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12/12/2018
Doutes : -15% ; Révolution : +15% (Preuve Cannibale & Kan + Preuve Alexander + Preuve Lucy)
05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Errance (ft Ange)

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Errance feat. Ange

La nuit a avalé le jour depuis un moment, l’heure est au repos, aux insomnies, aux doutes. Au chaud dans leurs lits, les plus chanceux ont trouvé le sommeil, les autres s’avancent et se perdent dans leurs pensées noires, la nuit sera blanche.
Puis il y a elle, petite chose éthérée, errant en robe de nuit. Demain à son réveil ses pieds seront souillés de terre, demain comme chaque jour depuis la mort d’une enfant, elle lavera ses même pieds, se demandant où elle avait été.
Cette nuit son chemin est le même, les yeux ouverts mais la conscience aveugle, elle avance. Passant d’abord la porte du pavillon, continuant jusqu’à la cour. Observant, le regard creux, une estrade qui depuis longtemps a été retirée. Puis son pas se dirigera ailleurs, un bâtiment dans le lointain. Sans raison particulière, son inconscient la fait marcher, ainsi, demain elle sera épuisée, ainsi, demain restera un rêve. Rien n’existe, la tête vide guide les pieds, ceux-ci obéissent, la machine est fonctionnelle. La somnambule semble plus adroite ainsi endormie. Comme une funambule sur un fil, elle avance, d’un point à un autre.

Parfois comme ce soir, des voix l’interpellent, lui indiquent de repartir d’où elle vient. Se sont des gardes, leurs visages seront oubliés avec le soleil. Parfois le message est entendu, le corps rebrousse chemin. La première fois, les hommes se sont fâchés, ne comprenant pas. Ils se sont habitués sans doute, cette petite chose en robe de nuit ne fait rien de mal, elle marche, s’arrête, regarde. Certains soirs elle prend un objet trouvé en chemin, ramassé sans intention, puis le donne à la personne en service. Sans raison, une mitaine égarée, un crayon, une balle, un gobelet, n’importe quoi se trouvant sur son trajet. Objets disparates, c’est ainsi.

La nuit avance, la jeune femme attend, le garde la regarde sans la chasser, il sait qu’elle repartira. Le départ est arrivé, un pied devant l’autre, puis l’arrêt. Les orteils ont rencontré un nouvel objet perdu. La grande gamine se penche pour le prendre.

Le bruit d’une porte qui s’ouvre, une personne de plus qui ne dort pas.

Des mots échangés atteignent l’oreille sourde de l’endormie. Un trésor sans valeur à la main, elle s’approche des deux hommes. Réveillée elle aurait reconnu l'adulte venant de sortir, réveillée elle ne serait jamais venu ici. Elle tend la main, vers celles de cette personne familière. Cette dernière n’a pas le choix, elle doit prendre l’objet. C’est ainsi.


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Je n'arrivais plus à dormir. Tout ce qui me revenait à chaque fois que je fermais les yeux, c'était un son et une image : un bruit sourd qui se propageait tout en calmant les murmures d'une foule et un liquide rouge qui se déversait sur le seul. Ce son et cette image m'étouffaient.

Chaque fois que je fermais les yeux, je la revoyais, avec son sourire et son irrespect. Chaque fois, ma colère grognait. Chaque fois, elle se calmait avec ce son et cette image. Chaque fois, je me mettais à trembler.

Aujourd'hui, mes nuits se résument à regarder les ténèbres de ma chambre, enveloppé dans mes draps pour qu'elles ne m'attrapent pas. Puis j'ai trop chaud, alors je les rabats sur le bas de mon lit. Avant d'avoir trop froid, et de m'enfouir sous les couettes. Et ainsi de suite, sans fermer les yeux, écoutant ma propre respiration qui me semblait autrefois inexistante. Vous savez, ce bruit dont vous n'êtes conscient uniquement au moment où vous y pensez. Et bien, j'y pense constamment.

Parfois, dans le silence coupé par ma respiration, je verse quelques larmes avant d'avoir subitement la nausée. Je ne sors pas du lit, alors je me retiens de vomir.

Je me dégoûte.

Quelques fois, je me dis que si je savais contrôler mes émotions, alors j'aurais pu éviter ce drame. Si je n'étais pas aussi impulsif, alors j'aurais pu éviter ce meurtre... Que j'ai commis.

Je suis tellement horrible.

Alors, vers 3h du matin, quand j'en ai assez de me retourner encore et encore dans mon lit, je me lève, courbaturé et exténué. Cela fait plusieurs jours que je ne dors quasiment plus. Il m'arrive de m'effondrer de fatigue en plein milieu d'un couloir. Mais je m'en sors bien. On me ramène toujours gentiment dans ma chambre. Pourquoi ? Laissez-moi sur le sol, j'en ressortirai peut-être meilleur...

Les pieds nus sur la moquette, j'approche de mon armoire pour y enfiler un pull et des chaussons.
Je n'ai même plus la foi de faire des efforts. Ce ne sont même pas les mêmes chaussons.

J'ouvre la porte de ma chambre, las et mou. Et j'avance, espérant trouver le sommeil et peut-être m'éteindre dans le froid de l'hiver. Mais j'en doute. Je suis destiné à avoir des remords et des cauchemars jusqu'à 90 ans. Les meilleurs partent les premiers, je suis bien d'accord. Je dois faire parti des pires.

Je passe la porte du bâtiment du personnel et suis de suite agressé par la nature. Le vent, le froid... Et les gardes qui viennent vers moi, qui me demandent de retourner dans ma chambre. Et j'ai beau leur dire que ce n'est qu'une promenade nocturne, ils insistent. Ils veulent me voir souffrir, eux aussi?

Je m'apprêtais à leur passer devant en les ignorant quand une patiente s'est dirigée vers nous, l'air ailleurs. Je la reconnais. C'est la patiente de Donatien... Que fait-elle ici? Pourquoi ne la renvoient-ils pas dans sa chambre, où elle ne risque rien? Elle pouvait tomber, se faire mal, voire mourir, et eux la laisser tranquillement?
J'ignore ce qu'elle nous tend. Premièrement parce que je m'en fiche, mais en plus les gardes le prennent sans rechigner.

- De quel droit me demandez-vous de retourner dans ma chambre alors que cette fille est clairement somnambule et pourrait, je sais pas moi, tomber et mourir?! La prochaine fois que je vous vois laisser faire un tel acte, croyez-moi que vous en subirez les conséquences!

Il prit le poignée de W100 avant de l'entrainer à l'intérieur, au chaud. Il la guida jusque dans sa chambre, où il l'allongea sur son lit. Le même lit dans lequel il n'arrivait pas à fermer l'oeil.
Puis, il s'assit sur sa chaise de bureau, observant cette patiente. Cette même patiente qu'il aurait pu toucher quelques jours plus tôt. Cette même patiente qui lui semblait vulnérable.

A cet instant : c'était lui qui était vulnérable.





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Les paroles de l’homme connu retentirent, déformées dans le crâne de l’endormie, rien d’important, pas d’analyse.
Une prise sur son poignet, les jambes s’activent pour ne pas laisser les corps s’écraser sur la terre.
L’humidité de la terre est échangé contre un sol ferme, une ambiance plus chaude. Docile à l’excès, elle emboîte les pas du meurtrier. Il ne veut pas qu’elle se blesse, mais pourquoi? Le corps se fait allonger, la pensée est oubliée.
Les draps d’ici sont moins rêches, le tissu encore tiède. Elle est bien la petite Lucy, depuis longtemps elle n'avait pas ressenti cette sensation, son lit déserté est toujours froid à son retour…
Les mains palpent, s’enfoncent, s’échappent sous l’oreiller. Se tourne et se retourne, l’endormie s’immobilise finalement, les yeux aveugles se referment, la marche est terminée.

***

Les heures négatives de la nuit continuent de s’égrainer doucement, l’albinos en chemise de nuit semble calme, une demi-heure a dû s’écouler.

***

Le corps chenu, reprend du mouvement, les traits trahissent un songe peu agréable. Elle marmonne des choses incompréhensibles. La respiration s’accélère, le coeur aussi. Dans un sursaut, les paupières dévoilent un regard angoissé.

Encore ce rêve, je ne m’en souviens jamais, mais je sais que c’est le même que la veille. Mon coeur tambourine encore dans ma tête, je respire, une fois, deux fois. Tout va bien. Je bouge, le tissu se relève sur mes cuisses, les chatouillants. Je me frotte les yeux, où suis-je? Clignements répétitifs, cette couverture ne m’appartient pas. Je replace ma bretelle qui a glissé et je le vois.
Assis non loin du lit, ses yeux sombres posés sur moi. Où suis-je? Je me redresse doucement. Je lui adresse un sourire engourdi. C’est le Docteur qui m’a soigné, Monsieur Barrabil. Mon coeur se serre, je ne comprends pas, de la peur? Non, c’est idiot, je suis en sécurité à l’institut la peur peut s’envoler.
Je m’étire puis baille, il est encore là, je ne dors pas.

Monsieur Barrabil…

Ma voix me semble bizarre, je ne sais pas pourquoi j’ai parlé. Il me semble que parler est dangereux, le silence garde l’illusion. Je garde l’illusion depuis une soirée pluvieuse. Mais ici, maintenant, j’ai ouvert la bouche, pourquoi? Ce souvient-il de moi? Que dire? Mieux vaut se taire, mieux vaut le silence n’est-ce pas? Pourquoi me regarde il comme cela? Je suis encore tombée? J’ai fais une bêtise ? D’ailleurs me est-ce vraiment moi qu’il regarde? Sans comprendre ma bouche s'ouvre de nouveau.

Vous ne vous sentez pas bien..?

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Il ne faut pas réveiller un somnambule : il faut le faire s'endormir. C'était une des premières choses que j'ai apprise. On a, bien sûr, étudié d'autres sujets. Mais le somnambulisme en faisait parti, et c'était toujours intéressant à voir.
Pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je me fiche pas mal de savoir comment ça fonctionne, comment le corps réagit, comment l'inconscient nous rend conscient d'où on va, etc.
Je m'en fiche. L'important, c'était qu'elle était en sécurité, dans mon lit. J'espère qu'il va lui être plus utile qu'à moi.

Je la regarde : elle s'agite. Elle n'arrête pas de changer de position. Est-ce que elle aussi en fait des cauchemars? Elle était proche de cette patiente? Ce ne serait pas étonnant, Loreleï Hexe était très extravertie.
Finalement, elle arrive à s'endormir presque paisiblement. Elle, au moins, aura réussi à trouver le sommeil.
Je joue avec mes doigts, le regard dans le vide. J'ai gardé mes chaussons dépareillés. Pas grave. Ils me tiennent chaud, ce qui devient rare ces temps-ci. La sensation de chaleur...
Ça me rappelle que je dois voir Ophelia.

Je me perdais dans mon fil de pensées quand elle décida finalement d'ouvrir les yeux. Ce fut 30 minutes plus tard.
Je la regarde se réveiller doucement. Je n'arrive pas à esquisser un sourire pour la rassurer, alors je ne fais rien. Elle replace sa bretelle et me regarde. Un échange très pauvre en communication, mais ça me suffit. Je n'ai besoin de rien de plus.
Elle me sourit tout de même. Je ne sais pas pourquoi j'y ai droit, mais elle me le donne. Soit.
Elle s'étire, puis baille. Elle souhaite vraiment se réveiller? Elle ne veut pas continuer à dormir? Si ce lit ne me sert pas, je préfère qu'il serve à quelqu'un d'autre.

Monsieur Barrabil…

J'avais oublié que certaines personnes avaient encore une voix candide et douce. Elle semble en être doté.
Je ne préfère même pas parler, pour ma part. J'ai en horreur ma voix.

Vous ne vous sentez pas bien..?

Je la regarde vraiment, cette fois-ci. Comme si c'est la première fois que je note sa présence, alors que c'est moi qui l'ait amené ici.
Enfin, pour répondre à sa question, je hausse les épaules. Si je ne me sens pas, je ne peux pas dire si je me sens bien ou non. Ce que je sais, c'est que je ne devrais plus être ici. A savoir pourquoi, Donatien a tenu à me garder. Je n'ai pas protesté. Je n'en avais pas la force, tout simplement.

Je ne sais pas ce qu'elle aime, alors je lui demande :

- Thé, lait au miel, ou chocolat chaud?

Je prends l'initiative de me lever pour m'approcher d'elle. C'est la première fois que j'approche une fille sans arrières pensées.
Je pose ma main sur son front pour savoir si elle a de la fièvre ou non. Manifestement pas. Cependant, je tiens à ce qu'elle boive quelque chose de chaud. Cela lui fera du bien.

- Je peux aussi te donner à manger. Tu en veux?





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L’homme assis me répond d’un haussement d’épaules, il choisit de ne pas parler, je le comprends. À chaque parole, il y a un risque, je doute, à chaque parole je risque de déborder, il risque de déborder, mieux vaut se taire n’est-ce pas? Mieux vaut le silence.
Son sourire…je l’aimais bien son sourire où est-il partit depuis notre dernière rencontre? Est-ce… Non, Non inutile de réfléchir, rien d’important. Chut chut.

Le médecin finit par découper le silence. D’une voix que je ne reconnais qu’a moitié.

Thé, lait au miel, ou chocolat chaud?

Je ne m’attendais pas à ça… je ne m’attendais à rien, je suis perdue. Je le regarde s’approcher, poser sa main sur mon front, vérifiant mon état comme le bon médecin qu’il est.

Je peux aussi te donner à manger. Tu en veux?

Sa main se retire doucement. Je dois répondre à ses questions, j’ai commencé à parler je dois assumer n’est-ce pas?
J’ouvre la bouche, la referme. Je tends la mienne vers son front, la dépose, recopiant son geste dans un élan de mimétisme. Je ne sais même pas reconnaître la température normale, de celle d’une fièvre. Je délaisse finalement son front, glissant la main sur sa tempe puis la retire. Ça me rassure, sans raison.

Du lait…miel… je n’ai pas faim…merci.

Je pense pouvoir boire, pas manger, non. C’est difficile en ce moment, les choses sont fades, rien de comestible, je mange du carton au réfectoire pour ne pas déplaire à Monsieur Elpida, rien de plus, rien de moins.

Je soupire… Je ne comprends pas vraiment qui il est, il me semble vide. Est-ce l’heure tardive? Ou est-ce simplement moi qui suis vide? Je ne connais même pas son prénom. Pourtant je suis bien sûr ce lit qui n'ai pas le mien, avec cet homme dont je ne connais que le nom et le métier.

Je déplace mes jambes, les laissant pendre sur le bord du matelas. Puis du bout des pieds je touche au sol. Un frisson, puis je suis debout. Réveillée cette fois. Je baisse les yeux, attrapant doucement la manche de son pull. S’il doit aller chercher quelque chose je viens, je ne veux pas rester seule ici. Ou plutôt, je veux être seule à deux, il ne va pas me forcer à parler, je ne serais pas forcé de réfléchir. Pour cette nuit, comme un poussin je le suivrais, sans réfléchir, c’est plus simple.

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Je crois que j'ai fait quelque chose de mal. Pour changer. Elle a l'air totalement abasourdie par mon geste. Je ne sais pas comment me rattraper, de toute façon, alors je reste planté là. Je dois avoir l'air d'un prédateur sexuel sondant sa proie.
Un peu ce que j'étais, en fait. Maintenant, je suis une loque. Une loque molle, sans vie, sans âme. Une loque, quoi.

Pour une raison que j'ignore -probablement de la pitié ou alors parce qu'elle ne sait pas comment elle doit réagir - elle prend ma température. Ce doit être totalement inutile, je ne suis pas malade. Je n'ai pas de fièvre, je ne sens pas mon estomac faire des siennes, je n'ai pas la diarrhée ni même la nausée.
Je suis juste fatiguée. C'est un problème qui se règle avec des médicaments.

Elle glisse sa main sur mon visage. Sa chaleur n'arrive pas à se répandre, comme si j'étais condamné à être éternellement froid. Rien ne pouvait me réchauffer.
Loreleï Hexe. Si ta mission en mourant était de rendre ma vie un Enfer, et bien je te félicite, tu as compris le sens de mes mots. Tu es devenue mon Diable.

Du lait…miel… je n’ai pas faim…merci.

Je suis rassuré, au fond, qu'elle veuille bien boire quelque chose. Au moins, elle cherche à se revigorer, à se sentir vivre. Elle veut même ressentir le sol sous ses pieds, en se levant. Je crois qu'elle cherche à m'accompagner, ou à ne pas rester seule dans cette chambre. Je la comprends : moi aussi, je fuis cette pièce. Elle semble repousser tout le monde. Peut-être parce que c'est ma chambre. A moi.

Sa volonté à me suivre se confirme, elle attrape la manche de mon haut. Je baisse les yeux vers elle, et avec ma main libre, je frotte doucement sa tête. Elle, elle n'a rien à se reprocher. Elle, elle est douce et naïve. Elle a le droit de ne pas culpabiliser.

Je marche, elle semble me suivre. Soit. J'ouvre la porte et prends sa main qui, il y a encore quelques secondes, avait saisi ma manche. Au moins, je suis sûr de ne pas la perdre.

J'avance jusqu'aux machines à café, mais je ne pourrais pas faire de lait au miel. Alors j'avance jusqu'à mon bureau. Je dois en avoir, là-bas. Je ne sais pas pourquoi j'en ai : j'ai un peu de tout de toute façon. C'est pour quand Astrid ou Donatien me rendent visite... Ca devient un peu rare : ma chambre est devenue mon bureau, et mon bureau une sorte de refuge quand je ne veux pas que les gens me rendent visite dans ma chambre, me pensant souffrant.
Je ne suis pas souffrant. Je ne souffre pas. Laissez-moi, vaquez à vos occupations.

J'ouvre la porte du bureau, j'allume les lumières. Ça m'agresse les yeux, mais ce n'est pas grave. Je ferme la porte derrière W100, puis je l'installe sur mon siège en cuir. Je crois avoir du lait et tout ce qu'il faut, ici. Si je dois faire en sorte que ça se passe bien avec mes patients quand je les emmène ici, il faut qu'ils se sentent à l'aise. Alors, il faut leur proposer une boisson ou à manger.

J'ouvre une porte qui ressemble à une porte de placard qui cache, en réalité, un mini-frigo et un micro-onde. Je prends une tasse, je verse le reste de lait que j'ai, pose la bouteille vide à côté de ma corbeille à papier, puis mets la tasse dans le micro-onde pendant une minute trente. Je sors ensuite le miel et une cuillère, que je pose sur le bureau, face à la demoiselle.

- Tu en mettras autant que tu voudras, j'explique.

J'attends quelques secondes avant d'entendre un bruit de fin de "cuisson". Je m'avance vers le micro-onde, j'en sors la tasse chaude, je prends une serviette pour qu'elle ne se brûle pas, puis pose le tout face à elle. Je m'assoie en face d'elle, là où généralement sont assis mes patients ou Astrid, puis je demande :

- Tu veux remonter, rester ici, ou retourner dans ta chambre?





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La main sur son pull, je relève mon regard vers le médecin quand la sienne vient caresser le sommet de mon crâne, je lui souris. Puis nous dirigeant vers la porte il l’ouvre et me prend la main, je ne la retire pas, je suis soulagée, je ne suis pas seule cette nuit, en plus, je suis éveillée. Je le suis sans poser de questions, son silence est confortable.
La lumière vive allumée sans prévenir me surprend, instinctivement je bloque l’une contre l’autre mes paupières les mains devant les yeux. Attendant quelques secondes je finis par les retirer, ouvrant avec prudence un regard un instant aveugle, puis doucement les formes apparaissent, d’abord tout en gris puis gagnant peu à peu leur couleur réelle. Malgré mon désir je ne peux faire autrement que de garder les yeux légèrement plissés.  Quand mon regard retrouve finalement mon Monsieur Barrabil, il a déjà terminé de chauffer du lait à mon intention.

Tu en mettras autant que tu voudras

Une tasse fumante au liquide aussi blanc que moi est déposée sur le bureau, accompagné de miel. Une serviette pour m’éviter la brûlure, autant de considération pour ma personne à cette heure me surprend.
Je souris, j’imagine mal l’homme siroter un petit lait avant le coucher, je ne comprends pas exactement comment il se fait qu’il ai tout cela dans son bureau, mais après tout cela arrange toujours d’avoir ce genre de choses à porté de main.

Je prends la cuillère et recueil le miel en son creux. Sa couleur est appétissante, reflétant la promesse d’une saveur douce et sucrée. Le lait étant maintenant assaisonné de miel, je redonne le miel, gardant la cuillère pour mélanger. Et surtout, pour récupérer le miel au fond de la tasse à la toute fin. J’hume le mélange avec délice. Retournant mon attention vers mon hôte. Maintenant assis, il reprend parole.

Tu veux remonter, rester ici, ou retourner dans ta chambre?

La dernière option me serre le coeur, je ne veux pas être seule encore. Et la lumière du bureau m’est pénible, remonter étant l’option la plus engageante je lui réponds.

J’aimerais remonter…

J’attends un instant, consciente trop tard qu’il ne me le proposait, peut-être, que par politesse. Peu importe mon attention est vite attirée par un autre sujet.

Vous n’avez rien à boire…

Bravant le soleil artificiel de la pièce je cherche son regard. Fatigué, épuisé, tel est l’homme assit devant moi, cette vision m’attriste, froid, glacial comme un cadavre.

Cadavre

L’idée ricoche dans ma tête, contre mes tempes, je la chasse d’un serrement de paupières.

Chut-Chut

Il y a plus important face à moi. La tasse tenu dans une main, je me penche un peu, facilitant le contact visuel, je scrute une fois de plus le visage plus harmonieux que je ne l’avais remarqué puis je souris. Imitant un geste que beaucoup ont à mon égard, je caresse à mon tour le sommet de sa tête, peut-être qu’à l’instar de moi cela le réconfortera. Mes doigts s’aventurent un instant permis les mèches ébènes, c’est doux. Puis, mon geste achevé, je redescends ma main pour emprunter la sienne.

Je suis prête… à remonter.

Les paroles coulent plus aisément en sa parole, ne semblant pas briser mon illusion somnolente.


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hors rp:


Ta réponse était magnifique, je suis vraiment désolée du délai (je suis encore à l'étape déballage de boîte du déménagement hihi), je voulais prendre le temps de bien la lire et y répondre.

Si dans ta réponse tu as besoin, tu peux prendre pour acquis que Lucy va suivre Ange



J'ai terriblement hâte de lire la suite!

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Je la regarde qui se plaît à respirer sa boisson. Elle semble apprécier boire ce lait au miel. Bien. Tant mieux. Si j'ai pu rendre son quotidien un peu moins pénible, alors c'est bien. Je n'aurais pas fait d'insomnie pour rien, cette fois-ci.

J’aimerais remonter…

Je fronce les sourcils. Autrefois, cela m'aurait mis dans une joie malsaine d'accorder un peu de temps dans ma chambre à une jeune fille innocente. Aujourd'hui, je trouve ça malsain. Tellement malsain que ça ne me procure plus aucune joie. Et c'est tant mieux. Cela fait des jours que je tente de me laver de tout ce sang qui recouvre mon corps. Mais rien à faire, il s'obstine à colorer ma peau. D'une couleur invisible bien entendu, mais je le sens sur ma chair. Il coule, il me refroidit. C'est lui qui m'empêche de ressentir la moindre chaleur.

Vous n’avez rien à boire…

Je baisse les yeux vers mes mains. Et non, je fais le même constat qu'elle : je n'ai rien à boire.
Je relève mon regard sur son visage, et je me contente de hausser les épaules avec un faible sourire. Je ne veux tout simplement pas boire. La douleur qui émerge lorsque l'on est assoiffé me rappelle que je vis encore. Et lorsque cela devient insupportable, je commence enfin à boire. Malgré tout, je reste humain. Je ne supporte pas la douleur.

Elle se penche vers moi. Je trouve ça bizarre, mais je ne réagis pas. Elle fait bien ce qu'elle veut, après tout. Et c'est peut-être ce manque de réaction qui lui permet de caresser le haut de mon crâne, et de faire glisser sa main parmi mes mèches noires. Je dois paraître tellement... Pathétique. Je suis cerné, ma peau doit être pâle, mes yeux petits car fatigués... Je ne me tiens même plus droit.
Mais ce geste me touche. Pas qu'au sens physique du terme.

Je ne la quitte pas du regard. Je l'admire. Elle, que je trouvais délicieuse par sa vulnérabilité, je la trouve grandie par sa candeur. Voilà d'où elle doit tenir sa force : par son innocence et sa candeur.
Elle prend finalement ma main. Je baisse mon regard vers ce geste. Je regarde ce petite main qui ne m'appartient pas, et qui s'est emparée de la mienne.

Je suis prête… à remonter.

Sur ces paroles, je me lève.
Dans la logique des choses, je n'aurais pas répondu. J'aurais juste accédé à sa demande. Je serais parti, en fermant derrière moi mon bureau, et je l'aurais montée dans ma chambre, où je l'aurais allongée sur mon lit, attendant qu'elle s'endorme et qu'elle profite de ses rêves les plus beaux.

A la place, je m'avance vers elle, puis je me mets à genoux. J'enfouis ma tête au creux de son ventre en lâchant sa main pour la serrer contre moi.
Tout ceci n'a pas de sens et est égoïste. Mais je crois que j'en avais besoin. Les présences féminines m'ont toujours fait beaucoup de bien. Autrefois, c'était par simple sadisme. Aujourd'hui, c'est par simple besoin.

Je n'arrive toujours pas à ressentir la moindre chaleur, mais je me sens moins froid. Alors ce n'est pas désagréable.

- Comment tu t'appelles? je demande.

Je ne connais que son numéro, et il est hors de question que je l'appelle par une lettre et un nombre. Elle, qui m'accorde sa pitié, mérite mieux que ça.
Ce n'est pas très long, mais j'ai besoin de sa réaction pour continuer x)





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Comme un automate, l’adulte se relève, mes petits doigts dans les siens. Puis, alors que je m’apprêtais à le suivre dans les étages sa main délaisse la mienne et ses genoux trouvent le sol.
Désemparée, la tasse toujours à la main, je dépose automatiquement le breuvage sur la surface stable la plus proche. Puis les bras du médecin m’entourent, sa tête contre mon ventre. Je reste un moment interdite, observant du haut cette scène étrange. Les bras ballants toujours dans le vide, je garde le silence puis, il s’adresse à moi.L’idée qu’il pouvait faire un malaise est éloignée, il ne semble pas malade

Comment tu t'appelles?

Je souris, rassurée de ne pas être appelée par mon numéro.
Sans oser trop bouger, je pose une fois encore une main dans sa chevelure, l’autre caressant doucement sa nuque.

Lucy, je m’appelle Lucy…

Sans trop savoir pourquoi cette situation ne me dérange pas plus que cela, je continuais, le repousser me paraissant quasiment cruel. Si fatigué ou profondément blessé, je ne peux le déterminer, mais l’intention de ne pas le laisser, grandie au fond de mon ventre au contact de son front.

Un moment toujours deux à former cette scène inhabituelle, je me détache calmement de ses mains pour être plus libre de mes mouvements. Je me descends à sa hauteur, accroupi, je cherche une seconde comment je pourrais l’aider dans ses yeux. Puis je le prends dans mes bras. Mon menton sur son épaule, attristée de le voir ainsi, je cherche au fond de mon crâne une façon de soulager son mal, sa solitude? M’ayant aidé, Non, sauvé dès notre première rencontre, c’est à mon tour maintenant. Alors comme je ne connais que cette solution je lui offre la seule chose que j’ai, un contact humain, une douceur qui rassure ou du moins qui me rassure.

Puis, m’éloignant quelque peu une fois de plus, je pose mon regard embrumé sur son visage harmonieux, puis lui offre un sourire que j’espère réconfortant.

Nous devrions remonter Monsieur… me relevant finalement, lui tournant dos, je récupère d’une main hésitante ma tasse posée plus tôt. Prenant une bonne respiration je reprends. Je…je peux rester cette nuit..?

Je me retourne, les yeux résolument fixés sur mes pieds nus, gênée d’une telle demande. S’il semble envahi par un monstre dévorant son énergie, pour ma part je redoute simplement la réalité m'entourant, repoussant les pensées qui y sont reliées.

Lâche…

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Je suis morte en lisant ta réponse, j'aime beaucoup trop Ca a éclaté des bubulles dans ma tête hihi

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J'ai le nez dans ses vêtements, et pourtant je ne sens aucune odeur distincte. Peut-être que ces tissus ne sont pas imprégnées de son hygiène corporelle, ou alors qu'elle fait parti des personnes qui ne se parfument pas ou qui ne transpirent pas à grosses gouttes.
Je sens ses mains se balader sur mon crâne. L'une joue tendrement avec mes cheveux, l'autre caresse avec pudeur ma nuque. Les miennes se resserrent simplement sur le haut de... De...

Lucy, je m’appelle Lucy…

Lucy. Lucie. Comment est-ce que son prénom s'écrit? De façon originale, et donc avec un -y, ou de façon plus sobre pour mieux se fondre dans la masse avec un -ie?
Je n'en sais rien. Je crois que le plus important, maintenant, c'est que j'arrive à me reposer. Enfin. J'avais oublié la douceur des femmes, leur sens inné de la candeur et de la pureté. Leurs petits doigts qui peinent à recouvrir votre visage mais qui s'amusent à le parcourir des façons les plus douces qui soient.
Lucie, ou Lucy, m'honore de sa présence et de ses touchers. Et si... Et si j'étais en train de la séduire inconsciemment?
Je vais être honnête : même si je suis séduisant de nature, je doute que mon physique soit à mon avantage cette nuit. Même Hippolyte serait plus séduisant que moi.

Elle décide finalement de poser ses genoux sur le seul, se joignant aux miens. Ils se frôlent. Mes mains sont sur mes cuisses : elle a décidé de s'en échapper.
Mais alors que nos regards s'entremêlent, ses doigts glissent sur mes épaules. Elle pose sa tête sur mon épaule tandis que je pose doucement mes mains sur ses hanches.

Elle se détache une nouvelle fois de moi, souriante.

Nous devrions remonter Monsieur…

Elle se lève, je suis encore accroupi. Je la regarde d'en bas, et elle me tourne le dos.
Fais-je pitié à ce point? A un point où elle m'a accordée quelques touchers pour finalement me faire dos? C'est donc ce que je mérite, une nouvelle fois?
Je pose mon dos contre le bureau alors que mon regard se fige sur mes mains.

Je…je peux rester cette nuit..?

"Dans votre chambre". C'est probablement ce qu'elle sous-entend.
Je soupire, quelque peu fatigué aussi, cependant un peu moins. Il faut dire que ça faisait un moment que je ne m'étais pas à ce point reposé, même si ce n'était que quelques secondes de pitié d'une patiente.

Je pose ma main sur le bureau et m'en aide pour me relever à mon tour.

- Bien sûr. Je te laisserai prendre mon lit.

Je fais alors le chemin inverse. Je la laisse passer devant moi en sortant du bureau, puis j'éteins la lumière avant de fermer à clé la porte. J'avance dans le couloir, mes pas se faisant moins précis au fur et à mesure. Finalement, avec de la chance et de la volonté, nous arrivons ensemble devant ma chambre. De même, je la laisse entrer en première, puis je rends la pièce close.
D'un signe de la main, je lui présente mon lit.

- Je t'en prie, fais comme chez toi. Tu peux poser ta tasse sur la table de nuit lorsque tu auras fini.

Je prends place dans ma chaise, prêt à veiller une nouvelle fois.
Je crois que mon corps réclame le sommeil, mais en même temps je n'arrive pas à le trouver. Ou lorsque je le trouve, je suis dans une phase cauchemardesque dans laquelle il m'est impossible d'en sortir.
Je me disais que ça te ferait plaisir, mais je savais pas que c'était à ce point x) Bon je suis content du coup!





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Bien sûr. Je te laisserai prendre mon lit.

Sa voix normalement si déroutante par son charme est fatiguée, de plus en plus, ai-je fait quelque chose de mal? Se relevant il me fait passer devant pour sortir du bureau. Je l’observe à la dérobée, si grand et habituellement si beau, pourtant c’est cette nuit que je peux vraiment le regarder. Malgré des cernes évidentes et son regard meurtrit, sa prestance à mes yeux perdurait. Il allait sans doute très mal, était-il souffrant? Et malgré cela, il m’aidait, acceptait que je le suive.

Sa démarche mal assurée m’inquiétait quelque peu, mais à mon soulagement nous atteignons la chambre sans incident.

Le voyant s’installer sur une chaise, je compris mieux le sens de sa phrase précédente à laquelle je n’avais pas vraiment fais attention.

Je t'en prie, fais comme chez toi. Tu peux poser ta tasse sur la table de nuit lorsque tu auras fini.

Non!

Le mot m’avait échappé, sans rien avoir à faire avec ma tasse, mon esprit n’avait simplement que bien compris qu’il sacrifiait son sommeil, me laissant son lit. Pourquoi ne pouvait-il pas l’utiliser aussi? J’avais dormi avec Swann et Nev je ne prenais pas tant de place! Certes je bougeais dans mon sommeil, mais aucun de mes amis ne m’en avait reparlé ça ne devait pas être si terrible.

Ma voix reprenant son timbre habituel plus éteint je repris.

Vous ne pouvez pas rester assis là…

Je posais ma tasse là où il me l’a ait indiqué un peu plus tôt.

Vous savez… je suis triste de vous voir ainsi, vous m’aider toujours… mais vous semblez si fatigué.

Cela n’était sans doute pas très délicat à dire, encore moins venant d’un patient à un médecin.

Me rapprochant je reposais une fois de plus la main dans sa chevelure si douce. Le regard ailleurs je repensais à cette nuit si spéciale avec Swann, ce petit lutin décoloré comme moi, craignant les fantômes, mais m’accueillant tout de même à ses côtés. Les paroles commencèrent doucement à couler par mes lèvres.

Je n'aime pas dormir… je fais des choses étranges quand mes yeux se ferment, j’ai peur de me réveiller près des mauvaises personnes, j’ai peur de dormir, pourtant je le fais plus que les autres. Il y a quelque temps je me suis réveillée auprès d’un ange. Je lui ai faits terriblement peur… pourtant il m’a protégé toute la nuit. Je… enfin… je pourrais être le vôtre cette nuit…

Me baissant à sa hauteur, je glissais ma main jusqu’à sa joue. Lui offrant un sourire doux.

Tranquillement, je me baissais un peu plus, puis doucement j'entrepris de retirer ses chaussons sans prendre le temps lui demander son avis. Parfois, même le plus brillant des hommes avait besoin que l’on s’occupe de lui sans rien lui demander en échange.
Ma tâche accomplie, je me relève doucement. Lui tendant la main.

Il faut dormir maintenant.




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Je lui ai à peine dit qu'elle dormirait dans mon lit qu'elle s'exclame :

Non!

J'avoue que je ne m'y attendais pas, à celle-là. Qu'on refuse de dormir dans un lit, c'est... Enfin, je suppose que je devrais insister, quand même. C'est une patiente, on doit prendre soin des patients. Ils méritent notre attention, encore plus ceux qui sont atteint de somnambulisme. Peut-être est-elle choquée à cause de la Grande Sanction... De ce que j'ai fait... Puisque j'ai...

Vous ne pouvez pas rester assis là…

Je la regarde, surpris. Comment? Non, non mais je n'arrive pas à dormir, et partager un lit avec une patiente dans ma propre chambre, comment dire... Si demain matin on entre en trombe dans ma chambre, je suis foutu. Et puis, on sortirait ensemble le matin? Non, non non, une train mauvaise idée, hors de question.

Vous savez… je suis triste de vous voir ainsi, vous m’aider toujours… mais vous semblez si fatigué.

Je fronce les sourcils. Je suis... Déboussolé. Je veux dire... Elle a toujours pitié de moi, elle... Bon sang, la plupart des résidents refusent de me regarder, et elle me propose de dormir avec elle, tranquillement. Enfin, j'ai quand même... Ce n'est pas rien, je veux dire...
Je n'ai pas les mots. Je ne sais pas si je suis content de recevoir de l'attention de cette douce créature ou si je...
Bon sang...

Et pour encore plus me perdre, elle se lève et se rapproche de moi. Qu'ai-je fait pour mériter tant de pitié ou d'attention? Je n'arrive même plus à déterminer ce qu'elle tente de me communiquer. Elle pose une nouvelle fois sa main dans mes cheveux. Et franchement, je ne sais même pas s'ils sont propres, tiens. Ils doivent l'être vu qu'elle n'arrête pas de glisser ses petits doigts dedans...

Je n'aime pas dormir… je fais des choses étranges quand mes yeux se ferment, j’ai peur de me réveiller près des mauvaises personnes, j’ai peur de dormir, pourtant je le fais plus que les autres. Il y a quelque temps je me suis réveillée auprès d’un ange. Je lui ai faits terriblement peur… pourtant il m’a protégé toute la nuit. Je… enfin… je pourrais être le vôtre cette nuit…

Encore quelqu'un qui parle d'anges, mais voient-ils tous la Vierge Marie dans leur sommeil? Sont-ils tous des Jeanne D'Arc en herbe?
J'expire. Je ne sais pas, ce n'est pas une bonne idée de dormir dans le même lit. Pas dans ma chambre, ni dans la sienne, ni dans n'importe quel autre lieu contenant un lit.
Et pourtant, l'idée me tente. A part avec Ophelia, je n'ai pas eu l'occasion de dormir avec quelqu'un depuis longtemps. Depuis...

Elle se baisse, elle me sourit. Je la trouvais assez fade et me disais qu'elle était belle par sa vulnérabilité. Je me trompais. Elle n'est pas belle parce qu'elle est facilement manipulable : elle est belle parce qu'elle est tendre et bienveillante.
Elle me veut du bien.
Elle me veut du bien.
Pourquoi ?

J'entre-ouvre les lèvres pour protester, mais... Mais elle m'ôte mais chaussons. J'esquisse un sourire quelque peu amusé, mais... Je ne comprends pas, enfin j'ai fait tant de choses qui auraient effrayé n'importe qui, et moi-même je m'effraie parfois.

Elle me tend la main.
Elle me tend la main.

Il faut dormir maintenant.

Je lui prends la main. Que faire d'autre? Comment la remercier de toute l'attention qu'elle me porte, qu'elle me donne, qu'elle ose me donner?
Elle a de si petits doigts, de si petites mains, je pourrais les croquer. Elle a de si petits avant-bras, de si frêles épaules, une taille si fine...

J'ai envie d'embrasser quelque chose de son corps. Je n'ai que sa main. Alors j'embrasse sa main. Je ferme les yeux en l'embrassant. Ce n'est qu'un baise-main, mais c'est comme si j'osais mordre ses lèvres.

Je décolle ma bouche de sa peau, et continue d'embrasser par mon regard cette main.

- Pour des raisons professionnelles, je me dois de décliner l'invitation. Je t'en prie, dors.

Je me lève, et dans une position de supériorité qui m'a échappée ces temps-ci, je pose ma main dans le creux de son bassin en lui montrant de l'autre le lit.

- Je préfère voir un ange dormir que d'avoir le privilège de partager le même lit que lui, de toute façon. Cela rend la chose plus... Réelle.
Pareil, j'ai besoin de la réaction de Lucy x)





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Sa main prend celle que je lui tends, je souris.
Sans crier gare, le sommeil fuit mes paupières en un instant, des lèvres posées sur ma peau, les siennes. Surprise je ne bouge pas d’un pouce, la chaleur remonte le long de mon bras jusqu’à mes joues.

Des paroles contrastant le geste s’échappent de ces même lèvres,

Pour des raisons professionnelles, je me dois de décliner l'invitation. Je t'en prie, dors.

Je m’apprêtais à répliquer que dormir était essentiel, qu’il n'y a rien de mal à cela, que ce soir je n'avais pas de chemise portant un matricule et lui ne portait pas sa blouse de médecin, mais d’un élan il me surplombait déjà sa main au creux de mon bassin.

Je préfère voir un ange dormir que d'avoir le privilège de partager le même lit que lui, de toute façon. Cela rend la chose plus... Réelle.

M’indiquant le lit il semble convaincu de ce qu’il avance. Je ne comprends pas cette idée, surtout venant d’une personne à l’allure si fatiguée. Pivotant contre sa main je me retrouvais face à lui.

Je ne pourrais pas dormir si vous restez assis sur ce fauteuil… je sais que je bouge beaucoup, mais en général je me tiens un peu plus tranquille quand je dors avec quelqu'un, c’est cela qui vous dérange? Dans ce cas, je resterais réveiller et vous dormirez si dormir avec moi vous inquiète. Mais s’il vous plaît, il faut vous reposer.


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hors rp:
pardooon pour l’attente !!! Le boulot m’a suremployé pardon pardon… ma réponse est très courte mais tu peux prendre des libertés concernât ta réponse Et si tu as des doutes laisses moi un petit mp je te répondrais rapidement Smile encore Lardon pour la réponse si courte après une si longue attente !
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Elle me regarde, l'air vraisemblablement déterminé :

Je ne pourrais pas dormir si vous restez assis sur ce fauteuil… je sais que je bouge beaucoup, mais en général je me tiens un peu plus tranquille quand je dors avec quelqu'un, c’est cela qui vous dérange?

Bon sang ce qu'elle est têtue. Le problème, c'est qu'elle ne voit pas qu'à cet instant, je risque mon travail. Déjà que je l'ai suffisamment risqué en devenant un assassin, alors si en plus on me retrouve endormi aux côtés d'une patiente... Heureusement qu'elle est majeure. Enfin, je crois... J'espère.
Et surtout : c'est la patiente de Donatien...

Dans ce cas, je resterais réveiller et vous dormirez si dormir avec moi vous inquiète. Mais s’il vous plaît, il faut vous reposer.
- Sauf que moi je suis un médecin. Et puisque tu es une patiente, surtout celle de Donatien, je suis obligé de veiller sur toi. Ce n'est pas ton rôle de rester réveillée, surtout que le règlement l'interdit.

Tout en expliquant le cheminement de mes pensées, je l'avance doucement vers le lit où finalement, je la fais asseoir.

- Et honnêtement, je transgresse encore les règles en te laissant dormir ici.

Je secoue la tête.

- Et le corps trouve ses limites lui-même. Dans le pire des cas, je serai en arrêt maladie, rien d'inquiétant en somme.
Je m'excuse aussi, je pensais que j'avais répondu Sad
Tu me diras, ma réponse n'est pas très longue non plus... Donc ne t'inquiète pas!





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- Sauf que moi je suis un médecin. Et puisque tu es une patiente, surtout celle de Donatien, je suis obligé de veiller sur toi. Ce n'est pas ton rôle de rester réveillée, surtout que le règlement l'interdit.

Il m’expliquait clairement que je ne réussirais pas à le faire changer d’avis, m’amenant doucement vers le lit ou je devrais me reposer.

- Et honnêtement, je transgresse encore les règles en te laissant dormir ici.

Lui- même semblait perplexe face à cette situation, sans le vouloir peut-être que je ne faisais que le mettre dans l’embarras?

- Et le corps trouve ses limites lui-même. Dans le pire des cas, je serai en arrêt maladie, rien d'inquiétant en somme.

Mon corps, aussi fatigué que mon esprit comprenait ce qu’il me disait, docilement je m’étais laissée guider jusqu’au lit, je n’étais pas du genre à m’obstiner une fois la bataille clairement perdue, ses arguments étaient bons, surtout pour moi qui ne connaissait presque rien à la vie, ni aux obligations.

Glissant sagement sous la couverture, je gardais mon regard sur le sien.

-… Je suis désolée de vous mettre dans l’embarras alors que vous êtes toujours si gentil envers moi… je… si vous tombez malade je vais être triste…

Fermant les paupières j’ajoutais à demi-voix ;

- Si je n’ai pas le droit de prendre soin de vous comme vous le faites avec moi, qui en a le droit..?



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hors rp:
je suis terriblement désolée de ma loooongue absence...

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