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L'anniversaire de Nev [PV : Agnès]

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L'anniversaire de Nev




Jeudi 12 avril 2018

C’était ce qu’avait noté Donatien sur son rapport du jour. Nevrabriel sentait que cette date avait une signification pour lui. Une date importante. Mais il se dit rapidement que si c’était si important, il s’en souviendrait.
Ainsi, le jeune homme passa une matinée des plus ordinaires ; un peu de jogging, un petit déjeuné, une auscultation avec son médecin, de la lecture, beaucoup de temps avec son violon sur les cotes.
On lui annonça également qu’il aurait le droit à un coup de téléphone dans l’après midi. Nevrabriel était toujours heureux de recevoir des appels, mais ne savait pas pourquoi aujourd’hui spécialement. Le surveillant ne pouvait pas lui en dire plus malheureusement, lui non plus n’était pas mis dans la confidence.

Le temps passa sur l’île et il était déjà l’heure du déjeuné. Le roux se dit qu’il allait s’y rendre plus tôt aujourd’hui, et manger correctement. Surtout manger correctement. Lui qui d’habitude venait vers les derniers, ou ne venait pas du tout, ayant mauvaise appétit. Mais s’étant pris une remarque de Donatien sur son poids, il s’était dis qu’il serait temps de se forcer un peu. Bien qu’il n’était pas en sous régime, mais ça n’allait pas tarder s’il continuait à faire sa mauvaise tête.
Et puis, manger avec ses amis pourraient peut-être lui donner le gout du plaisir de la nourriture. Il devait se reprendre, malgré les petits incidents récents.

Un livre à la main, le jeune homme attendit dans la file, se servant du menu entier, pour une fois. Toutes ces choses sur son plateau lui semblaient trop. Il allait vraiment tout manger ? Soit.
Mais lorsque l’écossais s’apprêtait à partir pour prendre une place, la dame derrière le comptoir l’interpella.

_He, X36 ! T’as oublié quelque chose !


Nevrabriel se retourna et ses yeux s’écarquillèrent en voyant un petit gâteau d’anniversaire venir s’installer sur son plateau.
Son sang, mais oui ! C’était son anniversaire !
Le jeune homme eut un sourire si large et si communicatif que la dame de cantine se mit à sourire également en lui souhaitant un bon anniversaire. Le roux l’aurait bien embrassé pour la remercier, mais se contenta d’un remerciement sincère en regardant la pâtisserie spécialement pour lui. Il devinait sans mal qui en était l’auteur, puisse que ça faisait trois ans qu’il avait le droit à cette agréable attention.

Après le déjeuné, Nevrabriel n’avait pas touché à sa pâtisserie. Son violon sur le dos, son livre d’une main et le petit gâteau de l’autre, l’écossais traversa tout le bâtiment pour se rendre dans le bâtiment administratif où se trouvait le personnel.
Il devait être un peu idiot à fixer son gâteau, comme s’il allait s’envoler, mais le jeune homme se savait maladroit et ne voulait surtout pas gâcher une si gentille attention à son égard.
Faisant très attention au gâteau et longeant les murs jusqu’au bureau de Mademoiselle Dessanges, Nevrabriel frappa doucement à la porte, attendant d’être invité à entrer.
Lorsque la douce voix de la secrétaire s’éleva pour le laisser franchir son bureau, Nevrabriel ouvrit la porte, un grand sourire berçant son visage.
Bien qu’elle l’ait invité à entrer, le roux vérifia qu’elle était seule et préféra être poli et demanda :

_Bonjour mademoiselle Dessanges, est-ce que je peux entrer ?


Dernière édition par Nevrabriel le Mer 4 Avr - 21:27, édité 1 fois


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Secrétaire de Donatien
Ce matin-là, Agnès se réveilla très tôt. Elle avait des choses à faire avant d’entamer sa journée de travail. Elle se prépara donc rapidement, toute guillerette. Aujourd’hui, c’était l’anniversaire de Nevrabriel, et elle serait sa bonne fée pour la journée. Elle mit un paquet cadeau dans son sac avant de s’en aller. Elle devait passer à la cantine pour s’assurer que son protégé aie bien son gâteau d’anniversaire et être revenue à temps pour servir à temps le thé de Donatien.
L’air était encore frais en ce matin du 12 avril mais le soleil lui réchauffait la peau, c’était agréable. Agnès trottina donc jusqu’à la cantine pour se rappeler à leurs bons souvenirs… et ce même si elle leur avait déjà déposé un mot la veille pour leur rappeler l’importance que revêtait cette journée. Par chance, tout était prêt et elle put donc retourner à ses tâches quotidiennes rassurée.
Après avoir donné son thé et fait le point de la journée avec son patron, elle s’enferma dans son bureau pour lapider sa paperasse habituelle, ce qui lui prit toute la matinée. Elle avait les pensées un peu ailleurs. Elle espérait qu’elle n’aurait pas trop de mal à trouver Nevabriel en fin de journée pour lui donner son cadeau. Surtout, elle espérait qu’il lui plairait parce que cette année, elle s’y était prise tôt pour lui en faire un, un peu plus spécial que d’ordinaire. Ca lui avait pris plus de temps que l’habituel grigri en crochet qu’elle faisait les week-ends pour les anniversaires de la semaine mais cela faisait maintenant trois ans qu’elle connaissait le jeune roux et elle avait appris à un peu mieux cerner ses goûts. Aussi, elle avait profité d’avoir un peu plus de temps maintenant qu’elle en avait terminé avec la refonte des catégories de patients pour lui faire un petit quelque chose de plus… Personnel. Et elle espérait aussi que le gâteau lui plairait bien sûr. Mais en même temps, qui pouvait ne pas apprécier un gâteau au chocolat ?
En début d’après-midi, alors qu’elle se remettait au travail après une de ses éternelles chamailleries avec Hyppolite, on frappa à sa porte.

- Entrez ! Dit-elle, sans vraiment regarder en direction de la porte, concentrée sur ce qu'elle était en train de faire.

Les gonds de la porte grincèrent et surprise ! Ce fut le visage de Nevrabriel qui se dessina dans l’entrebâillement de la porte. Il sembla fouiller les lieux du regard avant de lui dire avec un sourire.

- Bonjour mademoiselle Dessanges, est-ce que je peux entrer ?

Un immense sourire se dessina en retour sur le visage de la secrétaire. Elle ne s’attendait pas à le voir ici, techniquement, les patients ne mettaient pour ainsi dire jamais les pieds dans le bâtiment administratif mais elle était trop contente pour lui en tenir rigueur. Et puis, au moins, elle n’aurait pas à chercher après lui ce soir, c’était toujours ça de pris. Elle se leva aussitôt, laissant son stylo tomber à l’endroit où il le souhaiterait en s’exclamant.

- Bien sûr Nevrabriel ! Je t’en prie ! Tu passes une bonne journée ?

Elle contourna son bureau, lui tirant une chaise pour l’inviter à s’asseoir. Elle le regarda s’approcher avec un sourire qui se transforma vite en moue contrite lorsqu’elle constata quelque chose. Le jeune homme avait son gâteau à la main.

- Tu n’as pas mangé ton gâteau ? Il ne te plaît pas ?

Zut. Elle qui avait tout fait pour que cette journée puisse être aussi parfaite que possible pour une journée d’anniversaire dans cet Institut. Elle avait hésité entre un gâteau au chocolat ou un fraises-chantilly. Peut-être qu’elle aurait dû choisir l’autre tout compte fait. Ou alors lui demander. Mais alors ça n’aurait plus été une surprise, ça aurait été moins drôle… Elle se mordilla l’intérieur de la joue, l’air franchement désolée.



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_ Bonjour mademoiselle Dessanges, est-ce que je peux entrer ?

Lorsque le jeune homme posa cette question, la propriétaire des lieux était en train de travailler, un stylo en main, mais en entendant la voix du roux, elle leva la tête avec un grand sourire sur les lèvres. Nevrabriel trouvait qu’elle paraissait tellement plus jeune avec ce sourire qui faisait rebondir ses joues, bien qu’elle ne soit pas vieille du tout.
Le sourire de son aînée était communicatif et le rouquin élargit le sien alors que la secrétaire se levait de son assise.

_ Bien sûr Nevrabriel ! Je t’en prie ! Tu passes une bonne journée ?

C’était toujours amusant d’entendre son prénom complet de la bouche de la secrétaire. Elle était bien française, ça s’entendait, et plus que tout, même si elle essayait de prononcer le prénom du jeune homme avec une grande volonté de bien faire, c’était vraiment raté. Contrairement aux anglais, les écossais roulait leur « r » et avec autant de « r » dans son prénom, ça semblait un exercice difficile pour mademoiselle Dessanges.

Pour répondre à son ainée, le rouquin acquiesça, ne perdant pas son sourire, et s’avança vers la chaise que la secrétaire avait tiré pour qu’il vienne s’y asseoir. Mais il ne pu même pas prendre place que mademoiselle Dessanges semblait contrarier par quelque chose.

_ Tu n’as pas mangé ton gâteau ? Il ne te plaît pas ?

Nevrabriel s’arrêta devant sa chaise et eut un sourire sincère. Mademoiselle Dessanges était bien trop investie dans les anniversaires des patients et très peu la remerciait, finalement. En plus son travail ne devait pas être de tout repos, si elle était la secrétaire du médecin en chef, ses tâches devaient être colossales.

_ Je pensais que ça serait beaucoup mieux de le manger en votre compagnie. Je pense que votre avis sera crucial pour savoir s'il y a assez de chocolat ou non.

L’usage de l’humour marcherait peut-être pour effacer cette mine boudeuse à la secrétaire ?
Nevrabriel posa délicatement le gâteau sur le bureau de la secrétaire avant de retirer son violon de son dos, le déposant prudemment à ses pieds et s’assit à la place qu’elle avait désigné.
Mission accomplis, il avait pu traverser tout le bâtiment sans abimer la pâtisserie, mais maintenant que c’était fait, le roux était pris d’un élan de gourmandise. Il était tellement obnubilé par la beauté du geste, que son cerveau n’avait pas tiqué que cette œuvre était tout ce qu’il y avait de plus comestible en plus de sentir atrocement bon le chocolat.
Mais bien décidé à partager cette gourmandise avec l’auteur de cette délicate attention, Nevrabriel tourna son regard vairon vers la dame et continua, toujours aussi souriant :

_Le mets est plus savoureux lorsqu'il est partagé, vous ne pensez pas ?



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Secrétaire de Donatien
- Je pensais que ça serait beaucoup mieux de le manger en votre compagnie. Je pense que votre avis sera crucial pour savoir s'il y a assez de chocolat ou non.

L’air contrarié d’Agnès disparut aussitôt pour laisser place à un air agréablement surpris. Il voulait partager son gâteau avec elle ? Mais il ne fallait pas. C’était son anniversaire à lui et ce n’était pas comme si les patients avaient souvent l’occasion de déguster quelques douceurs vu que l’Institut se préoccupait plus de leur santé physique que de leur bien-être moral. Déjà qu’il n’était pas bien gros… Et puis, pourquoi son avis serait-il crucial pour déterminer s’il y avait assez de chocolat ? Avait-elle l’air d’être une spécialiste ? A cette pensée, elle se mordit l’intérieur de la joue en étouffant un rire. Sa réputation la précédait et il se trouvait que ses quelques kilos en trop n’étaient pas pour démentir la rumeur… Effectivement, elle aimait cuisiner mais malheureusement, elle n’en avait pas suffisamment le temps à son goût.

- Le mets est plus savoureux lorsqu'il est partagé, vous ne pensez pas ?

Agnès secoua négativement la tête avec un sourire. Elle avait remarqué le regard gourmand qu’avait lancé Nevrabriel à son gâteau d’anniversaire et elle s’en voudrait beaucoup trop de le priver de la moindre portion de ce plaisir.

- Non merci, Nevrabriel. C’est très gentil de ta part mais c’est ton anniversaire, pas le mien. Et puis, ce n’est pas en mangeant du gâteau que je vais me débarrasser des quelques kilos qui te font croire que je suis une spécialiste de la pâtisserie. Répondit-elle, les yeux pétillant d’humour.

D’habitude, son poids et ses rondeurs étaient un sujet sensible et complexant, mais aujourd’hui, sa bonne humeur lui permettait d’en plaisanter ouvertement.
Elle l’incita de nouveau à s’asseoir puisqu’il était toujours debout devant la chaise et tira son fauteuil de bureau pour s’installer elle-même à côté de lui. Elle avisa alors l’étui à violon qu’il transportait et remarqua avec une satisfaction évidente la présence des cadeaux en crochet qu’elle lui avait offert les années précédentes. Ils avaient l’air d’être dans un très bon état en plus. A sa connaissance, peu de patients prenaient autant soin des grigris qu’elle leur offrait que Nevrabriel. Elle avait même songé plusieurs fois à arrêter, se disant que ça ne leur faisait pas tant plaisir que ça mais le comportement du jeune homme et son envie de marquer cette journée spéciale pour chacun l’avaient finalement poussée à continuer.

- Je vois que tu as amené ton violon. Dit-elle en passant l’index sur le renard qui y était suspendu. Tu as travaillé de nouveaux morceaux ?

Elle avait déjà eu l’occasion de l’entendre jouer quelques fois, alors qu’elle passait à proximité des endroits où il s’exerçait. Elle ne s’y connaissait pas beaucoup en musique mais de ce qu’on lui en avait dit, le violon était l’un des instruments les plus compliqués à jouer et il lui semblait que l’adolescent s’en sortait magnifiquement bien. Elle espérait secrètement qu’il l’avait amené pour lui en faire entendre un peu le son mais elle supposait que c’était surtout pour lui montrer qu’il avait toujours les travaux au crochet et qu’il en prenait le plus grand soin.



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_Le mets est plus savoureux lorsqu'il est partagé, vous ne pensez pas ?

Mademoiselle Dessanges hocha la tête de gauche à droite, ses cheveux courts suivant harmonieusement son visage dans ses simples mouvements. Inconsciemment, le jeune homme bascula légèrement la tête sur le coté, attendant la réponse de la propriétaire des lieux.

_Non merci, Nevrabriel. C’est très gentil de ta part mais c’est ton anniversaire, pas le mien. Et puis, ce n’est pas en mangeant du gâteau que je vais me débarrasser des quelques kilos qui te font croire que je suis une spécialiste de la pâtisserie.

Hein ? …
HEIN ?! Mais non ! Ce n’est pas ce qu’il voulait dire ! Bon sang, qu’il était stupide ! Etait-ce possible d’être aussi maladroit dans ses propres paroles ?
Le jeune homme ouvrit la bouche, voulant s’excuser, expliquer qu’il n’avait absolument pas pensé à cette remarque. Mais l’écossais décida de s’abstenir lorsque la secrétaire l’invita à s’asseoir, il fallait mieux ne pas remuer le couteau dans la plaie. Maudit soit sa maladresse et son manque de tact et tout ces défauts par la même occasion. Faire insinuer à une femme qu'elle avait des rondeurs était vraiment la pire des indélicatesse, bien que c'était une réflexion qui était bien loin de son esprit.

_Je vois que tu as amené ton violon. Tu as travaillé de nouveaux morceaux ?


Nevrabriel suivit des yeux la main de la secrétaire qui vint se poser sur le petit porte clé qui ornait son étui. Ce petit objet était bien mieux en compagnie de son violon que dans le fin fond de son tiroir de bureau. L’autre avait trouvé son utilité sur son sac. C’était d’ailleurs un bon passe temps que de jouer avec lorsque l’ennuie était de t’aille. Ou la patience également.

_Heum … je … hm … Rien de fameux.

S’il s’enthousiasmait, elle allait certainement lui demander de jouer. Bien qu’il se savait un grand potentiel dans cet instrument, jouer devant les autres le mettait … dans une position délicate ?
Nevrabriel avait tendance à s’emporter lorsqu’il jouait, révélant une partie de lui qui ne semblait exister que lorsqu’il jouait de la musique. Jusqu’ici, il n’avait montré ce coté singulier qu’à Astrid, bien qu’il était certain que la gentille secrétaire de son médecin n’allait pas le juger ou se faire des idées à son sujet.

_Mais je suis content de l’avoir.

Bien que des rougeurs aient gagné son visage, Nevrabriel se mit à sourire pour la dame. Content était un euphémisme, il était heureux de pouvoir enfin jouer de la musique, après cinq ans sur cette île !

Le jeune homme arracha méthodiquement un petit morceau de son gâteau pour le mettre en bouche. Oh le chocolat … Si mademoiselle Dessanges n’avait pas été à l’Institut, l’écossais aurait certainement oublié le goût que ça avait. Ça, et le caramel !

Toutes les papilles du roux étaient en action, savourant chaque miette de ce morceau. Le patient retira son bonnet, laissant ses cheveux tomber négligemment sur son front pour aller à la rencontre de ses yeux vairons. La moindre des politesses était de retirer les couvre-chef en intérieur.
Puis, une nouvelle fois, le roux arracha un morceau, plus gros, le coupant en deux pour tendre la moitié à la secrétaire. Toujours aussi souriant, il affirma :

_On deal ? Vous fêtez mon anniversaire avec moi, incluant partager mon gâteau, et je vous joue un morceau de violon ? Ça me ferait vraiment plaisir.



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Agnès eut un sourire amusé lorsqu’elle remarqua la légère rougeur qui empourprait les joues du jeune homme face à sa boutade. Elle lui lança un regard qui se voulait rassurant, cherchant à lui faire comprendre qu’elle ne l’avait pas mal pris et qu’il n’avait par conséquent pas de raison de se sentir gêné.
Face à sa question ayant rapport à la musique, Nevrabriel eut une réponse mitigée. Une expression conciliante se peignit sur le visage de la secrétaire. Elle était convaincue qu’il s’en enthousiasmait bien plus qu’il ne voulait bien le dire. Pour l’avoir déjà entendu jouer de loin, et pour l’avoir vu faire des pieds et des mains pour obtenir son violon, elle en était même absolument sûre. D’ailleurs, le sourire qu’il lui servit en était la preuve.
Cependant, elle ne dit rien, respectant sa réserve et l’observant avec bonheur entamer son gâteau d’anniversaire. Elle se régalait à le voir savourer la moindre miette avec méthode, et elle fut ravie de le voir enlever son bonnet. Nevrabriel était un très beau garçon avec ses yeux vairons et ses cheveux de feu et c’était pitié de cacher ainsi de tels atouts. Mais elle avait compris depuis longtemps maintenant que c’était un complexe pour lui alors elle ne disait rien, elle-même n’aimait pas qu’on lui dise qu’elle avait de belles courbes (n’est-ce pas Hyppolite ?) et elle avait pour principe de ne pas imposer aux autres ce qu’elle n’aimait pas qu’on lui fasse à elle. Mais elle fut tirée de sa contemplation par l’initiative qu’il prit de lui proposer de nouveau un morceau de son gâteau.

- On deal ? Vous fêtez mon anniversaire avec moi, incluant partager mon gâteau, et je vous joue un morceau de violon ? Ça me ferait vraiment plaisir.

Agnès éclata de rire. « On deal » ? Cette expression était cocasse. C’était apparenter un simple échange de gâteau et de musique à une activité illégale et le concept l’amusait. Même si sur l’île, ce n’était pas si loin de la vérité… Elle se mordit la lèvre inférieure, indécise avant de prendre le morceau que Nevrabriel lui tendait. Après tout, c’était son anniversaire et elle ne voulait pas lui déplaire. C’était son gâteau et c’était à lui de décider ce qu’il voulait en faire et la tentation de l’entendre jouer était forte. Cela faisait longtemps qu’elle-même n’avait pas écouté de musique.

- « Dealons » alors, mais attention jeune homme, tout ceci n’est pas très légal et nous risquons d’avoir des problèmes. Répondit-elle avec un clin d’œil complice.

Elle grignota un minuscule bout qu’elle laissa fondre sur sa langue en s’installant confortablement sur sa chaise, laissant au jeune homme le temps qu’il lui faudrait pour se mettre à jouer. Elle ne voulait pas le presser alors elle le laisser décider du moment qu’il jugerait le plus propice, jetant rapidement un coup d’œil à son sac. Elle ne devait pas non plus oublier qu’elle avait quelque chose pour lui mais pour l’instant, elle n’avait pas envie qu’il soit tenté de couvrir de nouveau ses si beaux cheveux…



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_On deal ? Vous fêtez mon anniversaire avec moi, incluant partager mon gâteau, et je vous joue un morceau de violon ? Ça me ferait vraiment plaisir.

Non, franchement, manger un gâteau tout seul, c’était tout de même triste. Il l’aurait bien partagé avec ses amis, mais cette année il voulait le faire avec sa bienfaitrice. Elle le méritait amplement.

Mademoiselle Dessanges se mit à rire après les paroles du patient. Nevrabriel pencha doucement la tête sur le coté, essayant de comprendre ce qu’il avait pu dire de si amusant.
La secrétaire se mordit la lèvre, comme si elle méditait sur la question. Mais elle finit par prendre le morceau que le jeune homme lui tendait.
Eh bien, il ne savait pas comment il avait réussit son coup, mais il allait finalement le partager, ce gâteau !

_ « Dealons » alors, mais attention jeune homme, tout ceci n’est pas très légal et nous risquons d’avoir des problèmes.

Nevrabriel pinça le vide au creux de ses lèvres et fit glisser ses doigts jusqu’a l’autre extrémité de sa commissure, imitant le fait de fermer sa bouche par une fermeture invisible. Ajoutant un clin d’œil de son iris ambré pour répondre à celui de la secrétaire.

_Ça sera notre petit secret alors.

Nevrabriel prit un autre morceau du gâteau pour le mettre en bouche.
Délicieux.
Comme à la première bouchée, il savoura chaque parcelle de chocolat qui s’éparpillait sur ses papilles gustatives. Ses yeux vairons vinrent se poser sur le reste du gâteau.
Vingt ans sur Terre. Cela commençait à en faire, des années.

_C’est ironique.

Le jeune homme reprit une part de gâteau, la savourant, avant d’enchainer, les yeux toujours rivés sur cette merveilleuse pâtisserie.

_Quand je suis venu ici, j’étais l’un des plus jeunes dans mon aile. Maintenant je commence à être le plus âgé. Si ce n’est le plus âgé. Je ne comprenais pas pourquoi ceux qui avaient la majorité ne partaient pas.

Le jeune homme posa ses avant-bras sur la table pour y poser son menton. Malgré son sourire, il avait le regard perdu, se souvenant de ses autres anniversaires ici, surtout ceux avant l’arrivée de la gentille secrétaire. Ils étaient si … monotones. Hormis une visite de sa famille avec des présents, minutieusement approuvés par le corps médical, il n’y avait pas grand-chose. Dans le fond, ce n’était pas grave, c’était seulement des chiffres qui s’accumulaient derrière lui.

_Maintenant je suis majeur depuis deux ans et je suis encore là. Je trouve ça ironique. Mais j’étais aussi très naïf avant.

Il était toujours naïf, mais beaucoup moins qu’à son arrivé à l’Institut. A cette époque, il n’avait pas encore quinze ans, en février. Il se souvenait qu’il n’était pas aussi grand, Donatien le surplombait bien d’une tête. Peut-être plus, il ne se souvenait pas. Adèlys était déjà là et la troisième patiente de Donatien venait de partir. Il était bien trop timide pour côtoyer qui que se soit, même maintenant, il n’avait pas vraiment lien avec Adèlys. Leur relation semblait très cordiale plus qu’amicale.

Aller Nev, pourquoi penses-tu à ça le jour de ton anniversaire ?
Avec plus d’entrain, le jeune homme se redressa et regarda la propriétaire des lieux, lui adressant un grand sourire.

_Quand je serais guéri et que je retournerais en Ecosse, faites-moi penser à vous envoyer des Butter Scoth. Ou un Butterscoth cake !  Vous en avez déjà mangé ? C’est absolument délicieux !

Le jeune homme avait dit le noms des aliments avec un fort accent écossais, compliqué, en reprenant une part de son gâteau au chocolat. Il ne savait pas pourquoi est-ce qu’il passait du coq à l’âne comme cela, mais ça ne le dérangeait pas vraiment. Il se sentait libre de parler de tout et n’importe quoi avec la secrétaire, espérant ne pas l’ennuyer.

_Enfin, je vous embête, mais on avait un marché.

De nouveau, Nevrabriel prit un morceau de gâteau, avant d’essuyer négligemment ses mains sur son pantalon. Il n’y avait rien, mais c’était au cas où. L’écossais tenait plus à son violon qu’à son uniforme.

_Parcontre …

Nevrabriel prit son étui sur ses genoux pour l’ouvrir et sortir son instrument, avant de reposer la mallette sur le sol et se lever.

_Je suis un peu … intimider … Laissez moi quelques instants.

Intimidé était un peu faible, la main qui tenait son arc tremblait nerveusement. Il n’avait joué que devant Astrid jusque là, et il avait peur de se dévoiler ainsi, même s’il savait que mademoiselle Dessanges avait tout ce qu’il y avait de plus gentille et bienveillante sur Terre.
Mais se mettre à nu devant quelqu’un n’était jamais évident.

Nevrabriel posa son violon sur son épaule, respirant doucement. Il passa une fois son arc sur les cordes, ses tremblements donnèrent des sons immondes.

_Oups, pardon.

Allons, Nev, calme-toi.

Le jeune homme respira doucement, puis passa à nouveau son arc sur les cordes du violon. Le son était plus mélodieux mais avait toujours quelque chose de faux. L’écossais retira l’instrument de son épaule pour le régler avant de faire un nouveau test où le son était beaucoup plus fluide. Il commençait à prendre confiance en lui, il lui fallait encore quelque accord.
Son regard si innocent était devenu plus mature, certain de ce qu’il faisait.

Nevrabriel se mit à jouer de nouveau quelques notes, clignant doucement des yeux, écoutant chaque corde vibrer de façon juste.
Parfait, il pouvait jouer maintenant.

Sans regarder la secrétaire, au péril de perdre sa confiance en lui, le jeune homme se mis à jouer, fermant les yeux pour s’imprégner de la mélodie. A cet instant, il ne pensait à rien d’autre que les notes qui valsaient dans son esprit, tels des fées dansantes.


Lorsque la musique s’acheva. Le jeune homme ouvrit doucement les yeux. Avant de se tourner vers la secrétaire.
Son regard plus mature et son air confiant disparurent aussitôt pour un visage teinté de rouge qui firent ressortirent ses tâches de rousseurs. Ses yeux fuyaient sur le bureau de mademoiselle Dessanges, ne sachant plus vraiment où se mettre.

_Hmm voilà … j’espère que ç-ça … hm … Vous avez aimé ?



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Secrétaire de Donatien
- Ça sera notre petit secret alors.

Agnès éclata de rire. C’était drôle de voir ce jeune homme, de 20 ans maintenant, agir comme un enfant sur le point de faire une bêtise. Comme quoi le temps passait, et passait même vite, mais certaines choses semblaient ne jamais devoir changer.
Tandis qu’il savourait son gâteau au chocolat, la secrétaire restait là, avec son petit bout dans la main, à l’observer, attendrie. Elle se souvenait de cet adolescent de 17 ans qui avait débarqué dans son bureau, presque plus mal à l’aise qu’elle alors qu’elle était tout fraîchement arrivée sur l’île. Elle revoyait son grand sourire timide et cette manie qu’il avait de ne pas répondre franchement aux questions, de tripoter nerveusement ses vêtements quand on lui parlait… Elle l’avait immédiatement trouvé attendrissant et avait commencé à l’aimer sur le champ. Et elle pouvait encore voir l’expression de son visage lorsqu’elle lui avait offert son premier cadeau d’anniversaire ! C’était tellement adorable.

- C’est ironique. Quand je suis venu ici, j’étais l’un des plus jeunes dans mon aile. Maintenant je commence à être le plus âgé. Si ce n’est le plus âgé. Je ne comprenais pas pourquoi ceux qui avaient la majorité ne partaient pas. Maintenant je suis majeur depuis deux ans et je suis encore là. Je trouve ça ironique. Mais j’étais aussi très naïf avant.

Nevrabriel avait prononcé ces mots très lentement, pensivement. Son regard perdu dans le vide semblait empreint d’une certaine mélancolie. Agnès posa une main compatissante sur son épaule. Elle aurait aimé faire plus, être un meilleur soutien. Mais que pouvait-elle bien lui dire ? Elle avait beau faire de son mieux au quotidien, elle ne pouvait rien faire pour rendre le jeune homme à son Ecosse natale. Il était majeur, légalement il n’était pas tenu de rester mais… c’était beaucoup trop compliqué de partir de l’Institut. L’établissement ne laissait pas partir ses patients comme ça, et Nevrabriel n’était pas guéri. Dans les faits, c’était le seul moyen de s’en aller vraiment. Parce que l’Institut n’avait alors plus d’arguments à faire valoir aux yeux des familles pour les garder sur l’île. C’était probablement pour ça que Donatien… Enfin, elle était peut-être mauvaise langue. Peut-être qu’il essayait vraiment de les soigner ses patients pour ce qu’elle en savait. Elle n’était pas médecin. Mais il était si attaché à ses patients triés sur le volet qu’elle doutait qu’il les laisse un jour s’envoler…
Mais son protégé semblait reprendre un poil d’enthousiasme, comme il seyait à un jeune homme fêtant son anniversaire.

- Quand je serais guéri et que je retournerais en Ecosse, faites-moi penser à vous envoyer des Butter Scoth. Ou un Butterscoth cake ! Vous en avez déjà mangé ? C’est absolument délicieux !
- Ah ah ! Je n’y manquerai pas !

Elle ravala sa tristesse pour lui donner cette réponse. Malheureusement, ces paroles lui montraient que la naïveté qu’il confessait n’était pas une histoire tellement terminée. Mais elle n’avait pas le cœur de lui faire part de ses sombres pensées. S’il avait encore de l’innocence après cinq passés ici, elle ne voulait pas en entamer une once. C’était mieux pour lui. Son innocence rendait la vie plus belle, plus facile. Elle le protégeait de la triste réalité. Et puis, à quoi ça servirait, de lui dévoiler la vérité, de le forcer à voir le monde en face ? Ça ne changerait rien à sa situation, et elle ne voulait pas le rendre malheureux.

- Enfin, je vous embête, mais on avait un marché. Par contre … Je suis un peu … intimidé … Laissez-moi quelques instants…

Agnès acquiesça, un peu inquiète. Peut-être qu’elle n’aurait rien dû dire vis-à-vis du violon, elle ne voulait pas le mettre dans un tel état. Bon, elle serait un peu déçue de ne pas l’entendre mais elle ne supportait pas de le voir à la torture de cette façon. Elle se leva légèrement de sa chaise et intervint :

- Si tu ne veux pas…

Le reste de sa phrase se perdit dans un crissement peu mélodieux qui la crispa un peu.

- Oups, pardon.

Et puis l’Ecossais ferma les yeux. Agnès fut surprise de voir tant de maturité se peindre sur son visage. Elle se rassit doucement, le regardant avec attention.
Il était beau. Cette pensée envahit son esprit. Il semblait tellement plus confiant ! Et l’air concentré lui allait bien. Ses doigts valsaient sur les cordes et manipulaient l’archer gracieusement dans des gestes assurés, loin des maladresses dont il faisait preuve au quotidien. Il était comme transfiguré et les yeux de la secrétaire restaient figés sur lui à son insu. Agnès était éblouie et hypnotisée, tant qu’elle ne profita pas tant de la musique qu’on lui offrait.
Et ce moment suspendu finit beaucoup trop vite.

- Hmm voilà … j’espère que ç-ça … hm … Vous avez aimé ?


Son petit Nevrabriel était de retour, tout rouge, tout pataud, exit le magnifique violoniste. Mais son image restait dans les yeux de la femme brune, toute émue. Il lui fallut un moment pour retrouver le courage de répondre.

- Beaucoup, Nevrabriel. Vraiment.

Cette facette qu’elle n’avait jamais vue de lui… C’était un magnifique cadeau. Pourtant, ce n’était pas le sien d’anniversaire. Elle en était toute bouleversée… Non, il fallait qu’elle se reprenne sinon elle allait pleurer. Et puis, ce n’était pas le jour pour ça n’est-ce pas ?
Elle se releva, un peu trop dynamiquement pour ne pas être louche et alla chercher son sac à main qu’elle posa sur la table. Elle en sortit l’objet qui y attendait sagement depuis ce matin, emballé dans un simple papier craft mais auquel elle avait pris soin d’ajouter des rubans de couleurs qu’elle avait frisé aux ciseaux pour l’égayer. Puis elle se rapprocha du jeune homme, lui leva les mains à l’horizontale et y déposa le paquet.

- J’espère que ça te plaira, j’ai un peu innové cette année ! Lui dit-elle avec entrain.



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_Hmm voilà … j’espère que ç-ça … hm … Vous avez aimé ?

Inconsciemment, le jeune homme se gratta la mâchoire avec son indexe. Finalement, à par sa taille, il n’avait pas beaucoup changé depuis l’arrivée de la gentille secrétaire à l’Institut.
Bien sûr, à cette époque il était encore plus maladroit et timide que maintenant, au point de n’aller vers personne. Il n’était absolument pas solitaire mais se contentait d’être pris sous les ailes des oiseaux plus grands que lui. Puis ceux-ci partaient, et d’autres oiseux arrivaient. Il ne parlait pas beaucoup, sauf certainement à sa grand-mère qui le visitait et à son médecin qu’il a apprit à connaitre. A présent, il pouvait se réjouir que se soit lui qui entretienne les discussions et prenne les gens par la main pour les entrainer dans de belles aventures, comme dirait Lucy.
Mais malgré tout, l’écossais restait au fond de lui le gamin timide qui s’était repris trois fois avant de se présenter correctement à mademoiselle Dessanges, ce même adolescent qui tripoter nerveusement tout ce qui lui passait sous la main. Il avait juste une manière différente de penser et de parler au monde à présent. En gérant son stresse et sa timidité autrement.

Nevrabriel finit par regarder sa bienfaitrice qui semblait touchée. Même si ce n’était pas au même titre que Donatien, elle aussi, quelque part, l’avait vu grandir, mûrir, et devenir peu à peu un homme. Même si le chemin restait long pour devenir un homme complet avec une vie respectable et satisfaisante. Mais cette idée le rendait quelque part un peu fier, comme un enfant qui faisait plaisir à ses parents.

_Beaucoup, Nevrabriel. Vraiment.


Mademoiselle Dessanges avait l’air un peu ailleurs. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi en réalité, bien qu’Astrid ait eut à peu près la même réaction que sa collègue. Nevrabriel ne se doutait absolument pas un seul instant à quel point il changeait au contact de la musique.

Vivement, la secrétaire se leva pour aller chercher quelque chose dans son sac à main. Le jeune homme ne bougea pas de sa place, encore son instrument dans les mains, et suivit le mouvement de la propriétaire des lieux. Celle-ci revint vite avec un présent aux rubans colorés qu’elle mit entre les mains de l’écossais.

_ J’espère que ça te plaira, j’ai un peu innové cette année !

_Oh …

Un sourire curieux et joyeux se dessina progressivement sur les lèvres du concerné en regardant le paquet. Il regarda les frisotis des rubans que l’auteur du cadeau avait prit soin de faire. C’était attentionné. Et le jeune homme était sensible aux attentions à son égard. Ses yeux vairons allèrent rencontrer ceux de son ainée pour lui exprimer un : « Merci. » entrainant.

Nevrabriel alla poser son violon encore en main au meuble le plus proche enfin de pouvoir  ouvrir le cadeau. Il était … volumineux.
Enfin, Le jeune homme s’attendait à un crochet et ce qui était emballé était loin de l’être. Le paquet faisait à peu près ses deux mains en longueur, avec une certaine épaisseur.
L’écossais se mit à tâter le paquet. C’était moue, ça ne semblait pas avoir de forme. Ça pouvait être n’importe quoi.
Ne tenant plus face à sa curiosité maladive, Nevrabriel essaya d’ouvrir le cadeau en abimant le moins possible l’emballage. Mais le scotch et le papier craft ne s’entendait pas très bien et le craft céda rapidement. Devant la déchirure, il était inutile de faire attention à présent et le jeune homme entrepris s’arracher le craft. Un seul coup suffit pur libérer le cadeau qu’il prit d’une main et … oh …

OH !

C’était un bonnet fait main de couleur bleu marine. Presque noir. Avec un énorme pompon au sommet. C’était simplement adorable. Et fait main.
Le sourire du roux ne pouvait pas être plus grand qu’à cet instant et ses doigts tripotèrent automatiquement le couvre chef.
C’était doux et confortable. Vraiment agréable. Il pouvait presque sentir toute l’attention porter à ce cadeau venant des mains bienveillantes de la gentille secrétaire.

Nevrabriel alla vivement vers la secrétaire pour la prendre dans ses bras. Il passa ses mains sous les membres supérieurs de son aînée et la souleva à quelques centimètres du sol en la serrant contre lui. Il était vraiment très heureux. Même si c’était simple, elle avait prit le temps de le faire elle-même, avec ses goûts, en pensant à ce qui pourrait lui plaire, l’intention était puissante et sa joie en était égale.

_Merci Agnès ! Merci !


Oula … Il fallait se calmer là !

Nevrabriel reposa doucement la secrétaire sur la terre ferme et se détacha d’elle sans mouvement brusque. Elle se serait certainement contentée d’une simple bise et le « Agnès » un peu trop familier était certainement de trop. Même s’ils se connaissaient, elle restait une personne hiérarchiquement au dessus de lui à qui il devait le respect. Et qu’il respectait énormément d’ailleurs.
Le roux eut un rire nerveux avant de dire, s’excusant :

_Je me suis emporté, pardon. Enfin …

Nevrabriel finit par afficher un grand sourire en regardant le cadrant des lunettes de la secrétaire.

_Merci beaucoup … Mademoiselle Dessanges. Ça me fait vraiment très plaisir.



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Agnès était ravie de l’expression que prit Nevrabriel lorsqu’elle lui tendit le paquet. La curiosité qu’elle lisait dans son regard et le plaisir qui l’accompagnait lui donnait le sourire. Mais elle voulait avant tout voir sa tête lorsqu’il verrait ce qu’il contenait, aussi fut-elle satisfaite de le voir abandonner son habituelle minutie pour déchirer le papier kraft dont elle n’avait de toute façon rien à faire. Mais elle n’eut que le temps d’entre apercevoir l’immense sourire qui se dessinait sur ses lèvres avant de décoller de quelques centimètres au-dessus du sol. Un rire embarrassé et incontrôlable lui échappa.

- Merci Agnès ! Merci !

Il la reposa doucement au sol et elle tenta tant bien que mal de calmer son début de sourire. Mais il fut de nouveau alimenté par celui, nerveux, de Nevrabriel.

- Je me suis emporté, pardon. Enfin … Merci beaucoup … Mademoiselle Dessanges. Ça me fait vraiment très plaisir.
- Ah ah ! Ce n’est rien Nevrabriel, ne t’en fais pas ! Répondit-elle, des larmes de rire faisant encore briller ses yeux.

Il était vrai qu’il avait appelé par son prénom et qu’il s’était allé à faire preuve de familiarité avec elle mais… Ca ne la dérangeait pas le moins du monde. Cela signifiait qu’il se sentait bien avec elle, qu’il se sentait proche et en confiance, et cela ne pouvait pas lui faire plus plaisir. Elle essuya une larme d’amusement qui menaçait de rouler sur sa joue.

- Voyons ce que ça donne, tu veux ?

Elle prit le bonnet des mains de son protégé et monta sur la pointe des pieds pour le lui enfiler avant de se reculer pour avoir une meilleure vue d’ensemble sur le résultat. Elle eut un léger soupir attendri. Elle avait eu raison de choisir du bleu marine. Cette couleur lui allait divinement bien. Et elle mettait la rousseur de ses cheveux en valeur de façon subtile et discrète, un excellent compromis entre la timidité du jeune homme et son envie de le rendre encore plus beau qu’il ne l’était déjà. Selon elle en tout cas. Peut-être que si l'ourlet avait été un plus épais et le pompon un peu plus gros...
Elle joignit les mains contre sa poitrine, émue. Il avait vingt ans et il était devenu un magnifique jeune homme. Elle se sentait presque la fierté d’une mère qui réalise petit à petit que son fils devenait adulte.

- Tu es…

Elle ne put pas terminer sa phrase avec des mots. Aucun n’aurait convenu à ce qu’elle voulait exprimer. Alors elle se contenta de s’approcher de nouveau et de le serrer contre son cœur. Ca l’amenait à une position un peu étrange, petite qu’elle était à côté de lui. Il avait beaucoup grandi depuis qu’elle l’avait rencontré. Mais elle s’en moquait un peu. Il serait toujours son petit Nevrabriel, elle ne pouvait l’envisager autrement que comme l’adolescent qu’elle avait vu débarquer pour la première fois dans son bureau.
Lorsqu’elle se détacha de lui, elle garda les mains sur les épaules et le dévisagea avec tendresse.

- Tu as tellement grandi… !

Elle se tut quelques instants, se faisant la réflexion qu’il devait souvent l’entendre et que c’était vraiment une phrase de grand-mère, comme le lui reprochait Hyppolite. Tant pis. Ce qui était dit était dit.

- Bon anniversaire mon grand, ne put-elle s’empêcher de répéter.



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_Merci beaucoup … Mademoiselle Dessanges. Ça me fait vraiment très plaisir.
_ Ah ah ! Ce n’est rien Nevrabriel, ne t’en fais pas !

Mademoiselle Dessanges semblait rire à chaude larmes. C’était bien, elle en avait besoin, de rire. Ça ne devait pas être facile d’être secrétaire, et encore moins lorsque votre patron était le médecin en chef d’un institut.
La dame essuya le dessous d’un cil qui brillait. L’écossais la regarda faire, plus attendrie. Il aimait bien entendre les gens rires. Surtout les gens qu’il appréciait.

_ Voyons ce que ça donne, tu veux ?

La propriétaire des lieux prit son œuvre avant de tendre les mains vers le haut. Afin de lui facilité la tache, le jeune homme se pencha légèrement, telle une courbette de salutation. Nevrabriel se redressa lorsque sa bienfaitrice recula, il replaça maladroitement une mèche à l’intérieur de son nouveau bonnet. Il ne pouvait pas vraiment voir la tête que ça lui faisait, il n’y avait pas de miroir dans un bureau.
Mademoiselle Dessanges semblait émue. Nevrabriel se mit à battre des cils, timide, en posant son regard vers le bas, il vint se gratter la mâchoire de son index, ne sachant pas comment réagir devant le regard si bienveillant de la secrétaire.

_ Tu es…

Le jeune homme attendait la suite. Suite qui ne vint pas. Au lieu de quoi, la dame s’approcha de lui pour le prendre dans ses bras. Vingt centimètres les séparaient, quasiment une tête. Nevrabriel regarda les racines ébènes des cheveux de la secrétaire. Il ne savait pas s’il avait le droit d’y poser sa main. Il le faisait avec ses amis. Et même s’il avait une grande affection pour la dame, il avait également un profond respect et n’oserait nullement la froisser. Cependant, il voulait lui montrer toute la sympathie qu’elle lui inspirait et enveloppa son corps d’une main pour répondre à son étreinte, un large sourire sur ses lèvres.

Elle était si petite … enfin non, il était devenu grand.
Il se doutait bien qu’elle le voyait encore comme l’adolescent d’un mètre soixante qu’elle avait rencontré pour la première fois, maladroit, qui ne parlait pas beaucoup.
Mais voyait-elle également le jeune homme qu’il devenait ?

_ Tu as tellement grandi… !

Heureusement qu’elle s’était écartée de lui, sinon elle aurait certainement entendu son cœur émettre un bon plus fort que les autres.
Nevrabriel regarda mademoiselle Dessanges avec beaucoup de douceur. Elle avait les yeux qui brillaient. Elle lui faisait penser à sa grand-mère.
Loin de là  que la secrétaire ressemblait à une vielle dame, au contraire, mais il y voyait la même douceur, la même bienveillance. Le genre de regard qu’on éprouve seulement envers des protégés, des personnes qu’on regarde s’épanouir. C’était si plaisant comme sentiment, voir la fierté dans les yeux de l’autre, mais de la fierté à son égard.

_ Bon anniversaire mon grand

Nevrabriel se mit à sourire avec douleur en regardant le cadre des lunettes de la secrétaire. Puis, il exprima dans un écossais très accentué, roulant les « r », exagérant les « u » en « oo », faisant tomber les « t » qui ne sont pas aux débuts des mots. Rendant la langue pratiquement incompréhensive, même pour une personne bilingue anglophone.

_taing mhòr dhut, màthair 1

Le jeune homme se doutait bien que mademoiselle Dessanges n’avait rien compris et cette pensée lui fit échapper un petit rire. Puis, comme pour s’excuser il vint déposer un bisou sur la joue de sa bienfaitrice.

Sur un pas léger, l’écossais alla reprendre son instrument et le tendit à la petite dame. Souriant et enjoué, il lui proposa :

_Vous voulez essayer ? C’est beaucoup moins compliqué qu’on ne le pense ! A moins que Monsieur Elpida travaille à coté … au quel cas on peut aller dehors. Oh si ! Allons dehors ! Il fait beau en plus !

En quelques secondes à peine, le jeune homme rangea son instrument, le mettant à son dos avant de tendre la main à la secrétaire, heureux comme un enfant qui a vu de la neige.

_Et en plus je serais très heureux de me promener avec vous.

Aucun filtre. Le jeune homme parlait avec son cœur, exprimait ses sentiments sans mensonge. Sa main tendue et son large sourire en était la preuve.


____________________________________________


1 _Merci beaucoup, mère.



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Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, l’embarras de Nevrabriel semblait se muer en tendresse. Cela fit chaud au cœur de la secrétaire. Cependant, lorsqu’il prit la parole à son tour, cela la laissa interrogative.

- taing mhòr dhut, màthair

Elle lui adressa un regard interloqué. Elle se doutait bien qu’il s’agissait de gaélique, mais pourquoi l’utiliser en face d’elle ? Il savait bien qu’elle n’en comprendrait pas un traître mot… Avait-il de nouveau une hallucination ? Pourtant, il lui semblait que c’était bien elle qu’il regardait. En tout cas, sa voix devenait méconnaissable lorsqu’il changeait ainsi de langue. Elle sonnait plus grave, plus… adulte ? Le rouquin mit fin à ses interrogations en lui plaquant un baiser sur la joue.
Elle le regarda, souriante mais rougissante, aller chercher son violon et le lui mettre dans les mains. Elle le réceptionna un peu maladroitement. Elle n’avait jamais tenu ce genre d’objet, ni vu un d’aussi près d’ailleurs.

- Vous voulez essayer ? C’est beaucoup moins compliqué qu’on ne le pense ! A moins que Monsieur Elpida travaille à coté … au quel cas on peut aller dehors. Oh si ! Allons dehors ! Il fait beau en plus !

Agnès aurait bien voulu en caser une, mais quand Nevrabriel s’y mettait, ça pouvait rapidement devenir du sport ! Mais jamais elle ne saurait utiliser un si bel objet ! De toute manière, elle n’oserait pas ! Elle savait bien à quel point le jeune homme y tenait. C’était son trésor, il avait eu tellement de mal à l’obtenir ! Elle avait bien trop peur de l’abîmer… Ca devait se voir sur son visage d’ailleurs, elle ne savait rien cacher. Et puis, elle avait tout de même du travail, le dossier X56 à gérer sans parler de ses tâches quotidiennes, étudier les candidatures pour intégrer l’Institut, trier les rapports de consultations et…

- Et en plus je serais très heureux de me promener avec vous.

Agnès le regarda, se mordillant la lèvre inférieure, signe de son hésitation. C’était que malgré tout son travail, la proposition était tout de même des plus tentantes. Nevrabriel avait raison : le temps était radieux. Et puis… c’était son anniversaire, elle était donc censée tout faire pour lui accorder une belle journée…
Cela dût se voir. Agnès attrapa soudainement la main de son protégé, envoyant pour une de ces rares occasions tout bouler.

- Oh et puis après tout ! Un petit grain de folie de temps en temps ça ne fait pas de mal !

Elle le regretterait probablement plus tard mais pour l’heure, au diable les rabats joies ! Elle pouvait bien s’accorder une petite pause après tout, elle abattait déjà tellement de travail, elle avait bien le droit de se détendre aussi de temps à autre, ça ne nuirait pas à sa productivité au contraire !
Elle se laissa donc entraîner à l’extérieur en croisant les doigts pour qu’il oublie qu’il voulait lui faire essayer son violon. Elle était d’accord pour passer du temps avec lui, moins pour se taper la honte de sa vie !



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_Et en plus je serais très heureux de me promener avec vous.

Aucun filtre. Le jeune homme parlait avec son cœur, exprimait ses sentiments sans mensonge. Sa main tendue et son large sourire en était la preuve.

Mademoiselle Dessanges se mordit la lèvre inférieure, semblant résister à la tentation. Mais Nevrabriel était un grand tentateur apparemment. Tentation où la brune céda en prenant la main de son cadet. Nevrabriel referma ses doigts sur la main de la secrétaire, souriant comme un bienheureux. Il savait que c’était beaucoup demandé à la secrétaire du médecin en chef que de se reposer, elle qui avait tant de chose à faire. Il le savait, même si ça ne se voyait pas forcement. Le plus souvent enfermé dans ce bâtiment à courir dans les couloirs ou à pianoter sur son ordinateur des choses interminables. En tout cas, elle semblait bien avoir peu de temps pour elle et souvent des yeux cernés par la fatigue qu’elle accumulait pour faire son travail.

_Oh et puis après tout ! Un petit grain de folie de temps en temps ça ne fait pas de mal !

L’écossais lui offrit un grand sourire en l’entrainant hors de son bureau. Il entraîna la dame a travers le couloir jusqu'à l'extérieur, faisant une tirade sur les bienfaits du bon air pour la santé et le moral.
Il ne lâchait la main de la française qu'à mis chemin du corridor, parlant encore et encore avec entrain et sourire.

Une fois à l’extérieur du bâtiment, l’écossais s’arrêta et pencha légèrement la tête sur le coté, se demandant où il pourrait emmener sa bienfaitrice.

Le jeune homme se disait que les côtés seraient agréables, même si fêtait l'endroit le plus froid de l'île, elles donnaient sur une vue panoramique sur la mer, une vue ou le ciel et l'eau se rencontraient dans une embrassade infinie. Pas de bâtiment, pas de forêt cendrée, rien de plus que les vagues et les nuages. Est ce que mademoiselle Dessanges appréciait également ce genre de vision simple et sereine ?

Ils pouvaient aller au lac. Cette eau clair et apaisante avait le donc d’être apprécié de tous. Mais justement, un peu trop apprécié et le jeune homme aimait bien avoir des instants de tranquillité, surtout lorsqu’il voulait rester en compagnie de quelqu’un. Mais peut-être aura-t-il la chance de croiser Willow sur les rochers des cotes et le saluer rapidement. Le londonien serait certainement fidèle à lui-même et le chassera gentiment pour être tranquille entre lui et ses pensées intimes, mais le roux aimait le savoir encore ici et faisait en sorte de venir le saluer tout les jours, comme pour se rassurer.

Nevrabriel reprit la main de la française et ouvrit la marche, un grand sourire sur son visage. L’air caressait doucement leur peau, les rafraichissant avec bienveillance alors qu’aucun cheveux roux ne dépassait de son nouveau cadeau qu'il affichait fièrement.

Tout en marchant, le nouveau vingtenaire se tourna vers mademoiselle Dessanges en souriant.

_Dites mademoiselle, comment est-ce … la France ? Il parait que c’est très beau et « romantique ». Mais sans vouloir vendre mon pays, l’Ecosse est beaucoup plus beau que Londres et je pense que Paris ressemble plus à Londres que les villages d’Hightland.



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Agnès se laissa entrainer à la suite de Nevrabriel, un sourire rieur aux lèvres. La spontanéité dont faisait preuve le jeune homme lui faisait énormément de bien dans son monde bien trop sérieux et réfléchi. La main dans la sienne, elle le suivait avec entrain, sans même se poser la question de savoir où il l’emmenait. Une fois à l’extérieur, elle leva le nez vers le ciel bleu et dégagé. Le temps était radieux et l’Ecossais avait raison, le soleil sur sa peau lui faisait un bien fou. Tandis qu’il réfléchissait probablement à leur destination, elle ferma les yeux pour déguster ce que ses sens percevaient. Le chant des oiseaux, la légère brise…

- Dites mademoiselle, comment est-ce … la France ? Il parait que c’est très beau et « romantique ». Mais sans vouloir vendre mon pays, l’Ecosse est beaucoup plus beau que Londres et je pense que Paris ressemble plus à Londres que les villages d’Highland.

Agnès eut une légère grimace. Paris ? Romantique ? Y avait bien que les étrangers pour penser ça. Enfin, c’était vrai que sur les cartes postales, la tour Eiffel, Montmartre, Notre-Dame…

- Ah, pour ça, Paris est une ville et une ville c’est une ville, mais la France, c’est beaucoup plus que Paris.

Il fallait dire qu’ils avaient la chance d’avoir des paysages très variés, des campagnes à la ville, des montagnes aux plages, du grand soleil à la grisaille… La France était un beau pays grâce à sa diversité. Chauvaine Agnès ? Non… Non… pas du tout.
Elle, elle connaissait surtout le Nord, où elle avait grandi, et les Pyrénées où elle avait passé presque toutes ses vacances chez ses grands-parents lorsqu’elle était enfant. Les promenades dans les montagnes, les fourrés de lavandes et la pommeraie dans laquelle elle s’installait avec sa grand-mère pour faire des travaux de couture ou de tricot… C’était elle qui lui avait appris quasiment tout ce qu’elle savait à ce niveau-là. La secrétaire eut un léger soupir, emplie d’une douce nostalgie.

- Moi j’habitais le Nord de la France. Les gens ont la réputation d’y être assez chaleureux. Il y a un adage qui dit que les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas à l’extérieur. Dit-elle en riant.

Ca la faisait rire surtout parce que cet adage était un peu faux. Il ne faisait pas si moche que ça dans sa région.

- Mais autrement il y a la Méditerranée avec la lavande et les oliviers, l’Alsace et son architecture à colombages, la Bretagne et ses légendes… Oh ! Je suis sûre que tu adorerais la Bretagne ! Avec ses défilés celtiques et la forêt de Brocéliande…

Elle était convaincue que son protégé apprécierait ce côté de la France. En même temps, qui n’aimait pas de bonnes légendes comme celle du roi Arthur ? Tout le monde avait besoin d’un peu de magie et de rêve dans sa vie. Et en plus, il lui semblait que les Bretons et les Ecossais partageaient quelques éléments de folklore et une culture assez similaire…

- Et l’Ecosse, c’est aussi verdoyant et sauvage qu’on le dit ? J’imagine que ça ne doit pas se résumer qu’au Loch Ness. Ajouta-t-elle avec un grand sourire.



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_Dites mademoiselle, comment est-ce … la France ? Il parait que c’est très beau et « romantique ». Mais sans vouloir vendre mon pays, l’Ecosse est beaucoup plus beau que Londres et je pense que Paris ressemble plus à Londres que les villages d’Highland.

La brune à lunette se mit à faire la grimace.
Ah … il avait dit quelque chose de mal ? C’était faux ? Elle n’aimait pas Paris ? Il avait mal prononcé « Paris » ? Ou alors c’était « France » qu’il avait mal appelé ?

_Ah, pour ça, Paris est une ville et une ville c’est une ville, mais la France, c’est beaucoup plus que Paris.

Le jeune homme continua de marcher en écoutant sa bienfaitrice. Il avait dû mal s’exprimer. Il avait dis « Paris » parce qu’il ne connaissait aucune autre ville en France. Et en vérité, il ne savait même pas où était Paris ! Le jeune homme avait toujours été très mauvais en géographie, et ce n’était pas les professeurs de l’Institut qui ont pu y remédier. Il savait à peine mettre les pays au bon endroit sur une carte d’Europe. De toute manière, à part dans les livres, le jeune homme n’avait jamais voyagé et jamais vu le monde hors du Royaume-Uni.

_Moi j’habitais le Nord de la France. Les gens ont la réputation d’y être assez chaleureux. Il y a un adage qui dit que les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas à l’extérieur.

Le jeune homme sourit en imaginant comment pouvait être ce fameux « Nord de la France ». Était-ce des hautes terres, comme en Ecosses ? Avaient-ils des lacs ? Des montagnes ? Des forets ? Comment étaient les maisons ? S’ils n’ont pas le soleil, cela voulait dire qu’il pleuvait tout le temps ? à quoi pouvaient ressemblait les fleurs là-bas ?

_Mais autrement il y a la Méditerranée avec la lavande et les oliviers, l’Alsace et son architecture à colombages, la Bretagne et ses légendes… Oh ! Je suis sûre que tu adorerais la Bretagne ! Avec ses défilés celtiques et la forêt de Brocéliande…

La « mairie terre année » ?
Nevrabriel papillonna un instant des yeux, un peu perdu par ce mot qu’il ne comprenait pas vraiment. Il connaissait surement le nom en gaélique, mais en anglais, ce nom lui était férocement inconnu.
Mais l’écossais décida de demander plus tard lorsque la demoiselle parla de la Bretagne. C’était un nom qui lui était bien familier en effet. La forêt de Brocéliande avec les fées, la légende du roi Arthur, celle de la ville d’Ys. Il avait lu plusieurs livres sur les légendes de Bretagne mais en ignorait certainement beaucoup d’autres.
Est-ce que les Breton parlait gaélique également ?

_Et l’Ecosse, c’est aussi verdoyant et sauvage qu’on le dit ? J’imagine que ça ne doit pas se résumer qu’au Loch Ness.

_Ahah non. Et en fait « loch » signifie seulement « lac », le « loch Ness » est un lac qui a pour nom Ness hm … comme Paris à la Seine, mais je ne crois pas me souvenir que c’est un lac … c’est une cascade ? Hm … Non … une rivière ? C’est une rivière, c’est ça ?

Bon, il n’était pas parfait, mademoiselle Dessanges n’allaient tout de même pas lui en vouloir de ne pas savoir que la seine n’était pas une rivière, si ?
Le jeune homme décida d’enchainer, voulant faire oublier sa bêtise à la secrétaire.

_Je ne sais pas ce qu’on dit sur l’Ecosse, en vérité. Il y a des grandes villes, avec de hauts bâtiments, comme à Glasgow. Mais il n’y a pas de gratte-ciel en Ecosse. Partout où l’on marche, on peut voir le ciel. Je ne peux pas vraiment comparer avec d’autres lieux. A part l’Ecosse, je n’ai visité que Londres. Et de là où je viens …

Le jeune homme se mit à rire en repensant à sa ville perdue dans les glens. Même pour un écossais, vivre dans les Highlands c’était vivre dans la campagne. Mais chaque pays avait ses campagnes et ses grandes villes, non ?

_Là où je viens, il a des glens à pertes de vu, des lochs où le ciel se reflète comme dans un miroir. Au-delà de l’horion, la terre forme des collines qui semblent éternelle. La forêt prend plusieurs teintes par saison. Aussi verte que les vallées au printemps, aussi orange que le crépuscule en automne, et perde leur feuilles durant l’hiver. En marchant dans les Highlands, on peut monter encore et encore, et on a l’impression de pouvoir atteindre le ciel. Même si les collines sont basses et le ciel bien haut.

Peut-être que le jeune homme idéalisait ses terres, écoutant sa grand-mère qui était une femme fière de sa culture et de son pays. Mais lorsqu’il avait traversé l’Ecosse et qu’il avait vu Londres, rien ne le transcendait, ni le Big Ben, ni le Buckingham Palace, ni même le Tower Bridge. Evidemment, il était émerveillé de découvrir toute ces choses qu’il n’avait jamais vues avant, il restait un être très curieux. Simplement, il ne se voyait pas y vivre et aurait certainement la nostalgie de sa petite ville tranquille dans les hautes Terres.

_Mais franchement, il fait beaucoup moins chaud qu’ici ! Même lorsqu’il n’y a aucun nuage, il fait souvent froid. Je crois que le plus chaud qu’on puisse avoir est vers les 20°C.

Nevrabriel eut un rire pour lui-même. Il ne fallait vraiment pas être frileux pour vivre là-bas.

Les deux adultes arrivèrent finalement là où le jeune homme voulait aller ; sur les cotes. Le chant de la mer était une berceuse agréable et son odeur unique était appréciable. Le vent y était plus fort que sur le reste de l’île, mais le jeune homme n’en souffrait jamais. Après tout … il avait grandit dans un pays froid, n’est-ce pas ?
Il se tourna vers l’étendu d’eau salé et regarda la ligne qui séparait l’eau et le ciel.

_Je suis peut-être minable en géographie, mais j’aimerais bien voir le monde un jour.

Oui, le monde devait être fascinent. Bien qu’il finirait toujours pas rentrer chez lui, dans ces terres qu’il aime tant, il se demandait à quoi pouvait  ressemblait l’Asie, l’Afrique. Chaque continent, chaque pays. Quelle était leur culture ? Leur langue ? Leur coutume ? Leur légende ? Comment était leur climat ? Était-il plus campagne ou gratte-ciel ? Comment faisait les pays pauvre ? À quel âge allait-il à l’école ? Quels animaux demeuraient dans leur terre ?
Toute ces questions auxquels seuls les livres pouvaient lui répondre et qu’il ne pouvait voir de ces yeux frustraient sa curiosité et son gout de la découverte.

Le jeune homme s’assoupit pour ouvrir son étui et prendre son instrument. Il se trouva vers la secrétaire et lui avoua :

_Il y a une musique qui revient toujours dans les fêtes de ma ville. Si je me souviens bien …

Le jeune homme posa son violon à son épaule et son archet à ses cordes. Il commença à jouer, le regard tourné vers le ciel, se remémorant petit à petit les kilts et les jupons valser sur la scène. Le talons des chaussures claquer contre le bois alors que les instruments s’agitaient dans la joie. Les tartans des clans se mélangeaient en de multiples couleurs.
Lorsque la musique lui revint totalement, le jeune homme ferma les yeux pour revivre cette fête comme s’il y était.


Sa grand-mère aimait vraiment ces fêtes où elle pouvait danser jusqu’au bout de la nuit avant que l’âge ne le lui interdise. Le jeune homme ne les aimait pas spécialement quant à lui, il dansait avec deux pieds gauches, n’aimait pas vraiment jouer de la cornemuse et était bien trop jeune pour boire à foison. Mais il aimait voir le sourire sur les lèvres et les gens s’amuser. Passer du temps avec ses amis et sa famille. Pouvoir s’amuser et rire en oubliant le reste le temps d’une journée.

Lorsque la musique se termina, le jeune homme se mit à rire en retirant son instrument de son épaule. Heureux de pouvoir garder ces souvenirs chers à son cœur. Il ouvrit les yeux et regarda la secrétaire avec un grand sourire

_Vous aimeriez beaucoup l’Ecosse, je pense.



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Secrétaire de Donatien
Agnès écoutait la réponse de Nevrabriel tout en marchant, se perdant un peu dans les mots du jeune homme qui comme souvent s’exprimait bien vite. Elle se laissait porter par les sons que ses mots produisaient. Même s’il parlait en anglais, ils avaient la sonorité particulière, l’accent qu’elle supposa être celui de l’Ecosse. Elle voyageait avec lui, de Glasgow aux glens – ça devait être une sorte de campagne – au fur et à mesure de ce qu’il lui expliquait, les collines, les lacs, les forêts… La nature à perte de vue… Il vendait bien son pays. Agnès se demanda s’il écrivait, ou tout au moins appréciait la poésie. C’était fort probable vu la façon dont il tournait ses phrases en parlant de son chez lui. Et ça expliquerait peut-être le rapprochement qu’elle avait vu entre le rouquin et Astrid. Il lui semblait avoir compris que cette dernière écrivait même si elle n’avait jamais eu l’occasion de la lire. Il fallait dire que celle-ci ne lui avait jamais demandé et qu’elle-même n’avait jamais osé demander puisque sa collègue semblait assez intimidée à cette idée. Enfin, elle l’espérait sincèrement. Que leur rapprochement tenait uniquement à leur amour de littérature. Parce qu’elle appréciait beaucoup les deux, elle était même contente quand elle les apercevait ensemble mais si leur relation dépassait le stade platonique… Elle, ça ne la dérangerait pas, leur différence d’âge n’était pas énorme, ce serait même plutôt une bonne chose, plutôt mignonne mais… Mais ils étaient à l’Institut et elle avait peur que ça ne leur apporte que des problèmes…
Finalement, durant cette conversation et les considérations sentimentales de la secrétaire, les côtes finirent par entrer dans leur champ de vision. C’était toujours impressionnant de voir comment elles jaillissaient de nulle part, comme désireuses d’accentuer le côté dramatique que leur conférait la mer venant se briser comme une forcenée sur les rochers escarpés, comme conçus pour déchirer les coques des bateaux ayant l’audace de s’approcher de trop près. L’air salin lui aussi se faisait agressif, comme pour vous dissuader de trop vous éloigner du rivage.

- Je suis peut-être minable en géographie, mais j’aimerais bien voir le monde un jour.

Agnès lâcha du regard l’horizon pour détailler le profil de son protégé. Elle se demandait s’il croyait vraiment pouvoir s’en aller d’ici un jour, mais son expression relativement neutre et méditative ne lui apporta pas de réponse. Ne sachant que lui dire, ne voulant ne le désillusionner ni lui mentir, elle se contenta de lui serrer la main, signe qu’elle avait compris sa prière. Elle ne savait pas comment s’y prendre, mais si un jour l’occasion se présentait, elle ferait tout ce qu’elle pourrait pour lui faire quitter cette île. Mais il n’avait probablement pas compris la signification de ce geste puisqu’il se pencha pour sortir de nouveau son violon.

- Il y a une musique qui revient toujours dans les fêtes de ma ville. Si je me souviens bien …

Et il se mit à jouer. L’air était entraînant, et lui donner envie de danser. Cette fois-ci, moins surprise par la métamorphose qui s’opérait sur son visage et dans toute son attitude, Agnès eut le loisir de mieux écouter même si le vent portait les notes vers la mer, comme si elle était plus destinée à la nature qu’à l’oreille humaine. Ca lui rappelait un mythe, quelque chose qu’elle avait probablement dû entendre à l’école. Un mythe antique avec un héros qui jouait tellement bien de son instrument qu’il avait même réussi à charmer le chien des Enfers et ses maîtres pour ramener à la vie sa bien-aimée. Œdipe… Thésée… Persée… A moins que ce ne soit un autre nom, elle ne se souvenait plus. Elle avait toujours eu du mal à l’école, elle était tout juste moyenne en travaillant beaucoup et c’était loin derrière elle maintenant.
Mais des bruits de pas derrière elle se firent entendre, rompant un peu le charme de la musique, pas encore achevée. Elle se retourna et vit Steven se diriger droit vers elle. Il devait la chercher. Il allait lui dire quelque chose mais comme Nevrabriel jouait toujours et ne semblait pas l’avoir vu arriver, elle mit un doigt sur sa bouche pour lui faire signe de se taire. Il referma donc la bouche mais s’approcha pour se poster à côté d’elle. Après tout, ça pouvait bien attendre la fin du morceau. De plus, celui-ci ne tarda pas à s’achever avec le rire du jeune homme.

- Vous aimeriez beaucoup l’Ecosse, je pense.

Agnès sourit.

- Si les Ecossais sont tous comme toi j’en suis sûre Nevrabriel.

Mais Steven semblait s’impatienter et elle dût donc reporter son attention sur lui. Cependant, il se contenta de la fixer sans rien dire. Bon. Il ne voulait pas parler devant un patient. La secrétaire soupira.

- Désolée Nevrabriel… Il semblerait que le devoir m’appelle…



Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

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_Vous aimeriez beaucoup l’Ecosse, je pense.

Mademoiselle Dessanges se mit à sourire. Un sourire communicatif.

_ Si les Ecossais sont tous comme toi j’en suis sûre Nevrabriel.

Le regard de la dame alla se perdre ailleurs, et l’écossais le suivit, interloqué par ce qui pouvait se passé derrière lui. Le jeune homme eut un sursaut en se retournant, découvrant Steven, un surveillant. Il pensait être seul avec la secrétaire. Ce pourrait-il que l’homme l’ait entendu jouer ? …
Bon tant pis, il n’allait pas en mourir tout de même.

_Désolée Nevrabriel … Il semblerait que le devoir m’appelle…

Ça, le concerné l’avait compris. Et il se sentait bien inutile sur cette ile. Il n’avait plus de cours, il n’avait pas de tâche à faire, hormis aller voir Donatien tout les jours. Il voyait ses cadets aller en cours, les membres du personnelle travailler, et lui, petite cloche, ne faisait que errer sur l’île, regardant les nuages passer, la vie défiler.
Mais il n’y pouvait rien.

Le jeune homme se tourna vers son amie et lui offrit un sourire sincère, tout de même heureux d’avoir pu passer un peu de temps avec mademoiselle Dessanges pour son anniversaire. Et de toute façon, il avait son appelle d’Ecosse, il ne devait pas tarder non plus à se retirer.

_Ahah oui ! Pardon de vous avoir prit autant de votre temps. Ça m’a fait plaisir, vraiment.


Malgré la présence du surveillant, l’écossais passa ses bras sur le dos de la française pour lui offrir une étreinte. Il n’était pas interdit d’avoir de l’affection envers les membres du personnelle dans le règlement, et cette éteinte n’était qu’affection, comme un frère envers sa sœur, comme un enfant envers sa mère.
Il lui murmura dans son oreille :

_Merci pour tout, Agnès.

Rare sont les fois où le jeune homme appelait la secrétaire par son prénom. Mais il voulait vraiment lui montrer son affection, qu’elle n’était pas seulement une secrétaire pour lui, mais réellement une personne à qui il tenait. C’était compliqué d’exprimer ce genre de sentiment sans que le monde pense à l’envers. Il ne voulait pas non plus qu’elle ait des ennuis parce qu’un abrutis aurait compris de travers ses sentiments envers la dame. Et il savait que son ainée ne comprenait pas de travers, elle le connaissait depuis un moment, et savait bien comment il pensait.

Puis, le jeune homme se tourna vers Steven et lui fit un signe de main pour le saluer. Ce n’était pas une mauvaise personne, il n’allait pas l’ignorer. Nevrabriel rangea ses affaires et laissa la secrétaire s’en aller avec le surveillant, sentant le sel de la mer venir doucement se cogner contre sa peau.

Cette journée était peut-être banale, mais il en garderait tout de même un bon souvenir.



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