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16/09/2018
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08/2018 Event ♫ 5

Si tu ne peux pas voir, je serais tes yeux [PV : Lucy]

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Si tu ne peux pas voir,
je serais tes yeux


La journée commençait à s’achever sur la petite île perdue au milieu du Golfe.
Ça faisait un moment que  Nevrabriel n’avait pas vu la lorialet, mais c’était sans doute sa faute. Lucy était albinos et ne pouvait pas vraiment se balader la journée, il savait où était sa chambre, c’était à lui de venir à elle puisse que la jeune femme était restreinte dans ses mouvements. Il avait bien l’intention de se rattraper et avait eut une petite idée.

Nevrabriel se rendit dans l'aile W. En plein jour, il n’avait pas besoin de se soucier des surveillants, mais malgré tout, il avait cette mauvaise habitude de longer les murs tel un fantôme, laissant les large couloirs inoccupés.

Même si le roux n'avait rien à faire dans l'aile W, encore moins chez les filles, Nevrabriel était connu pour ne pas faire de vague, le gamin sans problème, grâce à ça on ne le surveillait que d’un œil. Ça ou le fait qu’il était un des patients du médecin en chef, il ne savait pas trop si ça offrait ce genre de privilégie, mais il se posait tout de même la question parfois.
Évidemment, l’écossais avait des brins de folie, mais rien qui ne lui causait des ennuis. Mise à part le fait qu'il sautait des repas et qu'il était attrapé dans les couloirs la nuit. Rien ne faisait de lui une personne à craindre. On pourrait le mettre dans un bateau pour le continent qu'il retournerait à l'Institut comme un bon petit chien.

Lorsqu’il trouva finalement la chambre de Lucy, ce qui fut assez facile pour lui, le jeune homme frappa à la porte, assez timidement, attendant que la demoiselle vienne ouvrir.
Nevrabriel avait prit sa veste, son écharpe et portait également son bonnet. Il était prêt pour sortir. Sous son bras, il avait un large sweat bleu marine, pratiquement noir, à capuche, qu’il comptait prêter à Lucy. En protégeant sa peau et surtout son visage, elle pourrait peut-être affronter le soleil.
Son idée était folle. Peut-être qu’elle ne marcherait pas, mais il pouvait au moins essayer, certain que ça ferait plaisir à son amie.

Lorsque la porte s’ouvrit, le regard de Nevrabriel était attendrit par le doux visage de la jeune fille. Ses cheveux toujours aussi longs lui donnaient un air fragile sur ses frêles épaules. Malgré son absence de couleur, elle était tout simplement adorable.
Sans cacher sa joie, l’écossais exprima dans un sourire sincère :

_Bonjour petite lorialet, comment vas-tu aujourd’hui ?


Dernière édition par Nevrabriel le Ven 16 Mar - 22:04, édité 3 fois


Le plus gentil 2017/2018

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Encore une journée qui se passait ici à l’institut, depuis le « petit incident » je ne m’étais plus aventuré à lever les yeux du plancher lors de mes déplacements. J'avais eu beaucoup de chance que cette dame me trouve.
Mais bon ce n'était une autre journée, aujourd’hui aucun accident, une mâtiné bien banale.J’avais encore de la difficulté à trouver quoi faire de mes journées. Ma vie à l’hôpital m’avait habitué à rester étendue, observant les uns et les autres.

Mais ici je devrais bien finir par trouver autres choses, il n’y était pas d'aller et venue dans ma chambre, pas de nouveaux patients arrivant d’un transfert en pleine nuit, pas d’infirmière un peu trop bavarde pour me tenir compagnie.Je me levai bien décidé à ne pas finir cette journée dans le lit, Mais bien vite je me trouvai à tourner en rond dans ma nouvelle chambre.
Qu’est-ce que je pourrais bien faire? J’avais mis des chaussures pensant que cela pourrait me motiver à ne pas me recoucher.

C’est quelqu’un tapant à ma porte qui me sauva d’une pénible recherche d’activité. C’est donc rapidement que je me présente à la porte pour ouvrir.

Bonjour petite Lorialet, comment vas-tu aujourd’hui ?

Nev!

Je le regardai de bas en haut c’était bel et bien lui, avec son gentil sourire et son bonnet.
Sans y réfléchir je le pris dans mes bras.

Je suis contente de te voir!

Je le lâchai pour continuer à le regarder, comme c’était étrange d’être aussi heureuse pour une personne avec qui je n’avais partagé qu’un moment.

Je vais très bien!

Ma joie de revoir mon ami éloignait mes souvenirs d’une balade douloureuse quelques jours auparavant. Oubliant aussi mes paupières encore légèrement rougis malgré le temps. Mes yeux se posèrent sur son habillement ainsi que sur le vêtement tenu sous Le Bras.

Tu viens me chercher pour une nouvelle aventure?

Regarde-j'ai des chaussures cette fois. J’étais heureuse de les avoir chaussés plus tôt, j’espérais vraiment qu’il n’était pas seulement venue me dire bonjour. Certes j’aurais été très heureuse quand même, mais je préférais passer plus de temps que ne l’aurai permis une simple visite de courtoisie.
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_Bonjour petite lorialet, comment vas-tu aujourd’hui ?
_ Nev!

Lucy n’avait pas attendu plus longtemps pour venir se presser contre le roux. Ce dernier enroula les frêles épaules de son amie par sa main libre. Son sourire devint plus large même si le contact de la petite lorialet contre lui avait une manie de lui donner des rougeurs. Bien plus mince que la première fois, mais présentes tout de même.

_ Je suis contente de te voir!

Lucy se sépara de Nevrabriel sur ces mots. Le scrutant comme si c’était la première fois qu’elle le voyait. Apparemment, il lui avait manqué. Cette idée enchantait le jeune homme. Cela aurait été assez regrettable qu’il soit le seul à être enchanté de revoir son amie.

Pour lui faire comprendre que lui aussi était content de la voir également, il lui caressa doucement le sommet de la tête avant de laissait retomber sa main le long de son buste.

_ Je vais très bien ! … Tu viens me chercher pour une nouvelle aventure?

Une nouvelle aventure ? Le mot était parfait. C’était exactement ça ! Et puis, si son plan marchait, ça pourrait faire un agréable souvenir pour Lucy. Il l’espérait en tout cas. Nevrabriel souhait que la demoiselle puisse profiter des beautés de l’île malgré sa pathologie. Et il allait tout faire pour.
Avec de l’entrain, il répondit à son amie :

_Oui ! Je sais qu’il fait encore jour et que tu ne supporte pas le soleil, alors je suis venu avec ça. Tindam !

Nevrabriel exposa son sweat à la jeune femme.
C’était un simple sweat à capuche bleu tirant fortement sur le noir avec une poche de chaque coté. Le vêtement était épais, un habit que l’ont mettait en automne ou en hiver. Il n’avait absolument rien d’exceptionnelle, mais le jeune homme le montrait comme s’il en était fier.
Doucement, Nevrabriel le tint devant son amie, constatant que le vêtement était bien trop grand pour la demoiselle, elle avait carrément nager dedans. Mais c’était parfait. Ce sweat allait recouvrir toute sa peau, même ses mains, et avec la capuche, elle pourrit protéger son visage.
Nevrabriel ne savait pas si ça allait suffire pour protéger l’enfant de la lune du soleil brulant, mais il l’espérait profondément.

_J’aimerais te montrer quelque chose, mais en pleine journée.

Nevrabriel émit une seconde de pause, laissant Lucy réaliser qu’il lui demandait quelque chose de très compliqué, puis, il lui expliqua, lui tendant le vêtement :

_On va essayer se cacher un maximum ta peau, mais si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, on ira voir de nouveau les étoiles, d’accord ?

Le jeune homme accompagna cela d’un sourire, lui montrant que si ça ne fonctionnait pas, il n’y aurait aucun souci.



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Oui ! Je sais qu’il fait encore jour et que tu ne supportes pas le soleil, alors je suis venu avec ça. Tindam !

Après avoir caressé mes cheveux il mit en avant le sweat que j’avais aperçu à peine plus tôt.
J’aimerais te montrer quelque chose, mais en pleine journée.
Bien que j'aie mal digéré ma dernière ballade au soleil, je ne put pas m’empêcher de vouloir y aller. Et cette fois ça serait différent, Nev avait prévu un vêtement pour me couvrir, il pourrait me guider à l’extérieur si la lumière était trop présente.

On va essayer de se cacher un maximum ta peau, mais si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, on ira voir de nouveau les étoiles, d’accord .

Il était comme dans mon souvenir, bon un souvenir pas très lointain, mais c’était un souvenir tout de même!
Attentionné et gentil avec moi. Je n’avais pas à hésiter, avec Nev je n’allais courir aucun danger. Je pris délicatement le sweat sombre de Nevrabriel, le passant par-dessus ma tête. Il était grand, comme c’était plaisant, la capuche me couvrait très bien et les longues manches protégeaient jusqu’au bout des doigts. Je replaçai mes cheveux de façon à être plus à l’aise. Je fis un tour sur moi-même comme pour faire tournoyer une jupe, j’étais prête !

Un dernier regard vers mes pieds, chaussures attachées on pouvait y aller. Je fermai la lumière de la chambre et refermai la porte. Prenant la main de Nev au travers du sombre tissu, je le regardai souriant sous ma capuche.

Où est-ce qu’on va?

J’avais hâte de découvrir une nouvelle aventure. Je le regardais comme je le pouvais remarquant une nouvelle fois des mèches s’échappant de son bonnet, j’avais bien vu la nuit de notre rencontre, il possédait des cheveux d’une magnifique teinte écarlate. Comme il était coloré mon ami.
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_D’accord ?

Lucy agrippa le sweat et l’enfila. C’était vraiment amusant de voir le si petit gabarit qu’était Lucy de nager dans ce vêtement. Nevrabriel mit une main devant sa bouche, essayant de ne pas rire tant il était amusé par son ami, d’autant plus lorsqu’elle tourna sur elle-même, laissant l’air remplir le vide qu’il y avait dans le vêtement.
Les gens pouvaient dire qu’elle était fragile, qu’elle était sans couleur, anormal, mais pour le garçon, elle était rayonnante. Il se doutait qu’elle avait eut le droit à des attributs peu appréciés avant de se retrouver dans un hôpital spécialisé. Lui-même, sortant du commun, avait le droit à des surnoms pas forcément appréciés.

Lucy ferma la porte de sa chambre et prit la main du jeune homme. Il baissa les yeux vers elle. Elle était vraiment adorable.

_ Où est-ce qu’on va?

L’écossais eut un sourire attendrit avant de poser un doigt devant sa bouche. Non, il n’allait pas le lui dire, ça serait tout gâché. Il voulait que ça marche. Et si ça ne marchait pas, Lucy serait certainement déçue. Non, il ne voulait pas de ça.
Doucement, il lui murmura :

_C’est une surprise.

Souriant, Nevrabriel entraina sa jeune amie vers la porte qui donnait sur l’extérieur, sa main englobant celle protéger par l’épais tissu du vêtement. Dans le couloir, Nevrabriel se mit entre Lucy et les fenêtres. Il ne savait pas si ça servait à quelque chose, mais si ça pouvait, ne serait-ce que faire un peu de bien à son amie, ça serait utile.
Lorsque les deux adolescents arrivèrent devant la grande porte qui donnait sur l’extérieur, le garçon s’arrêta et se retourna vers Lucy.  

_On va sortir. Tu devrais fermer les yeux, je vais te guider.

Il posa son regard vairon sur le visage blanchâtre de son amie. Doucement, ses lèvres offrit un sourire sincère à la lorialet, lui demandant simplement :

_Tu me fais confiance ?

Nevrabriel attendit que la jeune femme ferme les yeux pour l’entrainer, doucement, vers l’extérieur. Il marcha doucement vers sa destination, sachant pertinemment que Lucy ne pouvait rien voir, il préférait avoir une marche lente et sereine, qu’elle se sente à l’aise et peu désorienté.
Le duo commença à s’éloigner du bâtiment, mais ils étaient tout de même à une bonne distance. Il était encore temps de faire marche arrière sereinement.
S’assurant que tout allait bien, le roux demanda :

_Est-ce que ça va ? On est encore proche du bâtiment, pour faire demi-tour tranquillement si ça ne va pas.



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_On va sortir. Tu devrais fermer les yeux, je vais te guider.

J’étais quelque peu surprise par cette proposition, certes je m’étais souvent fait guider ainsi les yeux clos, mais jamais lors d’une aventure. Il m'offrit un joli sourire façon Nev avant d’ajouter,

_Tu me fais confiance?

Je hochai finalement de la tête, oui bien évidemment que je lui faisais confiance.
Une fois les paupières closes, je le laissai guider mes pas à l’extérieur. Il marchait doucement, je ne sentais pas le soleil grâce à ses précautions.

_Est-ce que ça va ? On est encore proche du bâtiment, pour faire demi-tour tranquillement si ça ne va pas.


Je secouai la tête;

Non, je ne veux pas rentrer! Tout va à merveille je t’assure.

Je pensais avoir une légère angoisse en mettant le pied à l’extérieur, mais la main de Nev avait chassé le mauvais souvenir de mon accident. Il était étrange que je lui fasse autant confiance n’est-ce pas?
Après tout je le connaissais à peine. Peut-être que c’était ses jolies couleurs qui me rassurent, elles m'apportent ce pigment qui me manquait pour les aventures. En plus, pour une raison que j’ignore j’avais l’impression de bien le connaître, il était comme un grand frère malgré notre âge similaire. C’était une impression plaisante.Je le laissai pendant un long moment me guider, aveugle je peinais à identifier la distance parcourue, je n’avais qu’une hâte, voir où nous allions!
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_Est-ce que ça va ? On est encore proche du bâtiment, pour faire demi-tour tranquillement si ça ne va pas.

_Non, je ne veux pas rentrer ! Tout va à merveille je t’assure.

Le jeune homme espérait que son amie disait la vérité et pas seulement pour ne pas retourner à l’intérieur et rater sa petite surprise.
Cependant, il admirait la bravoure que faisait preuve la lorialet, ainsi guidée et ne sait-où dans un environnement qui n’était pas à son avantage. L’encourageant, le roux qui exprima :

_Tu es très courageuse Lucy. On est bientôt arrivé, ne t’en fais pas.

La destination n’était pas très loin, mais la marche lente des jeunes gens lui donnait une certaine distance. De plus, Nevrabriel n’était nullement pressé pour ce qu’il voulait faire découvrir à la demoiselle.

Le jeune homme entraina son amie près du lac. Ce dernier était calme. Nevrabriel fit doucement asseoir Lucy à l’ombre d’un arbre, la protégeant des dernières lueurs du soleil.

_ Je vais te retirer ta capuche mais n’ouvres les yeux que lorsque je te le dirais, d’accord ?


Puis, doucement, le jeune homme retira la capuche sur le visage de Lucy. Il ne put s’empêcher de l’observer un petit moment. Elle était tellement blanche, tellement souriante et si jolie qu’elle ne semblait pas vraiment réelle. Lucy avait la blancheur des premiers flocons de l’année et la pureté du rire d’un nouveau né. Si le jeune homme ne pouvait pas la toucher, il croirait la rêver.
Délicatement, Nevrabriel prit une des mains de son amie pour lui signifier qu’il était là, qu’il ne l’avait pas abandonné. Il s’assit à ses cotés et attendit que le soleil ne traverse plus les arbres.

Le ciel avait pris une agréable teinte rougeâtre sur ses nuances de bleu ciel, ce mélange donnait des nuages qui semblaient violet et rosé. Derrière ce ciel rougissant, le bleu nuit allait les rattraper et l’étoile du Berger commençait à être visible.
Ce ciel si coloré se reflétait sur le lac tel un miroir. L’absence de vent rendait ce miroir plus limpide encore. Plus que le lac, les couleurs du ciel se déposaient légèrement sur les feuilles des arbres, leur donnant une brillance orangée. L’herbe, les fleurs. Toute la nature s’apprêtait à accueillir la nuit par des couleurs plus chatoyantes  et envoutantes dont seul l’aube et le crépuscule avait le secret.
Le soleil ne pouvait plus atteindre les yeux de Lucy à présent. Peut-être qu’elle ne pourrait regarder le paysage que quelques secondes, mais Nevrabriel espérait qu’elle apprécierait ces quelques secondes.

_Tu peux ouvrir les yeux, Lucy.



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Tu es très courageuse Lucy. On est bientôt arrivé, ne tu’en fais pas.

L’on marchait paisiblement et je souris en écoutant ses paroles. J’avais décidément beaucoup de chance d’avoir trouvé un ami comme Nev. Souvent lors de mon existence j’avais rencontré de bonne personne, mais Nev était spécial.
Nev me donnait des couleurs, il semblait voir en moi des teintes invisibles et colorait mon esprit.
Il me fit assoir, ce que je fis sans poser de questions, je souriais seulement, une si belle journée.

Je vais te retirer ta capuche mais n’ouvre les yeux que lorsque je te le dirais, d’accord ?

Je le laissai faire, puis hochai discrètement la tête, j’attendrais sagement son signal. J’étais curieuse de savoir où il nous avait menés malgré tout mes yeux restèrent clos. Mon ami prit ma main, je gardais mon sourire adressé à celui que je ne pouvais voir.

L’endroit était tellement calme, même le vent n’était pas venu chatouiller le bout de mon nez. Où étions-nous?

Tu peux ouvrir les yeux, Lucy.

Tout doucement je décollai mes paupières, battant des cils un moment puis-je l’aperçu.
Un ciel différent, un ciel en métamorphose, des couleurs qui se fondent. Les yeux grands ouverts je ne pouvais le faire autrement, des éclats lumineux que mon regard fuit pour aller se concentrer sur la douceur d’autres mélanges. Une lueur de beauté que je dois graver dans ma mémoire, mes yeux picotent quelque peu, mais rien de mal.
La goutte d’eau suspendue à mes cils ne vient pas d’une douleur, non.La main dans celle de mon ami, le regard sur les couleurs, le reste est oublié. Je voudrais rester ici pour toujours à regarder les reflets irréels du ciel sur l’eau pure. Mes yeux commencent à fatiguer, mais je posa mon regard sur le lac, j’admirai en miroir le spectacle qui s’offrai à nous.

C’est magnifique… Tu sais, je te voyais un peu comme un arc-en-ciel, coloré, mais maintenant je pense que tu es plus comme ce spectacle doux comme un rêve, reflétant des lueurs inattendues…

Je parlais sans trop y réfléchir, je disais seulement ce que m’inspirait ce tableau, que mon Nev m’avait permis d’admirer.

Oui, comme le crépuscule je peux te regarder sans me bruler les yeux et y voir mille et une couleurs.

Sur cette phrase je quittai des yeux l’eau miroitante pour observer mon compagnon. Allant jusqu'à effleurer une de ses mèches fugitives. Clignant une fois de plus de mes longs cils blancs.

C’est une très jolie surprise, merci...
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_Tu peux ouvrir les yeux, Lucy.

Les papillifères de la lorialet durent s’habituer à la lumière qui l’entouraient avant qu’elle ne puisse distinguer son environnement. Le sourire illuminé et les yeux pétillants de Lucy mirent du baume au cœur de l’écossais.
Il la regarda explorer le crépuscule dans les cieux et dans le lac. Elle semblait découvrir le monde. Son monde.

_C’est magnifique … Tu sais, je te voyais un peu comme un arc-en-ciel, coloré, mais maintenant je pense que tu es plus comme ce spectacle doux comme un rêve, reflétant des lueurs inattendues…

Nevrabriel ne comprenait pas vraiment ce que voulait dire Lucy. Son regard vairon alla s’échouer sur le lac. Mais il ne comprenait toujours pas ce que voulait dire la petite lorialet, bien qu’il savait que c’était un compliment qui enchantait cette âme attirée par des couleurs qu’elle n’avait pas.

_Oui, comme le crépuscule je peux te regarder sans me bruler les yeux et y voir mille et une couleurs.

Le regard de l’enfant de la lune se posa sur lui et il tourna la tête pour la regarder également, fixant d’avantage ce charmant sourire plutôt que ses yeux qui le ramenait à sa timidité maladive.
Même si les mots de la demoiselle étaient touchants, lui donnant une intense chaleur dans sa poitrine, Nevrabriel se mit à avoir peur qu’à force de trop regarder le crépuscule, Lucy finirait par se bruler, qu’il finirait par la bruler.
Le jeune homme était persuadé, qu’ici, à l’Institut, il ne pourrait faire de mal à personne. Il n’en a jamais fait, sauf par accident, mais il savait qu’il en fera à cause de sa maladie. Cependant, pouvait-il privé Lucy de son amitié. Et lui, devait-il se priver des autres parce qu’il les oubliera potentiellement un jour qu'il ne souhaite pas ?

Lucy vint passer une main près du visage du jeune homme pour effleurer ce qui semblait être une mèche écarlate, le faisant revenir sur Terre.

_C’est une très jolie surprise, merci...

Nevrabriel offrit un sourire sincère à la lorialet et osa porter son regard sur celui de Lucy. Un regard rougit par le ciel encore bien coloré pour ses yeux si fragiles. Elle battait de ses longs cils pour les aider à supporter la lumière encore présente autour d’eux.
Doucement, le jeune homme vint caresser les pommettes de son amie, essuyant une larme évasive dont l’origine lui était inconnue.

_Tu es vraiment gentille Lucy … Et je suis content que ça te plaise.

Nevrabriel avait envie de la prendre dans ses bras, entre joie et tristesse, il était perdu, et Lucy avait cette chose si adorable qui l’attendrissait et le réconfortait sans qu’il ne puisse rien expliquer à cela.
Les yeux de Nevrabriel scrutèrent l’herbe autour d’eux. Puis, le garçon se leva pour faire quelques pas plus loin et arracher proprement une petite fleur sauvage, jaune comme un pissenlit. L’écossais revint tranquillement vers son amie, il s’accroupit en face d’elle et lui mit la fleur dans les cheveux avec un sourire.

_Maintenant toi aussi tu as le jour et la nuit sur toi.

Nevrabriel montra le sweat bleu presque noir que Lucy portait sur elle, et la petite fleur couleur de soleil qu’il venait de lui mettre dans sa chevelure clair. Le souhait de posséder des couleurs qu’elle n’avait pas le rendait perplexe.
Mais ils étaient des êtres humains, et l’humain cherche constamment ce qu’il n’a pas. Nevrabriel aurait aimé être plus banal, Lucy plus colorée. Il aurait du mal à lui dire d’apprécier ce qu’elle était, lui –même ne le pouvait pas.
Cependant, il exprima ce qu'il pensait :

_Mais tu n’as pas besoin de tout ça. Tu es parfaite comme tu es. Les couleurs que tu apprécies, tu en a bien plus et bien plus belles dans ton cœur. Et c’est le plus important.

Le garçon offrit un autre sourire à son amie avant de s’allonger à coté d’elle et regarder le ciel dont les teintes rougeâtre disparaissaient pour sa robe nocturne. Doucement, le jeune homme ferma les yeux, appréciant le froid de la nuit qui allait doucement venir englober l'île, l'herbe qui allait se rafraîchir, et l'odeur de l'océan venant à lui.

_Et comme dirait Saint-Exupéry : On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.



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Gentille? Disait-il cela à cause de ce que je lui avais dit? C’était simplement l’idée qui me traversait la tête sur le moment, comme je lui faisais confiance je la lui partageais, c’était simplement que je le voyais comme cela. Mais j’étais heureuse qu’il me trouve  gentille. Disant cette phrase il avait aussi essuyé une larme qui s’était échappé. J’étais tellement habituée à ce que mes yeux larmoient que parfois j’oubliais de le faire par moi-même.
Je vis Nevrabriel cueillir une petite fleur jaune et la placer entre mes mèches.

Maintenant toi aussi tu as le jour et la nuit sur toi.


Ses paroles m'avaient surprise, je ne m’attendais pas à ça. J'ouvrais la bouche sans savoir quoi répondre. Heureusement il reprit parole.

Mais tu n’as pas besoin de tout ça. Tu es parfaite comme tu es. Les couleurs que tu apprécies, tu en a bien plus et bien plus belles dans ton cœur. Et c’est le plus important.



J’avais l’esprit emmêlé, il me disait des paroles si douce, si gentille. C’était un sentiment étrange certes j’étais heureuse mais je n’avais rien fais pour mériter autant de gentillesses. C’était lui qui, a chaque fois, m’avait permis de vivre une nouvelle aventure.
Je n’étais pas triste de mes couleurs, j'avais accepté longtemps auparavant qu’elles ne seraient jamais comme les autres, mais celles de Nev me fascinaient, elle m’apportait quelque chose de plus.

Et comme dirait Saint-Exupéry : On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

Tu as raison Nev. Ne tu’inquiètes pas, parfois j’aimerais être visuellement plus jolie avec de jolies joues rouges, je n’ai pas à me plaindre, merci pour tes jolies paroles elles sont très agréables à entendre…

Je l’imitai, m’allongeant près de mon ami. Nev semblait pensif, heureux mais pensif.

Tu sais, un jour quand j’étais petite, ma mère m’avait acheté un livre d’images. C’était un livre qui ne contenait que des photographies d’arc-en-ciel et d’autres merveilles visuels dans le même genre. Je me souviens qu’ayant regardé encore et encore ce livre j’en dessinais partout, si j’avais des feutres je dessinais en premier un arc-en-ciel. J’étais persuadé que si je trouvais le bout d’un d’entre eux je pourrais m’y baigner et retrouver toutes ses couleurs qui restaient invisibles chez moi.

Je souris en pensant à ce souvenir, normalement les gens pensaient y trouver un farfadet pas une sorte de fontaine.

Je ne sais pas trop pourquoi je te parlais de ça, ça semble si loin maintenant. Peut-être que je t’en ai parlé pour que toi aussi tu me parles.  En fait, je me demandais pourquoi tu étais ici?

Je m’étais tournée sur le côté, bien que les yeux fermés j’étais prête à bien écouter si Nev voulait bien me confier la raison de sa présence.

Évidemment si tu ne veux pas ce n’est pas plus grave, j’ai juste envie de plus te connaître, mais il y aura encore pleins d’autres sujets ne t’inquiètes pas.

S’il préférait qu’on parle dans dortoirs ou dans un endroit x je le laisserai choisir où il se sentait à l’aise. Sinon, nous pourrions rester étendue et ici, en silence et simplement bien sous ce ciel qui s’assombrissait.
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_Et comme dirait Saint-Exupéry : On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

_ Tu as raison Nev. Ne t’inquiètes pas, parfois j’aimerais être visuellement plus jolie avec de jolies joues rouges, je n’ai pas à me plaindre, merci pour tes jolies paroles elles sont très agréables à entendre…

Lorsque le jeune homme senti la présence de son amie à ses cotés, il ouvrit les yeux pour regarder les dernières lueurs des couleurs du crépuscule.

_ Tu sais, un jour quand j’étais petite, ma mère m’avait acheté un livre d’images. C’était un livre qui ne contenait que des photographies d’arc-en-ciel et d’autres merveilles visuels dans le même genre. Je me souviens qu’ayant regardé encore et encore ce livre j’en dessinais partout, si j’avais des feutres je dessinais en premier un arc-en-ciel. J’étais persuadé que si je trouvais le bout d’un d’entre eux je pourrais m’y baigner et retrouver toutes ses couleurs qui restaient invisibles chez moi.

Nevrabriel tourna la tête vers la demoiselle. Elle souriait. Ça devait lui être agréable comme souvenir. Des feutres ? Peut-être pourrait-elle en avoir. Les patients avait le droit à une passion, si Lucy disait qu’elle adorait dessiner, l’Institut lui donnerait des feutres et des carnets. Si lui avait le droit à son violon, ça ne serait pas cher payé. Il faudra qu’il pense à le lui dire, mais pour l’instant, Nevrabriel préférait la laisser à ses souvenirs et ce paysage coloré qui allait bientôt faire place à la nuit.

_ Je ne sais pas trop pourquoi je te parlais de ça, ça semble si loin maintenant. Peut-être que je t’en ai parlé pour que toi aussi tu me parles.  En fait, je me demandais pourquoi tu étais ici?

Lucy avait les yeux fermés, certainement fatiguée par toute ces lumières, cependant, elle se tourna vers le roux, montrant qu’elle était prête à l’écouter.
C’est vrai qu’elle avait déjà posé la question la dernière fois. Il y avait vaguement répondu, lui signalant que ce n’était pas douloureux, mais il avait esquivé le sujet. En parler n’était pas honteux, tout le monde était maladie ici, mais à ce moment là il préférait regarder les étoiles que de parler de ses maux.

_ Évidemment si tu ne veux pas ce n’est pas plus grave, j’ai juste envie de plus te connaître, mais il y aura encore pleins d’autres sujets ne t’inquiètes pas.

_Ça ne me dérange pas d'en parler …

Ce n’était pas expliquer sa maladie qui le mettait mal à l’aise, mais il avait l’impression de mentir lorsqu’il disait qu’il était à l’Insitut à cause de ça. Certes, il était ici par la faute de sa maladie, mais avant tout par ce qu’il avait fait il y a six ans. Se faire soigner faisait partie de ses espérances, mais il était surtout là pour qu’elle soit sûre qu’il ne fasse de mal à personne. Ou pour ne plus le voir, il ne saura jamais.
Le roux était certainement naïf de penser ça, ou trop exigeant envers lui-même, peut-être ?
Nevrabriel chercha timidement la main de son amie, comme un moyen de ne pas perdre pied. Une fois trouvé, il vint à peine y poser ses doigts, timidement.

_J’ai une ecmnésie. C'est-à-dire que je revis des scènes de mon passé comme si elles étaient présentes. Comme des « Déjà-vu » très poussées. Mais ça me donne des hallucinations. Il m’arrive de voir des personnes que j’ai déjà vu, connu ou oublié, et d’avoir des conversations avec elles. Pour vérifier que c’est réel, je touche les éléments. Il m’arrive aussi d’halluciner des animaux, des objets, des odeurs, des sons. Si ce n’est pas réel, tout disparait aussitôt que je les touche. Et …


Finalement, Nevrabriel vint englober la main de Lucy. La présence de la jeune femme lui semblait bénéfique aussi bien chaleureuse que réconfortante.
Sa maladie, il en avait parlé des centaines de fois. Mais il ne parlait jamais des conséquences, préférant en rire qu'en pleurer. Mais  le jeune homme savait que ça serait bon de se confier, dire qu'il avait peur et que même si certains à l'Institut avait des maux plus grands que les siens, sa pathologie lui était néfaste psychologiquement.
Le jeune homme émit une profonde inspiration. Il ne parlait jamais de ce qu’il ressentait, négativement du moins, ne montrant qu’une bonne humeur constante. Il y avait des personnes qui souffraient bien plus que lui ici, Lucy en faisant partie, il n’avait pas le droit de se plaindre.

_J'ai l'impression que ma vie entière est une illusion, tantôt belle, tantôt désagréable. Ça me rend fou ... Mais ... Si ... Si je n'arrive pas à guérir … Si ma maladie s’aggrave, j'aurais Alzheimer très rapidement. Et je ne veux pas oublier ... J’ai peur de rendre triste ceux qui tiennent à moi parce que je ne reconnaîtrais pas leur visage et ne me souviendrais pas d’avoir partagé un temps de ma vie avec eux.



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Ça ne me dérange pas d'en parler …

J’entendis la voix douce de mon ami me répondre et je sentis ses doigts frôler ma main. Je préférai, pour une fois, ne pas la prendre. Ça semblait difficile d’en parler, je le laisserais prendre ma main s’il en avait besoin.

J’ai une ecmnésie. C'est-à-dire que je revis des scènes de mon passé comme si elles étaient présentes. Comme des « Déjà-vu » très poussées. Mais ça me donne des hallucinations. Il m’arrive de voir des personnes que j’ai déjà vu, connu ou oublié, et d’avoir des conversations avec elles. Pour vérifier que c’est réel, je touche les éléments. Il m’arrive aussi d’halluciner des animaux, des objets, des odeurs, des sons. Si ce n’est pas réel, tout disparait aussitôt que je les touche. Et …

Je n’avais jamais entendu parler de cette maladie. Cela devait être particulièrement perturbant au quotidien, surtout Si ses hallucinations étaient fréquentes. Je ne compris pas tout de suite pourquoi il s’était arrêté. Mais quand sa main prit finalement la mienne je compris que la suite était plus douloureuse à raconter. Je gardai le silence les yeux fermés. Ma main dans la sienne prête à entendre la suite.

J'ai l'impression que ma vie entière est une illusion, tantôt belle, tantôt désagréable. Ça me rend fou ... Mais ... Si ... Si je n'arrive pas à guérir … Si ma maladie s’aggrave, j'aurais Alzheimer très rapidement. Et je ne veux pas oublier ... J’ai peur de rendre triste ceux qui tiennent à moi parce que je ne reconnaîtrais pas leur visage et ne me souviendrais pas d’avoir partagé un temps de ma vie avec eux.

Effectivement, comme je me l’imaginais, la suite sembla bien plus difficile à raconter. Plusieurs blancs suivaient ses mots, mais il continua quand même jusqu’au bout de son histoire.Cette maladie, cela devait vraiment être horrible de la vivre au quotidien. Ne jamais savoir si ce que l’on voit est réel.
Et cette possiblefin… Tout oublier ceux que l’on aime, je ne pouvais pas imaginer la souffrance que l’appréhension de cette fatalité apportait. Je ne pouvais décidément pas lui dire à quel point je trouvais que cela semblait éprouvant. Je devais trouver quelque chose, n’importe quoi. Je voulais simplement qu’il soit un peu moins triste. Certes je ne réussirai jamais à lui effacer cette maladie, mais peut-être pouvais-je essayer de lui rendre l’existence au moins un peu agréable. Il le faisait bien pour moi.

Je ne peux pas te dire que je comprends ce que tu vis, je ne le pourrais sans doute jamais, mais…

Je serrai un peu sa main pour lui montrer que je ne comptais pas partir.

Mais, on peut essayer de rendre ça moins difficile. Tu sais, tu m’as faits vivre déjà plusieurs choses que je pensais ne jamais pouvoir faire, c’est à mon tour maintenant.
On pourrait commencer par les hallucinations, je compte te voir tellement souvent que tu finiras sans doute par avoir cette impression de déjà vue avec moi… Tu dis que toucher annulé ton hallucination, alors je m’engage à venir au moins te prendre la main à chaque fois que l’on se verra. Et je t’autorise à vérifier si je suis vraiment là quand tu en sens le besoin! Et même si l’on fait autre chose, même si je semble occupé tu pourras toujours venir me demander si tu as un doute sur la réelle présence de quelque chose. Bon ça ne réglera sans doute qu’une infime partit de Tous tes déjà vue, mais c’est déjà ça non?


De ma main libre, Je jouais maintenant sur Le Bras de Nev, faisant marcher deux de mes doigts comme de petites jambes. Continuant à réfléchir à ce que je pourrais faire.

Et je te promets aussi, que Si tu dois rester ici et que tu y perds la mémoire. Je viendrais chaque jour te raconter nos aventures, même si tes cheveux deviennent aussi blancs que les miens.

Je me redressai, arrêtant mon petit jeu de marche.

Mais tu sais Nev,

En gardant ma main dans la sienne je me réinstallai, de sorte que mon oreille repose sur la poitrine de mon ami. Écoutant le battement régulier de son cœur, les yeux clos.

Il est possible que ta tête oublie, mais tu sais ceux que tu as aimés et que tu as connu vont toujours rester dans ton cœur. Et tant qu’il battra une partie de toi s’en souviendra en silence. Et ça, c’est le plus important.
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_J’ai peur de rendre triste ceux qui tiennent à moi parce que je ne reconnaîtrais pas leur visage et ne me souviendrais pas d’avoir partagé un temps de ma vie avec eux.

Lucy avait laissé le jeune homme parler. Il ne savait pas trop où le mènerait sa confession. Mais il ne doutait pas de la sincérité de son amie, bien qu’il ne connaisse que peu cette demoiselles aux yeux clairs.

_Je ne peux pas te dire que je comprends ce que tu vis, je ne le pourrais sans doute jamais, mais…

La lorialet serra doucement la main du roux. C’était un geste réconfortant qui semblait en dire beaucoup alors qu’il était si mince et silencieux, comme pour promettre que tout ira bien.

_Mais, on peut essayer de rendre ça moins difficile. Tu sais, tu m’as faits vivre déjà plusieurs choses que je pensais ne jamais pouvoir faire, c’est à mon tour maintenant. On pourrait commencer par les hallucinations, je compte te voir tellement souvent que tu finiras sans doute par avoir cette impression de déjà vue avec moi… Tu dis que toucher annulé ton hallucination, alors je m’engage à venir au moins te prendre la main à chaque fois que l’on se verra. Et je t’autorise à vérifier si je suis vraiment là quand tu en sens le besoin! Et même si l’on fait autre chose, même si je semble occupé tu pourras toujours venir me demander si tu as un doute sur la réelle présence de quelque chose. Bon ça ne réglera sans doute qu’une infime partit de Tous tes déjà vue, mais c’est déjà ça non?

Le jeune homme se mit à sourire aux promesses de son amie. Elle était si gentille et bienveillante de lui faire de tel serment. Veiller à ce que son monde soit réel en sa présence était une douce berceuse dans son âme. Même si l’écossais préférait que Lucy ne le voit pas tremblotant, recroqueviller sur lui-même alors que sa tête voulait exploser, imaginer la présence de la lorialet pour le soutenir avait quelque chose de réconfortant.
Lucy se mit à jouer sur le bras du jeune homme. Elle l’aurait certainement chatouillé s’il n’avait pas de tissu pour couvrir sa peau.

_Et je te promets aussi, que Si tu dois rester ici et que tu y perds la mémoire. Je viendrais chaque jour te raconter nos aventures, même si tes cheveux deviennent aussi blancs que les miens.

Nevrabriel garda son sourire, mais doutait de son espérance de vie et du fait qu’il puisse vivre assez longtemps pour perdre cette couleur flamboyante qui était la sienne. Cependant, c’était une information qu’il ne comptait partager qu’avec son médecin. Les personnes qu’ils tenaient en affection n’avaient pas besoin de le savoir.
Moins il en parlerait, moins il y penserait, peut-être.

_Mais tu sais Nev … Il est possible que ta tête oublie, mais tu sais ceux que tu as aimés et que tu as connu vont toujours rester dans ton cœur. Et tant qu’il battra une partie de toi s’en souviendra en silence. Et ça, c’est le plus important.

Lucy était à présent allongée, collée à Nevrabriel, sa charmante tête posée à son torse, ses longs cheveux chatouillant tendrement le menton du roux.
Ainsi posée contre lui, Nevrabriel voyait la jolie chevelure de son amie monter et descendre au rythme de sa respiration. Doucement, il vint poser sa main libre sur les mèches blanches de la lorialet et lui caressa les cheveux avec lenteur et tendresse, frôlant sans cesse l'oreille délicate de celle-ci. Les filets de neige sous ses doigts étaient si souples et doux que l’écossais pourrait les caresser éternellement.

_J’espère avoir un cœur assez fort … Pour aider ma tête à se souvenir.

Nevrabriel continua de caresser les cheveux de Lucy, inlassablement, regardant tantôt cette chevelure apaisante, tantôt le ciel qui se faisait de plus en plus nocturne.
Même si l’air devenait de plus en plus frais, il se sentait vraiment bien avec cette petite âme qui semblait écouter son cœur comme une douce berceuse reposante
.
Sûrement inspiré par ce moment très serein, Nevrabriel commença à fredonner une vieille chanson en gaélique, tout en continuant ses interminables passages sur les cheveux de Lucy. Nevrabriel ne chantait que le refrain et le premier couplet dans sa tête, ceci se ressentant dans ses fredonnements. Finalement, il se tut et avoua à son amie :

_Tout tes mots me font très plaisir ... Sincèrement … Merci Lucy ...

Nevrabriel se mit à sourire, amusé. Généralement, c'est lui qui parlait le plus ...


HRP:
pour avoir une idée de l’air de la chanson :



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La main de mon ami s'était posé sur mes cheveux, les caressant doucement, chatouillant mon oreille sur son passage. Les paupières toujours closes je me laissais bercer par ce geste et le battement de son cœur.

J’espère avoir un cœur assez fort … Pour aider ma tête à se souvenir.

Il en avait un, il semblait posséder tellement de bonté que son cœur était sans doute bien assez grand pour garder ses souvenirs que son esprit oublierait.
Il n’y avait rien à dire, le moment était doux et calme, après un moment la voie de Nev entonna une sorte de chanson. C’était une chanson mystérieuse, les paroles m’échappaient, je ne connaissais pas cette langue. Je ne m’attardai pas à tenter de la deviner, mais j'abandonnais bien vite. Peu importe les paroles, la voix de Nev suffisait à me la rendre agréable.
Je ne pourrais pas dire combien de temps Nev avait ainsi chanté, quand il cessa il m’adressa à nouveau la parole.

Tous tes mots me font très plaisir ... Sincèrement … Merci Lucy ...

Ce n’est rien, mais je suis heureuse qu’ils t’ont fais plaisir. Et surtout, merci pour la jolie chanson...

Je restais pourtant dans la même position, voulant profiter encore un peu du moment.
C’est seulement quand le vent de la nuit vint s’engouffrer sous mon vêtement que je me décidai à me relever. Je laissai Nev se lever avant de lui reprendre la main. Avec lui, je repris le chemin parcouru à l’aveugle un peu plus tôt. L’on se sépara à mi-chemin entre nos deux dortoirs, je lui redonnai son vêtement qui m'avait Si bien protégé.
Puis l’enlaça avant de le remercier une dernière fois pour la surprise et de lui souhaiter une bonne nuit. Il partit finalement de son côté et moi du mien.

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