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16/09/2018
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08/2018 Event ♫ 5

Vingts minutes à t'offrir [PV : Onyx]

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Vingts minutes
à t'offrir


Après sa visite  quotidienne avec son médecin, Nevrabriel remit correctement son bonnet. Ne laissant aucun cheveu dépassé de ce couvre chef. Aujourd’hui le docteur Elpida avait été plus calme et moins malicieux. Le roux attendait le jour fatidique du mois où le docteur allait céder à ses étranges pulsions tortionnaires. Heureusement, ce n’était pas aujourd’hui.
Derrière Nevrabriel, c’était certainement la petite Adèlys allait passer entre les mains du docteur. A moins que ça ne soit la nouvelle patiente de Donatien ? Aucune idée, et malgré sa grande curiosité, Nevrabriel ne voulait pas vraiment le savoir pour le moment.

Le patient X36 agrippa son étui à violon qui ressemblait plus à une mallette avec une bandoulière qu’à autre chose. La magie du violon était que leur étui ressemblait à une petite malle et personne ne se posait de question. Même si le jeune homme adorait jouer de la musique, il gardait sa passion secrète. Il n’y avait peut-être que son médecin et sa gentille secrétaire qui étaient au courant. Une fois l’objet en bandoulière sur son épaule, Nevrabriel vérifia qu’il avait bien le petit carnet d’Astrid dans la poche, salua poliment Donatien avec un sourire sincère, bien que faible, et s’en alla, fermant doucement la porte derrière lui, connaissant l’affection que le médecin donnait au calme.

L’écossais quitta sa salle de soin pour se rendre dans le bâtiment administratif. Il avait le regard un peu vague en pensant à la secrétaire du docteur Barrabil. Il ne l’avait pas vu depuis leur première et derrière rencontre, non par choix mais par dépit. Evidemment, le roux avait beaucoup de temps libre, certainement plus que la petite lune, mais il ne voulait pas la déranger.

Nevrabriel avait finit par se renseigner auprès de mademoiselle Dessanges pour connaitre les pauses de sa collègue, mais apparemment cette dernière n’avait que des pauses de vingt minutes, sauf à sa pause déjeuné.

Lorsque le jeune homme arriva devant la porte du bureau d’Astrid, il hésita longuement à frapper. Enfin, il hésitait tellement qu’il resta planté devant sans même lever la main pour frapper à la porte. Il aimerait faire plus que simplement lui rendre son carnet. Il voulait plus de temps que seulement cinq minutes en sa compagnie.

Tant pis, ça sera toujours cinq minutes agréables. Nevrabriel finit par lever la main pour toquer à la porte, mou, mais celle-ci s’ouvrit, si bien que le garçon eut un mouvement de recul en croisant le regard de la jeune secrétaire.

_B-Boujour As … Mademoiselle Lavoir. Comment allez-vous ? Je suis venu vous rendre votre carnet.

Le jeune homme accompagna cela d’un sourire remplis de gentillesse. Malgré la fatigue qui le hantait, il était heureux de revoir le doux visage de la petite lune. Sa main alla fouiller dans sa poche afin de sortir ledit carnet, mais une fois le carnet à vue d’œil, le rouquin réfléchit.
Vingt minutes …
Vingt minutes, c’était parfait.
Nevrabriel émit un nouveau sourire, amusé cette fois-ci.

_Non finalement, je le garde en otage.

Le roux s’engouffra dans la pièce, évident de bousculer la propriétaire des lieu, agrippa la veste de la jeune secrétaire avant de venir vers elle et lui prendre doucement la main.

_Et vous aussi.

Un peu plus énergiquement, mais pas trop quand même, pour ne pas faire de mal à Astrid, Nevrabriel entraina son « otage » dans les couloirs du bâtiment jusqu’à l’extérieur. Sans lui lâcher la main, guidant ainsi son amie, il lui expliqua :

_Je sais que vous avez peu de pause dans la journée, je suis vraiment désolée de vous voler celle-là, mais ça me fait égoïstement plaisir.

Nevrabriel accompagna ses mots d’un doux rire sincère. A mis chemin de sa destination, il s’arrêta, lâchant la main de son amie pour lui tendre sa veste :

_Vous ne m’en voulez pas trop j’espère.

Le jeune homme fit une légère moue avec un sourire, espérant que cette mine pourrait lui offrir le pardon de la jolie demoiselle.



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VINGTS MINUTES A T'OFFRIR

ERSKINE Nevrabriel & LAVOIR Astrid

L'heure de la pause avait sonnée pour Onyx, et cela même depuis déjà quelques minutes. Mais Astrid était concentrée sur ce qu'elle faisait. Elle avait toujours à cœur de rendre son ouvrage en temps et en heure, quitte à faire des heures supplémentaires. Elle ne saurait se pardonner de prendre du retard; elle n'en n'a jamais pris de sa vie et savait que cela serait impossible à gérer pour quelqu'un d'aussi "maniaque" qu'elle. Elle serait capable de sacrifier plusieurs nuits afin de ne plus avoir son travail sur la conscience. M'enfin, cela dit, dans ce cas-ci, elle venait tout juste de le finaliser alors pas de quoi s'alarmer. En posant son stylo, elle avait presque du mal à se visualiser en pause à présent; comme si son corps était figé, mais son âme continuait d'écrire.
En parlant d'écriture, peut-être valait mieux profiter de cette parenthèse de travail pour écrire d'avantage ? Non pas d'avantage de paperasse administrative évidemment, mais de la vraie écriture. Ou bien pour lire un bouquin au grand air, tiens. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas adonnée à un tel plaisir. D'ailleurs, penser aux livres faisait apparaître une jolie chevelure rousse dans son esprit; elle se souvenait d'X36, ce si gentil patient avec qui elle avait parlée de lecture et d'écriture avec tellement d'aisance. Cela faisait un petit bout de temps qu'ils ne s'étaient pas revus, et pourtant, elle n'avait toujours pas oubliée sa matricule. Bien que l'idée de nommer ce garçon par un chiffre la repoussait.
Tous les jours, elle se faisait la réflexion; "Lorsque je le reverrais, je lui demanderais son nom." mais cela restait limite au stade de la rêverie. Elle songeait souvent à la moindre occasion qui se présenterait à elle de le revoir, et de parler de littérature avec lui, mais elle était toujours occupée par ceci, ou par cela. Maintenant qu'elle y pensait, elle se disait que cette pause serait sûrement une bonne opportunité de partir à sa rencontre. Elle se mordillait légèrement la lèvre, prise d'hésitation, tout en se levant de sa chaise et en commençant à remettre de l'ordre sur son bureau.

C'est là qu'elle entend quelqu'un toquer à la porte. Astrid, qui se trouvait déjà debout, n'hésita pas d'avantage à aller l'ouvrir afin d'accueillir la moindre personne ayant besoin de son aide. Mais lorsqu'elle tira la porte vers elle, ses yeux s'écarquillèrent de surprise. Inutile de vous laisser deviner qui, au bon moment, au bon endroit, se trouvait derrière.

"B-Boujour As … Mademoiselle Lavoir. Comment allez-vous ? Je suis venu vous rendre votre carnet." annonça X36 en souriant doucement.


Ses paupières semblaient lourdes, mais pas assez pour voiler la joie qui transparaissait de ses yeux vairons. De son côté, Astrid non plus ne put camoufler son sourire. Un grand sourire, émut par un mélange de surprise et de ravissement.

"Oh ! Je suis si contente que vous soyez là, j'allais justement..."
 

Mais Onyx perdit ses mots lorsqu'elle vit le rouquin faire une fixette sur le carnet qu'il venait de sortir de sa poche. Elle bascula légèrement la tête sur le côté, comme pour essayer de chercher son regard. Quelque chose ne va pas ?... Mais ces mots n'arrivèrent pas à sortir de sa gorge, se bloquant comme ils le font souvent au bout de sa langue.
La jeune femme n'eut pas vraiment le temps de se demander comment réagir en vérité. Lorsqu'un sourire plus heureux encore commençait à étirer les lèvres du patient, celui-ci passa rapidement à côté de l'anglaise et alla jusqu'à son siège. Une veste noire y était couchée sur le dossier, et X36 l'attrapa vivement d'une main. La secrétaire le suivait du regard, un peu bouche bée; le garçon bougeait de manière si vive qu'elle n'arrivait pas à trouver le temps d'analyser pleinement ce qui lui arrive. Mais il ne tarda pas à retourner vers elle, et ce avec un certain enthousiasme.

"Non finalement, je le garde en otage."

"Qu-.."
 
"Et vous aussi."


A ce moment là, le jeune homme lui prit doucement la main avant de la tirer avec ardeur en dehors de son bureau. Astrid lâcha une exclamation de surprise avant de le suivre, non sans trébucher, pendant qu'il slalomait entre les divers médecins qui traversaient l'allée avec eux.

"Qu-Qu'est-ce que vous faites ?!" demanda la jeune femme, un peu paniquée par les événements et la vitesse à laquelle avançait son ami.
 
"Je sais que vous avez peu de pause dans la journée, je suis vraiment désolée de vous voler celle-là, mais ça me fait égoïstement plaisir."


Il se mit à rire avant de s'arrêter après un moment. Il fit volte-face et lui tendit la veste noire qu'il avait récupéré un peu plus tôt avec gentillesse. Mais Astrid ne put pas la saisir tout de suite; essoufflée, elle posa un instant ses deux mains sur ses hanches afin de reprendre une respiration stable. Quelle énergie !

"Vous ne m’en voulez pas trop j’espère."


X36 accompagna cela d'une expression adorable dont lui seul avait décidément le secret. En tendant sa main afin de récupérer son manteau, Astrid releva la tête vers lui et...Se mit à rire. Un rire franc, facile à entendre, comme il était rare qu'elle en ait. Il faut dire que de toute sa vie, cela était sûrement la première fois que la jeune anglaise rencontrait quelqu'un de tel. Et pour sûr, cela représentait une bonne expérience.
Elle prit son manteau et commença à l'enfiler, son regard devenant étincelant de malice mais sa voix restant calme.

"Je vous en veux. Beaucoup."
 

D'un simple geste elle remit ses cheveux argentés en ordre, puis avec un grand sourire, presque rieuse, elle saisit le bras du garçon aux yeux bi-colores et l’entraîna de nouveau à courir. C'était bien la première fois qu'elle faisait quelque chose d'aussi candide, mais soyons fous !

"Vous aurez intérêt à vous faire pardonner !" s'exclama-t-elle d'un ton joyeux.
 


Dernière édition par Onyx le Sam 10 Mar - 9:44, édité 1 fois




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_Vous ne m’en voulez pas trop j’espère.

Contre toute attente, Astrid se mit à rire alors qu’elle venait de reprendre son souffle. Le rire si joyeux d’Astrid était un réel bonheur pour Nevrabriel. Il ne lui avait toujours pas dis qu’elle avait un charmant sourire. Mais depuis qu’Astrid lui a ouvert la porte, elle souriait, riait même. C’était une mélodie chère à son cœur.
Pour certain ça serait normal, mais le roux était ici depuis cinq ans et malgré sa bonne humeur constante, il n’était pas forcement heureux. Avec cet uniforme qu’il mettait chaque jour, lui rappelant sans cesse qu’il était malade et entouré de malades.
Pourtant, voir les sourires sur les visages des autres lui procuraient un bien fou. Au fond, ce n’était pas grave.
En reprenant doucement son souffle, il regarda la secrétaire du docteur Barrabil, ne pouvant perdre le sourire qui trônait sur son visage alors que leur course était inachevée.

La petite lune agrippa son manteau pour l’enfiler, l’air frais de mars n’étant pas forcement très bon pour la santé.

_Je vous en veux. Beaucoup.

La voix d’Astrid était calme, mais trahit par son sourire.
Non, elle n’en voulait pas du tout au rouquin. Cette idée lui plaisait bien. Il ne connaissait pas si bien que ça la jeune femme, elle aurait peut-être aimé avoir ce temps de pause au calme, se relaxant avec un thé en admirant la vue et non pas courant dans les couloirs et à l’extérieur, trainée par un patient.
Toujours avec une élégance qui était la sienne, Astrid remit de l’ordre dans ses cheveux avant d’avancer vers le roux. Il se laissa approché, suivant sa nouvelle amie du regard. Celle-ci lui aggripa le bras, l’entrainant de nouveau dans une petite course.

_Vous aurez intérêt à vous faire pardonner !

Nevrabriel se mit à rire, courant avec la lune en plein jour. Le garçon finit par prendre le devant de la course, vouant emmener Astrid dans un lieu assez précis.
Il voulait lui montrer quelque chose. Ou du moins, lui faire entendre quelque chose. Elle lui avait offert une partie d'elle, il se devait d'en faire de même, par respect mais également pour lui montrer qu'il voulait sincèrement devenir son ami.

Et les deux jeunes gens s’arrêtèrent sur les cotés désertes d’âmes qui vivent. Nevrabriel s’éloigna d’Astrid pour reprendre son souffle à pleins poumons en se laissant tomber sur l’herbe fraiche.
Il serait peut-être temps qu’il se remette au jogging et à manger correctement. Le garçon appuya sur sa cote, sentant que ses poumons le tiraillaient tellement sa respiration était haletante. Mais cette douleur était vraiment passagère et il se mit à rire avec une joie immense lorsque son cops le lui permit.
Puis, finalement, il réussit à se relever et alla près de la demoiselle, lui avouant :

_J’ai pris énormément de plaisir à vous connaitre à travers vos écris. J’aimerais bien vous faire découvrir un de mes secrets également.

Nevrabriel retira sa mallette de son dos, et laissa la petite lune découvrir un magnifique violon à l’intérieur. Il leva la tête vers Astrid, la laissant regarder ce qu’il y avait à dans l’étui, avant de s’approcher d’elle.
Le garçon retira son bonnet et le mit doucement sur la chevelure de la demoiselle, essayant de la décoiffer le moins possible, faisant en sorte de protéger les oreilles de son « otage ». Ses mains protectrices ne purent s’empêcher de caresser quelques mèches de cette si jolie chevelure argentée, évitant tout de même le regard énigmatique d’Astrid. Même si le jeune homme affectionnait la secrétaire, il était toujours gêné de croiser son regard.
Malgré tout, il lui offrit un sourire remplis de sincérité, lui affirmant :

_Ça vous va bien. Vous êtes mignonnes, vraiment. Il faut froid ici, vous devriez le garder.

Le jeune homme invita la demoiselle à s’asseoir sur un rocher avant de prendre l’instrument dans son étui. Le vent soufflait fort. C’était parfait.

_Je n’aime pas vraiment jouer devant les gens, c’est pour ça que je ne joue qu’ici. Et comme c’est la partie la plus froide de l’île, c’est rare qu’il y ait du monde. et le vent camoufle le son du violon.

Le garçon posa son arc sur les cordes et mit quelques secondes avant de jouer la première note. Elle fuit suivit de la seconde et la musique commença. Nevrabriel regarda un instant la jolie secrétaire, souriant, avant de fermer les yeux, son âme allant en union avec la mélodie.
Ses doigts gauches dansaient sur les cordes de l’instrument, alors que l’autre faisait aller et venir l’arc qui épousait avec harmonie sa moitié afin d’offrir des sons plus merveilleux les uns que les autres a ses oreilles.



Alors que la mélodie touchait à sa fin, Nevrabriel ouvrit doucement les yeux vairons vers Astrid. Son sourire attendrit ne pouvant se détacher de ses lèvres, bercé par le son de la musique que même le vent ne pouvait pas recouvrir totalement.

Il les entendait. Le piano et la voix de sa sœur chanter les paroles d’où venait cette délicieuse mélodie.  Et pour la première fois de sa vie, ses souvenirs si présents ne le dérangeaient pas. Nevrabriel ressentait cette douce chaleur qui traversait son cœur comme la première fois où il l’avait joué.
Est-ce qu’il était le seul à ressentir autant de choses pour de simples sons sur quatre cordes ? Est-ce qu’Astrid pourrait comprendre que les sentiments qu’elle posait sur ses écrits étaient les mêmes qu’il posait sur la musique ?

Même si son corps était ici, à l’Institut, l’esprit de Nevrabriel était ailleurs, dans un lieu magnifique où il entrainait sa charmante amie avec lui. Ses cheveux flamboyants flottaient à la force du vent, accompagnant le mouvement de son corps alors que l’arc continuait de caresser les cordes, sans fin.
Si seulement c’était sans fin.

Lorsque la mélodie se termina, Nevrabriel n’entendit plus le son du piano et la douce voix de sa sœur. Il regardait encore Onyx, admira sa magnifique chevelure couleur de lune. Les yeux encore un peu rêveur, le sourire toujours attendrit.

Ce fut après quelques instants qu’il se rendit compte qu’il fixait la secrétaire, et détourna le regard alors que ses joues étaient devenues écarlates.
Nevrabriel n’avait eut son violon que le mois dernier, sa grand-mère, cette femme si formidable, le lui avait offert lors de sa visite. Le 10 février. Tout comme son arrivé il y avait cinq ans jour pour jour. Astrid était la première à l’avoir entendu jouer. Peut-être la dernière. En tout cas, il avait l’impression d’être mis à nu à présent et c’était une sensation étrange, bien que le Docteur Elpida le lui fasse souvent sentir ainsi.

_J-j’espère que … ça … v-vous a … plu … Vous n’avez pas trop froid ? Ça va ?

HRP:
Désolé, j'ai pas trouvé seulement avec le violon :3



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VINGTS MINUTES A T'OFFRIR

ERSKINE Nevrabriel & LAVOIR Astrid

Les deux jeunes gens riaient tout en courant de manière candide jusqu'à la sortie du bâtiment. Pour dire vrai, c'était un moment tellement agréable pour Astrid, que de rire ainsi avec quelqu'un. C'était beau dans un sens, c'était même profondément mémorable pour elle. Le genre de bons moments qui la suivront encore lorsqu'elle quittera l'Institut.
X36 prit de nouveau les devant et l’entraîna alors dans un coin tapissé d'herbe fraîche, dans lequel il se laissa tomber un peu plus loin, prit d'une mixture de fatigue et d'essoufflement. Astrid en profita pour se plier et poser les mains sur ses genoux pendant qu'elle reprenait elle aussi son souffle. Elle n'avait sûrement pas courue comme ça depuis qu'elle eut quittée l'école, sans compter que le faire avec des talons n'était pas la meilleure des idées qu'elle eut jusqu'à présent. Mais qu'importe, elle ne regrettait rien ! En se redressant, elle posa brièvement une main sur le bas de son dos puis s'étira tout en regardant son compagnon de traversée rire à plein poumon. Elle souriait à cette vision tendre.

"J’ai pris énormément de plaisir à vous connaitre à travers vos écris. J’aimerais bien vous faire découvrir un de mes secrets également." annonça-t-il tout en se relevant et en se rapprochant un peu de la secrétaire.


Son sourire s'effaça très légèrement en l'entendant. Ses yeux grandissaient et pétillaient de surprise et d’embrassement, pendant qu'elle attendait la suite du dialogue. X36 fit doucement tomber une mallette sur l'herbe, surement celle qui contenait son fameux secret. Durant quelques secondes, elle se demandait ce qu'il pouvait bien y avoir à l'intérieur ; mais une mallette comme celle-là pouvait contenir une infinité de chose. Il y avait de quoi se perdre parmi toutes ces probabilités, mais les pensées d'Onyx se stoppèrent lorsqu'elle découvrit finalement ce qu'il y avait à l'intérieur.
C'était un instrument, un violon pour être plus précis. Il semblait avoir été déjà utilisé mais pourtant, à sa splendeur, on voyait ce a quel point il était bien préservé. Il semblait presque neuf. Le jeune homme devait l'utiliser avec beaucoup de précaution, et Astrid ne pouvait pas s'imaginer ce a quel point cet instrument devait avoir une symbolique précieuse pour lui. Elle s'était accroupit pour le regarder de plus près, comme si elle scrutait une partie de l'âme de son nouvel ami, et ce sans un mot. Sans même oser le toucher. Elle s'apprêtait à ouvrir la bouche pour dire quelque chose, mais alors elle sentit une intense chaleur se déposer au dessus de ses cheveux. Une intense douceur près de ses oreilles. Elle posa ses doigts frêles sur son crâne et reconnaissait parfaitement la laine d'un bonnet. La jeune femme pencha légèrement la tête en arrière afin d'adresser à X36 un regard interrogé, constatant qu'il était passé derrière elle sans même qu'elle ne s'en aperçoive tant elle était plongée dans ses pensées, ce qui lui arrive souvent. Remarquant également à sa chevelure de feu maintenant livrée à elle-même, que celui-ci lui avait bien prêté son couvre-chef. Elle vit ses yeux se détourner machinalement afin de ne pas croiser les siens.

"Ça vous va bien. Vous êtes mignonne, vraiment. Il faut froid ici, vous devriez le garder."


Il se déplaça alors, sûrement pour récupérer son violon, et les joues de l'anglaise se mirent à prendre une teinte rosée. Juste l'espace de quelques secondes, lorsqu'elle s'aperçut que la douceur qu'elle ressentait près de ses oreilles étaient celles de ses mains. Elle prit tout de même un instant avant de réellement se rendre compte de ce que le jeune homme lui avait dit, puis après un silence qui était déjà beaucoup trop long, baissa les yeux tout en soufflant une légère réponse.

"M-Merci.."
 

Elle ne savait elle-même pas vraiment si elle le remerciait pour le bonnet, le compliment ou l'attention générale, mais l'idée du sentiment qui l'envahissait à cet instant se résumait bien en cette parole.
Lorsqu'elle leva les yeux, elle remarqua que le patient n'avait pas encore touché à son instrument. D'un geste de la main, il lui indiqua un rocher adjacent, très probablement pour qu'elle s'y installe. Onyx se releva doucement et calmement, tout en scrutant X36 du regard. Elle se demandait quelles étaient ses attentions actuellement, mais se rendit tout de même jusqu'au rocher pour s'y asseoir, tout en soulevant sa robe avec précaution. Une fois bien posée, elle vit le garçon prendre son instrument en main et le poser sur son épaule. Ses yeux reprirent une grande forme tout en s'illuminant; il allait réellement se mettre à jouer ? Là, maintenant ? Juste devant elle ?

"Je n’aime pas vraiment jouer devant les gens, c’est pour ça que je ne joue qu’ici. Et comme c’est la partie la plus froide de l’île, c’est rare qu’il y ait du monde. et le vent camoufle le son du violon."


Les paroles du patient la touchèrent comme elles eurent le don de le faire plusieurs fois. Elle avait réellement l'impression d'entrer dans une partie privilégiée de son coeur, et encore plus lorsque, après lui avoir adressé un sourire, il se mit à jouer. Il ne faisait plus qu'un avec son instrument, et la mélodie qu'il créa avec était tellement belle que même le vent ne semblait oser le perturber. Son arc dansait sur les cordes comme un navire élancé sur une vague d'émotions, de souvenirs, de mélancolie, de nostalgie. Et dans cet océan de sentiment, Astrid ferma les yeux, et laissa doucement son corps voyager jusqu'aux abysses.
Cette mélodie, douce et calme, lui rappelait sa plus tendre enfance avec ses frères, son père, sa mère. Lorsque ensemble ils partaient à de nombreuses soirées mondaines, à de nombreux concerts où chacun se tenaient debout en silence tout en pénétrant sans peur dans le monde d'un musicien inconnu. Non, ce n'était pas ce luxe qui en réalité lui manquait. Mais lors de ces soirées, ces moments si précieux, elle sentait la chaleur de la main de ses frères, la présence de son père; elle se sentait en paix, dans une famille unie. Elle n'avait plus peur du futur et voulait avancer à leurs côtés. Ce sentiment, depuis que son père est parti, elle ne l'a plus jamais connue. Et pourtant...En se plongeant toujours plus intensément dans les accords qu'X36 faisait glisser entre ses doigts, elle avait l'impression d'effleurer ces souvenirs au fond de son coeur, qu'elle pensait antérieurement ne plus jamais pouvoir atteindre.
Une larme coulait sur sa joue. Elle ne l'a sentie que lorsque la mélodie prit fin, et que son âme reprit domicile dans son corps; elle qui avait été transportée si loin dans son passé. Elle ouvra les yeux, tout doucement, reprenant peu à peu le contrôle de ses émotions, des bruits qui l'entouraient au delà de ceux du violon, et du froid qui commençaient à lui faire oublier le bout de ses doigts. Elle reprenait conscience d'une réalité qui se faisait un peu moins cruelle désormais, depuis qu'elle s'était remémoré des sentiments aussi simples. Au final, le jeune homme n'avait fait que lui rendre une oeuvre tout comme celle dont elle lui avait fait gage auparavent; un condensé d'émotions qui vont droit au cœur, et vont tirer au fond de toi tes plus profondes fondations, tout comme un poème écrit sur du papier. Elle ne s'en rendait pas encore totalement compte, mais cette mélodie ne lui avait pas seulement permis de lire au plus profond d'elle, mais également au plus profond de lui.

Un silence se prolongeait, pendant qu'Astrid restait perdue au fin fond de ses pensées.

"J-j’espère que … ça … v-vous a … plu … Vous n’avez pas trop froid ? Ça va ?"


Astrid leva doucement les yeux vers son interlocuteur. Son regard était intense, voire limpide; il lui fallait surement encore un peu de temps avant de se remettre du voyage qu'elle venait d'éprouver, et de pouvoir analyser calmement ce que le jeune homme aux yeux bi-colorés venait de dire. Mais sur le moment, elle n'articula que ces paroles, comme si elle ressentait au plus profond de son cœur que c'était le bon moment pour les dévoiler. Comme si, bien au delà de cela, c'était devenu une nécessité.

"Dites-moi...Quel est votre nom ?...Votre véritable nom.."
 





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_J-j’espère que … ça … v-vous a … plu … Vous n’avez pas trop froid ? Ça va ?

Astrid mettait du temps à lui répondre. Mais Nevrabriel n’osait pas lever les yeux vers elle pour savoir si tout allait bien.
Comme pour laisser ce moment privilégié entre les deux personnes, le vent se calma un peu, ainsi, le jeune homme put entendre la question de la petite lune, comme si elle était lointaine, venant du plus profond de ses envies et de son cœur.

_Dites-moi ... Quel est votre nom ? ... Votre véritable nom ...

C’était une drôle d’impression que d’entendre ces mots comme s'ils dépassaient la conscience de la jeune femme, que c’était même l’inconscient de cette demoiselle qui venait de s’adressait au roux. C’était une chose qui lui arrivait régulièrement, franc, trop franc, ne faisant qu’un chemin entre la pensée et la parole, sans peser le pour le contre de ses dires. Mais le ressentir chez les autres, qui étaient généralement plus réfléchit que lui, lui offrait une mélodie étrange à ses oreilles. Etrange, mais pas inconnue.

Nevrabriel porta son regard sur la petite lune assise sur le rocher, tournée vers le roux et l’horizon derrière lui, donnant sur un océan immense qui les isolait de tout.
L’écossais pencha légèrement la tête sur le côté. Comment ça son « véritable nom »? Il ne comprenait pas vraiment. Avait-il un « faux nom » ? Pourquoi Astrid semblait songeuse à cette demande ?

Oh...  OH !

Toujours rougissant, Nevrabriel s'empressa de répondre à la question :

_Je m'appelle Nevrabriel Erskine.

Le jeune homme de gratta l'arrière de la tête de la main qui portait son arc. Peut être que son manque de compréhension se devait d'avoir une explication. Mais il ne savait pas vraiment par où commencer et espérait que son amie ne l’avait pas si mal pris qu’il fut si idiot de n’avoir pas compris cela plus tôt. Astrid était nouvelle, elle s’en fichait des matricules. Pour la petite lune ça n’avait certainement pas de sens à leur rencontre, des lettres accompagnées de chiffres. Pour elle il était un être humain, avec une identité propre et un nom bien à lui qu’on lui a attribué à la naissance tel le premier présent qui allait le suivre toute sa vie.
Avec hésitation, Nevrabriel réussit tout de même à exprimer, le regard rivé sur le sol :

_Je ... Je ne pensais pas que c'était important ... Le personnel de l'Institut ne s'attarde pas souvent sur les prénoms. Trop de patients. C'est plus facile de lire et retenir un matricule. Je les comprends, ça serait compliqué de retenir tout les prénoms de chaque personnes ici, on est tout de même environs deux cents. Et en plus pour se repérer c’est plus évident de connaitre le matricules, j’imagine. Après il y a tout de même les …

Le débit de Nevrabriel avait montré en crescendo, et il dû s’arrêter brutalement de parler ou ça allait être de pire en pire. Le garçon émit un soupire pour se reprendre et terminer sa tirade, plus posément, malgré se ses yeux soient toujours fuyant :

_Je suis désolé ... Et Nevrabriel c'est compliqué, vous pouvez m'appeler Nev. C’est … comme … vous … voulez …

Le jeune homme se sentait comme le dernier des idiots. Il aurait dû le savoir, il aurait dû !
Le vent froid de l'océan continua de souffler et refroidir les deux jeunes gens. Après un frémissement, Nevrabriel rangea son violon rapidement mais soigneusement et remit sa mallette en bandoulière. L'écossais s'avança vers son amie et lui fit une légère courbette en lui tendant une main amicale, son sourire sincère prônant son visage dont les tâches de rousseurs devenaient visibles par ses joues rougissantes :

_Il commence à faire vraiment froid, on devrait s'éloigner des côtes. Je pense qu’il nous reste un peu de temps, on pourrait aller près du lac si vous voulez. Ou revenir tranquillement vers l’établissement, si je vous ai déjà volé trop de votre temps.

Même si le roux aurait aimé passé plus de temps avec son amie, il savait pertinemment qu’il abusait d’un temps qui n’était pas à lui. C’était une chose qu’il aurait aisément avoué à la petite lune, mais il se contenta de lui sourire, comme il savait si bien le faire.


Dernière édition par Nevrabriel le Dim 1 Avr - 1:31, édité 1 fois


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ERSKINE Nevrabriel & LAVOIR Astrid

Astrid avait les yeux fixés sur X36, qui avait finalement décidé, après un instant, de lever la tête vers elle. A la suite de sa question, il avait penché la tête sur le côté de manière assez adorable; c'était un geste qu'Onyx elle-même pourrait faire alors cela ne la choqua pas. D'autant plus qu'elle commençait à avoir l'habitude que l'attitude du rouquin soit difficilement définie autrement que par "adorable". Cela lui prit un moment avant de répondre, et ce sans que la secrétaire ne comprenne pourquoi, ses yeux s'écarquillèrent et comme s'il venait d'être victime d'une réalité subite. Cela alla jusqu'à faire rougir ses joues; ajouté à ses cheveux, il avait tout d'une tomate aux yeux vairons. C'est le genre de chose qui aurait pu faire rire Astrid, mais disons qu'actuellement, elle se trouvait trop dans un état second pour pouvoir réagir.

"Je m'appelle Nevrabriel Eskine."


Nevrabriel ?...
C'était donc le nom de son magicien, créateur de voyages dans le temps. C'était un nom ravissant, bien que peu commun. Les pensées de la jeune femme se stoppèrent un moment pour s'y dédier, se demandant de quelle origine cela pourrait bien être... "Eskine"...Cela faisait légèrement écossais. Ce n'était d'ailleurs pas si loin de son pays natal; si cela s'avérerait vrai, ce serait une bonne surprise. C'est vrai que maintenant qu'elle y pensais, à son visage - et ses cheveux, bien évidemment -, Nevrabriel avait tout d'un écossais. Il faudrait qu'elle pense à lui demander dans le futur si cette affirmation est véridique; auquel cas, peut-être qu'ils pourraient se voir lorsqu'ils seront tous les deux sortis d'ici.
Le jeune homme reposa ses yeux vairons mi-dorés mi-bleuets en direction du sol, comme honteux, tout en se grattant l'arrière de la tête. Le pauvre avait l'air embarrassé pour une raison qui échappait à Astrid. Elle, qui avait reprise peu à peu connaissance, surtout après l'entente de son nom, bascula la tête sur le côté tout en le regardant.


"Je ... Je ne pensais pas que c'était important ... Le personnel de l'Institut ne s'attarde pas souvent sur les prénoms. Trop de patients. C'est plus facile de lire et retenir un matricule. Je les comprends, ça serait compliqué de retenir tout les prénoms de chaque personnes ici, on est tout de même environs deux cents. Et en plus pour se repérer c’est plus évident de connaitre le matricules, j’imagine. Après il y a tout de même les …" Il se stoppa de manière brutale avant de lâcher un soupir. "Je suis désolé ... Et Nevrabriel c'est compliqué, vous pouvez m'appeler Nev. C’est … comme … vous … voulez …"


Ses yeux demeuraient détournés de ceux de la demoiselle, qui redressa doucement la tête après qu'il eut terminé. Pendant ce mouvement, elle essuya la joue sur laquelle sa larme avec creusée un sillon mouillé.

"Nevrabriel, c'est beau. Je vous appellerais comme ça dorénavant..." Elle posa sa main sur sa cuisse, rejoignant la deuxième sur sa seconde, puis se mit à sourire doucement. "De votre côté, vous pouvez m’appeler Astrid. Je n'émet aucun doute sur le fait que vous avez retenu mon prénom."
 

Elle baissa doucement la tête; les deux dorénavant avaient les yeux baissés vers l'herbe que le soleil illuminait, et un silence s'installa lentement entre les deux individus, avant de se faire briser de nouveau.

"La manière dont vous jouez du violon...C'était réellement magnifique...Cela donne une impression d'immersion assez impressionnante, un peu comme lorsqu'on lit un livre auquel on s’identifie."
 

La secrétaire ne souhaitait pas en dire d'avantage; elle était déjà bien heureuse que Nevrabriel n'ait pas remarquée qu'elle avait pleurée. S'étaler sur ce que cette mélodie lui aurait fait ressentir l'aurait certainement mise assez mal à l'aise, et ce même-ci, finalement, Nevrabriel était certainement la personne qui la connaissait le mieux de tout l'institut, car c'est le seul qui ait un jour lu ses écrits. Onyx avait encore du mal à le réaliser, mais c'était bel et bien la réalité.
Le vent soufflait et se faisaient de plus en plus frisqué; heureusement, la coiffure de la jeune femme était protégée par le bonnet. Elle rangea une mèche de cheveux derrière son oreille puis se réchauffa les bras autant qu'elle pouvait, regardant ailleurs, pendant que le jeune homme rangeait son instrument. Astrid était perdue dans ses pensées, ne savait quel avis porter sur les événements récents, ayant même peine à les réaliser. Mais alors qu'elle réfléchissait, la voix de Nev' fit bousculer ses songes.


"Il commence à faire vraiment froid, on devrait s'éloigner des côtes. Je pense qu’il nous reste un peu de temps, on pourrait aller près du lac si vous voulez. Ou revenir tranquillement vers l’établissement, si je vous ai déjà volé trop de votre temps."


"Vous aimez vous rendre près du lac ?..."
 

Vous aussi ?...
Cette idée la rendait joyeuse, car il s'agissait peut-être de son endroit préféré de l'île. L'endroit le plus inspirant à son gout, où elle appréciait beaucoup écrire. Elle pourrait révéler au jeune homme que s'il souhaitait la trouver un jour, le soir tombé, il pourrait se rendre ici, mais...Mais cela la mettait réellement mal à l'aise que de parler d'elle-même.
Tout en saisissant sa main, car ce dernier l'avait tendu en toute bonté, elle se leva et dépoussiéra sa robe avec un sourire. A sa voix et ses yeux qui brillent, on pouvait facilement constater que le fait d'être conduite à cet endroit l'enchantait.


"Je m'y rendrait à tes côtés avec plaisir, en tout cas."
 





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_Ou revenir tranquillement vers l’établissement, si je vous ai déjà volé trop de votre temps.

_Vous aimez vous rendre près du lac ?

Astrid accepta la main que lui avait tendu le jeune homme, un grand sourire aux lèvres et des yeux pétillants d’enthousiastes. Nevrabriel était heureux que son amie se montre si joyeuse aujourd’hui. A leur première rencontre, il pensait réellement que la demoiselle était une personne renfermée qui ne montrait ni ses sentiments, ni ses pensées. Cela ne l'aurait pas freiné dans son envie de devenir son ami, mais il était heureux de s'être trompé.

_Je m'y rendrait à tes côtés avec plaisir, en tout cas.

Nevrabriel sourit en refermant ses doigts sur la main d’Astrid. Cette main délicate avait beaucoup plus de douceur et de chaleur que beaucoup d’autres que le jeune homme avait connus. Entre son médecin et les surveillants, peu de monde montrait une réelle chaleur à son égard. Cependant, il savait qu’il ne pouvait pas se plaindre, il avait rencontré des personnes récemment qui semblaient véritablement vouloir égayer sa vie.

Le jeune homme entraina donc la petite lune loin des cotes, pour un lieu plus enchantant et calme. Il ne savait pas si c’était le fait que Lucy lui prenne toujours la main qu’il se mit à faire de même avec Astrid, ou le fait qu’il avait peur que ce moment soit une illusion.
Le fait de pouvoir toucher la jeune femme lui prouvait qu’il n’hallucinait pas, que le moment qu’ils étaient en train de partager était tout ce qu’il y avait de plus vrai, et ça le rendait vraiment heureux.
Alors qu’ils marchaient vers le lac, Nevrabriel entreprit de converser avec la jeune femme.

_Non je n’ai pas oublié votre nom. Il vous va vraiment bien, ça aurait été compliqué de ne pas le retenir, ahah. Et merci pour le compliment sur ma manière de jouer. Mais je n’ai pas vraiment de mérite, mon père m’a initié au violon depuis que j’ai cinq ans. Heureusement j’aimais énormément ça, le courant aurait mal passé entre nous, autrement.


Nevrabriel se mit à rire de nouveau, repensait à ces longs week-ends où son père lui apprenait le solfège, voulant faire de ses enfants des virtuoses. C’était réussi. Lui et sa petite sœur avaient les compétences requises pour jouer dans les plus grands concerts. On pouvait lui mettre une partition qu’il n’avait jamais vue, il l’aurait joué à la perfection sans s’entrainer auparavant. Les enfants Eskine lisait les partitions comme s’ils respiraient.

_J’aime beaucoup le piano aussi, mais c’est plus difficile à transporter. Ma sœur préférait …

Le jeune homme réfléchit un moment. Il ne savait pas trop s’il voulait parler de sa sœur finalement. Le sujet lui donnait tantôt un grand sourire, tantôt une profonde tristesse, selon à quoi il pensait. Astrid n’avait pas besoin de savoir les problèmes qu’il avait vécu avant de venir à l’Institut, ou un autre jour alors.

Peut-être qu’un jour il lui parlerait des lacs d’Ecosses, ce vert que l’ont ne trouve nulle part ailleurs. Ces falaises où l’Océan chante des comptines, ce motif tartan si laid du peuple celte, et ce kilt dont ils sont si fiers. Les jurons gaëliques. Peut-être parlera-t-il de la cornemuse s’il n’a jamais su jouer lors des fêtes. Et les fêtes ! Digne des plus chaleureuses et amusantes.

Nevrabriel se mit à sourire doucement en repensait à ces célébrations où ils dansaient gauchement, n’arrivant à n’effectuer que la valse.

_Non oubliez.

Toujours en marchant, son visage se tourna vers Astrid, et il osa, finalement, poser ses yeux dans ceux de son amie.
Nevrabriel n’était pas habitué à de telle familiarité avec des personnes hiérarchiquement au-dessus de lui. Mais Astrid était son amie, pas seulement la secrétaire du docteur Barrabil.

_Je ne vous l’ai pas dis, mais vous ... tu as un très beau sourire.



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Après un sourire, Nevrabriel referma sa main et le duo se mit à marcher lentement en direction du lac. Le vent s'apaisa doucement au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient des côtes. Tout en riant doucement, le jeune garçon fit continuer le dialogue à sa manière, lui qui semblait fort bien aimer converser.

"Non je n’ai pas oublié votre nom. Il vous va vraiment bien, ça aurait été compliqué de ne pas le retenir, ahah. Et merci pour le compliment sur ma manière de jouer. Mais je n’ai pas vraiment de mérite, mon père m’a initié au violon depuis que j’ai cinq ans. Heureusement j’aimais énormément ça, le courant aurait mal passé entre nous, autrement."


Astrid l'écoutait sans un bruit tendit qu'ils avançaient, tout en le regardant du coin de l'oeil. Elle ne réagit à son compliment que d'un léger sourire, jusqu'à ce qu'il prononce ces paroles : "Je n'ai pas vraiment de mérite". Onyx ne comprenait pas en quoi, bien au contraire. Le fait de pratiquer une telle discipline depuis son plus jeune âge méritait louanges à ses yeux; elle-même avait été mise au piano par son père mais n'a jamais été très douée, même après mainte et mainte entraînements. Elle s'est arrêtée peu après sa mort, n'arrivant plus à approcher cet instrument sans penser à lui. Elle ne pourrait sûrement pas continuer ce genre de pratiques après avoir été éloignée de tout dans un tel Institut, alors la secrétaire se sentait plutôt impressionnée au fond d'elle.
A ses derniers mots, la jeune femme écarquilla légèrement les yeux, intriguée. Elle se demandait quelle genre de relation le patient devait-il réellement avoir avec son père.

"J’aime beaucoup le piano aussi, mais c’est plus difficile à transporter. Ma sœur préférait …"


Ah, donc toi aussi ?..

Un silence se fit marquer; cela fit stopper la jeune anglaise dans ses pas. Elle se pencha légèrement, essayant de chercher le regard de Nevrabriel, comme pour tenter de deviner ce qui clochait.
Il n'avait pas terminé sa phrase, il s'apprêtait à parler de sa soeur. Pourtant ses yeux semblaient bloqués dans un vague incertain. Certains souvenirs le troublent ?
Décidément, Astrid était loin de s'imaginer le passé dans lequel son ami baignait. Mais elle se savait incapable de le questionner sur le sujet. Ce sont ses affaires, pas les siennes, et il était hors de question que de ressortir de tels souvenirs douloureux chez quelqu'un qu'elle considérait comme un ami.
Elle entrouvrit la bouche, comme pour changer de sujet et mettre un terme à ce blanc qui devenait embarrassant, mais comme d'habitude, le rouquin se fit plus rapide.

"Non oubliez."


Ils se remirent à marcher, et Astrid baissa les yeux. Elle aurait aimée, au moins dire quelque chose qui puisse l'aider, rien qu'un peu. Mais il fallait s'y restreindre, elle ne voulait absolument pas l'embrasser plus longtemps, alors elle continua d’avancer sans rien dire.

Ils se faisaient tous les deux un peu plus proches du lac, lorsque le jeune homme tourna son visage vers le sien. Se sentant observée, Onyx tourna la tête à son tour et leurs regards se croisèrent. Cela lui rappela qu'elle n'avait pas souvent eue cette opportunité, que de le regarder clairement dans ses yeux vairons. Étrangement, cela n'était pas gênant. C'était comme un rapprochement soudain plus intime, mais qui ne l'effrayait pas. C'était la suite logique des choses, peut-être qu'au fond elle l'attendait un peu.

"Je ne vous l’ai pas dis, mais vous ... tu as un très beau sourire."


Les joues d'Onyx s'empourprèrent - elle avait décidément du mal à encaisser correctement certains compliments -, mais elle arriva à rendre cela bref. Elle commençait à cerner ce côté de Nev, celui qui dit clairement ce qu'il a sur le coeur sans passer par quatre chemins. Avec le temps, peut-être qu'elle arrivera à entendre son ressenti profond sans que cela ne secoue ses émotions aussi brutalement comme à chaque fois. Il n'y a jamais de mauvaises attentions dans ses paroles après tout.
Elle bascula la tête sur le côté, avec un sourire léger, rendant son expression paisible et harmonieuse. Elle mit tout de même un petit temps avant de prendre la parole, sûrement afin de s'adapter au changement de niveau de langage que son ami venait de lui proposer. Ce n'est pas comme si ça la dérangeait vraiment, à leur stade.

"Merci beaucoup. Le tiens est tout aussi beau tu sais, il te va bien." Elle prit un air pensif avant de continuer. "J'aime surtout celui que tu as lorsque tu te met à jouer du violon. Il semble comme...Puissant et imperturbable."
 

La vision de Nevrabriel en train de jouer lui revint comme un flash back. Il est fort probable d'ailleurs qu'elle ne l'oublie jamais.

"Tu sais, ton mérite est réel, contrairement à ce que tu penses. Ce n'est pas tout le monde qui serait capable de pratiquer aussi longtemps tout en conservant un tel plaisir à jouer. Tes efforts ont tout simplement portés leurs fruits."
 

Ses yeux pétillaient d'une certaine admiration lorsque son sourire s'est mit à s'élargir. Ces paroles venaient du coeur, elle le pensait réellement. On peut même dire qu'elle savait de quoi elle parlait.





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_Je ne vous l’ai pas dis, mais vous ... tu as un très beau sourire.

Le visage d’Astrid devint rosé, voir rouge après les mots du jeune homme. Comme lui. Mais lui rougissait tout le temps alors il espérait ne pas avoir embarrassé son amie, ce n’était pas le but. Elle était mignonne, un léger sourire sur ses joues et sa tête penchée.
Un petit temps de silence s’installa entre les deux jeunes gens. Nevrabriel se disait qu’il ferait mieux d’attendre que la petite lune ne s’exprime. Au moins il saurait s’il avait fait une bêtise après ça et pourrait s’excuser de son indélicatesse.

_ Merci beaucoup. Le tiens est tout aussi beau tu sais, il te va bien.

Astrid s’arrêta un instant. Instant que Nevrabriel ne coupa pas. Laissant son amie pleinement exprimer ce qu’elle voulait dire. Il savait que le commun des mortels réfléchissait généralement avant de parler, une vertu qu’il travaillait, sans succès apparent.

_J'aime surtout celui que tu as lorsque tu te mets à jouer du violon. Il semble comme ... Puissant et imperturbable.

Si Nevrabriel était imperturbable lorsqu’il jouait du violon, ce n’était clairement pas le cas dans la vie de tous les jours. Ainsi, ses joues reprirent une teinte rouge, faisant ressortir à nouveaux ses taches de rousseurs.
L’écossais était vraiment content qu’Astrid ait pu le voir sous ce jour-ci, si elle l’appréciait. Peut-être trouverait-il le courage un jour de rependre sa passion sans complexe, pour que ceux qu’il apprécie le voient également ainsi ?
Mais en attendant, il ne pouvait ouvrir une partie de son cœur qu’à Astrid qui lui avait fait découvrir une partie du sien.

_ Tu sais, ton mérite est réel, contrairement à ce que tu penses. Ce n'est pas tout le monde qui serait capable de pratiquer aussi longtemps tout en conservant un tel plaisir à jouer. Tes efforts ont tout simplement portés leurs fruits.

Nevrabriel s’arrêta de marcher un instant et regarda Astrid, attendant qu’elle fasse de même. Son sourire s’élargie doucement alors qu’il s’avançait vers elle. Puis, doucement, Nevrabriel posa ses doigts près de chaque oreille de la petite lune pour tirer doucement sur le bonnet jusqu’à cacher les yeux de la jeune secrétaire. Le roux posa ensuite son front sur celui couvert de la demoiselle et son regard fixa les longues mèches argentés qui encadrait harmonieusement le visage de la petite lune.
Nevrabriel murmura, mais ainsi près de son amie, il savait qu’il serait entendu :

_Merci Astrid. Tes mots me touchent réellement … Jouer devant toi ne me pose pas de problème. Je suis content de t’avoir montré cette partie de moi. Mais ça sera notre petit secret si tu le veux bien.

Puis, le jeune homme se détacha de la petite lune et souleva doucement le bonnet pour laisser les yeux de son amie retrouver les couleurs du jour. Evidemment, il se contenta de regarder son front, remettre doucement ses cheveux en place, toujours aussi rouge et souriant, mais le regard attendrit par la jeune femme.
Puis, comme si de rien n’était, il reprit la marche des quelques mètres qui les séparait du lac. Ils allaient bientôt pouvoir s’asseoir sur l’herbe fraiche près de cette eau calme et paisible que les arbres protégeaient du vent.

Le jeune homme fouilla dans sa poche pour sortir le carnet de son amie et lui tendit. Il devait le lui rendre avant d’oublier. D’une voix presque amusé, il exprima :

_Je n’ai plus besoin de le garder en otage du coup.



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Après avoir terminée de parler, Onyx avait remarquée que les joues d'X36 étaient devenues presque aussi rouges que ses cheveux. Cette vision la faisait sourire de manière tendre. Qu'est-ce qu'il était adorable, ce garçon. Un jour elle finira bien par le charrier gentiment sur sa faculté à se comporter de manière mignonne sans même s'en rendre compte. Ses yeux brillaient, comme si ces paroles avaient touchées une partie de son coeur, puis alors ses pas arrêtèrent de s’enchaîner. Astrid le suivit naturellement dans sa démarche, tout en continuant de le regarder. Son sourire s'effaça doucement, alors qu'elle se demandait ce qu'il se passait.
Quelque chose s'apaisa en elle lorsqu'elle vit que l'expression joyeuse de son ami ne se faisait que grandissante. Il s'approchait et Onyx le laissait faire sans crainte...Peut-être désirait-il seulement récupérer son bonnet. La jeune femme reconnaissait de nouveau la chaleur de ses mains près de ses oreilles, et s'attendait de manière assez sûre à ce que le tissu se retrouve tiré vers le haut. Mais étrangement, ce n'était pas ce qu'il s'était produit.

Nevrabriel baissa le bonnet jusqu'à ce que les yeux violets de la jeune femme s'en trouvent recouverts. Machinalement, Onyx plia les bras et ses épaules se crispèrent, elle qui fut soudainement privée de sa vision. Elle s'apprêtait probablement à rire doucement, tout en sortant un "Hééé ~" de manière amusée. Mais plus la situation avançait, plus la jeune femme vit que le contexte ne s'y prêtait pas. La chaleur près de ses oreilles était toujours là, et quelque chose d'autre s'était pressé contre de son front. Alors qu'elle continuait d'analyser la situation, gardant le moindre de ses membres figés, le fait de sentir le souffle de son ami tout près l'obligea à retenir le sien dans sa gorge, comme par blocage. Q-Qu'est-ce qu'il se passe ?..

"Merci Astrid. Tes mots me touchent réellement … Jouer devant toi ne me pose pas de problème. Je suis content de t’avoir montré cette partie de moi. Mais ça sera notre petit secret si tu le veux bien."


La voix de Nevrabriel sonnait comme un murmure, mais elle se trouvait tellement proche que même à ce volume, Onyx pouvait la percevoir. Elle s'accrochait à chacun de ses mots, comme afin de trouver un prétexte pour ne pas se poser d'avantage de questions. Peut-être que ce qui était en train de se produire avait tout de banal. Peut-être qu'elle n'était juste pas du tout habituée à ce genre de contacts aussi humains. A ce qu'on l'approche d'aussi près. Mais une fois encore, elle n'avait rien à craindre, car Nevrabriel était son ami et n'avait aucune mauvaise attention. Cela s'entendait jusqu'au son de sa voix. Jusqu'au sens de ses paroles. Il s'exprime juste sans filtre et cela à parfois le don de secouer un peu le coeur. Mais même tourné dans tous les sens, il reste intacte, dans son bouclier, et personne n'ira le briser.

La chaleur s'efface lentement. Elle sent le bonnet s'envoler de son crâne et soulever légèrement ses cheveux. A la chaleur du jour sur ses paupières, elle reconnaissait le moment opportun afin d'ouvrir les yeux. Elle s’exécute, de deux/trois clignements, faisant battre ses cils tel des ailes de papillons. Elle lève doucement ses pupilles vers les doigts du rouquin, qui semble réarranger sa frange avec un sourire remplit de tendresse. Ses yeux le regardaient quelques secondes puis étaient ailleurs. Elle songeait de nouveau à ses paroles, de manière plus concrète à présent. Elle ne s'attendait pas à se faire remercier de la sorte, et à vrai dire, elle ne pensait même pas que ses paroles allaient le toucher.
Elle espérait, au fond d'elle, que d'autres personnes un jour pourraient assister à la scène magnifique que son ami lui avait fait part. Elle espérait que plus tard, d'autres personnes puissent lui répéter les mots qu'elle a prononcée, et lui faire rendre compte du talent qui réside en lui. Mais en attendant, cet ami lui avait confié un secret, une part de lui très intime que personne d'autre ne connait, et la loyauté sans faille de la secrétaire l'obligeait à garder cela en elle, et ce à n'importe quel prix. Elle le ferait, tant que cela sera sa demande.

"Je n’ai plus besoin de le garder en otage du coup."


Les yeux de la jeune femme s'écarquillent. Elle regarde autour d'elle puis constate que Nevrabriel avait déjà prit les devant, et lui tendait son carnet. L'anglaise était tellement plongée dans ses pensées qu'elle ne l'avait pas vue partir.

"A-Ah ! Oui !"
 

Reprenant brutalement ses esprits, elle se hâte vers le jeune homme aux yeux vairons pour le récupérer d'une main hésitante. Ses joues s'empourpraient, et tout en bougeant son regard rapidement du rouquin au carnet, elle demande.

"...Est-ce qu'il t'as plu ?"
 






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_Je n’ai plus besoin de le garder en otage du coup.

Astrid sembla revenir sur Terre. Sans que le garçon ne comprenne pourquoi ni comment s’était-elle perdu dans la lune.

_A-Ah ! Oui !

La propriétaire sembla hésiter mais récupéra finalement son carnet. Le jeune homme allait reprendre sa marche pour attendre leur destination, mais la question de son amie attira son attention.

_... Est-ce qu'il t'as plu ?

L’écossais répondit spontanément, se retournant pour lui parler directement :

_Enormement. C’était très agréable et fluide à lire. Tu as du talent pour transmettre tes sentiments, du moins, les émotions que tu voulais transmettre à travers tes écris. Les tournures ne phrases sont très appréciables et joliment posées. Tu as une très belle âme.

Evidemment, le jeune homme aurait pu dire bien plus, parler des poèmes tristes. Ces lignes parfois écrites avec forces comme si le besoin d’évacuer était vif ce jour là. Mais également des écritures plus douces qui amènent à des songes plus délicats. Seulement, pouvait-il vraiment en parler en toute liberté comme s’il connaissait la jeune femme depuis longtemps ? Non, certainement pas. Lui-même, se sachant facile à la parole, aurait du mal à se confier sur certain point de sa vie. Surtout l’année qui précède celui de son arrivée à l’Institut.

Nevrabriel s’assit sur l’herbe, posant son bien à coté de lui. Il regarda le reflet du ciel dans le lac pendant un instant. C’était hypnotisant.
Lorsque le jeune homme sentit la présence de son amie près de lui, il lui demanda, sans que son regard ne quitte ce grand miroir qui reflétait le monde des cieux.

_Dis … Pourquoi es-ce que tu es venue travailler ici ? C’est vraiment coupé de toute chose et tous le monde … Enfin, si ce n’est pas … Désolé, je manque surement de discrétion.

L’écossais tourna finalement la tête pour regarder Astrid, toujours très souriant, il lui demanda :

_Tu te plais ici ? Le personnel est gentil avec toi ?



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Nevrabriel avait entamé de nouveau le début de sa route, mais à la question de la secrétaire, il s'est retourné énergiquement tout en ayant aucune hésitation à s'exprimer.

"Enormement. C’était très agréable et fluide à lire. Tu as du talent pour transmettre tes sentiments, du moins, les émotions que tu voulais transmettre à travers tes écris. Les tournures ne phrases sont très appréciables et joliment posées. Tu as une très belle âme."


Les joues d'Astrid s'empourprent encore... Elle pose ses deux mains sur ses joues et les frotte doucement, un peu puérilement, agacée de rougir pour la énième fois dans la journée. Il fallait vraiment qu'elle s'y fasse, mais ça allait prendre du temps. En même temps, qui pourrait encaisser de manière neutre un commentaire tel que "Tu as une très belle âme" ?...C'était sûrement la première fois qu'on le lui exprimait de cette façon.
Néanmoins, le message général était bien qu'il avait apprécié ses écrits, et elle en était fort heureuse. Ce n'était pas la première fois qu'on lui exprimait un avis positif sur ce qu'elle produisait, mais il était rare pour elle que de rencontrer ses lecteurs dans la vraie vie, en dehors que sur internet. Quelque chose dans sa poitrine s'étala comme un baume, et fit briller dans ses yeux une étincelle de fierté.

"Merci beaucoup ! Ce que tu dis représente beaucoup pour moi." répondit-elle assez joyeusement tendis qu'elle rejoignais Nevrabriel à ses côtés dans l'herbe fraîche.
 

Le garçon au bonnet avait posé son violon tout près de lui, Onyx s'était assise de l'autre côté de son être. Tous les deux, ils regardaient l'eau, représentant une étendue lumineuse et étincelante à perte de vue, comme un tapis de cristaux. Tout était calme, il n'y avait que le chant des quelques oiseaux qui passaient par là pour leur tenir compagnie. La jeune femme prit une grande respiration, gonflant ses poumons d'air frais puis fermant les yeux tout en expirant, tendis que ses cheveux flottaient gracieusement au vent. Maintenant qu'elle y pensait, cet instant avec son ami avait rendu cette journée absolument parfaite, comme si c'était tout ce qui manquait à son coeur. Ce genre de moments paisibles ou plus rien ne compte.

"Dis … Pourquoi es-ce que tu es venue travailler ici ? C’est vraiment coupé de toute chose et tous le monde … Enfin, si ce n’est pas … Désolé, je manque surement de discrétion.", il finit par lui adresser un sourire : "Tu te plais ici ? Le personnel est gentil avec toi ?"


Astrid papillonna des yeux avant de tourner la tête vers le rouquin et plonger son regard dans le sien. Un peu comme si on l'avait réveillé d'un léger sommeil.
C'était la première fois qu'on lui posait ce genre de question, alors elle hésita légèrement à répondre. Sans parler du fait qu'elle n'est jamais très à l'aise avec les interrogatoires. Mais après tout, elle venait d'arriver, alors il était normal que sa présence ici soit la source de quelques curiosités.

"Eh bien, j'avais juste besoin d'un travail. En faisant le tour des annonces sur internet, je suis tombée sur cet Institut..." elle lève les yeux brièvement puis regarde autrepart. "Tu sais, le fait d'être loin de chez moi ne m'importait pas tant que ça.."
 

Tout en regardant l'herbe, elle repense à sa vie Londonienne et à ce à quel point son quotidien s'était retrouvé détruit en lambeaux après la mort de son père... Elle ne s'entendait plus avec sa famille, et n'avait pas vraiment d'amis à qui s'accrocher. Elle ne priait que par le boulot, pour que ses frères soient fiers, et en oubliait presque d'être fière d'elle même avant tout.

"Mais c'est facile de deviner qu'en tant que patient..Etre enfermé ici, loin de sa famille et de tout ses proches, sans même qu'on nous demande notre avis...Loin de tout...Ca doit être extrêmement pénible.. "
 

Elle tourne doucement sa tête de nouveau et adresse à Nevrabriel un sourire léger et compatissant. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il devait ressentir en vivant ici, chaque jour...Au fond d'elle, elle espérait que ce ne soit pas si souffrant que dans ses songes. Auquel cas, elle essaierait de lui rendre la vie un peu plus facile, rien qu'avec sa présence, et de petits instant comme celui-ci.

"Sinon, oui. Je n'ai aucun problème avec le personnel, ne t'en fais pas."
 





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_Tu te plais ici ? Le personnel est gentil avec toi ?

Astrid tourna son regard vers celui de Nevrabriel. Elle le regardait dans les yeux. Bien que le roux n’était pas habitué, il essaya de soutenir son regard dans ce charmant et énigmatique violet que possédait la jeune femme. Un jour, il pourrait le faire sans être gêné, il lui fallait du temps, mais il y arriverait.

_Eh bien, j'avais juste besoin d'un travail. En faisant le tour des annonces sur internet, je suis tombée sur cet Institut ... Tu sais, le fait d'être loin de chez moi ne m'importait pas tant que ça …

Nevrabriel pencha légèrement la tête sur le coté. Astrid avait des problèmes avec sa famille ? Bien qu’il était curieux, il savait qu’il y avait des questions qui ne e posait pas. Lui-même évitait les questions douloureuses.
Astrid regardait l’herbe, pensive. Même si elle paraissait bien jeune, son regard semblait avoir connu des expériences que peu de personnes de son âge ont pu connaitre. Même si la petite lune paraissait mélancolique, elle était … charmante.
Nevrabriel se surprit à la dévisager, admiratif. Il avait deviné à travers ses écrits qu’elle avait dû ressentir et vivre des choses qui l’ont marqué, cependant, bien qu’il ne sache pas tout, il la trouvait bien courageuse.

_Mais c'est facile de deviner qu'en tant que patient … Etre enfermé ici, loin de sa famille et de tout ses proches, sans même qu'on nous demande notre avis ... Loin de tout ... Ca doit être extrêmement pénible …

Astrid avait touché dans le mille. Elle avait résumé exactement ce qu’avait vécu le roux. Si certains ont pu avoir la change de venir de leur plein gré, l’écossais n’avait pas vraiment eut le choix. De gré ou de force, il devait être ici. Heureusement pour ses proches, c’était un garçon docile qui ne voulait pas causer de tord à sa famille. Il avait exprimé un grand désaccord mais obéissait à ses parents.
Si cela pouvait permettre une guérison et l’empêcher de faire du mal au autre, jamais il n’exprimerait son désir de rentrer chez lui et encore moins celui de revoir sa sœur.

_Sinon, oui. Je n'ai aucun problème avec le personnel, ne t'en fais pas.

Perdu sans ses pensées, Nevrabriel ne remarqua après ces mots, le visage d’Astrid tourné vers lui, avec un sourire agréable sur ses lèvres.
Le jeune homme lui rendit son sourire. Au moins, si elle se plaisait ici, c’était le principal.

_Ça me fait plaisir d'entendre ça.

Nevrabriel s'allongea sur l'herbe et ferma les yeux. Il aimait ce moment de paix où l'odeur du lac chatouillait ses narines et le vent caressait sa peau.
Il se devait cependant de rester éveillé en présence de son amie malgré la fatigue qui se lisait sur son visage. Il n'avait déjà pas beaucoup de temps avec elle, il se reposerait après.
Souriant, il exprima :

_J'espère que tu resteras le plus longtemps possible parmi nous. C'est certainement très indiscret, mais en te voyant je pensais que tu étais une stagiaire alors je me demande, quel âge as-tu ?

Nevrabriel ouvrit les yeux et les tourna vers la jeune femme. Il commençait à connaître la petite lune et elle semblait se perdre ou se crisper à chaque fois qu'il posait des questions sur elle. Mais elle allait devoir s'y habituer, l’écossais était bien trop curieux pour ne pas poser de questions.
Ne perdant pas son sourire, il lui expliqua, d’un ton qui se voulait rassurant :

_Si je te pose autant de questions ce n'est pas pour te contrarier, au contraire. C'est parce que je t'apprécie et j'aimerais beaucoup te connaître d'avantages tout le long de ton séjour ici.

Le roux se doutait bien que la jolie lune allait partir d'ici tôt ou tard. Peut-être dans une semaine, peut-être dans trois ans. Mais elle s’en irait. Elle était jeune, elle était jolie, intelligente, et un jour, elle voudrait certainement faire sa vie, avoir sa propre famille et ce n’était clairement pas sur cette petite île, entourée de médecins et de patients qu’elle pourrait s’épanouir.
Mais pour Nevrabriel ...  Il ne rentrerait peut-être jamais chez lui, mais le mieux était de ne pas y songer.
L’écossais se redressa et se tourna complètement vers Astrid, en tailleur, il posa ses coudes sur ses genoux, l’air totalement détendu et regarda le bel argenté qui ornait la chevelure de la secrétaire.

_Par galanterie je te laisserai bien commencer. Mais je vois que tu n'es pas très à l'aise, alors je vais faire le premier pas. Je m'appelle Nevrabriel Erskine, j'aurais 20 ans en avril et je suis Écossais. Et toi, Astrid ?



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Nevrabriel l'écoutait calmement parler, son regard toujours figé sur l'anglaise; sa tête était tombée légèrement sur le côté au fil de son discours, mais Astrid ne l'avait pas remarqué. Elle était trop bloquée dans ses pensées, comme elle l'est trop souvent. Lorsqu'elle s'est tournée vers lui, elle a juste pue voir un jeune roux aussi perdu qu'elle sans un océan de songes. Celui-ci avait quand même eu le temps de s'en extirper afin de lui rendre son sourire mais son geste restait vague. Sûrement prit de fatigue par sa réflexion, il posa doucement son dos contre l'herbe fraîche, légèrement agitée par une brise douce qui faisait virevolter ses cheveux de flamme, et ferma les yeux. Astrid ne fit qu'admirer son air paisible, assise à son chevet, pensant qu'il allait sûrement s'endormir.

"Ça me fait plaisir d'entendre ça. J'espère que tu resteras le plus longtemps possible parmi nous. C'est certainement très indiscret, mais en te voyant je pensais que tu étais une stagiaire alors je me demande, quel âge as-tu ?"


Encore. Ses muscles se crispent comme peu longtemps auparavant. C'est pas possible, il fallait toujours qu'elle sombre dans cet état second. Elle essaie d'extraire de force un rire de sa gorge, même à bas volume, mais cela sonnait beaucoup trop faux. Ayant consciente de cela, elle craignait que son ami se sente mal à l'aise à force, face à un tel comportement. Mais c'était plus fort qu'elle. Elle n'appréciait vraiment pas que l'on perce sa coquille, même lorsque cette intrusion venait de quelqu'un aussi doux et gentil que Nevrabriel.
Mais tout va bien, pas vrai ? Il ne lui a demandé que son âge. Mais a-t-elle vraiment envie de le lui révéler ? Il avait deviné qu'elle était jeune, cela devrait sûrement lui suffire, pas vrai ?
Non Astrid... Et tu le sais très bien. Ce n'est pas comme cela qu'une amitié fonctionne.

"Si je te pose autant de questions ce n'est pas pour te contrarier, au contraire. C'est parce que je t'apprécie et j'aimerais beaucoup te connaître d'avantages tout le long de ton séjour ici."


X36 avait tourné son visage vers le sien. Son sourire était doux, chaleureux. C'était sûr qu'il ne lui voulait pas de mal, et ça, Onyx ne l'avait que trop bien compris. Mais...
Elle baisse les yeux, attrapant de sa main droite son bras gauche dans un geste de gêne. Il faudrait que les mots sortent, là, maintenant. Mais elle avait juste peur de le faire trop maladroitement, qu'ils s'en aillent froidement du bout de sa langue. Elle savait brider ses émotions à travers le ton de sa voix lorsque cela était nécessaire, mais elle ne possédait pas assez d'aisance à l'oral pour paraître amicale en toute circonstances. Alors...

Un silence s'installa doucement, mais cela ne sembla pas paniquer le rouquin. Il se redresse calmement puis se pose en tailleur à côté d'Astrid, tout en se maintenant à ses coudes. Cela intrigua la jeune femme qui aussitôt redirigea son regard vers lui. Il ne semblait pas gêné comme elle se l'était imaginé, non...Plus étrangement confiant, et rassurant.

"Par galanterie je te laisserai bien commencer. Mais je vois que tu n'es pas très à l'aise, alors je vais faire le premier pas. Je m'appelle Nevrabriel Erskine, j'aurais 20 ans en avril et je suis Écossais. Et toi, Astrid ?"


Tiens ?... Lui et elle ont exactement le même âge. D'un côté, elle s'y attendait un peu, mais c'était toujours le genre de donnée qui te font sentir plus proche d'une personne. Mais aussi amusant que cela puisse paraître, ce n'était pas la seule donnée qui les rapprochait.

"C'est surprenant de savoir que nous sommes de pays voisins..." ajoute-elle avec un sourire "...Personnellement, je suis anglaise."


 Sa voix n'était pas des plus à l'aise mais au moins, elle avait réussie à parler. En toute honnêteté, elle se doutait aussi qu'X36 était écossais - maintenant qu'elle le savait, son physique lui paraissait presque stéréotypé pour le pays -, alors elle se réjouissait d'avoir encore une fois vue juste. Cela arriva même à lui faire récupérer son sourire.

"Et j'ai le même âge que toi. Ton anniversaire est dans peu de temps à ce que je vois...Est-ce que les patients fêtent leur anniversaire à l'Institut ?"


Elle bascula la tête sur le côté. Elle ne savait que peu de choses réelles à propos de la vie des patients à l'Institut, alors que ce sujet avait le don d'éveiller particulièrement sa curiosité. Peut-être que cette discussion sera également une opportunité d'en savoir plus à ce sujet ?
Elle espérait au moins que cette occasion allait pouvoir lui permettre de revoir des proches et de passer du bon temps. D'ailleurs...Le fait qu'il lui ait révélé sa date d'anniversaire est une opportunité à saisir. Il ne faudra pas qu'elle oublie de lui offrir quelque chose.
Oui, elle écrira cela quelque part en rentrant au bureau.


HRP:
Cela me fait penser...Je sais du coup que je suis en retard, mais tu as fait un/des RP(s) pour l'anniversaire de Nev ? Si c'est pas le cas, il faudrait qu'on organise un petit truc, ou qu'on fasse un RP où Onyx lui donne un petit cadeau x)





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_Par galanterie je te laisserai bien commencer. Mais je vois que tu n'es pas très à l'aise, alors je vais faire le premier pas. Je m'appelle Nevrabriel Erskine, j'aurais 20 ans en avril et je suis Écossais. Et toi, Astrid ?

_C'est surprenant de savoir que nous sommes de pays voisins ... Personnellement, je suis anglaise.

Nevrabriel ne disait rien, mais il l’avait bien deviné. Astrid avait un accent assez britannique. Et comme la langue de l’Institut était l’anglais, elle n’allait tout de même pas se priver de son accent. Même si les écossais étaient connus pour ne pas trop aimer leur voisin les anglais, c’était un stéréotype complètement infondé pour le jeune homme. Même s’il aurait été étonnant que Nevrabriel juge une personne sur sa nationalité, il avait de forts principes de tolérance.
Le jeune homme faisait un effort lorsqu’il parlait pour sa part, d’avoir un accent plus britannique puisse que personne ne comprenait les écossais lorsqu’ils parlaient. Entre leur accent et leur façon de prononcer certaine lettre, ses interlocuteurs n’étaient pas sortit de l’auberge. Et c’était beaucoup plus simple de se fondre dans la masse, d’autant que son physique était déjà bien assez atypique comme ça.

Astrid se remit à sourire, se détendant. Nevrabriel était assez content de cela. Bien qu’il était curieux, si le prix à payer était la gêne et le malaise, cela ne servait à rien. Il n’aimait pas voir son amie si crispée alors qu’ils passaient un bon moment.
Sans même passer un bon moment, la voir crispée tout simplement n’était pas une scène des plus plaisante.

_Et j'ai le même âge que toi. Ton anniversaire est dans peu de temps à ce que je vois ... Est-ce que les patients fêtent leur anniversaire à l'Institut ?

Le même âge ? Eh bien, elle s’en sortait bien mieux que lui. Avec cette réponse, le jeune homme se demanda pendant quelques secondes, ce qu’aurait été sa vie s’il n’avait jamais été malade. Où serait-il actuellement ?  A Londres ? En Ecosse ? Serait-il un étudiant ou un employé ? Une infinité de possibilité dont il n’aura jamais la réponse puisse que le chemin de la vie lui avait offert un présent qui ne pouvait pas le rendre « normal ».
Les yeux de Nevrabriel allèrent rencontrer le sol avant de répondre :

_Pas vraiment non. Enfin … pas avant l’arrivé de mademoiselle Dessanges.

Le jeune homme se mit à sourire tendrement en pensant à la secrétaire de son médecin. Elle et ses sucreries. Sa petite bouille adorable où étaient toujours posées ses grandes lunettes, son gentil sourire et son accent tellement français, toujours au petit soin pour les autres. Presque tous les autres. Un peu comme une grande sœur. Agnès Dessanges, la Grande Sœur de l’Institut … ou peut-être la maman ? Nevrabriel ne savait pas du tout ce qu’était que d’avoir une grande sœur, mais il ne savait pas vraiment non plus ce qu’était que d’avoir une mère attentionnée. Même s’il n’avait pas le droit de se plaindre, il n’était pas orphelin.
L’écossais tourna la tête vers le lac et regarda ce miroir céleste, repensant à ce que faisait la française lors des anniversaires des patients.

_Lorsqu’elle est arrivé, il y a environ trois ans, mademoiselle Dessanges a instauré une espèce de règle pour les anniversaires. Le patient a le droit à un gâteau d’anniversaire à la cantine, et elle offre un petit cadeau qu’elle fait elle-même. Elle y met vraiment du cœur de la volonté, c’est agréable.

Nevrabriel prit son étui à violon pour le montrer à Astrid. Il pointa du doigt un petit porteclé représentant un renard, tricoté, au bout de la fermeture éclair. L’écossais donna une petite pichenette à la peluche qui alla se balancer de gauche à droite sur l’étui. C’était le cadeau que lui avait offert la gentille secrétaire l’année dernière. Lorsqu’il reçut son violon, il trouva là une belle occasion de rendre hommage à ce présent qu’elle avait fait spécialement pour lui.
Finalement, Nevrabriel reporta son attention sur la petite lune à ses cotés, toujours souriant.

_Sinon, on n’a rien de plus. Même entre patient on ne peut pas faire grand-chose. Mais c’est normal. Ce n’est pas facile dans une île ravitaillée où il n’y a pas vraiment de salle des fêtes ou de centre commerciale.

Le jeune homme se tourna complètement sur le lac, laissant ses jambes s’étendre, s’appuyant sur ses mains, regardant de nouveau le ciel à travers cette eau paisible.
Nevrabriel gardait son sourire mais son regard se voila de mélancolie. Sans vraiment se rendre compte de ce qu’il disait, le jeune homme avoua à mi-mot :

_Au bout d’un moment, j’ai arrêté de compter les années de ma vie pour compter celles que je passe ici …



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Elle vit les pupilles vairons de son ami se tourner vers l'herbe; cela lui fit pencher légèrement la tête, comme pour chercher son regard dans un geste d’inquiétude.

"Pas vraiment non. Enfin … pas avant l’arrivé de mademoiselle Dessanges."


Mademoiselle Dessanges ?...  Oh, Nevrabriel connait donc Agnès ! C'est logique, maintenant qu'elle y pensait. Elle n'était pas la secrétaire de n'importe quel médecin.

"Lorsqu’elle est arrivé, il y a environ trois ans, mademoiselle Dessanges a instauré une espèce de règle pour les anniversaires. Le patient a le droit à un gâteau d’anniversaire à la cantine, et elle offre un petit cadeau qu’elle fait elle-même. Elle y met vraiment du cœur de la volonté, c’est agréable."


"Hi hi hi, ça ne m'étonne pas d'elle." Répondit Onyx tout en rigolant gaiement.


Elle se souvient encore de sa première rencontre avec Agnès. Cette jolie femme gourmande et généreuse; Hyppolite disait qu'elle pourrait nourrir tout l'Institut si on la laissait faire ! Jusqu'ici, à chaque fois qu'Astrid l’appelait, elle trouvait toujours un moyen de lui répondre et de l'aider...Non, il n'y avait aucun doute, que cela soit au sein du personnel ou des patients, cette personne était connue pour ne jamais ménager d'efforts afin de s'occuper des autres. Comme une maman, en effet.

Onyx jeta un oeil au petit renard tricoté, pendouillant fièrement au bout de l'étui du rouquin, avec beaucoup de tendresse. C'était ses cadeaux préférés, ceux fabriqués avec du temps et du coeur. Elle se prit à se dire que le fait qu'une personne telle qu'Agnès ait croisé le chemin de Nevrabriel était la meilleure chose qui puisse arriver. Ce genre de personne aussi solaires ne peuvent que lui faire un bien fou.

"Sinon, on n’a rien de plus. Même entre patient on ne peut pas faire grand-chose. Mais c’est normal. Ce n’est pas facile dans une île ravitaillée où il n’y a pas vraiment de salle des fêtes ou de centre commerciale." Ainsi, son regard se redirigea vers le point d'eau, soudainement recouvert d'un sentiment amer. "Au bout d’un moment, j’ai arrêté de compter les années de ma vie pour compter celles que je passe ici …"


Le visage de la jeune femme se figea. Il y avait comme une douleur stridente dans sa poitrine.

Après un instant, il n'y avait que le frottement du vent contre leurs cheveux, les gazouillis des oiseaux et les humeurs de la mer qui  prenaient leur place dans la conversation. Dans ce silence, Astrid avait les yeux en direction de ses genoux, se frottant nerveusement les doigts tout en cherchant ses mots.

"Tu sais..."


L'anglaise prend un tout petit temps afin de gonfler ses poumons. Puis, d'un geste léger et délicat, elle posa sa main sur celle de Nevrabriel tout en lui souriant, d'un regard que les rayons du soleil faisait scintiller de douceur.

"Tu sais, tu es l'une des raisons pour lesquelles je me sens bien ici..." Ses joues rougissaient un peu, mais sa voix était claire. Elle ne s'en rendait pas compte, mais cela prouvait ce a quel point, en l'espace d'une conversation, elle avait sue avancer sur ses peurs. "Je suis sûre que tu iras mieux, toi aussi. Et le jour où tu partiras, je ferais tout mon possible afin que le monde découvre ton incroyable talent pour la musique."


Son visage s'illumina d'un grand sourire, débordant de sympathie et d'espoir. C'est d'ailleurs sûrement en voyant ce genre d'expression, que l'on soit se dire que cet Institut porte bien son nom.





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_Au bout d’un moment, j’ai arrêté de compter les années de ma vie pour compter celles que je passe ici …

Le regard de Nevrabriel était devenu assez monotone. Ce n’était pas vraiment volontaire. Egalement, les mots avaient traversé sa pensée sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. L’écossais ne voulait pas créer de malaise, mais il était tombé dans une sphère sombre dans laquelle il n’y avait de la place que pour la mélancolie et les idées noires. Ce n’était pas très malin d’y plonger maintenant, en présence d’une autre personne.

Peu à peu, Nevrabriel perdit ce sourire si présent sur son visage, les yeux toujours lointain, perdus dans l’étant de ce miroir. S’il s’y approchait et qu’il regardait son reflet, que verrait-il ? Mis à par un malade dont la venue sur Terre était encore un mystère ?
Tout les mythes, toutes les légendes, toutes les croyances, toutes les religions disaient que chaque être humains avait un but dans ce monde. Certain allaient accomplir de grandes choses, d’autres n’avait seulement comme objectif que de faire durer leur nom, d’autre encore servir leur dieu. Mais lui ? Pauvre déchet de mère nature, à quoi servait-il ?

Cette sphère était telle que Nevrabriel n’entendit pas tout de suite la voix d’Astrid essayer de le tirer de ses sombres idées. Ce fut la main délicate qui se posa sur la sienne qui le sortit de là, le guidant doucement vers la lumière.
Le jeune homme se tourna vers son amie, étonné, regardant d’abord cette délicate main avant de reporter son attention au visage de celle-ci.

_Tu sais, tu es l'une des raisons pour lesquelles je me sens bien ici ... Je suis sûre que tu iras mieux, toi aussi. Et le jour où tu partiras, je ferais tout mon possible afin que le monde découvre ton incroyable talent pour la musique.

Astrid accompagna ses paroles d’un grand sourire, rayonnant. Rayonnant comme une nuit de pleine lune dont seuls les rayons éclairaient le monde plongé dans la douce nuit. Une magnifique source de lumière guidant les âmes en peine que seul un fou y trouverait de la laideur.

Nevrabriel regarda la petite lune, surpris. Il semblait figé dans son étonnement, ses yeux passant d’une pupille à l’autre de la secrétaire. Peu à peu, des rougeurs gagnaient ses joues alors que son cœur se mit à battre plus fort dans sa poitrine. Pourtant, il n’arrivait pas à détacher ses yeux vairons de ce regard violet.
Le jeune homme avait très chaud au visage, ses tâches de rousseurs ressortaient avec violence par la teinte de ses joues aussi écarlate que ses cheveux. Alors, Nevrabriel baissa les yeux sur l’herbe, le regard maintenant fuyant.

_Je … hm … .... .....

Il était évident que les mots lui manquaient. Ainsi, il eut une légère moue de gêne, involontaire.
Et cette main. Délicate. Qui tenait la sienne. C’était chaleureux.

Nevrabriel prit la main qu’Astrid avait posée sur la sienne. Sans mouvement brusque, il porta cette même main à ses lèvres pour y poser ses lèvres, laissant un baiser sur les phalanges de la petite lune.
Les mots étaient trop compliqué pour lui. Peut-être qu’Astrid pourrait comprendre ô combien ses paroles l’avaient touché, sans qu’il n’ait besoin de les lui dire ? Cela serait si bien.
Elle ne le savait pas, mais entendre qu’il n’était pas un poids mort et qu’il y avait de l’espoir de le voir guérir un jour, était des songes qui l’aidaient à avancer. Entendre que ces songes étaient une vérité lui gonflait le cœur de joie.

_Merci mademoiselle Lavoir.

Doucement, le regard vairon du jeune homme se détacha de sa prise pour rencontrer la propriétaire de cette main couleur de lune. Un doux regard d’un énigmatique violet. Son sourire s’attendit d’avantage lorsque ses yeux croisèrent les siens.
Elle était vraiment jolie, sa petite lune. Pas seulement physiquement, son âme était belle.

_Tu as su toucher grandement mon cœur.

Finalement, Nevrabriel l’avait dit. Ce n’était pas facile, mais il fallait croire que son manque de tact allait finalement lui servir.
L’écossais ne savait pas combien de temps s’écroula avant qu’il ne détache son regard de celui de la secrétaire. Puis, le jeune homme se releva, sans lâcher la main d’Astrid, pour l’aider à se relever également.

_Je pense que mon temps va être révolu. Il faudrait commencer à rentrer si je ne veux pas te mettre en retard.



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Les yeux de Nevrabriel semblaient perdus dans un brouillard confus de pensées, de sons, et d'images, avant que la secrétaire ne l'extirpe de ces abysses. Lorsque son regard se tourna de son côté, ses pupilles semblaient avoir repris quelques couleurs. Onyx continuait de le fixer, toujours souriante; observant ses yeux s'arrondir comme des billes, et son expression se déformer dans un étonnement facilement devinable. Elle, ne bougeait pas plus que son homologue; ils continuèrent de se regarder un court instant, figés dans leur émotion, tendis que le vent continuait de souffler à sa guise. Peu à peu, le visage du garçon se teinta d'une couleur aussi rosée que celles de son amie; combiné à la couleur de ses cheveux, on pouvait presque considérer Nevrabriel comme une tomate aux yeux bi-colorés et aux taches de rousseur. Cela ferait presque un beau tableau.
Mais ses jolis yeux vairons ne tardèrent pas à s'en aller de l'emprise du regard de la jeune femme, qui instinctivement, pencha la tête sur le côté comme pour aller les chercher. Elle qui, auparavant, n'appréciait pas ce type de contact visuel aussi insistant, se mettait à présent à en avoir besoin pour ne pas paniquer.

"Je … hm … .... ....."


Le sourire d'Astrid s'effaça doucement tendis que son partenaire cherchait ses mots. C'était évident qu'il était gêné. Pendant un instant, elle se demandait si elle n'en avait pas trop fait.
Elle aurait due tenir sa langue. Oui, elle aurait due ne rien dire, comme elle le fait souvent. Si cela se trouve, elle lui a fait mal sans s'en rendre compte, ce qui expliquerait pourquoi le rouquin se bloque ainsi dans son mutisme.
Qu'est-ce qui qui m'est passé par la tête, bon sang ? et pendant qu'elle se répétait ce a quel point elle avait été idiote, elle s'apprêta à se redresser tout en cherchant une manière de changer de sujet.

Mais au même moment, elle sentit sa main se soulever, doucement, délicatement. Et avant qu'elle n'ai eue le temps d'y réfléchir, elle tourna de nouveau sa tête vers X36 avant de repérer ses cinq doigts au contact de ses lèvres.
Ses joues rougirent ostensiblement, et ses pensées cessèrent de tournoyer dans sa tête comme elles le font à chaque fois. C'était comme si toute son âme s'était mise en pause.


"Merci mademoiselle Lavoir. Tu as su toucher grandement mon cœur."


Et c'est une raison pour faire exploser le mien ? se demanda-t-elle cyniquement pendant que ses yeux se plongeaient dans les siens. Disons que les agitations qu'avaient soudainement prises son cœur l'empêchait de penser clairement. En soi, cette situation ne présentait aucun danger, aucune raison pour être offensé ni quoi que ce soit, mais...
Dire que quelques secondes avant, elle était à deux doigts de vaincre, au moins un petit peu, son côté réservé. Finalement, il semblait bien que le chemin était encore long. Mais cela tombait bien; Nevrabriel était bien la meilleure personne à choisir pour la mettre à l'épreuve. Il suffit de la voir actuellement pour le constater.

Bon, à présent, il lui fallait se sortir de là. Et en vitesse, avant que l'ambiance ne tourne au bizarroïde. Et si elle le souhaitait, elle n'avait d'autre choix que de se faire violence un bon coup.

Respire.
Tout va bien...
...

Je suis pas un peu ridicule, là ?


Sur ces pensées, elle lâcha un petit rire retenu, mais pas assez discret pour que son ami ne puisse le voir. La situation était assez bien ficelée pour qu'il ne devine pas aisément que c'est d'elle-même qu'elle se moque. Enfin, qui sait ? Dans tout les cas, prendre un tel recul l'avait décomplexée de manière folle. Ses songes, qui auparavant étaient dissipés dans tous les sens du terme, se colorèrent de bonne humeur, et cela se sentit sur son visage.
Presque sans réfléchir, elle asséna à son ami écossais une petite pichenette sur le front; de son autre main, afin que l'étreinte de leur doigts ne cesse point. Car, elle avait du mal à se l'avouer, mais c'était une chaleur réellement réconfortante.

"Il faut dire qu'il est facile à trouver, ton coeur."


Les yeux de l'anglaise le regardaient avec énormément de tendresse, donnant l'effet de plusieurs rayons de soleil transperçant un corps froid et le réchauffant de tous ses membres. Comme si, rien qu'à travers son regard, elle souhaitait câliner son âme. Cette âme qui auparavant était scellée dans une telle amertume...Après avoir traversé la séquence paniquante de tout à l'heure, elle le ressentait, maintenant. Cette sensation si jouissive que de voir les yeux de Nevrabriel briller de nouveau.
Il se pourrait bien qu’auparavant, Onyx se soit trompée en pensant l'avoir blessé. Bien au contraire, son changement semble positif, et cela semblait bien avoir été enclenché par ses paroles - au moins en partie -. Une raison de plus pour se moquer de soi-même, pour sourire d'avantage, pour avoir moins peur et ne plus s'enfermer dans cet étau de ténèbres que forment constamment ses pensées. Car après tout, tous les deux s'étaient aidés mutuellement, et ce juste par le biais de leur sincérité.
C'était un fait. Se livrer peut parfois aider autrui.

"Je pense que mon temps va être révolu. Il faudrait commencer à rentrer si je ne veux pas te mettre en retard."


Ces paroles réveillèrent quelques peu la jeune femme, qui se mit à cligner des yeux à plusieurs reprise pendant que Nevrabriel tirait sa main vers le haut. Tout en se levant, avec un peu de difficulté, elle jeta un peu nerveusement un oeil à sa montre.

"Oui, tu as raison..."


Merci de m'y avoir fait penser. pensa-t-elle de manière gênée. Tu parles d'une secrétaire, si c'est les patients qui doivent la tenir par le bras pour qu'elle ne soit pas en retard.
Elle dépoussiéra rapidement sa robe avant de regarder X36; son expression étant redevenue calme et paisible comme elle l'est habituellement. Cet entrevue n'avait duré que vingt minutes et pourtant...C'était la première fois que son visage avait été tordu d'émotions en un si petit laps de temps.

"Tu n'es pas obligé de me raccompagner tu sais. Tu as déjà tellement fait...Enfin..."


Ses yeux se baissèrent de manière embarrassée. Elle recommençait à perdre ses mots, se demandant toujours et encore ce qu'il était bon d'exprimer ou non.

"Merci pour tout, en tout cas. J'espère, vraiment, qu'on se reverra."


Cela avait le mérite d'avoir été dit honnêtement. Il faut dire que les émotions venant du coeur, sont bien les plus simples à exprimer.
D'ailleurs, alors qu'elle réfléchissait en même temps à une occasion de le revoir, elle se rappela qu'elle n'avait pas eue l'occasion de lui demander la date exacte de son anniversaire. Ré-aborder le sujet, après coup, comme ça, pourrait paraître impoli alors cette fois-ci, sa bouche resta bien close. Néanmoins, elle pourrait toujours se débrouiller pour récupérer cette information autre part...Auprès de quelqu'un connaissant bien l'Institut, et spécialement les patients...

Oh oui, elle savait à qui s'adresser. C'était évident.





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_Je pense que mon temps va être révolu. Il faudrait commencer à rentrer si je ne veux pas te mettre en retard.

La dure réalité semblait avoir regagné le cerveau de la petite lune puisse qu’elle cligna plusieurs fois des yeux en se relevant. Elle regarda même sa montre. Cette perspective, de devoir encore lâcher Astrid dans ce bureau ne l’enchantait pas, mais contrairement à lui, elle vivait dans le monde réelle, elle. Elle avait un travail, des responsabilités, une vie.
Qui était-il pour lui retirer ces éléments qui faisait-elle une personne « normale » ?

_ Oui, tu as raison... Tu n'es pas obligé de me raccompagner tu sais. Tu as déjà tellement fait...Enfin...

Astrid baissa les yeux, timidement. Nevrabriel continua de la regarder, ses yeux se pliant légèrement, plus attendrit encore par sa précieuse petite lune. Elle ne se rendait certainement pas compte qu’elle était affreusement mignonne, timide ou souriante. Et ses cheveux qui brillaient autant que les siens au soleil, mais lorsque lui ressemblait à un feu de forêt, Astrid ressemblait à un diamant au soleil.
Etait-ce étrange de dire qu’il pourrait regarder ses cheveux pendant des heures sans lassitude ? … Certainement.

_ Merci pour tout, en tout cas. J'espère, vraiment, qu'on se reverra.

Cette femme avait vraiment le don de l’attendrir. Des battements de cœur lent mais violent frappaient la poitrine de Nevrabriel sans qu’il ne puisse les freiner. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi les paroles de son amie le touchèrent à ce point là, mais il n’avait absolument pas menti lorsqu’il lui avait avoué qu’elle avait su toucher son cœur. Maintenant, ce même cœur était inarrêtable.
Mais Astrid n’avait pas totalement tord en pensait qu’il était si aisé de le trouver. Elle ne l’avait pas connu lorsqu’il était arrivé ici, adolescent, seul et perdu, avec un cœur remplis de remord et de tristesse.  Mais maintenant, c’était en effet plus simple de le trouver.

_Tu ne vas pas te débarrasser de moi aussi facilement.

Egoïstement, Nevrabriel garda la main laiteuse de son amie dans la sienne. Il y avait quelque chose de chaleureux et réconfortant dans cette main, qu’il ne voulait pas lâcher, ni céder. Après tout, sa petite lune connaissait un de ses secrets, il ne pouvait pas la laisser s’en aller avec.

_Tu sais bien que je n’ai rien à faire et te raccompagner me ferait très plaisir.

Le trajet inverse semblait avoir été beaucoup plus court que lorsqu’ils ont couru pour sortir. Ou était-ce le fait d’être avec une personne appréciée qui rendait la fin du voyage si rapide ? Nevrabriel ne lâcha la main d’Astrid que lorsqu’ils rentrèrent dans le bâtiment administratif, ne voulant pas gêner son amie s’ils venaient à croiser du monde, du monde connu essentiellement. Son patron par exemple. Ou Donatien. Le médecin en chef allait certainement voir cela étrangement alors qu’il n’y avait pas de mal entre les deux jeunes gens.

Lorsque les deux amis arrivèrent devant la porte du bureau de la secrétaire, Nevrabriel offrit un grand sourire à la jeune secrétaire avant de lui faire une légère courbette, retirant son bonnet devant sa dame :

_Mademoiselle est bien arrivée à sa destination.

Le jeune homme eut un léger rire en se relevant et remettant son couvre-chef, faisant disparaitre toute sa chevelure rousse à l’intérieur. Il allait certainement retourner à l’air libre, ceci était une prévoyance.
Plus sérieusement, Nevrabriel regarda Astrid dans les yeux avant de lui dire :

_Peut-être viendrais-je te voler une nouvelle fois vingt minutes, un autre jour. Merci pour ce moment Astrid, passe une bonne fin de journée.

Sur ses mots, il s’en retira pour laisser son amie retourner à son travaille, le cœur battant d’une douce mélodie paisible qu’il ne connaissait que peu.



Le plus gentil 2017/2018

Nev s'exprime en : 6699CC


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