- Socialiser avec ses collègues - PV
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Secrétaire de Ange
Dim 28 Jan - 15:45
SOCIALISER AVEC SES COLLÈGUES

VODENI Hyppolite, DESSANGES Agnès & LAVOIR Astrid

Astrid venait tout juste de s'habituer à son nouveau lieu de travail. Après son long trajet depuis l'Angleterre, quelques jours dédiés aux paperasses administratives afin de procéder à son admission, puis sa rencontre avec son nouveau supérieur, la jeune femme avait installé tout ce qui lui était nécessaire sur le bureau qui était prévu à cet effet, et n'a pas attendue plus longtemps pour se mettre au boulot. L'anglaise à toujours été un bourreau d'efforts, et même si la fatigue du voyage commençait à se faire de plus en plus sentir, il était hors de question pour elle de se ménager. Chaque seconde comptait. Et il tenait à coeur à Onyx de montrer le meilleur de ses aptitudes à M.Barrabil durant son premier jour à l'institut.
Mais lorsque l'heure de sa pause arriva, la secrétaire sentait que ses muscles avaient besoin de se relâcher un peu. Elle pouvait s'accorder cela, maintenant que ces 20 minutes étaient prévues pour elle. Astrid s'étire alors, puis sort de sa mallette noire une petite barre de chocolat afin de refaire le plein d'énergie. Elle s’efforçait d'ignorer qu'à ce rythme, elle risquerait de s'évanouir avant la fin de la journée; elle avait vécue pire, et pour elle, céder ainsi à sa faiblesse n'était pas une option. Ici, Onyx se devait de montrer de quoi elle est capable, même si cela impliquait de faire des heures supplémentaires ou de sacrifier sa santé rien que l'espace d'une journée. Néanmoins, cela serait du gâchis de consacrer sa première pause à ruminer sur sa fatigue, lorsqu'on à la chance de travailler dans un établissement aussi splendide et spacieux que l'Institut Espoir. Rien qu'à son arrivée, elle avait été marquée par la grandeur et la luminosité qui émanait de chaque couloir de ce bâtiment; Astrid à toujours été habituée à travailler dans de petites entreprises alors, ici, elle se sentait comme quelqu'un d'importance. De plus, la vue qu'elle avait depuis la fenêtre de son bureau, qu'elle partageait le Docteur Barrabil, avait tout d’intéressant. D'ici, on avait une vue magnifique sur un magnifique lac gelé et un bout de forêt "morte". Onyx l’appelait "la forêt morte"; elle n'a pas souvent eue l'occasion de voir de la forêt, à part à la télévision où durant quelques voyages scolaires. Elle avait déjà observé les forêts enflammées d'automne, étincelantes l'hiver, éveillées le printemps et accueillantes l'été...Mais celle-ci, même sous un tapis de neige, ne semblait pas comme celles qu'elle eut vu auparavant, comme si elle avait été rongée par quelque chose destructeur.
Parfois, très rapidement entre deux affaires, elle s'imaginait observer le lac fondre durant une pause de midi, où venir regarder cette forêt funeste de plus près. Mais pour l'instant, elle était plus intéressée à visiter son fameux lieu de travail. Elle avait repérée un escalier, lorsqu'elle marchait jusqu'à son bureau avec son supérieur; peut-être verra-t-elle mieux ce décor fort singulier d'un peu plus haut ? Peut-être cela l'inspirera-t-elle assez pour écrire un peu aujourd'hui, ce serait vraiment formidable. A cette idée, elle emmena avec elle un petit calepin et un stylo, avant de sortir du bureau et monter au premier étage, prête à trouver la fenêtre lui offrant la vue la plus idéale afin de lui tenir compagnie. 


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Secrétaire de Donatien
Mar 30 Jan - 22:10
Agnès travaillait sur la restructuration des catégories de patients. Cela prenait un temps fou. Les dossiers empilés sur son bureau, dans des piles méticuleusement alignées, menaçaient de s’écrouler sous le nombre et le poids, si bien qu’elle avait été obligée d’ exploiter la surface du parquet pour faire des piles supplémentaires. C’était long, fastidieux, et elle commençait à avoir mal au dos à force de déplacer des kilos et des kilos de paperasse et de trainer à quatre pattes le temps de trouver tel ou tel document. Heureusement qu’elle avait son propre bureau et qu’elle y était seule, ça n’aurait pas été très convenable que quelqu’un la voie dans cette position. Elle était d’ailleurs assise en tailleur, à même le sol, pestant contre un document manquant dans le dossier d’Ophelia – une pauvre fille, qui d’après ce qu’elle savait, avait écopé d’un surnom peu glorieux – lorsque son téléphone sonna. Ou plutôt lorsque le téléphone de son patron sonna. Mais vu la fréquence à laquelle celui-ci le lui confiait, c’était tout comme c’était le sien. A la vérité, Agnès doutait qu’il sache vraiment l’utiliser lui-même.
Elle se redressa et épousseta ses vêtements. Qui pouvait bien vouloir quelque chose à Donatien à cette heure-ci ? La plupart des médecins étaient en consultation et le personnel évitait généralement de s’adresser directement à lui, préférant passer par elle. Il fallait dire qu’avec le chef des médecins, on ne pouvait jamais s’attendre à ses réactions et que sa secrétaire était bien plus commode. Elle déverrouilla l’écran et ce qu’elle vit lui déplut fort.

Ange a écrit:Ça te tente un thé ou un café tout à l'heure ? J'ai envie de faire un tour dehors.

Ange Barrabil. Elle grinça des dents, élimina la notification et verrouilla de nouveau l’écran aussi sec. Elle ne savait pas trop pourquoi mais bizarrement, elle sentait qu’elle allait oublier de demander à son patron ce qu’elle devait répondre. Peut-être même qu’elle oublierait de lui signaler qu’il avait reçu un message. Ce ne serait pas de sa faute. Après tout, il ne reviendrait dans les parages que dans une heure, lorsqu’il aurait fini sa séance avec Adèlys et elle était tellement occupée avec cette restructuration ! Ça lui sortirait probablement de la tête et qui pourrait lui en vouloir ?
La vérité, c’était qu’Agnès détestait le docteur Barrabil. Elle était absolument convaincue qu’il s’agissait d’une mauvaise fréquentation pour Donatien, mais malheureusement, il se trouvait que c’était la seule qu’il ait. Elle avait été ravie au début de voir qu’il s’était fait un ami, qu’il commençait enfin à avoir des relations sociales qui le ferait sortir de son égocentrisme et puis… elle avait vite déchanté. Un homme comme monsieur Barrabil ne pouvait qu’égarer encore plus une âme perdue comme celle de cet homme aux cheveux blancs. Donc moins ils se voyaient, mieux ce serait pour lui.
Elle se redirigea vers le dossier qu’elle était en train de compléter, lisant les renseignements de la fiche pour les transférer sur celle qui la remplacerait mais ses pensées agacées divergeaient. Elle dut s’y reprendre à plusieurs fois pour recopier le nom de famille d’Ophelia sans faute d’orthographe. Elle lâcha son stylo. Elle avait besoin d’une pause. Besoin de prendre l’air et de se sortir de l’esprit cet odieux personnage. Elle ne pensait pas aller loin, mais par habitude, elle enfila la bandoulière de son sac sur son épaule d’un mouvement machinal.
Elle se dirigea vers la porte donnant sur l’extérieur mais ce qu’elle vit par la fenêtre l’en dissuada. Il faisait un temps de chien et – elle fouilla dans son sac – c’était bien ce qu’elle pensait, elle n’avait pas pris son parapluie. Elle décida donc de remonter dans sa chambre pour aller le chercher.
Alors qu’elle arrivait en haut du premier escalier, elle entendit le bruit caractéristique d’un crayon grattant sur le papier. Tiens, c’était curieux. A cette heure-ci de la journée, il n’y avait généralement personne au premier étage. Elle passa sa tête et sa curiosité en dehors de la cage d’escalier. Ce qu’elle vit la surprit encore plus. Il ne lui semblait pas connaître cette silhouette à la chevelure blonde. Or, elle connaissait tout le monde ici. Jusqu’au dernier des patients. Elle s’approcha donc.

- Bonjour, je ne vous dérange pas ? Votre visage m’est inconnu, je crois que nous n’avons pas eu le plaisir d’être présentées.

Et cela la dérangeait au plus haut point de ne pas être au courant, ce qui pouvait se percevoir dans son léger froncement de sourcil, néanmoins plus intrigué qu’hostile. Puis elle lui tendit la main avec un sourire qui se voulait avenant et accueillant.

- Agnès Dessanges. Je suis la secrétaire de monsieur Elpida. A qui ai-je l’honneur ?
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Agent d'entretien de Donatien
Mer 31 Jan - 18:40

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Travailler pour Donatien Elpida était une forme de suicide. Il y avait des jours où nettoyait ce qui était déjà propre ne l'incommodait pas plus que ça. Et puis il y avait les autres jours. Il y avait les jours où Hyppolite nettoyait des tâches de sang dans la salle de soins, voire dans le bureau de son patron -même si ça n'avait été qu'une fois -. Il y avait des jours où prendre des photos, des vraies lui manquait, où il avait soudainement envie d'appeler son ex-fiancée et surtout avait envie de dormir.
Ce matin-là, Hyppolite était épuisé. Il avait rangé la chambre de son patron avec plus de véhémence qu'à l'accoutumée. Manquant cruellement de sommeil, il n'avait pas fait attention et avait fait tomber la bibliothèque ? La vérité ? Il avait hésité à avaler la bouteille d Javel. Mais il avait pris le temps de tout re-ranger, essayant de se souvenir le classement des livres que Donatien ne lisait même pas. Heureusement qu'Hyppolite avait tout noté !
Mais voilà, il était éreinté. Dans un pantalon de jogging qui le mettait étonnement en valeur, sûrement grâce à l'élastique qui lui serrait la taille, et un pull simple, il piétina jusqu'à un escalier, mais pas n'importe lequel : cet escalier offrait une sublime vue sur l'Institut. La forêt brûlée en premier plan attirait l'oeil en premier, mais Hyppolite se focalisait sur la mer au loin. Il se prenait de passion pour le rythme des vagues, déchaînées un jour, reposées un autre. Le photographe avait dans sa poche son Iphone au cas où il lui viendrait le courage de prendre une photo. Il avait sous le bras un oreiller parce que oui : il avait l'intention de piquer un somme en imaginant le murmure de la mer.
Mais évidemment, ça n'allait pas être possible : deux silhouettes lui avaient volé sa place. Déjà c'était deux filles alors il supposa que leurs bavardages allaient s'éterniser, mais en plus il y avait Agnès Dessanges. Hyppolite ne la connaissait pas très bien, malgré leurs années de travail commune, mais il l'imaginait bien relancer les discussions.
Hyppolite s'attarda malgré lui sur le physique des deux femmes. Il n'y avait pas à dire : toutes les femmes étaient belles. Les cuisses d'Agnès avaient cette qualité qu'on ne retrouvait malheureusement plus de nos jours, c'est-à-dire qu'elles se touchaient. De telles courbes renvoyaient une impression de douceur au photographe, mais l'énergie de la secrétaire avait tendance à rompre ce charme. Quant à sa compagne, elle était tout aussi jolie. Du genre à posséder un charme mystérieux. C'était peut-être la frange qui lui soulignait ce côté énigmatique, ou alors le carnet dans sa main. Une dessinatrice ? Hyppolite ne l'avait jamais croisée. Tant qu'elle n'était pas la nouvelle secrétaire du Docteur Barrabil, tout allait bien !
D'un pas lent il rejoignit ces dames. Ce n'était pas dans le but d'alimenter la conversation -il était bien trop intimidé pour s'immiscer de la sorte - mais pour leur demander poliment de lui céder la place pour sa sieste. Il avait les pomettes roses en s'imaginant leur adresser la parole, et ce fut avec la timidité d'un enfant qu'il les interpella:

- Ce n'est pas le bon endroit pour bronzer.


Il se passa une main dans les cheveux, nerveux. Ce geste dérangea ses mèches qui lui tombèrent autour de son visage, épousant ses traits délicats. Maintenant, il fallait leur demander de partir. Mais il avait oublié la politesse et il avait peur qu'Agnès Dessanges le gronde alors il bafouilla :

- Bonjour, au fait.



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Secrétaire de Ange
Jeu 1 Fév - 14:04
[Coucou !

Je suis désolée, j'ai supprimée ce post sans faire exprès *est un boulet*.
Pour les lecteurs qui pourraient passer par là à tout hasard, je fais un petit résumé de ce qui a pu se passer dans cette réponse ;
En gros elle a observée longuement le physique d'Agnès avec beaucoup d'admiration, s'apprêtant à répondre, lorsqu'elle vit Hyppolite s'approcher (ne se privant pas de l'analyser aussi de manière intriguée). Elle se présente aux deux en tant que secrétaire du docteur Barrabil et exprime ce a quel point elle est contente de rencontrer ses collègues.
Sinon mes partenaires de RPs qui sont géniaux et a qui je fais des poutoux résument plutôt bien l'attitude qu'elle a pue avoir au cours de cette réponse donc c'est cool.

Je suis vraiment désolée pour le désagrément, faut vraiment que j'arrête de répondre aux RPs trop tard le soir.. ]


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Secrétaire de Donatien
Ven 2 Fév - 13:50
Agnès attendait la réponse de son interlocutrice dont le regard semblait l’évaluer avant d’ouvrir la bouche. De son point de vue, ce n’était pas très poli mais elle y lut quelque chose qui ressemblait vaguement à de l’appréciation donc elle ne se départit pas de son sourire et préféra ne rien laisser transparaître. D’autant plus que de ce qu’elle pouvait en juger, elle avait l’air assez timide, ou tout au moins franchement réservée. Une qualité plutôt appréciée chez une femme. Elle se plaisait à penser qu’elle l’était aussi mais malheureusement pour elle, son visage trahissait souvent les mots qu’elle retenait…
La jeune blonde s’apprêtait à lui répondre quand son regard fut attiré à l’autre bout du couloir. Agnès le suivit. C’était Hyppolite. Elle fut agréablement surprise de le voir. Elle le croisait tous les matins devant la porte de Donatien Elpida mais il était trop rare à son goût qu’ils se croisent en journée.

- Ce n'est pas le bon endroit pour bronzer. Bonjour, au fait...

La brunette eut un sourire intrigué. Elles n’étaient pas là pour bronzer, ni l’une ni l’autre si elle en croyait le carnet noirci que l’inconnue tenait à la main. Et puis de toute façon, vu la météo d’aujourd’hui, aucun endroit n’était le bon pour bronzer sur cette île. Elle répondit néanmoins à sa salutation d’un signe de tête, bien qu’ils se soient déjà vus le matin même. Puis elle se retourna ver celle dont elle attendait toujours une réponse. Il lui sembla qu’elle mettait beaucoup de temps à trouver ses mots, aussi, elle tenta de mettre dans son regard tout ce qu’elle avait de plus sympathique, pour l’encourager.

- Je suis enchantée de faire votre connaissance à vous deux. Mon nom est Astrid, Lavoir Astrid.

Astrid. Astrid, c’était un très joli nom. Du genre qu’elle aurait pu donner à ses enfants si le Ciel lui en avait accordé… Oh ça y est, elle recommençait à déprimer ! Elle tenta de chasser au plus vite cette pensée pour se concentrer sur la suite de la conversation.

- Il est normal que nous ne nous soyons pas rencontrés avant, je suis arrivée récemment en tant que secrétaire, au service du docteur Barrabil.

Oh, d’accord, elle comprenait mieux qu’elles ne soient jamais vues et… Oh ! Stop. Quoi ? Le docteur Barrabil avait engagé une secrétaire ? Quelle prétention ! En quoi avait-il besoin d’une secrétaire ? C’était elle qui fournissait les trois quarts du boulot administratif en ce qui concernait les patients ! A part retaper ses comptes rendus de séances médicales et lui en donner une copie – puisque c’était elle qui centralisait tout – ce n’était pas comme s’il avait grand-chose à faire.
D’un autre côté… Si maintenant il avait une secrétaire… Ca voulait dire que si elle le voulait… Elle pouvait ne plus avoir à lui adresser directement la parole de de sa vie… Un sourire satisfait et un rien revanchard s’échappa malgré elle de ses lèvres.
Cependant, elle plaignait la petite. Ce n’était pas facile d’avoir un patron comme Donatien mais pour rien au monde elle ne l’aurait échangé contre Ange Barrabil. Elle allait déguster, à moins que ce ne soit une tordue comme lui, mais elle doutait fortement. Et ce fut donc presque inconsciemment qu’elle décida de la prendre sous son aile. Son sourire se fit plus doux et compatissant.

- C'est un plaisir pour moi de pouvoir faire connaissance avec mes collègues.
- Pour nous aussi, n’est-ce pas Hyppolite ?

Et puis comme ce dernier semblait s’enfoncer dans son mutisme timide habituel, elle lui donna un discret coup de coude pour qu’il se présente également.
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Agent d'entretien de Donatien
Dim 4 Fév - 17:20

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L'inconnu coinça une mèche soyeuse derrière son oreille, et Hyppolite fut attendri par ce geste. Chez elle, ça semblait innocent et cela permit de dégager un peu mieux son visage qu'Hyppolite trouva ingénu. Elle avait un charme discret et fragile qui démangeait Hyppolite. Là, posée près de la fenêtre, avec la mer qui roucoulait au loin, cela aurait été une superbe photo. Mais il n'était pas photographe. Il ne l'était plus.
Il voulut se concentrer sur autre chose et pencha discrètement la tête vers le carnet de la demoiselle. Il s'attendait à voir un sublime dessin, ou un crayonné artistique, mais il ne distingua que des mots. Ce n'était peut-être pas une artiste, en fin de compte. Elle écrivait sûrement des rapports administratifs, ou quelque chose dans ce goût-là. C'était décevant.
Bon, ce n'était pas très sympathique de juger ainsi les gens à leur couverture. Cette femme avait sûrement des qualités ailleurs.

- Je suis enchantée de faire votre connaissance à vous deux. Mon nom est Astrid, Lavoir Astrid. Il est normal que nous ne nous soyons pas rencontrés avant, je suis arrivée récemment en tant que secrétaire, au service du docteur Barrabil.

Le visage d'Hyppolite se crispa en grimace. Ouch, le docteur Barrabil. La pauvre petite proie était tombée dans le piège d'un chasseur. Hyppolite la vit alors sous un autre jour. Il avait soudainement le regard dangereux de son collègue et imagina la vision qu'avait cet homme de sa secrétaire. Il n'y avait plus de charme caché dans un battement de cils ou de secrets innocents qu'on aurait envie de découvrir en l'entendant parler. Il n'y avait plus qu'un corps, des jambes, des lèvres, de la chair. Il mourrait d'envie de savoir si Astrid avait déjà couché avec Barrabil. Il dut se rappeler à nouveau que juger un livre à sa couverture était impoli pour effacer cette idée. Néanmoins, cette pensée parasitait son esprit.
Heureusement qu'Agnès était là. Hyppolite retint un rire sarcastique. La brune allait certainement mettre en garde Astrid, lui expliquant avec un plan détaillé le pourquoi du comment cet homme était l'incarnation du Mal. Il était certain qu'elle avait un diaporama planqué quelque part, avec introduction, trois grandes parties et leur sous-partie, et une conclusion cinglante. Agnès avait un visage doux, des allures de maman gâteau débordée malgré elle et c'était mignon quand elle faisait croire que la plaquette de chocolat dans le fond de son sac était pour les enfants - il l'avait grillé en train de la manger un matin où il s'était levé plus tôt -, mais dès qu'Ange Barrabil était dans les parages, tous ces aspects-là disparaissaient. La vérité ? Hyppolite adorait la Agnès hargneuse.

- C'est un plaisir pour moi de pouvoir faire connaissance avec mes collègues, enchaîna Astrid.

Allez Agnès, balance ta punchline. Fais-nous rire.

- Pour nous aussi, n’est-ce pas Hyppolite ?

Hein?
Hyppolite papillonna des yeux, surpris. Ha bon ? Pas de "Oh pas chance, ma pauvre Astrid" ou de "Courage ! Tu veux un Werthers ?" ? Oh non, ce n'était pas drôle. Et puis c'était quoi ce coup de coude ? Elle attendait quelque chose de lui ?
Il baragouina un vague : "oui oui, enchanté" tout en se grattant la nuque.
Bon, si Agnès ne voulait pas dénigrer Ange, lui s'en ferait le plaisir. Après tout, Astrid avait certainement été engagée récemment s'il en croyait les ragots de madame Dubois; il pouvait encore la mettre en garde. Il rendit son coup de coude à Agnès, sans trop savoir pourquoi, et, après avoir caché un bâillement, s'adressa à Astrid:

- Ange Barrabil, c'est cela ? Alors, il n'est pas trop difficile à gérer ?

Ouais, commencer par une question, ce n'était pas trop mal. Il croisa les doigts pour que Dessanges le suive dans sa démarche. Il ne fallait pas laisser cette pauvre brebis égarée aux mains du méchant loup. Lui et Agnès, vaillants chevaliers, viendraient à sa rescousse!



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Secrétaire de Ange
Dim 4 Fév - 23:51
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VODENI Hyppolite, DESSANGES Agnès & LAVOIR Astrid

Lors de sa présentation, Astrid vit un sourire étirer doucement les lèvres d'Agnès. Sourire qu'elle ne sut interpréter. Il voyageait tout doucement entre un curieux sentiment de joie et une étrange compassion. Quant à l'inconnu en jogging, son expression s'écartait bien loin du sourire de sa voisine. Son visage s'était crispé dans un regard assez dur, regard qui se tourna aussitôt vers sa collègue brune. Il avait l'air de glousser silencieusement, ce qui mit l'anglaise mal à l'aise et que d'avantage sur ses gardes. Elle se demandait ce qui pouvait clocher, mais son expression assez figée de nature ne laissait entrevoir son sentiment de doute que très légèrement. Elle sortit ses derniers mots, et sans réellement s'en rendre compte, elle serrait son carnet contre sa poitrine dans une certaine position de défense. Peut-être analysait-elle juste un peu trop la situation.

La secrétaire du médecin en chef répondit instantanément, poussant du coude de manière peu visible sa connaissance aux cheveux bleutés.

"Pour nous aussi, n’est-ce pas Hyppolite ?"

"Oui oui, enchanté" bafouilla l'homme après avoir lancé à Mlle. Dessanges des yeux ronds comme des billes.


Ce garçon s'appellerait donc Hyppolite ? Astrid ne pouvait le nier, c'était un bien joli nom. Peu répandu, mais faisant remémorer à la lectrice de vieilles tragédies grecques lues durant ses études. Et tout ce qui avait attrait à la littérature lui inspirait un certain respect.
Il se grattait la nuque - sûrement poussé par un malaise intriguant -, et taquina à son tour la jeune femme à sa gauche dans un geste de vengeance plutôt immature, mais amusant. Onyx l'observait en basculant la tête sur le côté, d'une expression neutre, comme présageant qu'il n'allait pas tarder à prendre la parole.

"Ange Barrabil, c'est cela ? Alors, il n'est pas trop difficile à gérer ?".


La jeune femme fronce les sourcils l'espace d'un court instant, comme une sorte de mouvement nerveux. Elle ne comprend pas vraiment la nature de cette question, mais supposais que cela était fort probablement le "truc qui clochait" qui l'intriguait un peu plus tôt. Onyx n'était pas du genre à divaguer, et encore moins avec ses relations professionnelles; elle trouvait cela déplacé de porter un avis sur un professeur ou encore un supérieur autre que "Je fais mon boulot, il fait le sien", cette jeune fille étant focalisée sur son travail depuis sa plus tendre enfance. C'était son interprétation du respect. Alors vous comprenez que cette question l'ait fait un peu tiquer.
D'autant plus que pour l'instant, ses relations avec M.Barrabil n'avaient rien de particulièrement extravagant. Ils ne s'étaient rencontrés qu'une fois, la veille, et son patron lui avait transmis une image plutôt positive et bienveillante. Peut-être que la jeune anglaise était encore trop "pure" (n'ayant jamais été réellement impliquée dans une relation amoureuse jusqu'ici) ou trop sérieuse pour deviner quelconque séduction dans son comportement. En vérité, même si le docteur ne put retenir quelques regards baladeurs, Astrid n'y avait même pas accordée attention.
Après un certain silence,  elle prend la parole.

"Je n'ai pas rencontrée de problème." lança-t-elle d'un trait, derrière un certain masque de froideur.
 

Elle ne se voulait pas méchante, mais envoya malgré elle un regard perçant à Hyppolite, plus interloqué que jugeant. Elle se demander si il était bon d'interroger directement les deux individus au sujet des sentiments qu'ils ressentaient envers son patron, mais pensa que la conversation allait venir naturellement d'elle-même au vu de sa réaction. De toute manière, le fait qu'elle redoutait un peu le sujet justifia son mutisme; la nature profondément fidèle d'Astrid l'empêchait de dire du mal de quiconque qu'elle portait ne serait-ce qu'un peu en estime, et risquait de la mettre profondément mal à l'aise si on était amenés à dire du mal de M.Barrabil.


HRP : Aaaah la la Astrid, pauvre ignorante que tu es. :')
Admirez la boulette que j'ai fais plus haut, aussi... Encore désolée pour ça. ^^'


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Secrétaire de Donatien
Jeu 8 Fév - 21:38
Hyppolite baragouina quelque chose comme quoi il était enchanté également, sans vraiment se présenter. Agnès leva les yeux au ciel. Les hommes ! Il fallait vraiment tout leur expliquer. Elle s’apprêtait à expliquer à la demoiselle qu’il était l’agent d’entretien de Donatien Elpida lorsqu’elle reçut également un léger coup de coude dans les côtes. Elle lui lança un regard pour le moins surpris et interloqué. Quoi ? Il voulait garder son identité secrète ? Ce n’était pourtant pas son genre d’avoir honte de son métier. Il ne lui avait jamais paru complexé par la nature de son emploi… Curieux. Vraiment curieux. Et puis comme pour changer de sujet, il lança une question à la nouvelle.

- Ange Barrabil, c'est cela ? Alors, il n'est pas trop difficile à gérer ?

Oh. Hyppolite avait donc eu le même raisonnement qu’elle. Son sourire se crispa un peu. Il était peut-être un peu tôt pour aborder ce genre de sujet avec elle, elle ne l’avait pas encore assez cernée pour être sûre de l’approche qu’elle devait avoir mais… Hyppolite avait raison. Ils se devaient de la mettre en garde. Mais son froncement de sourcil et son ton de voix plutôt sec lui fit comprendre que s’ils voulaient que leur action soit profitable, il allait falloir y aller avec des pincettes.

- Je n'ai pas rencontré de problème.

Agnès jeta un rapide regard à son collègue, laissant un léger silence s’installer. Elle devait trouver les bons mots sinon cette pauvre fille allait probablement se jeter d’autant plus facilement dans les bras du docteur Barrabil maintenant qu’Hyppolite avait fait une remarque sur lui. Elle se moquait bien qu’il couche à droite à gauche au fond. Et si Astrid voulait le faire avec lui, même si elle désapprouvait totalement, ce serait son choix et ce n’était pas à elle de la juger ou de lui faire la morale. Le Ciel s’en chargerait. Mais elle ne voulait pas qu’elle se fasse avoir et qu’elle souffre par la suite parce qu’ils l’auraient laissée dans l’ignorance. Si elle acceptée une relation de ce genre avec lui, il fallait que ce soit en connaissance de cause. Définitivement.

- Ecoutez mademoiselle Lavoir, je ne veux pas colporter de rumeur ou quoi que ce soit mais…

Elle marqua une pause. Bon. Si elle était totalement en train de colporter des rumeurs. Mais c’était pour son bien, alors est-ce que c’était vraiment mal ?

- Votre patron, Ange Barrabil, est un excellent médecin. Il n’y a rien à redire sur ce point. Cependant, il a tendance à… Comment dire… mal se comporter avec les femmes.

Mal se comporter avec les femmes. Un rire un rien nerveux la secoua. C’était quand même édulcorer la situation à un point que c’en devenait presque un mensonge. Elle décida donc de se montrer un peu claire.

- Au premier abord il apparaît comme un homme des plus charmants, puis il se fait séducteur, il leur promet monts et merveilles, profite d’elles jusqu’à plus soif et puis il les délaisse pour passer à la suivante.

Elle espérait qu’elle était assez claire comme ça parce que son éducation lui interdisait d’entrer plus dans les détails. Elle se mordit légèrement la lèvre, lui adressant un regard contrit.

- Comprenez bien ma chère, mon but n’est pas de dire du mal de lui pour en dire du mal, c’est juste que… il me semble que c’est notre devoir de vous éviter une certaine déconvenue. N’est-ce pas Hyppolite ?

Elle se tourna brièvement vers lui, espérant qu’il appuierait son propos, histoire qu’elle ne passe pas pour une commère ou pire ! Pour une de ses anciennes conquêtes amères et délaissées. Il était hors de question qu’elle croie qu’elle parle de lui comme ça par vengeance, surtout qu’elle n’avait jamais, au grand jamais, vécu quelque flirt que ce soit avec lui. Elle ne l’aurait de toute façon pas toléré.
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Agent d'entretien de Donatien
Lun 12 Fév - 19:44

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Pffiou, y'avait un petit silence là quand même. Est-ce qu'Hyppolite avait été trop indiscret ? Heureusement, Astrid se manifesta :

- Je n'ai pas rencontrée de problème.

Pour l'instant.
En vérité, sur les conquêtes d'Ange, Hyppolite n'avait entendu, malgré lui, que des rumeurs. Il se fichait pas mal qu'il soit un coureur de jupons, que son groupe sanguin puisse être O positif et qu'il ait mis la cravate bleue au lieu de la rouge. Il se fichait de ce qu'on disait d'Ange et de ce que lui disait. Moins il le voyait, mieux il se portait. Ce n'était pas de la haine, mais de l'amertume. Il ne digérait pas ses regards condescendants, c'est tout.
Mais n'empêche qu'il aurait bien aimé qu'Astrid ait rencontré un problème, qu'ils portent plainte ensemble, virent Ange de l'Institut et comme cette épreuve les aura soudé ils deviendraient les meilleurs amis du monde.
Meilleur ami avec Agnès Dessanges ? Mouais, il ne valait mieux pas. Il prendrait dix kilos en l'espace de six mois si cela arrivait.

- Ecoutez mademoiselle Lavoir, je ne veux pas colporter de rumeur ou quoi que ce soit mais…


Oh, Agnès s'y mettait ? Super ! Hyppolite se reposa sur elle pour qu'elle mette en garde Astrid envers son supérieur.
Très sérieux, droit comme un i, les bras dans le dos après avoir posé son oreiller à ses pieds, Hyppolite hochait la tête à certains endroits du discours d'Agnès. Il approuva surtout les termes "mal se comporter avec les femmes", comme s'il en savait quelque chose. Mais Astrid était une femme, alors bon.
En vérité, Hyppolite se rendit compte que la situation l'amusait plus qu'autre chose. Il pouvait dénigrer ses supérieurs, essayer de voir le côté sombre de Dessanges et faire connaissance avec une jolie collègue, bref, il pouvait au moins se relaxer. Surtout après la dure matinée qu'il avait eu.

- N’est-ce pas Hyppolite ?, conclut vigoureusement Agnès en se tournant vers l'homme.

L'interpellé regarda Agnès et son cerveau trouva que c'était le bon moment pour se poser la question suivante : la secrétaire avait-elle des problèmes de vue ou portait-elle des lunettes pour se donner des airs sérieux?
Puis il regarda Astrid. Elle avait vraiment un visage délicat, ingénu et innocent et son questionnement sur les montures d'Agnès se dissipa. Même s'il s'amusait, la situation pouvait quand même dégénérer à un moment ou un autre...
Bon...
Comme Dessanges semblait attendre une réponse de lui, il se tourna vers elle et haussa nonchalamment les épaules. Et bien ? Elle avait tout dit, il n'avait rien à ajouter sur sa mise en garde. Et, s'il le faisait, il avait peur de paraître trop insistant et d'effrayer la nouvelle. Et, qu'on se l'avoue, il se doutait bien que cela irriterait Agnès. Côté sombre, montre-toi !


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bouh ! Hypomachin parle avec toi en #33cccc
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