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22/09/2018
Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;
02/09/2018 Nouvelle esthétique ! Informations ici !

Il y a ce qu'on dit, et il y a ce que tu es vraiment (& Ange)

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Il y a ce qu'on dit, et il a ce que tu es vraiment
Le sexe avec Ange Barrabil c'était une question de corps et de respiration. Ce n'était pas juste cinq minutes d'un plaisir organique vite oublié. C'était un moment qu'on savait éphémère et dont on profitait pleinement. Les partenaires savouraient chaque vibrations, chaque battements, chaque palpitations. Les draps de cette chambre avait goûté à de nombreux frémissements. Les murs avaient entendus moult et moult soupirs. Et la porte gardait verrouillé l'interdit des ébats vécus.
Tout avait commencé deux ans auparavant, quand la Cannibale cessa sa médicamentation. Quelques regards intéressés, suivies de visites dans le bureau quand la blondinette avait besoin de soutien, et finalement quand la confiance s'installait, les allers-retours dans la pièce de travail du médecin devinrent moins innocents. Les deux corps y prirent goûts et se retrouvèrent en cachette la nuit, d'abord dans la chambre de la patiente, puis dans celle du médecin. Et on était là, deux ans plus tard, et pour la première fois, Ange Barrabil avait été mauvais sexuellement parlant. Ça avait été un coït académique, simple et basique. On était allé à l'essentiel. On l'avait traité comme une besogne. A vrai dire, leur échange avait semblé à la jeune Ophelia presque triste.
Alors quand leur étreinte se conclut dans un soupir d'aise, elle nue et cambrée au dessus de lui, et lui sur le dos, laissant son empreinte sur le matelas, la Cannibale s'interrogea. Pas de peau moite, pas d'odeur de sueur, les chevelures si peu emmêlées qu'ils n'avaient même pas l'air louche.
Elle fit la moue. Une semaine auparavant, la jeune Z01 avait été exécutée. Ophelia n'avait pas vu le médecin depuis. Elle s'était faufilée à deux heures du matin dans la chambre de Barrabil (ils avaient leur combine depuis, elle pouvait plus ou moins le rejoindre tranquillement). Ils n'avaient pas parlé, s'étaient embrassés, enlacés, et cinq minutes plus tard avaient fini leur affaire. Il fallait discuter maintenant, non ?
Elle aussi avait été profondément affectée par le décès de Loreleï (difficile de ne pas savoir son prénom après ça). Elle était quelqu'un d'empathique sous ses airs taquins et c'était d'ailleurs la mine triste qu'elle était venue ici.
L'Institut n'avait rien dit sur le meurtre commis par Ange. Du moins, Ophelia n'avait rien entendu. Allait-on le dénoncer à la police ? Allait-on le juger ?
On avait toujours entendu un tas de rumeurs sur le médecin, et aujourd'hui, elles étaient plus fortes que jamais. Il faisait jaser, mais pour des raisons différentes.
L'adolescente soupira et se laissa tomber sur le dos, juste à côté de son partenaire. Son épaule à côté de la sienne. Un silence régna. Un silence qu'il fallait briser. Ils ne pouvaient pas juste coucher, ne rien dire, et partir sans dire. Seulement, la blondinette ne savait pas comment s'y prendre. Ange avait toujours était celui qui l'avait aidée. Elle n'avait jamais eu besoin d'être là pour lui et, à vrai dire, elle n'était même pas sûre que ce soit son rôle.
Elle se racla la gorge, les yeux fixés sur le plafond, avant d'essayer de trouver un sujet de conversation.

« Donc ... J'ai rencontré ta secrétaire récemment... Pas très commode et pas vraiment ton style, non ? »

C'était tellement évident qu'elle évitait le sujet qui fâche qu'elle roula des yeux, se moquant de sa propre personne. Là, deux options s'offraient à elle ... Soit elle rentrait dans le lard et entamait la discussion autour du drame de la semaine dernière, soit elle poursuivait sur la jeune Lavoir.

« Et tu ne t'es pas vraiment battu pour avoir le dessus cette fois, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu vieillis déjà ? »

Ou troisième option : on improvisait. Elle avait visiblement opté pour la taquinerie puisque c'était ce qu'elle maîtrisait le mieux. Ce n'était pas sûr que ce soit approprié ici mais vraiment, c'était la première fois qu'elle avait affaire à cette facette du médecin et, si elle avait envie d'être là pour lui, elle ignorait comment s'y prendre.
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hors rp:
J'ai pris beaucoup de libertés, donc si ça ne va pas, n'hésite pas à le dire ! Et c'est très bizarre maintenant de faire un rp où je m'entends bien avec Ange:rollinglaugh:



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Ophelia ne m'a pas laissé tomber. C'est l'une des seules personnes sur qui je peux compter. Elle me canalise, parfois elle me comprend et compatit. Et plus souvent : on couche ensemble. On s'allie, on ressent. S'il existe bien un instant dans lequel on ne réfléchit plus, où on se laisse aller, c'est lors du sexe. Notre cerveau est trop concentré à prendre du plaisir pour s'occuper des problèmes bénins de la journée.

Mais ces temps-ci, je n'y arrive plus. Je crois que j'ai perdu ma vitalité. Quelque part, je crois que je l'ai mérité. Mais Ophelia n'a pas à en pâtir à cause de moi. Si elle veut oublier les bordels quotidiens, je ne dois pas me montrer égoïste en me focalisant sur les miens. Mais c'est devenu impossible. Je ne me suis jamais senti aussi las de coucher. De pratiquer le sexe. Pour moi, ce n'était qu'un enchainement vide de sens.

Je la regardais, au dessus de moi, soupirant. Elle avait l'air satisfaite, mais je l'ai déjà vue plus relâchée, essoufflée, fatiguée après le coït. Je crois que j'ai été très mauvais, pour le coup. Ce n'est pas moi qui me suis occupé d'elle, mais elle de moi.
Je passe mes mains sur mon visage, probablement pour camoufler ma honte. Mais je crois que c'est aussi pour vérifier mon niveau de transpiration. Apparemment, je n'ai pas pris beaucoup de plaisir non plus, c'est à peine si je dois ressuyer ma main.

Elle retombe à côté de moi en soupirant. Je tourne mon visage vers elle. Elle a l'air de vouloir dire quelque chose, mais je la connais : elle va contourner le sujet. Et je sais d'avance le sujet qu'elle veut aborder.
Ils n'ont que ça à la bouche.
Et je les comprends.
Et comme pour briser la glace, elle se racle la gorge et commence la conversation :

« Donc ... J'ai rencontré ta secrétaire récemment... Pas très commode et pas vraiment ton style, non ? »

J'inspire et la regarde. Elle a rencontré Astrid?
Je réagis :

- Ah bon?

Je ne sais pas quoi dire d'autres. J'imagine qu'elle a l'intention de continuer, alors je la laisse prendre le temps de trouver les mots pour engager le véritable sujet.

« Et tu ne t'es pas vraiment battu pour avoir le dessus cette fois, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu vieillis déjà ? »
- C'est toi qui a décidé de coucher avec un gars qui a déjà un quart de siècle.

Je lui souris. Elle n'est vraiment pas douée. Elle ne doit pas avoir beaucoup de tact non plus pour éviter à ce point le sujet. Mais elle me fait du bien. Elle n'est pas comme tout le monde, cette petite. J'apprécie sa compagnie plus que son corps parfois. Et ce soir, c'est clairement sa présence qui me fait du bien.

Je me relève sur mon bras, pour prendre un peu de hauteur et l'observer d'un peu plus haut. Je prends un air plus sérieux.

- Tu sais, tu as le droit de dire ce que tu as envie. Tu sais bien qu'il n'y a pas de tabou entre nous, Ophelia.

Et c'est vrai, il n'y a aucun tabou. Je sais que ce qu'elle veut engager va me serrer le coeur et probablement me déchirer de l'intérieur, mais elle est bien une des personnes avec qui j'ai envie d'en discuter. Je sais qu'elle veut m'aider : je le sens. Mais elle a une drôle de manière de le faire...

- Et je te connais : dis-moi ce que tu veux dire, Ophelia.





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Il y a ce qu'on dit, et il a ce que tu es vraiment
«C'est toi qui a décidé de coucher avec un gars qui a déjà un quart de siècle.», souligna Ange avec un sourire.

Au moins, il n'avait plus le visage vide. Les doigts d'Ophelia allèrent alors courir le long de la mâchoire du médecin, retraçant le chemin anguleux de celle-ci. Un peu pour accompagner ce sourire et avec l'espoir de le faire perdurer.
Mais son geste n'arriva pas à son terme puisqu'Ange se releva sur un coude, légèrement penché au dessus de la blonde. Il la regardait de haut.
Elle resta un instant sous lui, le considérant avec attention. Elle essayait de percer à travers lui, de deviner ses troubles, de chercher un indice qui pourrait l'y aider. A la place, elle se mordit la lèvre. Ce type avait un physique ravageur. Là, avec ses mèches sombres qui tombaient devant son regard, et avec ses épaules séductrices pour rappeler ses performances ; il lui faisait oublier tout et n'importe quoi.

« Tu sais, tu as le droit de dire ce que tu as envie. Tu sais bien qu'il n'y a pas de tabou entre nous, Ophelia. »

Heureusement, il arrivait à la faire revenir sur Terre.
Elle se releva à son tour sur les coudes, prenant appui sur les deux. Ses boucles éparses remuèrent pour aller chatouiller le creux de son dos. Elle battit des cils. Avec cette nouvelle position, son nez caressait celui de son partenaire.
Ils n'avaient pas allumé la lumière (ils n'en avaient pas eu le temps) et seule la pâleur de la lune les éclairait. Les zones d'obscurité dissimulaient les secrets, les coins de la pièce et certaines parties de leur corps. Mais les rayons pâles éclaboussaient leur visage, révélant les éclats de leur yeux. C'était rassurant de pouvoir plonger ainsi son regard dans celui de l'autre.

« Et je te connais : dis-moi ce que tu veux dire, Ophelia. »

Il n'y avait que lui pour l'appeler par son prénom. Et il n'y avait qu'en sa présence qu'elle se souvenait en avoir un.
Sinon, sa remarque réveillait chez elle son côté taquin. Elle pencha la tête sur le côté, et cette fois il n'y eut plus aucun contact physique. Elle fit semblant de réfléchir, un air espiègle animant sa face.

« Pas de tabou, n'est-ce pas ... ? Dans ce cas-là je suis désolée de te le dire mais ... »

Elle amena son regard vers le sien, rieuse. Elle prit le temps de laisser peser le silence, créant un faux suspens.

« ... mais ton odeur de transpiration après le sexe n'est pas très agréable à sentir. »

Elle lui tira la langue, amusée. A vrai dire, il n'y avait eu qu'une seule fois où, dans une position alambiquée, son nez s'était retrouvé enfoui dans l'aisselle d'Ange. Evidemment que l'odeur n'avait pas été des plus agréables ! Mais que voulez-vous ? Cette demoiselle aimait bien trop taquiner autrui.
Elle posa un vif baiser sur la joue d'Ange avant de rouler sur le côté. Là, elle put se lever. Offrant son dos et ses courbes au médecin, elle s'étira langoureusement. Elle prit le temps de s'étendre, réfléchissant à la stratégie à adopter. Elle se fit la réflexion suivante : si Ange voulait lui parler, alors il le ferait de lui-même. Mais la blondinette avait tout de même envie de creuser ... Peut-être que si elle engageait la confession la première, il la suivrait ?
Elle fit quelque pas, son corps nu offert au regard de l'adulte. Elle observait cette chambre à demi plongée dans l'obscurité.

« Je crois que j'ai commencé à me sociabiliser. Enfin. Pas avec ta secrétaire, ça c'est une autre histoire... Surtout que je l'ai rencontrée devant la porte de ton bureau, juste après qu'on ait ... eu une relation. »

Ce n'était pas exactement le genre de confession qu'elle voulait faire. Les mots étaient sortis d'eux-même. Mais elle ne voulait pas en dire plus. Elle ne voulait pas étouffer Ange de bla-bla.

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Son nez arrête de chatouiller le mien dès que je lui demande de me parler de ce qu'elle veut vraiment engager. Je n'ai jamais été un homme qui passe par quatre chemins, et même déprimé je sais toujours ce que je veux. Et surtout, même si ma curiosité me pique, je sais qu'elle souhaite discuter de quelque chose en particulier. Elle a beau cacher son envie par quelque chose de plus charnel, je connais Ophelia, je sais qui elle est. Et elle est probablement tout ce que j'ai apporté de bon à cet endroit.

Elle balance sa tête sur le côté, où je peux admirer tous les recoins de son visage. Ses parents ont vraiment fait du bon travail, je connais rarement d'aussi belles femmes. La plupart qui sont à l'Institut sont plutôt maussades, mais elle a quelque chose qui pétille. Son regard est spécial. Ses lèvres sont spéciales. Son corps est spécial. Tout chez elle est spécial.

« Pas de tabou, n'est-ce pas ... ? Dans ce cas-là je suis désolée de te le dire mais ... »

Je sais qu'elle va dire une bêtise. Elle va probablement me vanner pour détendre l'atmosphère et se mettre en confiance pour la suite.
Alors je me replace doucement au dessus d'elle, de cette façon nos nez continuent de se chatouiller.

« ... mais ton odeur de transpiration après le sexe n'est pas très agréable à sentir. »

Bingo.
Je lui souris tandis que je soutiens son regard. Elle me tire la langue, comme l'enfant qu'elle est restée. Alors je lève les yeux au ciel avant de retomber sur le dos. Elle trouve tout de même une ouverture pour m'embrasser sur la joue, puis se relève non sans sensualité. De là, je peux observer son corps qu'elle m'a offert plus d'une fois.
Et dire que les relations entre les patients et médecins sont interdites...

Elle reste au milieu de la pièce, interdite. Je crois qu'elle cherche un moyen de continuer la conversation, mais qu'elle n'y arrive pas. Je suppose donc qu'elle réfléchit à une stratégie.
Elle et moi, on est comme ça. Stratégiques pour arriver à nos fins. Sauf que pour une fois, nos fins sont profitables autant à elle qu'à moi.

« Je crois que j'ai commencé à me sociabiliser. Enfin. Pas avec ta secrétaire, ça c'est une autre histoire... Surtout que je l'ai rencontrée devant la porte de ton bureau, juste après qu'on ait ... eu une relation. »

Ah, merde. Astrid a-t-elle eu des soupçons? Pas que je panique, mais je n'aimerai pas qu'elle pense que je suis... Ah, à quoi bon? J'ai tué quelqu'un de toute façon.
Je me contente de soupirer lourdement en plaçant mon bras sur mes yeux. L'information importante n'est pas qu'elle a rencontré Astrid après que j'ai couché avec Ophelia, mais qu'elle a commencé à enfin discuter avec d'autres que moi. Et rien que pour ça, je pourrais me réjouir pour elle.
Je vais au moins essayer.
Alors je m'assois sur le bord du lit, les avant-bras sur mes cuisses, le dos vouté. Je lève mes yeux vers Ophelia, à moitié cachée par mes mèches noires.

- Et qui est le chanceux ou la chanceuse à avoir l'honneur de discuter avec Ophelia Lilith Rosebury?

Je me lève avec elle, et l'imite en m'étirant. Mes bras retombent le long de mon corps alors que je cherche dans mes habits un boxer.
Je continue la conversation un peu plus sérieusement.

- Ca s'est bien passé? Tu as su t'entendre avec au moins? Il ne t'a pas jugé comme "La Cannibale", j'espère?

Alors que j'enfile le sous-vêtement, je me retourne vers elle. Puis, une fois un minimum vêtu, je m'approche suffisamment d'elle pour discerner son visage dans la pénombre.





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Il y a ce qu'on dit, et il a ce que tu es vraiment
Pourquoi tourner autour du pot ? Pourquoi faire semblant de parler d'autre chose ? Clairement, Ange n'allait pas bien. Allongé sur le dos, il se cachait le regard de son avant-bras. Il n'y avait rien de pire que de cacher son regard, ce que les poètes appellent le reflet de l'âme. Dans cette position, l'adulte empêchait Ophelia de le déchiffrer. Elle ne pouvait plus que supposer le degré de sa douleur. Tuer une enfant malgré lui ... Il était désormais un meurtrier. Ce qu'il fallait faire, maintenant, c'était qu'il oublie cette étiquette de lui et lui en écrire une meilleure. Ou plutôt lui rappeler tout ce qu'il est de bien.
Étonnamment, l'adulte quitta à demi le matelas. Il se tourna vers la blonde mais ne lui offrait toujours pas son visage. La jeune femme voulait passer sa main dans ses cheveux afin de découvrir le froncement de ses sourcils ou la moue de ses lèvres. Elle se retint. Ce qui était étrange puisque quelques minutes auparavant elle s'était permise de le toucher partout. Maintenant que ce moment était passé, elle ne se sentait plus légitime d'avoir de pareils gestes. Et même lorsqu'il leva ses yeux vers elle, ne pouvait pas en voir leur couleur.

«  Et qui est le chanceux ou la chanceuse à avoir l'honneur de discuter avec Ophelia Lilith Rosebury? »

Elle sourit tendrement. Gênée, elle coinça une mèche platine derrière son oreille. Le fait qu'il l'appelle ainsi lui rappelait qu'avec lui, elle pouvait se permettre d'être entière. Mais bon, pouvait-elle vraiment le lui confier le nom de son potentiel nouvel ami ?
Il se leva enfin mais on aurait dit qu'il se forçait. Son corps semblait mécanique, contrôlé par quelqu'un d'autre. Il semblait si fatigué ...
D'habitude, elle laissait sa curiosité explorer le corps de l'homme. Ses yeux aimaient épouser les fesses de l'adulte, véritable plaisir visuel. Mais à nouveau, aujourd'hui c'était différent.
De son côté, elle chercha ses sous-vêtements. Elle trouva sa culotte qu'elle enfila tranquillement.

« Ca s'est bien passé? Tu as su t'entendre avec au moins? Il ne t'a pas jugé comme "La Cannibale", j'espère? »
« Oui, mais il semble qu'il en parle parce qu'il sait que ça fait parti de mon histoire. Mais il m'a demandé mon prénom, alors je pense qu'il s'intéresse à plus que ... "la légende".»

Elle fit la moue, avançant jusque dans un coin de la pièce plongé dans l'obscurité. Là, elle mit son haut d'uniforme. Elle continuait de réfléchir. Pouvait-elle dire à Ange que ce garçon était le frère de la fille qu'il avait malencontreusement tué ... ?
Quoique, ce serait un moyen d'aborder le sujet ...
Elle inspira profondément. Allez, c'était comme un pansement à arracher. Un gros pansement.

« Il se fait appeler Le Génie

Sa voix était basse, lente, difficilement articulée. Elle craignait de le blesser. Elle voulait vraiment prendre soin de lui. Sa déchéance était la preuve que l'Institut ne malmenait pas que ses patients, mais également ses médecins. C'était à cause des ses règles bancales et de sa pseudo-cécité que l'Institut blessait les habitants de l'île.
La blonde avait encore plus de partir. Mais pas seule. Pas juste avec les patients. Elle voulait prendre Ange aussi.

« C'est le frère de Loreleï Hexe. »

Elle se tourna lentement vers le médecin. Très doucement, elle passa ses bras autour de son torse. Il était encore chaud. Elle cala sa tête dans sa nuque, un peu sur la pointe des pieds. Et elle le serra contre elle. Pas très fort. C'était une étreinte comme une caresse.

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« Oui, mais il semble qu'il en parle parce qu'il sait que ça fait parti de mon histoire. Mais il m'a demandé mon prénom, alors je pense qu'il s'intéresse à plus que ... "la légende".»

Je la regarde avec inquiétude. Si quelqu'un s'intéresse à elle plus qu'à la "légende", ça me paraît louche. Comme si cette personne voulait une protection en étant du côté de la célèbre Cannibale, ou comme si elle voulait s'en servir pour plus tard, comme une carte à abattre.
Et je ne veux pas ça pour elle. Il faudrait que je discute avec cette fameuse personne.
J'ai donc besoin de son nom. Et de son matricule, au passage.

Elle s'en va se cacher dans l'ombre, comme si elle cherchait à m'échapper, comme si je n'avais plus le droit de la regarder. Mais je suppose que c'est uniquement de la pudeur féminine, combien même ce n'est pas nécessaire de l'être avec moi.
Je reste planté là, à l'observer.

En revanche, son inspiration ne me dit rien qui vaille.

« Il se fait appeler Le Génie .»

Ah yes, encore une "légende" de l'Institut. Comme si je connaissais tout de cet endroit.
Mais le principal, c'est que ça confirme mes doutes : Le Génie a besoin de La Cannibale, soit d'une main d’œuvre. Enfoiré. C'est bien une personne qui mérite une punition digne de ce nom pour croire aux absurdités des rumeurs de cette île.
Il faudrait vraiment que je le retrouve pour lui mettre les points sur les i.

Et alors que je m'apprête à la mettre en garde, elle me coupe l'herbe sous le pied :

« C'est le frère de Loreleï Hexe. »

Je me fige tandis qu'elle se retourne, comme pour s'assurer qu'elle ne m'avait pas asséner le coup de grâce.
Elle... Fricote avec le frère de Loreleï Hexe? Alexander, si je me souviens bien... Et probablement la personne qui veut le plus au monde me voir mort, et ce légitimement.

C'est alors que j'y vois plus clair : il a besoin d'elle pour me détruire. Mais elle ne ferait pas ça. Je la connais, elle n'irait pas me nuire. Peut-être même qu'elle me défendrait.
Qu'est-ce que je m'imagine? Qu'il connaît la relation qui le lie avec elle? Que j'arrête de délirer un peu, c'est la panique qui parle.

- Je vois...

Et c'est bien sûr le sujet qu'elle voulait aborder. Pas comme si ça m'étonnait, au contraire. Elle l'a fait habilement, et je suis enchanté qu'elle ose en discuter, et surtout me le servir sur un plateau d'argent. "Faut qu'on en parle" déguisé. Elle est intelligente, c'est quelque chose que j'oublie quand on discute avec nos corps.

Je m'humidifie les lèvres et je me rassis. Je crois que j'aurais bien besoin de me poser vu que mes jambes se sont mises à trembler sans que je m'en aperçoive.
Je m'éclaircis la voix et je l'invite à s'installer à côté de moi, sans pour autant oser la regarder.

- Qu'est-ce que tu veux savoir? Avant que je ne te fasse part de mes doutes quant à Alexander.





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Il ne réagissait pas ? Vraiment ?
C'était peut-être une bonne chose. Peut-être qu'Ange méditait sur ce que ça voulait dire. D'abord, la Cannibale commençait à sortir de sa solitude. Ensuite, elle lui rappelait la mort de Loreleï Hexe. Elle voulait tellement qu'Ange s'en libère. En l'étreignant, elle entendait son cœur battre et sentait son corps se figer. Cette attitude traduisait combien cette histoire était importante pour Ange. Mais surtout, qu'elle le rendait prisonnier. Comment se voyait-il maintenant ? Se savait-il assassin ou non ? Allait-il se voir comme ça tout sa vie ?
Pourquoi il ne se confiait toujours pas ? Pourquoi il ne disait toujours rien ?

« Je vois ... »

La blonde se crispa, serrant alors Ange plus fort contre elle. Elle cacha sa tête dans son cou. C'était ici que son odeur était la plus forte. La même odeur que d'habitude. Celle qu'elle avait toujours connue. L'odeur qu'elle préférait le plus à l'Institut. La même odeur. Parce que Ange était toujours Ange. Sang sur les mains ou non.
Mais il ne disait toujours rien. Même son corps se taisait. Ses jambes se contentaient de trembler mais cela se sentait qu'Ange se retenait.
Il lui fit signe de s'asseoir à côté d'elle. Elle hésita, puis obéit. Néanmoins, une fois assise, elle mit sa main sur la cuisse du médecin. Elle voulait lui rappeler sa présence.

« Qu'est-ce que tu veux savoir? Avant que je ne te fasse part de mes doutes quant à Alexander. »

Elle serra les dents. Elle comprenait qu'il voulait parler de lui mais elle ... Si elle avait commencé à parler du Génie aussi, c'était pour l'amener à parler de Loreleï. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait précisé de qui il était le frère.
Et des doutes ? Comment ça des doutes ? Si elle le laissait faire, le sujet de conversation allait dériver là où elle se fichait bien.
Si ça continuait, elle allait partir d'ici sans que rien n'ait avancé. Courroucée, elle se leva d'un bond et fit face à Ange.

« Mais merde, Ange ! »

Elle fit les cent pas, répétant des « merde » sur plusieurs tons. Puis elle prit Ange par les épaules et ses yeux s'ancrèrent dans les siens.

« Tu vas continuer ce petit jeu longtemps ? Tu vas encore faire semblant que ça n'a pas existé ? Tu as tué Loreleï Hexe ! Tu l'entends ça ? Et tu compte ne pas en parler ? Je veux que tu me parles, d'accord. Que tu me dises que ça ne va pas. Pleure si ça te fais du bien. Mais soulage-toi de ça, bordel. »

Elle ne lui avait jamais parlé comme ça. En fait, elle n'avait jamais haussé le ton avec lui, et réciproquement. Ils avaient toujours ri tous les deux, c'est tout. Et lui, il avait toujours été de bons conseils pour elle. Si elle avait cessé de pleurnicher et de se lamenter sur son sort, c'était grâce à lui. Il avait été son tremplin pour s'endurcir. Alors ça lui faisait bizarre de lui crier dessus. Mais ça lui faisait aussi beaucoup de bien.
Elle se radoucit mais conserva un air sérieux. Elle tenait toujours Ange par les épaules pour qu'il ne se dérobe pas.

« Tu sais très bien que tu peux te confier à moi. Tu n'es pas obligé. Mais si tu as besoin de moi, vraiment, je suis là. Je serais toujours là. »

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Alors qu'Ophelia était, comme à son habitude, aussi douce qu'une femme puisse l'être, elle venait de se lever sans prévenir, me surprenant au passage. Elle qui venait de mettre le sujet sur le tapis avec une habileté que je respecte, la voilà qui perd contenance.

« Mais merde, Ange ! »

J'écarquille les yeux, ne comprenant pas ce qu'il se passe. Elle avait une voix calme et posée, qui me berçait, et à présent, elle bouge partout dans la pièce, comme si elle perdait patience.
Et avant que je ne puisse dire quoique ce soit, elle me prend les épaules, fermement, et plantant son regard dans le mien. J'en ai le souffle coupé. Je ne l'ai jamais vue comme ça.

« Tu vas continuer ce petit jeu longtemps ? Tu vas encore faire semblant que ça n'a pas existé ? Tu as tué Loreleï Hexe ! »

Je la regarde comme si c'était une démone alors qu'elle me hurle dessus. J'entrouvre la bouche pour protester mais elle continue dans sa tirade, prête à exploser. J'ai vraiment envie d'arrêter la mèche qui enflamme la bombe qu'elle est, mais c'est impossible, je n'ai aucune ouverture. Alors, qu'elle, ne se gêne pas pour m'ouvrir le corps en plantant un couteau dans ma chair à plusieurs reprises.

J'ai le cœur qui remonte jusqu'à ma bouche, prêt à en sortir comme le contenu de mon estomac. Je suis encore écœuré de ce que j'ai fait, j'en fais des cauchemars la nuit, et elle ose me dire que je fais semblant que ça n'a pas existé? Pour qui me prend-t-elle? Un sans cœur ?

« Tu l'entends ça ? Et tu compte ne pas en parler ? Je veux que tu me parles, d'accord. Que tu me dises que ça ne va pas. Pleure si ça te fais du bien. Mais soulage-toi de ça, bordel. »

Je la fixe, la laisse finir me crier dessus alors que je me sens suffisamment coupable comme ça. J'ai les yeux qui piquent, les mains qui tremblent, une irrépressible envie de hurler. Elle ne comprend pas. Elle ne comprendra jamais. Puisqu'elle n'a jamais tué qui que ce soit, combien même son sobriquet prouverait le contraire.

« Tu sais très bien que tu peux te confier à moi. Tu n'es pas obligé. Mais si tu as besoin de moi, vraiment, je suis là. Je serais toujours là. »

Je reste silencieux, pour l'instant. J'ai la rage qui me dévore le ventre et qui me monte à la tête, les larmes qui menacent de couler, les poings de frapper, mes jambes de fléchir, ma bouche de crier...
Si j'ai toujours été un modèle pour elle, je ne peux plus l'être désormais.

Je ferme les yeux, histoire de chasser les larmes, et j'inspire. J'essaie de reprendre calmement, mais ma voix se brise, entremêlée dans la colère et la tristesse :

- Comme si je faisais semblant que ça n'avait pas existé... Tu sais que j'y étais, à cet endroit, quand c'est arrivé? Tu sais que j'ai senti la balle partir? Que j'ai vu le sang couler bien plus près que n'importe qui? Tu sais que si j'en souffre aujourd'hui, c'est parce que je me dégoute et que je revois cette scène encore et encore dans mes nuits, que je n'arrive plus à dormir et que manger me répugne?

Je n'avais jamais eu un regard aussi dur envers elle. Mais je n'arrive pas à faire semblant. Elle me fait croire qu'elle me comprend, qu'elle sera là pour m'épauler, mais tout ce que je vois, c'est une jeune fille qui veut se rendre utile. Je ne sais pas si elle souhaite vraiment m'aider au stade où elle en est dans l'impatience.

Je déglutis avec difficulté avant de la forcer à retirer ses mains de mes épaules, sans prendre conscience que c'est comme un geste de rejet. Mon regard se dérobe vers le sol et je sens qu'elles sortent enfin pour venir saler mes joues. Je les sens venir sur mes lèvres.

- Non, tu ne sais pas tout ça. Et il n'y a pas que ça, en plus. J'ai mis en danger les autres patients, l'Institut, ma carrière, mais ce ne sera jamais pire que de tuer quelqu'un. Toi tu ne sais pas ce que ça fait que d'avoir du sang sur les mains, d'avoir envie de vomir juste en regardant ton visage dans la glace, de devoir te lever en affrontant les regards meurtriers des autres, et de devoir faire quand même ton travail comme si de rien était. Et je ne souhaite en aucun cas que ça t'arrive.

Un rire nerveux s'échappe de ma gorge alors que j'essuie mes joues humides.

- Alors, s'il y a bien une chose que je n'ai pas envie d'entendre, c'est que je prétends faire comme si je n'avais rien fait, puisque chaque seconde de ma vie me le rappelle constamment.





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Il y a ce qu'on dit, et il a ce que tu es vraiment
Ilne disait toujours rien. Ophelia le dévisageait avec attention, essayant d'interpréter le moindre tressautement de sourcils, le plus faible des tremblements de lèvres ou juste ce que voulait transmettre son regard.
Décidément, elle ne comprenait pas Ange. Que se passait-il actuellement dans sa tête ? Etait-ce le chaos ? Est-ce qu'il se taisait parce qu'il avait peur de se confier ? Ou parce qu'il en avait réellement rien à faire de la mort d'une patiente .... ?
La Cannibale se pétrifia. Un instant elle imagina que Ange, sa personne préférée dans l'Institut, soit véritablement un infect connard et le sol se déroba sous ses pieds.
Puis elle le vit fermer les yeux.

« Comme si je faisais semblant que ça n'avait pas existé... Tu sais que j'y étais, à cet endroit, quand c'est arrivé? Tu sais que j'ai senti la balle partir? Que j'ai vu le sang couler bien plus près que n'importe qui? Tu sais que si j'en souffre aujourd'hui, c'est parce que je me dégoute et que je revois cette scène encore et encore dans mes nuits, que je n'arrive plus à dormir et que manger me répugne? »

Elle eut un hoquet de surprise et ses épaules s'affaissèrent de soulagement. Ange souffrait. Ange se confiait. Tout ce que voulait Ophelia, c'était qu'il se débarrasse de tout son désespoir. Et ça semblait arriver.
Puis Ange repoussa tout contact avant de baisser les yeux. La blonde le laissa faire. Elle n'intervenait pas. Elle n'interviendrait pas. Pas tout de suite. De toute façon, elle ne savait ni quoi dire, ni quoi faire. Elle voulait juste épancher toute la tristesse d'Ange. Elle ne voulait pas lui dire qu'elle était désolée ou que tout s'arrangerait. Elle ne voulait pas lui balancer une phrase cliché. Elle voulait être vraie en rendant hommage à la confiance que lui vouait actuellement Ange.

« Non, tu ne sais pas tout ça. Et il n'y a pas que ça, en plus. J'ai mis en danger les autres patients, l'Institut, ma carrière, mais ce ne sera jamais pire que de tuer quelqu'un. Toi tu ne sais pas ce que ça fait que d'avoir du sang sur les mains, d'avoir envie de vomir juste en regardant ton visage dans la glace, de devoir te lever en affrontant les regards meurtriers des autres, et de devoir faire quand même ton travail comme si de rien était. Et je ne souhaite en aucun cas que ça t'arrive. »

En effet, elle ne savait pas ce que ça faisait. Elle avait cherché à effacer la douleur depuis longtemps. Grâce à la personne qui pleurait en face d'elle. Il y avait deux ans de cela, c'était elle qui chouinait par terre. Et lui, il lui avait tendu un mouchoir et une main. Il lui avait fait une blague cochonne aussi, mais elle ne l'avait pas comprise.
Les rôles s'inversaient.

« Alors, s'il y a bien une chose que je n'ai pas envie d'entendre, c'est que je prétends faire comme si je n'avais rien fait, puisque chaque seconde de ma vie me le rappelle constamment. », dit-il après avoir essuyé un rire nerveux.

Elle lui fit un triste sourire avant de chercher dans la chambre. Elle vit une boîte de mouchoirs, c'est-à-dire ce qu'elle désirait. Elle en prit un et, debout face à celui qui était voûté, elle le lui donna.
Décidément, elle avait dit exactement ce que Ange ne voulait pas entendre. Et en vérité, ça lui crevait le cœur de le savoir comme ça. Mais elle était aussi ravie ... Si Ange pouvait parler de tout ça, alors ça voulait dire qu'il ne s'isolerait pas. Il n'allait pas se replier sur lui-même.
Il n'allait pas quitter l'île.
Elle le comprit à l'instant ... Elle avait eu la peur terrifiante que cela déprime tant Ange qu'il s'en aille de l'Institut. Elle avait eu peur de le perdre.

« Tu as un peu de morve ... »

Elle lui sourit franchement, bien que son regard laissait entrevoir un trouble.

« Tu es vraiment ... mais vraiment très fort Ange. Beaucoup aurait fui en vivant ce que tu vis. D'autres se seraient renfermé. Mais toi tu es encore là, et tu arrives même à faire croire que ça ne t'atteins pas. »

Elle hésita un peu. Elle ne savait vraiment pas quoi lui dire. Les mots venaient d'eux-même. Elle eut le souvenir de la mort de la demoiselle. Elle avait quand même salement provoqué son assassin. On aurait presque dit qu'elle voulait qu'il la tue.
Ophelia lui en voulait à la petite. Si elle avait voulu mourir, elle aurait pu éviter de faire d'Ange son souffre-douleur.
Vraiment, c'était d'une injustice ...
Elle se pinça les lèvres pour retenir ses propres sanglots. Elle avait trop d'émotions en elle.

« Ange ... Je suis sûre que là où elle est, elle ne t'en veux pas. Loreleï Hexe. Toi comme moi, tu l'as vu ... C'était ce qu'elle voulait. Elle te connaissais. Elle a su te faire faire ce qu'elle voulait. Alors si elle ne t'en veux pas ... Toi non plus tu ne devrais pas t'en vouloir. »

Elle opina du chef pour affirmer ses propos. Elle était consciente de dire un peu n'importe quoi. Mais il fallait dire que cette situation lui était inconnue et elle ignorait comment la gérer. Elle voulait juste épauler Ange.

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Médecin
Au final, quel était le pire dans cette conversation, où je venais de me dévoiler comme jamais je ne l'avais fait? Le sourire sur le visage de Ophelia? Ma posture faiblarde et triste de vérité? Le truc salé qui me lacère les joues? Ou son silence révélateur?
Je crois que c'est son manque de réaction. Elle ne dit, juste, rien. Elle m'a forcé à tout dire, elle m'a planté où ça me fait le plus mal. Mais elle ne me montre aucun soutien. Je crois même qu'elle s'en va, vu que je vois ses pieds s'éloigner dans la direction opposée. Mais aucun son de porte. Prend-elle un plus grand angle de vue pour plus se moquer de moi et se délecter de ma situation pathétique?
Elle se rapproche, tenant un mouchoir dans sa main. Je renifle.

« Tu as un peu de morve ... »

Je lève les yeux vers elle, mais quelque chose me brouille la vue. Alors je passe ma main sur mes yeux, et j'arrive finalement à la voir clairement. Je ne sais pas à quoi elle pense, mais je prends le mouchoir et souffle dedans. Je ne prends pas la peine de regarder ce qu'il y a à l'intérieur, je m'essuie juste les narines.
Je lance le mouchoir usagé sur ma table basse et la regarde à nouveau.

« Tu es vraiment ... mais vraiment très fort Ange. Beaucoup aurait fui en vivant ce que tu vis. D'autres se seraient renfermé. Mais toi tu es encore là, et tu arrives même à faire croire que ça ne t'atteins pas. »

Alors c'est comme ça qu'elle me voit? Elle ne me voit pas comme une loque et un monstre qui a osé vider son chargeur sur une pauvre adolescente qui n'a rien demandé?
Je ne sais pas ce que je dois en penser. Si je dois être content de trouver une personne qui est presque fière de moi et qui arrive à me trouver des qualités que je n'aurais pas soupçonné, ou si je dois me méfier parce que c'est très étrange.
Je suis instable depuis quelques jours, voir semaines. Mais peut-être qu'avec Ophelia, et peut-être Donatien, j'arriverai à retrouver un équilibre?

« Ange ... Je suis sûre que là où elle est, elle ne t'en veux pas. Loreleï Hexe. Toi comme moi, tu l'as vu ... C'était ce qu'elle voulait. Elle te connaissais. Elle a su te faire faire ce qu'elle voulait. Alors si elle ne t'en veux pas ... Toi non plus tu ne devrais pas t'en vouloir. »

Je ne sais pas si elle a raison, mais j'ai envie d'y croire comme elle y croit. Elle m'a toujours vu comme un protecteur et non un tueur, et probablement que son affection pour moi lui brouille la vue et le cerveau, mais j'ai envie d'être comme elle me décrit.
Je m'ébouriffe les cheveux et regarde le sol. Je ne sais pas trop quoi dire.
Alors je me lève et lui tends le reste de ses affaires :

- Si tu restes ici trop longtemps, on va se poser des questions.

Je la regarde dans les yeux, et j'avoue que la suite de cette conversation n'arrive pas à venir. Qu'est-ce que je devrais lui dire pour la rassurer? Pour continuer de la protéger? Pour lui montrer qu'elle n'a pas tort de croire dans un homme comme moi?
Est-ce que c'était juste une erreur de parcours? Loreleï Hexe ne m'en veut-elle vraiment pas? Voulait-elle vraiment en finir? Lui ai-je retiré un poids...?
Je n'en sais rien, et personne n'en saura rien.

- Ophelia Lilith Rosebury... Toi, tu es quelqu'un.

Je dépose un baiser sur sa joue et lui dit :

- Merci.





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