L'amitié naît sous les étoiles [Swann et Anacha]
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W176
Jeu 17 Mai - 21:26

L'amitié naît sous les étoiles
[Swann et Anacha]

Je me réveillais à l’aube comme chaque matin et me prépara pour sortir. Le soleil était sur le point de montrer le bout de son nez jaune-orangé. Je ne voulais pas rater ce spectacle en plus mon dessin de la dernière fois, celle ou j’ai rencontré Judith, a bien besoin de quelque modification et amélioration, il faut dire que le sable était une matière inconnue pour moi, jamais je n’en avais dessiner c’est un grand première. Et c’est pas terrible…

Le lever du soleil à aussi un autre avantage, l’air frais du matin. Les températures ici sont bien différente de chez moi, et souvent même si je n’ai qu’un tee-shirt et un short j’ai encore trop chaud. Je ne suis pas habituée à avoir des température qui monte dans les 20, mon corps non plus. Mais bon un peu de soleil ne vas pas me tuer.

Je sorti de ma chambre avec mon bloc et mes crayons, je voulais retourner au port pour terminer ce dessin et voir le lever du soleil. Et profiter de la bise fraîche que la mer apporte. Je n’étais vêtue que de mon tee-shirt qui portait mon matricule, W176, mon short blanc et de simple chaussure blanche aussi.
Je me dirigea vers la sortie et une fois dehor je tendis, comme à mon habitude, les bras et leva la tête en fermant mes yeux, laissant le vent courir sur mon visage. J’aimais faire ça à chaque fois que je sortais. Je me mit à sourir comme à chaque fois. Et après un moment je ré ouvrit les yeux et regarda à ma gauche, à la recherche de l’être que j’aime le plus au monde, Lucky. Mais il n’était pas là. 5 ans. Plein de chose peuvent se passer en 5 ans. Sentant la tristesse m'envahir je secoua la tête pour sortir les paroles de Nevrabriel de ma tête et repris mon avancée jusqu’au port.

Une fois arrivée je m'assoit à terre mettant mon bloc de dessin sur mes genoux et mes crayon à côté de moi. Puis je releva les yeux pour observer la sphère rouge qui est notre soleil monter dans le bleu encore foncé de notre ciel pour lui donner sa couleur bleu azur, le faire rayonner tel une couche de lumière qui contient en son fort sa source de lumière.

J’aime le lever du soleil et son coucher, ce moment ou il prive cette voûte de son éclat pour lui en offrir un autre moins agressif au yeux, plus doux. La nuit étoilée. J’aimais contempler les étoiles et les aurore boréale aussi! C’est magnifique! J’aime tellement regarder ce gala de lumière qui danse au-dessus de nos tête.

L’apparition du soleil me fit sortir de mes pensées nocturne. Le spectacle que la sphère de feu offrait était juste magnifique, comme tous les jours. J’observais, fascinée, le spectacle un moment avant de me relancer dans mon dessin tout en continuant de jeter de rapide coup d’oeil à cette boule de feu. Je faisais de mon mieux pour rendre mon dessin le plus réaliste possible, mais tout était si différent qu'à mon habitude. J’avais l’impression que le soleil ne se reflétait pas de la même façons sur l’étendue bleue de l’océan, que l’océan lui même était différent alors que c’est le même, le ciel et le soleil me paraissaient eux aussi différent. Je sais que ce que je cite est absurde, mais tel est mon ressenti et lors de l’élaboration de ce dessin une immense nostalgie m'envahit. Je voulais être chez moi, de l’autre côté de l’océan, où la neige perdure au fil des ans. Même si ses dernier temps la neige qui longtemps à perdurer est en train de fondre à cause des conneries de l'Homme.

Ses pensées envers mon pays natale, me donne les larmes au yeux, la rupture, si on peux le dire ainsi, a été difficile et l’est toujours. Levant les yeux au ciel dans un geste familier je remarqua, à ma grande surprise, qu’il faisait déjà nuit. J’avais pris toute la journée pour faire mon dessin, je n’en revenais pas, non pas que ça m'aille pris toute la journée, mais que je n’aille rien remarqué!

J’essuya mes larmes et regarda mon dessin pour voir s’il était réaliste ou pas. Je fus déçue du résultat. Même si ce sont de nouvelle texture pour moi, ce dessin devait encore être peaufiné avant que j’en commence un autre. Déçue de ce long labeur, mais pas des plus désagréable ni épuisant, je leva les yeux au ciel pour observer les étoiles. Le ciel n’est pas le même et j’en ai à présent la preuve, les constellations était certe les mêmes, mais pas misent dans le même ordre, je veux dire par là que pour la même heure à la même période les constellation n’était pas les même ici que celle que je pouvais observer depuis le Groenland.
Puis les étoiles commencèrent à se flouter sous ma vue, non je ne voulais pas pleurer, je ne voulais pas m’apitoyer sur mon sort alors que tant d’autre vive la même chose que moi, si pas pire. Une pathologie comme la mienne n’est rien comparer à toute celle qui existait.

Je séchais alors mes larmes sans cesser de contempler le ciel devenu sombre qui laissait paraître un million de petite lumière blanche. Cette vue m'apaisais. Tout le ciel n’était plus qu’harmonie et majestuosité. Je me mit à sourir face à cette vue splendide, j’étais apaisée.

Soudain j’entendis des bruits de pas derrière moi, je me crispa aussitôt et me releva pour faire face à l'inconnu. C’était une personne gracieuse qui était un peu plus grande que moi. Elle portait de long cheveux blanc qui se teintait de bleu, son regard était bleu lui aussi et un des ses yeux était blessé. Certain détaille chez l’inconnu me perturbais assez, sans que je ne sache mettre de mot sur ce trouble. Je regardais la personne qui se tenait proche de moi, de mon point de vue évidemment, sans savoir quoi faire je restait là, tenant mon bloc de dessin des deux main, comme une personne immobile, une statue. Incapable de bouger, de dire un seule mots, ni de penser à quoi que ce soit. Pathétique, je suis pathétique.




Les mots énoncé;
Sans le coeur ensoleillée;
 Perde toute réalité;
Ne fessant que blesser.

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X54
Ven 18 Mai - 23:46

L'amitié naît sous les étoiles


              Ces perles étincelaient. Etouffées dans une mer de ténèbres, elles brillaient malgré tout. Enchantant mes yeux, et sûrement ceux de beaucoup d'autres de leur lumière hypnotisante, sans se poser de question. Inconsciemment, mon regard clair tentait de différencier les bonnes étoiles des mauvaises. Celles qui devaient me guider, celles que je devais repousser. Je commençais tout juste à me rendre compte que ce pouvoir avait toujours été sous mon contrôle.

"Pas les bonnes étoiles", le croassement de mon corbeau résonnait encore doucement dans mes oreilles. Je n'étais jamais arrivé à une telle constatation avant d'entendre ces mots si troublants; ces réminiscences du passé venaient parfois me réveiller dans mes rêves depuis ce jour si triste, comme pour me ramener à l’essentiel. Me rappelant ce à quel point j'avais changée. Ce a quel point tout avait changé. Ces jours paisibles s'épanouissaient encore dans mon cœur; ils n'existaient plus mais persistaient à propager leur luminosité en mon sein, exactement comme ces astres qui tapissaient la voûte céleste, juste au dessus de ma tête. En les observant je me trouvais presque attristé d'admirer ainsi de tels mensonges; je savais que m'étais confortée jusqu'ici dans une illusion, mais quelque chose en moi n'était pas mort pour autant. Le bruit de ce coup de feu n'avait fait qu'écarter d'avantage les barreaux de cette cage à laquelle je voulais m'échapper, faisant apparaître le reflet de ces éclats d'argents envahissant le ciel ce soir là, comme une lueur de détermination dans mes pupilles.
Ou bien peut-être était-ce une flamme de nostalgie.

Tout était tellement plus simple avant, et pourtant, je ne voulais pas revenir en arrière; doucement, mon coeur apprenait à faire le deuil, sans même le réaliser. Je commençais à comprendre que mon existence allait m'obliger à abandonner, à sacrifier, et pourtant mon âme l'accueillait d'un sentiment de paix. Ce frisson de peur s'est cicatrisé mais la plaie restait toujours prête à s'ouvrir de nouveau, à chaque fois que la vision de ce corps inerte me revenait en mémoire, ou que je replongeais mon esprit dans les limbes sans fond des iris de mon docteur.
Cet homme était fou. J'en étais persuadé maintenant. Mais je ne savais pas comment interpréter sa folie. Je savais juste que je devais m'envoler d'ici avant qu'il ne me fasse du mal, de la même manière qu'il l'a fait à cette patiente.

Je gardais la tête levée vers le dôme étoilé qui me servait de toit, tendis que je déambulais toujours plus profondément dans la nuit noire. Il ne faisait pas assez sombre cela dit pour que je ne sache où poser mes pieds. L'éclairage de la lune remplie de toute sa galbe se suffisait à elle-même. Ce serait mentir que de dire que je ne savais pas où aller; entendre le son de la mer capricieuse au loin me fit accélérer le pas. Je me revoyais encore ici, quelques temps auparavant, avec Soma. La valse des vagues semblait se câler au rythme des souvenirs que je chérissais; depuis ce jour, j'aimais profondément me rendre là bas. Les entendre m'apaisait, m'assoir toujours à ce même endroit, également; en ce moment, j'avais besoin de ces rappels du passé, de ces moments où j'ai sue retrouver espoir par un quelconque biais. Je savais que je pourrais le refaire; c'était sûrement un miracle, mais j'en avais encore la force.

A la sensation du sable chaud sous ma peau, je savais que j'étais arrivé à bon port. J'avais attachée mes cheveux en deux grandes nattes bien fournies, qui tombaient toutes deux lourdement sur mes épaules. En les sentant partir en arrière sous le poids du vent, j'avais l'attention de prendre une grande bouffée d'air frais, mais quelque chose m'en empêcha.
Il y avait une personne, non loin de là. Je ne percevais pas grand chose à part une cascade de cheveux couleur châtaigne; elle semblait scruter le ciel avec attention, et quelque chose en moi ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle était peut-être atteinte de la même mélancolie qui m'avait gagnée depuis la Grande Sanction.  
Était-elle triste, elle aussi ? J'engageais quelque pas dans sa direction, ayant comme seul but de pouvoir la détourner afin d'avantage scruter ses sentiments; mais mes petites pattes de cygne n'étaient peut-être pas des plus discrètes, lorsqu'elles se retrouvaient englouties par le limon. La jeune fille se retourna aussitôt, me dévisageant avec de grands yeux, interdite.
Je pouvais lire sa surprise sans peine dans ses prunelles cyanosés. De grands cils venaient encadrer ses yeux pâles, pendant que sa chevelure s'écoulait avec grâce le long de ses épaules. Mes gestes s'étaient figés pendant que je la discernai, sans trop savoir comment réagir sur le coup. Avec une curiosité que je pouvais contenir, mes deux yeux s'étaient attardés sur le grand bloc note entre ses mains, avant que ma tête ne bascule sur le côté avec attendrissement.

"Désolé...Je ne voulais pas te faire peur..."

Ma voix était calme, presque au stade du bruissement. J'étais fatigué, et je ne m'attendais pas à rencontrer quiconque dans les parages, encore moins si ce quiconque était plongé en plein travail. Tout en enchaînant les petits pas, je devance la jeune fille avant de m'approcher d'avantage des eaux, ma préoccupation première. Le rivage laissait parfois aller et venir le caprice des courants; tout en retirant mes soulier, je laisse la mer me chatouiller les doigts de pieds avec amusement. Je pouvais maintenant la prendre, ma bouffée d'air frais.

La curiosité me fit encore pousser des ailes, ainsi qu'à faire pivoter doucement mon visage vers celui de la demoiselle derrière-moi. J'affichais un sourire doux bien qu'un peu vague, tout en la dévisageant silencieusement. Cette tête ne me disais rien. Je ne me souvenais même pas l'avoir vu, lorsque nous devions tous nous réunir dans la cour. Pourtant, j'ai tendance à avoir une certaine facilité à mémoriser les traits des gens.

"C'est joli, la manière dont la nuit se reflète dans ses yeux..." ais-je soufflée tout en la regardant. Ma tête s'est finalement détourné de nouveau vers les vagues. "...On dirait des étoiles en plein jour..."

J'avais lâché cette constatation sans crier gare, je n'avais même pas l'attention de me faire entendre. Tendis que mon intérêt s'était reporté sur l'océan, sans la volonté de le quitter, je ne refoule même pas un bâillement de venir écarter ma mâchoire. Je me frottais mon œil droit, témoignant d'un certain épuisement, puis me pris à penser que sa présence derrière moi ne me gênait pas. Après tout, on était jamais assez de deux pour admirer la voie lactée.  

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W176
Dim 20 Mai - 23:34

L'amitié naît sous les étoiles
[Swann et Anacha]

Nous restâmes un moment là à se regarder. Je ne savais quoi faire. Je n’osais rien faire non plus. J’observais la personne qui me faisait fasse sans arriver à distinguer si c’était une fille ou un garçon. Ce qui me perturba énormément. Je ne savais pas quoi penser, non plus.

- Désolé...Je ne voulais pas te faire peur...

Elle, ou il, n’avait pas à s’excuser, c’est moi la grande froussarde là dedans. Je lui aurais bien dit, mais je préférais reprendre mes esprit avant de parler pour éviter de dire des connerie, comme à mon habitude. La personne passa devant moi sans s’arrêter pour aller plonger ses jambe dans l’eau. L’eau devrait être gelée, elle (ou il) est folle (ou fou)! Qui est assez dé…

Nous ne sommes pas au Groenland l’eau ne devrait donc pas être glacée, c’est moi qui suis conne. Je m’en veux d’un coup d’avoir pensé ça. Tellement honte. Je vi la personne tourner la tête et me regarder avec un petit sourir, je réalisa que je pouvais la voir parfaitement, ce qui signifiait que je n’était pas cachée derrière mon rideaux de cheveux protecteur. M’y cacher me faisait du bien je me coupais ainsi du monde et le monde se coupais de moi. Mais l’heure n’était pas à penser à ça, qu’est-ce que ça changerais ici qu’il soit là ou pas? Rien, bien voilà pas besoin de s'inquiéter pour rien.

Je porta donc mon attention sur la personne en fasse de moi et essaya de trouver si celle-ci était du sexe féminin ou masculin, bon la encore c’était pas important, enfin pour vous… car pour moi il me faut savoir certaine chose avant de me lancer dans une conversation, pour pouvoir ainsi savoir comment réagir pour ne pas offusquer l’autre. Le sexe en fait partie, et en principe est une chose que je découvre tout de suite, à part dans ce cas si. Et cela me perturbais énormément. Mais lui poser la question n’est pas une bonne idée.

J’entendis l’inconnu(e) marmonner quelque chose, mais, ne captant que des brides, je ne comprenais pas le sens de ses mots, et ma curiosité n’en fut que plus remplie. Laissant ses doutes de côté je me concentra sur cette personne, qui avait détourné le regard. Je l’observais observer l’océan, j’observais la façon donc la lune se reflétait sur elle. Et soudain, ne me demandez pas pourquoi, le sourir au lèvre je m'assoi pour commencer un dessin. Dessiner en pleine nuit demandait énormément de concentration, ne serait ce que pour voir ce que l’on fait. Mes yeux étaient fatigués, mais pas mon esprit créatif qui ne demandait qu’une chose: exécuter ce qu’il avait imaginé, ce que ma main fit son aucune résistance. Je forçais mes yeux à rester éveillé et à se concentrer sur la feuille blanche qui bientôt se teinte de bleu et d’argent. Que de couleur froide et foncée dans ce dessin pourtant si chaud, le blanc et gris clair apportait cette touche de chaleur à ce dessin si sombre.

Je ne mit pas plus d’heure avant d’obtenir un résultat correcte. Une fois ce résultat obtenu je frotta mes yeux fatigué, j’arracha la page de mon carnet, le déposa à côté de moi, mettant la feuille volante dessu et me releva doucement, je savais que je ne pouvais pas faire mieux dans cette état. Je chancelait un peu sous le coups de la fatigue, je me baissa prudemment pour ramasser mon dessin et m’avança d’un pas hésitant et fatigué vers la personne qui se tenait au bord du port. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais ça ne me dérangeais pas si je pouvais le ou la rendre heureuse cela me faisait plaisir. Je m'assoit à côté de cette personne, assez loin quand même, retira à mon tour mes chaussure et mit mes pieds dans l’eau. L’eau froide qui venait cogner contre mes cheville me faisait du bien, refroidissant mon corps qui n’a eu que trop chaud ces dernier temps. Je tourna ensuite la tête vers la personne que je voulais consoler, lui sourit gentiment et lui tend maladroitement mon dessin. Le regardant une dernière fois au passage et compara encore la réalité à mon dessin.

Il représentait une fille ou un garçon assit sur un port, pendant la nuit, les pieds dans l’eau. La lumière de la lune qui se reflétait sur cette personne d’une façon si majestueuse, les étoiles posées sur la voûte céleste qui donnait un côté magique à cette scène.

Je regardais cette personne tout en lui tendant son dessin, je voyais bien que quelque chose n’allait pas. Je n’aimais pas voir les gens triste, alors si je pouvais faire quelque chose pour qu’elle, ou il, ai mieux je le ferais. Bon sauf si c’est un câlin, mais tout le reste je le ferais. Je rassemblais alors tout mes esprits pour lui parler, c’est quand même mieux avec une explication, non? Mais pour cela il me fallait beaucoup de courage. Allait tu peux le faire, une inspiration et c’est bon vas y lance toi tu ne risque rien.

- Illichsu…

Et flûte! Encore parler en groenlandais! C’est en anglais Anacha, en anglais qu’il faut parler! Je suis trop nul, je perd pied à chaque fois! C’est pas possible, quand c’est pas un c’est l’autre! Saleté de fatigue, tu pouvais pas me faire parler en anglais, non, c’était trop dur? Bon allez reprend toi, inspire expire, ça vas aller tu vas réussir à lui parler normalement.

- D-désolée, j’ai… heu… c’est l’ha-habitude… Heu tiens… c’est pour toi.

Une fois après avoir réussi à sortir une phrase plus ou moins convenable, toujours au limite de l’inaudible, on ne me changera pas, je déposa mon dessin entre nous et porta mon attention sur l'immensité de la mer. Du bleu sombre, presque noir, qui allait se mélanger avec le bleu parsemé de point blanc comme s’il était liée sans rien d’autre que l'immensité bleu à perte de vue, c’était splendide. On avait l’impression que si on continuait jusqu'à l’intersection on pourrait toucher les étoiles, qu’une porte s’ouvrait à nous pour nous permettre de découvrir le monde et de noyer nos chagrins dans l'immensité bleu. L’infini s'offrait à nous.

J’espère avoir apporté un peu de joie dans le coeur de cette personne, avoir égayé un peu sa journée, même si celle ci touche à sa fin. Tout en observant du coin de l’oeil la personne je commença à jouer un peu avec mes jambes dans l’eau, plus pour me tenir éveillée que parce que j’en avais vraiment besoin. J'espérais sincèrement lui avoir offert cette douce chaleur qu’on reçoit dans le coeur quand quelqu’un fait quelque chose de gentil pour nous. Quand quelqu’un nous fait oublier nos idée morose. Je voulais tellement lui apporter cette joie que j’ai très rarement eu, mais que j’aimais déverser aux autres.  




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Anacha s'exprime en #9D3E0C
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X54
Mar 22 Mai - 19:18

L'amitié naît sous les étoiles


              Ce liquide, assaisonné d'une pointe de sel, picorait les cellules au bout de mes orteils, me forçant à rire avec idiotie. Je les agitais, vigoureusement, comme pour essayer de comprendre le langage des vagues. La lune se dévoilait sous son plus beau profil; ronde et rayonnante, devant mes yeux. Je passais mon temps à l'admirer tendis que je confondais le léger frottement de l'air derrière mon dos avec le bruit des agitations forestières. Hormis ceci, ce silence nocturne ne laissait chanter que les cigales; il m'arrivait parfois de me faire quelques réflexions sur le mutisme de la jeune femme derrière moi.

Qui était-elle ? Que faisait-elle, ici, seule sur le sable ? J’espérais réellement ne pas l'avoir perturbée dans son travail. Il m'arrivait quelques fois de me retourner, de nouveau, alors que mes tresses épaisses se dandinaient au gré du vent, comme si elles engageaient une valse à distance avec ses longs cheveux châtains. A chaque fois que mon regard était posé sur elle, c'était pour distinguer cette personne dessiner, le regard plongé dans son art; mon âme curieuse aurait voulue aller voir ce qui se tramait sur ses feuilles blanches, mais mon corps restait figé à l'entrée de l'océan.
Cette expression si concentrée pendant qu'elle s'acharnait à esquisser des croquis mystérieux...Je ne pouvais m'empêcher de visualiser de grandes ailes obscures prendre forme derrière son dos courbé. Des ailes immenses, qui pourraient tout emporter en un battement, exactement de la même manière que ses longs cils sombres, faisant fuir la pluie dans ses yeux. Mon regard vogue un peu plus loin, se plantant à l'endroit où nous étions tous deux agenouillés...

Je frotte mes paupières, secouant frénétiquement la tête. Mon esprit commençait à divaguer ailleurs que là où il devrait être, à voir des choses qui n'étaient pas là. Exactement comme on fixerait un astre, dont la lumière est si forte qu'elle nous atteint même à travers le temps et l'espace.

Je me résigne à faire volte-face, de nouveau du côté de l'étendue d'eau qui nous faisait barrière. Puis, reculant légèrement au niveau du sol ferme, je m'assois doucement afin de plonger mon regard dans ceux des étoiles. Je pouvais m'y perdre, dans ce collier de flammes. Mes poumons se gonflaient d'air frais pendant que je pouvais rester ici pendant des heures.
Des bruits de pas foulèrent le limon tout en s'approchant progressivement de moi. Je les laissais apprivoiser cette distance sans crainte pendant que mes yeux étaient fermés, profitant de la caresse du vent. Une présence pouvait être sentie à mes côtés, et mon cerveau l'assimila automatiquement à la jeune patiente qui était assise non loin.

"Illichsu… "

Mes yeux papillonnèrent un instant avant de se tourner vers la source de cette voix agréable, presque étouffée par une timidité évidente. C'était belle et bien elle; dorénavant, je pouvais lire clairement la matricule "W176" sur sa poitrine. Si elle n'était pas de la même aile que moi, cela expliquait d'avantage le fait que je ne me souvienne pas de son visage si empreint de douceur; elle me tendait d'un bras hésitant une feuille de papier, sur laquelle était étalée tout une palette de formes aux couleurs froides.  Mais mes yeux s'étaient à peine tournés vers, qu'un grand souffle émana de ses poumons avant qu'elle ne se reprenne:

"D-désolée, j’ai… heu… c’est l’ha-habitude… Heu tiens… c’est pour toi. "

D'un geste stressé, elle posa la feuille sur le sable, de manière à ce qu'elle me soit proche. Puis, aussitôt, son regard perdu et anxieux vint se réfugier dans ce plafond de lampes qui nous faisait tête, par delà l'océan.
J'envoyais un grand sourire rassurant à cette demoiselle que je ne sentais pas en paix, tout en saisissant la feuille du bout des doigts. J'avais cru comprendre qu'elle s'était initialement adressée à moi dans sa langue natale, ce qui expliquait son changement soudain d'attitude - et c'était drôlement mignon de réagir de la sorte -. D'où venait-elle ? Maintenant que j'y pense, j'ai eue l'occasion de rencontrer tellement de personnes aux nationalités différentes en pénétrant dans cet Institut. C'était comme s'il rassemblait en son sein l'intégralité des erreurs de mère nature, sans être limité par la distance ou la langue. Mais..."Illichsu"...Je n'avais pas appris(e) ce langage à l'école.

Comme pour décomplexer la situation je me décide à lui répondre moi aussi dans ma langue maternelle, d'une voix joyeuse et riante;

"Grazie !"

Ayant d'abord constaté son mal-être, la gêne de me voir recevoir un tel cadeau aussi...gratuitement, embrouilla mes pensées pour me laisser profondément touchée. J'avais subie bien des techniques d'approches jusqu'ici, mais celle-ci était dés plus inédite.
Puis, pendant que sa silhouette s'avança d'avantage afin d’enfoncer ses chevilles dans l'horizon aquatique, mon regard se pose de manière douce et attendrie sur le dessin dans mes mains. Peu à peu, mes yeux s'écarquillent sous l'extase, comme si les étoiles du dessin sortaient de cette surface de papier pour s’étaler dans mes yeux. Je ne peux retenir une inspiration de surprise, impressionné par le talent de l'inconnue m'ayant offert ce présent. J'avais presque du mal à réaliser ce c'était bien elle qui l'avait fait, mais je ne pouvais pas être meilleur témoin après l'avoir observée griffonner depuis tout ce temps.

"Ouah ! C'est moi ? C'est tellement joli !"

Une petite teinte rosée vint alors s'étaler sur mes joues. J'avais peur que mes paroles ne traduisent pas assez la reconnaissance qui me traversait à cet instant.

"Où est-ce que tu as appris à dessiner comme ça ? Tu as un vrai talent !" ais-je alors sorti tout en envoyant des yeux étincelants d'admiration dans sa direction. "Merci ! Merci beaucoup !"

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