Du chocolat et des cactus, c'est bon pour le moral !

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Lun 28 Mai - 17:36

Du chocolat et des cactus, c'est bon pour le moral !


Hyppolite n'était pas assez culotté pour dire qu'il connaissait Agnès par cœur, mais il était évident que depuis trois jours, ça n'allait pas fort. Et encore, c'était un euphémisme. De façon générale, Hyppolite trouvait Agnès butée, bruyante, trop optimiste, voire ennuyeuse parfois, mais il la préférait mille fois débordante d'entrain à en épuiser l'adulte plutôt qu'errante ainsi. Cela faisait trois matins de suite qu'elle paraissait voûtée sur elle-même, vide, creuse. On dirait juste qu'elle cherchait à traîner sa carcasse plutôt qu'à vivre. Plus d'étincelle, plus rien. Juste une silhouette triste.
Il se doutait bien que la mort de la petite Z était la cause de son immense chagrin, mais que pouvait-il y faire ? Lui, il s'était senti affecté par ça, mais n'en était pas pour autant bouleversé. Il se sentait loin de cet événement. C'était le même genre de sensation que celle où on apprenait via le journal télévisé le décès de telle enfant inconnue à cause d'un accident de bus : on avait un arrière-goût amer dans le cœur, mais on continuait à vivre.
La troisième journée, un peu avant midi, alors qu'Hyppolite sortait d'une séance de nettoyage de bureau monotone et exténuante, il avait cru surprendre Agnès pleurer. Il n'était pas sûr : des sanglots ? Dans la voix de cette femme si caractérielle ? Non, pas possible.
Et pourtant il avait eu la preuve. Elle ne s'était pas montrée à lui, mais ne s'était pas cachée non plus. On avait alors prévu une averse sur le visage de la brunette, des inondations aux bords des yeux et une sacrée pluie sur ses joues bien chair. Hyppolite n'avait jamais vu Agnès pleurer. Pas même de rage - et pourtant, Donatien Elpida lui en faisait voir des vertes et des pas mûres -. Pas une larmichette. Pas un trémolo.
Il fallait agir. Si Agnès s'effondrait maintenant, alors tout l'Institut pouvait s'écrouler. Elle était le premier domino d'une longue série : si elle tombait, elle entraînait le reste avec elle.
Hyppolite ne savait pas du tout ce qui lui faisait dire ça, mais il préférait écouter son instinct, aussi incompréhensible était-il, que de laisser Agnès triste.
Il avait donc laissé sous-entendre qu'il serait seul dans sa chambre ce soir, et qu'il s'ennuierait, et que si quelqu'un avait besoin d'aide, il serait là. Bon d'accord, ce n'était pas très implicite, mais il n'était pas très doué à ça non plus.
Et c'était pour ça qu'il était dans son lit, tranquille, à attendre. Il avait enfilé un pyjama mi-saison, le genre d'ensemble un peu ringard : un pantalon en tissu et un t-shirt trop large aux inscriptions un peu usées - on pouvait vaguement deviner un "Peace & Love". Il avait trouvé une plaquette de chocolat au réfectoire, alors il l'avait conservée sur sa table de chevet, à défaut d'avoir un pot de glace.
Le pc portable sur les cuisses, il recherchait des films à voir. Il penchait sur Bridget Jones. Cliché, mais efficace si on écoutait Twitter. Ses cactus étaient bien alignés sur son rebord de fenêtre et, à vrai dire, c'était le seul endroit rangé. Des classeurs de photos ouverts ou non étaient jonchés sur le sol, débordaient des étagères, etc. D'ailleurs, des photos, il y en avait collées partout - des polaroid, des numériques, des d'appareil jetable, des imprimées. On voyait des couchers de soleil, des orteils en éventail, une repousse d'arbre. Le visage de son ex-fiancée se baladait, unique photo d'elle, se baladait sur un mur entre un cliché de repas type instragam et celui d'une course entre deux escargots.
Et voilà, il fallait juste espérer maintenant.


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Dim 3 Juin - 21:30
Agnès n’avait pas la tête à son travail. Elle ne l’avait pas à grand-chose d’autre non plus. Pourtant elle continuait à se lever pour aller porter son thé matinal à Donatien, comme si de rien n’était. Elle ne savait pas où elle en trouvait la force. Peut-être était-ce juste parce qu’elle n’avait pas celle de rester dans son lit et d’aller de nouveau à l’affrontement avec son patron. Elle maintenait les apparences. Du moins elle essayait. Son travail en pâtissait beaucoup. Souvent, elle se retrouvait debout, à errer dans un couloir sans se souvenir de ce qui l’avait poussée à y aller. Ou alors, elle ouvrait un tiroir et sortait un dossier au hasard avant de le ranger, sans y avoir touché. Des gestes automatiques, mécaniques, vides de sens destinés à tromper le monde et à se tromper elle-même. Et qui échouaient lamentablement. Alors cet après-midi-là, elle s’était assise à sa bureau et avait craqué. Elle s’était autorisée à pleurer, pensant que si elle évacuait sa tristesse une bonne fois pour toute, elle se sentirait peut-être mieux, mais non.
Elle continuait à faire semblant, se forçant à rire mollement aux boutades d’Hyppolite et se contentant d’hocher la tête, économisant au maximum ses mots, surtout envers Donatien. Elle n’avait pas envie de parler. Alors quand Hyppolite lui avait fait comprendre, que, si elle avait besoin d’aide, qu’il s’ennuyait de toute façon… Elle avait eu envie de lui rire méchamment au nez.
Qu’est-ce qu’il pouvait bien comprendre à ce qu’elle avait ? Lui qui se fichait de tout ? Comment pouvait-t-il comprendre la douleur qui l’étouffait, elle qui était comme une mère à qui on avait enlevé son enfant ? Une mère dont on avait exécuté sa fille sous ses yeux ? Voulait-elle vraiment se faire consoler par un type qui avait passé l’exécution à flirter avec Katerina ? Non. Non elle ne voulait pas. Elle préférait rester seule dans sa tristesse.
Et pourtant… le soir venu, alors qu’elle avait enfilé son pyjama en pilou pilou et qu’elle n’arrivait pas à dormir pour la troisième nuit consécutive… Elle se souvint de la proposition de l’homme aux cheveux bleus. Les yeux fixés au plafond, le cœur étreint par l’angoisse, elle ne voulait pas rester seule. Le bruit insoutenable d’une arme à feu recommençait à résonner dans ses oreilles et le sang dégoulinait le long des murs. Le tic-tac de l’horloge la rendait malade. Le regard écarquillé de terreur, ce fut un premier coup de tonnerre qui la précipita dans le couloir.
Avant même de s’en rendre compte, Agnès se retrouva devant la chambre d’Hyppolite, la main prête à frapper à la porte. Qu’est-ce qui lui prenait ? Que faisait-elle là ? Non, non, ce n’était pas possible. Elle allait se calmer, regagner sa chambre et essayer de dormir. Elle était une grande fille, elle ne pouvait pas se précipiter comme ça dans la chambre de quelqu’un parce qu’elle flippait en pleine nuit à cause de l’orage. Surtout que ça n’avait pas de sens, elle n’avait pas peur de l’orage d’habitude… Elle inspira un grand coup, retourna vers sa chambre et… hésita. Peut-être que pour cette fois… Juste pour cette fois… Et puis après tout, ce n’était pas pour elle qu’elle le faisait non. C’était pour rendre service à Hyppolite. Après tout, s’il s’ennuyait… Elle se retrouva de nouveau devant la porte de l’agent d’entretien, indécise. Il avait quand même été à deux doigts de bécoter Katerina. Pendant l’exécution de Lore. Pouvait-elle lui pardonner ça ? En avait-elle le droit ? Non, en était-elle capable ?
Finalement, le destin ou le hasard – appelez ça comme vous voulez – le décida pour elle. La porte s’ouvrit, laissant apparaître Hyppolite. Ils se regardèrent quelques instants avant qu’un nouveau coup de tonnerre fasse bondir Agnès dans les bras de son ami, paniquée. Il n’en fallut pas beaucoup plus pour qu’elle en oublie momentanément ses griefs, et son corps commença à tressauter, secoué de sanglots. Elle tenta de les retenir, mais finalement, submergée par sa tristesse et son angoisse, ses doigts s’agrippèrent au tissu du haut de pyjama ringard d’Hyppolite, se laissant aller comme elle ne l’avait jamais fait devant lui.


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Agent d'entretien de Donatien
Ven 15 Juin - 23:08

Du chocolat et des cactus, c'est bon pour le moral !


Bon ... ça devenait long ...
Hyppolite avait lancé Bridget Jones, avait regardé les cinq premières minutes, chantant à tue-tête le célèbre "All by Myself", puis avait remis le film à sa première seconde, laissant l'écran sur pause en attendant la venue d'Agnès.
Sauf qu'il n'y avait toujours pas d'Agnès.
Le photographe sortit alors de son lit, interpellé par les flashs de lumière, et ayant un peu la bougeotte. A peine tourna-t-il avec curiosité la tête vers sa fenêtre que le grondement du tonnerre le fit sursauter. On disait que pour évaluer la distance d'un orage, il fallait prêter attention au temps entre le moment où l'on voyait la zébrure d'un éclair et celui on où percevait son grondement. Plus le son et la vue était proches, plus l'orage était près de nous. Visiblement, le tonnerre tapait non loin de l'île.
Hyppolite imaginait sans mal les vagues mécontentes d'être réveillées en pleine nuit, se vengeant contre la roche des falaises. Il les imaginait sombres et ténébreuses, avalant le sable de la plage à la manière dont Agnès, furieuse ou triste, devrait engloutir un pot de glace. Mais Agnès n'était toujours pas là. Sûrement dans son lit à dormir et à faire comme s'il n'y avait pas de problèmes.
Ha, si Hyppolite pouvait s'armer de son appareil et allait photographier la colère de l'océan. La confrontation entre vent et eau...
Tant pis, il était tard et il était évident que sa collègue ne pointerait pas le bout de son nez. Il saisit son portable qu'il avait laissé non loin de Boris, enfila une paire de chaussettes - dépareillées -, une épaisse parka avec une capuche en fourrure, puis ouvrit la porte à la volée.
Et elle était là.
Elle n'était pas déchaînée comme la mer. Rien sur son attitude ne présageait une tempête. A vrai dire, elle lui paraissait plutôt calme... L'adrénaline de l'homme retomba aussitôt : il s'était trompé. Agnès n'était pas dévastée comme l'averse extérieure. Elle était plutôt triste comme un nuage gris et maussade qui se contentait de passer sans même pleuvoir.

- Euh, Agnès, je ...

Un éclat de lumière. Et le cri de l'orage.
Agnès qui se réfugie dans les bras d'Hyppolite, un peu étouffée peut-être par le tissu molletonneux de la parka du photographe. Tout était fait pour ne pas entendre les sanglots de la femme : la météo capricieuse, le vêtement encombrant du manteau d'Hyppolite, le fait que la bouche de la brune soit cachée avec leur étreinte ... Et pourtant Hyppolite n'entendait que ses pleurs.
Les bras ballants, un peu penaud, il ne sut quoi faire. Démuni, il s'interrogea sur la procédure à suivre. Il n'avait jamais réconforté de fille ! Son ex-fiancée ne pleurait jamais ; elle se mettait en colère. Il n'avait jamais été confronté à des larmes. Les cris, il pouvait gérer. Mais la tristesse profonde et sincère ...

- Euh, j'ai du chocolat si tu veux et un film un peu nul mais que j'aime bien...

Il l'avait dit assez bas, sur un ton hésitant. Peut-être qu'Agnès ne l'avait pas entendu ...
Il leva la main, tapotant l'épaule de sa collègue, l'air de dire "là, là ...". Maladroit, il finit par enfouir cette main dans la chevelure d'Agnès et exerça une légère pression afin de la serrer encore plus contre lui. Il attendit qu'elle finit de pleurer, imagina sa morve contre son t-shirt, et chercha quelque chose à dire. Le silence de l'adulte se poursuivit, interrompu une fois par un nouvel éclair, tandis qu'il réfléchissait. Il n'allait pas lui sortir le cliché du :"tout va s'arranger, je te le promets" ou celui du :"je te comprends, maintenant sèche tes larmes, princesse". Alors il opta pour une autre solution : être lui-même.
Il s'écarta donc d'Agnès, se rapprocha de son lit et, dans le dos de la femme, ouvrit un nouvel onglet. Tout en tapant sa recherche, il dit :

- Et bien, cette flotte ... C'est vraiment un temps de ... chien.

Là, le visage figé dans une espèce de fierté coupable, il tourna son ordinateur. On voyait sur l'écran la photo d'un canidé, tout bêtement. Par contre il avait pris l'habitude de parler anglais, alors l'expression et, donc la blague, avait des chances de tomber à l'eau ... Sans mauvais jeu de mots.


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Secrétaire de Donatien
Jeu 28 Juin - 19:47
Les vannes étaient ouvertes et les faibles tressautements d’Agnès s’étaient mués en torrent de larmes. Le visage plaqué contre la poitrine d’Hyppolite, ses sanglots devenaient incontrôlables tellement elle était inconsolable. Par instant, elle prenait une grande inspiration qu’elle bloquait, s’exhortant à plus de calme et de modération – « Allez, ma grande, on respire et on se reprend ! » - mais ce n’était que pour recommencer de plus belle derrière. Alors elle écrasait un peu plus sa bouche dans le tissu auquel elle avait accès dans une tentative un peu faible d’étouffer sa tristesse et le bruit qu’elle faisait. Les doigts crispés autour de son haut de pyjama, elle ne pouvait qu’espérer que l’averse serait de courte durée. Elle était désolée de lui faire subir ça. Mais il eut le geste heureux de flatter maladroitement son épaule avant de passer sa main dans ses cheveux, l’incitant à s’en remettre un peu plus à lui. Alors peu à peu, elle s’autorisa à reposer sa tête et son chagrin contre la poitrine rassurante d’Hyppolite, se laissant bercer par la respiration régulière de celui-ci.
Cependant lorsqu’il se détacha d’elle, Agnès avait beau être un peu apaisée, elle ne le laissa partir qu’à regrets, détachant péniblement ses doigts de son t-shirt. Elle le regarda s’asseoir sur son lit, vidée, un peu abrutie par toute l’énergie que lui avaient pompée ses larmes. Une énergie qu’elle n’avait déjà plus. Elle ne put que constater, un peu coupable, lorsqu’il se retourna vers elle que la poitrine de son ami était tout humide. Et probablement salé. Elle avisa également la parka qu’il portait par-dessus, ne la remarquant que maintenant, mais n’eut pas la volonté de s’interroger plus longuement dessus. Après tout, avec Hyppolite, beaucoup de questions n’avaient de toute façon pas de réponse.

- Et bien, cette flotte ... C'est vraiment un temps de ... chien.

Agnès cligna plusieurs fois des yeux en regardant l’homme et son écran, sans vraiment comprendre. Ce fut avec un décalage de quelques secondes qu’elle afficha un maigre sourire sous ses yeux encore humides. Elle n’était pour le moment pas capable de beaucoup plus. Elle était vraiment fatiguée. Mais c’était vraiment gentil de sa part d’essayer de lui remonter le moral.
Encore dans le couloir, elle hésita quelques instants avant d’entrer dans la chambre. Elle ne voulait pas être un boulet pour son ami mais la peur d’être de nouveau seule était plus forte. Et puis, après tout, maintenant qu’elle était là n’est-ce pas ? Elle s’installa à côté de l’excentrique et lui vola son oreiller autour duquel elle se lova, le serrant entre son ventre et ses bras. Elle essuya son visage encore mouillé d’un revers de la manche et lui désigna son haut de pyjama en murmurant.

- Désolée pour ça…

Elle était repassée à sa langue maternelle, elle savait qu’Hyppolite la comprenait. Il venait de Paris. De France, tout comme elle. Ca avait quelque chose de réconfortant et puis… Elle garda le silence un moment avant d’ajouter timidement, avec une petite voix tremblante et entrecoupée qui lui donnait des allures d’enfant.

- Tu… Tu as dit quelque chose… à propos de chocolat non ?

Elle espérait qu’il n’allait pas la charrier avec ça, elle n’avait pas trop le courage de se défendre ce soir. Elle voulait juste de la compagnie et de la compréhension. Elle voulait aussi qu’il s’explique, sur ce qui s’était passé avec Katerina alors qu’elle passait le pire moment de sa vie et qu’une enfant se faisait assassiner. Cette simple pensée lui retourna le cœur et ses yeux se remplirent de nouveau de larmes qu’elle ravala avec peine. Le coup de feu résonnait encore dans ses oreilles, à lui donner envie de se les boucher même si elle savait pertinemment que ce serait inutile. Et puis ce qu’elle avait ressenti, lorsqu’elle les avait vus tous les deux… Elle s’était sentie trahie. Trahie par deux des personnes qu’elle aimait le plus. Son cœur volait en éclats à chaque fois qu’elle y pensait.

- Hyppolite… Pourquoi tu m’as laissée ?

Sa voix se brisa. Maintenant qu’elle s’était lancée, elle n’était plus sûre d’être prête à l’entendre. Mais elle ne pouvait plus reculer. Elle recommença.

- Pourquoi tu m’as laissée… sur l’estrade ?


Les mots sortaient difficilement, comme si elle crachait les pierres qu’elle avait sur le cœur. Ca faisait mal, et ça soulageait en même temps.

- Il se passe quelque chose… ? Entre toi et Katerina ?

En fin de compte, elle ne savait plus si elle lui en voulait vraiment. Après tout, elle le connaissait, et elle savait bien qu'il n'avait pas un méchant fond. Mais ça la blessait profondément, et elle avait besoin de comprendre.


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Agent d'entretien de Donatien
Sam 14 Juil - 17:17

Du chocolat et des cactus, c'est bon pour le moral !


Alors, Hyppolite Vodeni était-il le roi de l'humour ? Agnès allait-elle éclater de rire jusqu'à se rouler par terre d'hilarité ? Allait-il transformer ses larmes de tristesse en larmes de joie ? Dès qu'Agnès finirait de buguer, Hyppolite sa réponse. Cela l'inquiétait un peu qu'elle regarde l'écran, les yeux dans le vague, clignant juste à plusieurs reprises. Hyppolite serra les dents : aïe, il n'allait quand même pas devoir lui expliquer la blague ?...
On était sauvé : Agnès afficha un sourire de circonstance, l'air de dire : « c'était presque pas drôle ». Le photographe ne fut pas vexé pour autant de ce manque évident de conviction. Au moins, elle était un peu plus présente et un peu moins... difficile à définir. C'était de la tristesse, n'est-ce pas ?
Elle vint ensuite s'asseoir près de lui, lui prit son oreiller – je t'en prie Agnès, fais comme chez toi- et sembla la essuyer un reste de morve avec sa manche. Ha les filles, c'était si facile à comprendre n'empêche … On leur faisait un petite blague et ça allait déjà un peu mieux ! Hyppolite se surprit à saisir un peu mieux sa collègue.

-  Désolée pour ça…

Il ne comprit pas tout de suite – en plus elle était repassée en français, c'était rigolo -, puis vit qu'elle désignait sa poitrine. Hyppolite rougit et détourna le regard. Pourquoi d'un coup s'excusait-elle du haut de Hyppolite ? Avait-elle honte du manque de confort du torse de l'homme ? Ou alors elle s'excusait d'avoir sali son joli haut ?
Mayday, Mayday, Agnès avait mal interprété l'invitation d'Hyppolite sans sa chambre ! Finalement on laisse tomber, Hyppolite ne comprenait rien aux dames ! Rha... Et ce silence sous-entendu qu'elle laissait planer !
Il se leva tout doucement, sur ses gardes. Peut-être que s'il allait chercher du chocolat, cela la distraierait et elle passerait à autre chose … Parfait timing, Agnès lui évoqua le chocolat au moment où il lui en tendit. Ouf, il avait peut-être sauvé la situation !
Il repensa malgré lui au magazine que sa collègue avait lu un jour et à ce test de l'amour en page 13 qu'elle avait fait. Une question lui revint en mémoire : « pourriez-vous sortir avec un de vos amis ? ». Mince, qu'avait répondu la brunette à cette question ?!
Il lui coupait des morceaux de chocolat – il avait peur qu'elle croque directement la tablette et lui mange tout –, un peu fébrile, quand Agnès reprit la parole …

- Hyppolite… Pourquoi tu m’as laissée ?

Hein ?

- Hein ?

-  Pourquoi tu m’as laissée… sur l’estrade ?

Il fronçait les sourcils. Mais de quoi elle parlait encore ? Et pourquoi était-elle de nouveau tri...
Les yeux d'Hyppolite s'illuminèrent. Oh … Parlerait-elle de l'exécution ?
Il secoua la tête. Impossible. Il ne l'avait jamais laissée. Il avait voulu la laisser tranquille à son poste, et après il s'était douté que sa présence serait de trop lorsque Katou l'eut enlacée. C'était malentendu …
Ou alors …
Elle n'avait pas voulu qu'il la laisse...

- Agnès … On dirait que tu parles comme si je t'avais laissée tombée. Ce n'est pas le cas. Regarde je suis là et je-

Elle lui coupa la parole :

-  Il se passe quelque chose… ? Entre toi et Katerina ?

La première pensée d'Hyppolite fut la suivante : Katou s'appelait donc Katerina … ! Il fallait le retenir.
Ensuite … Agnès était-elle jalouse ? Revenait-on au problème initial ? Il fallait régler ça tout de suite mais de toute évidence, il n'était pas question de rentrer dans le lard. Sa collègue était dans un état critique, hors de question de la brusquer.
Tout doucement, Hyppolite lui glissa les morceaux de chocolat. Puis, il amena sa main sur le haut de son crâne brun et lui fit un gentil « patpat ».

- Tu ne devrais pas tourner autour du pot, tu sais... Et une relation de ce genre dans ton état actuel peut sembler être la solution mais je pense qu'avant de te focaliser là-dessus, tu devrais te focaliser sur toi. Pense à ton bien-être d'abord.

Ce charabia avait du sens, promis.
Il avait conscience qu'il ne pouvait pas laisser les choses comme ça, il devait répondre à ses interrogations. La dernière semblait être la plus importante.

- Et non, il n'y a rien de ce genre-là entre Katou et moi. Nous avons juste fait connaissance. Tu n'as pas à t'en inquiéter.

Sa bouche se tordit en une moue dubitative... Allez, quitte à rassurer Agnès, autant le faire bien !

- Et si tu penses que je t'ai laissée tomber, je m'en excuse. Ca n'a jamais été mon intention. J'espère bien me rattraper ce soir …

Alors ? Il s'en sortait bien ? Comprenait-il les dames finalement ? Avait-il bien saisi les maux d'Agnès ?


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Secrétaire de Donatien
Mer 1 Aoû - 13:20
Agnès ne réalisa qu’Hyppolite essayait de répondre à sa première question seulement quelques secondes après qu’elle lui ait grossièrement coupé la parole avec celle qui, finalement, la turlupinait le plus. C’était curieux d’ailleurs. Ne devrait-elle pas plus lui en vouloir de l’avoir laissée tomber que d’avoir flirté avec Katerina ? Elle ne se comprenait décidemment plus ces derniers temps. Mais qu’avait-il dit au juste ? « Je ne t’ai pas laissée tomber, je suis là pour toi » quelque chose comme ça non ?
Elle prit les quelques carrés de chocolat qu’Hyppolite lui tendait et les garda quelques instants dans le creux de sa main. Ca faisait peu, c’était un peu décevant. Mais bon, c’était l’intention qui comptait, et puis, à force, son ami devait savoir qu’elle essayait de faire plus attention à son poids. Enfin, ce n’était pas comme si c’était sa préoccupation principale en ce moment mais soit. Elle glissa un carré dans sa bouche, laissant le goût sucré fondre sur sa langue. C’était un maigre réconfort, mais c’en était tout de même un. La combinaison entre la saveur chocolatée et la main posée sur sa tête la ramena quelques secondes en enfance. Les yeux flous, quelques flashs des goûters qu’elle prenait dans la ferme de sa grand-mère lui revinrent à l’esprit. Mais sa grand-mère n’était plus là et la ferme elle-même tombait tout doucement en ruine, envahie par les herbes folles et les squatteurs-tagueurs occasionnels.

- Tu ne devrais pas tourner autour du pot, tu sais...

Elle papillonna des yeux, ramenée à la réalité par la voix d’Hyppolite.

- Et une relation de ce genre dans ton état actuel peut sembler être la solution mais je pense qu'avant de te focaliser là-dessus, tu devrais te focaliser sur toi. Pense à ton bien-être d'abord.

Elle le regarda, pleine d’incompréhension. Une relation de ce genre ? De quel genre ? Mon Dieu mais qu’est-ce qu’il avait encore compris celui-là ? Son cerveau prenait toujours des chemins des plus tordus… Et ce soir, elle n’avait clairement ni la force, ni l’envie de retracer le chemin qu’avaient fait les pensées dans l’esprit tortueux de l’homme aux cheveux bleus. Ce qu’elle nota surtout, ce fut cette injonction à prendre soin d’elle. Ca lui faisait penser à quelqu’un. Katerina… Ce n’était probablement pas la première à le lui avoir dit, mais c’était la première fois qu’elle l’entendait vraiment. Et maintenant, Hyppolite qui en ajoutait une couche… Ses épaules s’affaissèrent. Elle ne savait pas trop quoi en penser. Elle avala un nouveau morceau de chocolat.

- Et non, il n'y a rien de ce genre-là entre Katou et moi. Nous avons juste fait connaissance. Tu n'as pas à t'en inquiéter.

Agnès afficha une moue dubitative. Si ça ne sentait ni le mensonge ni la mauvaise foi, ça ne sonnait pas non plus comme la stricte vérité. Déjà, il lui donnait un surnom, déjà, après si peu de temps… Il ne lui avait jamais donné de surnom, à elle. Bon, son prénom se prêtait mal aux diminutifs mais tout de même… Et puis, cette façon de pincer les lèvres et de tordre la bouche, comme s’il n’était pas lui-même convaincu de ce qu’il disait… Oui, définitivement. Ca ressemblait à un euphémisme crée pour la ménager. Raté.

- Et si tu penses que je t'ai laissée tomber, je m'en excuse. Ca n'a jamais été mon intention. J'espère bien me rattraper ce soir …

Et pourtant, ces mots-là lui firent chaud au cœur. Elle hocha légèrement la tête, affirmativement, et la posa contre son épaule, un léger sourire aux lèvres. Après tout, si Katerina et lui s’aimaient… Pourquoi ça devrait la déranger ? Ce n’était pas ses affaires après tout… Alors pourquoi son cœur se serrait comme ça ? Elle mit le reste du chocolat qu’elle avait dans les mains dans la bouche et l’avala presque tout rond, sans réel plaisir. Elle se sentait si fatiguée… Elle se laissa glisser le long du torse de son ami pour laisser sa joue appuyée contre ses cuisses, abandonnant ses pantoufles sur le sol pour remonter ses jambes sur le lit. Hyppolite avait désormais une petite boule rondouillette à moitié allongée sur ses jambes. C’était beaucoup plus confortable comme ça et égoïstement, Agnès ne songea pas un seul instant que ce n’était pas très sympa de s’imposer comme ça.

- Je ne sais pas pourquoi ça me préoccupe à ce point… Dit-elle d’une toute petite voix, à peine audible.

Sa voix se faisait de plus en plus ensommeillée.

- Pourtant elle est jolie Katerina. Et gentille. Ca serait tout à fait normal qu’elle te plaise.

Qu’est-ce qu’Agnès attendait en disant ça ? Pas grand-chose. En réalité, elle ne s’adressait même pas franchement à Hyppolite. C’était plutôt une réflexion, un constat à voix haute.


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Dim 5 Aoû - 16:33

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Le seul contact qu'Agnès et Hyppolite avaient eu l'un envers l'autre avant ce soir avait été une bise. Tous les deux d'origine française, il se souvint de leur rencontre où, bêtement contents de trouver un compatriote, s'était échangé une bise bleue-blanc-rouge.
Mais c'était tout.
Depuis qu'Agnès avait franchie la porte, il avait eu le droit à une farandole de contacts. D'abord des câlins et maintenant elle avait la tête sur son épaule. Un instant, Hyppolite se demanda s'il ne s'était pas trompé sur le cas d'Agnès. Peut-être qu'elle n'avait pas du tout un crush sur lui ... Ce qui lui faisait penser ça était la chose suivante : il avait tout simplement l'impression d'être le cliché du meilleur ami gay. Ils étaient là, tous les deux, un garçon et une fille matures dans la chambre du garçon, s'étreignant et se confiant et rien ne se passait.
Petit à petit, Agnès se roula en boule sur les genoux d'Hyppolite, tel un chaton se lovant contre le ventre de sa mère. Hyppolite eut un sourire tendre même s'il trouvait cette situation franchement bizarre. Pour se redonner contenance, il chercha du chocolat autour de lui. Cela ne faisait que cinq minutes qu'il avait été entamé, il devait bien en rester, non ?

- Je ne sais pas ... préoccupe ...

Agnès marmonnait dans sa barbe, difficile d'entendre tous ses mots. Mais ce n'était pas surprenant, quelque chose la préoccupait. Et Hyppolite était de plus en plus convaincu que cette préoccupation le concernait. Pourquoi serait-elle là sinon ? Et il était de plus en plus sûr qu'elle n'était pas attirée par lui ... C'était autre chose ...

- ... jolie Katerina ...tille... normal qu’elle te plaise.

Hyppolite était certain qu'Agnès le considérait comme un ami gay. Pourquoi serait-elle en train d'essayer de lui vendre Katou sinon ? De plus, elle ne faisait que parler d'elle depuis tout à l'heure. Elle n'avait que son prénom à la bouche. Une gamine était morte en début de semaine de la main de son pire ennemi et elle n'en avait toujours pas tiré un mot là-dessus, sauf pour parler de Katou lors de cet événement. Vraiment, on dirait qu'elle jouait les entremetteuses.
Hyppolite aurait bien bougé pour s'adresser à sa collègue dans les yeux mais elle étalait tout son poids sur ses jambes. Il gigota un peu ... En vain ...
Il poussa un soupir résigné.

- Agnès, je ne suis pas homosexuel.

Il trouva un carré de chocolat résistant, l'ultime survivant, et le mit à sa bouche. Il était vraiment bon ce chocolat, pourquoi avait-il tout offert à Agnès ? Il aurait bien aimé sans garder un peu.
Très tranquille et sûr de sa déduction, il poursuivit:

- Tu n'as donc pas à essayer de me caser. Certes j'aime beaucoup Katou, j'ai toujours envie de la voir et elle joue si bien du violon que mes cactus la réclame ; mais nous ne sommes qu'amis. Je ne sais pas si je suis prêt pour une nouvelle relation.

Il se gratta la nuque, mal à l'aise. Il ne voulait pas en parler, vraiment. Mais les mots coulaient à flots sans qu'il ne sache les retenir :

- Je ne sais pas si je t'ai dit les raisons de ma rupture avec Léa mais je reconnais qu'on n'avait plus rien de fusionnel, et que c'était en parti de ma faute. Et depuis elle je ne sais plus comment m'y prendre. Même avec Atsuka je ne fais que m'emmêler et ... Vraiment, Agnès, moi aussi je devrais juste penser à moi-même.

Et maintenant c'était lui qui se confiait en mangeant du chocolat. Il comprenait pourquoi Agnès devait avoir le cliché du bestah en le voyant.


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Hors Rp:
Donc Hyppo et Agnès ne comprenne pas l'autre, mais en plus ils ne se comprennent pas eux-même j'ai l'impression x) Le rp de l'incompréhension !




bouh ! Hypomachin parle avec toi en #33cccc

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Dim 12 Aoû - 18:22
Le sommeil embrumait de plus en plus l’esprit d’Agnès. Sous ses yeux, le monde à l’horizontal se faisait trouble et absurde. Elle ne réalisa même pas que son ami gigotait un peu, à la recherche d’une position plus confortable.

- Agnès, je ne suis pas homosexuel.

Cette réflexion, complètement décalée, la secoua soudain d’un rire muet. Evidemment qu’il n’était pas homosexuel ! Pourquoi lui disait-il ça ? Elle s’en doutait bien vu comment le nom du docteur Nozomi semait la confusion et la rougeur sur son visage, croyait-il qu’elle n’avait pas remarqué ?
Le docteur Nozomi. Atsuka. C’est vrai qu’il y avait elle aussi. Peut-être qu’en définitive elle se trompait. Peut-être qu’il n’y avait rien entre Katerina et lui, parce qu’il s’intéressait plutôt à la médecin ? Elle ne savait plus trop quoi en penser. Son cerveau abandonna la lutte et cessa de vouloir réfléchir, préférant écouter ce que lui disait Hyppolite, même s’il ne saisissait que des sons dont il avait du mal à faire du sens.

- Tu n'as donc pas à essayer de me caser. Certes j'aime beaucoup Katou, j'ai toujours envie de la voir et elle joue si bien du violon que mes cactus la réclame ; mais nous ne sommes qu'amis. Je ne sais pas si je suis prêt pour une nouvelle relation. Je ne sais pas si je t'ai dit les raisons de ma rupture avec Léa mais je reconnais qu'on n'avait plus rien de fusionnel, et que c'était en parti de ma faute. Et depuis elle je ne sais plus comment m'y prendre. Même avec Atsuka je ne fais que m'emmêler et ...


Ce qu’elle comprenait, tout de même, c’était qu’Hyppolite se confiait à elle. C’était une situation un peu étrange, parce que quand bien même ils s’appréciaient et se croisaient tous les jours, ils n’avaient jamais abordé des sujets aussi intimes, aussi personnels qu’aujourd’hui. Elle avait la sensation, sous ses paupières qui s’alourdissaient, qu’il se passait quelque chose. Quelque chose de vraiment important, une étape dans leur amitié. Son cœur se gonfla d’amour, le genre d’amour reconnaissant que l’on peut ressentir envers quelqu’un dont on n’est pas amoureux parce qu’il est même au-delà de ce genre de considération. Ce genre d’amour que l’on ressent uniquement quand on réalise que la personne à qui l’on pense est bien plus qu’une case, qu’une fonction sociale qu’on lui donne. Elle ne l’aimait pas comme on aime un petit ami, un meilleur copain ou un collègue sympa. Elle l’aimait parce qu’il était Hyppolite. C’était tout. Mais ça lui semblait tellement plus comme ça. Probablement parce qu’avec la fatigue, la pudeur et la modération qu’on impose nous-même à nos propres pensées s’évanouissaient et qu’alors, les sentiments prennent une ampleur qu’on ne leur laisse jamais obtenir autrement.

- Vraiment, Agnès, moi aussi je devrais juste penser à moi-même.

Doucement, elle se redressa et le regarda dans les yeux.

- Alors toi et moi, on va essayer de faire comme ça. De juste penser à nous-même.

Elle attrapa sa main et y exerça une brève pression avant de la relâcher. Elle voulait juste lui transmettre la force de cette affection envers lui qui l’étreignait à présent. Même si, parce que c’était Hyppolite, il ne comprendrait pas forcément.

- Merci.


Merci d’être là. Merci d’exister. Mais ça non plus, à tous les coups il ne comprendrait pas. Peu importe. Pour l’heure, elle l’avait dit, et ça lui suffisait comme ça.
Puis elle bailla et se frotta les yeux, tous humides, désormais plus à cause du manque de sommeil que de la tristesse.


Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

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