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22/09/2018
Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;
02/09/2018 Nouvelle esthétique ! Informations ici !

Rien n'est jamais vraiment perdu |PV : Ulysse|

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Rien n'est jamais vraiment
perdu






Après une journée qui se devait banale, Nevrabriel se mit à la recherche d’un de ses livres … partout ! Vraiment partout ! Tous les endroits où il a pu aller durant la journée. Ce n’était pas évidement avec sa maladie, parce qu’il avait l’impression d’avoir fais le tour de l’île aujourd’hui. Il avait beau se remémorer sa journée, il se voyer se balader partout, pourtant, il n’avait jamais le temps de faire le tour des lieux mise à par pour faire du jogging.

Alors qu’il cherchait près du lac, n’étant pas certain. N’étant certain de rien. Nevrabriel se retourna pour voir une adorable tête rousse le regarder avec étonnement. C’était une fille qu’il ne connaissait que trop bien. Le jeune homme détourna le regard et pesta dans sa barbe :

_Laisse moi Mery, c’est pas le moment de me hanter. Foutu maladie !

Nevrabriel ferma les yeux un instant avant de se retourner, confirmant que l’enfant avait disparut du bord du lac. Le cœur de l’écossais se serra un moment. Il n’aimait pas voir sa sœur en hallucination, ça lui procurait une immense joie mais également de douloureux souvenirs. Intimement, le roux aimerait bien la revoir, réellement, et entendre sa jolie voix remplis d’innocence. Mais il savait très bien que pour ça, il devait guérir et quitter l’Institut. Peut-être que Merywen lui pardonnerait s’il n’était plus malade ?
Non, elle ne lui pardonnerait jamais … il fallait abandonner ce souhait.

Nevrabriel finit par s’asseoir contre un arbre au bord du lac, fatigué et à bout de nerfs. Le jeune homme passa une main sous son bonnet pour le retirer et laisser ses cheveux d'un rouge flamboyant lui tomber sans gêne sur les yeux. Il laissa sa tête se reposer sur le tronc de l’arbre, respirant profondément. Ses yeux se perdirent dans l'immensité du ciel, essayant d'oublier sa vision de tantôt et les pensées qui allaient avec. Il avait promis d'être fort, mais ça commençait à faire long et devenir difficile.
Bon … le roux avait définitivement perdu son livre. Il aurait du faire plus attention à ses affaires, c’était sa faute.

Dépité, le patient alla se laver avant qu’il y ait trop de monde dans les sanitaires et alla directement dans la cantine. Il n’avait pas vraiment la foi de manger pour le moment mais au moins il était là. Le jeune homme alla prendre la première place libre, à coté d’un illustre inconnu, et regarda la file d’attente sans vraiment de conviction, essayant tout de même de se remémorer où il aurait pu poser ce bouquin.
Ce n’était tout de même pas un des patients qui lui aurait pris pour l’embêter tout de même ? … C’était tellement possible malheureusement. Avec de la chance on viendrait le lui rendre d’ici quelques temps.
Nevrabriel émit un long soupire, le regard vaguement présent, entre ses pensées et la file qui ne semblait pas avancer. Cette journée était vraiment nulle.

Le jeune homme finit par tourner la tête vers la gauche, sans trop de conviction, se disant qu’il allait sauter le repas et s’endormir pour atteindre la journée suivante plus rapidement. Mais, perdu dans ses pensées, Nevrabriel regarda son voisin de table, les yeux absorbés par le livre qu’il était en train de lire. Pour une raison inconnu, le roux avait l’impression d’avoir déjà-vu ce livre.
Ça devait sûrement être sa maladie qui lui jouait des tours.
Mais en y regardant bien …

Bon sang, c’était son livre !

L’écossais se redressa d’un bon sur sa chaise, attirant l’attention du garçon qui n’avait rien demandé.
Nevrabriel voulut l’aborder par son prénom, mais ne s’en souvenait pas. Et ne le connaissait même pas. Il avait l’impression d’avoir déjà croisé le blond en face de lui, mais n’avait certainement jamais eut le courage de lui adresser la parole. Comme toujours.
Bon, il n’allait tout de même pas l’appeler : « A198 ». Nevrabriel n’appelait jamais les patients par leur numéro, pour lui, ils étaient tous plus que des chiffres. Mais commencer par « Eh toi, là ! » ce n’était pas non plus une bonne option.

Alors que le blond avait les yeux braqués sur l’écossais, les joues de Nevrabriel commencèrent à devenir rosées par sa timidité et la gêne.

_Euh … Excuse moi mais … pardon … je crois que … que … eum …

Avec moins de timidité que ses paroles, l’écossais pointa du doigt l’objet en mains du garçon. Nevrabriel essaya de regarder son voisin de table dans les yeux mais ne réussit que deux secondes à peine cet exploit avant que son regard vairon ne retourne sur le livre.

_Je crois que c’est à … moi ...



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Ulysse & Nevrabriel
Ulysse avait commencé sa journée en compagnie d'Atsuka. Elle l'avait, encore une fois, traité comme une personne normale et en était plutôt satisfait. Malheureusement, ils n'avaient pas eu le temps de discuter un peu puisqu'elle devait s'occuper d'autres patients. Comme d'habitude, il avait fait un signe de la main avant qu'elle referme la porte, l'air désolée alors qu'elle ne faisait que son travail.

Il s'assit sur son lit, puis son regard fut attiré par sa table basse où reposait un livre qui lui était inconnu jusque hier. Il l'avait trouvé dans la cour, seul, sur le banc, abandonné. Il n'avait aucune idée du propriétaire, et cela n'allait pas être évident de le trouver puisque tout le monde (ou presque) lit des livres sur cette île. Certains disent que c'est leur unique moyen de s'échapper de cet Enfer. Ulysse lit pour le plaisir. Et encore, sa tête lui donnait l'impression d'exploser à chaque fois qu'il enregistrait des pages et des pages de lecture. Qu-y-pouvait-il ? Son cerveau était fait ainsi, à emmagasiner toutes les informations possibles et inimaginables.
Il attrapa le bouquin, et passa ses doigts sur la couverture encore lisse. Soit il était neuf, soit le propriétaire en prenait soin. Il opta pour la première option : si le propriétaire en prenait vraiment soin, il ne l'aurait jamais oublié ou égaré.
Il hésita à l'ouvrir mais se résigna. Il ne voulait pas attraper une migraine pour la journée. Il devrait encore dormir longtemps. Trop longtemps s'il le faisait.

Il regarda l'heure et se leva de son lit, près à aller manger. Sans s'en rendre compte, il tenait toujours le livre entre ses mains et quitta la chambre avec. Il continua son petit bout de chemin jusqu'au réfectoire, apercevant au loin la file qui attendait d'être servie. Il laissa échapper un soupir. Soit...
Il s'engouffra dans cette file d'attente, et lorsqu'il voulut prendre le plateau repas, il se rendit compte qu'il tenait encore ce bouquin. Gêné, il attrapa d'une main le plateau en faisant attention de ne pas le renverser, ni de ne heurter quoique ce soit jusqu'à sa table.
Il s'installa finalement, posant le livre sur ses genoux et le plateau repas sur la table. Il commença à manger, et se dit qu'en même temps, pour s'occuper, il pourrait le lire. Au moins, il ferait quelque chose.
Quelques minutes passèrent, Ulysse eut presque fini son plat principal, quand soudain, son voisin de table qui se levait d'un bond, faisant grincer au passage les pieds de la chaise sur le carrelage Ulysse refusa de grimacer et leva la tête vers la personne responsable de ce bruit.
C'était un garçon, les cheveux rouges flamboyants et des yeux vairons. Il avait l'air surpris, ce garçon. Et pourtant, Ulysse était toujours aussi calme. Pourquoi avait-il cette expression-là ?

_Euh … Excuse moi mais … pardon … je crois que … que … eum …

Son regard passa des yeux d'Ulysse au livre. Ulysse comprit tout de suite qu'il avait trouvé le propriétaire. Ou alors, il avait lu le même bouquin et le rouquin voulait se faire un ami ?
Il retint un soupir. Si le garçon n'était pas doué en communication, la discussion n'allait pas aller loin...

_Je crois que c’est à … moi ...

Ulysse posa sa fourchette, puis, toujours en regardant le garçon, lui tendit le livre. Mais se résigna et le posa plutôt sur la table. Il était un peu triste de devoir finir sa lecture ici, mais au moins, il avait retrouvé le propriétaire.
Cependant, le "Je crois" ne l'avançait pas. Mais vu la timidité de l'adolescent, Ulysse n'était pas surpris de cette formulation.
Puis, il secoua la tête négativement avant de répondre :

- Ne t'excuse pas...

Ulysse détestait toujours autant parler, surtout si il était obligé. Mais là, il devait bien s'excuser. Il avait quasi volé le livre de quelqu'un d'autre à qui, peut-être, il tenait beaucoup. Peut-être était-ce un cadeau de sa famille (d'ailleurs, c'était sûrement le cas) ou alors un souvenir emporté dès son aménagement ici. Ou alors, une trouvaille ou un vol. Qui sait ? Ulysse n'avait pas les détails pour savoir tout cela.
Il but un verre d'eau avant d'ajouter :

- Je l'ai trouvé. Si c'est à toi, prends-le.

Sa gorge lui brûlait déjà, et il n'aimait pas regarder trop longtemps les gens dans les yeux.
Il continua alors de manger, l'air de rien. S'il voulait continuer la conversation, qu'il la fasse. Ulysse n'était pas du genre à sympathiser. Même si, depuis son arrivée, il faisait des efforts.
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_Je crois que c’est à … moi ...

Nevrabriel n’osa plus vraiment bouger, une légère moue involontaire se dessinant sur son visage lorsqu’il ne trouvait plus les mots.
Doucement, l’inconnu posa ses couverts pour prendre le livre d’une main et commencer à la soulever. Le bras de Nevrabriel eut un mouvement en avant, pour agripper que livre qu’allait lui tendre le blond.
Mais non.
Ce dernier reposa le livre sur la table et l’écossais retourna au fond de son assise, ne comprenant pas vraiment.

_Ne t'excuse pas...

Les yeux de Nevrabriel passèrent du livre posé sur la table au blond qui était en train de boire. Il ne comprenait pas vraiment ce que voulait signifiait le geste de l’inconnu. Il lui rendait le livre ou non ? Le blond n’avait pas l’air méchant, juste distant et froid.
Nevrabriel avait fait quelque chose de mal ? Oui, en soi, il le dérangeait pendant son repas, ce n’était pas forcement correct. Mais outre cela ?

_ Je l'ai trouvé. Si c'est à toi, prends-le.

Le roux ne bougea pas pendant quelques secondes, ne sachant pas vraiment quoi faire. Mais voyant que le blond se remit à manger, comme s’il était déjà passé à autre chose, Nevrabriel vint agripper timidement le livre posé près de l’inconnu et le glissa vers lui. Il l'ouvrit vers la fin où se trouvait une feuille plier en quatre en guise de marque page. Nevrabriel détestait encorner les pages, il trouvait que ça abimait les livres et en plus il les rendait à sa famille tout les mois. Connaissant le coté un peu trop ordonné de sa charmante mère, il ne fallait mieux pas les rendre en mauvaise état. Une femme d’une beauté renversante, sa mère, mais qui ferait pleurer un nourrisson, vraiment.

Afin de s’assurer que c’était bien son livre, le jeune homme aux yeux vairons déplia la feuille pour découvrir une sorte de partition de musique. Le roux la gardait sur lui au même titre que ses livres et la continuait lorsque l'inspiration lui venait. Même s'il n'avait aucun instrument pour les illustrer et vérifier que les notes étaient harmonieuses, ça le détendait beaucoup d’imaginer ces mélodies ; toutes ces notes jouer les unes après les autres sur les touches accueillantes d’un piano ou les cordes familières d’un violon.
Une chose était sûr, Nevrabriel comptait bien les jouer lorsqu’il sortira de l’Institut, il comptait bien toutes les jouer !

Un sourire timide se dessina sur le visage de l’écossais, même si son camarade de table semblait avoir fait abstraction de sa personne, occupé à l’un de ses besoins primaires ; manger. Nevrabriel replia son papier et le cala à la page où sa lecture s’était interrompue.
Même si le blond ne semblait plus rien attendre de l’écossais, ce dernier tint à être poli envers le patient et émit, dans un léger bégaiement dû à sa grande timidité :

_M-merci.

Nevrabriel commença à se lever pour aller faire la queue qui ne semblait pas vraiment avancer depuis tout à l’heure. Ou se remplissait-elle de nouvelles personnes au fur et à mesures du temps qui passaient ?
Dans tout les cas, c’était assez désespérant, et le roux avait de moins en moins envie d’y aller, même s’il était obligatoire de manger.
Nevrabriel trouva ici un signe. Peut-être celui d’aller faire la queue comme tout le monde en finissant son énorme bouquin, ou celui de faire connaissance avec le blond. Le jeune homme n’était vraiment pas doué dans le domaine du sociale, parler avec des personnes qu’il ne connaissait pas lui demandait courage, volonté et self-control.
Au pire, il allait faire une tentative d’approche et si le blond l’envoyait bouler … Bon, advienne que pourra.
Nevrabriel se rassit et se tourna vers l’inconnu, un fin sourire timide sur son visage pâle.

_Dis, comment tu t'appelles ? Ton nom, pas ton matricule hein, je trouve ça pas très cool les matricules, surtout entre patients.  Encore les médecins pourquoi pas, parce qu’on est quand même nombreux et c'est plus facile pour les dossiers mais ça reste moyen. Et au fait, tu l'as trouvé où mon livre ? J'ai remué toute île aujourd'hui, je ne suis pas doué ahah. En tout cas je te remercie, j'ai plutôt de la chance que ce soit toi qui l'ait retrouvé, et que tu me le rendes en plus. Comme tout le monde lit ici, je ne l'aurais peut être pas retrouvé.

Ton débit Nev ... Ton débit ...

Evidement, Nevrabriel aurait pu continuer encore très longtemps comme ça, à raconter un peu tout ce qui lui passait par la tête, la vitesse de ses phrases allant de plus en plus vite alors que ses joues étaient déjà rouge de gêne. Si gêné qu’il ne pû réprimer un rire qui illustrait bien ses sentiments intérieurs.
Ce garçon n’avait absolument aucune crédibilité.

Regardant le plateau du patient plus que son visage, toujours à cause de sa timidité, Nevrabriel ne savait pas si le blond avait une seule fois fait attention à sa présence ou il n’avait absolument rien écouté de sa tirade en crescendo. Cependant, le roux reconnaissait que ce n’était pas forcement appréciable, voir lourd, une personne avec ce genre de toc, et termina, pour le blond :

_Excuse-moi ... Je parle trop.



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Rien n'est jamais vraiment perdu
Ulysse & Nevrabriel
Le rouquin reprit finalement son bouquin après avoir bugué - ce que supposait Ulysse - puis se rassit, le livre entre ses mains. Ulysse était maintenant frustré de ne pas pouvoir le finir pour comprendre si tout était vraiment utile dans l'histoire, si rien n'était futile et si c'était cohérent. Mais désormais, voilà les pages reliées qui sont parties retrouver leur propriétaire. Il n'y pouvait pas grand chose.

Le bruit des pages que l'on tourne ainsi qu'une que l'on déplie n'attisa pas vraiment la curiosité du blondinet, qui continuait de finir son repas. C'était le bien de l'adolescent, c'était son droit de feuilleter à souhait son livre.
Ce que ça le frustrait...
Ne pas savoir : c'était pire que tout pour Ulysse.

_M-merci.

Il accorda un regard détaché, quoique avec une lueur de quelque chose de mauvais. Il ne méprisait pas le garçon. Il était poli, et il appréciait qu'il puisse reconnaître que c'était plus ou moins grâce à Ulysse - mais surtout au hasard - qu'il avait retrouvé le précieux bouquin. Alors, il opina en baissant le regard, pour essayer de ne pas renvoyer une mauvaise image de lui-même. Mais surtout : le rouquin ne devrait pas avoir droit à un regard tel que celui-ci, il n'avait rien fait. Bien au contraire, il était dans ses droits.

- Pas de quoi...

Il reprit une gorgée d'eau, histoire d'habituer sa gorge à se passer de salive lorsqu'il parlait.
Alors qu'il finissait enfin son dessert, il entendit l'adolescent se lever, sans bouger. Ulysse se demandait s'il était comme lui, à se demander toujours ce qui était le mieux ou alors à observer les autres.
Mais puisqu'il se rassit, il se dit qu'il était tout simplement indécis. Et puisqu'il était tourné vers la file, puis vers Ulysse, connaître ses tourments n'étaient pas difficiles. Rester avec lui ou faire la queue ? Apparemment, il avait opté pour la première option. Pourquoi pas ?

_Dis, comment tu t'appelles ? Ton nom, pas ton matricule hein, je trouve ça pas très cool les matricules, surtout entre patients..

Ulysse se tourna vers lui, décidé à faire des efforts. Il avait bien réussi à s'ouvrir à sa médecin, pourquoi pas un congénère ?
Il ouvrit la bouche pour répondre mais le rouquin continuait le monologue le plus long qu'Ulysse avait entendu de sa vie. Il était admiratif face à ce garçon, qui n'avait quasi aucun soucis pour s'adresser à une personne qu'il ne connaissait pas.

_Encore les médecins pourquoi pas, parce qu’on est quand même nombreux et c'est plus facile pour les dossiers mais ça reste moyen. Et au fait, tu l'as trouvé où mon livre ? J'ai remué toute île aujourd'hui, je ne suis pas doué ahah. En tout cas je te remercie, j'ai plutôt de la chance que ce soit toi qui l'ait retrouvé, et que tu me le rendes en plus. Comme tout le monde lit ici, je ne l'aurais peut être pas retrouvé.

Il observa le garçon qui avait des réactions intéressantes. A croire qu'il venait de se rendre compte à quel point ses paroles fusaient. Ce qui ne gêna pas Ulysse, contrairement à l'adolescent.

_Excuse-moi ... Je parle trop.
- Non, c'est moi qui ne parle pas assez.

Et rien que là, il voulait déjà boire un litre cinquante après avoir utilisé cinq millilitre de salive. C'était dans ces moments-là qu'Ulysse aurait voulu avoir plus d'amis ou plus de proches pour être plus habitué à discuter. Il n'était pas doué, que ce soit psychiquement et physiquement. A croire que la Nature ne voulait pas qu'il communique, que ce soit sur ses connaissances ou par plaisir.

- Je m'appelle Ulysse Guryn. Et ton livre était sur un banc. Je t'avoue que je l'ai commencé...

Et comme il avait l'habitude, chaque fois qu'il voulait dire quelque chose qui pourrait blesser la personne en face, il s'interrompait tout seul, laissant la phrase non-finie. "J'aimerai le fini, par ailleurs." Ce que c'était déplacé...
Il leva les yeux vers ceux de son interlocuteur, et osa relancer la conversation, son plateau désormais vide de nourriture. Il n'était pas très difficile.

- Et toi ? Comment tu t'appelles ?
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_Excuse-moi ... Je parle trop.
_Non, c'est moi qui ne parle pas assez.

Comme à chaque fois qu’il parlait, le blond se mit à boire. Nevrabriel était assez observateur et avait vu cela tout de suite. C’était comme si la bouche de l’inconnu séchait à chacune de ses phrases. Pourtant il n’en avait pas tant besoin lorsqu’il mangeait. Parler demandait plus de salive que de mâcher ? Peut-être ; hormis la viande et les féculents, la plus part des aliments étaient composés d’eau.
Ou alors il avait une maladie qui l’empêchait de parler longtemps ? Ça devait être difficile comme maladie.
Le roux émit beaucoup d’hypothèses, mais arrêta rapidement également, se rendant compte qu’il partait dans des pensées farfelues et que surtout, ça ne le regardait pas. Il allait devoir arrêter d’être aussi curieux, ça n’allait pas du tout l’aider.

Nevrabriel ouvrit légèrement sa bouche, mais la referma rapidement, ne sachant pas vraiment quoi ajouter à cela. Pourtant l’écossais voulait vraiment faire la conversation à l’inconnu, mais il était toujours dans l’excès face aux personnes qu’il ne connaissait pas ; soit il parlait trop, soit il ne disait rien. Maudite timidité.
Heureusement, le blond continua à parler, ayant repris de quoi le faire.

_Je m'appelle Ulysse Guryn. Et ton livre était sur un banc. Je t'avoue que je l'ai commencé...

Le sourire timide de Nevrabriel s’élargit. Ulysse Guryn. C’était cool comme nom ça, beaucoup mieux que « le blond ». A cet instant, beaucoup de questions se baladèrent dans la tête du roux ; quel age avait-il ? Etait-il là depuis longtemps ? D’où venait-il ? Quel était sa maladie ? Vu son matricule les garçons étaient dans la même aile de soin. Qui était donc son médecin ? Le docteur Barrabil ? Le docteur Nozomi peut-être ? Pas le docteur Elpida c’était une évidence.

L’écossais se doutait que son camarade voulait ajouter quelque chose, et décida d’attendre la fin de la phrase. Le regard vairon du roux croisa ceux du jeune homme et malheureusement Nevrabriel baissa les yeux sur le plateau vide de ce dernier. Il avait encore du mal à regarder les personnes qu’ils ne connaissaient pas. Même celles qu’ils connaissaient, mais il faisait des efforts. Il espérait tout de même que le blond n’allait pas se faire de fausses idées à cause du défaut du roux qui le poursuivait depuis sa naissance.

_ Et toi ? Comment tu t'appelles ?

L’écossais ne s’attendait pas vraiment à ça comme fin de phrase. Peut-être qu’Ulysse avait décidé de ne pas terminer. Ou Nevrabriel se faisait des films et son camarade avait bel et bien finit de parler précédemment.
Quel idiot il fait.

Tout sourire, le jeune écossais leva les yeux vers son camarade, il lui répondit le plus naturellement du monde :

_Nevrabriel Erskine. Enchanté de faire ta connaissance Ulysse ! Il est classe ton prénom. Je dis ça en pensant à celui de la mythologie grecque. Je ne sais pas si tes parents t’ont appelé pour ça mais en coup ça c’est cool ! Mòr !

Sans se rend compte qu’il avait parlé en Gaélique pour le mot « géniale ». Il ne s’en rendait jamais compte, pour lui c’était assez naturelle puisse que dans son pays, beaucoup de monde parlait le gaélique même si la langue commune restait l’anglais. Même les jeunes aimaient sortir des mots dans cette langue pour appuyer leur propos que se soit joie, colère ou étonnement. Un peu comme les québécois et leurs sacres.
Nevrabriel continua joyeusement, agitant le roman dans sa main pour attirer l’attention d’Ulysse sur le livre :

_Et t’as aimé l’histoire ? Je te le prête dès que je l’ai terminé si tu veux. Ou maintenant, si tu lis plus vite que moi ahah.

Le roux prit le livre des deux mains pour tourner les pages, voyant si le sauveur de ce bouquin avait corné une page ou avait laissé un marque page quelconque, mais il semblerait qu’il n’y avait que celui de Nevrabriel dans le livre. Le roux se gratta l’arrière de la tête. Il espérait qu’il n’avait pas perdu le marque page de son camarade en feuilletant son livre. C’était tellement possible avec sa maladresse.
S’en voulant déjà, le jeune roux demanda, essayant tout de même de trouver un signe :

_Tu t’en étais arrêter où ? Je t’ai sans doute perdu la page, désolé.

Nevrabriel tendit le roman à son camarade pour qu’il retrouve sa page, ne perdant pas son sourire sur ses joues de moins en moins rouge.



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Ulysse & Nevrabriel
Ulysse ne pensait pas qu'une telle question le mettrait dans une joie pareille... Il fut décontenancé. Serait-il plus doué dans la conversation qu'il ne le pensait ?
Impossible de savoir réellement... Il n'était pas assez objectif pour cela.

_Nevrabriel Erskine. Enchanté de faire ta connaissance Ulysse ! Il est classe ton prénom. Je dis ça en pensant à celui de la mythologie grecque. Je ne sais pas si tes parents t’ont appelé pour ça mais en coup ça c’est cool ! Mòr !

Ulysse opina. Il aimait aussi ce nom. Il était doux à l'oreille, pas agressif, et le prononcer pouvait être un plaisir simple. Il n'était pas narcissique pour deux sous, mais le choix de ce prénom était judicieux. Ses parents avaient bien fait.
Il s'attarda sur "Nevrabriel". Pas très commun, comme prénom. D'où venait-il ? Il était occidental, peut-être plus vers les pays de l'est, comme Russie, Ukraine, Lituanie, Scandinavie... Ce genre de choses. Impossible pour lui de savoir, combien même le mort inconnu que Nevrabriel avait prononcé pouvait aider. Il n'avait pas assez de connaissance là dessus.
Nevrabriel agita le bouquin pour une raison qu'il ignora. Etait-il surexcité ?

_Et t’as aimé l’histoire ? Je te le prête dès que je l’ai terminé si tu veux. Ou maintenant, si tu lis plus vite que moi ahah.

Etait-ce si évident que ça qu'il était frustré ? Voulait-il le conforter dans son idéal ? Vu son expression de visage, il voulait tout simplement partager sa passion, mais aussi probablement le remercier de ne pas avoir voler scandaleusement son livre.
Mais avant qu'il puisse répondre, son camarade ajouta :

_Tu t’en étais arrêter où ? Je t’ai sans doute perdu la page, désolé.
- Je...

Ulysse se râcla la gorge, gêné. Hormis ses parents, peu de gens s'inquiétaient de ce qu'aimait Ulysse. Il y avait bien Atsuka, sa médecin, mais ce devait être pour son travail qu'elle faisait ça. Alors, était-il honnête ? Simplet comme il semblait, il ne devait pas être très manipulateur. Il voulait probablement se faire un ami...
Pourquoi Ulysse, alors ? Parce qu'il lui a rendu un service involontaire ? Bizarre, ce camarade... Mais il n'allait pas cracher sur la lecture d'un bouquin.

- Je te laisse le finir, il est à toi, finit-il par dire.

Il s'humidifia les lèvres, fixant la couverture du livre. Puis, sans se décontenancer, il affirma :

- J'ai tourné 79 pages, donc pas de soucis je retrouverais les mots. Mais si tu y tiens, je m'étais arrêté à :"Il tourna alors les talons, vexé et déshonoré".

Son cerveau fusa, faisant apparaître toutes les autres phrases qui précédaient celle qu'il avait cité plus tôt. Il ferma les yeux, tentant de contrôler ses pensées vivaces et le rouvrit quelques secondes plus tard, expirant. Maintenant, il avait mal au crâne...
Il leva les yeux vers son interlocuteur et tenta vaguement de sourire.

- Donc, tu peux lire. Je suis le patient X156, donc me trouver ne devrait pas être difficile je suppose... ?

Un rendez-vous de donner, et une gorge en feu en prime. Ulysse avait tout gagné...
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_Tu t’en étais arrêter où ? Je t’ai sans doute perdu la page, désolé.

Le blond se racla la gorges. Etait-il timide au point d’avoir du mal à parler ? Pourtant, il n’avait aucun geste qui exprimer quelconque forme de timidité par rapport au roux. Au contraire, Ulysse semblait avoir une certaine assurance, comme s’il savait ce qu’on voulait et n’avait pas peur de l’affirmer.
Mais Nevrabriel n’en était pas certain et préférait garder ses observations pour lui-même. Malgré que son sens de l’observation semblait souvent avéré, il avait un mauvais jugement de ce qu’il observait. Comme par exemple le fait qu’il ne voyait absolument pas que son médecin était un psychopathe tortionnaire, le roux se mentait à lui-même et y croyait vraiment.

_ Je te laisse le finir, il est à toi.

Une nouvelle fois, Ulysse se mit à boire. Nevrabriel attendit patiemment que son camarade finisse de dire tout ce qu’il avait à exprimer. Déjà parce que ça serait frustrant pour le blond qui faisait la conversation, mais également parce que l’écossais se connaissait et serait capable de partir dans des monologue sans pouvoir laisser Ulysse s’exprimer.

_ J'ai tourné 79 pages, donc pas de soucis je retrouverais les mots. Mais si tu y tiens, je m'étais arrêté à :"Il tourna alors les talons, vexé et déshonoré".

… okkkk
C’était vraiment hyper précis. Ce garçon avait soit  une manie de bien regarder la page où il s’arrêtait, soit il avait une mémoire incroyable. La deuxième option serait beaucoup plus fun, on n’allait pas se mentir.
Les 79 pages en comptant la page de garde, et les pages de respiration du début ou alors à partir du début de l’histoire ?
Comme pour vérifier ses hypothèses, le jeune écossais tourna les pages jusqu’au numéro 79 mais du revenir quelques pages auparavant. Il avait réellement tourné 79 pages. C’était incroyable ! Nevrabriel était à la admiratif, étonné et remplis de questions envers sa nouvelle connaissance.

_Donc, tu peux lire. Je suis le patient X156, donc me trouver ne devrait pas être difficile je suppose ... ?

X156 ? Suppose ?
La tête du garçon aux cheveux rouges se pencha naturellement sur le coté droit. Il est dit que regarder vers le haut à droite aide accéder à la mémoire visuelle. Mais Nevrabriel avait beau avoir une bonne mémoire, il ne fallait pas oublier qu’elle était brouillée par des déjà-vus insistants qui mélangeaient imagination et réalité dans sa mémoire.
Cependant, il passait tellement souvent près de cette porte afin de regagner sa chambre pour en être presque certain. Le regard vairon du garçon retourna sur le visage impassible du blond. Malgré ses efforts, les mots de Nevrabriel était hésitant alors qu'il essayait de s'exprimer :

_Merci, je fais le finir rapidement alors, pour que tu puisses en profiter aussi. Et je pense … Je ne suis pas certain, j’ai une mémoire défaillante … euhm … En fait je … Désolé c’était peut-être complètement faux et stupide mais je … eum … je crois qu’on est voisin de chambre.

Le roux ne savait pas pourquoi, mais être dans l'erreur était gênant, il avait l'impression de déranger ses interlocuteurs et sa manie de s'excuser revenait au galop.
Nevrabriel tira sur son uniforme pour montrer le numéro qui y était inscrit. Il ajouta, pour appuyer ses propos, une gêne se marquant de nouveau sur ses joues pâles :

_Mon matricule est X36.



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Ulysse le regarda, interloqué. Une nouvelle fois, ses paroles avaient trouvé échos dans Nevrabriel. Pourquoi, et surtout comment, arrivait-il à le faire réagir de la sorte ?
Ulysse n'en avait absolument aucune idée. Et ça l'énervait.

_Merci, je fais le finir rapidement alors, pour que tu puisses en profiter aussi. Et je pense … Je ne suis pas certain, j’ai une mémoire défaillante … euhm … En fait je … Désolé c’était peut-être complètement faux et stupide mais je … eum … je crois qu’on est voisin de chambre.

Ah. Très bien.
Ulysse fronça les sourcils, signe qu'il cherchait dans ses souvenirs. Il ne pensait pas l'avoir déjà vu dans l'aile X. Il s'en serait souvenu. Alors, il observa dans son mental les portes adjacentes à la sienne. X36 et X108. Il n'avait pas encore croisé son voisin de la chambre X36, ce qui n'était pas le cas de X108. Alors, ça pouvait être lui. Mais il n'avait pas croisé plus de 50 patients de la même aile, alors bon, peut-être qu'il se trompait.

_Mon matricule est X36.

Inconsciemment, Ulysse sourit. Il aimait avoir raison, surtout lorsque c'était improbable. Alors, il opina doucement.

- Tu es bien mon voisin de chambre, affirma-t-il sans hésitations.

Il marqua une légère pause, histoire de laisser le temps à son cerveau de se calmer. Il avait l'impression qu'on lui martelait le crâne à coups de... De marteau, tiens. Réfléchir et se souvenir étaient tout ce qu'il y avait de plus douloureux pour Ulysse. C'était si simple de se rappeler des événements, mais toutes les images qui lui venaient en tête se bousculaient, s'entassaient, jusqu'à avoir l'impression qu'on lui bourrait le crâne.

- Du coup... Quand tu l'auras fini... Je serais à côté.

Merci Sherlock. Il avait vraiment besoin d'une seconde confirmation, au cas où il était vraiment stupide.
Il vit la queue pour manger devenir de moins en moins longue, alors Ulysse se leva, son plateau dans les mains. Il proposa alors :

- Si tu veux, je vais poser mon plateau et je te rejoins dans la file ?

A croire qu'Ulysse s'habituait à ce camarade et à lui parler, sa gorge lui faisait moins mal et quémandait moins d'eau.
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_Mon matricule est X36.

Nevrabriel vit un sourire se dessiner sur le visage de son camarade. Il ne savait pas vraiment quoi penser devant cette expression qui lui était inconnu sur ce nouveau visage.

_Tu es bien mon voisin de chambre.

Oh ? Ce pourrait-il qu'Ulysse était juste amusé ou enjoué de cette coïncidence ?
A son tour, l’écossais se mit à sourire. La probabilité qu’ils se croisent dans leur couloir était beaucoup plus élevée que dans la cantine. Le roux n’aimait pas vraiment les heures de pointes, il n’était pas très à l’aise lorsqu’il y avait du monde, la foule l’intimidait légèrement, alors, il avait tendance à venir tardivement.

_Du coup... Quand tu l'auras fini... Je serais à côté.

C’était assez évident. Mais bon, il fallait mieux prévenir que guérir, n’est-ce pas ?

_Si tu veux, je vais poser mon plateau et je te rejoins dans la file ?


Nevrabriel acquiesça doucement et lui répondit simplement, toujours aussi souriant :

_OK ! Je te dis à tout de suite.


Si ce garçon lui proposait de rester avec lui c'était que le roux n'était pas de si mauvaise compagnie, finalement. Il en doutait parfois, faute à mon manque de tact.

Nevrabriel se leva le premier, avec entrain. Le fait d’avoir retrouvé un objet égaré et d’avoir fait une agréable rencontre ne pouvait que rendre le reste de cette journée pas ni nulle que ça.

Le jeune homme put agripper un plateau et y mettre des couverts avant de devoir attendre derrière tous ce monde. Il regarda son livre un instant.
79 pages. Ce gars était un génie, il n'y avait pas d'autre mot. Ou un excellent cerveau. Pour une personne qui confondait passé et présent comme le roux, c'était juste de l'ordre de l'admiration.
Il ne restait qu'une centaine de pages à lire pour le propriétaire. Avant de dormir c'était vraiment faisable. Ou durant sa virée nocturne, aussi. Alors il pourrait le prêter demain, c'était parfait.

L’écossais reporta son attention à la cantine. Les patients étaient généralement calmes lors des repas. Il fallait dire que certains surveillants n'étaient pas très loquasses. Mais ils faisaient leur boulot, n'est-ce pas ?
Ce qui interloquait d'avantage le jeune homme était l'attitude d'isolement qu'avait la plus part des personnes ici. Ils n'étaient pas beaucoup sur cette île et allaient tous finir par se croiser un moment ou un autre, alors pourquoi s'enfermer dans la solitude ? Ça dépassait Nevrabriel qui n'était vraiment pas adepte de ce genre de situation.

Alors que la file n’avançait pas vraiment, le roux fut rejoint par Ulysse, son odyssée ne fut pas si longue que ça.

Nevrabriel sourit à sa blague si peu drôle et se dit qu’il ne fallait mieux pas la sortir, celle-là. Même si le roux était très admiratif de ce personnage fictif, et de la mémoire du patient. Non. Il y avait un minimum de chose à ne pas dire en société.

_C'est dingue quand même. On est voisin et on ne s’est jamais croisé. Enfin, je n'ai pas rencontré mon autre camarade de chambre non plus. Je vagabonde beaucoup trop, d'après les surveillants. Mais je dirais plutôt que je m'aère l'esprit, ahah. Ou alors je vous ai tous les deux croisés sans m’en rendre compte, c’est très probable également !

Le roux avança dans la file, regardant l’entrée du soir sans en prendre. Non pas qu’il était difficile, mais c’était un garçon avec peu d’appétit, ça se voyait rien qu’on son corps de lâche. Et gâcher la nourriture était impensable.

_Bref, je monopolise la conversation, désolé. Je le fais pas exprès, excuse moi. Tu es à l'Institut depuis longtemps ?



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_OK ! Je te dis à tout de suite.

Il regarda Nevrabriel se lever et rejoindre la queue. Ulysse quitta également sa chaise et la table pour débarrasser son plateau repas à quelques pas de là. Il jeta les quelques détritus dans la poubelle et posa le plateau au dessus des autres.
Il se demandait comment aller se dérouler la suite des événements. Il ne connaissait pas vraiment ce garçon, qui était son voisin de chambre. Tout ce qu'il savait de lui était ce qu'il lui avait dit, mais aussi ce qu'il avait observé. Il aimait lire - c'était certain -, il était plus extraverti qu'Ulysse et il était jovial. Ulysse se dit qu'au final, il avait fait une belle rencontre. Certes, il était frustré de devoir attendre de lire la fin de ce bouquin, et il n'avait pas spécialement envie de passer du temps avec le rouquin, mais quitte à faire des efforts, autant qu'ils servent.

Il se retourna et se dirigea vers Nevrabriel, son lourd manteau sur le dos. Il aimait, cet habit. La fourrure sur la capuche, les mains dans les poches, le manteau ouvert sur son torse... Il adorait cet habit. Il n'existait pas un jour sans qu'il ne le porte.
Finalement, il rejoignit assez rapidement son camarade, qui attendait toujours. Il ne fallut pas longtemps avant que Nevrabriel refasse la conversation :

_C'est dingue quand même. On est voisin et on ne s’est jamais croisé. Enfin, je n'ai pas rencontré mon autre camarade de chambre non plus. Je vagabonde beaucoup trop, d'après les surveillants. Mais je dirais plutôt que je m'aère l'esprit, ahah. Ou alors je vous ai tous les deux croisés sans m’en rendre compte, c’est très probable également !

Ulysse sourit à cette remarque. Ca l'amusait. Lui se serait souvenu de cette rencontre. Il aurait tout de suite reconnu au moins les cheveux flamboyants de Nevrabriel. Il aurait reconnu ses yeux vairons brillants, sa voix cristalline, sa taille, son poids, ses bras, ses épaules, sa démarche, ses expressions... Il aurait tout reconnu de suite. Il pouvait alors affirmer que :

- Je ne t'ai jamais croisé, pour ma part, dit-il calmement.

Nevrabriel arriva sans peine au comptoir pour se servir. Ulysse s'aperçut que la dame qui s'occupait de servir avait changé de bac. Deux fois, peut-être. Elle était aussi moins souriante que lors de son passage, il en déduit qu'elle était probablement fatiguée. Ulysse observa la façon dont elle tenait la louche, et cela le confortait dans l'idée qu'elle fatiguait.

_Bref, je monopolise la conversation, désolé. Je le fais pas exprès, excuse moi. Tu es à l'Institut depuis longtemps ?

Ulysse secoua la tête, ses cheveux flottants pendant ce mouvement. Il posa son regard sur son camarade, et le rassura en disant que non, ça ne le dérangeait pas qu'il fasse la conversation.
Ulysse aimait entendre les gens, apprendre par leur parole, qu'elles soient en haut ou faible débit. Généralement, lorsque l'on était noyé dans un océan de mot, soit la personne aimait parler - ou nous parler - soit elle avait des choses à cacher. Dans ce cas présent, Ulysse se dit que Nevrabriel ne devait pas avoir grand chose à cacher.

Il haussa les épaules. Il savait très bien quand il était entré dans ce bâtiment, il savait parfaitement l'heure précise à laquelle il avait posé le pied sur l'île. Mais il répondit simplement :

- Entre deux ou trois mois. Ca ne fait pas longtemps.

Son voisin de chambre n'avait pas besoin de plus de précisions. Et il ne voulait pas se souvenir de son arrivée exacte sur l'Île, combien même cela le frustrait. Il tenta de vaincre cette frustration et de s'empêcher de se rappeler de cet instant, avec réussite. Il eut mal au crâne, mais il avait réussi, et c'était l'essentiel.

Il se demanda s'il devait répondre quelque chose à son tour. Relancer une conversation, en somme. Nevrabriel s'était excusé pour la seconde fois car il disait monopoliser la conversation, donc ça le gênait vraiment. Il réfléchit un court instant avant de demander :

- Et toi ?

Ulysse voulait se frapper la tête contre un mur pour avoir poser une question d'une telle banalité. C'était évident qu'il allait lui retourner la question, et il aurait voulu trouver quelque chose de plus original. Mais il avait beau se creuser les méninges, rien ne lui vint.
Il ne voulait pas lui poser des questions sur son physique - inutile à souhait - et n'était pas assez proche pour en apprendre plus sur sa vie privée. Lui parler de l'Institut ? Sa pathologie, peut-être ? C'était un début...
Il relança alors une question, quelques secondes plus tard :

- Et... Pourquoi es-tu ici ?
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_ Tu es à l'Institut depuis longtemps ?

Ulysse affirma au jeune homme que ça ne le dérangeait pas qu’il fasse la conversation. Nevrabriel ne savait pas si son camarade était une personne qui aimait écouter, ou qu’il n’aimait pas parler. Les deux en même temps étaient possibles. Le blond ne semblait pas très expressif non plus et l’écossais ne savait pas si ses tirades agaçaient sa nouvelle connaissance. Si Ulysse n'exprimait rien, l'écossais ne pouvait pas deviner. Il devrait se contenter de ses affirmations. Nevrabriel parlait pour deux, et si cette situation convenait à Ulysse, le roux ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin.

Pour répondre à la question du de son camarade, Ulysse haussa les épaule en affirmant :

_Entre deux ou trois mois. Ca ne fait pas longtemps.

Effectivement, deux ou trois mois ce n’était pas vraiment longtemps comparé à certaines personnes qui étaient depuis des années. Mais Nevrabriel ne savait pas vraiment quoi pensé du fait qu’Ulysse trouvait que « ça ne fait pas longtemps ». Certains avaient péter des câbles au bout de quelques semaines, alors quelques mois … Séparé de sa famille, ses amis, la société. Et que la seule chose à voix ici était un lac, un port, une forêt brûlée, et des bâtiments.
Au moins le blond semblait assez solide mentalement pour tenir. Ou alors il était le genre campagnard qui ne sortait jamais de ses contrés ?
L’idée amusa intérieurement Nevrabriel.

_Et toi ?

Oh bien ! Ulysse était ouvert la discussion au moins. Le roux allait lui répondre mais la file avança d’un cran et le jeune homme préféra suivre le mouvement avant de porter son attention à sa nouvelle connaissance. Il agrippa le plat qu’il posa dans son plateau. La pauvre personne derrière le service le scruta un moment. Le patient la salua d’un agréable « Bonsoir ». Nevrabriel lui accorda ensuite un sourire en haussant les épaules.
Même s’il était obligatoire pour les patients de manger, en cette fin de service, elle n’avait décidément pas la force de lutter contre la crevette qu’elle avait en face d’elle. Et il le savait, le bougre !

_Et ... Pourquoi es-tu ici ?

Nevrabriel reporta son attention au blond, toujours très souriant.

_Pourquoi je suis là ? Dans l’Institut ? Eh bien … Comment dire …

Le jeune homme avança encore d’un cran, prenant un fruit en guise de dessert et quitta finalement la queue.

_On va s’asseoir ? Je vais te raconter ça plus posément.

Sans attendre la réponse de son camarade, puisse qu’il n’était même pas certain qu’il allait lui répondre, Nevrabriel alla s’asseoir à une table vide. La cantine devenait de plus en plus déserte à cette heure. L'écossais réfléchit à sa réponse le temps de s'asseoir et qu'Ulysse fasse de même. Avant de toucher à son assiette, il expliqua à son voisin de chambre :

_J’ai une ecmnésie. En gros, je revis des scènes de mon passé comme si elles étaient présentes. Mais dans mon cas, j’ai des « Déjà-vu » très poussées, si on veut, et du coup on peut dire que j’ai des hallucinations. Par exemple, je peux voir un lapin passer dans le couloir, voir et entendre un groupe de personnes discuter. Une fois j'ai cru entendre un train à travers l'océan, c'était aberrant ahah. Mais ça devient un problème quand je commence à discuter avec des personnes qui ne sont pas présentent. Pour m'assurer que je n’hallucine pas, je touche les éléments. Si ce sont des souvenirs, ils disparaissent aussitôt. Rien de bien méchant comparé à certaines personnes, si tu veux mon avis.

Cependant, le regard du roux devint un peu vague, repensant aux tracas que lui offrait sa maudite maladie. Il n'allait pas dire à Ulysse les bourdonnements mortels que lui offraient sa pathologie, il n'avait pas besoin de le savoir. En effet, sa maladie n'était pas bien méchante, mais c'était les conséquences qui la rendait invivable. Parler à des personnes qui ne sont pas là, voir des choses qui ne sont pas là, avoir des migraines allant sur une échelle de 1 à 10 selon les jours, et surtout tendre vers un alzheimer précoce. Il n'avait aucune envie que dans un, deux  ou dix ans il oublie une grande partie de sa vie, sa famille, son ancienne vie, sa vie à l'Institut et les gens qu'il a put rencontrer. Non. Nevrabriel pourrait supporter les bourdonnements, le fait que sa vie soit bercée d'illusions, mais ne supporterait pas la tristesse dans le regard d'une personne parce qu'il l'aura oublié.

_Du coup ma mémoire est très défaillante. Donc tu m'excuseras si je ne retiens pas toujours tout, dit-il dans un rire gêné. Et pour te répondre, je suis là depuis cinq ans. Le temps passe plutôt vite quand on y pense. Mais et toi ? Si tu es un X c’est que tu as une pathologie assez rare, non ? Tu me rend très curieux.



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_Pourquoi je suis là ? Dans l’Institut ? Eh bien … Comment dire …

Nevrabriel avança d'un pas, et Ulysse le suivit. Il ne savait pas s'il était surpris ou non que le rouquin prenne un fruit comme dessert, mais au fond, il s'en fichait. Il n'avait aucunement envie d'y réfléchir.

_On va s’asseoir ? Je vais te raconter ça plus posément.

Le blondinet opina et suivit - une nouvelle fois - son voisin de chambre. Il s'installa en face de lui, et regarda Nevrabriel manger. Enfin, il ne toucha pas à son plat, il débuta directement en lui expliquant pourquoi il était ici.
Ulysse était soulagé d'avoir trouvé un sujet de conversation digne de ce nom. Ou au moins digne.

_J’ai une ecmnésie. En gros, je revis des scènes de mon passé comme si elles étaient présentes. Mais dans mon cas, j’ai des « Déjà-vu » très poussées, si on veut, et du coup on peut dire que j’ai des hallucinations. Par exemple, je peux voir un lapin passer dans le couloir, voir et entendre un groupe de personnes discuter. Une fois j'ai cru entendre un train à travers l'océan, c'était aberrant ahah. Mais ça devient un problème quand je commence à discuter avec des personnes qui ne sont pas présentent. Pour m'assurer que je n’hallucine pas, je touche les éléments. Si ce sont des souvenirs, ils disparaissent aussitôt. Rien de bien méchant comparé à certaines personnes, si tu veux mon avis.

Ulysse comprenait ce qu'il pouvait ressentir. Au fond, discuter avec des choses invisibles ou tenter d'attraper des objets inexistants devaient être difficile à vivre. Mais Ulysse n'était pas du même avis que son voisin. Au contraire, lorsque c'est une pathologie physique, on peut encore la guérir avec des médicaments ou tenter de la ralentir. Or, lorsque c'était psychologique, il n'y avait rien à faire que d'observer et tenter de comprendre comment cela fonctionne pour au mieux la stabiliser, au pire la laisser telle quelle.
De plus, si Nevrabriel accordait de l'importance aux regards d'autrui, il devait forcément souffrir un peu plus qu'il ne laissait le penser. Mais faisait-il l'adolescent fort pour paraître intouchable - ou pour ne pas l'inquiéter - ou alors était-il vraiment comme cela ? Il l'ignorait.

_Du coup ma mémoire est très défaillante. Donc tu m'excuseras si je ne retiens pas toujours tout.

Ulysse eut envie de plaisanter en disant qu'il retiendrait les choses à sa place, mais Nevrabriel le devança un peu.

_ Et pour te répondre, je suis là depuis cinq ans. Le temps passe plutôt vite quand on y pense. Mais et toi ? Si tu es un X c’est que tu as une pathologie assez rare, non ? Tu me rend très curieux.

Cinq ans ? Il a du en voir, des gens aller et venir dans ses chambres voisines. Cela n'étonnait pas Ulysse si il ne connaissait pas vraiment les personnes qui partageaient son couloir. Si les gens venaient et partaient tel qu'on le disait de cet endroit, alors Nevrabriel devait en avoir marre de retenir les noms de personne quittant l'Institut si souvent.

Ulysse haussa les épaules, mais sourit tout de même :

- J'ai une mémoire eidétique et on m'a diagnostiqué 140 de QI.

Il espérait que Nevrabriel ne s'exclame pas en disant que c'était un génie et qu'il ne voyait pas pourquoi il était ici. Alors, pour essayer d'éviter qu'il dise quelque chose de ce genre, il reprit assez rapidement :

- Une mémoire eidétique, c'est... Tout retenir. Par exemple, je vais me souvenir longtemps de ce que tu as mangé, de quelle façon, comment tu m'as parlé, avec quel genre de regard ou d'émotion. Même tes micro-expressions.

Il installa ses coudes sur la table et se pencha légèrement vers son interlocuteur. Il se sentait un peu plus à l'aise, désormais. Il prenait l'habitude de discuter avec ce garçon, et ce n'était pas plus mal. Après tout, ils étaient voisins, autant qu'ils s'entendent bien.
Il s'accorda alors sa petite plaisanterie - si au moins elle était drôle :

- Du coup, je pourrais être ta mémoire.

En vérité, même lui n'y riait pas. Mais bon, peut-être que Nevrabriel était bon public ?
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_Tu me rend très curieux.

Nevrabriel finit par piquer dans son assiette tout en écoutant son camarade. Ce dernier haussa les épaules avant de répondre, simplement :

_J'ai une mémoire eidétique et on m'a diagnostiqué 140 de QI.

L’écossais s’arrêta de mâcher un instant, penchant légèrement la coté sur le coté.
Il aurait voulu se soucier du mot « eidétique » et sa signification mais toute sa concentration était sur la fin de la phrase d’Ulysse.
140 de QI ? Mais la moyenne ce n’était pas 90 – 110 de QI ? Et Albert Einstein n’en avait pas 160 ? Le blond se rapprochait du cerveau du plus grand génie du monde ?!
Pas étonnant qu’il savait parfaitement où il avait arrêté sa page.
Nevrabriel ne put cacher ce qui semblait être une profonde admiration pour la personne en face de lui.

_Une mémoire eidétique, c'est... Tout retenir. Par exemple, je vais me souvenir longtemps de ce que tu as mangé, de quelle façon, comment tu m'as parlé, avec quel genre de regard ou d'émotion. Même tes micro-expressions.

Admiratif mais devant se reprendre, Nevrabriel recommença à mâcher, lentement. Parler la bouche pleine ce n’était pas poli, et ainsi, Ulysse avait le temps de formuler toute les phrases qu’il désirait.

_Du coup, je pourrais être ta mémoire.

Nevrabriel toussa, ayant avalé de travers, il porta une main à sa bouche et se mit à tousser tout en riant. Lorsque sa toux passa, rapidement, il n’y avait de place que pour les rires. Il finit tout de même par boire une gorgée pour que les petits morceaux coincés dans sa gorge s’en aillent. Puis, lorsque le roux était de nouveau en pleine possession de ses moyens, il répondit, fixant son assiette mais le sourire aux lèvres :

_Excuse moi. On me l’avait jamais faite celle-là … Mais l’idée me plait.

Nevrabriel lâcha son verre pour poser ses coudes sur la table et regarder Ulysse. Il l’aimait bien ce blond. Peut-être parce qu’il était son opposé ? Bonne mémoire, parle peu. Il semblait calme et sans vague. Nevrabriel aussi n’était pas une personne à problème, si on ne comptait pas qu’il dépassait le couvre feu très régulièrement. Mais il y avait quelque chose qui opposait les garçons, mais une opposition complémentaire.

_Pour qu’on soit équitable, tu te souviendrais pour deux. Et je parlerais pour deux, dans ce cas.

Ces mots furent accompagnés d’un sourire sincère. Ça lui plairait bien d’être ami avec son voisin de chambre, surtout s’ils apportaient quelque chose de positif l’un à l’autre.
Finalement,  Nevrabriel reprit sa fourchette pour continuer son repas, disant tout de même, avant de prendre une bouchée :

_Mais tout de même, tu dois avoir des migraines assez incroyables avec ça. Enfin, dès que ça touche le cerveau j’ai l’impression qu’on a tous des marteaux piqueurs dans la tête. Et puis, se souvenir de tout avec précision pendant très longtemps c'est ... Admiratif. Je ne vais pas te mentir, je trouve ça vraiment chouette comme faculté. Bien que j'imagine que même si c'est utile par moment, ça peut-être très désagréable pour d'autres choses.



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Ulysse & Nevrabriel
Ulysse entendit le rouquin s'étouffer et paniqua. Il s'apprêta à lui faire la manœuvre de Heimlich mais se rendit compte que dans sa toux se mêla un rire. Ulysse ne comprenait pas. Était-il devenu subitement l'homme le plus drôle de la Terre pour donner un tel fou rire à son camarade ?
Ulysse le regarda, hébété. Le voilà ayant fini de rire, le regard perdu dans son assiette, un sourire gravé sur ses lèvres.

_Excuse moi. On me l’avait jamais faite celle-là … Mais l’idée me plait.

Ulysse se détendit. Puis, sourit à son tour, lâchant un minuscule rire. Plus il y pensait, et plus il trouvait l'idée effectivement drôle. Il avait été assez naïf et idiot pour se laisser bercer dans cette illusion.

_Pour qu’on soit équitable, tu te souviendrais pour deux. Et je parlerais pour deux, dans ce cas.

Le blondinet se redressa, comprenant que si Ulysse avait un avantage, Nevrabriel en avait un également. Il n'avait pas fait le rapprochement de ces deux complémentarités, mais ça lui plaisait. Il avait l'impression qu'il ne faudrait pas grand chose pour qu'il se complaise dans l'idée qu'ils puissent être amis.

_Mais tout de même, tu dois avoir des migraines assez incroyables avec ça. Enfin, dès que ça touche le cerveau j’ai l’impression qu’on a tous des marteaux piqueurs dans la tête. Et puis, se souvenir de tout avec précision pendant très longtemps c'est ... Admiratif. Je ne vais pas te mentir, je trouve ça vraiment chouette comme faculté. Bien que j'imagine que même si c'est utile par moment, ça peut-être très désagréable pour d'autres choses.


Ulysse opina, les yeux écarquillés. Oh bon sang oui. Se souvenir des gémissements de sa mère causés par son père depuis ses 8 ans, ce n'était pas une partie de plaisir. Se rappeler de l'odeur nauséabonde des toilettes de son collège n'en était pas une non plus. Et surtout, se souvenir de chaque moment embarrassant, autant pour lui que pour les autres...
Ulysse inspira et s'enfonça dans sa chaise.

- Il y a vraiment des choses que je voudrais oublier.

Il secoua la tête et fronça les sourcils, le tout les yeux fermés. A peine y avait-il réfléchi qu'un flot de pensées et de souvenirs avaient immergé. Si bien qu'il ne savait plus où donner de la tête. Il prit en compte tout ce que son cerveau lui balança, et attrapa très rapidement un mal de crâne atroce.
Il ouvrit les yeux, mais les images lui donnaient encore plus d'informations à retenir et dut rapidement les fermer.

- Tu vois... A force de tout se rappeler, les souvenirs reviennent d'un coup et...

Il prit un court instant pour chercher ses mots, mais revint rapidement à la conversation :

- Là vraiment, c'est horrible comme mal de crâne.

Il maîtrisa enfin son cerveau, et put finalement rouvrir les yeux, comme si rien ne s'était passé. Il ne préférait pas y penser. C'était pire que tout.
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_Bien que j'imagine que même si c'est utile par moment, ça peut-être très désagréable pour d'autres choses.

Nevrabriel continua de manger. S’il ne faisait que parler, les deux jeunes hommes y seraient pour la nuit. Mais il scruta tout de même les réactions de son camarade. Ce dernier acquiesça, pour affirmer les dires du roux avant de se rendre au fond de son assise dans une grande inspiration.

_ Il y a vraiment des choses que je voudrais oublier.

Nevrabriel hocha doucement la tête de haut en bas, mastiquant lentement ce qu’il avait dans la bouche. C’est certain que lui aussi aimerait oublier des choses. Mais les choses qu’il oubliait apparaissaient comme des fantômes qui le hantent. Et comme il les oubliait, ces choses, ces visages, ces scènes, il les vivait comme si c’était la première fois de sa vie.
Ulysse cligna des yeux avant de les garder fermés.

_ Tu vois... A force de tout se rappeler, les souvenirs reviennent d'un coup et ...

Nevrabriel comprenait parfaitement ce que disait Ulysse mais garda cette information pour lui. Il ne voulait pas donner plus de mal à son camarade qu’il ne semblait déjà en avoir. Il laissa Ulysse doucement revenir à lui.
Mais si le blond aimerait oublier, il y avait tout de même des choses qu’il aimerait garder en mémoire et qu’il prenait plaisir à se souvenir avec détail ?
L’écossais tourna les yeux vers l’entrée de la cantine. S’il pouvait déclencher de belles et douces illusions, il le ferait avec joie. Mais c’était une chose qu’il ne pouvait contrôler, ni la nature, ni le temps, ni la profondeur de ses hallucinations.

_Là vraiment, c'est horrible comme mal de crâne.

Ulysse finit par ouvrir les yeux, comme étant passé à autre chose. Malgré tout, le roux sentit le besoin d’expier sa faute. Il se sentait coupable de ce mal qu’Ulysse avait bien dissimulé, s’il n’avait pas expliqué tout ça.

_Je suis désolé, je ne voulais pas engendrer ça avec mes questions. Je ferais attention la prochaine fois, pardon.


Une nouvelle fois, les yeux vairons du roux allèrent se poser sur l’entrée où il n’y avait personne. Mais ses plus noires illusions étaient toujours loin de ses yeux, comme si elles étaient flous ou trop terribles dans sa mémoire et que son cerveau ne pouvait pas les retracer avec soin. Ce n’était pas plus mal.
Nevrabriel reporta vite son attention sur le blond pour poursuivre :

_Je comprend. Je ne peux pas dire que j’ai la même chose, mais je comprends totalement de quoi tu parles.

L’écossais bu son verre avant de pousser un peu le plateau en avant, montrant qu’il avait terminé. Il alla se caller au fond de sa chaise en prenant sa pomme dans la main et jouant avec. Il sourit de nouveau, passant à autre chose également.

_Je me demande. Comme tu retiens tout. Tu dois vite t’ennuyer, mais t’as forcement des trucs qui te passionne. Tous le monde a des trucs qui les passionnent. A par lire, apparemment.

La fin de la phrase de l’écossais du accompagné d’un léger rire.



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_Je suis désolé, je ne voulais pas engendrer ça avec mes questions. Je ferais attention la prochaine fois, pardon.

Il ne comprenait pas. Pourquoi s'excusait-il ? Ce n'était absolument pas de sa faute. Si Ulysse avait des souvenirs qui lui bourraient le crâne, c'était à cause de sa génétique. Il pouvait alors blâmer ses parents, sa famille, mais... Etait-ce seulement leur choix ? Absolument pas.

- Tu n'as pas à t'excuser...

Il observa son camarade jeter un coup d'oeil vers l'entrée avant de se focaliser à nouveau sur leur conversation. Ulysse ne s'attarda pas sur ce détail. Nevrabriel devait simplement vérifier quelque chose.

_Je comprend. Je ne peux pas dire que j’ai la même chose, mais je comprends totalement de quoi tu parles.

Il opina. Après tout, tout le monde avait déjà vécu l'expérience de très indésirables migraines, qui surviennent sans prévenir. Que ce soit lors d'une maladie ou bien à cause du bruit ou d'une réflexion trop intense.
Son voisin repoussa son plateau, désormais vide de nourriture, et annonça :

_Je me demande. Comme tu retiens tout. Tu dois vite t’ennuyer, mais t’as forcement des trucs qui te passionne. Tous le monde a des trucs qui les passionnent. A par lire, apparemment.


Ulysse ne mit pas longtemps à répondre : c'était si évident. Mais en même temps, ce n'était pas parce qu'il retenait rapidement les choses qu'il s'ennuyait. Au contraire, cela repoussait ses limites et l'obligeait à aller toujours plus loin. Ne jamais se contenter de ce qu'il avait.

- Je n'ai pas vraiment le temps de m'ennuyer. Si je n'apprends pas dans les livres ou par les professeurs, c'est en observant que j'apprends...

Il haussa les épaules, retrouvant dans son immense mémoire les multiples exemples de cette affirmation. Le plus récent, c'était lorsqu'il avait appris à patiner. Il avait observé cinq minutes les gens en train de glisser sur la glace, et il avait déjà retenu les mouvements à reproduire et ceux à ne pas faire.

- Par exemple, au nouvel an. J'ai appris à patiner en regardant les autres faire.

Tout cela était si évident pour lui. Inutile d'expliquer quoique ce soit, il n'en voyait pas l'intérêt. Cependant, il savait pertinemment que tout le monde n'était pas comme lui. Surtout qu'il avait son propre chemin de pensées, bien unique.
Il se pencha sur la table légèrement, appuyé sur ses coudes.

- Mais je n'ai pas le temps de m'ennuyer. Je suis toujours occupé avec généralement mes pensées... Et... Et toi ?

C'était toujours difficile pour lui de retourner les questions. Il avait l'impression de faire preuve de peu d'originalité. Il détestait ça.
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_ Tous le monde a des trucs qui les passionnent. A par lire, apparemment.

_ Je n'ai pas vraiment le temps de m'ennuyer. Si je n'apprends pas dans les livres ou par les professeurs, c'est en observant que j'apprends ...

C’était intéressant comme vision. L’amour de l’apprentissage. S’enrichir spirituellement. Apprendre par son vécu, par les autres, par ce qu’il voyait. Un peu comme les bambins. Ils apprennent à parler en écoutant les autres, ils apprennent à marcher en regardant les autres, puis ils apprennent à écrire grâce aux autres et finissent par apprendre par eux-mêmes.
C’était vraiment intéressant de retrouver ce genre de schéma à travers les paroles d’un adolescent.

_ Par exemple, au nouvel an. J'ai appris à patiner en regardant les autres faires.

Nevrabriel sourit de plus bel alors qu’Ulysse haussait les épaules. Ça semblait être un tic chez lui que d’hausser les épaules pour pas mal de ses phrases. Ou était-ce un moyen pour lui de se sentir à l’aise dans ses conversations, quelque chose du genre ? Comme Nevrabriel avec ses tirades sans fin ?
En tout cas, le fait d’apprendre rien qu’en regardant, c’était vraiment admirable. Entre la théorie et la pratique, pour le roux il y avait un faussée ! Comme la cornemuse … On lui avait montré des dizaines de milliers de fois comment en jouer, mais ça ne rentrait jamais. Tout comme la danse. Cet art où le corps se déplace avec grâce, harmonie, ou du moins plaisant pour les yeux, il en était vraiment incapable. Pourtant, l’écossais avait regardé les gens faire des heures durant, mais impossible de reproduire les pas sans ressembler à une espèce de canard à moitié saoul. Sauf la valse, ça ne demandait pas vraiment d’être intelligent pour faire quatre pas différent.
Ulysse l’impressionnait.

_ Mais je n'ai pas le temps de m'ennuyer. Je suis toujours occupé avec généralement mes pensées ... Et ... Et toi ?

_Mes pensées ? Ça ne m’occupe pas bien.

Nevrabriel avait répondu sans réfléchir, un peu idiot. Ulysse ne lui avait pas demandé si le jeune homme était occupé avec ses pensées, bien sûr !
Se rendant compte qu’il avait été un peu stupide, l’écossais revint près de la table en regardant son plateau.

_Mes occupations, hein ?

Il y réfléchissait sans réfléchir. Il savait parfaitement ce qu'il aimait faire, ses hobbies, ses passions. Mais la plupart faisait partie de sa vie passée. Il aimait beaucoup sortir avant, voir ses amis, il n'aimait pas vraiment rester enfermé, surtout avec une soeur comme la sienne, qu'il fallait toujours promener, qui avait toujours besoin d'air pure et de se dépenser. Au moins, il se sentait vivant à ses cotés.
Nevrabriel agrippa son livre avant de s’accouder à la table. Il fit doucement tourner les pages jusqu’à tomber sur son « marque page ».

_J’aime beaucoup la musique. J’ai appris le violon et le piano assez jeune. Enfin, le violon depuis que j’ai cinq ans, et le piano un peu plus tard. Hm … mes douze ans, peut-être dix. N’empêche que j’ai eu beaucoup d’affinité avec le piano, ça s’accorde super bien avec n’importe quel instrument, mais ce n’est pas facile à transporter ahah. Ça aurait été vraiment super que je puisse avoir mon violon ici. Je t’avoue que ça me manque pas mal. Du coup je lis. Je lis. Je lis. Mais ce n’est pas grave, j’adore ça aussi. Et comme ça j’ai appris pleins de trucs sur l’astrologie. Ouais, on peut dire aussi que j’adore les étoiles du coup. Décidément, en y repensant y a vraiment trop de truc que j’aime.

Doucement, le jeune homme prit la feuille et la déplia, regardant la partition qu’il écrivait. Saurait-il encore jouer lorsqu’il sortira de l’Institut ?
Ses yeux parcourus les notes avec une certaine mélancolie. Non. Il n’oublierait jamais. Le piano et le violon, pour lui, était comme écrire, il ne pourrait jamais oublier.
Le roux ne savait pas si c'était la musique en elle-même qui lui manquait tant ou le fait qu'il partageait cette passion avec sa soeur adorée. Mais au moins, lorsqu'il jouait, ses illusions étaient douces ou inexistantes, c'était une aubaine.

_Je t'aurais peut-être appris des trucs, qui sait ?



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_Mes pensées ? Ça ne m’occupe pas bien.

Ulysse écarquilla les yeux, ne sachant pas comment expliquer sa question. Il ne voulait pas lui demandait si lui aussi arrivait à s'occuper avec ses pensées, mais quelles étaient ses occupations...
Il se tritura la cervelle pour réussir à sortir une phrase correcte mais Nevrabriel fut plus rapide :

_Mes occupations, hein ?

Il soupira de soulagement... Aussi discrètement que possible. Ils s'étaient tous les deux mal compris, et c'était tant mieux. Enfin, non. Mais c'était effectivement mieux - en tout cas pour Ulysse - que Nevrabriel comprenne tout seul ce qu'il voulait dire. Ulysse était déjà en train de se torturer l'esprit pour trouver une façon d'expliquer ce qu'il voulait savoir.
Il le regarda attraper son livre qu'il avait retrouvé plus tôt et le laissa tourner les pages.

_J’aime beaucoup la musique. J’ai appris le violon et le piano assez jeune. Enfin, le violon depuis que j’ai cinq ans, et le piano un peu plus tard. Hm … mes douze ans, peut-être dix. N’empêche que j’ai eu beaucoup d’affinité avec le piano, ça s’accorde super bien avec n’importe quel instrument, mais ce n’est pas facile à transporter ahah. Ça aurait été vraiment super que je puisse avoir mon violon ici. Je t’avoue que ça me manque pas mal. Du coup je lis. Je lis. Je lis. Mais ce n’est pas grave, j’adore ça aussi. Et comme ça j’ai appris pleins de trucs sur l’astrologie. Ouais, on peut dire aussi que j’adore les étoiles du coup. Décidément, en y repensant y a vraiment trop de truc que j’aime..

En l'écoutant parler, Ulysse ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Nevrabriel avait encore beaucoup de choses à apprendre, et devait sans cesse se perfectionner. Il aurait aimé avoir cette possibilité. Ne jamais atteindre la perfection en quelques jours, mais en plusieurs années pour ainsi nourrir sa passion. Ulysse... L'enviait. Pendant que son voisin de chambre découvrait encore des choses sur lui-même, Ulysse s'ennuyait et se réconfortait dans ses pensées.
Décidément, il ne savait pas s'il aimait ou non avoir une mémoire pareille. A son sens, il n'y avait que des inconvénients.

Quand Nevrabriel prit le papier et le déplia avec attention, Ulysse sut qu'il ne bluffait pas. Il aimait vraiment la musique. C'était probablement un échappatoire, une façon de s'exprimer beaucoup plus douce que de simples paroles.
En vérité... Il l'enviait vraiment...

_Je t'aurais peut-être appris des trucs, qui sait ?
- J'ai déjà appris beaucoup de choses sur toi, donc oui.

En enviant ce garçon, Ulysse se détendit davantage. Il se trouvait beaucoup plus humain et normal à ses côtés. Nevrabriel connaissait des choses qu'il ignorait. Nevrabriel souffrait de choses qu'il ne connaissait guère. Nevrabriel était différent, et c'était une qualité non négligeable.
Ulysse n'avait jamais été réellement intéressé par la musique. Il trouvait, bien sûr, les mélodies jolies et certaines musiques agréables, mais jamais l'idée d'en jouer lui avait traversé l'esprit.

- Tu crois que tu pourrais m'apprendre à jouer ?

Et comme il ne voulait pas qu'un quiproquo aussi ridicule que plus tôt se déroula, il précisa de suite sa pensée :

- D'un instrument, je veux dire.

L'échange de connaissance... Il n'y avait rien de plus beau selon Ulysse. Partager ce que l'autre savait pour créer des liens. Peut-être que pour une fois, il avait réussi à s'ouvrir un peu plus ?
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_ Je t'aurais peut-être appris des trucs, qui sait ?

_ J'ai déjà appris beaucoup de choses sur toi, donc oui.

Nevrabriel pencha légèrement sa tête sur le coté. Il ne savait pas vraiment quoi pensé de cette phrase. Il espérait que c’était des bonnes choses  dans ce cas. Ulysse n’avait pas l’air de vouloir rapidement quitté l’écossais, c’était surement une bonne chose dans ce cas.

_ Tu crois que tu pourrais m'apprendre à jouer ?

Cette question fit sourire Nevrabriel qui allait lui réponse positivement, mais Ulysse le devança pour compléter sa pensée :

_ D'un instrument, je veux dire.

Nevrabriel sourit à son camarade de plus bel. Apparemment, la réponse de tout à l’heure avait laissé Ulysse sur une peur du malentendu.
C’était amusant en fait, de voir le jeune homme s’inquiéter de la compréhension de ses paroles. Ça avait quelque chose de rassurant, comme s’il voulait que tout se passe pour le mieux entre eux. Nevrabriel ne voulait pas s’avancer, mais il sentait que son voisin de chambre allait vite devenir un ami.

_Evidement ! Bon, je ne peux pas vraiment te montrer comment jouer, je n’ai pas d’instrument, et il n’y en a pas à l’Institut, à ma connaissance. Enfin, je l’aurais su … je crois. Mais si tu veux, je peux t’apprendre à lire une partition. C’est différent pour chaque instrument parce qu’ils ne produisent pas le même son, mais ça reste globalement la même chose. Ça sera seulement le placement des doigts qui change mais savoir le solfège c’est pareil pour tout. Après, je ne suis pas certain d’être un bon professeur ahah.

Alors que la cantine se vidait, il était peut-être temps pour le roux de débarrasser et laisser le personnel faire leur travail de nettoyage. Il était l’un des derniers encore dans la cantine.

_Je reviens, attend.

Sans un mot de plus, le jeune homme croqua dans sa pomme avant de la poser sur la table et débarrassa rapidement son plateau à l’endroit prévu à cet effet. Une fois les mains libres, le temps de revenir vers son camarade, le roux posa une main sur son l’épaule opposé, un petit air pensif, se disant qu’il serait certainement agréable de faire un petit tour dehors, ce soir. Il ne pouvait décemment pas inviter Ulysse à ses soirées nocturnes, ne sachant pas vraiment comment le blond allait réagir, et surtout s’il allait réagir positivement.

Il était interdit de sortir après le couvre-feu, Ulysse pourrait trouver ça … Rebelle ? Complètement stupide de désobéir ? Stupide tout court de sortir le soir ?

Bon, finalement il allait se contenter de ne pas inviter le blond. Pour ce soir du moins.
Arrivé au niveau de la table, le roux reprit sa pomme pour la croquer en prenant son bonnet de sa main libre et la mettre grossièrement, laissant ses cheveux dépasser. D’habitude, l’écossais prenait soin de mettre sa chevelure complètement à l’intérieur de son couvre chef, mais il sentait qu’il n’allait faire le chemin que de la cantine vers l’aile X, alors il pouvait se permettre cette négligence.
Puis, Nevrabriel agrippa sa veste et sourit à son camarade, attendant de ne plus rien avoir dans la bouche pour s’exprimer :

_J’espère que tu n’as rien prévu pour ce soir. Parce que ça risque d’être un peu compris avec le temps que j’ai pris pour dîner.



HRP:

Nev n’a pas encore son violon à la date de ce Rp Wink



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Il ne comprenait pas pourquoi Nevrabriel avait un tel sourire, mais bon, si la situation l'amusait, pourquoi pas ? Il ne pouvait pas le blâmer : Ulysse était nul en interaction sociale. Ce n'était pas nouveau.

_Evidement ! Bon, je ne peux pas vraiment te montrer comment jouer, je n’ai pas d’instrument, et il n’y en a pas à l’Institut, à ma connaissance. Enfin, je l’aurais su … je crois. Mais si tu veux, je peux t’apprendre à lire une partition. C’est différent pour chaque instrument parce qu’ils ne produisent pas le même son, mais ça reste globalement la même chose. Ça sera seulement le placement des doigts qui change mais savoir le solfège c’est pareil pour tout. Après, je ne suis pas certain d’être un bon professeur ahah.

De toute façon, il ne comptait pas vraiment apprendre tout de suite... Enfin, il n'imaginait pas que Nevrabriel l'ait compris comme ça... Et puis, enfin...
Ulysse haussa les épaules, ne sachant que dire ni que faire. Après tout, c'était un excellent élève et il apprenait vite. Trop vite. Il s'ennuyait.

_Je reviens, attends.

Il le vit s'éloigner, alors qu'il restait là, assis sur cette chaise. Et le voilà déjà de retour en pleine discussion avec ses pensées. Il ne savait pas vraiment ce qu'il pouvait penser de ce garçon, ce camarade. Mais il sut une chose : c'était qu'il était naturel et vif. Il ne réfléchissait pas lui, à tout ce qu'il pouvait dire pour ne pas blesser, à choisir ses mots avec précaution. Non, pour lui c'était naturel de discuter avec autrui, de partager. Il l'enviait vraiment, en réalité. Il était prêt à l'admirer, aussi.

Il remarqua qu'il était de nouveau là lorsque la pomme se mit à "voler". Il leva les yeux et découvrit le rouquin en train de manger sa pomme. Enfin, il la croquait quoi.

_J’espère que tu n’as rien prévu pour ce soir. Parce que ça risque d’être un peu compris avec le temps que j’ai pris pour dîner.

Ca pouvait presque ressembler à une tentative de passer plus de temps avec Ulysse, mais plus pour faire plus ample connaissance, à la manière d'un rendez-vous. Or, Ulysse savait bien qu'il n'avait aucunement ce genre de pensées envers le blond.

- A part dormir ? Pas grand chose.

Il se leva à son tour, et enfouit les mains dans ses poches avant de contourner la table. Il lui dit alors :

- Je compte retourner dans ma chambre. Mais je suppose que toi aussi. On fait le reste du chemin ensemble ?

Il avait posé cette question un peu timidement. Il devait vraiment s'habituer à communiquer, surtout qu'il sentait qu'il allait passer beaucoup de temps avec Nevrabriel. Au moins, ça le fera sortir un peu.

Après que Nevrabriel lui ait répondu, Ulysse se mit à avancer jusqu'à leur chambre, et ainsi à quitter la cantine.
Tu n'es pas obligé de répondre, on peut dire qu'ils se raccompagnent ou non x)

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