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20/10/2018
Préparation d'event
22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Première rencontre (ft Docteur Elpida)

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Première rencontre

Les yeux encore gorgés de sommeil, je tâtai mon lit avant de m’y asseoir. J’avais passé une merveilleuse nuit, ma première aventure. Et en plus j’avais faits la connaissance de Nev. Ou plutôt Nevrabriel, il m’avait emmené voir les étoiles et la lune. Mais cette nuit avaient eu quelques répercussions dans mon sommeil, j’avais dû ne dormir bien plus longtemps que ne le voulait l’horaire de l’institut.
Personne n’était pourtant venu me réprimander. Sans doute puisque je n’avais pas encore d’horaire fixe, dû à mon absence de docteur attitré.

Un coup d’oeil au cadran me fit sauter du lit, il était passés quinze heures! Je fouillai la pile de papiers informatifs. C’est avec grand soulagement que j’aperçois l’heure de mon rendez-vous du jour. Je n’avais pas passé tout droit! Aujourd’hui c’était très important, je devais rencontrer un médecin pour qu’il décide qui serait en charge de mon dossier.

Je brossai sommairement ma chevelure blanche, je n’avais jamais été douée pour m’apprêter, je m’assurais simplement de ne pas avoir de noeuds par soucis de confort.Je profitais du miroir dans les sanitaires pour me regarder, cet uniforme blanc ne m’aidait pas à paraître coloré. Mais l’idée de Nev, qui me représentait comme un enfant de la lune, me fit sourire. Ce n’était pas si grave de manquer de couleur.

Après quelques minutes je trouvai un surveillant qui voulut bien m’escorter jusqu’à destination, il me laissa après avoir confirmé aux gardes que j’avais rendez-vous avec un certain docteur Elpida.
L’on m’indiqua sommairement la direction.
Après avoir dépassé l’accueil, je retirai mes chaussures de patient. Les couloirs ici étaient bien trop lumineux, ça me rassurait de sentir le sol sous mes pieds. Pourquoi les gens avaient-ils besoin de tant de lumières… je longeais le mur opposé aux fenêtres me concentrant sur mes pieds.
Arrivée à destination, je pris une pause la main sur les yeux, déposant mes chaussures pour cogner à la porte du médecin. Si je ne me trompais pas j’étais pile à l’heure où un peu en avance, c’était important quand on avait un rendez-vous important.J’entendis un mouvement derrière la porte, je retirai ma main de mes yeux pour apercevoir si l’on m’avait ouvert.
La lumière me priva un moment de ma vision. Je clignai rapidement des yeux pour faire partir l’éblouissement.

hors rp:
c'est un peu cours mais je me voyais mal défoncer la porte du bureau pour continuer à écrire...
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PREMIERE RENCONTRE



Donatien avait annulé sa séance du matin pour un rendez-vous qu'il avait lui-même voulu, pour une fois. Le dossier d'une certaine Lucy Vincent avait attiré son attention il y avait quelques jours de cela. Il se souvint encore de sa secrétaire en fin de journée qui lui résumait son travail quotidien. Elle avait parlé de l'arrivée d'une nouvelle patiente, qu'il lui fallait juste une signature. Et son regard, pour la première fois depuis longtemps, était resté accroché à la photo de la future patiente. Il avait tout de suite senti une certaine pureté chez elle. Elle avait le potentiel pour devenir une de ses fleurs. D'abord Lys, puis Pavot ...
Donatien avait eu trois patients, il en avait toujours eu trois, mais avait eu quelque soucis avec le dernier et se retrouvait avec deux patients depuis quelques années maintenant. Il en aurait bien pris un autre mais personne n'avait eu le potentiel.
Elle, oui.
Il était assis à son bureau depuis une demi-heure, bien trop impatient à l'idée de la rencontrer. Bureau méticuleusement rangé et ordonné. Chaque chose était à sa place. Le dossier de la nouvelle était aligné avec une pile de feuille. Un stylo plume luxueux leur faisait face avec précision, c'était presque s'il n'y avait pas un contour pour signifier sa place. Les livres dans la bibliothèque étaient rangé selon une logique que seul Donatien comprenait. L'endroit respirait la propreté et l'organisation. Peut-être un peu trop.
Il n'était toujours pas à l'aise dans son col roulé blanc mais il faisait froid ces derniers temps à l'Institut, alors bon ... Il aurait nettement préféré ses chemises amples et rester pieds nus, mais semblerait-il que ce n'était pas vraiment l'idéal.
Il attendait donc à son bureau, assis dans son large fauteuil en cuir. On n'entendait que les tic tac incessants des aiguilles de l'horloge murale. Il y avait un vigile aussi, qui attendait à l'entrée. Mais Donatien avait effacé sa présence, jugée presque inutile.
C'est alors qu'on frappa à la porte. Le vigile attendit le signe de main de Donatien pour ouvrir à la nouvelle venue.
Le médecin se redressa sur son fauteuil en la voyant.
C'était mieux qu'en vrai.
Avec ses paupières plissées, elle paraissait déjà fragile. Il avait la sensation de voir des fissures sur son corps, qu'un simple souffle la ferait voler en éclats. Elle respirait l'innocence et la pureté. Ce n'était pas seulement la pâleur de sa peau ou sa silhouette rachitique qui lui fit penser cela mais belle et bien l'aura qu'elle renvoyait.
La pupille se Donatien s'élargit en la regardant. Il avait un bon pressentiment à son sujet. Il la voyait déjà comme un bourgeon, maintenant c'était à lui de l'entretenir jusqu'à ce qu'elle fleurisse.
Il n'était pas d'un naturel bavard mais il se sentit obligé de hausser la voix. Alors il se leva de son siège pour accueillir cette demoiselle comme il se devait, sans pour autant aller à sa rencontre. Il ne voulait pas de contact avec elle, pas tout de suite. D'abord, il devait sonder sa personnalité.
D'un signe poli de la tête, il la salua, puis d'un geste de la main, lui indiqua un fauteuil en face de lui.

- Mademoiselle...

Puis il s'assit quand elle fit de même.
Son visage ne trahissait pas son enthousiasme. Il était le médecin, les traits durcis sur sa peau, impassible. Il ne la quittait pas des yeux, imperturbable et concentré. Elle était déjà si tentante...
Après un long silence, Donatien finit par s'exprimer :

- Tu en avance c'est agréable. Je suis le Docteur Elpida.

Il marqua une pause. Décidément, il était d'humeur bavarde. C'était assez rare pour le souligner.

- Sais-tu pourquoi tu es ici ?

Il posa ses coudes sur le bureau, intéressé. A quoi ressemblait sa voix?



hors rp:
J'ai pris en compte que Lucy s'asseyait bien sûr parce que je suppose qu'elle le fait haha, mais si ça te dérange, dis-le moi, je modifierais ^^




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La porte s’était bel et bien ouverte, je n’eus à peine le temps de sourire a la personne qui m’avait ouvert, qu’une voix reprit mon attention.

Mademoiselle...

Cette voix grave appartenait à un homme filiforme, d’une blancheur qui ne m’était pas inconnue.
Ne voulant pas le faire attendre je ne me le fis pas dire deux fois avant de m’installer sur le fauteuil qu’il m'indiquait. Malgré la lumière je put l’apercevoir faire de même.
Je ne savais pas comment interpréter son expression, sentant son regard posé sur moi, je lissai mon Pantalon de lin pour reprendre un peu de constance. Je n’osais pas parler, ce lieu me déstabilisait. Il brisa finalement le silence.

Tu en avance c'est agréable. Je suis le docteur Elpida.

Je lui souris timidement, je devais me calmer, il n’allait pas me manger. Je repensais à la douceur de Nev, j’étais ici pour mon bien. Mais il semblait tellement  différent des docteurs que j’avais connus par le passé.

Sais-tu pourquoi tu es ici ?

Il semblait bien à l’écoute. Devais-je le saluer? Répondre directement  à sa question? Un regard vers ses cheveux aussi blancs que les miens me mis en confiance. J’aurais bien aimé pouvoir lui répondre en le regardant dans les yeux mais la lumière de ce bureau n’était pas plus avantageuse que celle du couloir.

Je suis ici pour une évaluation… Enfin, pour que vous déterminiez qui sera en charge de mon dossier. C’est bien cela Monsieur?

Je me replaçai un peu mieux sur le fauteuil. Il n’était pas très adapté à ma taille, mes orteils frôlant à peine le sol immaculé.Je profitai d’une ombre devant le soleil pour regarder mon interlocuteur dans les yeux.

Je… Merci de prendre le temps de me recevoir.

Je lui souris sincèrement

hors rp:
c'est parfait pour moi Smile, réponse un peu courte pour laisser le docteur mener la conversation où il le veut
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PREMIERE RENCONTRE



Donatien nota que la demoiselle avait les pieds nus. Il eut un discret sourire en coin en se faisant la remarque. Une longue chevelure d'albâtre, une peau pâle, des cernes creusées, un corps famélique et des pieds nus... Elle lui faisait penser à quelqu'un mais il n'arrivait pas à mettre un nom dessus. Il avait la sensation de voir un reflet mais sans savoir y associer un prénom.
Sinon, elle n'osait pas le regarder dans les yeux. Cela plaisait à Donatien. Il l'intimidait sûrement beaucoup trop. Elle n'était donc pas assez effrontée pour cela. Cela ne faisait que quelques pauvres minutes qu'elle était là, et pourtant Donatien l'appréciait déjà. Il était rare que quelqu'un lui fasse autant bonne impression. Les deux seules personnes à avoir eu cette chance étaient devenues ses patients...

- Je suis ici pour une évaluation… Enfin, pour que vous déterminiez qui sera en charge de mon dossier. C’est bien cela Monsieur?

"Monsieur", "vous", et les hésitations ... Elle complétait le profil à la perfection. Donatien lui répondit d'un hochement de tête.
Puis il ouvrit le dossier pour mieux l'analyser. Ainsi la demoiselle avait des problèmes de sommeil ... Et pas des moindres ! Intéressant. Ce ne serait pas quelque chose de trop compliqué à gérer. Et puis cela lui faisait écho, lui-même étant insomniaque.
Pâquerette ?
Non elle n'était pas une pâquerette. Elle avait un potentiel floral incroyable mais elle n'était pas une vulgaire fleur comme celle-ci ! Il l'avait sur le bout de la langue pourtant ... !

- Je… Merci de prendre le temps de me recevoir.

Oh, elle le remerciait maintenant ? Et avec un sourire sur son joli minois par dessus tout ! Donatien avait-il gagné un jackpot ?
Il ne laissait toujours rien paraître, parfaitement impassible. Son rictus en coin de tout à l'heure s'était évaporé rapidement. Néanmoins son attitude détendue et intéressée pouvait le trahir. C'était des détails comme ses épaules en avant et sa nuque tendue qui vendaient la mèche.

- W100 ...


Il l'avait appelé plus pour lui-même. Ce matricule sonnait faux. Il n'y avait que sur ses patients qu'il ne les appréciait pas ...
Mais bref. Il avait besoin d'en savoir plus sur elle. Il ferma alors le dossier et s'enfonça dans le cuir de son fauteuil, une jambe croisée sur l'autre, le menton levé, l'air hautain.

- Si tu devais choisir entre condamner un innocent et libérer un coupable, qu'est-ce que tu choisirais ?

Il voulait la tester, voir où elle en était psychologiquement. Il voulait voir la pureté qu'il pouvait exister en elle. Ca n'allait pas être une situation familiale sur un papier qui l'aiderait à la sonder.
Il croisa les bras, impatient d'entendre sa réponse.





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W100 ...

Je ne relevai pas les yeux, ne me sentant pas du tout interpellé par ce matricule. Je devrais peut-être m’y faire…
Je grimaça dans ma tête, l’idée ne me plaisait pas.
À ma grande surprise il referma le dossier qu’il avait ouvert un peu plus tôt.
C’était déjà terminé . J’avais peut-être fait une erreur…
Mais après s’être réinstallé dans son fauteuil il ne me demanda pas de prendre congé.
Sa question me laissa quelques secondes perplexes.

Si tu devais choisir entre condamner un innocent et libérer un coupable, qu'est-ce que tu choisirais ?

J’avais la drôle d’impression qu’il me jugeait, que ce n’était pas la sorte d’entrevue auquel j’avais d’abord pensé.
Malgré tout je ne devais pas laisser sa question en suspens, s’il avait besoin de cette réponse pour me trier dans le système j’allais lui donner mon avis.

Je libérerais le coupable… Puisque si je condamne un innocent pour un crime, le coupable sera tout de même en liberté, puisque libéré par la condamnation d’un autre. Enfin… je pense.

Je m’en voulais, j’avais répondu trop rapidement, peut-être ma réponse était-elle complètement stupide.
Mais, je ne pouvais décidément pas supporter l’idée de condamner un innocent.
J’ajoutai en réfléchissant à haute voix.

Tout dépend du crime bien sûr mais condamner un innocent n’apporterait absolument rien, alors que peut-être le coupable libre pourrait s’amender par une rencontre hasardeuse… non c’est stupide, ou peut-être pas.  Mais Enfin, On ne peut vraiment pas condamner un innocent…

Je repris le silence, consciente que je ne m’embrouillerais sans doute que davantage si je continuais. Je ramenai mes pieds sous moi, ils étaient devenu désagréablement froids à pendre ainsi dans le vide. Gardant les yeux fixés sur ses derniers je demanda.

Heu… Monsieur… cette question, y avait-il une bonne réponse?

hors rp:
pardooon c'est un peu court je vais devoir me faire la patte un peu avec Lucy ^^
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PREMIERE RENCONTRE



Donatien était plutôt à l'aise. Sa nuit, bien que courte, avait été reposante et cette jeune fille semblait très prometteuse. Il ne cessait de passer son regard sur elle,
la détaillant sous tous les angles. Rien de lubrique, bien sûr. Il cherchait juste la perfection. Où se logeait-elle ? Etait-ce le grain de sa peau ou la longueur de ses cils ?
Seule une étude approfondie l'aiderait à la trouver ...

- Je libérerais le coupable… Puisque si je condamne un innocent pour un crime, le coupable sera tout de même en liberté, puisque libéré par la condamnation d’un autre. Enfin… je pense.

Des hésitations. Une petite voix. Donatien n'hochait même pas la tête, il continuait de la sonder.
A vrai dire, bien que la réponse intéressait le médecin - sa réponse serait-elle suffisamment innocente ? -, c'était découvrir la façon dont la patiente s'exprimer qui motivait Donatien. Il appréciait déjà ses pauses et ses "je pense" tremblant d'un manque de confiance.
En revanche, sa question n'avait jamais sous-entendu que si l'innocent était condamné cela libérait le coupable, la question perdait de son intérêt sinon. L'inverse était tout aussi possible : si on libérait le coupable l'innocent n'allait pas en prison.
Serait-elle en plus peu maligne ? Ou alors il l'intimidait bien trop pour qu'elle puisse formuler correctement sa pensée ?

- Tout dépend du crime bien sûr mais condamner un innocent n’apporterait absolument rien, alors que peut-être le coupable libre pourrait s’amender par une rencontre hasardeuse… non c’est stupide, ou peut-être pas.  Mais Enfin, On ne peut vraiment pas condamner un innocent…

Donatien eut un léger sourire. Elle se confondait dans son explication. Elle gagnait des points.
"On ne peut pas vraiment condamner un innocent", il appréciait également sa façon de pensée.
Son visage se figea dans cette mimique étrange entre le sourire satisfait et le regard profond. Son corps ne remuait pas, c'était à peine si sa poitrine se soulevait. Ce fut la question de la patiente qui le fit au moins battre des cils :

- Heu… Monsieur… cette question, y avait-il une bonne réponse?

"Monsieur" ? Vraiment ? Mais c'était de mieux en mieux.
L'adulte - le fameux "monsieur" qui le flattait de plus en plus - sentait ses muscles se détendre. Mais il n'en avait pas fini avec elle. Il devait la pousser dans ses retranchements pour véritablement vérifier sa pureté.
Il fit un signe de tête au vigile qui hocha la sienne et sortit de la pièce. On entendit le verrou se fermer.

- Donc tu libérerais un coupable ? Et si ce dernier possédait un virus pour éradiquer l'humanité ?, la questionna-t-il sans répondre à sa précédente question.

Et parce qu'ils étaient tous toujours plus intéressants sous pression, il se leva à nouveau. Le cuir du fauteuil grinça et le bruit de ses pas résonna dans la pièce. L'écho renvoya ses sons plus forts qu'ils ne l'étaient réellement, amplifiés par le silence.
Puis l'adulte posa ses fesses contre le bureau, en face de W100 - ou plutôt une fleur blanche dont le nom échappait encore à Donatien -. Ses genoux frôlaient les siens. Puis il planta ses yeux dans ceux de l'albinos, soutenant longtemps son regard avant de lui dire :

- Et si l'innocent était une bonne soeur ? Ou un pape ? Vos choix sont ...

Et il ne finit pas sa phrase, se contentant d'un rictus vide.




hors rp:
Ne t'inquiète pas, on est tous passés par là Wink Prends ton temps pour te faire la patte !




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Mais pourquoi me posait-il donc se ces questions? Je n’aimais pas cela, j’avais l’impression que ma réponse n’était que peu satisfaisante. Il me semblait s’être statufié jusqu’à ce qu’il s'adresse d'un mouvement de tête à la personne restée à l’arrière.
Les pas de l'inconnu retentirent avant de quitter la pièce, le bruit d’un verrou se fait entendre.
Je reste pourtant détendue, je m’imagine des choses, il n’y a aucune raison d’être troublé ni de paniquer. Tout va bien aller, je suis ici pour mon bien.
Malgré cette phrase que je me répétai trois fois au fond de mon esprit je ne pouvais m'empêcher de trouver la situation étrange.Donc tu libérerais un coupable .

Et si ce dernier possédait un virus pour éradiquer l'humanité.

Sans prendre la peine de me répondre il me questionna à nouveau. Puis se leva pour venir s’installer devant moi.
Je sentais à travers le tissu ses genoux près des miens. Mais que voulait-il?
C’est en plantant son regard dans le mien qu’il ajouta;

Et si l'innocent était une bonne soeur . Ou un pape ? Vos choix sont ...

Comme il avait décidé de maintenir le contact visuel avec moi, je m’attardai à l’imiter. Ses yeux étaient spéciaux, dorés comme ceux de certains chats. Maintenant qu’il se trouvait plus près, le regarder était plus aisé. Il avait comme moi les cheveux couleurs neige. Je souris, c’était un bel homme et pourtant il lui manquait aussi des couleurs.
Au final, son déplacement m’arrangeait bien, c’était bien plus facile de parler à quelqu’un qu’on pouvait bien voir.
Seulement, il y avait son sourire. Un sourire qui n’était sans doute pas causé par le bonheur, c’était plutôt triste à regarder.

Pour sa question je ne savais plus quoi dire, je me sentais stupide de ne pas trouver une façon correcte d’y répondre.
J’essayai tout de même peu confiante.

Je ne le libérerais pas, je réfléchis un moment ce n’était pas suffisant. Je ne connais aucun religieux, mais je pense que se sont de bonnes personnes qui peut-être, encore plus que les autres veulent faire le bien. Pour respecter leur valeur. Je pense qu’une telle personne, bien que se serait injuste, accepterait de sacrifier sa liberté pour éviter que tous ne meurent. Mais… bon enfin il faudrait que cette personne soit au courant pour le virus.


Je pris une pause, baissant les yeux par la même occasion.
Je me sentais totalement stupide. Je respirai profondément.
Une mauvaise réponse ne fait pas de moi quelqu’un de stupide, une mauvaise réponse ne fait pas de moi quelqu’un de stupide.
Une dernière respiration profonde pour regagner mon aplomb puis je relevai les yeux.
Autant être franche.

Monsieur, je suis désolée, mais je ne trouve pas de réponse satisfaisante.

J’essayais de percevoir quelque chose dans le regard du médecin, mais sans succès. Il était plutôt étrange. Je replaçai une mèche liliale qui s’était aventurée devant mon visage.

Vous savez…je suis, en fait, non rien.

Quelle grande gamine pitoyable j’étais, une enfant disproportionnée aux cernes trop foncés et au teint de cadavre, rien de joli et en plus, maintenant je me trouvais bête. J’aurais bien aimé que quelqu’un soit avec moi, pour me tenir la main, m’offrir un contact, me dire que je n’avais pas besoin de tout savoir. De connaître la réponse à cette question.

En fait, je ne connais pas grand-chose, pratiquement rien. Je suis restée a l’abri d’une pièce toute ma vie, je n'essaie pas de trouver une excuse pour ma bêtise, simplement, j’ai encore beaucoup à apprendre avant de répondre à ce genre d’interrogation. Vous, vous êtes fâché?

J’espérais intensément qu’il ne le soit pas, sans savoir pourquoi je n’avais pas envie de lui déplaire. Il semblait Si doux, Si calme d’une prestance étrange. Face à laquelle on ne veut pas déplaire.

hors rp:
je pense que le prix de la personne avec la taille de réponses les plus différentes me revient hahahaha pardon je finirai bien pas réussir à rester uniforme ! Monsieur le docteur vous êtes flippant avec vos questions
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PREMIERE RENCONTRE



Elle soutenait son regard. Intéressant. D'habitude, ceux qui osaient retenir le regard de Donatien le faisait avec insolence. Mais ici, ce n'était pas ce que le docteur y lisait. Il avait la sensation que la demoiselle était respectueuse, et peut-être un peu curieuse. Bref, qu'importe ce que disait ce regard, ce n'était rien que Donatien ne tolérait pas.
Cette douce W100 continua de se confondre en explication. Donatien ne l'écoutait plus. Il nota juste qu'elle parlait beaucoup pour une question aussi simple. Il supposa qu'elle était le genre de personne à avoir la volonté de bien faire. Elle gagnait décidément beaucoup de points. Plus l'entretien avançait, plus Donatien était convaincu de vouloir cette fille. Il avait perdu sa troisième patiente il y avait quelques années de cela, et ça le démangeait de la remplacer.
Mais quelque chose n'allait pas. Il avait beau descendre les courbes de son visage du regard, il ne lui trouvait pas sa fleur. Elle en avait une, c'était certain. Une plante douce et délicate, d'un blanc pur et innocent. Pourquoi pas une rose blanche ? Non, W100 n'avait pas d'épines, et elle n'était pas aussi commune qu'une rose. Elle était bien plus rare, d'où le fait qu'elle lui soit aussi précieuse en si peu de temps.

- Monsieur, je suis désolée, mais je ne trouve pas de réponse satisfaisante. 

Oh, elle baissait les yeux. Elle les baissait en disant « monsieur » et en disant « je suis désolée ». Elle les baissait parce qu'elle n'avait pas de réponse. Parce qu'elle ne faisait pas bien ? Parce qu'elle était intimidée ? Donatien se plaisait bien trop à l'analyser.
Les bras croisés, il recommença à l'écouter car ses paroles devenaient à nouveau intéressantes. Son genou près du sien ne semblait toujours pas la déranger, alors il s'amusa à rappeler le contact d'une légère caresse.

- En fait, je ne connais pas grand-chose, pratiquement rien. Je suis restée a l’abri d’une pièce toute ma vie, je n'essaie pas de trouver une excuse pour ma bêtise, simplement, j’ai encore beaucoup à apprendre avant de répondre à ce genre d’interrogation. Vous, vous êtes fâché?

Oh bon sang, Donatien en aurait presque rougi. D'ailleurs, n'avait-il pas quelques pigmentations vermeilles sur les joues ? Il se passa la main sur le visage pour les faire disparaître, avec l'air d'un homme un peu fatigué qui se masserait juste les tempes.
Elle lui demandait s'il était fâché. C'était trop adorable. Elle se trouve bête, elle a été enfermée... Elle se dévalorisait beaucoup. C'était peut-être le seul défaut que Donatien lui trouvait. Une merveille comme elle n'avait pas le droit de penser cela d'elle.
Il attendit que son sourire attendri redescende, bien que cela prit deux longues minutes. Puis il dévoila à nouveau son visage et se pencha en avant. Son nez effleura celui de la patiente, alors il le recula un peu. Puis il attendit un peu, voulant être sûr que son regard accrocha le sien. D'aussi près, avec ses airs perdus, sa chevelure d'albâtre et ses pieds nus elle lui rappella quelqu'un, mais il fut incapable de dire qui.

- Mademoiselle...

Oui, il se refusait de l'appeler par son prénom et par son matricule. Car s'il lui redonnait son prénom, alors il aurait l'impression de perdre quelque chose qu'il voulait posséder. Mais elle méritait bien plus qu'un simple numéro. Elle n'appartenait pas à l'Institut, elle devait lui appartenir à lui.
Donc tant qu'il n'aura pas trouver sa fleur, il l'appellait ainsi.

- Il n'y a qu'une chose qui me met en colère : l'irrespect.

Il ne précisa pas plus qu'il n'était alors pas fâché, il supposa qu'elle l'entendait très bien.
D'une voix douce, il poursuivit son bavardage – surprenant pour quelqu'un d'aussi muet que lui :

– Ensuite, je refuse de t'entendre dire de pareilles choses. Tu ne dis pas de bêtises. Tu es très belle, et tu me sembles intelligente. Tu ne le vois pas car tu es encore un bourgeon. Mon travail sera donc te faire éclore...

Il lui offrit un sourire confiant, quoique discret. Et oui, il venait bel et bien de lui sous-entendre qu'il serait son médecin. L'entretien n'était pas fini, mais c'était déjà sûr que c'était elle qu'il voulait. Elle était sa troisième catharsis.



hors rp:
Désolée pour les réponses qui tardent à venir, mais j'ai du mal à rp avec Dodo ces derniers temps. Je préfère te faire attendre, mais te donner une réponse correcte, plutôt que te répondre tout de suite mais bâcler mon rp ^^




Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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L’homme assis devant moi se massa les tempes. Oh non, l’avais-je ennuyé?
Après de longues secondes, il redressa la tête son nez frôlant le mien. Je sentis mon cœur prendre une allure un peu plus rapide. Je n’étais pas particulièrement mal à l’aise, je pense que c’était plutôt de la surprise.
Sentant de nouveau son regard je relevais les yeux pour l’observer, restant silencieuse.

Mademoiselle... Il n'y a qu'une chose qui me met en colère : l'irrespect.

J’entrouvrais un peu les lèvres avant de les refermer, étais-ce une façon de dire qu’il n’était pas fâché de ma réponse approximative? Sa voix semblait confirmer cette pensée, elle était douce, pour ne pas dire rassurante.

Ensuite, je refuse de t'entendre dire de pareilles choses. Tu ne dis pas de bêtises. Tu es très belle, et tu me sembles intelligente. Tu ne le vois pas car tu es encore un bourgeon. Mon travail sera donc te faire éclore...

La chaleur gagna mes joues pâles, laissant apparaître des taches rouges témoins de ma gêne. Cet homme impressionnant me trouvait belle et me voyait comme une personne intelligente. Devais-je le remercier? J’avais normalement peu de difficulté à accepter les compliments, ses derniers étant en général des bases et banals.
Avait-il dit que j'étais un bourgeon? Que je pouvais donc éclore? C’était une façon de parler assez jolie, l’image me plaisait.
Mais, c’était son travail? Donc cet homme serait le médecin en charge de mon dossier. Je souris à cette idée, sa voix me calmait et il avait quelque chose de spécial, quelque chose que je ne pouvais nommer.
Me rappelant sa réponse à ma question quelques minutes plus tôt, je me décidai à reprendre parole.

Je ferais de mon mieux pour être la plus respectueuse possible…

Je pris une pause, c’était sincère, de toute façon l’irrespect n’était pas vraiment dans ma nature.

Et-et je, Enfin. J’essaierais de moins me critiquer.

J’aurais aimé dire que je ne le ferais plus, mais c’était une promesse délicate à faire.
Je patientais encore un moment, devais-je ajouter quelque chose? Allait-il reprendre parole? Malgré le doute sur la marche à suivre, j’avais retrouvé mon calme. Son sourire n’était plus vide et perturbant, seulement discret.

Docteur?

Je le questionnais, d’un simple mot, attendant la suite. Je ne voulais pas me lever et partir, ce n’était pas à moi de décider si cette rencontre était terminée, quelque chose me disait que non.

hors rp:
aucun problème, l'important c'est d'avoir du plaisir Wink
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PREMIERE RENCONTRE



Elle souriait. Parfait, elle avait compris où Donatien voulait en venir. Il n'aimait pas expliquer les choses clairement. Il appréciait le sous-entendu, le discret, le caché. Et c'était toujours agréable quand autrui arrivait à débusquer le sous-texte des propos. Cela en disait long sur eux.

- Je ferais de mon mieux pour être la plus respectueuse possible…

Donatien hocha la tête. Il ne se faisait pas de soucis là-dessus. Il la sentait sage et raisonnable. Elle n'avait pas l'air d'être une pseudo-rebelle, un simple déchet à gaspiller. Elle n'avait rien à voir avec les deux imbéciles qui avaient finies à l'asile, ou cet énergumène qui s'en prenait physiquement aux membres du personnel. D'ailleurs Donatien comptait sur sa secrétaire pour régler le cas de ce patient au sang chaud.
Bref, cette jolie fleur n'était certainement pas de cette trempe-là. Il ne l'aurait pas choisie sinon.

- Et-et je, Enfin. J’essaierais de moins me critiquer.

Et elle faisait des efforts. C'était officiel : il la choisissait.
Les bras croisés, il repensa à ce qu'il avait lu de son dossier. Il avait donc une patiente avec un handicap moteur, un patient avec un handicap mental, et cette dernière serait différente également. Ce n'était pas physique son problème, mais ce n'était pas psychologique non plus. C'était un peu des deux tout en étant aucun. Et surtout, tout comme lui, elle n'arrivait pas à dormir... Il s'interrogea sur ses cauchemars avec un sourire triste. Les séances de soins se révéleraient ... intéressantes ...

- Docteur ?, le relança-t-elle.

Ha oui, il fallait s'y habituer : il n'était pas bavard. Il pensait beaucoup mais s'exprimait très peu.
Il n'avait plus grand chose à lui dire, la suite viendrait avec le temps. Il avait hâte de tisser leur relation. Car oui, il était le seul maître de leur lien. Mais néanmoins il supposa que tout n'était peut-être pas claire pour la jeune fille.
Il contourna alors son bureau mais ne s'y assit pas. Il prit une pochette qu'il tendit à sa patiente. Il y avait dedans le règlement de l'Institut ainsi qu'un emploi du temps. Les séances de la demoiselle se feraient de 10h à midi les lundi, mercredi et vendredi, et de 7h30 à 9h30 les mardi et samedi.

- Lis avec minutie tout ce qu'il y a dedans.

Quand elle l'eut saisi, il s'empara d'une étiquette et d'un stylo. Il aurait voulu y inscrire le nom de sa fleur, mais il ne l'avait toujours pas. Pourtant, cela l'horripilait de voir inscrit un numéro sur sa blouse d'hôpital.
Il serra les dents et reboucha son stylo, puis il revint s'asseoir contre son bureau comme tout à l'heure, avec son genou proche de ce lui de la jeune femme.

- Enfin, as-tu des questions ?

Une fleur qui évoquerait la neige peut-être ... Un perce-neige ? Non, toujours pas. Il sentait qu'il y était presque ...





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Monsieur Elpida rompit le contact entre nos genoux pour retourner derrière son bureau. Il me tendit une pochette que je la pris sans me poser de questions remuant à peine de ma chaise.

Lis avec minutie tout ce qu'il y a dedans.

J’acquiesçais en silence. Je le ferais bien entendu.
Il prit crayon et étiquette, mais n’écrit rien. Avait-il oublié mon nom ? Mon matricule peut-être? Avec tant de patients dans cet institut je ne pouvais lui en vouloir de ce petit oubli. Je ne savais pas trop si je devais le lui dire, non se serait mal venu de ma part. Il valait mieux que je garde silence, la mâchoire contractée je le regarda refermer son stylo et reprendre place.

Je lui souris, s’il s’avérait que mon nom lui échappait ça m’était égal.

Enfin, as-tu des questions ?

Je me doutais que certaines réponses se trouveraient dans ce dossier sans nom que l’on m’avait remis. Je le regardais, hésitant à l’ouvrir, ce qu’au final je fis. Il semblait y avoir une sorte de code de vie et un horaire. Je le refermais.

Je me demandais si vous pouviez me dire à quoi ressemblait une séance de soin?

À l’hôpital hormis les examens de routines et quelques polysomnographie s'il n’y avait aucune séance particulière, après Tout l’albinisme ne se guérissait pas. Peut-être étais-ce pour chercher à améliorer ma condition. Si c’était le cas j’étais ravie.

Lissant la pochette d’une main, je me replaçais quelque peu. Appuyant quelque peu mon genou contre le tissu impeccable du jeune médecin.

hors rp:
pardon c'est très court ! Je sèchais pour les questions
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Médecin en chef


PREMIERE RENCONTRE



Elle referma rapidement ce que Donatien lui avait donné. L'avait-elle lu avec efficacité ou s'en fichait-elle totalement ? En temps normal, le médecin en chef aurait insisté pour qu'elle lise avec attention, mais il était bien trop paisible pour être pointilleux. Il se décida à accorder le bénéfice du doute à son nouveau bourgeon.

- Je me demandais si vous pouviez me dire à quoi ressemblait une séance de soin?

Excellente question...
Donatien ne pouvait pas lui dire en avance car il improvisait beaucoup. Les séances de soins dépendaient de son humeur. S'il avait passé une mauvaise nuit ou s'il était déprimé à souhait, si son thé avait été mal infusé ou si un abruti avait osé le froisser, alors la séance aurait une tournure particulière. Il se voyait mal lui lacérer les jambes comme avec Lys - la blesser à cet endroit lui donnait l'impression qu'elle ne pourrait pas partir - ou jouer avec sa psychologie comme il le faisait avec Pavot. Il lui trouverait sa faiblesse au fur et à mesure des séances. Peut-être qu'il pouvait juste la toucher un peu dans ces cas-là, comme elle le lui sous-entendait en frottant son genou contre le sien.
Pendant ses bons jours, Donatien traiterait ses insomnies avec intérêt. Après tout il en souffrait aussi, alors il lui serait intéressant de travailler là-dessus. Au final, peut-être qu'il se soignerait à travers elle.
Comme il n'avait pas de réponse à apporter, il lui fit un sourire.

- Bien, tu m'excuseras, mais j'ai un rendez-vous avec un patient justement. N'hésite pas à aller rencontrer tes deux camarades si tu as d'autres questions.

Son Pavot l'attendait. Donatien avait été fourbe avec lui la dernière fois et il espérait bien se rattraper. Peut-être qu'il serait vraiment efficace aujourd'hui. Peut-être qu'il serait gentil. De toute façon l'arrivée de cette patiente l'avait mis de bonne humeur.
Un membre du personnel vint chercher ce bourgeon pour la sortir du bureau. Et une fois seul, Donatien se pencha vers le sol. Le parquet avait été refait, c'était agréable. Mais ce qui attira son attention était un long cheveux blanc tombé à terre.
Cette demoiselle était décidément aussi rare qu'un Edelweiss...





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