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20/10/2018
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22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Faites les taire ou achevez moi … [PV : Lucy & Donatien]

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Faites les taire ou achevez moi …






Le jeune homme marcha tranquillement dans les couloirs vident, tant et si bien qu’il fredonna une chanson, bien heureux d’avoir pu jouer du violon tout à l’heure, et le docteur avait été agréable aujourd’hui.


L’écossais aimait les belles journées comme celle-là. Donatien agréable, un appelle de sa grand-mère, qui semblait aller mieux, lui débitant des paroles à la vitesse du son en gaélique, et de longs moments à jouer sur ses cordes en regardant l’horizon.
Il était même allé courir autour de l’île ce matin. Tout allait vraiment pour le mieux, surtout que sa grand-mère semblait se porter comme un charme, Nevrabriel se sentait pousser des ailes, léger et heureux.
Il lui en fallait peu.

Continuant de chantonner, se croyant seul dans ce long couloir, le jeune homme se mit à entendre du bruit derrière lui et se retourna.
Nevrabriel sursauta en voyant un petit garçon derrière lui qui le fixait. Le roux ne l’avait pas remarqué avant. Ce dernier devait avoir à peine huit ans, il avait l’uniforme des patients et semblait vide d’âme. Doucement, l’écossais s’approcha de lui et s’accroupit pour être à la hauteur de l’enfant.
Sans le toucher, de peur de l’effrayer, il lui demanda :

_Salut petit. Tu es perdu ?

L’enfant hocha la tête de gauche à droite en regardant le roux. Nevrabriel savait bien qu’il y avait des enfants ici mais s’étonnait toujours d’en côtoyer d’aussi jeune. Lui-même était venu ici vers ses quinze ans, à cette époque il était moins grand que le docteur Elpida et Adèlys était bien jeune également. Quel âge avait-elle déjà à cette époque ? Dix ans ? Onze ans peut-être ?
Dans tout les cas, Nevrabriel prenait toujours des pincettes avec les enfants, ils étaient beaucoup plus sensibles et fragiles que les adolescents.

_Tu veux quelque chose ? Tu as besoin d’un surveillant ? Ton médecin ?

_Tu peux me ramener dans ma chambre ? C’est l’aile W.

_Oui bien sûr. Suis-moi.

L’écossais se leva. Il tendit sa main au petit garçon qui ne l’accepta pas. T’en pis, ils feraient le chemin ainsi.
Durant le trajet, Nevrabriel essaya de faire la conversation à l’enfant, qui semblait très réticent. Mais il finit par décrocher quelques sourires de son jeune camarade. Le petit refusait de lui donner son nom mais lui parlait de ses amis, de ses parents et de son médecin également.
Lorsque le duo arriva à l’aile W, une dame s’avança vers eux. Une nouvelle fois, Nevrabriel ne l’avait pas vu arriver, comme si elle sortait de nulle part. Le petit garçon alla se réfugier près d’elle. La femme l’accueillit avec le sourire. Elle avait l’air bienveillante, avec un tailleur et des boucles anglaises brun aux reflets roux. Elle était élégante et semblait posséder la douceur d’une mère. Cette femme lui avait quelque chose de familier.
S’assurant que tout allait bien pour l’enfant, le roux s’avança vers la dame qui caressait le sommet de la tête du petit garçon avec un tendre sourire. Nevrabriel savait qu’il serait trop timide pour demander à la dame si elle était le médecin du petit garçon, mais se disait qu’elle le ferait d’elle-même en le voyant s’approcher d’eux. Lorsque Nevrabriel fut à leur hauteur, la dame lui porta toute son attention.

_Bonjour Nevrabriel.

Le roux pencha légèrement la tête sur le coté. Elle le connaissait ? Ils s’étaient déjà vu et parlé ? Pourquoi et comment connaissait-elle son prénom alors que presque tout le personnelle l’appelait par son matricule ?
Sans croisé le regard de la dame, il répondit, butant dans sa phrase :

_Bonjour ... madame.


_Comment te sens-tu aujourd’hui ? continua-t-elle avec le sourire

_Bien, merci. Pardon mais … On se connait ?

_Bien sûr ! Je suis ta psychologue, on s’est vu la semaine dernière.

_Mais … je n’ai pas de psychologue.

_Mais si voyons. Tu ne t’en souviens pas ?

_Non, je …

Nevrabriel eut l’impression qu’on l’appelait et se retourna. C’était la petite lorialet qui venait à sa rencontre. Il lui adressa un grand sourire avant de se retourner vers la dame et le petit garçon pour prendre congé, ne voulant pas d’explication sur le fait de ne pas se souvenir d’avoir vu cette femme la semaine dernière.
Mais en se retournant, ils avaient disparut.
Nevrabriel se frotta les yeux avant de reporter son attention à son amie qui arriva vers lui.
Elle avait certainement du le voir parler tout seul. Ou l’entendre parler tout seul du moins. Il ne voulait pas lui dire qu’il avait halluciné maintenant que c’était terminé.

_Bonjour Lucy. Excuse moi, je pensais à voix haute. Tu vas bien ?


Dernière édition par Nevrabriel le Lun 23 Avr - 14:17, édité 1 fois


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La mâtiné avait été particulièrement douce, des nuages gorgés d’humidité protégeaient l’ile de sa lumière sans pour autant la rendre morose. Une journée s’annonçant particulièrement agréable. Le petit déjeuner avait été bon, même si je l’avais dégusté seule. J’avais espéré croiser Nev ou le petit ange, mais j’avais dû les rater.

Je déambulais tranquillement dans les corridors de l’institut espérant tomber sur l’un de mes amis avant ma séance de soins avec le docteur Elpida. Je croisais sur mon chemin d’autres patients que je ne reconnaissais pas, ne faisant pas plus attention à moi qu’a un autre.

Mais … je n’ai pas de psychologue.
Non, je …


C’est en tournant un coin que j’aperçus la couleur Si particulière de mon ami, en discutions avec des gens que je ne pouvais voir avec ma vue approximative. Pourtant je reconnaissais très bien Nev, je reconnaissais sa voix d’où je me trouvais. M’étant rapprochée, l’interpellant espérant Tout de même ne pas m’être trompée.

Il se retourna, m’adressant l’un de ses jolis sourires avant de se retourner vers un couloir vide. Mais quand je le revis de face son sourire n’était plus.

Bonjour Lucy. Excuse moi, je pensais à voix haute. Tu vas bien ?

Sa phrase ne me semblait pas sincère, le timbre n’était pas celui que je lui connaissais.

Nev…

Je m’avançais jusqu’a pouvoir le toucher. Je portais ma main à sa joue.

Tu sembles pâle…

Les gens à qui il semblait avoir parler… j’avais entendue, il ne semblait vraiment pas avoir simplement parlé à voix autre. Mais pourquoi, s’il c’était agis, comme je l’imaginais, d’une des hallucinations dont il m’avait parlé, pourquoi me mentait-il?
Je posais doucement ma deuxième main sur sa joue, son visage en coup dans mes minuscules mains, je lui tourna la tête pour bien le regarder. Je lui avais promis de rester avec lui, même si ça n’allait pas. C’était mon premier ami après tout.

Je suis réelle Nev, Dis moi se qui t’arrive.

Le silence étant revenu, je laissais le visage de mon ami pour balayer les mèches de son front.
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_Bonjour Lucy. Excuse moi, je pensais à voix haute. Tu vas bien ?

_Nev…

Lucy s’approcha du garçon et il la laissa faire. L’enfant de la lune posa une de ses petites main sur la jour du roux. Même si Lucy avait certainement une mauvaise circulation du sang, Nevrabriel trouvait que cette main bienveillante avait quelque chose de chaleureux et réconfortant.

_ Tu sembles pâle…

Il était surement pâle. Non pas parce qu’il venait de voir des choses qui n’existait pas, mais certainement parce que les voir l’épuisait. Elles partaient toujours avec un peu de son énergie, comme si son cerveau avait trop courut et devait se reposer. Heureusement ce n’était rien de puisant. Il avait connu bien pire. Parler à des personnes qui n’étaient pas là, était presque son quotidien, s’il ne faisait pas attention.
Nevrabriel sentit une deuxième main sur sa joue et la demoiselle fit bouger sa tête de façon à le fixer. Ainsi, elle avait toute son attention.

_ Je suis réelle Nev, dis moi se qui t’arrive.

Cette phrase réveilla le jeune homme comme un seau d’eau froide au petit matin. Nevrabriel a définitivement toujours été un piètre menteur …
Lucy lâcha le roux pour aérer le front de Nevrabriel, hanté par ses mèches rebelles qui voulait faire connaissance avec ses yeux.
Elle avait raison. Lucy était bien réelle, mais il ne pouvait pas faire comme si de rien n’était. Elle était au courant de sa maladie et de ses troubles, ça ne servait à rien de lui cacher la vérité.

Doucement, le garçon passa ses bras ses bras sur le dos de sa petite lorialet et l’attira contre lui, collant sa joue contre les cheveux immaculés de son ami. Cette étreinte était une aubaine, un baume au cœur.
Elle était bien là, elle n’était pas une illusion. Sa vie n’était pas qu’une illusion.
Doucement, gardant son amie près de lui, Nevrabriel murmura à Lucy dans le creux de l’oreille, comme un secret :

_Rien qu’une petite hallucination. Elle est …

Nevrabriel allait affirmer que c’était terminé mais il commença à entendre un léger sifflement dans ses oreilles. Sans mouvement brusque, l’écossais se détacha de son amie et commença à regarder de tout cotés, cherchant ce qui pourrait causer ce trouble. Le roux tourna le dos à sa camarade et fixa le fond du couloir. Généralement, ces choses là apparaissaient dans les encadrements de porte, au fond des couloirs, loin. Mais il n’y avait rien. Après quelques instants, l’écossais reporta son attention sur Lucy.
Ses sifflements finiraient par s’estomper.

Nevrabriel s’approcha de son amie pour venir lui caresser doucement les cheveux. Elle était matérielle, oui, elle était bien là. Cette réalité donna le sourire au jeune homme malgré que son visage avait prit une teinte fatiguée.

_Ma petite lorialet … Je ne voulais pas t’inquiéter. J’ai eu une … hallucination. Mais il semblerait que se soit terminé maintenant. Je suis désolé, tu n’aurais pas du assister à ça. Mais tout va bien.



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Son regard me confirma mon impression. Il me regardait puis passa ses bras derrière mon dos. Mon visage se retrouvant contre lui, le nez dans le tissu je passais mes petits bras autour de mon am mes doigts se déposant sur le vêtement de lin.

Il me chuchota tout près de mon oreille;

Rien qu’une petite hallucination. Elle est …

Il ne finit pas sa phrase, le sentant s’éloigner doucement je relâchai l’étreinte. Je le regardais se tourner, dos à moi il semblait chercher quelque chose. Je me retiens de lui demander ce qu’il cherchait. Me revenant, je revis se sourire fatigué.

Ma petite lorialet … Je ne voulais pas t’inquiéter. J’ai eu une … hallucination. Mais il semblerait que se soit terminé maintenant. Je suis désolé, tu n’aurais pas du assister à ça. Mais tout va bien.

Je souris, j’aimais ce surnom, il était doux il me rendait heureuse pour une fois d’être si blanche.

Tu n’as pas à être désolé, il n’y a aucun problème.

Je pris la main posée sur mes cheveux, attirant son propriétaire fatigué. Il me restait du temps avant ma séance, je n’allais pas laisser Nev seul.

Assis toi, on peut rester ici un peu, enfin si tu veux.

Je m’installais sur le sol imité par le jeune homme. Je n’osais pas lui redonner sa main, c’était par le contact qu’il dissociait le réel de l’illusion. Il m’avait Dit que c’était terminé, mais je me disais que ça ne ferait pas de mal de la garder.

C’est une belle journée, j’aime les nuages!

Les jambes étendues je profitais de la fraîcheur, même si Nev n’était pas au mieux de sa forme, j’étais heureuse d’être avec lui. Je ne savais pas, s’il préférait que l’on parle de sa petite crise ou s’il aimait mieux que je n’aborde pas ce sujet.
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_Mais tout va bien.

Lucy se mit à sourire. Nevrabriel espérait que ce sourire était parce que la jeune femme était rassurée de son état. Il s’en voulait déjà de l’avoir inquiété pour rien. Il était malade, ce genre de chose lui arrivait souvent …
Mais ça l’inquiétait, il avait l’impression qu’avoir au moins une hallucination tout les jours depuis quelque temps. Cependant, il savait que sa notion de temps était déstructurée et cela ne pouvait être qu’une simple impression. Donatien le lui aurait dis si son état avait empiré … non ?

_Tu n’as pas à être désolé, il n’y a aucun problème.

Lucy prit la main du roux pour l’entrainer vers le mur et les faire asseoir. L’écossais n’aimait pas se montrer dans ses moments de faiblesses. Comme la plupart des gens de toute évidence.

_Assis toi, on peut rester ici un peu, enfin si tu veux.

Le jeune homme obéit. Il en avait besoin de toute manière, il n’allait pas jouer au plus fort au risque de s’effondrer quelques mètres plus loin. Bien qu’il était loin d’être au bord de l’évanouissement, Nevrabriel sentait qu’il avait besoin de ce repos.
Lucy garda sa main. Elle le faisait toujours, aimant le contact humain, mais cette fois-ci, le roux devina qu’elle le faisait pour le garder dans le présent.

_C’est une belle journée, j’aime les nuages!

C’était vrai qu’avec des nuages pour cacher le soleil, Lucy pouvait mieux apprécier les choses qui l’entouraient.
Le regard vairons du garçon se tourna vers les grandes fenêtres et regarda le ciel grisé.
Machinalement, Nevrabriel se mit à caresser la main de Lucy avec son pouce, soulagé qu’elle soit avec lui dans ce genre de moment. Il n’aimait pas vraiment la solitude de base, mais seul, perdu entre passé et présent était quelque chose qu’il n’appréciait pas du tout. Avoir une personne matérielle pour le ramener sur Terre était agréable.
Même si d’habitude l’écossais était bavard comme une pie, il laissa planer un instant le silence, reprenant ses esprits malgré le sifflement désagréable dans ses oreilles. Ce sifflement était fin, supportable, comme un fond sonore très lointain, mais présent.

_Ça ne te fais pas trop mal aux yeux ?

Nevrabriel tourna la tête vers son amie, regardant ses yeux toujours rougis par sa pathologie. Elle était comme un petit vampire à fuir le soleil, appréciant la nuit et les nuages de la journée. Mais elle restait vraiment adorable pour un vampire.
Pour le garçon, elle ne sera jamais un vampire mais bien une enfant de la lune, toute blanche et toute douce.

Le jeune homme se massa les tempes un instant, sentant que les sifflements commençaient à devenir plus présents dans sa tête.
Il avait besoin d’aire. Respirer la vie.

_Tu veux bien … m’accompagner dehors ? On restera prêt de l’entrer. Mais je … je n’aime pas être enfermé.

Plus que ne pas aimé, Nevrabriel avait l’enfermement en horreur. Il était comme un oiseau, il avait besoin d’aire ou il périssait.



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Ça ne te fais pas trop mal aux yeux ?

Les yeux de Nev fixés sur moi, je lui souris secouant la tête doucement de gauche à droite. Je gardais mon expression souriante, bien que me doutant qu’il n’aille pas à merveille.

Tu veux bien … m’accompagner dehors ? On restera prêt de l’entrer. Mais je … je n’aime pas être enfermé.


Je hochais la tête, si l’air pouvait lui faire du bien je n’en voyais pas d’inconvénient. Je me relevais doucement imité par mon ami. Cette fois, c’était moi qui l’entrainais à l’extérieur. Je l’encourageais doucement d’une pression de la main, espérant que l’extérieur allait bel et bien le soulager.
Avant de traverser la porte, j’hésitais un instant, je regardais une dernière fois le ciel couvert, je pouvais sortir sans risque.
Mes chaussures me protégeant de la fraîcheur du sol, j’étais heureuse pour une fois de les avoir mis.
Ne connaissant absolument pas l’extérieur, puisque l’on m’avait toujours guidé, je ne l’emmenais pas bien loin de l’entrer comme il me l’avait proposé.
La douce brise du printemps faisait danser mes mèches blanches et celle écarlate de Nev.

Tu as raison, je n’en ai pas l’habitude, mais prendre l’air est agréable.

Ne voulant pas insister et le questionner sur son état je repris une fois de plus mon silence, c’était étrange de ne pas l’entendre babiller gaiement.

hors rp:
la réponse la plus courte du monde mais je pense que plus n'aurait pas été nécessaire Wink
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_Tu veux bien … m’accompagner dehors ? On restera prêt de l’entrer. Mais je … je n’aime pas être enfermé.

Nevrabriel ferma les yeux pour apprécier la brise qui passait le long de son visage, malgré que ses cheveux retombaient toujours près de ses yeux vairons. C’était agréable d’entendre le vent, même si les sifflements étaient présents, ils semblaient atténués par cette berceuse printanière.

_ Tu as raison, je n’en ai pas l’habitude, mais prendre l’air est agréable.

Le jeune homme hocha doucement la tête avec le sourire. Il s’apprêta à répondre, ses yeux perdus dans l’horizon, mais une voix féminine l’interpela. Il tourna la tête pour découvrir la dame de tout à l’heure. Il la fixa, elle et ses boucles anglaises qui lui étaient d’une familiarité déconcertante. Elle avait l’air inquiète et le regardaient dans les yeux. Même si c’était une illusion, le roux n’arrivait pas à soutenir son regard et préféra faire le tour de sa silhouette.
Cette femme venait de son passé c’était une évidence, cependant, il n’arrivait pas à se souvenir de qui il pouvait bien s’agir.

_Il faudrait qu’on parle, Nev. Si tu ne me dis rien, je ne peux pas t’aider.

Le jeune homme serra la main de son amie, essayant de garder un contact avec le présent. Pourquoi cette illusion persistait alors qu’il savait très bien qu’elle n’était pas réelle ? Il avait horreur des hallucinations qui restaient là, à attendre d’être touché pour disparaitre, alors qu’il était persuadé que c’était faux. Comme rêver de se lever pour la cinquième fois.
Mais peut-être qu’au fond … il doutait infimant de la réalité et c’était cela qui maintenait ses songes en activité.

_fàg mise a-mhàin … Chan eil thu fìor. 1

Se rendant compte qu’il venait de dire ça à voir haute, son illusion disparut en un battement de cil et le jeune homme se tourna vers son amie.
Elle le prenait surement pour un fou maintenant …
Nevrabriel força un sourire en regardant la lorialet.

_Excuse moi Lucy, je crois que ce n’est pas ma journée … Est-ce que … Tu veux bien rester tout de même … avec moi ?


__________________________________________________



1 Laissez moi tranquille … Vous n’êtes pas réel.

HRP:
Aucun problème, c'est très bien Very Happy



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Nev se retourna, serrant ma main puis prit parole…

fàg mise a-mhàin … Chan eil thu fìor.

Il me regardait maintenant tentant un sourire, peu convaincant malheureusement. Il avait encore eu une hallucination?

Excuse moi Lucy, je crois que ce n’est pas ma journée … Est-ce que … Tu veux bien rester tout de même … avec moi ?

Évidemment que je resterais avec lui, pensait-il que j’allais m’enfuir à toutes jambes à cause de sa maladie? Son sourire me faisait de la peine, je ne voulais pas qu’il se force s’il n’allait pas bien, cela ne menait nulle part.

Nev… écoutes-moi, tu n’as pas besoin de sourire si ça ne va pas bien, je vais tout de même rester. Tu sais, il y a des journées plus difficiles que d’autres. Tu n’as pas à avoir honte de ta maladie, tu n’y peux rien.

J’étais bien disposée à le savoir, j’en avais moi-même expérimenté une peu de temps auparavant. Je ne pouvais pas porter Nev sur mon dos et l’emmener soulager son mal comme la dame l’avait faits pour moi, mais rester à ses côté ça je le pouvais.

veux tu me parler de ce que tu vois? Est-ce que ça t’aiderait? Dis-moi comment je peux t’aider, je suis là pour ça.

L’écouter pouvait peut-être le soulager, peut-être pas, j’attendais patiemment rien ne pressait n’est-ce pas?
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_Excuse moi Lucy, je crois que ce n’est pas ma journée … Est-ce que … Tu veux bien rester tout de même … avec moi ?

_Nev… écoutes-moi, tu n’as pas besoin de sourire si ça ne va pas bien, je vais tout de même rester. Tu sais, il y a des journées plus difficiles que d’autres. Tu n’as pas à avoir honte de ta maladie, tu n’y peux rien.

Certes, il était né comme ça, avec ça, ce n’était pas sa faute. Cependant, ce qu’il en faisait, oui, ça, c’était sa faute.
Il ne devrait pas avoir honte en effet. Mais si seulement Lucy savait pourquoi il était réellement à l’Institut … il aurait de quoi mourir de honte et qu’elle ne veuille plus jamais lui parler.

_Veux tu me parler de ce que tu vois? Est-ce que ça t’aiderait? Dis-moi comment je peux t’aider, je suis là pour ça.

Nevrabriel se forçait tout de même à sourire même si la tristesse se lisait dans son regard vairon. Il se tourna complètement vers son amie et lui caressa doucement la joue avec le dos de son index de sa main libre. La jeune femme avait une peau toute lisse et toute douce. Son doigt passait le long de sa pommette, s’arrêtant à son menton pour remontrer et redescendre, doucement, comme si Lucy allait se briser s’il appuyait trop fort.

_C’est vraiment gentille Lucy. Mais personne ne peux m’aider.

Même s'il voulait être rassurant, il ne pouvait pas, ou il mentirait à son amie et il était vraiment nul pour le mensonge. Nevrabriel arrêta ses caresses pour regarder au-dessus de l’épaule de la lorialet, s’attendant à une nouvelle apparition de son fantôme d’aujourd’hui.

_Même mon médecin n’arrive pas à y mettre un terme. Je suis le seul à pouvoir le faire. En parler ne change absolument rien.

Derrière Lucy, la dame apparut une nouvelle fois et regarda le patient avec autant d’inquiétude que les fois précédente.
Qui était cette femme pour avoir un tel regard compatissant pour lui ? Est-ce qu’ils étaient proches ? Pourquoi ne se souvenait-il pas de cette femme ?

_Je suis peut-être la seule qui se soucis réellement de toi, Nev … Pourquoi ne l’as-tu dis à personne ?

Le jeune homme fronça les sourcils mais ne quitta pas la main de la lorialet. Ces mots … ils les avaient déjà entendus. Son impression de déjà-vu grandissait en lui comme une alerte que lui envoyait son cerveau. Il connaissait cette femme, il était certain qu'elle avait joué un rôle dans sa vie. Pourquoi, si elle était réellement importante, pourquoi il n'arrivait pas à se souvenir d'elle ? Qu'est-ce qui l'empêche de se souvenir de cette femme ?
Ne pouvant s’empêcher de répondre, le roux exprima à son illusion :

_J’ai l’impression d’avoir déjà eu cette conversation.

_Evidemment Nev, on l’a eu hier.

_Non … je l’ai eu ... Il y a longtemps …

A ces mots, la dame disparut. Le jeune homme se massa les tempes. Le sifflement dans ses oreilles persistait. Mais il ne ressentait aucun mal, mis à par sa fatigue grandissante. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il regarda Lucy à ses cotés.
Dans un soupire, l’écossais vint poser son front sur la tête de la demoiselle. Voir cette femme l’épuisait de plus en plus, physiquement et mentalement. Mais le contact de l'enfant de la une lui était apaisant.

_Je vois une femme qui s’inquiète pour moi. Mais je ne me souviens pas d’elle. Je pense qu’elle a voulu m’aider avec ma maladie, mais je n'arrive pas à m'en souvenir ...

Le jeune homme mettait son amie dans la confidence, peut-être comprendrait-elle alors les réponses qu’ils offraient à cette personne qu’elle ne pouvait pas voir. Mais également parce qu’elle était si gentille de rester avec lui et de vouloir l’aider qu’il ne pouvait pas la mettre en dehors de tout ça alors qu’elle était sur le devant de la scène.

Nevrabriel releva la tête pour regarder son amie et lui expliquer :

_Je pense que je devrais la toucher, elle disparaitra complètement après ça. Mais je risque d’être très fatigué après ça alors il faudrait mieux rentrer à l’intérieur pour que tu ne risque rien.



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Les doigts de mon ami se baladèrent sur ma peau, le contact ne me dérangeait pas. Encore moins s’il apaisait mon ami.

C’est vraiment gentil Lucy. Mais personne ne peux m’aider.
Même mon médecin n’arrive pas à y mettre un terme. Je suis le seul à pouvoir le faire. En parler ne change absolument rien.


Je fis de mon possible pour ne pas paraître déçu, j’aimerais tellement l’aider, mais je n'y connaissais rien, avant Nev jamais je n’avais entendu parler d’une maladie comme la sienne. Mais je comprenais bien le sentiment de savoir que jamais l’on ne guérirait.

J’ai l’impression d’avoir déjà eu cette conversation.
Non … je l’ai eu ... Il y a longtemps …


Parlant sans me regarder, Nev s’adressait à une personne que lui seul pouvait voir. Son front rencontra le mien, il semblait vouloir se contrôler, se concentrer sur autre chose.

Je vois une femme qui s’inquiète pour moi. Mais je ne me souviens pas d’elle. Je pense qu’elle a voulu m’aider avec ma maladie, mais je n'arrive pas à m'en souvenir ...

Cette fois, il me parlait bel et bien.

Je pense que je devrais la toucher, elle disparaitra complètement après ça. Mais je risque d’être très fatigué après ça alors il faudrait mieux rentrer à l’intérieur pour que tu ne risque rien.

Il est vrai que s’il se trouvait ici en difficulté et que par malchance le ciel se dégageait je ne pourrais plus vraiment l’aider. Mais je risquais peu, du moins à mes yeux.

Allons-y dans ce cas.

Une fois de plus je l’entrainais à ma suite à l’abri du bâtiment. En marchant un peu dans le couloir pour ne pas rester à la vue du premier venu je repris parole.

Est-ce que… Enfin, est-ce qu’elle te parle cette dame que tu vois? Tu pourrais lui demander qui elle est, peut-être que son nom réveillera ta mémoire? Je ne sais pas si c’est une bonne idée…

Je ne savais pas s’il pouvait réellement poser des questions à ses hallucinations, et encore moins si c’était mal de leur parler.
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_ Je pense que je devrais la toucher, elle disparaitra complètement après ça. Mais je risque d’être très fatigué après ça alors il faudrait mieux rentrer à l’intérieur pour que tu ne risque rien.

_ Allons-y dans ce cas.

Gentiment, Lucy entraina une nouvelle fois le garçon avec elle. Il se sentait bien honteux de faire aller à gauche et à droite son amie. Nevrabriel avait une marche lente, ses jambes lui semblaient bien lourdes et il lui avait l’impression que Lucy allait à son allure, ce qui était agréable. Même si rejoindre sa chambre commençait à devenir un besoin, plus qu’une envie, il n’avait pas la force de s’y hâter.
Lucy attendit d’être hors des oreilles trainantes du couloir pour parler avec le rouquin.

_ Est-ce que… Enfin, est-ce qu’elle te parle cette dame que tu vois? Tu pourrais lui demander qui elle est, peut-être que son nom réveillera ta mémoire? Je ne sais pas si c’est une bonne idée…

Nevrabriel hochai la tête de gauche à droite, regardant le sol en avançant, laissant son corps se faire entrainer par la main blanche de son amie. Le jeune homme émit une inspiration avant de répondre :

_Oui elle me parle. J’ai des conversations avec elle. Malheureusement, ça ne marche pas toujours comme ça. Si mon cerveau refuse que je me souvienne, je ne me souviendrais pas. Un peu comme si ta mère te racontait une bêtise que tu avais faite lorsque tu étais bébé. Tu l’as faite, c’est un fait, mais tu pourras faire tout les efforts du monde, tu ne t’en souviendras pas. Et au contraire, tu pourras te souvenir d’un événement qui t’as marqué même si c’était lorsque tu étais enfant.

Soudainement, Nevrabriel s’arrêta et leva la tête vers le fond du couloir. Il resta un moment immobile avant de lâcher la main de Lucy pour faire quelques pas plus loin, comme attirer par quelque chose que même lui ne voyait pas. Il n’eut pas le temps de regretter son geste qu’une voix l’interpela juste devant lui.

_Nev, je peux t’appeler Nev ?

Le jeune homme avait le regard dans le vide, incapable de répondre, incapable de bouger, comme assister à un film. Peut à peu, il avait l’impression étrange que le couloir se changer en une pièce, mais tout semblait trop flou pour distinguer la pièce ou le couloir. Cependant la femme en face de lui était bien net, elle. Et les yeux du jeune homme se focalisèrent sur cette dame.

_On va faire du bon travaille ensemble, ne t’en fais pas. Prend le temps qu’il te faudra pour me parler.

_Vous parler … de quoi ?

_Tu as de très bonne raison d’être dans le déni, mais ça ne va pas t’aider. Essaye de te souvenir des choses essentielles. Tu ne pourras pas éternellement être dans le silence. Faire taire tes sentiments ne te rendra pas plus fort.

Les yeux de Nevrabriel dérivèrent sur le coté, réfléchissant à ce que lui disait cette femme. Son illusion disparut totalement. Quel idiot, il aurait du la toucher pendant qu’il le pouvait ! Elle allait encore revenir avec ses paroles énigmatiques ! Dans ces moments là, le roux vivait tellement ces souvenirs qu’il en oubliait le présent et le fait qu’il parlait à une personne qui n’était pas réelle.
Lorsque le jeune homme se retourna pour expliquer à Lucy qu’il avait écher dans son entreprise, il s’arrêta.
Il regarda la jeune fille.
Ses yeux regardaient la demoiselle en face de lui, mais il ne la voyait pas. Son regard paraissait bien vide pendant un long moment.
Il fixa inlassablement la personne en face de lui, avec ses longs cheveux blancs et son visage qui lui était grandement familier.
Pourtant …

Qui était-ce ?

Nevrabriel avait son nom sur le bout de la langue, il la connaissait, il en était certain, pourtant, son visage était flou dans ses souvenirs jusqu’à disparaitre.
Après de longues secondes de silence, Nevrabriel regarda la fille aux longs cheveux blancs. Il la regarda avant de faire deux pas en arrière.
Que faisait-il ici ?  Où est-ce qu’il voulait se rendre déjà ? Les sifflements dans sa tête l’empêchaient de réfléchir convenablement. Et il se résigna.

Le jeune homme évita le regard de la fille en face de lui, regardant ses longs cheveux blancs avant de demander, timidement, ne comprenant pas pourquoi elle semblait l’interpeler :

_Euh … T-Tu veux … quelque chose ?


HRP:
les taux se resserrent ma chère Wink



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Oui elle me parle. J’ai des conversations avec elle. Malheureusement, ça ne marche pas toujours comme ça. Si mon cerveau refuse que je me souvienne, je ne me souviendrais pas. Un peu comme si ta mère te racontait une bêtise que tu avais faite lorsque tu étais bébé. Tu l’as faite, c’est un fait, mais tu pourras faire tout les efforts du monde, tu ne t’en souviendras pas. Et au contraire, tu pourras te souvenir d’un événement qui t’as marqué même si c’était lorsque tu étais enfant.


Je vois, hochant la tête en silence, la mémoire était décidément bien capricieuse. C’était problématique. Se stoppant net, mon ami lâcha ma main avant de s’éloigner de moi.

_Vous parler … de quoi ?

J’allais me diriger vers Nev pour l’interpeller, mais je me rappelais qu’il souhaite mettre fin à son hallucination en la touchant une fois pour toutes. J’attendis un peu anxieux attendant si cela le soulagerait. Il finit enfin par se retourner, je m’approchais d’un pas en espérant que cela ait fonctionné comme il le souhaitait.
Puis son regard changea, il recula de deux pas, comme pour s’éloigner de moi. Je restais un instant la bouche ouverte… Nev?

Nev!

Ma voix ne semblait pas lui parvenir, il ne me regardait plus franchement comme à l’habitude, fixant partout sauf mon regard. Son regard m’inquiétait;

Nev, c’est moi…

Je m’approchais à peine.


_Euh … T-Tu veux … quelque chose ?

Je sentis mon peu de couleur s’évanouir, mon cœur se serrer, je secouais la tête vigoureusement, non! Je devais me ressaisir!

Nev, c’est moi Lucy… je…

Que pouvais-je lui dire, est-ce que cela le perturberait si je lui expliquais la situation? Le toucher! Il m’avait expliqué que touché les choses l’aidaient à déterminer la réalité. Mais peut-être devais-je essayer de lui expliquer d’abord? La situation m’embrouillait, j’avais peur de faire un mauvais geste et d’empirer son état, que faire, mais que faire…

Je suis Lucy, je… Enfin l’on marchait mais tu ne te serais pas senti bien, tu ne te sentais pas bien à cause de tes hallucinations. Tout va bien aller, je te promets.

J’espérais sincèrement que ce soit vrai, il était désorienté, il se rappellerait bien de moi, non?
J'allongeais mon bras pour le toucher, sans savoir si c’est moi qui tremblante n’étais pas stable ou s’il avait esquivé mon toucher.
Je m’avançais plus déterminé pour le prendre dans mes bras me serrant contre lui. Ne songeant pas une seconde que Nev me prenait pour une inconnue, je ne voulais pas y penser. Aurais-je dû? Qu’avais-je à perdre, après tout c'était la personne la plus gentille que je connaisse si doux, même sans sa mémoire, il ne me repousserait pas. N’est-ce pas...?

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je file dormir pour patienter plus facilement jusqu'à la suite !
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_Euh … T-Tu veux … quelque chose ?

Bien que l’esprit du jeune homme était confus, il vit la petite demoiselle hocher la tête avec force, troublée.

_Nev, c’est moi Lucy… je…

Lucy ? Il connaissait cette fille ? Sinon, pourquoi l’aurait-elle appelé par son surnom ?
Cette question commençait à donner la migraine au roux mais il refusait de se montrer défaillant devant une … inconnue ?
Pourtant, son visage triste et troublé montrait vivement qu’elle n’était pas indifférente à l’écossais. Etait-elle son amie ? Sa confiante ? Plus ?

_ Je suis Lucy, je… Enfin l’on marchait mais tu ne te serais pas senti bien, tu ne te sentais pas bien à cause de tes hallucinations. Tout va bien aller, je te promets.

La demoiselle porta une main hésitante vers lui. Le jeune homme eut un mouvement de recul involontaire mais lorsque la demoiselle aux longs cheveux blancs vint se loger contre son torse, il se laissa faire. Il n’avait pas pour habitude de repousser les gens, surtout les personnes qui semblaient faire partie de sa vie. Ce n’était pas leur faute, c’était la sienne.
Est-ce qu’elle tremblait ?
Nevrabriel avait l’impression que la demoiselle tremblait. Elle ne pleurait pas tout de même, si ? A cause de lui ? Non … pourquoi est-ce qu’il faisait pleurer les filles maintenant ?
Faire pleurer les filles ? …  ça lui rappelait quelque chose …
Doucement, pour lui-même, Nevrabriel demanda à voix haute, cherchant dans sa mémoire :

_Lucy … Lucy … Lu … cy ?

Le jeune homme faisait des efforts monstrueux pour se souvenir de cette demoiselle lovée contre lui. Il sentait qu’ils étaient proches, du moins, le fait de ne pas la reconnaitre la rendait triste. C’était malheureusement des larmes qu’il ne pouvait pas essuyer. Qu’il causait malgré lui. Qu’il causerait peut-être une nouvelle fois.

Avec hésitation, Nevrabriel allait englober ses bras sur le dos de cette fille qu’il ne reconnaissait pas. Pour au moins la réconforter, c’est tout ce qu’il pouvait faire puisqu’il ne la connaissait pas. Mais réconforter une personne en lui disant « je suis désolé, je ne me souviens pas de toi. » était fondamentalement impossible.

Pourtant, ce nom, cette voix, tout chez elle lui rappelait quelque chose. Mais bien lâche, le garçon ne posa que sa main sur le sommet de cette chevelure blanche.
Mais même ce geste lui était familier. Pendant un instant, il vit le port et l’océan à la place de ce couloir désert. Le port par une nuit étoilée où la demoiselle rayonnait plus que les astres dans le ciel.

_Lo … rialet ?



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Je me concentrais pour rester en contrôle, je ne devais pas pleurer, pas être triste, il ne faisait pas exprès, d’ailleurs il ne me repoussait pas. Je décidais de prendre selon comme un bon signe.

Lucy … Lucy … Lu … cy ?

Oui, Lucy c’est bien Nev, quand je sentis les bras de mon ami se refermer autour de moi je collais un peu plus mon visage contre son uniforme. Comme bien souvent je sentis sa main le sommet de ma tête, malgré son trouble de l’instant il restait le même je ne devais
pas m’inquiéter.

Lo … Rialet ?

Je souris dans son chandail.

Oui Nev je suis ton Lorialet.

Je froissais le tissu de lin entre mes doigts.

Tu te souviens de cela, c’est bien suffisant pour moi, ne tu’inquiètes pas. Tu n'as rien fais de mal. Ne cherches pas trop, ne te casse pas la tête, je suis ton amie et je vais rester avec toi, c’est la seule chose importante.

Oui, pour l’instant ça me suffisait, s’il savait que j’étais là pour lui je pourrais l’aider, le reste reviendrait avec le temps. Mais une chose m’inquiétait, sa gentillesse risquait de le pousser à se sentir coupable, près de l’eau la dernière fois il m’avait confié qu’il avait peur de blesser les autres en les oubliant. J’aimerais trouver les paroles pour qu’il ne s’en inquiète pas, malheureusement je me doutais que cela serait bien insuffisant.

Concentres-toi sur ici, maintenant, peu importe le reste, je ne t’en voudrais pas si tu m’oublies encore, on se refera des souvenirs.

Je me décollais légèrement pour lui sourire avant de reposer mon oreille sur son torse.

Est-ce que je peux faire quelque chose pour t’aider ?
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_Lo … rialet ?

_Oui Nev je suis ton Lorialet.

En vérité, le roux ne savait même pas pourquoi il avait dis ça, il voyait juste le port et cette fille avec sa veste. Oui … il lui avait prêté sa veste.
Pourquoi il lui avait prêté sa veste déjà ?
Plus le garçon réfléchissait, plus il avait la migraine. Mais il devait y arriver, il ne voulait pas attendre que ça parte.

_Tu te souviens de cela, c’est bien suffisant pour moi, ne t’inquiètes pas. Tu n'as rien fais de mal. Ne cherches pas trop, ne te casse pas la tête, je suis ton amie et je vais rester avec toi, c’est la seule chose importante.

Elle était gentille …
Même si elle lui disait qu’il n’avait rien fait de mal, le roux se sentait atrocement coupable. Cette mauvaise expérience lui était déjà arrivé autrefois, mais heureusement, il y avait toujours sa sœur pour l’aider à se souvenirs des personnes avec qui il parlait. Et en venant à l’Institut, il avait juste à s’isoler, le temps que ça passe. Mais là, malheureusement, il était prit sur le feu. Même s’il disait à ladite Lucy « ça va passer, c’est une légère amnésie. », comment allait-il pouvoir la regarder après lui avoir fait comprendre que pendant quelques minutes, il ne se souvenait pas d’elle ?

_Concentres-toi sur ici, maintenant, peu importe le reste, je ne t’en voudrais pas si tu m’oublies encore, on se refera des souvenirs.

L’écossais ne disait rien, mais ça le touchait beaucoup. Elle avait l’air de tenir à lui et c’était plaisant à entendre. Il me méritait pas tant de gentillesse. C’était vraiment injuste.

_Est-ce que je peux faire quelque chose pour t’aider ?

Elle avait un sourire agréable … et cette façon de poser son oreille contre lui était tellement familier …
Enfermé dans des souvenirs troubles, Nevrabriel ne savait pas quoi répondre. Elle ne pouvait pas vraiment l’aider, voir pas du tout, mais rester prêt de lui dans ce moment déconcertant valait bien toute l’aide du monde. S’il s’écoutait, il lui avouerait cette pensée, mais malgré la complicité qu’ils semblaient avoir, le fait de ne pas reconnaitre cette personne le freinait dans ses aveux.

_Je ...  Je suis désolé ...  Je ne veux pas que tu m'en veuilles ou que tu sois triste ... Mais je ...

Ne sachant pas quoi faire, le jeune homme continua de lui caresser gentiment le sommet de la tête. Les cheveux de la jeune fille avait quelque chose d'apaisant, comme un doux souvenir.

_J'ai des amnésies, c'est très rare mais ... Je ne sais pas si je te l'ai déjà dis, je ne me souviens pas ... Ma mémoire va me revenir dans quelques temps et je me souviendrais de toi. Je suis désolé ...

Nevrabriel ne pouvait décidément pas lui dire autre chose. Lui mentir ? Ce serait inutile, elle avait l'air de comprendre ce qui se passait dans la tête défaillante du jeune homme. Bien que son cerveau soit détraqué, il n'était pas stupide. Les mots qu'elle lui disait signifiaient clairement qu'il lui avait confié une part de sa maladie, ce qui l'étonnait de lui. Il devait vraiment apprécier cette fille pour lui avoir confié ses troubles et les réels problèmes de sa pathologie.

_Je ...  Je peux ?


Hésitant, Nevrabriel prit les mains de la demoiselle sur son uniforme, il recula d'un demi pas et porta les mains de la jeune fille à ses oreilles à lui. La chaleur de ses petites mains près de ses tempes lui étaient familières, et bien que cela paraissent inutile face à sa migraine grandissante, ça lui faisait du bien de sentir une chaleur à ses côtés. Sa sœur lui faisait lorsqu’il entendait des voix. Peut-être lui avait-il parlé de ça ? Peut-être pas ?

Nevrabriel ferma les yeux et respira doucement, tant pour se calmer que pour ne pas affronter le regard de celle qui disait être son amie. Ses joues avaient prit une teinte rougeâtre malgré la pâleur de sa peau du à la fatigue, faisant ressortir avec violence ses tâches de rousseurs.
Il se doutait bien que même s'il retrouvait la mémoire, cet instant où il avait fait de la peine à cette fille restera présent, pour elle et pour lui.
Les oreilles bouchées, il se mit à entendre son propre cœur battre. Sa respiration devenant calme et lente.
Le jeune homme exprima dans un murmure :

_Je suis vraiment désolé ...



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Je ...  Je suis désolé ...  Je ne veux pas que tu m'en veuilles ou que tu sois triste ... Mais je ... J'ai des amnésies, c'est très rare mais ... Je ne sais pas si je te l'ai déjà dis, je ne me souviens pas ... Ma mémoire va me revenir dans quelques temps et je me souviendrais de toi. Je suis désolé ...


Comme je le craignais, mon ami ne réussissait pas à faire disparaître cette culpabilité d’avoir oublié. Mais il avait soulevé un point intéressant, sa mémoire reviendrait, je ne lui avais pas menti en affirmant que ça ne me dérangeant pas, mais j’étais tout de même heureuse de savoir que se serait temporaire.

Je ... Je peux ?

Je le laissais porter mes mains à ses oreilles, les couvrant. Quand la douleur me prenait à la tête c’était aussi l’un de mes réflexes, presser mes paumes contre mon crâne me semblait toujours bénéfique.

Je suis vraiment désolé ...

Si je ne lui coupais pas le son de mes mains je lui aurais dit que ce n’était rien. Le tableau que l’on offrait devait être particulier à regarder, moi, minuscule petite chose couvrant de mes pattes ce grand garçon à la chevelure rougeoyante. Mais je restais ainsi sans bouger, veillant tranquillement sur mon ami qui avait fermé ses paupières.

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interlude Lucy qui ne sert à rien Smile ne me jetez pas de pierres c'est prévu !
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La migraine du jeune homme se fit moins violence alors qu’il faisait des exercices de respiration. Il lui fallut quelques secondes avant d’ouvrir les yeux, se forçant à les ancrer dans ceux de la jeune fille.
Ayant toujours ses mains sur les siennes, il les serra légèrement pour libérer ses oreilles et les laisser retomber le long de son corps. Il se demandait s’il ne devait pas lâcher les mains de la jeune fille, mais il n’y arrivait pas, comme poussé par une force intérieure.
Sans un motet sans s’en rendre compte, il se mit à caresser doucement les petites mains qu’ils avaient dans les siennes. Il ne chercha plus dans sa mémoire, se contentant de regarder le jolie visage en face de lui.

Les souvenirs du jeune homme remontèrent comme des claques mentales. Il revoyait le doux sourire de la demoiselle, tournoyant dans son sweat trop grand pour elle, son visage éclatant dans la nuit, sa petite tête si adorable posé contre son cœur dans les derniers rayons de soleil.

Lucy !

Bon sang, à quelle époque était-il perdu pour avoir pu oublier Lucy ?!

Cette révélation se lisait sur son visage, comme s’il venait d’avoir une illumination. Puis, le roux afficha une mine remplis de remord et de tristesse.
Pourquoi est-ce que ça arrivait à Lucy ? Pourquoi est-ce qu’elle était triste à cause de lui ? Les rares fois où il était victime d’amnésie, ça devait tomber sur une personne qu’il appréciait beaucoup. Il ne méritait clairement pas son amitié.
Ne sachant pas quoi dire, le roux exprima, la gorge nouée :

_Je suis désolé ma lorialet …

Nevrabriel mit une main sur le dos de Lucy et l’autre sur l’arrière de sa tête pour la serre contre lui de plus belle.

_Je suis désolé … Désolé … désolé …

Aucun autre mot ne pu sortir de sa bouche pendant quelques instants. Ses amnésies n’étaient jamais totales, ses souvenirs revenaient toujours après quelques minutes, ou heures. Mais heureusement, il n’y avait jusque là seulement sa sœur et son médecin pour le voir. Sa hantise avait finit par avoir lieu, il avait bien vu la tristesse dans les yeux de son amie parce qu’il ne le reconnaissait pas.
Frustré, Nevrabriel serra de plus bel Lucy contre lui, la faisant légèrement décollé du sol. Bien qu’il était furieux contre lui-même, effondré pour son amie, il ne réussit toujours pas à lui expliquer cette partie de sa pathologie et lui murmura entre ses dents :

_Je ne voulais pas de faire de mal … je suis désolé … Pardonne moi, s'il te plait ...



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Quand nos mains jointes redescendirent guider par Nev et gentiment flatter par ce dernier, son visage changea. D’abord comme s’il découvrait le sens à toutes ses interrogations puis finalement se décomposant dans une sorte de remords tenace.

Je suis désolé ma Lorialet …

Cette fois il se rappelait vraiment, il n'y avait aucun doute, sa voix le confirmait. Et comme s’il fallait une évidence de plus il me serra contre son coeur. Il avait initié ce mouvement de façon volontaire, je ne lui avais pas imposé, il se souvenait de moi.

Je suis désolé … Désolé … désolé …

Ses mots m’attristaient, je lui avais pardonné à l’instant où j’avais compris la situation. Je voulais lui chuchoter de se calmer, que tout allait bien, mais avant que ne le puisse, je sentis mes pieds délaisser le sol.

Je ne voulais pas à faire de mal … je suis désolé … Pardonne-moi, s'il te plaît ...

Je savais tout cela, il n’y avait jamais eu de méchanceté en lui. Serrée contre mon ami à quelques centimètres du sol je ne pouvais pas vraiment bouger, je ne savais pas ce qui pourrait l’aider, il ne devait pas s’en vouloir.
Le laissant reprendre le silence calmement j’attendis encore quelques secondes, passant mes doigts trop fins dans son dos. Décrivant des cercles doux, puis lui murmurant ma pensée.

Tout va bien Nev, tu es pardonné, j’étais seulement inquiète pour toi, mais je ne t’en veux pas, je ne t’en ai jamais voulu.

Quand doucement mes pieds sentirent de nouveau le sol, je me décidais à tenter quelque chose. L’idée était stupide, elle ne changerait rien à sa détresse, mais qui sait peut-être que cela le détournerait de sa tristesse un petit moment.
Je me hissais sur la pointe des pieds, posant avec douceur mes lèvres sur le front de mon ami.

Voles, voles, pars loin tristesse…

L’idée me paraissait encore moins brillante après coup, mais ça ne coûtait rien d’essayer. Si je réussissais à lui voler un sourire, avec un bisou magique, c’était déjà suffisant.
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_ Je ne voulais pas de faire de mal … je suis désolé … Pardonne moi, s'il te plait ...

Nevrabriel s’en voulait tellement qu’il sentait tout ses organes se nouer. Comment est-ce qu’il pouvait se faire pardonner ? Il ferait n’importe quoi tellement il était rongé de remords.
Son corps était crispé sur celui de la lorialet, mais ceci n’empêcha pas cette dernière de venir masser délicatement le dos du rouquin.

_ Tout va bien Nev, tu es pardonné, j’étais seulement inquiète pour toi, mais je ne t’en veux pas, je ne t’en ai jamais voulu.

Le garçon se détendit un peu et relâcha la pression qu’il exerçait sur la jeune fille, la laissant retrouver le sol sur l’intégralité de ses pieds.

Si seulement c’était aussi simple … Nevrabriel trouvait son amie trop gentille de lui pardonner une telle chose. Elle lui accordait sa confiance, était prête à s’exposer dehors pour lui. Et lui, idiot et faible, il arrivait à oublier tout ça, les moments passés avec elle, son agréable sourire, ses petites mains chaleureuses, ses longs cheveux d’un blancs immaculés tel la robe d’une étoile dans le ciel. Comment faisait-elle pour ne pas lui en vouloir ? Peut-être que c’était la faute de sa maladie, mais sa maladie faisait partie de lui, et peut-être pour toujours.

Lucy se hissa sur la pointe de ses pieds pour déposer un baiser sur le front du jeune homme, entre ses mèches de cheveux écarlates. Le concerné écarquilla les yeux mais se laissa faire.

_ Voles, voles, pars loin tristesse…

Nevrabriel se mit à rougir violement en regardant Lucy. Il n’avait pas prévu ça … Pas du tout …
Les mots lui manquèrent et il eut une moue involontaire, se passant une main sur la nuque.

_Euh … Merci … Lucy …

Finalement, un sourire timide se dessina sur les lèvres de l’écossais pour accompagner ses mots. Mais la triste réalité revint assez rapidement et il du expliquer à son amie qu’il avait échoué dans sa simple mission.

_Je n’ai pas réussis à toucher mon hallucination. Elle risque de revenir, mais heureusement pas mon amnésie … à par si ma maladie à empirer …

Ah sa maladie … Il faudra en parler avec le docteur Elpida de sa courte amnésie. Courte mais existante.
Le jeune homme garda une main de Lucy dans la sienne pour se raccrocher à la réalité, même si présentement il aurait préféré être invisible. Il a été bien idiot de ne pas avoir tout expliqué à Lucy près du lac, ses courtes amnésie par exemple, elle ne devait pas si attendre. Lui non plus, la dernière fois qu’il en avait fait une, c’était l’année dernière. Nevrabriel se croyait même guérie de cet effet. Il avait tord de sous-estimer les parasites de son cerveau.
Maintenant le roux était bien dos au mur et son amie méritait certainement de savoir tout ce qui l’attendait.
Le roux prit une profonde inspiration avant de s’exprimer, regarda le sol avec honte.

_Lucy … maintenant que tu as vu ce que causait ma maladie … est-ce que …

Nevrabriel dut s’arrêter un moment, osant lever son regard vers celui de la jeune femme.

_Je ne peux pas te promettre de ne jamais t’oublier. Si mon cerveau va mal, de plus en plus mal, il risque de s’arrêter de fonctionner … Tu comprends ? … Tu m’a dis que tu serais là jusqu’à ce que je sois vieux, mais en vérité Lucy … Je ne sais pas si j’aurais le temps de vieillir. Si ma maladie s’aggrave, je ne vivrais pas longtemps.

C’était certainement difficile à encaisser pour la jeune fille. Elle a vécu quatre ans dans un hôpital, elle avait du en voir des gens partir du jour au lendemain, mais entendre d’une personne qu’on apprécie qu’il risque de partir ainsi, sans avoir rien connu de la vie finalement, ce n’était certainement pas plaisant du tout.
C’était peut-être pour ça qu’il n’en parlait jamais, parce que la réalité était bien plus douloureuse qu’il le laissait croire, et ne voulait le croire. Mais malgré ses sourires, il était parfaitement conscient de ce qui l’attendait, potentiellement.

_Je sais que ce n’est pas facile ce que je te dis, mais j’aimerais que tu me promettes de ne pas être triste si ce jour devait arriver plus tôt qu’on ne le pense.

Le jeune homme posa ses mains sur les joues de sa lorialet et lui fit un sourire sincère.

_Tu te feras beaucoup, beaucoup d’amis ici qui t’emmèneront dans de belles aventures, jusqu’au pied d’un arc-en-ciel.

Mais ça ne sera pas moi …

Cette demande, il ne l’avait jamais faite auparavant, certain de guérir. Mais son amie a été témoin de ce que son cerveau malade était en train de subir. Son mal faisait déjà tellement de peine et de soucis à sa famille, il espérait que ce tord ne serait pas causé dans cette petite île perdue, c’était raté. Etait-ce égoïste de vouloir des amis malgré tout ? Même si on risquait de les oublier un jour ? Tout le monde oubliait, c’était un fait, les gens se perdaient de vus, mais lui … Pourquoi ?
Nevrabriel posa doucement son front sur celui de Lucy, en fermant ses yeux.

_Si je n’arrive pas à te reconnaitre ou si je pars, tu me promets que tu ne seras pas triste, d’accord ?



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Euh … Merci … Lucy …

Un sourire discret illumina un moment le visage de mon ami, bien qu’il s’enfuît presque aussitôt, j’étais heureuse qu’il ait été là.

Je n’ai pas réussis à toucher mon hallucination. Elle risque de revenir, mais heureusement pas mon amnésie … à par si ma maladie à empirer …

Pour son bien j’espérais sincèrement qu’il ne revivrait pas d’autre amnésie prochainement, surtout voyant la culpabilité qui l’avait empoignée juste après. Pour son hallucination, je ne pouvais rien faire, s’il disait qu’elle risquait de revenir, je resterais simplement avec lui, aussi longtemps qu’il le faudrait pour la faire partir.

La tête baissée, mon ami continua.

Lucy … maintenant que tu as vu ce que causait ma maladie … est-ce que …

Relevant la tête pour croiser mon regard il reprit.

Je ne peux pas te promettre de ne jamais t’oublier. Si mon cerveau va mal, de plus en plus mal, il risque de s’arrêter de fonctionner … Tu comprends ? … Tu m’a dis que tu serais là jusqu’à ce que je sois vieux, mais en vérité Lucy … Je ne sais pas si j’aurais le temps de vieillir. Si ma maladie s’aggrave, je ne vivrais pas longtemps.

De tout mon possible je m’ordonnais à garder une expression neutre, le temps d’assimiler ce qu’il me disait, ce qu’il me demandait. J’avais regardé bien des gens passer lors de ma vie, Mais l’idée que Nev pouvait les suivre et rapidement me glaça. Non, la situation n’avait-elle donc pas changé!? Ma chambre d’hôpital ne s’était qu’agrandit? Espoir, c'était le nom de cet institut, espoir, je me concentrais sur ce mot me le répétant silencieusement, des cailloux tombaient un à un s’entassant dans mon ventre. Les galets douloureux avaient atteint ma gorge quand Nev reprit parole.

Je sais que ce n’est pas facile ce que je te dis, mais j’aimerais que tu me promettes de ne pas être triste si ce jour devait arriver plus tôt qu’on ne le pense.

Ce sourire, non non, ce n’est pas du jeu, ranges tes mains Nev, tu triches. Tu n'as pas le droit de sourire et de me demander ça. Je ne voulais pas qu’il s’en veuille, je ne devais pas être triste. Je ne pouvais rien promettre, je ne pouvais pas parler. Les lèvres serrées, j’avais mal à la mâchoire, j’étouffais, la gorge et le palet envahis de caillasse. J’avais envie de lui hurler dessus qu’il n'avait pas le droit, j’essayais d’avaler toute cette pierraille douloureuse.

Tu te feras beaucoup, beaucoup d’amis ici qui t’emmèneront dans de belles aventures, jusqu’au pied d’un arc-en-ciel.
C’était avec lui que je devais trouver l’arc-en-ciel, il n’y avait pas d’autres possibilités. Mon corps restait figé, statufié. Le front chaud de mon ami se posant sur le mien, la pierre se fissura laissant passer le contact.

Si je n’arrive pas à te reconnaitre ou si je pars, tu me promets que tu ne seras pas triste, d’accord ?

Non.

Le mot était sorti, vidant ma bouche de sa gravelle, la réponse était non.

Tu ne serais pas triste si je mourrais demain? C’est ma tristesse Nev, elle fait partie de ce que je ressens pour toi, pour notre amitié, tu ne peux pas me la prendre. Tu ne peux pas me demander ça. Ne me le demande plus, plus jamais!

J’avais chuchoté en disant cette phrase, alignant des mots sans y penser.

Je veux être avec toi quand tu vas bien, mais aussi quand tu vas mal. Je ne connais rien en l’amitié, Nev, Mais ne vouloir que le bon ce n'est clairement pas ça. Tu me blesseras, et je te blesserais ce n’est pas grave, la vie s’est ça.
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_Si je n’arrive pas à te reconnaitre ou si je pars, tu me promets que tu ne seras pas triste, d’accord ?

_Non.

Le garçon ouvrit doucement les yeux. Il s’attendait à beaucoup de réponse, mais pas à celle là. Il était vraiment proche du visage du Lucy, collé sur son front, mais se força à la regarder dans les yeux.

_Tu ne serais pas triste si je mourrais demain? C’est ma tristesse Nev, elle fait partie de ce que je ressens pour toi, pour notre amitié, tu ne peux pas me la prendre. Tu ne peux pas me demander ça. Ne me le demande plus, plus jamais!

Sans un mot, le jeune homme baissa le regard, honteux. Il ne savait pas comment il aurait réagit à la place de son amie si les rôles étaient inversés.
Aurait-il dis « d’accord » ? Il se savait obéissant, docile, mais il savait également qu’il était dévoué aux personnes qu’il aimait. Sa famille, ses amis. Le peu de personne qu’il a réellement prit d’une profonde affection, il aurait pu traverser un immeuble incendié pour eux.

_Je veux être avec toi quand tu vas bien, mais aussi quand tu vas mal. Je ne connais rien en l’amitié, Nev, Mais ne vouloir que le bon ce n'est clairement pas ça. Tu me blesseras, et je te blesserais ce n’est pas grave, la vie s’est ça.

Nevrabriel se redressa et releva son regard vairon sur les yeux de Lucy. Il lâcha les joues de la lorialet et la regarda un instant. Puis, doucement, il arrangea les mèches blanches qui lui tombaient sur le visage avant de sourire.

_ Beag Lorialet gu math dha mo chridhe. Gus a dhol an sàs le fear-chinnidh, bidh e nas miosa na e.1

Le rouquin abandonna les cheveux de la demoiselle, posant cette même main sur sa frêle épaule. Doucement, il déposa un baiser sur le front de la jeune fille, comme elle l’avait fait pour lui. Il ne savait pas vraiment pourquoi il faisait ça, mais il en avait envie, comme si ça allait rassurer la jolie enfant de la lune. Puis, Nevrabriel attira la demoiselle contre lui et lui offrir une étreinte, fermant les yeux pour apprécier cette agréable chaleur humaine.

_Excuse moi, je peux être idiot parfois. Je ne te demanderais plus jamais ça. Je suis désolé.

L’écossais resta un moment à caresser les cheveux de Lucy en la serrant contre lui. Il aurait pu le faire longtemps, si un bourdonnement ne vint pas envahir ses oreilles. Plus que les sifflements, Nevrabriel avait ce bruit en horreur. Il ouvrit doucement les yeux pour fixer le fond du couloir. Mais il n’y avait rien.
Perdant son sourire, il se lâcha doucement son amie et se retourna complètement.
Elle était bien là.

Elle le regardait, avec son sourire si aimable et familier.
Il la regarda pendant un certain temps, comme s’il la défiait.

Le jeune homme quitta complètement son amie et se dirigea vers cette femme aux boucles anglaises. Plus il marchait, plus il se perdait dans son illusion. Le couloir se transforma peu en peu en une salle qu’il a bien connu. Une salle lumineuse, avec un canapé, un fauteuil où était assise la dame. Une bibliothèque qu’il aimait parcourir. Il y avait ce tapis dans les tons jaunâtre de mauvais gout. Un bureau en chêne clair bien rangé. Mais ce qui était représentatif de cette pièce était cette cornemuse accrochée au mur comme un objet décoratif. Le garçon s’arrêta devant le canapé sans s’y asseoir. Il regardait la dame dont les jambes étaient élégamment croisées, son dossier manuscrit fermé sur ses genoux.

_Tu vas mieux ? Les voix dans ta tête se sont calmées ?

Le jeune homme regarda doucement autour de lui, comme réveillé d’un rêve. Mais il était bien là à présent, dans cette pièce, en Ecosse, avec sa psychologue.
Finalement, l’adolescent reporta son attention à son médecin et lui répondit, infiniment bas :

_Oui madame …

_Nev, on devrait en parler. Depuis quand es-tu malade ?

_Je ne suis pas malade …

_Nev. Tu as une ecmnésie. Ça veut dire que tu revis les scènes de ton passé comme si elles étaient présentes. Pourquoi ne l’as-tu dis à personne ? Je suis là pour vous aider, ta sœur et toi, à avancer par rapport à la mort de votre frère. Mais je ne peux pas le faire si tu ne me dis rien.

_Je ne suis pas malade …

_Est-ce à cause de ça que ta sœur ne veut pas faire de séance avec toi ?

_Elle … ne me pardonnera jamais … n’est-ce pas ?

_Pas tant que tu seras malade. Depuis quand vois-tu des choses qui n’existent pas ? Comment fais-tu pour savoir si je suis réelle ? Suis-je réel pour toi ? Es-tu encore en Ecosse à l’heure actuelle ? En quelle année es-tu ? Où es-tu ? Avec qui es-tu ?

_Je …

Le jeune homme regarda autour de lui. Tout était si réel. Mais il n’arrivait pas à savoir si c’était une illusion ou la réalité. Pourtant, l’odeur du lilas débordait dans ses narines. La voix de la psychologue lui était limpide. Les meubles, la vue par la fenêtre, la lumière du soleil, tout était clair. Tout était là. Il n’avait aucune raison de douter de ce qu’il voyait. Mais il y avait ces bourdonnements incessants qui lui donnaient de violent maux de tête en perçant ses tympans. C’était douloureux. Et ça devenait de plus en plus insupportable.
Nevrabriel porta une main à sa tête, agrippant ses cheveux, comme si ça pouvait le soulager.

_Je suis perdu …

L’écossais tendit la main vers la dame. Il commença a avancé vers elle, traversant le canapé qui disparut dans une fumée invisible. Les meubles, le tapis, la lumière, tout disparaissait près de lui pour redevenir un couloir froid. Rien n’était réel. Cette femme n’était pas là. Il n’était pas en Ecosse. Il n’était pas en 2013 avec sa psychologue.

_Nev …

Elle l’appelait, mais il ne voulait plus l’entendre. Il en avait assez de vivre dans le passé. Un passé douloureux qui lui rappelait sans cesse qu’il était malade.
Il ne voulait pas l’être. Il voulait oublier qu’il l’était, même si tout le lui rappelait. Son médecin, l’Institut, les surveillants, l’uniforme, ce matricule, les patients, ses parents, même sa grand-mère qu’il ne voyait qu’une fois par mois.

_Nev … est-ce que tu as tué ton frère ?

Le jeune homme se figea, bras tendu, à quelques centimètres de son illusion. Cette dernière le regardait avec beaucoup de tristesse dans les yeux.

Tremblant de tous ses membres le jeune homme fit deux pas en arrière, ne pouvant pas dévier ses yeux de ce regard. Tous ces souvenirs lui revinrent d’un coup. Toutes ces séances avec sa psychologue pendant un an. Tout. Son déni de sa maladie. Son déni de l’accident. Le déni total. Il ne voulait rien accepter et pourtant, c’était grâce à elle qu’il avait compris que son cerveau allait mal et qu’il fallait agir pour le sauver. Elle avait prit son cas vraiment à cœur et voulait vraiment l’aider, mais il l’a repoussé, jusqu’au dernier jour, le jour où il fut envoyé à l’Institut il y a 5 ans. Dans sa dernière séance, après un an sans avoir pu aider son patient, elle lui avait posé cette question qui l’avait brisé et la seule à laquelle il n’a jamais voulu répondre.
« Est-ce que tu as tué ton frère ? »

La dame disparut avec ce visage remplis d’une profonde tristesse et Nevrabriel revint à la réalité. Le souffle court, il tomba à terre. Il porta une main à son torse pour serrer son cœur qui allait exploser.

_Je suis désolé … J’aurais du le savoir … J’aurais du le savoir …




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1 Petite Lorialet chère à mon cœur. S'engager avec un fou, c'est être plus fou que lui (célèbre proverbe Ecossais)



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Beag Lorialet gu math dha mo chridhe. Gus a dhol an sàs le fear-chinnidh, bidh e nas miosa na e.

Des mots vides de sens à mes oreilles sortirent de la bouche de Nev. De ce dialecte inconnu je ne compris que Lorialet, le reste me semblait totalement inconnu.
Puis je sentis les lèvres de mon ami effleurer mon front, peu importe la nature de ses paroles elles ne devaient pas me reprocher ma réponse. Attirer une fois de plus contre Nev je me laissais faire attendant voire s’il me confierait sa pensée dans des thermes que je pouvais comprendre.


Excuse moi, je peux être idiot parfois. Je ne te demanderais plus jamais ça. Je suis désolé.

Mon corps semblait plus léger, cette question ne reviendrait plus, elle était partie emmenant avec elle les cailloux qui m’envahissaient. J’étais bien ainsi. Je m’égarais à penser que c’était enfin fini, quand Je sentis le corps contre moi s’éloigner et me tourner le dos. J’étais de nouveau plantée derrière mon ami, une vitre invisible l’éloignant de moi. Mais cette fois j’étais mieux préparé, il m’avait prévenu que son hallucination reviendrait, il allait la toucher et il reviendrait. Je devais être patiente, attendre qu’il règle ses comptes avec lui-même. Il s’était déjà éloigné quand je l’entendis parler

Oui madame …
Je ne suis pas malade …
Je ne suis pas malade …
Elle … ne me pardonnera jamais … n’est-ce pas ?
Je …
Je suis perdu …


Malgré mon attention je ne comprenais pas à qui il pouvait bien parler, cette conversation sans réponse était particulièrement étrange à observer. À sa posture, au son de sa voix il était certains que Nev parlait pourtant bel et bien à quelqu’un. Je me refusais de trouver cette situation perturbante.

En retrait l’attendant sagement je l’avais regardé s’avancer avant de s’effondrer sur le sol. Une main sur la poitrine.

Je suis désolé … J’aurais du le savoir … J’aurais du le savoir …

Nev!

J’avais crié sans trop m’en rendre compte, le son de ma voix m’avait surpris, puis un instant plus tard, je parcourus à toute vitesse la distance me séparant de mon ami. Pourquoi semblait-il souffrir, que s’était-il passé dans l’invisible pour le mettre dans cet état?
Je le rejoignais sur le sol, ne sachant pas quoi faire pour lui venir en aide. J’allongeais le Bras Mais suspendus mon geste. C’était la première fois que je redoutais de le toucher. J’avais peur de le briser.
Je tentais une main, frôlant à peine son bras.

Nev, tu dois me dire quoi faire, je ne sais pas, je t’en prie!

M’entendait-il? Me voyait-il? Je doutais que mes paroles lui parviennent. Les yeux gorgés d’eau, je n'y voyais plus très bien. Que faire, que faire? J’attendais une réponse n’importe quoi, un signe qu’il m’entendait peut-être? Je me permis de tenir fermement mon ami, s’il avait à tomber je pourrais le basculer vers moi pour qu’il ne se fasse pas mal, du moins je l’espérais. Je devais parler, essayé de le rassurer, mais chaque fois que je tentais de dire son prénom, je me sentais comme prise à la gorge, la panique s’insinuant dans mes cordes vocales. S’il ne se reprenait pas très vite je pourrais courir chercher quelqu’un !
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_Je suis désolé … J’aurais du le savoir … J’aurais du le savoir …

_ Nev!

La voix de Lucy raisonnait dans le couloir, ou était-ce dans la tête du jeune homme ? Dans tout les cas, Nevrabriel resserra sa prise sur son cœur, comme si ça pouvait l’aider à aller mieux. Il avait l’impression de ressentir un sentiment qu’il avait pensé avoir surmonté, mais elle semblait être revenue en même temps que ses démons du passé.
Et c’était terriblement douloureux …

Le rouquin sentit la présence de la lorialet seulement lorsqu’elle lui frôla le bras. Elle restait avec lui ?

_ Nev, tu dois me dire quoi faire, je ne sais pas, je t’en prie!

Le jeune homme avait une vision troublé par ses violents maux de tête semblable à des coups de marteaux et préféra fermer les yeux. Il tapota le sol jusqu'à trouver la main de son amie et la serrer dans l’espoir d’avoir une présence à ses cotés.
Il devait se calme, pas la peine de faire une crise de panique au milieu du couloir. C'était terminé, ce n'était rien qu'un souvenir.
Nevrabriel fit de profonds exercices de respirations. Plus il se détendit, moins il pressa la main de Lucy.
Lorsque son pouls repris un rythme convenable et régulier, il ouvrit ses yeux fatigués. Il était maintenant encore plus pâle qu’à son habitude, si bien que ses taches de rousseurs se voyaient à peine et de violentes cernes se dessinaient où se trouvaient ces attraits physiques. Si sa maladie ne se voyait pas, à cet instant, il fallait être aveugle pour ne pas voir que le jeune homme n’allait pas bien.
Les bourdonnements devinrent de plus en plus forts mais Nevrabriel ne voulait pas inquiéter son amie plus qu’il ne l’avait déjà fait. Cependant, il ne pouvait empêcher une légère grimace dû à la douleur. Seulement, il savait qu’il ne tiendrait pas longtemps. Il força le sourire avant de dire :

_Lucy ... Ramène moi dans ma chambre ... S'il te plaît.

Le jeune homme se releva, mais il savait qu’il que ça serait très difficile pour lui de rejoindre son lit. Il posa une main sur l’épaule bien frêle de son amie pour prendre un léger appuie. Assez pour soutenir son poids et assez pour ne pas faire de mal à son amie.
Mais lorsqu’il fut debout, un liquide rougeâtre quitta une des narines du jeune homme, glissant lentement sur ses lèvres, son menton, et alla s’écrouer sur le sol. A cet instant, une autre goute quitta son autre narine et fit le même trajet que son confrère. Le rouge de ce liquide ressortait sur sa peau affaiblit, mais contrairement à ses cheveux qui faisaient penser à un crépuscule, ce rouge appelait à la tragédie, comme une tâche sur une robe de mariée d’un blanc immaculé.

Avant que le jeune homme n’ait eut le temps de porter une main à sa bouche, pour découvrir la nature de ce liquide, des bourdonnements d’une violence atroce vinrent lui percer les tympans. Il serra les dents et porta ses mains à ses oreilles en fermant les yeux. Il avait l’impression que tout bougeait autour de lui, que sa tête allait exploser. Des ultrasons, une alarme stridente, des griffes sur un tableau, une bombe. Une impression qu’une main imaginaire venait broyer le cerveau, les tempes. La sensation de marteaux piqueurs qui attaquaient chaque partie de la boite crânienne.
Sa tête allait exploser !

Nevrabriel sentait des remontées gastriques dues à sa douleur des plus atroces.

« Si tu vomi, c’est que la douleur a atteint son paroxysme. » C’était ce qui lui avait dit son médecin. Et dans ce cas là, il n’avait plus le choix d’aller le voir.

Nevrabriel se boucha les oreilles plus fermement en se recroquevillant sur lui-même. Il cherchait un contact avec le mur pour pouvoir si appuyer, mais le mur semblait hors de portée et son corps tomba à terre. En ouvrant les yeux, il voyait flou mais avait l’impression que des dizaines de personnes le regardaient. Il n’arrivait pas à les entendre, ni les distinguer correctement. Tout bougeait autour de lui. Le mal que ressentait le jeune homme était si violent que son corps manifestait une envie de vomir en plus de cette épistaxis.
L’écossais du fermer les yeux vivement, empêchant son mal d’empirer par ce tournis qui n’avait pas de sens. Il se recroquevilla de plus en plus sur lui-même, pressant ses mains sur ses oreilles du plus fort qu’il pouvait.

Nevrabriel voulait appeler à l’aide, un médecin, un surveillant, que quelqu’un arrête ces atrocités dans ses tympans !
Mais il était incapable de bouger, incapable de se lever et marcher vers une personne qui pourrait lui donner ce dont il avait besoin.
Même si le jeune homme aurait aimé un contact avec son amie qui ne l’abandonnait pas, il n’arrivait pas à lâcher sa tête, comme si la pression atténuait la douleur.

Il voulait demander à Lucy d’aller chercher son médecin. Donatien était parfaitement au courant du mal qui rongeait le roux et saurait parfaitement quoi faire. Mais il n’y arrivait pas, tout ce qu’il arrivait à sortir de sa bouche était un cri de souffrance.



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La main de Nev trouva la mienne sur le sol, je soupirais un peu soulagée qu’il soit assez conscience pour effectuer ce geste. Il semblait réussir à se calmer, sa main n’écrasant plus la mienne.

Lucy ... Ramène-moi dans ma chambre ... S'il te plaît.

Hochant vigoureusement de la tête, enfin je pouvais faire quelque chose. Il prit appui sur moi et commença à se relever. J’allais le féliciter pour son effort quand une goute sinistre gouta près de moi je relevais les yeux, Nev saignait du nez. Recroquevillé il semblait la proie d’une terrible douleur, au moins ou bruyamment il retourna au sol, je le rejoins tant bien que mal. Tremblante de peur pour mon ami. Que devais-je faire? Les paroles de ma mère me remontèrent.
« Lucy, quand tu saignes du nez tu dois pincer l’arête de ton nez et pencher la tête par en avant »

Nev les mains pressées contre les oreilles ne semblait pas dans l’état de le faire lui-même. Sans prendre le temps de remonter mes manches j’attrapais d’une main son menton pour mettre sa tête dans un meilleur angle et de mon autre, je tentais de pincer l’arête de son nez comme on me l’avait appris. Malgré l’effort, le sang continuait de perler le long de son visage, j’essayais qu’il ne lui goûte pas dessus, la main qui lui tenait le menton maintenant en coupe. Mais cela ne semblait pas suffisant.

Le sang de mon ami s'accumulait doucement au creux de ma main, des sillons sombres sur ma peau trop pâle. Je devais vraiment trouver de l’aide! Mais ça signifiait aussi laisser Nev recroquevillé seul dans le couloir. Je devais tout de même tenter ma chance.
Sans m’en rendre compte j'avais dépassé de quelques minutes l’heure de ma séance avec le docteur Elpida. Il serait sans doute encore le haut à m’attendre! Essuyant une dernière fois le sang sur visage de mon ami, du revers de la main.

Je vais chercher de l’aide

Posant un baiser sur le dessus de sa tête, je me relevais, essayant de ne rien tâcher avec mes mains.

je reviens vite promis!

En courant je quittais mon ami pour me diriger dans la cage d’escalier. Sans me tenir à la rampe, je montais les marchés deux par deux. Le cardio n’était décidément pas mon fort, j’avais certes réussi à monter au troisième d’une traite, mais mes poumons me brûlaient. Et surtout, je m’écrasais pathétiquement à la dernière marche, ayant tenté d’y arriver trop vite. Je considérais mes mains écarlates quelques secondes avant de les essuyer grossièrement sur mon chandail. Les mains maintenant moins gluantes, je me relevais en prenant appuie sur le sol. Une fois remis sur pied, je repris ma course direction la salle de soins. Arrivée devant la porte je ne m’attarda pas à frapper, j’avais une tâche à accomplir et elle avait pris le dessus sur ma politesse. J’entrais donc sans me faire prier dans la salle. J'avais trouvé le médecin, je devais maintenant lui demander son aide.
Ma course ayant cessé, je sentis le sel perler à mes cils avant de rouler sur mes joues.

Je-J’ai besoin d’aide.

J’essuyais mes yeux, tachant ma peau de ce qui restait de la douleur de mon ami. Je devais avoir l’aire pitoyable, une petite femme blême tachée de rouge.

J’observais à peine l’homme élégant et immaculé devant moi.

Je vous en supplie Monsieur, suivez-moi!

J'avais parlé plus fort qu’a mon habitude, l’heure n’était pas à la timidité ou au bavardage délicat. Mais je ne bougeais pas, attendant qu’il accepte de me suivre.
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FAITES-LES TAIRE OU ACHEVEZ-MOI


Donatien marchait paisiblement dans les couloirs de l'Institut, profitant de l'arrivée du printemps. De timides rayons diurnes transperçaient les vitres, dessinant des flaques lumineuses sur le carrelage. Les pieds nus, l'homme savourait le contact entre le froid du sol et la chaleur craintive de ce soleil matinal. Il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid. La température presque frileuse respirait la renaissance. Les bourgeons à l'extérieur frémissaient quand à leur future éclosion, et Donatien aimait s'attarder sur leurs tremblements.
Il avait rendez-vous avec Edelweiss ce matin. Les séances étaient encore neuves. Le médecin tâtonnait parfois. Il y avait des matins où ils se contentaient de parler pour qu'il cherche d'abord à la cerner, à la comprendre. Elle était la fleur qu'il voulait faire éclore avant de pouvoir sentir ses pétales, travailler sa tige, observer son bulbe ...
D'excellente humeur, Donatien poussa la porte de la salle de soins. Il enfila une blouse par dessus son haut blanc trop large, puis posa le dossier sur le chariot à roulettes. Il disposa deux chaises l'une en face de l'autre, n'ayant pas encore mis Edelweiss sur sa table d'auscultation. Elle n'était pas encore prête pour être allongée.
Aujourd'hui, il improviserait. Il la regarderait longuement, puis verrait bien ce qu'il pourrait faire.
Une jambe croisée sur l'autre, il attendit.
Attendit.
Attendit ...
Depuis quand était-elle en retard ?
Il se leva de sa chaise, furieux. Comment osait-elle lui manquer de respect, à lui, son médecin ? Il l'avait bien choisie pourtant ! Comme pouvait-elle penser le décevoir ? Cette petite impertinente méritait une correction bien placée...
Les dents serrées, les poings fermés, les jambes tendues, Donatien, droit comme un I, ne bougeait pas. Les pieds enracinés dans le sol, la poitrine comprimée, il réprimait la colère qui grondait dans son ventre.
Il allait claquer le dossier et la porte, ne voulant pas laisser l'opportunité à la patiente de revenir, quand elle fit irruption dans la pièce.
Consterné, Donatien la dévisagea. Sa pureté n'était plus qu'un fantôme qui la suivait, incapable de redevenir cette aura qui la caractérisait si joliment. Du sang avait essuyé son innocence et sali son ingénuité. Les mèches emmêlées et le regard qui avait changé. Donatien n'essaya même pas de traduire ce qu'il voulait bien dire, inquiété par les paroles de sa patiente :

- Je-J’ai besoin d’aide.

Il ne l'écoutait déjà plus. Trousse de secours dans la main, cheveux attachés en queue basse, le visage dégagé pour la première fois, il lui passa devant, le pas sec. Il était toujours en colère, mais les raisons avaient changés. Quelqu'un ou quelque chose avait cherché à faner son Edelweiss.
Personne. Ne. Touchait. A. Ses. Protégés.
Il suivit sa patiente et découvrit son Pavot, allongé. Son nez saignait et il se bouchait les oreilles. Donatien pila net. Avait-il envie de vomir ?
Il reconnut tout de suite le paroxysme de l'hallucination qui saisissait le rouquin. Très  professionnel, et surtout inconsciemment terrorisé à l'idée de perdre son patient, il se pencha près de lui. Tandis qu'il lui ouvrait la bouche de deux doigts, il questionna Edelweiss.

- Fais-moi un bref résumé de ce qu'il vient de se passer. Va à l'essentiel et ne m'encombre pas de détails.

Il tourna Pavot en position latérale de sécurité et lui ouvrit la bouche, il ne fallait pas qu'il s'étouffe en vomissant. Ses gestes étaient, encore plus qu'à l'accoutumée, précis. Ils n'étaient pas brouillons ou indécis. Donatien savait ce qu'il devait faire.
Comme il se bouchait les oreilles, Donatien devina que le rouquin ne l'entendrait pas. Pourtant il lui fallait un rapport à la réalité, quelque chose qui le reconnecte. Le fait de simplement le manipuler pour le mettre en sécurité ne suffirait sûrement pas. Alors que d'une main il lui écartait les lèvres, l'autre vint tendrement dans les cheveux du rouquin, comme il avait l'habitude de les caresser. Ce contact qu'il avait souvent avec lui n'était pas uniquement apaisant pour le médecin, il avait ce but : celui d'aider Pavot à revenir vers la réalité en cas d'hallucinations graves. Depuis le temps qu'il l'exécutait, Donatien espérait bien que ce soit efficace ici.





Donatien t'honore de sa parole en #0099ff

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