeudi et le bateau arrivé le matin même restait à quai toute la journée pour le déchargement. Il passait la nuit au port puis repartirait le lendemain matin, normalement avec au moins Lore à son bord. Ce plan était loin d’être parfait mais d’après ses calculs, ils n’auraient pas de meilleures chances.
Les yeux rivés sur la lumière qui filtrait de dessous la porte, il guettait le bon moment. Le signal dont ils avaient convenu avec son acolyte pour chacun sortir de leur chambre et se retrouver devant la fenêtre de Lore. La coupure d’électricité. Vu les conditions atmosphériques, elle ne manquerait pas d’avoir lieu. Elle devait avoir lieu. Des pieds passèrent devant la porte, obstruant la lumière. Les gardes faisaient leur ronde. Et puis soudain, la lumière fut remplacée par du bruit. Ca y était. La panne avait commencé. Alexander se leva, se dirigeant vers la porte mais… Il s’immobilisa. Merde, c’était pas vrai ! Cet imbécile de vigile restait planté devant sa porte, demandant des ordres au talkie-walkie. Il n’avait pas le temps d’attendre qu’il s’en aille. Il regarda autour de lui, cherchant une solution. Ses yeux se posèrent sur la vitre.
« Cap. Tu penses à ce que je pense ? »
« Yep ! Ca va me faire du bien un peu d’exercice ! »
Cap reprit le contrôle de leur corps. Il se dirigea sur la pointe des pieds vers la fenêtre et l’ouvrit avec le plus de précaution possible. Néanmoins, une grimace s’afficha sur son visage lorsqu’il l’entendit grincer. Il cessa aussitôt toute activité, l’oreille tendue vers la porte. Rien. Bon, les grésillements du talkie-walkie devaient avoir masqué le bruit. Tant mieux. Il se glissa à travers l’entrebâillement, enfila les chaussures qu’il avait à la main et se laissa glisser souplement sur le sol. Il leva les yeux vers la fenêtre. Il espérait que le vent qui s’engouffrait désormais à l’intérieur n’alerterait personne parce que de l’extérieur, il n’avait aucun moyen de la fermer. Il s’emmitoufla dans son écharpe et se dirigea vers l’asile.
La tempête faisait rage et il peina à avancer. D’ailleurs la neige qui virevoltait dans tous les sens l’empêchait d’y voir à plus de dix pas.
« C’est un bon point pour nous. On sera moins repérables. »
« A condition qu’on s’retrouve pas g’lés sur pattes. »
Une silhouette se dessina finalement devant eux. Ca devait être Aeden. Il s’approcha de plus près. Oui, c’était bien lui et il avait commencé à déneiger l’accès. Bien, c’était déjà ça de gagné. En le voyant sursauter à son approche, le Génie reprit le relais.

- Tu devrais être plus prudent. Heureusement pour toi, je ne suis pas un vigile en train de faire sa ronde.

En même temps, avec ce vent qui hurlait dans leurs oreilles, il comprenait qu’il ne l’ait pas entendu venir. Mais il ne pouvait pas se permettre de se faire repérer. Il lui adressa un sourire, dans le but de lui faire comprendre que ce n’était pas si grave, mais celui-ci témoigna d’une tension extrême, adaptée aux circonstances. Puis, sans plus de bavardages, il sortit la lime de ses vêtements, s’accroupit à côté d’Aeden et attaqua le premier barreau qui céda sans trop résister du fait des précédentes attaques et de la poussée du vent. Il céda d’ailleurs beaucoup plus facilement qu’il ne l’avait prévu et il n’eut pas le réflexe de le retenir lorsqu’il bascula vers la fenêtre, donnant un coup sourd dans le carreau.
« Et merde ! »
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Z 01
Mar 16 Jan - 18:56

Loreleï avait un nœud dans l'estomac, comme si une puissance immatérielle s'amusait à le lui tordre. C'était la première fois de sa vie qu'elle était aussi stressée. Même son départ pour l'Institut, il y avait un an de ça, avait été moins frustrant.
Elle ne voyait même pas l'habituel raie de lumière sous la porte, celui lui servait de veilleuse et l'aidait à dormir le soir. Elle n'entendait plus les pas dans le couloir. Il y avait juste les hurlements du vent à l'extérieur.
Elle sursauta tandis que la découpe d'une silhouette apparut sur le sol de la chambre, ombre du corps qu'on pouvait voir grâce à la lumière de la lune. C'était faible et difficile à remarquer, mais Loreleï était tellement concentrée qu'elle avait repéré le mouvement.
Une sueur froide coula le long de sa nuque, et elle paniqua en imaginant un vigile de l'autre côté. Elle se releva sur un coude et crut reconnaître la chevelure sombre d'Aeden. Son cœur, soulagé, manqua un battement.
Le sang tambourina à l'intérieur de sa tête, elle prit une profonde inspiration pour se calmer. Tout de même fébrile, elle sortit de ses draps. Ses pieds nus effleurèrent à peine le sol tandis qu'elle se dirigeait vers la fenêtre. Un large sourire illumina son visage. Avec la neige qui couvrait la fenêtre de moitié et la tempête, il valait mieux ne pas se fier à sa vision. Pourtant elle en était sûre : c'était Aeden !
Elle paniqua un instant : et Cap ? Où était Cap ?! Et attendez : ils passaient par la fenêtre ?! Mais comment avec les barreaux ?! Et ce n'était pas risqué avec les caméras ?! Oh quoique, avec la coupure de courant elles étaient certainement éteintes. Mais pour combien de temps ?
La situation devait vraiment être spéciale pour qu'elle se mettre à réfléchir.
C'est alors qu'un coup, plus puissant que ceux qu'elle entendait depuis tout à l'heure, attira son attention. Elle crut voir une seconde silhouette. Yes, Cap était là !
Pour échanger avec eux, elle tambourina au carreau. C'est alors que la porte de la chambre s'ouvrit et que le faisceau puissant d'une lampe l'aveugla.

« Z01, l'interpella le garde, tu ne dors pas ?! »

Loreleï blêmit. Il ne fallait surtout pas qu'il voit ses deux sauveurs ! Elle devait faire en sorte qu'il dirige son faisceau lumineux à l'opposé de la vitre.
Bien nulle en improvisation et peu crédible, elle s'accroupit (comme ça il baissait déjà sa lampe ! ), positionna ses deux mains derrière ses oreilles comme elle l'avait appris en gym en sixième et exécuta une pirouette terriblement gauche. A vrai dire, elle s'échoua sur le côté lors de la réception.
Le garde la dévisageait, hébété.
Loreleï, elle, suait à grosses gouttes, et ce malgré le froid. C'était bien beau de divertir le garde, mais est-ce que Aeden et Cap avaient conscience de sa présence ? Que se passerait-il s'ils débarquaient dans sa chambre et étaient découverts?

« Z01, qu'est-ce que tu fous ?! »

Bah oui, du coup elle en profitait pour montrer ses prouesses gymnastiques. Elle tenta une roue pour atteindre la porte, les jambes si peu tendues qu'on avait plutôt l'impression que l'adolescente essayait de marcher sur les mains.
Et puis quand elle fut debout elle claqua la porte pour rester enfermée avec le garde, déjà essoufflée par ses piètres acrobaties. C'était une idée de merde parce qu'il faudrait peu de temps pour que les collègues rappliquent en voyant l'autre absent. Et puis il pouvait bien ouvrir la porte hein, il avait les clés ...
A court d'idées elle monta sur le lit, les poings en avant, les sourcils froncés, les jambes solidement ancrées sur le matelas instable. Le surveillant devait sûrement la croire en pleine crise de folie avec ses cheveux en pétards et l'encolure de son uniforme devenu trop grand qui dévoilait une épaule.

« Viens t'battre, mauviette ! »

Elle était le pirate de Cap. Elle était l'astronaute d'Aeden. Elle était le Caïd de l'Institut. Et elle le prouverait.


Plop plop:
oui désolée je fais déjà n'importe quoi, mais bon voilà Face With Tears of J


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