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20/10/2018
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Non, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois ! (Onyx & La Cannibale)

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Non, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois !

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D'habitude ils faisaient ça dans la chambre d'Ange. Au début non, c'était quelque chose de rapide dans le bureau du médecin. Comme un moment volé. Ce n'était pas particulièrement tendre, ce n'était pas sauvage non plus. C'était juste une sensation dont ils avaient besoin. Parfois ils parlaient après ça, d'autres fois non. Au fur et à mesure, ces deux dernières années, tout cela évolua. Ils trouvaient des combines pour être plus tranquilles dans sa chambre, quelque fois dans celle de la jeune femme.
Mais ce soir, ça avait été différent. Elle avait eu besoin de ça. Besoin de le sentir. Besoin d'être dans les bras de quelqu'un qui ne la jugerait pas. Et pour ne pas le juger, c'était le cas ! Ange Barrabil se fichait des surnoms et rumeurs. Il voulait juste prendre son pied. La blonde avait eu besoin de quelque chose d'aussi simple, aussi bref cela fut-il.
Elle se rhabilla donc, pesta parce que son haut était foutu, chercha autre chose. Elle enfila alors son pantalon d'uniforme, puis la chemise du docteur Barrabil qu'elle s'amusa à boutonner avec provocation. Puis elle s'inspecta à la fenêtre, aussi flou le reflet était-il. Sa crinière couleur paille était emmêlée. Ses mèches ondulées passaient devant son visage rougi par ces dernières minutes. Son souffle court les faisait voler parfois. Elle se recoiffa avec la main, dénouant le plus gros avec ses doigts. Son apparence restait tout de même négligée. Elle conservait quand même son charisme, ce dernier passant par l'intensité du bleu de ses yeux, ou par la posture assurée qu'elle gardait.
Elle s'humecta les lèvres, salua le docteur d'un signe de la main et ouvrit la porte, tombant nez à nez avec une parfaite inconnue. D'ordinaire la Cannibale lui aurait adressé un sourire et se serait éclipsée, mais là elle ne pouvait pas laisser la femme voir le docteur à moitié nu dans son bureau. Elle devinerait facilement la relation interdite des deux et ce serait foutu. La blonde resta alors devant la porte, comme un mur, bomba la poitrine et leva le menton, fière.

« Bonsoir, on ne s'est pas encore rencontrées, je crois. »

Oups.




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Comment décrire une journée de travail aussi banale que celle-ci ? Onyx ne passe pas beaucoup de temps à l'extérieur de son bureau, à part pour manger, où aller voir les quelques amis qu'elle avait eue la chance de se créer à l'Institut, lorsque l'occasion se montre. Mais aujourd'hui, cette occasion ne s'était même pas profilée; elle n'avait passé son temps qu'à travailler, et ses pauses à écrire dans son carnet, car elle en avait franchement besoin ces derniers temps. Il y avait des phases comme ça, où elle écrivait plus que d'autre. L'inspiration, comme certains disent.

L'heure de partir avait sonnée mais elle était restée au bureau afin de s’avancer sur le lendemain. Elle s'efforçait d'être une bosseuse, de n'avoir rien à se reprocher, presque par lâcheté. Au fil du temps, ce n'était même plus pour redorer son image à ses propres yeux, vu qu'à côtés des efforts que fournissaient des personnes comme Madame Dessanges, son travail faisait bien pâle figure. Oui, autant vous dire que c'était dans cet état d'esprit qu'elle avait traversée cette journée; seule, à trop penser, à se réfugier dans le travail pour se sentir exister, ou oublier qu'il y a bien trop de conflits dans sa tête. Elle repoussait l'heure de partir le plus possible, elle sentait qu'elle allait mal vivre cette soirée et ne voulait pas se le permettre. Ces jours là l'a faisaient se détester un peu plus.

Elle jette un dernier coup d'oeil sur sa montre, maussade. Sans grande volonté, elle commence à débarrasser son bureau qui était déjà bien trop vide tant elle s'acharne à vouloir le ranger; en prenant son sac d'une main, son regard se tourne vers la fenêtre et constate le ciel gris. Onyx se demanda alors si elle avait pensée à emmener son parapluie ce matin. Un tour d'horizon s'impose sans qu'elle ne retrouve l'objet en question; espérons qu'il se trouve dans son sac, sinon elle allait finir trempée avant d'aller manger.

Tout en traversant le seuil de la porte, la jeune anglaise se dit qu'elle en profiterait pour le chercher sur le chemin; s'il n'est pas là, c'est qu'il se trouve dans sa chambre. Cela ne lui coûtera que de marcher un peu plus.
Alors que ses escarpins claquaient un à un dans le couloir vide, résonnant dans le silence habituel à cette heure, Astrid farfouillait dans son sac d'une mine agacée. Mais le bruit d'une porte se fermant la sort de son monde. Juste en face se trouvait le bureau du docteur Barrabil, qui devait probablement lui aussi partir se reposer. Alors, naturellement, elle avait levée la tête dans l'idée de le voir, puis de le saluer.

"Bonsoir Mon-..."
 

Une jeune femme blonde d'à peu près sa taille était postée devant la porte.

"Bonsoir, on ne s'est pas encore rencontrées, je crois."


Astrid arque un sourcil. C'était plus fort qu'elle, elle n'était pas d'humeur à se montrer sociable pour le moment. Mais c'était les aléas du métier, et l'anglaise devait s'y plier.
Se remettant bien droite, son visage s'adoucit, lui donnant l'attitude de quelqu'un de calme et posé. Comme souvent lorsqu'elle rencontre quelqu'un, son regard ne peut s'empêcher de dévisager l'inconnu, comme pour essayer de la cerner. De longs cheveux blonds coiffés avec négligence, des yeux d'un bleus intense - qui eurent le don de scotcher son attention pendant un moment - et une chemise sobre, semblant avoir été boutonnée hâtivement. Elle a d'abord pensée ne pas avoir affaire à un patient, bien que le pantalon qu'elle portait ressemblait à celui de l'uniforme réglementaire. Elle affichait une manière très confiante et assumée de se tenir, le genre d'auras qui avaient le don de mettre les gens à l'aise, ou de les faire se sentir inférieurs. Onyx, elle, se situait entre les deux, de manière neutre. Elle ne savait pas qui était devant elle; elle savait juste qu'elle l'avait interpellée, et venait de sortir du bureau du docteur sans qu'elle ne soit au courant. Peut-être qu'Ange l'aurait tenue au jus par la suite, mais cela demeurait assez étrange.

"Bonsoir." répondit-elle calmement. "En effet. Je suis la secrétaire du docteur Barrabil."
 

Son visage se dirige lentement en direction de la porte entrouverte, comme pour essayer de rapidement diserner la silhouette de son employeur. Ce fut en vain, avant que son regard ne se repose sur la jeune fille aux cheveux de blé, de manière confuse.

"C'était pour une urgence...Je suppose ?"
 





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L'inconnue se montrait hostile. La Cannibale se sentait à des lieux d'elle. Son interlocutrice arborait un visage neutre, se tenait droite et ses yeux étaient glacés. Elle semblait posée, aussi douce qu'une brise fraîche pendant une chaude journée d'été. Alors qu'à côté La Cannibale était revêche et il y avait toujours quelque chose pour animer son visage. Souvent, c'était de l'espièglerie. Elle, elle était cette canicule ravageuse.
Profil intéressant que celui qui se tenait en face d'elle. Quel âge avait cette demoiselle ? Ce n'était pas une patiente vue sa tenue mais elle paraissait plutôt jeune pour travailler ici.

« Bonsoir. En effet. Je suis la secrétaire du docteur Barrabil.»

La blondinette déglutit. Oups, la secrétaire du docteur. Il était vrai que celui-ci avait engagé une bonne une secrétaire pour l'aider. La Cannibale ne l'ayant jamais croisée, elle avait toujours cru que c'était en un fantasme fou de l'homme, ou une simple légende urbaine.
Elle fut surprise du physique de la jeune femme. Où était la sensualité que cherchait Ange ? Où était les formes charnelles, les courbes voluptueuses, la séduction à travers les pores ? Peut-être que l'homme voulait réellement quelqu'un avec qui travailler. Après tout, il prenait son métier très au sérieux.

« Enchantée, dans ce cas. »

Elle se montrait polie sans pour autant divulguer son identité. C'était évident qu'elle était une patiente mais elle préférait laisser planer encore le doute.
La secrétaire pencha la tête pour voir à travers l'entre-bâillement de la porte mais la patiente lui boucha la vue. Elle referma la porte avec un sourire bienveillant, quoique légèrement coupable. Là se posait un dilemme : elle ne pouvait pas empêcher la secrétaire d'aller voir son patron, ils avaient du travail à exécuter. Impossible d'essayer de mentir comme quoi monsieur Barrabil était absent. Mais en même temps, elle ne pouvait pas la laisser rentrer maintenant. Il fallait faire diversion.
Puis La Cannibale hésita. Se contenterait-elle vraiment d'une simple diversion ? Cette femme était Astrid Lavoir (si elle avait bien retenu le nom employé par son amant), la secrétaire d'un grand médecin, médecin proche du patron de l'institut. Elle ignorait ce qu'Astrid pensait du fonctionnement de l'Institut mais la blondinette pouvait toujours essayer de s'en faire une alliée.

« C'était pour une urgence...Je suppose ? »

Ok, là on respire et on trouve un truc à dire.
L'idée serait de répondre vaguement tout en dirigeant sa conversation là où la Cannibale voulait l'amener.

« Oui, mais c'est réglé. Merci de vous en inquiéter, mademoiselle Lavoir.»

Elle lui répondait positivement, comme ça elle justifiait sa présence ici. Elle avait poursuivi sur le fait que le problème était résolu pour qu'Astrid ne cherche pas à en savoir plus. Et elle s'amusait à souligner le fait qu'elle connaissait son identité, mais qu'Astrid ignorait la sienne.
Maintenant, il fallait d'abord déterminer si la secrétaire était encline à l'aider. Quelle personnalité avait-elle ? Pouvait-on lui faire confiance ?

« Vous êtes la secrétaire du docteur Barrabil. Pas facile, n'est-ce pas, de travailler ici ? Il a beau être un surdoué dans le domaine de la médecine, j'ai l'impression qu'il est très sévère. »

La blonde se colla de plus belle à la porte, la main sur la poignée. Il fallait qu'elle trouve le moyen d'éloigner Lavoir de ce couloir.

« Un problème de votre côté ? Je peux vous aider ? »




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"Enchantée, dans ce cas."


La jeune femme avait ravalée sa salive, d'une manière qui ne manqua pas de faire tiquer la secrétaire. Qu'avait-elle à cacher ? La manière dont elle serrait son dos contre la porte, gardant sa main sur la poignée avec un sourire crispé, avait tout de suspicieux. Astrid lui envoya un regard qui se voulait interloqué, bien que ses sourcils se fronçaient de manière presque sévère. Elle se faisait sûrement des idées mais n'arrivait pas vraiment à analyser la situation, étant peut-être trop fatiguée pour cela à ce stade de la journée.

"C'était pour une urgence...Je suppose ?"
 

"Oui, mais c'est réglé. Merci de vous en inquiéter, mademoiselle Lavoir."


La tête d'Onyx se relève légèrement tendit que ses yeux se retrouvent élargis d'une surprise qu'elle ne pouvait camoufler. Elle me connait ?
La première hypothèse qui lui vint à l'esprit était que cette personne soit tout bonnement l'une des patientes du médecin, mais si c'était le cas elle aurait certainement retenue son visage aux traits si caractéristiques. D'autant plus cette que jeune fille dégageait une aura que l'on ne pouvait pas oublier facilement.
Si ce n'était pas une patiente du docteur, que faisait-elle dans son bureau ? Comment avait-elle été mise au courant de son nom ?

"Vous êtes la secrétaire du docteur Barrabil. Pas facile, n'est-ce pas, de travailler ici ? Il a beau être un surdoué dans le domaine de la médecine, j'ai l'impression qu'il est très sévère. "


Les sourcils d'Astrid se lève pendant qu'elle porte attention à ses mots. Pourtant, elle avait l'air de le connaître bien. Voire même d'entretenir une bonne image de lui. Si ce n'était pas une de ses patientes, elle ne comprenait absolument pas l'origine de ses a prioris.
Derrière son semblant de sang-froid, la manière dont l'inconnue la questionnait sans ressentir de vergogne avait le don de l'intriguer, voire même, de la fasciner quelque peu. Cela était sûrement dû à cette image qu'elle renvoyait, inspirant une quelconque forme de respect, et ce même sans forcément soigner son apparence; le genre de personne qui aiment aussi jouer avec les règles et aller titiller chez les gens leurs endroits les plus sensibles.
Les deux blondes s'opposaient radicalement. C'était comme si ce corridor venait de réunir deux éléments contraires, qui risquaient d’engranger une violente réaction chimique à un moment ou un autre.

"Un problème de votre côté ? Je peux vous aider ?"


"Ça ira. Merci." répondit-elle sèchement.
 

Le sourire de l'anglaise était forcé, dégoulinant d'hypocrisie. C'était plutôt son rôle que de poser ce genre de question. C'était plutôt son rôle à elle, même, de poser les questionnements et de connaître l'identité des patients, non pas l'inverse. Déjà qu'elle n'appréciait pas se mettre à découvert, si en plus, cela se fait contre son gré...
Onyx était visiblement agacée mais il fallait bien qu'elle se montre un tantinet conciliante; cette demoiselle n'avait pas à subir sa mauvaise humeur du soir ou son caractère étriqué.

"Tout va bien, il n'y a pas d’inquiétude à avoir...D'ailleurs, vous êtes ? Si ce n'est pas indiscret."
 

Evidemment que cela n'avait rien d'indiscret, elle faisait tout de même partie du personnel. Ses yeux violets se baissèrent instinctivement à sa poitrine afin d'y chercher une matricule, par habitude. Mais à la vision du décolté que sa chemise mal fermée laissait entrevoir, la jeune femme releva hâtivement le regard, les joues légèrement pourpres durant un très bref instant. Cela représentait d'ailleurs une touche plutôt comique sur son expression blazée.
Le doute planait toujours au sujet de l'identité de cette jeune adulte. Maintenant qu'elle y pensait, il était vrai que les patients n'ont pas le droit d'entrer dans ce bâtiment, mais elle y avait tellement vue son ami Nevrabriel y faire des allés-venus que cela ne représentait plus un détail notable dans son esprit. S'il s'agissait bien d'une patiente comme elle le pensait, elle ne lui en tiendrait pas rigueur. Après tout, la raison de sa présence impromptue dans le bureau du docteur devait probablement être très importante, pour qu'elle en soit obligée de venir jusqu'ici...pas vrai ?

Pas vrai ?





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Un couloir vide et pourtant tant de tension. La rencontre de ces deux éléments contraires électrisait l'endroit. Pourtant, il n'y avait rien de méchant entre elles. Mais les pensées souterraines (la sécheresse d'Astrid, la tentative de manipulation de La Cannibale) grouillaient sous leurs pieds, menaçantes, prêtes à jaillir au moindre dérapage.
La Cannibale avait conscience qu'il n'y avait pas un seul enjeu, qu'il fallait faire attention. Elle marchait sur un champs de mine, il fallait se montrer délicate. Surtout qu'Astrid ne semblait pas encline à la conversation.

« Ça ira. Merci. »

Elle aurait pu dire « Je t'emmerde », l'effet aurait été le même.
La Cannibale lui offrit un sourire grinçant, un visage de circonstance. Elle acceptait le « merci ». Elle fit comme si elle n'avait pas perçu la dureté dans la voix de son interlocutrice.

« Tout va bien, il n'y a pas d’inquiétude à avoir...D'ailleurs, vous êtes ? Si ce n'est pas indiscret. »

Oups, on y arrivait.
La patiente vit le regard de la secrétaire dériver vers son décolleté, certainement à la recherche d'un matricule plutôt que pour apprécier la vue. La Cannibale pencha la tête sur le côté, le regard malicieux, quand elle intercepta les rougeurs d'Astrid. Cette dernière avait-elle était gênée de sa tenue ?
La Cannibale aurait pu fermer un peu mieux cette chemise sur ce début de poitrine, mais elle préféra en jouer. Un tantinet séductrice elle s'accouda à l’entre-brasure de la porte et passa une main dans sa lourde chevelure.
C'était maintenant qu'elle hésitait ... lui révélait-elle son identité ? Elle était curieuse ... Est-ce qu'une petite nouvelle pouvait avoir eu vent des rumeurs à son sujet ? Si oui, lesquelles ? Et puis, était-ce judicieux de lui révéler ce nom ? N'était-ce pas trop dangereux ?
Elle fit la moue, réfléchissant. Elle avait décidé de sortir de sa chambre, d'arrêter de se soumettre à sa maladie. Si elle commençait à taire son identité, ce serait ne pas respecter ses principes.

« Qui je suis ? Ça dépend. Ici on me connaît plus sous le pseudonyme de "La Cannibale" plutôt que par X50. »

Maintenant elles étaient à égalité concernant les informations qu'elles avaient sur l'autre. Malheureusement, notre blondinette n'en savait pas plus sur Astrid. Et elle voulait toujours vérifier si elle pouvait s'en faire une alliée. Elle n'avait pas l'air franchement sympathique avec son visage fermé et ses pieds solidement ancrés dans le sol. Mais La Cannibale ne voulait pas partir sans avoir essayé.
Elle se décolla donc légèrement de la porte, ayant envie d'avoir moins l'air suspecte et opta pour un sujet de conversation radical.

« Donc cette Grande Sanction qui arrive ... C'est votre patron qui va s'en charger. »

Elle se pencha en avant. Ses pieds n'avaient pas bougé, seul le haut de son corps avait basculé. Son visage se retrouvait à un souffle de celui d'Astrid. La Cannibale confronta son regard au sien, véritablement curieuse et un peu joueuse. D'ici, elle pouvait sentir le parfum de son interlocutrice. Elle supposa qu'il en était de même pour elle. Elle lui imposait une légère odeur de transpiration et cette odeur exotique, celle qu'on ne pouvait définir parce que c'était ce parfum qui était propre à chaque personne.
D'une voix susurrée, elle insista.

« Qu'est-ce que ça vous inspire, Astrid ? »

Elle appuya ses propos d'un sourire faussement innocent.




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Les sourires des deux femmes étaient tout aussi crispés pour l'une que pour l'autre. Cela en était presque malaisant, ne manquant pas d’engranger naturellement chez la londonnienne un besoin rapide de clore la conversation.
Le regard de son interlocutrice débordait de malice lorsqu'elle la dévisageait, penchant légèrement sa tête sur le côté, qui entraînait dans son poids une lourde cascade de cheveux dorés. La manière dont elle l'observait tout en passant sa main dans ses mèches pouvait provenir d'attentions enjôleuses, mais cela ne fit qu'impatienter d'avantage la secrétaire, lançant un regard vers sa montre en soupirant. Il était vrai que cette patiente possédait des atouts plus que voyants, mais ce n'était pas ce qui l’intéressait, dans sa position. Vivement qu'elle décline son identité et finisse par dévoiler la raison pour laquelle elle vient de sortir du bureau du docteur.

"Qui je suis ? Ça dépend. Ici on me connaît plus sous le pseudonyme de "La Cannibale" plutôt que par X50."


"La cannibale" ?..." Elle leva rapidement son regard de sa montre afin de la zieuter, tout en soulevant un sourcil. "...C'est...original."
 

Son ton de voix était plus exaspéré qu'autre chose. C'était quoi, cette histoire de surnom ? A quoi cela lui servirait de savoir que ses amis l’appelaient de la sorte ? Astrid voyait mal un médecin ou un secrétaire interpeller un patient avec ce type de mots, alors elle trouvait cette information plutôt inutile. Au fond d'elle, elle aurait préférée avoir un prénom, elle qui n'a jamais appréciée appeler quiconque par un chiffre. Mais bon, autant faire avec ce que l'on a.
L'anglaise finit par croiser les deux bras, intensifiant d'avantage son attitude fermée.

"Je vous appellerais X50, dans ce cas."
 

"Donc cette Grande Sanction qui arrive ... C'est votre patron qui va s'en charger." continua la jeune femme avant de finalement s'éloigner légèrement de la porte.


Onyx se mit à cligner des yeux à plusieurs reprises, ses pupilles s'écarquillant légèrement. Elle ne s'attendait pas à ce que ce sujet intervienne dans la conversation; surtout que ce n'était pas celui qu'elle appréciait le plus évoquer. Elle faisait même de son mieux pour l'éviter, la plupart du temps.
X50 se pencha en avant, un peu trop en avant, dans une attention clairement provocatrice à laquelle la seconde blonde s'efforça de ne pas réagir plus que cela. Du moins, pas au delà de quelques pas en arrière; étant intimidée par la soudaine proximité s'étant installée entre elles.

"Qu'est-ce que ça vous inspire, Astrid ?"

"On va rester sur "Mademoiselle Lavoir", si ça ne vous ennuie pas." répondit promptement la secrétaire, de façon à la fois cassante et mal à l'aise.
 

Cela faisait beaucoup trop d'approche d'un coup, de la part d'une totale inconnue. Onyx s'efforçait à garder un certain sang-froid, mais la fatigue ne pouvait que forcer ses émotions à transparaître toujours plus à travers ses iris violettes. Dans ces émotions, un certain agacement creusait de plus en plus ses traits.
Son visage se détourna un moment des pupilles bleutées de la jeune patiente en face d'elle; elle inspirait avec un sourire sans âme tendit que son expression devenait toujours un peu plus sombre. Cette personne voulait effleurer ses faiblesses, et cela avait le don de lui hérisser le poil.

"Ça ne m'inspire rien de spécial." lâcha-t-elle d'un ton neutre, avant de finalement dirigé un visage orné d'un sourire en coin vers X50. "Mais si ça vous inquiète, je peux vous prévoir un rendez-vous auprès d'un psychologue, pour en parler."
 

Cet étirement des lèvres était assez malvenu, mais la secrétaire n'avait pas pu s'en empêcher, ce qui fit presque sonner sa répartie comme une attaque.
Tout en indiquant la porte derrière elle d'un mouvement du menton, elle ajoute.

"Après tout, j'imagine que vous êtes une patiente du docteur. Non ?"
 

Cette question était rhétorique, vu que sa matricule ne lui disait rien et qu'elle n'avait jamais vue un visage comme le sien traverser le seuil de son bureau pour un rendez-vous jusqu'à maintenant. Mais comment expliquer que celle-ci connaisse son nom et semble avoir autant de proximité avec le docteur ? Sans compter le fait qu'elle venait juste de sortir de son local, à cet instant, ne portant absolument pas l'uniforme adéquat.

Les doigts de la secrétaire tapotaient l'un après l'autre son avant bras avec impatience, tendis qu'elle attendait pour des explications. Le suspens avait bien assez duré comme cela.





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La voix d'Astrid était froide et cassante quand celle de La Cannibale était chaude et suave. De ce fait, quand la secrétaire lui rappela sèchement que la patiente devait respecter les codes de politesse en nommant son interlocutrice par "Mademoiselle Lavoir", cette dernière se tendit. Ça devenait compliqué. Si Astrid Mademoiselle Lavoir avait été une patiente elle aussi, la Cannibale aurait sûrement été taquine, s'amusant à trouver un surnom mignon à la demoiselle. Mais notre blondinette était quelqu'un de respectueux.
Plus le temps passait, moins il était possible d'ignorer la tension entre les deux femmes. La Cannibale sentait que la secrétaire était tendue. Mais elle avait un visage bien trop doux pour avoir un caractère aussi fermé... Et puis, elle était la secrétaire d'Ange, elle ne pouvait pas être aussi dure... Peut-être que la patiente tombait mal ?
La Cannibale se décida alors à laisser tomber le masque. Le médecin était sûrement rhabillé depuis le temps, plus besoin de retenir Astrid, et il était hors de question de continuer à faire mauvaise impression. Elle avait le docteur Barrabil dans la poche, il ne fallait pas être vue comme une mauvaise personne par sa secrétaire. Qui sait quelle influence pouvait avoir cette dernière sur son patron ?

« Ça ne m'inspire rien de spécial. »

Là, ce fut au tour de la Cannibale de se crisper. Vraiment ? La secrétaire du médecin qui allait punir une patiente (sûrement innocente) n'accordait pas d'importance au lynchage publique de la dite-patiente? Une humiliation injuste à la vue de tous, et elle n'en avait rien à faire ? (parce que la Cannibale était persuadée que cette Z01 ne méritait pas ce qu'on allait lui infliger). Finalement, la blonde se demanda si Astrid était quelqu'un de bien... Après tout, elle dégageait une aura antipathique, tant et si bien qu'on aurait pu la croire insensible. Implacable, avec un visage presque constamment figé dans la même expression, elle faisait penser à un robot qu'on aurait réglé sur un mode "travail".

« Mais si ça vous inquiète, je peux vous prévoir un rendez-vous auprès d'un psychologue, pour en parler. »


Elle avait dit ça avec un sourire un coin ... Se moquait-elle ?
La Cannibale plissa les yeux. Clairement, cette conversation tournait au vinaigre. Et plus elles discutaient, plus leur relation s'aggravait. Pourtant la blonde voulait réellement une bonne entente entre elles. Pas qu'elles soient les meilleures amies du monde, mais si la Cannibale pouvait faire bonne impression, ce serait déjà bien.
Elle laissa alors tomber sa pose nonchalante et un tantinet insolente. Les couleurs assurées de son visage s'effacèrent. Le masque se fissurait et ses lézardes laissaient entrevoir quelqu'un de plus fragile, quelqu'un de fatigué par les médicaments, quelqu'un prisonnier des mauvaises décisions d'autrui. Elle reboutonnait même convenablement sa chemise et rejetait sa chevelure ondulée en arrière, tentant vaguement de les nouer tandis que la secrétaire poursuivait son discours.

« Après tout, j'imagine que vous êtes une patiente du docteur. Non ? »

Evidemment, mademoiselle Lavoir n'était pas bête. Elle avait sûrement senti le parfum de l'interdit qui émanait du bureau de son patron, un parfum encore collé à la peau de la patiente. Il était hors de question qu'Astrid soit au courant de la vérité, mais la Cannibale ne voulait pas mentir. Non, notre demoiselle était plus friande du "je dissimule une part de la vérité" plutôt que du "j'invente un gros bobard". De toute façon, les mensonges étaient souvent démasqués car on apprenait toujours tôt ou tard un élément de vérité qui venait contredire le mensonge. Alors que si on se contentait d'éviter le sujet qui fâchait, comme s'il n'existait pas, on se sauvait déjà un peu.
La Cannibale plongea alors ses yeux dans ceux de la secrétaire. Elle allait être honnête, et il était important que son interlocutrice en ait conscience.

« Je ne suis pas là pour sortir les violons, mais il faut savoir que je n'ai pas choisi ce surnom. Un malentendu et un mauvais bouche-à-oreille m'ont fait cadeau de cette appellation. Je ne suis pas une patiente du docteur Barrabil, mais il a toujours été d'un grand soutien envers moi. Il s'occupait de ma santé mentale quand mon médecin attitré ne voyait que la santé physique. »

Et tout ceci était vrai. Sans lui, la Cannibale aurait sûrement pris beaucoup plus de temps à trouver le courage de se remuer. Elle aurait fini par craquer toute seule, mais ça aurait été plus long.
Elle eut alors un petit sourire nostalgique.

« Je n'ai donc pas besoin d'un psychologue, merci. Je reviens déjà d'une séance avec le mien. »

Elle souffla doucement. Elle s'était trop livrée. Elle fit la moue, se mordillant l'intérieur de la joue. Il ne valait mieux pas en rester là. Si elle se dévoilait, autant le faire jusqu'au bout. Elle était partie sur de mauvaises bases avec mademoiselle Lavoir. L'idée était de détruire leurs maigres fondations pour en construire des plus solides.

« Je suis navrée de vous avoir offusqué. J'ai beaucoup de respect envers le docteur Barrabil, pour les raisons que vous connaissez. Je n'avais jamais rencontré sa secrétaire et j'aimerais être certaine que vous faites votre travail comme il se doit. Et que tout va bien avec votre patron... Après tout, il a quand même une sacré réputation. »

Et pour montrer qu'elle abandonnait toute tentative de manipulation, elle s'écarta de la porte, se décalant sur le côté. Voilà, si Astrid voulait rentrer, c'était désormais possible. La Cannibale ne serait pas un obstacle entre elle et son patron.




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La secrétaire observait son interlocutrice; son expression préservée immuablement. Cette femme, dont la prestance s'était avérée presque intimidante, arborait progressivement un visage qui lui était inconnu. Sur ce visage, son sourire s'effaçait, et ses couleurs se fanaient. L'étincelle de malice et d’impertinence qui brillait insouciamment dans ses yeux azurs s'éteignait, comme une flamme peu à peu étouffée.
La jeune anglaise clignait plusieurs fois des yeux, légèrement surprise d'avoir ainsi désamorcé un élan de frénésie de la part d'une personne d'ordinaire à l'aise et familière avec les gens, et ce aussi aisément. Ces personnes là lui renvoyaient d'habitude quelque chose d’inaccessible, qu'elle ne pourrait jamais comprendre ou imiter. Même si son visage le communiquait difficilement, cela lui faisait étrange, cette impression d'avoir touchée quelqu'un.

X50 se mit alors à reboutonner sa chemise convenablement, envoyant ses cheveux derrière son dos afin de redorer son allure de manière plus convenable, comme un enfant se reprenant après avoir été remit à l'ordre.

"Je ne suis pas là pour sortir les violons, mais il faut savoir que je n'ai pas choisi ce surnom."


En relevant la tête, la couleur céruléenne des yeux de la jeune femme semblait dégager une autre atmosphère qu'Astrid notifia rapidement. La voix langoureuse qui lui était propre était devenue baignée d'une certaine franchise mélancolique.
Doucement, les bras de la secrétaire se desserrèrent de sa taille; le changement soudain du comportement de la cannibale avait attisé chez elle une certaine confusion. Son expression fatiguée et sur ses gardes s’adoucissait, afin de faire preuve d'attention et d'écoute.

"Un malentendu et un mauvais bouche-à-oreille m'ont fait cadeau de cette appellation. Je ne suis pas une patiente du docteur Barrabil, mais il a toujours été d'un grand soutien envers moi. Il s'occupait de ma santé mentale quand mon médecin attitré ne voyait que la santé physique."


"Un malentendu et un mauvais bouche-à-oreille" ? Onyx ne cernait pas réellement de quel contexte cela pouvait provenir, mais ça ne manqua pas de lui rappeller divers cas d'harcèlement et de rumeurs diffamatoires qu'elle avait rencontrée durant ses études. Elle ne se serait pas doutée que quelqu'un d'aussi assuré et élégant que le paraissait X50 pouvait passer par de tels troubles, alors ses yeux s'écarquillèrent un peu.
L’hypothèse que le Docteur Barrabil l'aide à traverser cette situation ne l'étonnait pas plus que cela; Astrid voyait bien son patron comme quelqu'un de très à l'écoute. Si c'est l'un des médecins avec qui elle est à l'aise pour se confier, elle ne voyait pas en quoi cela était réprimandable; au contraire.

La position de la londonienne devenait de plus en plus détendue, démontrant finalement une totale ouverture. Maintenant qu'elle savait cette information, elle n'avait plus de raison de se méfier d'avantage.

"Je n'ai donc pas besoin d'un psychologue, merci. Je reviens déjà d'une séance avec le mien."


"Je comprend.."
 

La voix de la secrétaire avait retrouvée un grand calme, aucunement crispé par quelconque sous-sentiment cette fois-ci. Même si ses yeux, dévisageant avec doute la patiente qui lui faisait face, témoignaient d'une culpabilité assez ostentatoire. Elle n'aurait jamais due se laisser aller de la sorte et s'était écartée de son devoir en tant que membre du personnel. Cette fatigue lui menait la vie dure, mais ce n'était pourtant pas à cette jeune inconnue d'en essuyer les frais.

Onyx se fait toujours plus droite, ses longs talons encrés dans le sol, et caresse timidement l'arrière de sa nuque, regardant ailleurs. Elle cherchait dorénavant les mots justes pour rattraper cette situation inconfortable, qu'X50 n'avait définitivement pas méritée.

"Je suis navrée de vous avoir offusqué. J'ai beaucoup de respect envers le docteur Barrabil, pour les raisons que vous connaissez."


Astrid hocha plusieurs fois la tête, de manière entendue, avant de prendre la parole à son tour, d'un ton droit et sincère;

"Il n'y a pas de problème. C'est moi, qui vous doit des excuses."
 

Un soupir brisa le mutisme de l'air. Celui-ci venait sûrement des deux blondes à la fois; ces expirations semblaient avoir dégonflées leurs corps et remunit ce couloir vide d'une oxygène qu'il avait perdu au fil de la discussion. Les coups de jus entre leurs deux âmes semblaient avoir cessés pour un moment. Espérons que ce dysfonctionnement ne reparte pas de plus belle de manière inopinée..

"Je n'avais jamais rencontré sa secrétaire et j'aimerais être certaine que vous faites votre travail comme il se doit. Et que tout va bien avec votre patron... Après tout, il a quand même une sacré réputation. "


Un petit rictus vint étirer ses lèvres sans qu'elle ne puisse l'empêcher. C'est bien, qu'elle apprécie le docteur Barrabil, mais était-ce son rôle que de s'assurer que sa secrétaire soit efficace ? C'est une patiente, pas une inspectrice du travail ou quelconque supérieur hiérarchique.
Si Onyx avait bien remarquée quelque chose chez la cannibale, c'était bien sa capacité à se mêler de ce qui ne la regarde pas, en tout cas.

Mais bon, l'attention derrière cela était certainement louable. La jeune femme aux formes pulpeuses se décida finalement à se décaler de la porte, à la fin de ses mots.
Les yeux violets d'Astrid la suivaient du regard. Ils étaient moins durs qu'à l'accoutumée mais gardaient une certaine réserve, tendis que ses deux mains s'étaient posées sur ses hanches.

"Tout va bien, je vous assure..L'important, c'est que vous, vous alliez bien X50." répondit-elle calmement
 

Elle replaça convenablement la bandoulière de son sac à main sur son épaule, avant de jeter rapidement un regard à travers l'une des vitres translucides du couloir. Le temps empirait à vue d'oeil, et la pluie commençait à tomber en trombe. C'était bien un mauvais temps, pour une mauvaise soirée. Sa vision se redirige vers son sac avant d'y chercher de nouveau son parapluie, avec moins d'énervement que quelques instants en arrière.

"Si vous le souhaitez, j'en parlerais au docteur afin de planifier des plages horaires dans la journée où vous pourriez vous rencontrer. A son bureau, ou où vous êtes le plus à l'aise."
 

Ses doigts finissent par finalement rentrer en contact de l'objet tant convoité. Après avoir sortie le parapluie de son sac, elle finit par le tendre à la jolie jeune fille au visage pâle. Simultanément, elle indique l'une des fenêtres du regard, offrant l'un des meilleurs panorama sur le temps extérieur.

"Cela vous empêcherait de rentrer à votre pavillon aussi tard." conclua-t-elle doucement.
 





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X50
Non, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois !

+ Avec Onyx +

La tension était redescendue. Enfin ! La Cannibale avait la sensation de ré-apprendre à respirer. Alors c'était ce à quoi ça ressemblait d'aller vers autrui ? C'était donc à cela que ressemblait une conversation avec une adulte ? La blonde apprenait à sortir petit à petit depuis deux ans, mais ce n'était pas aussi facile qu'elle le pensait. Elle avait la sensation d'être un bambin apprenant à marcher. Mais elle, qu'importe sa détermination, elle ne faisait que tituber. Maintenant il fallait garder l'équilibre.

« Tout va bien, je vous assure..L'important, c'est que vous, vous alliez bien X50. »
L'interpellée grimaça. X50. Mouais, pas tip-top le numéro. Mais elle était celle à blâmer pour être appelée ainsi : Astrid n'avait pas l'air bien mesquine malgré son visage fermé, elle n'avait sûrement pas employé le matricule pour l'enfoncer mais tout simplement parce que La Cannibale avait refusé de divulguer son prénom. Ce qui était stupide, mais la patiente avait l'impression qu'en le révélant elle se dévoilerait face à la secrétaire. Ophelia était la petite morveuse, l'enfant alitée, une rêveuse au corps lacéré, une gamine qui ne cherchait qu'à imiter sa sœur. La Cannibale, elle, avait été construite de toutes pièces par l'Institut mais elle était plus forte puisqu'elle, elle avait un but. Ophelia ne faisait que pleurer en attendant la prochaine opération alors que La Cannibale avait décidé de se battre.

« Si vous le souhaitez, j'en parlerais au docteur afin de planifier des plages horaires dans la journée où vous pourriez vous rencontrer. A son bureau, ou où vous êtes le plus à l'aise. »

La Cannibale ne put s'en empêcher : elle éclata de rire. Dommage, tout se passait si bien ... ! Mais voilà, elle avait été perdue dans de tristes pensées et Astrid venait tout simplement de dire quelque chose de fort amusant ! La bienveillance de la secrétaire avait de quoi ré-animer la situation de base. Il était vrai que l'adolescente venait de s'envoyer en l'air avec le docteur, pas besoin de plages horaires pour ça !
La blonde étouffa son rire du mieux qu'elle put, surtout qu'Astrid venait de lui proposer un parapluie afin qu'elle rentre en sécurité.
La patiente tourna le visage vers la vitre. Le carreau était agressé par une averse. Tiens, depuis quand pleuvait-il ?
L'éclat de rire avait ravivé l'allure de la demoiselle. Elle se tenait de nouveau droite et confiante. Elle allait d'ailleurs s'emparer du parapluie quand elle aperçut le docteur Barrabil dans l’entrebâillement de la porte, toujours en caleçon. Il avait l'air très tranquille alors qu'il était presque nu et que sa secrétaire se tenait à une très courte distance de lui.
La main en suspension au dessus du parapluie, la Cannibale se dépêcha de reporter son attention sur Astrid Lavoir. Il valait mieux ne pas avoir l'air trop louche.

« Vous êtes bien aimable mais je n'en ai pas besoin ...»

Il fallait trouver une diversion, et vite !! Voyons voir ... La Cannibale n'avait malheureusement que trois idées, et elles étaient aussi mauvaises les unes que les autres... Soit elle faisait semblant de s'évanouir (mais que valaient ses talents de comédienne ?), soit elle faisait quelque chose de complètement fou comme une imitation de gorille (mais elle était bonne pour l'asile), soit elle essayait de séduire Astrid Lavoir, la gênant tellement qu'elle finirait peut-être par partir d'elle-même (mais bonjour la réputation après).
Après réflexion, elle se dit que la dernière option était sûrement la moins risquée. Allez, c'était parti ...
La blonde déboutonna le haut de la chemise, puis repoussa avec langueur ses lourdes boucles lâches. Là, elle bascula la tête en arrière, les lèvres légèrement entre-ouvertes. Sensuelle, elle tira légèrement sur le haut de son col et, de sa main libre, s'éventa la nuque : l'idée était de forcer le regard de la secrétaire sur le décolleté de la patiente.

« Pour un jour de pluie, il fait chaud, non ... ? »

Le pire, c'était qu'elle s'en sortait bien. Elle avait appris auprès de son amant à user de ses charmes. Deux ans d'entraînement, et Ange Barrabil était un bon professeur.
La Cannibale jeta un bref coup d’œil vers le bureau... Ouf, le bougre se rhabillait ! Combien de temps aurait-elle à jouer ce petit jeu ? Et comment allait-elle trouver une explication à son comportement si la secrétaire le rapportait à la direction ? Il fallait l'avouer, elle n'était pas très maligne sur ce coup-là ... Non ??



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Mais qu'est-ce que j'ai fais ? Face With Tears of J



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Secrétaire de Ange
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ROSEBURY Ophelia & LAVOIR Astrid

Après quelques simagrées, le visage d'X50 se déforma en un éclat de rire qui fit quelque peu sursauter la secrétaire. Celle-ci dévisageait l'autre blonde, d'une expression ne sachant masquer sa confusion. Quoi ? Avait-elle dit quelque chose de mal ? Etait-ce ses paroles, sa gestuelle, l'objet dans sa main, la pluie ? Elle n'arrivait pas à trouver ce qui valait une telle réaction alors l'un de ses sourcils se nicha assez haut, sans qu'elle ne puisse le contrôler.
Cet écart de comportement aurait au moins donné de quoi reprendre contenance à la plus jeune, regagnant l'allure fière et désinvolte qu'elle arborait plus tôt. Le visage d'Astrid ne se fit que d'avantage plus clos; le numéro auquel elle venait d'assister était belle et bien une faille dans cet être à la prestance de lion, ou bien rien de plus qu'un leurre ? Elle ne voyait plus ce que la patiente pouvait lui cacher, maintenant qu'elle s'était expliquée...Alors pourquoi tout portait à rester ainsi dubitatif ?
Sa main demeure à flotter au dessus de la sienne, hésitant inlassablement à saisir la poignée du parapluie. Une nouvelle fois encore, ses yeux bleus s'en vont pour guetter l'intérieur du bureau de par la maigre ouverture que la porte laissait; désirait-elle tant que cela ne pas voir Onyx rentrer dans cet office ? Là n'était pas son attention de base en foulant ce corridor, de toute manière. Mais il fallait bien avouer que sa gestuelle avait quelque chose de louche, et bien que La Cannibale eut réussie à faire respirer le couloir par le biais de quelques ronds de jambes, le regard de plus en plus méfiant de l'anglaise, indiquait qu'elle n'était toujours pas sortie d'affaire.

"Vous êtes bien aimable mais je n'en ai pas besoin ..."


"Oh."
 

La demoiselle fit lentement revenir le parapluie dans sa poitrine, le redéposant doucement dans son sac à main alors qu'elle scrutait X50. Le visage légèrement penché en arrière, l'expression accusatrice. Elle trouvait clairement un couac derrière ses mimiques, et s'apprêtait à lui faire remarquer avant que...Avant que...?!

La jeune femme avança lentement ses doigts près de son vêtement, ouvrant sa chemise langoureusement avant de repousser sa chevelure derrière sa nuque, de manière voluptueuse. Tout en agitant non sans vigueur l'une de ses mains près de sa joue, elle s'en allait par la même occasion soulever légèrement son collet, ce qui emmena sa poitrine impunément à découvert dans le même mouvement. Les pupilles d'Onyx s'arrêtèrent dessus un bref, très bref instant, avant d'aussi tôt se sentir sujette à l'opprobre. Elle devinait aisément ce à quel point ses joues étaient devenues infectées de rouge, faisant ressortir de manière vive les cheveux pâles qui encadraient sa tête.
Se soulevant presque aussitôt qu'ils avaient atterris, ses iris violettes demeuraient figées en direction du plafond, alors que la londonienne se demandait de quelle dimension parallèle et illogique devait bien sortir cette compagnie pour réagir de la sorte.

"Pour un jour de pluie, il fait chaud, non ... ?"

"Oui. Il fait lourd, même."
 

Elle reflua un rire nerveux, essayant d'éviter le plus possible le moindre contact visuel avec X50. Elle en avait clairement assez vue, et cela se sentait à son teint. D'accord qu'elle avait l'air confiante, mais là, ces manières dépassaient toute notion de savoir vivre et Astrid n'y était clairement pas habituée. Elle ne savait pas trop quelle était la bonne réaction à avoir; devait-elle prendre un air supérieur et la réprimander ? En rire ? Continuer la discussion au détriment de cet aimant qui attirait la vue ? Pour X raison, chacune de ces solutions lui semblaient impossibles alors, son regard valsait de droite à gauche, se concentrant finalement sur son sac à main et y enfonçant plus vigoureusement le parapluie qu'il ne l'eut été précédemment.

"Vous devriez tout de même vous...Enfin...Bref."
 

Elle n'eut même pas le temps de remarquer les nouvelles œillades furtives en direction du docteur, trop concentrée à renfiler de manière décidée sa bandoulière  sur son épaule. Ensevelie par une vague de stress et de confusion nouvelle, ses questionnements s'étaient totalement envolés, laissant place à une envie réelle est urgente de se retirer le plus vite possible, loin de la présence de cet élément troublant. Elle avait suffisamment tenue la discussion à cette personne qui lui faisait bien trop violence, et sa curiosité faisait bien maigre acabit à côté de ce fait.

"La Cannibale"... Le surnom d'une fille aux atouts conséquents, provocant des pots cassés que le docteur Barrabil essaie de réparer en dehors de ses heures de travail. "La Cannibale", la patiente malpolie qui se déshabillait tout en ayant des choses à cacher...
"La Cannibale"...Non, c'était sûr qu'elle n'allait pas l'oublier.
Elle prendrait le temps d'éclaircir ce mystère par la suite, pour sûr; que cela soit celui de son surnom, ou les véritables raisons de ses visites dans ce cabinet. Auprès de son patron, ou de quiconque qui puisse la renseigner; sachant qu'aux dires de la jeune blonde, sa matricule devait courir de bouche en bouche entre les ailes.
Mais pour le moment, c'était Onyx qui avait besoin de prendre ses jambes à son cou.

"Je dois y aller." lâcha-t-elle sèchement.
 

Son pas était aussi crispé qu'un homme affublé d'un balais dans les fesses, mais savais s'octroyer une rapidité assez efficace pour disparaître rapidement du champ de vision d'X50.
Une journée de merde qui se terminait en beauté; c'était le cas de le dire.


HRP:
Juste le meilleur retournement de situation ever. Ophelia me fait trop rire x'D





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X50
Non, non, ce n'est pas du tout ce que tu crois !

+ Avec Onyx +

« Oui. Il fait lourd, même. »

La Cannibale eut un sourire en coin. Lourd, c'était le terme. Non pas pour désigner la météo, mais plutôt pour évoquer Ange Barrabil. Il était lourd à être aussi lent à se rhabiller. Cet homme avait de nombreuses qualités, certes, mais qu'est-ce qu'il pouvait être pénible parfois ... Enfin, elle ne pouvait pas lui en vouloir. C'était en partie de sa faute à elle aussi si elle était dans cette situation.
Tortillée dans sa position provocante, la Cannible fut satisfaite de la réaction de Astrid. Cette dernière faisait valser ses yeux sans pouvoir les arrêter et étouffait tant son parapluie dans son sac qu'elle aurait pu le craquer. Super, de toutes les réactions qu'elle aurait pu avoir, Astrid avait celle qui convenait le plus à la patiente. Après tout, elle aurait pu se montrer sévère, la trouver ouvertement bizarre ou pire, répondre à sa tentative de séduction. Heureusement, on en était loin !
La Cannibale joua alors de plus belle de ses charmes. Elle avait soudainement conscience qu'elle avait des courbes, du galbe, du charme ; bref, un truc.

« Vous devriez tout de même vous.. »

Rhabiller ? Tenir mieux ? Cacher cette peau qui se pavanait ?
La Cannibale se crispa légèrement, craintive à l'idée de se faire disputer mais, heureusement, Astrid conclut sa phrase par un peu convaincant : « Enfin ... Bref...».

« Je dois y aller. »

Encore une fois, les deux blondes se prouvèrent qu'elles étaient deux éléments contraires. Astrid s'éloigna sèchement, les jambes tendues, comme si elle ignorait qu'il fallait plier les genoux pour marcher. A vrai dire, son pas avait l'air presque saccadé. Alors que la Cannibale s'offrait, voluptueuse et courbée. Même si la secrétaire ne le voyait pas, la blonde leva la main et agita ses doigts, comme pour lui dire « Bye-Bye ».
Mais bon, elle faisait la maligne, mais elle l'avait échappée belle. Astrid aurait pu s'attarder. Elle pouvait même noter cette pseudo-drague dans un coin de sa tête et la reporter à son patron...
La Cannibale reboutonna la chemise et remit de l'ordre dans ses boucles. Maintenant qu'elle avait attiré l'attention une première fois, elle avait bien retenue la leçon. Pas question de devoir draguer une autre secrétaire pour s'en sortir !
En tout cas cette rencontre lui avait appris quelque chose : la séduction, ça pouvait fonctionner pour se démêler d'une situation délicate.
La blonde retourna dans sa chambre avec cette pensée en tête, ainsi que la suivante : Ange Barrabil la mettait malgré tout en danger. Il fallait redoubler de vigilance...



hors rp:
C'était un drôle j'avoue Face With Tears of J Hâte qu'elles se retrouvent dans un rp un jour et que la Cannibale se dise : merde, c'est la secrétaire que j'ai dragué XD



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