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22/09/2018
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Confrontation ||feat Soma||

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Katerina marchait sur le petit sentier de gravier qui jouxtait le lac. Elle profitait que le temps soit au beau fixe pour se promener un peu dehors. Gardant une distance de sécurité avec les autres patients, elle flânait, ravi de sentir les rayons du soleil lui chatouiller les joues. Depuis son arrivée à l’Institut, quelques mois précédemment, la jeune fille avait découvert un monde bien différent de celui qu’elle avait toujours connu. Elle avait pu discuter avec divers membres du personnel de l’endroit. C’était découvert très peu armée face à leur simplicité respective. Avait été totalement déstabilisée.

L’institut lui avait fait du bien l’air de rien. Même s’il venait bousculer son petit monde. Elle apprenait qu’il existait des centaines d’interaction possible avec les gens. Bien loin de celle qu’elle avait pu avoir avec Andrei et Ivana. Mais parfois fortement similaire. Elle était, par contre, trop souvent confronté à un choix délicat. S’adapter, ou respecter ce que son instinct et son éducation lui dictait naturellement. Jusqu’ici elle s’en était plutôt bien sortie. Elle glissa une petite mèche rebelle qui s’était échappé de sa tresse derrière son oreille.

La jeune fille termina sa route à l’ombre d’un arbre, elle posa la veste qu’elle avait sur les épaules, et s’assit en tailleur dessus. Ce serait toujours mieux que de se mettre par terre. Elle avait revêtu la tenue réglementaire des patients. Sa couleur blanche rendait le visage de la jeune russe un peu moins pâle. Elle avait pris un livre avec mais n’était pas d’humeur à l’ouvrir. Il resterait posé sur l’herbe jusqu’à ce qu’elle daigne lui trouver à nouveau de l’intérêt. Elle venait de sa chambre, où elle avait déjeunée, et profitait que la majorité des patients de l’institut soit encore à la cafeteria pour prendre l’air. Il s’agissait là d’une petite balade digestive. Elle ne tarderait pas trop, ensuite, à regagner sa chambre. Elle pourrait y jouer un peu de musique, ce qu’elle faisait de manière rituelle depuis qu’elle était là. Elle avait appliqué une sourdine à son instrument, pour en diminuer la portée, et éviter ainsi de déranger les patients des chambres voisines.

Mais pour l’instant, elle était dehors. Elle n’était plus aussi prudente vis-à-vis de sa maladie, consciente que s’enfermer pour gagner un peu de temps n’était plus forcément, pour elle, l’idéal. Les branches de l’arbre s’agitèrent doucement au-dessus d’elle. Elle leva la tête, plissant les yeux. Elle avait rarement vue journée aussi douce. Elle aurait bien aimée discuter avec Hyppolite à l’ombre de l’arbre. Mais il travaillait. Et il était très sollicité par Monsieur Elpida en ce moment. Elle se contenterait donc de rêvasser là quelques instants avant de plier bagages. Son regard balaya l’étendue brillante du lac. Alors qu’elle paressait au soleil, elle aperçut un peu plus loin sur le sentier un garçon. Il avait l’allure élancée et l’air nonchalant d’un félin, et ces cheveux mi- longs étaient relativement ébouriffés. Elle le fixa un peu trop longtemps, essayant de deviner ces traits malgré la distance qui les séparait. Tourna vivement la tête lorsqu’il posa les yeux sur elle. Elle espérait qu’elle n’avait pas été surprise à l’observer de manière si insistante. C’était une chose qui ne se faisait pas.
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Mon regard glissant sur les graviers, je marchais lentement sur le sentier qui longeait le lac de l’institut. Je me sentais l’âme d’un grand-père aujourd’hui, tuant le temps en observant le printemps qui s’éveille. Le pas lent, l’esprit contemplatif, je profitais des rayons timides du soleil qui réchauffait mes cheveux. Il était au plus haut, en cette heure normalement consacrée au déjeuner. Mais j’ignorais mon ventre turbulent, car je ne souhaitais pas me repaitre au côté de mes camarades aujourd’hui. La faim, la vraie, m’avait quelque peu désertée depuis quelques jours. Un aléa de moral dont je ne me préoccupais pas, mais qui n’était pourtant pas bon signe, j’en étais conscient. Aujourd’hui était le premier repas que je m’étais décidé à sauter. J’avais échappé à la surveillance des gardes et m’étais faufilé à l’extérieur, à contre-courant des autres élèves.

… gargouillement … tas d’os … cet inconscient …

La perte d’appétit n’avait jamais été un de mes problèmes. J’étais même plutôt un gros mangeur et un grignoteur en temps normal. Mais ces derniers temps, j’étais préoccupé plus que de coutume. Préoccupé par le mur de silence qu’était devenu l’extérieur. Pourquoi papa ne répondait-il plus à mes lettres ? Soucieux qu’il les ait trouvées ennuyeuses, je m’étais pourtant appliqué à détailler davantage les dernières. Je mentais beaucoup, m’inventant une vie sociale et des progrès que je n’avais pas faits. Un exercice compliqué, car les médicaments que l’on me donnait au quotidien avaient un effet non négligeable sur mon imagination.

Papa avait-il abandonné tout espoir à mon égard ? M’avait-il laissé ici comme on jette un déchet dans un vide-ordure ? Avait-il coupé le pont qui nous unissait ? Je savais que ce dernier était construit de secrets et de mauvais souvenirs, mais c’était bien là le seul pont que j’avais. Je ne souhaitais pas le voir disparaitre, pour des raisons évidentes. Dans un endroit comme l’institut, les passerelles étaient dures à construire, et je me gardais bien de le faire. Après tout, je n’avais aucune intention de rester et j’avais bien l’intention de ne rien emporter avec moi quand le moment serait venu. Ni souvenirs douloureux ni souvenirs joyeux, car la mélancolie m’aimait beaucoup trop. Bien malgré ces résolutions néanmoins, des liens se tissait, doucement. J’y pensais, souvent, et cela tournait en rond, consumant mon énergie.

.. un puit … repose au fond … coupe la corde

Le regard dans l’eau, j’étais d’accord avec mes compagnes d’infortune. J’hésitais à retirer mes vêtements règlementaires pour aller me glisser dans l’eau verdâtre, me laisser flotter. Ou me laisser couler, échapper à tout bruit.  Du coin de l’œil, je repérais du mouvement plus loin. Je tournais la tête et remarqua ce visage qui me fixait. Une jeune fille, assise à l’ombre d’un arbre, me regardait fixement.

Je lui rendais ce coup d’œil insistant sans broncher, mais elle fut la première à fuir ce contact primaire. Je me pensais le seul patient à fuir le tumulte du déjeuner, mais j’étais visiblement dans l’erreur. J’avais repris ma marche tranquille et je ne la quittais plus des yeux, comme un chat ayant repéré un oisillon tombé du nid. Au fur et à mesure que je me rapprochais d’elle, je me confortais dans l’idée que je la connaissais. Connaitre était un bien grand mot, à vrai dire. J’ignorais son nom, son histoire, mais je savais qu’elle était une W, et qu’elle était arrivé récemment. Etant d’un naturel observateur, je remarquais rapidement les nouveaux visages. Elle avait déjà accroché mon regard auparavant, au détour des couloirs. D’abord frappé par la couleur de ses yeux – un bleu exceptionnel - j’avais par la suite remarqué un schéma particulier dans sa manière de se déplacer dans l’institut. Je l’avais depuis souvent aperçu, rasant les murs comme si chaque patient croisé était une bestiole pouvant lui sauter au visage à tout instant. Ou un lépreux. Jamais je ne l’avais vu soutenir le regard de quelqu’un et j’éprouvais une curiosité certaine à son sujet.  Je pris donc cette attention qu’elle m’avait soudain portée comme une invitation.

… quelle ... pédante … mieux que nous ? …


Arrivé à son niveau sur le chemin, je quittais les chaussons blancs (que j’utilisais pour me déplacer partout) et les laissait là sur le sentier de gravier. La pelouse fraiche et luxuriante sous mes pieds m’offrit une sensation de bien-être et de douceur. Et en quelques enjambées, j’avais rejoint madame W. Ses cheveux châtains étaient ramenés en une natte impeccablement réalisée, vêtue de blanc et avec son port très altier, elle avait l’air tout droit sortie du tableau d’un peintre romantique. Ses yeux, dans lesquels se reflétait le bleu du ciel, étaient encore plus saisissants de près. Debout près d’elle, je la regardais toujours, sans doute oppressant sans le savoir. Je m’installais doucement sur les genoux et finis par demander simplement, sans afficher aucune émotion :

« Dis-moi, est-ce que tu es une espèce de princesse ? »



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Elle sentait que malgré qu’elle ait baissé le regard, deux yeux étaient restés fixés sur elle. Elle examinait obstinément ces mains, dans l’espoir que le garçon se désintéresse d’elle. Espéra ne pas l’avoir outragé. Fixé les gens témoignait d’une curiosité mal placée et pouvait déplaire. Au-delà du fait que son éducation le lui interdisait, elle savait que certains patients se montraient parfaitement susceptibles. La jeune femme n’en avait heureusement jamais fait les frais. En même temps, Katerina ne se mêlait pas aux autres jeunes. Trop de risques. D’autant plus que depuis l’incident qui avait eu lieu avec la fille punie, certains patients se montraient remontés. Elle préférait vivre paisiblement, un peu à part. A son rythme.

Malgré ces yeux baissés, elle se rendit vite compte qu’il s’approchait au bruit de ces pas. Elle jeta une œillade discrète. Il se dirigeait bel et bien vers la jeune femme. Elle jeta un regard à son livre, posé dans l’herbe grasse. Peut-être que si elle faisait mine de lire, il n’oserait pas l’apostrophé. Elle abandonna bien vite l’idée. Il était déjà trop prêt, et une nouvelle fois, cela aurait frisé l’inconvenance. Elle espérait juste qu’il ne viendrait pas se coller à elle et que la raison de sa présence ici, et non à la cafeteria, ne signifiait pas qu’il avait mal au ventre. Elle releva une seconde la tête lorsqu’il fut prêt d’elle. Elle ne savait pas si elle s’était le fait qu’il soit debout, et elle assise, mais elle dut se la dévisser pour parvenir à en voir le bout. Il ne semblait pas souffrant, cela la rassura. Il avait de grands yeux sombres et il fixait la jeune femme avec insistance. Elle retourna à la contemplation du sol, parcourant l’herbe à ces pieds, mal à l’aise par autant d’attention. Le froid de son regard lui rappelait celui d’Andrei, mais il ne semblait pas pour autant atone. Il s’installa finalement.

« Dis-moi, est-ce que tu es une espèce de princesse ? »


Elle le dévisagea, se demandant s’il se moquait d’elle. Mais c’était si franc, qu’elle sut qu’il attendait une vraie réponse. Le vent faisait bruisser les feuilles de l’arbre sous lequel elle s’était abritée, et quelques branches frémissaient sans sembler vouloir se bouger. Elle se demanda ce qu’elle était supposée lui dire, les yeux tournés vers le lac. Il serait peut être déçu de savoir la vérité. Mais elle ne voyait pas vraiment en quoi sa déception lui importait, aussi répondit-elle :

- Non. Pourquoi ? Tu en cherches une ?


Il n’était pas dans les habitudes de la jeune femme de tutoyer ceux qu’elle ne connaissait pas. Mais elle avait compris qu’entre jeunes, pour établir un contact plus facile, c’était dans son intérêt. Vouvoyez, semblait-il, était désuet. Aucune ironie dans sa voix par contre. Elle avait encore du mal à percevoir ce que les autres lui voulaient. Quand Andrei lui parlait, elle savait exactement ce qu’il exigeait d’elle. Il ordonnait, et était rarement dans l’interrogation. Maintenant qu’elle y pensait, c’était souvent les interrogations qui l’avaient embarrassé par le passé. Peu habituer à ce moyens de communication, elle ne savait pas bien y répondre. Elle profitait qu’il soit assis et de lui parler pour le dévisager encore. Ces cheveux et ses yeux sombres contrastaient avec sa peau pâle. Il avait l’air d’un naturel calme, autant dans ses gestes que dans ses intonations.
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- Non. Pourquoi ? Tu en cherches une ?

La princesse n’en était pas une, mais finalement cela ne me surprenait pas beaucoup. Je n’étais même pas réellement déçu. Comme beaucoup d’enfant j’avais été bercé par les contes de fée, et la déception avait été lourde à chaque fois que j’avais aperçu les visages des vrais princes et princesses de ce monde. La plupart étaient en effet sans grâce ni beauté, de simple Mr et Mme Tout le monde, parés de beaux atours ou de robes sévères certes, mais très laids quand même. Mais ma camarade, qui daignait enfin me regarder dans les yeux depuis que je m’étais assis près d’elle – elle – avait l’air d’une princesse tout comme dans les histoires. Ce n’était pas pour rien qu’en la voyant flâner à l’ombre de l’arbre, je l’avais imaginée emmitouflée dans de beaux tissus et un diadème étincelant sur la tête.

… pas un jeu …atterris …

« J’imagine que oui. » lui répondis tout naturellement avec un léger sourire et en haussant les épaules. « J’étais persuadé que tu en étais une à vrai dire. Je te vois souvent seule, à regarder les autres du haut des fenêtres. Tu as la tête haute comme quelqu'un qui n'a jamais eu à l'abaisser devant personne. C'est... c'est chouette.»

Tandis que je lui exposais ma théorie erronée, mon regard se porta au loin en direction des bâtiments et de leurs immenses baies vitrées. Elle n’était pas la seule à apprécier se retrouver en hauteur, avec une vue dégagée sur notre cage dorée.

« Bref, tu as l’air un peu… au-dessus de tout ça, quoi. » finis-je pas conclure avec un froncement de sourcils dubitatif. Je la regardais de nouveau, la détaillant de haut en bas sans la moindre pudeur. Il faut dire que je n’avais pas d’arrière-pensées particulière.

Miss W n’avais pas de sang princier, mais les deux saphirs qui lui servaient d’iris valaient bien tous les joyaux de la couronne. Je voyais qu’elle me fixait aussi, se demandant sans doute pourquoi je venais troubler son petit moment de paix avec mes questions stupides. Mais bien loin d’avoir conscience de mon intrusion, je soutenais son regard azur en essayant de sonder ses pensées. Elle était le genre de personne que j’avais du mal à appréhender, et pourtant le genre de personne qui me ressemble sans doute le plus.

… pique … titille … va..chercher …

« Si tu n’es pas noble, pourquoi est-ce que tu te tiens à l’écart de autres à ce point ? »
je penchais la tête et m’inclinais légèrement vers elle, volontairement envahissant cette fois. « C’est parce que tu as peur des gens, finalement ? »

J’étais soudain d’humeur taquine. La croiser avait éveillé quelque peu mon âme - éteinte aujourd'hui, et je sentais des sentiments plus joyeux s’éveiller doucement dans un coin de ma tête. Elle m'avait distrait de mes pensée moroses au bord du lac. J’avais envie de l’embêter, cette fille. Gentiment ; même les murmures semblaient m’encourager dans mon inquisition.

Mais allait-elle vouloir jouer avec moi ?




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« J’imagine que oui. J’étais persuadé que tu en étais une à vrai dire. Je te vois souvent seule, à regarder les autres du haut des fenêtres. Tu as la tête haute comme quelqu'un qui n'a jamais eu à l'abaisser devant personne. C'est... c'est chouette.»

Elle s’en étonna. Y avait-il d’autres personnes encore qui la croisaient régulièrement ? Elle n’y avait jamais fait attention. Elle ne voyait pas vraiment les patients. Elle regardait plus pousser par l’ennui que par une réelle curiosité. Elle suivit son regard qui se perdait au loin, détaillant les nombreuses fenêtres de l’institut. Il était vrai que Katerina ne baissait pas la tête devant qui que ce soit. Andrei avait passé de nombreuses heures à lui inculquer l’art de se tenir en société. Mais lorsqu’elle repensait à la façon dont elle perdait ces moyens dès qu’il s’agissait de les appliquer au cours d’une conversation réelle, elle se disait qu’elle ne devait pas être si bonne élève.

« Bref, tu as l’air un peu… au-dessus de tout ça, quoi. »


Elle retient un léger sourire, ne voulant pas paraitre injurieuse. Elle était juste amusée de la façon confuse dont il venait de s’exprimer. Il était plus bavard qu’il n’en donnait l’air.

« Si tu n’es pas noble, pourquoi est-ce que tu te tiens à l’écart de autres à ce point ? C’est parce que tu as peur des gens, finalement ? »


Sa proximité eut raison de Katerina qui baissa les yeux, les pommettes rosées. Elle lut dans son regard quelque chose qu’elle avait appris récemment à décrypter. Essayait-il de lui faire perdre ces moyens ? Si c’était le cas, il avait plutôt réussi.
Elle allait lui dire qu’elle n’avait pas peur des gens, mais qu’elle devait se méfier à cause de sa santé fragile mais elle n’était pas sûr que ce soit honnête. En réalité, elle ne s’était jamais posé la question, et n’était pas certaine de la réponse qu’elle pouvait bien donner. Après tout, elle avait du mal à s’adapter aux caractères bien différents des patients et membres de l’institut. Loin de l’attitude habituelle et rassurante d’Andrei. Et même si elle appréciait Hyppolite, Agnès ou Astrid, était-elle vraiment à l’aise comme elle avait pu l’être par le passé ? Elle finit par se décidée à composer une réponse à la fois complète, mais vague :

- J’ai une santé fragile alors je préfère rester à l’écart. Peut-être aussi qu’à force de m’isoler, je suis plus réticente face à la possibilité d’une discussion.


Elle lui adressa une esquisse de sourire, relevant le visage. Les deux yeux du garçon étaient comme deux abymes profonds desquels il était difficile de se détacher. Elle ajouta tout de même, pour qu’il ne se sente pas mal à l’aise d’avoir voulu établir la conversation avec quelqu’un qui n’y était pas enclin :

- Je suppose qu’il faut m’apprivoisée.


C’était un peu ce qu’avait fait les membres du personnel avec qui elle s’était liée d’amitié. Et cela ne semblait pas leurs avoir demandé un énorme effort.
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- J’ai une santé fragile alors je préfère rester à l’écart. Peut-être aussi qu’à force de m’isoler, je suis plus réticente face à la possibilité d’une discussion.

Sans me départir de mon air inquisiteur, je demeurais à proximité de la princesse. Je constatais le rose qui avait orné ses joues, sans en tirer aucune satisfaction cependant. Elle avait habilement éludé ma question, restant floue quant à son comportement que d’aucun qualifierait d’hautain. Des gens qui ne connaissent pas la beauté d’un caractère réservé.

- Je suppose qu’il faut m’apprivoiser.


…l’attirer…la garder…l’échapper…


Je décidais de lui laisser un peu de répit et reculais pour revenir à une distance moins envahissante. L’apprivoiser. La demoiselle n’était donc finalement pas une princesse hautaine perchée dans sa tour, mais plutôt une biche craintive et gracieuse. Un animal incompris, sauvage. Une vision brève, et ravissante. Une rencontre privilégiée à la lisière d’un bois hostile.  aussi, sans doute.

« Je vois, ça me semble logique après tout. On est tous un peu pareil, ici au début. Entourés d’inconnus. Des gens ont déjà réussi à t’apprivoiser ? »


J’entourais mes genoux de mes bras, un peu songeur. Je me reconnaissais un peu en elle. Il y avait des jours où raser les murs était ma seule échappatoire, quand le simple contact des autres devenaient insupportable, ingérable. Quand la colère devenait latente, n’attendant qu’une perche tendue pour surgir. Je courrais à ma chambre, ou à cette personne qui avait réussi à me dompter.

« Je te demande parce que j’aimerais savoir comment ils s’y sont pris. »




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Lorsqu’il s’écarta un peu, Katerina se sentit respirer à nouveau. Elle ne savait toujours pas ce qui l’avait poussé dans les bras de l’institut et restait prudente. Il en fallait peu pour abattre les maigres défenses qu’il lui restait. Sa méfiance restait la clé de sa survie.

« Je vois, ça me semble logique après tout. On est tous un peu pareil, ici au début. Entourés d’inconnus. Des gens ont déjà réussi à t’apprivoiser ? »

Elle hocha la tête. Cela avait été plus simple qu’il n’y semblait. Son monde s’était toujours résumé à trois personnes. Ici, elle croisait tant de personnes qu’elle ne connaissait pas et qui étaient tous tellement différentes les unes des autres que cela aurait pu donner le tournis.

« Je te demande parce que j’aimerais savoir comment ils s’y sont pris. »


Elle pencha la tête, pensive. Elle devait bien avouer qu’elle ne savait pas vraiment. Était-ce par leurs gestes, leurs paroles, leurs regards, qu’il avait su briser le silence de la jeune femme. Peut-être s’y étaient-ils tous prit différemment ? Ou pas ? Après tout, ils l’avaient tous considérés comme une personne, avant de la considérer comme une maladie, il avait tous été surprenant à leurs manières. Difficile de faire la part de choses.

- Je ne sais pas trop. Je crois qu’ils s’y sont tous prit de manière différentes. Ou similaires…


Elle eut un sourire désolé, un peu embêter par sa réponse. C’était une question sur laquelle elle devrait se pencher, mais à laquelle elle n’avait pas encore trouvé de solution.

- Toi, on doit t’apprivoiser ?


Elle tourna ses yeux océans vers ceux abyssales du garçon. Lui qu’elle avait comparé à un chat sauvage alors qu’il s’approchait juste avant, était-il plutôt craintif ?

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