Tomber pile ! Ft Soma

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Sam 5 Mai - 6:05

Tomber pile!feat.  Soma

Mon éternel drap anti-soleil traînait par terre, alors que moi j’étudiais du regard cet arbre me semblant assez solide. J’avais vu la forêt brûlée de nombreuses fois, elle ne m’offrait aucune protection contre le vil soleil. Voilà pourquoi j’étais partie dès l’aube, après le repas, retrouver l’arbre près du lac. Nev m’y emmenait de temps en temps. Mais cette fois, j’étais venue seule. J’avais une idée bien particulière en tête, et je me doutais que celle-ci ne lui plairait sans doute pas.
Il c’était particulièrement inquiété lorsqu’il avait appris pour mon incident « cuisson au soleil de midi », je ne voulais pas l’inquiéter davantage avec mes gamineries!

Voilà pourquoi, depuis maintenant plus de deux heures je pestais contre cet arbre. J’avais essayé encore et encore d’y grimper sans réussite. Pourtant ça semblait Si simple pour les enfants. Pourquoi n’étais-je pas capable? Certes je m’y prenais bien des années en retard, mais c’était déjà un début. Ici je pouvais sortir librement, je pouvais tenter les aventures que j’avais ratées lors de mon enfance.

Une, puis deux! Finalement je réussis à attraper une branche… victoire!
Il ne fallait plus que me hisser, pendant lamentablement à la branche je balançais mes pieds dans l’espoir de me donner de l’élan.

****

J’avais réussi! Il avait fallu le temps, mais j’étais maintenant assise dans cet arbre. Je rigolais avec moi-même regardant mes mains écorchées par l’effort. Je n’osais pas jeter un regard à mon uniforme, il devait être en bien mauvais état!

Le temps de redescendre arrivait trop vite à mon goût. J’avais un rendez-vous dans un peu plus d’une heure avec le Docteur Elpida, me changer était impératif!

Je regardais attentivement l’arbre dans lequel je m’étais maladroitement hissée. Comment faire pour descendre? Peut-être que si je mettais mon pied ici… Non! Définitivement pas! Alors je pouvais me tenir ici? Arrrgh pourquoi était-ce si compliqué de descendre d’un arbre? Je réussis à changer de branche, je n’étais pas très avancé… Quelqu’un pouvait appeler les pompiers? Chat dans un arbre coincé! Ou plutôt Lucy dans un arbre coincé… Quelle galère franchement!

Criiiiiiiiiiiiiiiiiic

Eh merde!

Je n’avais pas eu le temps de comprendre que ma prise avait cédé, j’étais en ce moment même entrain de tomber de cet arbre… je fermais les yeux, ne respirant ni ne criant, comme si cela pouvait amortir la chute. Je heurtais quelque chose cédant sous mon poids puis j’atteins finalement le sol! Le choc m’avait coupé le souffle, mais avait été bien moins terrible que je l’avais imaginé!

J’ouvris timidement un œil, tapotant me tapotant, j’étais encore en vie, j’avais conservé tous mes morceaux!! J’allais crier de joie quand je sentis remuer sous moi…

Les deux yeux maintenant bien ouverts je remarquais que j’étais sur… une personne!
J’étais tombée pile dessus! Stupéfaite de la raison pour laquelle ma chute avait été amortie. Des cheveux couleur corbeau garnissaient sa tête encadrant son visage. Quelle horreur j’étais littéralement tombée sur un autre patient!

Je me retirais rapidement de sur le corps, mon dieu est-ce que je l’avais assommé!?
Je l’observais, il semblait lui aussi entier, et son regard était posé sur moi! Je rougis autant qu’un albinos le pouvait, le regardant la bouche ouverte.

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Mer 9 Mai - 1:52

Tomber pile !Ft. Lucy








Les journées passaient et se ressemblaient. Au lever, j’avais pris l’habitude une fois mes médicaments avalés de regarder à la fenêtre si le soleil était de sortie. Auparavant seul, j’avais découvert le plaisir de la compagnie à travers une personne particulière. Mais cette personne était souvent accaparée par son médecin, je devais donc souvent me montrer patient et me résoudre à passer mon temps libre en compagnie de mon livre uniquement. Aujourd’hui était ainsi un jour de solitude, je n’avais donc pas très envie de mettre un pied hors de ma chambre. J’avais le cerveau étrangement embué, et à la fois l’esprit si clair, signe d’une bonne humeur évidente. Dans mon caractère en dent de scie, j’étais plus au moins en haut d’un petit sommet.

Sans impératif pour la journée, j’avais apprécié le plaisir de trainer au lit une bonne partie de la matinée; avant d’en être délogé par l’un des infirmiers. Il faisait beau, je n’avais donc selon eux aucune légitimité à me terrer dans ma chambre. Je me doutais que cette insistance à me faire bouger faisait partie du « traitement », mais je n’avais pas vraiment goût à aller m’asseoir au bord de ma fenêtre fétiche seul.. Comme une âme en peine chassée hors de sa tanière, j’avais donc erré en trainant des pieds, un peu hagard avec mon livre sous le bras. En sortant du bâtiment j’avais machinalement pris la direction du lac, peut-être que quelqu’un m’y attendait déjà, assise sous le grand arbre ? J’espérais secrètement apercevoir une silhouette, mais en m’approchant de mon nouveau sanctuaire,  je fus déçu de constater que la zone était bien vide de monde. Je haussais les épaules pour moi-même. J’allais pouvoir relire tranquillement mon histoire, j’avais réussi à mémoriser par cœur déjà les deux premiers chapitres, j’étais donc en bonne voie pour graver le chef d’œuvre dans ma tête.


encore et encore et encore … brûle-moi ça …

Arrivé sous l’arbre, je me tournais face au lac et m’étirais en admirant le panorama. Alors que j’allais m’installer –toujours bien à mon rythme- je perçu soudain de l’agitation au-dessus de ma tête. Des craquements dans les branches et du mouvement dans le feuillage me poussèrent bientôt à lever la tête en quête d’un… d’un écureuil, peut-être ? Mais je n’allais jamais au bout de mon geste, car alors que je levais les yeux en les protégeant du soleil de ma main, un craquement bien plus sonore se fit entendre. Dans un tourbillon de feuilles, une masse sombre dégringola et me tomba sur le crâne.

Le choc me coupa les jambes et je m’étalais sur le dos, écrasé par un poids somme toute raisonnable, sauf quand on le recevait sur la tête suite à une chute. Je fus passablement sonné pendant quelques secondes, mais alors que je sentais la masse appuyée sur moi BOUGER… je réalisais soudain que ce n’était ni un écureuil en surpoids, ni une grosse branche mais bien une personne qui venait de me tacler au sol. Puis le pic d’adrénaline se fit sentir. On venait de me frapper ? De m’agresser ? De me faire sacrément mal surtout. La moutarde me montait au nez tandis que je me redressais sur mon séant d’une manière assez brutale, le cœur battant, prêt à en découdre. L’arrière de ma tête pulsait de douleur. Mais ma rage fondit comme neige au soleil quand j’aperçus face à moi mon « agresseur ». Des cheveux d’un blanc irréel flottaient, illuminés par les rayons du soleil qui perçaient à travers le feuillage. Une peau de porcelaine sans défauts, les joues rosies. L’espace d’une seconde je cru avoir en face de moi X54, et toute animosité me quitta. Mais je réalisais tout aussi rapidement mon erreur quand, en cherchant des émeraudes dans ses yeux je ne croisais que deux opales. A mieux y regarder elle n’avait rien à voir avec mon oisillon. Sa peau et ses cheveux étaient encore plus pale, et ses traits plus fins et féminins. De longs cils blancs habillaient son regard, sans doute très doux en temps normal. En cet instant je le devinais surtout horrifié et coupable. Mais  la colère, rampante, tenta de revenir face à cette inconnue, source d’une souffrance malvenue.

« …Aie. » lâchais-je dans un souffle et entre mes dents, victime de mon ascenseur émotionnel.

Je portais la main à l’arrière de ma tête, guettant la moindre goutte de sang, mais je ne sentis qu’une bosse sous mes doigts. Un hématome qui serait sans doute douloureux pour un bon bout de temps.

« Mais ...d’où ? » grognais-je, visiblement excédé.

Du haut de l’arbre ? Que pouvait-elle bien faire en haut d’un arbre à une heure pareille ? A n’importe quelle heure, du reste. J’attrapais mon livre par réflexe, comme on ramasse autour de soi ses effets personnels après une chute gênante. Mais alors que je l’attrapais par la couverture,celle-ci me resta dans les mains. Totalement désolidarisée du bloc de pages qui tomba dans la pelouse. Mon cœur se glaça quand je constatais ce dégât collatéral. L’objet le plus précieux que je possède, la prunelle de mes yeux et mon unique échappatoire dans ce bourbier, ruiné par la faute de cette fille… Je reportais mon attention sur elle et lui jetais un regard noir. J’avais presque envie de pleurer.

... /rires/ ... complètement ... totalement ...

« … ruiné. »


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Mer 9 Mai - 4:17

Tomber pilefeat.  Soma

Les mains écorchées par mon escalade, le corps endolori par ma descente et le visage rougis je ne pouvais détourner mon regard du jeune homme m’ayant servi de piste d'atterrissage. Il s’était redressé comme porté par un ressort, son regard me poignardant. J’étais horrifiée, à son regard j’avais dû lui faire atrocement mal, il m’apparaissait tel un loup prêt à mordre. Quand d’un coup toute colère se dissipa de ses yeux. Mais que… Je soutins son regard me détaillant assidûment, cette frustration si vite disparue semblait vouloir regagner ma victime.


"…Aie."

Le mot sortit d’entre ses dents, se touchant la tête, sans doute à l’endroit où j’étais tombée.

Mais ...d’où ?

Il semblait près de retourner à son regard meurtrier, les pauvres couleurs sur mes pommettes se retirèrent laissant un blanc plus encore plus spectral qu’a l’habitude. J’avais faits mal à ce garçon, pourquoi n’étais-je pas capable d’essayer des choses sans les faire déraper? Je n’avais jamais compris que c’était si difficile de s’amuser comme un enfant… Mais évidemment que ma condition était différente! Un enfant qui tombe d’un arbre ne tend pas à assassiner quelqu'un à l’atterrissage !
Pour compliquer la situation encore un peu plus, car sinon ce n’était pas drôle… Le soleil, fourbe comme toujours, avait décidé de nous illuminer par sa présence.

Quelle journée franchement, je passais mon regard de mon morceau de tissu tristement délaissé au pied de l’arbre, au jeune homme exaspérer. Je devais choisir, je devais aller chercher ce fichu bout de lin et me couvrir la tête, j’avais rendez-vous avec Monsieur Elpida, faire la moue à cause d’une migraine ne serait clairement pas apprécié…

Pour ajouter au désastre de cette mâtiné, la reliure du livre qu’avait attrapé le garçon avait cédé.

« … ruiné. »

Ce ne devait pas être une simple babiole, son regard m’accusait clairement du meurtre de ce livre, il avait raison.
Que pouvais-je bien faire? Je sentis ma poitrine se serrer, avais-je détruit un souvenir, un objet précieux ? Et ce par ma simple maladresse? C’était évident, je regardais cette personne tenir une couverture sans contenue.

Pardon! Je te demande pardon… je-je suis tombée, je n'avais pas vu, je ne voulais pas te faire mal, je… Et ton livre… c’est moi aussi…?

Ma voix ne voulait pas tenir la note, elle tremblotait d’intonation en intonations. Je m’approchais toujours sur les genoux, l’uniforme abîmé par mon escapade. M’approchant encore je pris dans mes mains le bloc de feuilles tenant miraculeusement par sa colle de reliure. Je le manipulais à deux mains espérant ne pas l’abimer davantage. Je le tendis au garçon à la couverture, son regard noir m’avertissait, mais je n’avais pas le droit de fuir, je devais réparer.
Mes mains tenant le récit tremblotant comme un flocon dans une tempête, qu’est-ce que Nev aurait fait à ma place? Allait-il me sauter dessus pour venger l’honneur de son livre tombé au combat? Non, voyons, je devais me calmer, ce serait inapproprié…n’est-ce pas?


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Mar 15 Mai - 22:27

Tomber pile !Ft. Lucy








Pardon ! Je te demande pardon… je-je suis tombée, je n'avais pas vu, je ne voulais pas te faire mal, je… Et ton livre… c’est moi aussi… ?

.... Oui c ‘est toi .. C’est elle .. Cette petite //marmonnements//.


J’entendais ses excuses très clairement, mais elles me traversaient comme les rayons du soleil à travers une vitre. Je sentais très nettement mes yeux s’embuer sous la colère qui bouillonnait sous mon sternum. Inspirant par le nez, je me forçais à regarder l’herbe verte juste devant moi, ne pas la regarder elle. Je me revoyais, enfant, la tête sur les genoux de mon père, fermant les yeux en écoutant sa voix résonner dans tout son corps, contre mon oreille. Me racontant cette histoire.
En d’autres temps, je lui aurais déjà sauté à la gorge pour avoir causé autant d’émotions désagréables, mais j’étais quelqu’un de différent désormais. Si je me laissais emporter par ma peine, je risquais de faire un faux pas qui me couterait cher. Le prix : encore des années à tirer ici, et de nouveau ce dégoût de moi-même.

Elle s’approchait, inconsciente du dilemme qui m’empoignait, avec les pages de mon livre mutilé entre les mains. D’un geste brusque, j’attrapais l’un de ses poignets et la maintenait loin de moi, loin avec le cadavre de mon objet le plus précieux. Je fermais les yeux avec force, et détournait la tête en inspirant profondément.

… serre-la fort … tord son bras …  Mérite, mérite, mérite ….

« mais fermez-la… » grinçais-je entre mes dents contre la voix de la violence. Car non. Elle ne le méritait surement pas. Je me visualisais au bord d'une fenêtre, avec le bruit de la pluie et celui des oiseaux, coincés dans leur arbre en attendant la fin de l'averse. Une petite main glissée sous la mienne, je serrais ces doigts par peur qu'ils me fuient. Si je me laissais aller à l'orage, alors c'était sans doute ce qui allais arriver, non? J'expirais.

J’ouvrais de nouveau les yeux après quelques secondes d'absence (surement très gênante pour la jeune fille) et la regardais –vraiment cette fois. Sa voix et ses yeux étaient la douceur incarnée. Et elle n’avait visiblement souhaité aucun mal et tout ceci n’était qu’un incident stupide. Je franchis le premier pas et relâchais doucement son poignet, laissant ma main s’attarder sur le dos de la sienne comme une excuse silencieuse.  Mon volcan s’était éteins aussi rapidement qu’il s’était éveillé, et l’agressivité dans mes yeux ne fut bientôt qu’un mauvais souvenir. Une expression coupable avait pris peu à peu sa place.

« Désolé de t’avoir serré le poignet, c’est la douleur…. Je ne m’y attendais pas. »
Mentis-je.

Je grondais plus que je parlais mais la poussée de colère était derrière moi désormais. Je la dévisageais, la tête baissée, honteux. C’était une jeune femme doté d’une beauté tout aussi irréelle que celle de Swann. Cette même aura de douceur également. Je devinais un caractère aussi innocent et aussi pur que la couleur de sa longue –trèèèès longue- chevelure. Si elle avait pu courir se réfugier sous un caillou… Je prenais ce malaise apparent pour de la peur vis-à-vis de ma réaction, bien loin de me douter que c’était notre ami le soleil qu’elle cherchait à fuir.

« Avec un peu de colle... oui, ça ira avec de la colle. Pas de quoi s’énerver, tu vois ? »
Chuchotais-je comme pour me bercer en récupérant l’amas de page d’entre ses doigts fins. Je ne savais moi-même pas vraiment à qui je m'adressais.

Je le serrais contre mon cœur, comme un enfant auquel on aura rendu sa peluche. Je remarquais le regard nerveux de l'enfant des neiges, regard nerveux qui papillonnait entre moi et un châle tombé au pied de l’arbre. Était-ce son « doudou » à elle ? Elle avait visiblement envie de me fuir à l’autre bout de l’institut… une réaction que je comprenais parfaitement, quand on avait affaire à mes caprices. Peiné de m’être montré sous ce mauvais jour à l’un des rares anges de l’institut, je baissais les yeux.

« Pardon de m’être énervé... Ne te sens pas obligée de rester si tu veux. Je vais bien. »



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Mer 16 Mai - 2:25

Tomber pilefeat.  Soma

Un gargouillement de surprise franchit mes lèvres quand le jeune homme aux couleurs corbeau se saisit de mon poignet. Me maintenant avec force à distance. Ses paupières se serrèrent l’une contre l’autre, sa tête se détournant avec vigueur.
Plus rien ne franchissait mes lèvres, l’étau entourant mon maigre poignet m’ordonnait le silence.
Le bruit de l’herbe balancé par la brise n’était rompus que par la respiration profonde de ma pauvre victime.

mais fermez-la…

Je ne relevais pas, je n’avais pourtant rien dis, ayant même hésité à respirer… Il ne me parlait clairement pas, peut-être était-il comme Nev? Peut-être avait-il lui aussi des hallucinations? Quand finalement il rouvrit les paupières pour m’observer, je sentis son emprise s’affaiblir. Mon coeur quelque peu rassuré, cessa de tambouriner dans mes tempes.

Désolé de t’avoir serré le poignet, c’est la douleur…. Je ne m’y attendais pas.

J’écoutais ses paroles, hochant de la tête doucement sans trop savoir pourquoi. Ma stupide voix refusa une fois de plus de se faire entendre, ne trouvant pas les mots elle n’aurait de toute façon pas été utile.

Avec un peu de colle... oui, ça ira avec de la colle. Pas de quoi s’énerver, tu vois ?

La façon dont il serrait son bien mutilé, par ma faute, contre son coeur, me remplit l’estomac de gravelle. Je n'avais jamais voulu briser son livre, encore moins lui faire du mal. J’avais pourtant fait les deux en une seule chute. Ma maladresse atteignait des sommets artistiques!

Pardon de m’être énervé... Ne te sens pas obligée de rester si tu veux. Je vais bien.

Je souris à ses paroles, il n’était pas méchant, il n’allait pas me faire de mal, ma voix pouvait revenir sans crainte de dire des bêtises…
Je n'avais pas le désir de partir, il me restait un peu de temps avant mon rendez-vous. Mais surtout, je n’avais pas envie que la seule impression de moi que se fasse ce jeune homme aux cheveux de nuit, soit celle d’une meurtrière de livre couplé à un objet tombant non identifié! Je me levais donc, sans précipitation, pour me rapprocher de la base de l’arbre et de mon précieux châle. Je m’assied contre le tronc à l’abris des rayons, sans quitter l’inconnu des yeux je passes ma main et attrape le tissu.

Tu veux bien venir t’installer près de moi? Je comprends si tu es encore en colère contre moi, je comprends aussi ta réaction… enfin pas vraiment je suis plus du style à courir au loin fondre en larmes, mais je pense que ta réaction aussi est normale. Je ne sais pas en fait je ne connais pas beaucoup les gens…

Et voilà, ma voix était bel et bien revenue, je parlais d’ailleurs encore bien trop.




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Lun 21 Mai - 3:05

Tomber pile !Ft. Lucy










L’air lourd entrait dans mes poumons mais semblait avoir de la difficulté à les quitter, tant l’angoisse et le malaise me serraient les entrailles. Le soulagement ressenti en voyant la jeune fille sourire finalement n’avait duré que quelques secondes avant que la détresse de ma perte ne se rappelle à moi. Allais-je réellement pouvoir rattraper les dégâts ? Je me forçais à y croire, à croire que tout redeviendrait comme avant et que rien ne changement dans mes repères. Finalement, avais-je encore réellement besoin de ce vieux tas de papiers. Oui, oui j’en avais encore besoin.

La jeune fille s’était levée doucement dans un bruissement délicat de vêtements. Elle était fine et ses mouvements était graciles. Elle semblait plus légère que la bosse à l’arrière de ma tête me l’avait d’abord fait supposer. Comme un fantôme, elle retourna sans bruit jusqu’au châle tombé près du tronc, et s’y adossa, dans l’ombre.

...apparition...dame blanche...

Tu veux bien venir t’installer près de moi? Je comprends si tu es encore en colère contre moi, je comprends aussi ta réaction… enfin pas vraiment je suis plus du style à courir au loin fondre en larmes, mais je pense que ta réaction aussi est normale. Je ne sais pas en fait je ne connais pas beaucoup les gens…

A genoux, toujours recroquevillé autour de mon livre délabré, je la fixais, un peu interdit. Elle ne semblait définitivement as m’en tenir rigueur quant à ma crise de nerf. Elle voulait… passer du temps en ma compagnie ? Un peu sans réfléchir, je m’exécutais docilement. Mes jambes me soulevèrent, encore un peu tremblantes d’émotion, et me portèrent à ses côtés, où je me laissais tomber. Un peu lourdement, comme un soldat fatigué de sa ronde. Je fixais le sol devant moi, posant les pages et la couverture de mon bien entre mes pieds. Ma main alla s’appliquer sur mes yeux, massant mes paupières bouffies par les larmes qui n’étaient pas tombées. Ce faisant je m’attelais à répondre à ses questionnements:

« Moi non plus je ne connais pas beaucoup les gens. Alors je ne peux pas te dire si s’enfuir en pleurant c’est normal. » Je haussais les épaules et tournais enfin la tête vers elle, les yeux rougis. « Mais grimper dans les arbres c’est pour les chats.»

...singe...oiseaux... où est ton oiseau?


Je jetais un bref regard alentour avant de reporter toute mon attention sur elle, je ne connaissais pas ce chat-perché et elle m’avait fait mal en tombant du ciel. Mais si elle s’était retrouvée coincé dans les branches pour une bonne raison, alors je considérais que c’était désormais ma responsabilité de l’aider à résoudre son problème - si problème il y avait. En tant que troisième parti atteint. Un peu plus détendu à mesure que les minutes passaient, je me laissais aller à m'appuyer totalement contre le tronc de l'arbre, comme on s'enfonce dans un dossier de fauteuil. Les bras croisés, je tournais la tête vers ma voisine, l'observant silencieusement d'abord. Puis je soufflais avec la voix de quelqu'un qui veut savoir un secret.

«Qu’est-ce que tu faisais là-haut ? Tu te cachais de quelqu’un ?» demandais-je, sincèrement curieux.  « … Tu te cachais de ton médecin ? C’est pour ça, le châle, pour cacher ton visage et tes cheveux ? »



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Mer 23 Mai - 0:36

Tomber pilefeat.  Soma

Maintenant bien adossée à l’écorce de l’arbre j'attendais, allait-il se sauver me maudissant pour mon crime? Allait-il accepter de s’installer un moment à mes côtés? J'avais eu l’espace d’un instant l’impression qu’il n’allait pas bouger, il me fixait simplement, le cadavre de son bien entre ses ses genoux. La culpabilité bourdonnant jusque dans mes ongles.

Mais, pour mon plus grand bonheur, il choisit la deuxième et dernière option. Avançant sur des jambes instables. S’échouant à mes côtés.

Moi non plus je ne connais pas beaucoup les gens. Alors je ne peux pas te dire si s’enfuir en pleurant c’est normal.

Dit-il avant de me regarder, le regard bouffi, le même que le mien au soleil…

Mais grimper dans les arbres c’est pour les chats.

Seulement pour les chats? Je fis une moue à cette pensée, il avait sans doute raison, mais moi contrairement à eux je n'avais pas eus besoin d’aide pour redescendre… cependant je me retiens de le lui faire remarquer. Ma descente ayant été source de douleur pour sa personne.

Qu’est-ce que tu faisais là-haut ? Tu te cachais de quelqu’un ?
… Tu te cachais de ton médecin ? C’est pour ça, le châle, pour cacher ton visage et tes cheveux ?


Le timbre de sa voix me fit sourire, mais les paroles me firent réfléchir, j'entrepris donc à voix haute de répondre à cette question.

Je ne me cachais pas pour être franche… J’ai souvent entendu dire que c’était amusant de grimper dans les arbres… je sais, c'est bête, mais… mais enfin je voulais aussi voir si c’était si bien…

Je soupirais, me sentant idiote de faire des choses sans aucun sens comme grimper dans un arbre.
Puis de la main je lissais doucement mon châle.

Il ne sert pas vraiment à me cacher des médecins, en fait, tu avais raison en quelque sorte je me cachais, mais c’était du soleil. Je ne l’aime pas et il ne m’aime pas malheureusement… Il m’aveugle et me brûle,

L’air pensive, je tentais un regard vers les feuillages, refermant rapidement les paupières au premier rayon.
Offrant un sourire sincère au corbeau, j’ajoutais enjouée.

Je m’appelle Lucy en passant !




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Ven 15 Juin - 0:28

Tomber pile !Ft. Lucy













Le chat perché eu un sourire presque mutin à mon insinuation. Sans vraiment savoir pourquoi, je me surpris à penser qu’elle ne devait pas être du genre à se cacher des médecins. Malgré son physique frêle et chétif, je lisais la force secrète dans ses yeux cristallins cependant qu’elle réfléchissait.

Je ne me cachais pas pour être franche… J’ai souvent entendu dire que c’était amusant de grimper dans les arbres… je sais, c'est bête, mais… mais enfin je voulais aussi voir si c’était si bien…

L’ébauche d’un rire s’échappa de mes lèvres pour mourir dans le bruissement de l’herbe à nos pieds. Je me frottais les yeux chassant les derniers embruns de mes larmes d'un geste. La raison de ses crapahutages était finalement toute bête. Pas de noble cause, pas de poursuite, de cache-cache avec l’autorité. Cette fille était juste…en train de s’amuser.

…bébé…. naive… elle pleure...pas...elle


Le poids dans ma poitrine se leva quelque peu devant tant d’innocence et de franchise. Moi, je la comprenais un peu. Sans l’interrompre, je posais mes yeux sur ses mains délicates, cependant qu’elle caressait son châle comme on flatterait un vieux compagnon canin.

Il ne sert pas vraiment à me cacher des médecins, en fait, tu avais raison en quelque sorte je me cachais, mais c’était du soleil. Je ne l’aime pas et il ne m’aime pas malheureusement… Il m’aveugle et me brûle,


Comme pour illustrer ses propos elle tenta de tenir tête aux rayons qui perçaient à travers le feuillage. Sans succès. Je plissais les yeux à mon tour, empathique. Que la vie doit être difficile quand on est l’ennemi du roi soleil.

Je m’appelle Lucy en passant !


Quelque peu déstabilisé par son débit de parole et son sourire franc, je détournais immédiatement la tête et fixait un point invisible entre mes pieds.

« Moi c'est Soma. »
lui répondis-je, soudain un peu gauche.

J’attrapais une brindille tombée non loin de moi et entrepris de la décortiquer avec mes ongles. Je ruminais les informations qu’elle venait de me confier, tout en me demandant comment faire pour que mon livre récupère sa superbe sans l’abimer davantage. Peut-être que le type bizarre de la bibliothèque ?... Lui aussi avait des cheveux comme neige. Les miens allaient-ils également finir par se décolorer si je restais ici ? Je finis par revenir sur le plancher des vaches, et demandais au joli flocon d’une voix un peu hagarde :

« Si je comprends bien, tu es une espèce de vampire ? »


...te mordre...te boire...t'assécher...


Je la regardais du coin de l’œil, de manière peu subtile. J’étais fasciné par sa beauté évanescente. Semblable à celle de Swann, et pourtant si différente. Lucy n’était pas solaire, elle me donnait une impression de fraicheur. Froide et pure comme de la glace, de la neige qui fond devant les premiers rayons du printemps. Que faisait-elle dehors au moment où le soleil allait atteindre son apogée?

D’un geste, j’attrapais délicatement son châle pour lui glisser sur la tête, dissimulant à mon regard la cascade immaculée de sa chevelure.

« C’est bien ce que je pensais…. tu n’as définitivement rien à faire à la cime d’un arbre alors que le soleil est si haut »
pouffais-je. Je laissais tomber la brindille amochée entre mes doigts et calais mon menton sur ma main en la regardant, un sourire presque attendri flottant sur mes lèvres.«Et pourtant te voilà. Tu n’a pas peur des brûlures ? Tant que tu peux voir comment c’est en haut de l’arbre tu t’en fiches pas mal hein ?…. J’aime bien les gens comme toi. »

Je regardais brièvement aux alentours pour m’assurer qu’aucun garde n’était en train de longer le lac, à portée d’oreilles.

« Tu as d’autres projets secrets? Des choses que tu aimerais faire? Je veux bien être ton assistant pour aujourd'hui.»


…courir…enfreindre..tomber…


Aujourd’hui était jour d’aventure.



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