Non, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois ! (Onyx & La Cannibale)
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X50
Mar 8 Mai - 13:54
Non, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois !

+ Avec Onyx +

D'habitude ils faisaient ça dans la chambre d'Ange. Au début non, c'était quelque chose de rapide dans le bureau du médecin. Comme un moment volé. Ce n'était pas particulièrement tendre, ce n'était pas sauvage non plus. C'était juste une sensation dont ils avaient besoin. Parfois ils parlaient après ça, d'autres fois non. Au fur et à mesure, ces deux dernières années, tout cela évolua. Ils trouvaient des combines pour être plus tranquilles dans sa chambre, quelque fois dans celle de la jeune femme.
Mais ce soir, ça avait été différent. Elle avait eu besoin de ça. Besoin de le sentir. Besoin d'être dans les bras de quelqu'un qui ne la jugerait pas. Et pour ne pas le juger, c'était le cas ! Ange Barrabil se fichait des surnoms et rumeurs. Il voulait juste prendre son pied. La blonde avait eu besoin de quelque chose d'aussi simple, aussi bref cela fut-il.
Elle se rhabilla donc, pesta parce que son haut était foutu, chercha autre chose. Elle enfila alors son pantalon d'uniforme, puis la chemise du docteur Barrabil qu'elle s'amusa à boutonner avec provocation. Puis elle s'inspecta à la fenêtre, aussi flou le reflet était-il. Sa crinière couleur paille était emmêlée. Ses mèches ondulées passaient devant son visage rougi par ces dernières minutes. Son souffle court les faisait voler parfois. Elle se recoiffa avec la main, dénouant le plus gros avec ses doigts. Son apparence restait tout de même négligée. Elle conservait quand même son charisme, ce dernier passant par l'intensité du bleu de ses yeux, ou par la posture assurée qu'elle gardait.
Elle s'humecta les lèvres, salua le docteur d'un signe de la main et ouvrit la porte, tombant nez à nez avec une parfaite inconnue. D'ordinaire la Cannibale lui aurait adressé un sourire et se serait éclipsée, mais là elle ne pouvait pas laisser la femme voir le docteur à moitié nu dans son bureau. Elle devinerait facilement la relation interdite des deux et ce serait foutu. La blonde resta alors devant la porte, comme un mur, bomba la poitrine et leva le menton, fière.

« Bonsoir, on ne s'est pas encore rencontrées, je crois. »

Oups.



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Secrétaire de Ange
Mer 9 Mai - 1:03
NON, NON, CE N'EST PAS DU TOUT CE QUE TU CROIS !

ROSEBURY Ophelia & LAVOIR Astrid

Comment décrire une journée de travail aussi banale que celle-ci ? Onyx ne passe pas beaucoup de temps à l'extérieur de son bureau, à part pour manger, où aller voir les quelques amis qu'elle avait eue la chance de se créer à l'Institut, lorsque l'occasion se montre. Mais aujourd'hui, cette occasion ne s'était même pas profilée; elle n'avait passé son temps qu'à travailler, et ses pauses à écrire dans son carnet, car elle en avait franchement besoin ces derniers temps. Il y avait des phases comme ça, où elle écrivait plus que d'autre. L'inspiration, comme certains disent.

L'heure de partir avait sonnée mais elle était restée au bureau afin de s’avancer sur le lendemain. Elle s'efforçait d'être une bosseuse, de n'avoir rien à se reprocher, presque par lâcheté. Au fil du temps, ce n'était même plus pour redorer son image à ses propres yeux, vu qu'à côtés des efforts que fournissaient des personnes comme Madame Dessanges, son travail faisait bien pâle figure. Oui, autant vous dire que c'était dans cet état d'esprit qu'elle avait traversée cette journée; seule, à trop penser, à se réfugier dans le travail pour se sentir exister, ou oublier qu'il y a bien trop de conflits dans sa tête. Elle repoussait l'heure de partir le plus possible, elle sentait qu'elle allait mal vivre cette soirée et ne voulait pas se le permettre. Ces jours là l'a faisaient se détester un peu plus.

Elle jette un dernier coup d'oeil sur sa montre, maussade. Sans grande volonté, elle commence à débarrasser son bureau qui était déjà bien trop vide tant elle s'acharne à vouloir le ranger; en prenant son sac d'une main, son regard se tourne vers la fenêtre et constate le ciel gris. Onyx se demanda alors si elle avait pensée à emmener son parapluie ce matin. Un tour d'horizon s'impose sans qu'elle ne retrouve l'objet en question; espérons qu'il se trouve dans son sac, sinon elle allait finir trempée avant d'aller manger.

Tout en traversant le seuil de la porte, la jeune anglaise se dit qu'elle en profiterait pour le chercher sur le chemin; s'il n'est pas là, c'est qu'il se trouve dans sa chambre. Cela ne lui coûtera que de marcher un peu plus.
Alors que ses escarpins claquaient un à un dans le couloir vide, résonnant dans le silence habituel à cette heure, Astrid farfouillait dans son sac d'une mine agacée. Mais le bruit d'une porte se fermant la sort de son monde. Juste en face se trouvait le bureau du docteur Barrabil, qui devait probablement lui aussi partir se reposer. Alors, naturellement, elle avait levée la tête dans l'idée de le voir, puis de le saluer.

"Bonsoir Mon-..."
 

Une jeune femme blonde d'à peu près sa taille était postée devant la porte.

"Bonsoir, on ne s'est pas encore rencontrées, je crois."


Astrid arque un sourcil. C'était plus fort qu'elle, elle n'était pas d'humeur à se montrer sociable pour le moment. Mais c'était les aléas du métier, et l'anglaise devait s'y plier.
Se remettant bien droite, son visage s'adoucit, lui donnant l'attitude de quelqu'un de calme et posé. Comme souvent lorsqu'elle rencontre quelqu'un, son regard ne peut s'empêcher de dévisager l'inconnu, comme pour essayer de la cerner. De longs cheveux blonds coiffés avec négligence, des yeux d'un bleus intense - qui eurent le don de scotcher son attention pendant un moment - et une chemise sobre, semblant avoir été boutonnée hâtivement. Elle a d'abord pensée ne pas avoir affaire à un patient, bien que le pantalon qu'elle portait ressemblait à celui de l'uniforme réglementaire. Elle affichait une manière très confiante et assumée de se tenir, le genre d'auras qui avaient le don de mettre les gens à l'aise, ou de les faire se sentir inférieurs. Onyx, elle, se situait entre les deux, de manière neutre. Elle ne savait pas qui était devant elle; elle savait juste qu'elle l'avait interpellée, et venait de sortir du bureau du docteur sans qu'elle ne soit au courant. Peut-être qu'Ange l'aurait tenue au jus par la suite, mais cela demeurait assez étrange.

"Bonsoir." répondit-elle calmement. "En effet. Je suis la secrétaire du docteur Barrabil."
 

Son visage se dirige lentement en direction de la porte entrouverte, comme pour essayer de rapidement diserner la silhouette de son employeur. Ce fut en vain, avant que son regard ne se repose sur la jeune fille aux cheveux de blé, de manière confuse.

"C'était pour une urgence...Je suppose ?"
 




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X50
Jeu 17 Mai - 17:42
Non, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois !

+ Avec Onyx +

L'inconnue se montrait hostile. La Cannibale se sentait à des lieux d'elle. Son interlocutrice arborait un visage neutre, se tenait droite et ses yeux étaient glacés. Elle semblait posée, aussi douce qu'une brise fraîche pendant une chaude journée d'été. Alors qu'à côté La Cannibale était revêche et il y avait toujours quelque chose pour animer son visage. Souvent, c'était de l'espièglerie. Elle, elle était cette canicule ravageuse.
Profil intéressant que celui qui se tenait en face d'elle. Quel âge avait cette demoiselle ? Ce n'était pas une patiente vue sa tenue mais elle paraissait plutôt jeune pour travailler ici.

« Bonsoir. En effet. Je suis la secrétaire du docteur Barrabil.»

La blondinette déglutit. Oups, la secrétaire du docteur. Il était vrai que celui-ci avait engagé une bonne une secrétaire pour l'aider. La Cannibale ne l'ayant jamais croisée, elle avait toujours cru que c'était en un fantasme fou de l'homme, ou une simple légende urbaine.
Elle fut surprise du physique de la jeune femme. Où était la sensualité que cherchait Ange ? Où était les formes charnelles, les courbes voluptueuses, la séduction à travers les pores ? Peut-être que l'homme voulait réellement quelqu'un avec qui travailler. Après tout, il prenait son métier très au sérieux.

« Enchantée, dans ce cas. »

Elle se montrait polie sans pour autant divulguer son identité. C'était évident qu'elle était une patiente mais elle préférait laisser planer encore le doute.
La secrétaire pencha la tête pour voir à travers l'entre-bâillement de la porte mais la patiente lui boucha la vue. Elle referma la porte avec un sourire bienveillant, quoique légèrement coupable. Là se posait un dilemme : elle ne pouvait pas empêcher la secrétaire d'aller voir son patron, ils avaient du travail à exécuter. Impossible d'essayer de mentir comme quoi monsieur Barrabil était absent. Mais en même temps, elle ne pouvait pas la laisser rentrer maintenant. Il fallait faire diversion.
Puis La Cannibale hésita. Se contenterait-elle vraiment d'une simple diversion ? Cette femme était Astrid Lavoir (si elle avait bien retenu le nom employé par son amant), la secrétaire d'un grand médecin, médecin proche du patron de l'institut. Elle ignorait ce qu'Astrid pensait du fonctionnement de l'Institut mais la blondinette pouvait toujours essayer de s'en faire une alliée.

« C'était pour une urgence...Je suppose ? »

Ok, là on respire et on trouve un truc à dire.
L'idée serait de répondre vaguement tout en dirigeant sa conversation là où la Cannibale voulait l'amener.

« Oui, mais c'est réglé. Merci de vous en inquiéter, mademoiselle Lavoir.»

Elle lui répondait positivement, comme ça elle justifiait sa présence ici. Elle avait poursuivi sur le fait que le problème était résolu pour qu'Astrid ne cherche pas à en savoir plus. Et elle s'amusait à souligner le fait qu'elle connaissait son identité, mais qu'Astrid ignorait la sienne.
Maintenant, il fallait d'abord déterminer si la secrétaire était encline à l'aider. Quelle personnalité avait-elle ? Pouvait-on lui faire confiance ?

« Vous êtes la secrétaire du docteur Barrabil. Pas facile, n'est-ce pas, de travailler ici ? Il a beau être un surdoué dans le domaine de la médecine, j'ai l'impression qu'il est très sévère. »

La blonde se colla de plus belle à la porte, la main sur la poignée. Il fallait qu'elle trouve le moyen d'éloigner Lavoir de ce couloir.

« Un problème de votre côté ? Je peux vous aider ? »



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Secrétaire de Ange
Ven 18 Mai - 17:46
NON, NON, CE N'EST PAS DU TOUT CE QUE TU CROIS !

ROSEBURY Ophelia & LAVOIR Astrid


"Enchantée, dans ce cas."


La jeune femme avait ravalée sa salive, d'une manière qui ne manqua pas de faire tiquer la secrétaire. Qu'avait-elle à cacher ? La manière dont elle serrait son dos contre la porte, gardant sa main sur la poignée avec un sourire crispé, avait tout de suspicieux. Astrid lui envoya un regard qui se voulait interloqué, bien que ses sourcils se fronçaient de manière presque sévère. Elle se faisait sûrement des idées mais n'arrivait pas vraiment à analyser la situation, étant peut-être trop fatiguée pour cela à ce stade de la journée.

"C'était pour une urgence...Je suppose ?"
 

"Oui, mais c'est réglé. Merci de vous en inquiéter, mademoiselle Lavoir."


La tête d'Onyx se relève légèrement tendit que ses yeux se retrouvent élargis d'une surprise qu'elle ne pouvait camoufler. Elle me connait ?
La première hypothèse qui lui vint à l'esprit était que cette personne soit tout bonnement l'une des patientes du médecin, mais si c'était le cas elle aurait certainement retenue son visage aux traits si caractéristiques. D'autant plus cette que jeune fille dégageait une aura que l'on ne pouvait pas oublier facilement.
Si ce n'était pas une patiente du docteur, que faisait-elle dans son bureau ? Comment avait-elle été mise au courant de son nom ?

"Vous êtes la secrétaire du docteur Barrabil. Pas facile, n'est-ce pas, de travailler ici ? Il a beau être un surdoué dans le domaine de la médecine, j'ai l'impression qu'il est très sévère. "


Les sourcils d'Astrid se lève pendant qu'elle porte attention à ses mots. Pourtant, elle avait l'air de le connaître bien. Voire même d'entretenir une bonne image de lui. Si ce n'était pas une de ses patientes, elle ne comprenait absolument pas l'origine de ses a prioris.
Derrière son semblant de sang-froid, la manière dont l'inconnue la questionnait sans ressentir de vergogne avait le don de l'intriguer, voire même, de la fasciner quelque peu. Cela était sûrement dû à cette image qu'elle renvoyait, inspirant une quelconque forme de respect, et ce même sans forcément soigner son apparence; le genre de personne qui aiment aussi jouer avec les règles et aller titiller chez les gens leurs endroits les plus sensibles.
Les deux blondes s'opposaient radicalement. C'était comme si ce corridor venait de réunir deux éléments contraires, qui risquaient d’engranger une violente réaction chimique à un moment ou un autre.

"Un problème de votre côté ? Je peux vous aider ?"


"Ça ira. Merci." répondit-elle sèchement.
 

Le sourire de l'anglaise était forcé, dégoulinant d'hypocrisie. C'était plutôt son rôle que de poser ce genre de question. C'était plutôt son rôle à elle, même, de poser les questionnements et de connaître l'identité des patients, non pas l'inverse. Déjà qu'elle n'appréciait pas se mettre à découvert, si en plus, cela se fait contre son gré...
Onyx était visiblement agacée mais il fallait bien qu'elle se montre un tantinet conciliante; cette demoiselle n'avait pas à subir sa mauvaise humeur du soir ou son caractère étriqué.

"Tout va bien, il n'y a pas d’inquiétude à avoir...D'ailleurs, vous êtes ? Si ce n'est pas indiscret."
 

Evidemment que cela n'avait rien d'indiscret, elle faisait tout de même partie du personnel. Ses yeux violets se baissèrent instinctivement à sa poitrine afin d'y chercher une matricule, par habitude. Mais à la vision du décolté que sa chemise mal fermée laissait entrevoir, la jeune femme releva hâtivement le regard, les joues légèrement pourpres durant un très bref instant. Cela représentait d'ailleurs une touche plutôt comique sur son expression blazée.
Le doute planait toujours au sujet de l'identité de cette jeune adulte. Maintenant qu'elle y pensait, il était vrai que les patients n'ont pas le droit d'entrer dans ce bâtiment, mais elle y avait tellement vue son ami Nevrabriel y faire des allés-venus que cela ne représentait plus un détail notable dans son esprit. S'il s'agissait bien d'une patiente comme elle le pensait, elle ne lui en tiendrait pas rigueur. Après tout, la raison de sa présence impromptue dans le bureau du docteur devait probablement être très importante, pour qu'elle en soit obligée de venir jusqu'ici...pas vrai ?

Pas vrai ?




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X50
Mer 23 Mai - 13:06
Non, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois !

+ Avec Onyx +

Un couloir vide et pourtant tant de tension. La rencontre de ces deux éléments contraires électrisait l'endroit. Pourtant, il n'y avait rien de méchant entre elles. Mais les pensées souterraines (la sécheresse d'Astrid, la tentative de manipulation de La Cannibale) grouillaient sous leurs pieds, menaçantes, prêtes à jaillir au moindre dérapage.
La Cannibale avait conscience qu'il n'y avait pas un seul enjeu, qu'il fallait faire attention. Elle marchait sur un champs de mine, il fallait se montrer délicate. Surtout qu'Astrid ne semblait pas encline à la conversation.

« Ça ira. Merci. »

Elle aurait pu dire « Je t'emmerde », l'effet aurait été le même.
La Cannibale lui offrit un sourire grinçant, un visage de circonstance. Elle acceptait le « merci ». Elle fit comme si elle n'avait pas perçu la dureté dans la voix de son interlocutrice.

« Tout va bien, il n'y a pas d’inquiétude à avoir...D'ailleurs, vous êtes ? Si ce n'est pas indiscret. »

Oups, on y arrivait.
La patiente vit le regard de la secrétaire dériver vers son décolleté, certainement à la recherche d'un matricule plutôt que pour apprécier la vue. La Cannibale pencha la tête sur le côté, le regard malicieux, quand elle intercepta les rougeurs d'Astrid. Cette dernière avait-elle était gênée de sa tenue ?
La Cannibale aurait pu fermer un peu mieux cette chemise sur ce début de poitrine, mais elle préféra en jouer. Un tantinet séductrice elle s'accouda à l’entre-brasure de la porte et passa une main dans sa lourde chevelure.
C'était maintenant qu'elle hésitait ... lui révélait-elle son identité ? Elle était curieuse ... Est-ce qu'une petite nouvelle pouvait avoir eu vent des rumeurs à son sujet ? Si oui, lesquelles ? Et puis, était-ce judicieux de lui révéler ce nom ? N'était-ce pas trop dangereux ?
Elle fit la moue, réfléchissant. Elle avait décidé de sortir de sa chambre, d'arrêter de se soumettre à sa maladie. Si elle commençait à taire son identité, ce serait ne pas respecter ses principes.

« Qui je suis ? Ça dépend. Ici on me connaît plus sous le pseudonyme de "La Cannibale" plutôt que par X50. »

Maintenant elles étaient à égalité concernant les informations qu'elles avaient sur l'autre. Malheureusement, notre blondinette n'en savait pas plus sur Astrid. Et elle voulait toujours vérifier si elle pouvait s'en faire une alliée. Elle n'avait pas l'air franchement sympathique avec son visage fermé et ses pieds solidement ancrés dans le sol. Mais La Cannibale ne voulait pas partir sans avoir essayé.
Elle se décolla donc légèrement de la porte, ayant envie d'avoir moins l'air suspecte et opta pour un sujet de conversation radical.

« Donc cette Grande Sanction qui arrive ... C'est votre patron qui va s'en charger. »

Elle se pencha en avant. Ses pieds n'avaient pas bougé, seul le haut de son corps avait basculé. Son visage se retrouvait à un souffle de celui d'Astrid. La Cannibale confronta son regard au sien, véritablement curieuse et un peu joueuse. D'ici, elle pouvait sentir le parfum de son interlocutrice. Elle supposa qu'il en était de même pour elle. Elle lui imposait une légère odeur de transpiration et cette odeur exotique, celle qu'on ne pouvait définir parce que c'était ce parfum qui était propre à chaque personne.
D'une voix susurrée, elle insista.

« Qu'est-ce que ça vous inspire, Astrid ? »

Elle appuya ses propos d'un sourire faussement innocent.



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