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20/10/2018
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22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Il faut qu'on parle (Ange et Donatien)

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IL FAUT QU'ON PARLE

Donatien avait longuement réfléchi au cas d'Ange. Depuis la mort de Z01 - il y avait donc une semaine de cela -, Donatien avait mis en place beaucoup de choses. Il avait discuté avec la médecin de Z01, et avec les infirmiers de l'asile qui l'avait surveillée. Le rapport était officiel : Loreleï Hexe souffrait de démence. Cela s'expliquait à travers son comportement hyperactif - on pensait notamment à ses diverses bagarres - et sa complicité de meurtre d'un garde. On ne l'avait d'ailleurs pas dénoncée aux autorités puisque ses actes criminels étaient guidés par une triste folie. On en arrivait donc à sa place dans l'asile, là où les fous avaient leur place. Des témoignages - faux, évidemment, mais appuyés sur des faits réels - permettaient de mieux comprendre la dégradation mentale de l'adolescente. Elle aurait agressée un garde le soir d'une tempête de neige, et on l'aurait vu dehors, dans le froid. Dans un excès de folie, elle aurait cherché à tuer le docteur Barrabil qui sut la recadrer, et prendre soin d'elle.
Maintenant il fallait régler la tuerie improvisée de la semaine précédente. Donatien devait clairement construire une défense avec Ange. Il avait déjà un plan bien précis pour cela.
Pourquoi Donatien voulait-il préserver Ange ? Après tout, lui aussi avait vu l'index du médecin presser la détente et détruire une vie. Pour la simple et bonne raison qu'il fallait faire attention à l'image de l'institut. Au début, Donatien voulait se servir de cet événement comme une faiblesse contre Ange, puis se rendit compte que ce n'était pas mérité. Ange était un excellent médecin, il ne fallait pas le négliger. Et surtout, si on apprenait qu'un brillant docteur avait tué une gamine lors d'une punition publique ...
Enfoncé dans son fauteuil, à midi pile, Donatien attendait donc son collègue. Ils déjeuneraient ensemble. Pour cela Donatien avait préparé son propre repas : une salade de tomate qu'accompagnaient quelques morceaux de mozzarella, une bouteille d'eau fraîche et une pomme en dessert. Un repas complet et équilibré, où chaque aliment avait été choisi avec soin.
Il avait convié Ange pour 12h05. Plus que quatre minutes à attendre ... Il se souvint encore l'avoir croisé ce matin dans un couloir d'un étage de soins, lui avoir saisi le bras, l'avoir regardé entre deux yeux et, très durement, lui avoir annoncé :" Dans mon bureau à midi cinq, il faut qu'on parle."
Et ils en avaient des choses à se dire. La question du meurtre de Z01 n'était qu'un sujet parmi tant d'autres...




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(Désolé d'avance, c'est super long XD)

Je crois que je ne mettais jamais à ce point réveillé avec l'impression d'avoir une énorme pierre sur le dos et les épaules. Toute ma colonne vertébrale m'est douloureuse, mes muscles semblent s'être contractés en pleine nuit, et ma tête me menace encore pour toute la journée.
Mal dormir équivaut à passer une très mauvaise journée, dans une douleur physique aussi bien que psychologique.

Je crois que cet épisode m'aurait valu un psychologue, ou un psychiatre. Malheureusement, je ne souhaite parler à personne de mes problèmes. Personne ne me croirait. Tout le monde me rejetterait la faute, et ils ont le droit. Je ne les blâme pas de me flageller et de me jeter toute la responsabilité. Après tout : c'est moi qui l'ai tuée.
Je me dois de l'accepter pour avancer, je le sais bien tout ça. J'ai fait des études sur la psychologie, même si j'avoue que ce n'est pas ce qui me passionne au prime abord. Après tout, c'est comme ça que ça se passe : déni, colère, supplication, « je m'en fous »  et acceptation. Je crois que j'en suis à la colère. C'est un pas de fait. Je ne suis plus dans le déni. En même temps, comment être dans le déni lorsque vous avez provoqué de vos propres mains, en l'ayant vu de vos propres yeux, en ayant ressenti toute l'ambiance qui s'est d'un coup dégradé, la mort de cette enfant.
Aucun déni n'est possible.

Alors, j'en déduis que j'en suis à la colère. Et la dépression, soi-disant passant. Je ne suis pas stupide : je sais que je suis tombé en dépression. Je ne dors plus, je n'y arrive pas. Les seules images et sons qui me reviennent à l'esprit sont les faits de la Grande Sanction. Je ne veux voir personne. J'ai peur. Je pleure, parfois.
Je suis devenu le faible que j'étais avant. Je me revois encore, à 11 ans, me faire... Par cette connasse. Et je n'osais rien dire. Et je n'osais rien faire. Et je me laissais faire. Parce que j'étais faible.

J'ai toujours été faible. Ça a toujours été le cas. Je me suis juste dit que c'était en étant un connard qu'on était fort, mais non. J'avais probablement tort. Les connards ne sont pas forts : c'est juste une version évoluée des faibles dans le déni de leur faiblesse.
Je suppose donc être un connard. Il était temps que je m'en rende compte. Au moins, j'aurais peut-être l'occasion de devenir quelqu'un de meilleur, qui sait ? Rien n'est perdu, tout est à gagner.
Si seulement c'était vrai. Les types de mon gabarit, de ma trempe, n'ont pas ce genre de futur ni de rédemption. Je crois qu'on est destiné à être connard toute notre vie, et que ce soit en plus marqué sur notre front. Histoire de bien être sûr de ne pas nous approcher, et donc à être seul toute notre vie.

C'est avec ce genre de pensées que je remplis mes journées. Je me lève – si j'arrive seulement à me coucher – , je contemple mon évidente culpabilité dans le miroir, puis mes cernes de vingt kilomètres de long et de large. Mes yeux n'ont jamais été aussi gonflés, j'ai l'impression d'être un poisson. Un vieux poisson, un peu à l'allure décédé. Un peu fripé aussi. Ça devait être fourni avec l'allure de décès.
Finalement, j'arrive encore à faire de l'humour. Je pourrais presque souffler du nez.

Une semaine. Une semaine où Loreleï Hexe est décédée, partie de ce monde. Par ma main. Par mon geste lâche et impulsif. Cette impulsivité, personne ne l'aurait vue. Pas même moi. Comme quoi, l'ironie du sort, c'est que je suis coupable, au stade de la colère, et décidément en manque de sommeil. Preuve de ce que j'avance : je me suis endormi en me brossant les dents. Je suis sur le sol depuis maintenant sept minutes, la bouche ouverte, la salive sur le sol mélangée avec le dentifrice. On dirait que j'ai la rage.
Je me ressuis la bouche, puis je me redresse. Je ressens à chacun de mes mouvements une sorte de fatigue lourde et puissante, traduite par de simples courbatures. Simples, mais drôlement efficace. J'ai l'impression qu'on me martèle mon dos lorsque je m'étire. Ou lorsque je bouge.
Je pose mon pied sur la flaque saliveuse, je glisse, tombe, me fracasse le genou sur la poubelle. Heureusement, elle est solide. Elle résiste au choc. Elle ne tombe pas. Mais moi, j'ai mal. J'aurais un bleu. Bah, il partira tout seul.

Je me relève une nouvelle fois, le tout en baillant. Mes volets ne sont même pas ouverts, il fait sombre. Pas une once de lumière dans cette fichue chambre des cauchemars. Je la hais. Je la hais. Autant que je me hais. Pour dire à quel point je la hais. Ces quatre murs m'emprisonnent dans mes hantises.

J'avance vers mon armoire, brosse à dents toujours à la main. J'ai oublié de rincer ma bouche, j'ai du avaler deux fois du dentifrice. Je retourne alors dans ma salle de bain, me rince les dents plusieurs fois, pose ma brosse à dents, puis retourne devant mon placard. Que des costards de connard. Bien, on avance.
Malheureusement, ma fierté me pousse à en enfiler un. Peut-être aussi parce que je n'ai rien d'autre. Mes tee-shirts sont mes pyjamas, ainsi que mes pantalons.
Je balance ma tête en arrière, puis ferme les yeux. Trop longtemps, je retombe sur le sol. Ce qui me réveille brusquement, soi-disant passant.

J'en ai marre.
J'en ai marre.

Ma tête a cogné contre le sol, je suis étourdi. Je vais avoir un bleu, une bosse. Deux raisons supplémentaires pour rater une nuit de plus, combien même mon sommeil est en augmentation exponentielle.

Pour la première fois depuis longtemps, j'hésite à retourner chez moi. A retrouver les miens, à voir l'évolution de mes frères et sœurs, ce qu'est devenue ma mère. Si elle s'est trouvée une compagne acceptable, cette fois-ci. Cela fait longtemps que je ne les ai pas appelé. Ce sont eux qui me contactent, en général.
Connard.

Je sors de ma chambre, chaussures cirées – ou presque – aux pieds, la tête encore dans l'oreiller. Je crois que je n'ai jamais été à ce point pathétique. J'espère que Loreleï Hexe rit de moi, dans l'au-delà. Elle en a le droit. De toute façon, qui peut juger une morte ?
Je regarde les femmes qui passent. Elles ne me regardent plus de la même façon qu'avant, si tenté qu'elles me regardent. De toute façon, j'ai perdu la foi de leur refiler des sourires mensongers. Ma réputation n'a jamais été aussi basse. Je crois que je serai définitivement parti si Ophelia et Astrid n'avaient pas été là pour moi. Je ne sais même pas ce qu'en pense vraiment Donatien.

Je sors du Bâtiment, je sens l'air me rafraîchir. C'est bizarre. C'est probablement la fatigue, mais j'ai l'impression de flotter. Si je tombe une troisième fois, je crois que je vais définitivement retourner dans ma chambre.
Je hais les insomnies, quelle que soit leur nature.

Je suis dans le bâtiment principal. Je passe les couloirs et les escaliers. Je monte en salles de soin, je m'occupe de ceux que je suis sensé soigner. Ausculter, aussi. Bref, je fais mon taff. Si j'ai fait honte à l'Institut par mon acte encore impuni, je refuse pour autant de mal faire le travail que l'on m'a confié. J'ai même réussi à avoir des résultats plutôt satisfaisants en trois ans. Trois ans ? Déjà ? Ça passe vite...

En sortant d'une de mes salles, je sens quelque chose m'agripper le bras. Et avec force.
Je me retourne vivement avant de me retrouver nez à nez avec mon patron et ami. Il me donne rendez-vous à midi cinq dans son bureau, avant de disparaître comme il est apparu. Il veut qu'on déjeune ensemble ? Pourquoi pas, cela faisait longtemps qu'on n'avait pas mangé autour d'un bon repas. Enfin, ça fait quand même bizarre de le croiser comme ça, à la volée, dans le couloir. Je me demande bien s'il n'est pas venu uniquement pour me dire ça. Surtout qu'il doit avoir un tas d'employés ou salariés qui peuvent faire ça pour lui. Est-ce que ça doit rester secret ?
Mais bon, au final, on s'en fout. J'ai eu l'info, c'est le plus important. Je dois arrêter de me poser des questions, comme le connard que je suis. Ou j'étais. Tout dépend si on peut qualifier une loque de connard. Tout est subjectif.

Je retourne dans la salle de soin, occupée par mon patient qui m'attend toujours. Il a l'air vaguement flippé. Je le comprends. J'ai tué quelqu'un, et il a du être présent lorsque c'est arrivé. Quoi de plus naturel que de se demander si sa vie n'est pas en danger. Mais bon, franchement, je n'ai même pas d'armes sur moi. Ces trucs immondes qui ôtent les vies.
Je les hais, ça aussi.

Je quitte à la fin de la séance mon patient la salle de soin, fermant derrière moi la salle. Je ne me prends rien à manger finalement : je n'ai pas faim, tout simplement. Je crois avoir maigri ces temps-ci et avoir perdu un peu de muscles...

J'avance jusqu'au bâtiment du personnel. Je frappe à la porte du chef des médecins et entre lorsqu'il me l'autorise. Je suis en retard d'une minute. Rien que pour ça, je vais me faire incendier.
Désolé c'est vraiment super long x)





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IL FAUT QU'ON PARLE

Dix secondes.
Qu'est-ce que c'était que dix secondes dans une vie ? Dix secondes c'était quelques battements de cœur, un record de 100 mètres, le temps d'avoir une mauvaise idée.
Trente secondes.
Trente secondes, ce n'était que trois fois dix secondes. Ce n'était que la moitié d'une minute. C'était le temps d'être sûr que notre idée était vraiment mauvaise. C'était le trente secondes de :" j'arrive dans trente secondes", alors qu'on allait encore s'attarder cinq minutes.
Une minute.
Une minute dans un planning chargé, qu'est-ce que c'était ? Une minute c'était le temps de rater un bus, un train, un avion. Une minute c'était le temps qu'il fallait pour faire infuser un thé. Une minute c'était peut-être le temps nécessaire de reprendre ses esprits. Parfois, juste après que le réveil ait sonné, on avait besoin de cette minute pour sortir de son sommeil. Une minute pour finir d'écrire le dernier mot de sa dissertation. Une minute pour cacher son amant dans le placard quand son mari rentre plus tôt du travail. Une minute pour dissimuler un cadavre à la police.
Oui, on pouvait en faire des choses en une minute.
Quand on frappa à la porte, Donatien ne se contenta pas d'autoriser verbalement autrui à entrer dans son bureau. Non, il resta sagement dans son fauteuil, irrité. Il fixait le bois de la porte sans ciller, comptant dans sa tête les secondes.
Ange venait de lui voler une minute de sa vie, il n'y avait pas de raison pour que Donatien ne lui rende pas la pareille.
Plus que quinze secondes.
Donatien se détacha du cuir de son fauteuil. Ses pieds passèrent sur le tapis, là où le parquet avait été refait puisque le sang de Z01 avait tâché ce dernier quelque mois auparavant. Parce que Ange lui avait tiré dessus. Heureusement que les graviers de la cour centrale n'avait pas besoin d'un revêtement, parce que cette fois-ci la gamine y avait laissé plus de sang. Parce que Ange lui avait à nouveau tirer dessus.
Etait-ce la faute de Donatien ? Si ce dernier ne lui avait pas donné d'arme chargée, est-ce qu'elle serait encore en vie ?
Non, Donatien était persuadé qu'il était innocent. Et s'il avait été en colère contre Ange, il avait su éponger cette dernière durant la semaine. Maintenant qu'on avait tout pour couvrir son collègue, il se sentait mieux.
Enfin, ça c'était jusqu'à ce que le brun n'arrive en retard.
Donatien n'allait jamais ouvrir à ses interlocuteurs. Jamais. Même son Lys n'avait pas eu
ce privilège. Quand le médecin en chef prononçait :"entrez", vous étiez invité à pénétrer dans son royaume. Mais s'il venait vous ouvrir, alors c'était comme s'il vous forcez à venir dans son monde.
Il ouvrit la porte longuement. Il voulait que cette minute s'éternise. Il voulait qu'Ange ait un milliards de mauvaises idées dans la tête. Il voulait se faire désirer : parce qu'il était Donatien Elpida, son supérieur, et Ange avait intérêt à s'en rendre compte.
Puis la porte fut entièrement ouverte. Donatien les deux pieds dans son bureau, dans son antre, chez lui. Ange, à l'extérieur, prêt à y entrer si son collègue l'y permettait.
Ange était en piteux état. Creusé, moins coloré, moins intéressant. Cette bestialité impulsive que Donatien lui avait toujours étrangement admiré n'existait plus. Tss, ce n'était pas comme ça qu'on exerçait dans son Institut ... !

- J'espère que vous avez une bonne raison pour être en retard. Que vous avez conscience de ce que peut représenter une minute dans mon planning. D'ordinaire, je n'aurais même pas cherché à venir vers vous, je vous aurait laissé de l'autre côté.

Lui qui ne prêtait jamais d'attention aux détails abandonna son regard sur son collègue qu'il observa de la tête aux pieds. Le médecin en chef grimaça. Il n'avait pas sauvé Ange de la prison pour que ce dernier se présente ainsi ...
Dans un silence électrique, il s'attarda sur les plis de ses vêtements, la façon dont la lumière diurne se reflétait sur la peau de l'adulte, sur la courbe de ses cils et le sens dans lequel était noué sa cravate. Puis, il revint enfoncer son regard dans celui de son collègue : il était le patron. Ange était faible, peut-être qu'il cesserait de l'affubler de son ridicule "Dodo", qu'il le respecterait enfin. Peut-être qu'ils ne seraient pas sur un pied d'égalité, mais que Donatien aurait le contrôle sur Ange.

- Mais vous n'êtes pas n'importe qui et nous avons des choses à nous dire, je suppose.

Là, Donatien s'écarta, faisant signe au brun d'entrer. Il pouvait enfin poser un pied dans le bureau. Bienvenue dans l'univers du Docteur Elpida, pour le meilleur et pour le pire.




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Était-ce le mot :"Incendier" qui était approprié ici? Je ne pense pas. A cet instant, je suis comme un imbécile face à une porte close, attendant sagement que l'on m'ouvre la porte ou qu'on me dise d'entrer. Mais cinq secondes passent. Puis dix. Puis vingt. Et cela commence vraiment à se faire long. Trop long.
Donatien aurait-il eu un empêchement de dernière minute? Quelqu'un aurait-il accaparé son temps si précieux? Non, il l'aurait prévenu par un moyen quelconque. Alors était-il mort? Probablement pas, il pouvait y avoir du passage dans son bureau et Donatien n'était pas du genre à mourir sur son fauteuil.

Alors, j'attends. J'imagine que si j'attends depuis maintenant trente secondes, c'est parce que je l'ai fait attendre une minute. Parfois, Donatien est puéril. Tu vas perdre encore plus de temps que tu n'en as "perdu", pourquoi faire une vengeance aussi peu inventive et non nécessaire?

Cela fait quarante secondes que je poireaute devant sa porte, et j'en ai déjà marre. J'ai eu une matinée horrible, les gens qui passent devant moi se demande si j'ai bel et bien frappé à la porte pour attendre comme un abruti, et j'ai un ami qui se fout de ma gueule. Super. Je crois que je vais encore bien dormir cette nuit. Et puis, c'est inutile de sortir mon smartphone : dans quinze secondes, je serai "libéré"!

Plus que dix secondes. Du moins, j'espère. Parce que vraiment, regarder une porte c'est passionnant. Surtout que je sais que derrière se tient Donatien, qui vérifie sa montre afin de connaître l'heure et la fin de mon supplice. Je crois que je me suis même endormi une demi-seconde.

Cinq. Cinq putain de secondes. Je ne suis pas énervé non. Et ce n'est pas du tout du à la fatigue et au gamin qu'est Donatien. Comme d'habitude, il fait sa diva. Autant avant ça m'aurait fait rire, autant maintenant j'ai juste envie de l'égorger.
Et enfin, quand la minute fut enfin passée, Donatien m'ouvre. Ou vérifie qu'elle ne grince pas vu la lenteur à laquelle il l'ouvre.
Je souffle du nez. Super. J'ai même eu le temps d'avoir faim alors que je n'ai rien pris parce que justement, je n'avais pas faim.

- J'espère que vous avez une bonne raison pour être en retard. Que vous avez conscience de ce que peut représenter une minute dans mon planning. D'ordinaire, je n'aurais même pas cherché à venir vers vous, je vous aurait laissé de l'autre côté.

"Vous". On en était donc là.
Et au pire, il s'endormira une minute en retard ou quittera son travail une minute en avance. Franchement, une minute dans une vie, ce n'est rien. Mais comme d'habitude, Donatien pinaille.
Étrangement, Donatien m'énerve plus qu'il ne me fait rire.

- Cela ne se reproduira plus, évidemment.

Mais bon, vu que les excuses, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a, Donatien se contente de m'observer de haut en bas. On dirait Cristina Cordula qui t'inspecte.

- Mais vous n'êtes pas n'importe qui et nous avons des choses à nous dire, je suppose.

Tellement pas n'importe qui que tu me vouvoies.
Je suis tellement volatile et éreinté que je ne sais même plus ce que je ressens. Ce matin, j'étais déprimé. En salle de soin, j'étais fatigué. Et là, je suis énervé. Je suis pire qu'une femme dans sa période de menstruation.

Il s'écarte, j'entre. Bon, nous voilà seuls.
Et je crois bien que je me suis fourvoyé : je ne suis pas venu pour partager un repas avec mon ami, mais pour parler avec mon patron. Je crois que cette journée est plus pathétique que toutes les autres depuis...

- Qu'est-ce que nous avons à nous dire?
Désolé c'est vraiment super long x)





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IL FAUT QU'ON PARLE

Malgré le chic de son costume et l'élégance de sa coiffure, Ange Barrabil paraissait plus pâle et moins vif d'esprit. Donatien ne remarquait pas ce genre de détails d'ordinaire, mais ici, ce n'était pas un détail. Cette aura maussade que dégageait Barrabil était le nez au milieu du visage, un éléphant dans une cuisine, Lys qui marchait ... Bref, c'était impossible de ne pas le voir. Surtout que cette prestance explosive qu'avait Ange était quelque chose qu'appréciait Donatien ; hors, Donatien n'aimait pas grand chose chez les autres.

- Qu'est-ce que nous avons à nous dire?

Il l'avait demandé sans grande conviction. Barrabil n'était plus qu'un mollusque en cravate. C'était dommage puisque son patron avait réussi à le sauver de la prison ... Il devrait se réjouir.
Donatien contourna son bureau et s'assit sur son large fauteuil de cuir. Il était intriguant car, même si le fauteuil était imposant, Donatien y était comme un roi sur son trône. La taille du dossier aurait pu l'écraser, rendre sa silhouette famélique encore plus petite ; mais c'était exactement l'inverse. Donatien régnait.
Bref, il ouvrit le dossier de Z01, le dossier falsifié. Il commencerait par là. Il lui parlerait de la gamine qu'on accusait de maladie mentale. Puis ils travailleraient ensemble le faux témoignage d'Ange. Ce ne serait pas un problème pour lui d'en parler, n'est-ce pas ? Donatien ne lui demandait que de revivre la scène du meurtre à plusieurs reprises afin de construire un scénario cohérent.
C'est alors que les synapses anormales de son cerveau créèrent un lien invraisemblable. Visiblement son inconscient se questionnait sur ce changement chez son collègue et venait de trouver une réponse : Donatien avait deviné la liaison amoureuse entre Ange et sa secrétaire. Est-ce qu'il souffrirait d'une peine de cœur ... ? Agnès ne semblait pas particulièrement heureuse ces derniers temps non plus ... Peut-être qu'ils avaient rompu et en étaient tout deux malheureux ? Ceci expliquait cela ...
Tant mieux s'ils avaient rompu, ils étaient raisonnables - même si Donatien ne comprenait pas en quoi revenir à la solitude pouvait rendre triste, mais soit. Peut-être qu'un rappel à l'ordre ...

- Nous devons donc parler, Ange. Vous savez pourquoi je vous ai fait venir dans mon bureau, je suppose.

Ce n'était pas une question. Donatien mettait malgré lui Ange sur un pied d'égalité, et avait confiance en ses capacités pour comprendre la raison de sa présence aujourd'hui.
Le médecin en chef se tourna vers le règlement de l'Institut, affichait à côté de la bibliothèque. Une jambe croisée sur l'autre, le menton relevé, le dos droit et le visage parfaitement calme : tout allait bien.

- Vous avez pris connaissance du règlement, et pour preuve ; vous l'avez signé. Je sais pour votre relation et je tiens à ce que cela ne se reproduise plus. Vous n'êtes pas là pour batifolez, ou du moins, pas sérieusement.

A vrai dire, le règlement n'excluez pas une relation entre collègues ... Mais celle-ci dérangeait Donatien.
Ce dernier fut de nouveau face au brun, l'air sérieux et sûr de lui. Il joignit ses mains et les posa à sur son bureau, son dos plus courbé, comme pour se rapprocher de Barrabil.

- C'est pour cela que je t'interdis une relation amoureuse avec ma secrétaire, Agnès Dessanges.

Ce n'était pas le sujet de départ, mais le reste serait abordé par la suite.




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Qu'est-ce que j'espérais? Une réponse rapide, claire et précise? Ange, tu sais bien que Donatien Elpida est une diva, et que c'est lui qui décide quand il donnera une réponse, de quoi on parlera, ce qu'on mangera...
Est-ce que, si nous étions à ce point amis, c'était parce que nous étions tous les deux des connards...? Je ne pense pas. Donatien a beau se montrer froid et supérieur, il n'en reste pas moins un gars qui ne comprend strictement rien à la vie. Et qui reste bloqué dans sa bulle. Le jour où quelqu'un osera l'éclater, je n'imagine même pas les dégâts...

Donatien s'installe tranquillement, sans pression, sur son fauteuil, derrière son bureau. Personnellement, je vais rester debout, prêt à décamper. Je n'ai pas envie de discuter plus longtemps avec lui.
Je sais, c'est mon ami. Mais c'est justement parce que je le connais bien que je sais ce qu'il va se passer. Il va vouloir discuter de la Grande Sanction, sans se soucier de mon état actuel. Juste parce qu'il n'y comprend rien. Et c'est fatiguant.

Qui c'est qui avait raison? Bingo, il a ouvert le dossier de la petite Hexe. Bon sang, je sens que je vais craquer s'il me demande d'expliquer mes raisons, et qu'en plus il va me prendre pour un faible qui s'est fait passer pour un fort.
S'enfuir est une option. Mais pas une solution, malheureusement.

- Nous devons donc parler, Ange. Vous savez pourquoi je vous ai fait venir dans mon bureau, je suppose.

"Vous". Bon, notre amitié est définitivement morte. Je ne me rappelle plus s'il m'appelait déjà comme ça avant, mais là ça me fait bien plus mal.
Et non, monsieur Patate, je ne sais absolument pas pourquoi je suis là. C'est pas comme si sur ton bureau y'avait un dossier "Z01" mis en évidence.

Vous, ou tu ? Bon, pile je dis vous, et face je dis tu.
La pièce se lance dans les airs, tournoie en face de moi, atterrit sur le sol et me montre sa face. Parfait.

- Tu supposes bien.

Je suis énervé, fatigué, alors mon insolence est totalement explicable. Et puis, j'étais venu pour déjeuner, pas pour avoir une discussion qui s'apparentait déjà à un massacre social.
Mais bon, je suis venu, j'ai attendu comme un con devant la porte pendant une minute, alors tant qu'à se faire humilier, autant bien le faire.
Je t'écoute, "Dodo".

- Vous avez pris connaissance du règlement, et pour preuve ; vous l'avez signé. Je sais pour votre relation et je tiens à ce que cela ne se reproduise plus. Vous n'êtes pas là pour batifolez, ou du moins, pas sérieusement.

Alors. Mon niveau de panique est assez élevé, là. Comment serait-il au courant de ma relation avec Ophelia? Il faut que je la couvre, et vite. Il faut que je trouve une excuse digne de ce nom, merde.

Je ne dois pas paraître très calme ni même très assuré vu que je fronce les sourcils et que mes doigts se resserrent sur mon pantalon.
Merde. Merde. Merde.
Bon, pas de panique. Tu peux très bien lui donner un mensonge logique.
Déjà : comment est-il au courant de cette information? Il n'y a qu'elle et moi qui sachions ça, et je n'ai rien d...
Oh la garce. Je savais qu'elle avait des ambitions, mais qu'elle me descende d'elle-même?
Non, c'est pas logique. Elle ne se serait pas tiré une balle dans le pied pour rien... Sauf si elle s'est faite passer pour la victime.
Elle en serait bien capable.
Fais chier.
Je suis trop fatigué pour réfléchir aussi vite, j'ai la tête qui tourne.

- C'est pour cela que je t'interdis une relation amoureuse avec ma secrétaire, Agnès Dessanges.

...
......
J'ai eu un pet de cerveau. Et je crois que c'est le premier fou rire que je me prends depuis la Grande Sanction.
La vache, si je m'attendais à ça. J'ai eu raison de faire confiance à Ophelia. Je n'aurais pas du douter d'elle, surtout que Donatien tire toujours des conclusions bizarres sur tout et n'importe quoi. Sachant qu'auparavant, je couchais avec limite toutes les femmes de l'Institut. Donc ça aurait pu être n'importe qui.
J'ai paniqué pour rien, et la fatigue qui l'a accompagnée n'arrange pas mon rire.

Bon, je me calme, tout va bien, j'ai paniqué pour rien.

- Donatien, s'il y a bien une femme avec qui je n'ai pas envie de partager mon lit, c'est bien ta secrétaire. On ne se supporte pas, ni elle ni moi. Je sais pas d'où tu t'es dit qu'elle et moi étions amants, mais il n'y a rien entre nous si ce n'est de la discorde.

Il apparaît que j'ai repris un peu d'éloquence. Tant mieux, je serai plus crédible.
Cependant, je reprends un air sérieux. Ce n'est pas pour ça que je suis venu, je me trompe?

- Mais si tu m'as fait venir par toi-même, je suis sûr que c'est plus grave qu'une "amourette".





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Secrétaire de Donatien
Agnès était assise à son bureau, les yeux dans le vague. Elle avait un mal fou à travailler aujourd’hui. Enfin, aujourd’hui… En ce moment en général oui. Mais elle ne voulait plus penser à la raison de son manque d’efficacité. Elle se rappelait de toute façon beaucoup trop facilement à elle pour ne pas savourer les moments où le rouge cessait de dégouliner et le coup retentir.
Elle soupira profondément et rebaissa les yeux sur son bureau. Un dossier, ouvert, à la page où il lui fallait une signature de Donatien pour le clôturer. Cela faisait déjà plusieurs heures qu’il était là, à attendre sagement devant elle qu’elle daigne s’en occuper. Cela faisait déjà plusieurs heures qu’elle reculait le moment où elle devrait aller voir monsieur Elpida pour le lui amener. Elle n’avait pas envie de le voir. Depuis la Grande Sanction, elle limitait au maximum les contacts avec lui. Le matin, elle lui donnait son thé, elle l’accompagnait jusqu’à son bureau et lui faisait son planning, sans aucun excès de zèle. Finis les mots qui n’étaient pas strictement indispensables, les attentions comme le plaid en fin de soirée lorsque le fond de l’air rafraichissait… Donatien n’était pas un enfant qui ne comprenait rien au monde dans lequel il vivait. Elle s’était trompée sur toute la ligne. Ou s’il en était bien un, la gentillesse ne résoudrait rien. Etait-il un cas désespéré ? Agnès commençait à le penser.
Pourtant, il fallait bien que quelqu’un lui porte ce dossier à signer. Un autographe d’un sociopathe. Chouette. Elle avait hâte. Mais il ne servait à rien de retarder plus l’échéance. Elle se donnait encore 5 minutes pour prendre du courage, les yeux rivés sur l’horloge. Allez, à 3. 1, 2… 2 et demi, 2 trois quarts… Non allez. Décidemment, il fallait y aller. Pas le choix. Allez Agnès, hop hop hop ! On se remue un peu ! Dans 10 secondes…
Elle se feinta elle-même en levant de son siège deux secondes avant le temps qu’elle s’était imparti. Elle s’empara du dossier vigoureusement après s’être tapoté les joues pour se donner du courage. Elle s’approcha de la porte, hésita un peu… Fit demi-tour pour attraper une madeleine dans un paquet à moitié entamé à côté de la cafetière. Tant pis pour son régime, elle avait besoin de se mettre un peu de baume au cœur ! Elle la mangea prestement et, à regret, se décida enfin à quitter son bureau.
Une fois devant la porte de son patron, alors qu’elle levait la main pour frapper et demander la permission d’entrer, elle entendit quelques éclats de voix.

- … parler, Ange. … savez pourquoi … bureau, je suppose.

- … supposes bien.

Merde. Ce meurtrier de Barrabil était dans le bureau de Donatien. Génial. Les deux personnes qu’elle voulait le moins croiser de tout l’Institut réuni dans la même pièce où elle se devait d’entrer. Ah non. Non. Là c’était trop ! Elle ne pouvait pas… Oui mais le dossier… Sa conscience professionnelle… Un contrat d’embauche pour un professeur en plus, les enfants en avaient besoin…
Tout à son dilemme intérieur, à peser le pour et le contre sans savoir se décider, Agnès n’écoutait pas la suite de la conversation. De toute façon, ce n’était pas comme si elle cherchait à le faire, ça aurait été de la plus grande des impolitesses ! Mais comme souvent, quand on entend son nom… Son attention fut captée par ce qui se passait de l’autre côté de la porte.

- … relation amoureuse … Agnès Dessanges.

Quoi ? QUOI ? Elle avait bien entendu ? Non non non. Elle devait avoir mal compris. Elle ? Une relation amoureuse avec Barrabil ? Mon Dieu. Elle devrait aller vérifier dans le bureau de son patron incessamment sous peu l’état de la moquette. Parce que là, elle ne savait pas ce que Donatien avait fumé mais c’était un peu fort.

- … bien une femme avec qui … pas envie de partager … ta secrétaire. … se supporte pas … sais pas d'où … qu'elle et moi … amants,… rien entre nous … discorde.

Bon. Au moins c’était clair des deux côtés, il n’y avait que Donatien qui disjonctait. Bon. Elle repasserait plus tard. Oui, plus tard c’était bien. Après tout, les enfants, ils avaient surtout besoin de repos pour le moment, n’est-ce pas ? Pas d’un professeur. Du coup ce n’était pas si urgent si ? Ca pouvait attendre demain. Oui. Demain c’était bien. Très bien…
Complètement tourneboulée, elle dit demi-tour et regagna son bureau, reposant le dossier à la place qu’il venait à peine de quitter. Le paquet de madeleines vint le remplacer dans ses mains, presque sans qu’elle s’en rende compte et ce fut tout naturellement que celles-ci vinrent à sa bouche. Elle ne pensait de nouveau plus à grand-chose et après deux madeleines, elle décida de se faire un café bien corsé. Alors qu’elle y mettait un carré de sucre, son cerveau sembla se remettre en route.
Elle et Barrabil ? Barrabil et elle ? Non mais quelle idée !

HRP:
Désolée, j'ai pas pu m'empêcher de venir me taper l'incruste dans votre RP mais bon, vu le contenu... J'espère que vous me comprenez et que vous ne m'en voulez pas trop XD.



Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

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IL FAUT QU'ON PARLE

Donc Donatien remettait les pendules en place, prenant son rôle de patron au sérieux et Ange ... lui riait au nez ?
Vraiment, cet homme était un extra-terrestre aux yeux du Docteur Elpida. Il avait la sensation que, parfois, ses réactions n'avaient aucun sens. Il était imprévisible, instantané, indomptable. Il était une des rares personnes - si ce n'était la seule - que Donatien ne pouvait pas contrôler. Et c'était peut-être pour ça qu'actuellement, il était le seul que Donatien pouvait envisager comme son égal. Car, même quand le médecin en chef pensait le tenir, Ange finissait pas le surprendre.
Se moquait-il ? Non, tout de même pas ... Il n'oserait pas ...
Donatien se crispa sur son fauteuil. Il était prêt, malgré tout, à entendre les raisons de l'hilarité de son collègue. Mais il ne lui laissait une chance, qu'une seule.

- Donatien, s'il y a bien une femme avec qui je n'ai pas envie de partager mon lit, c'est bien ta secrétaire. On ne se supporte pas, ni elle ni moi. Je sais pas d'où tu t'es dit qu'elle et moi étions amants, mais il n'y a rien entre nous si ce n'est de la discorde.

Pas de "monsieur Elpida" ? Donatien serra les dents. D'un côté, cela l'irritait profondément qu'Ange l'appelle par son prénom : ils étaient sur le même plan. Mais d'un autre côté, il avait enterré son ridicule "Dodo".
Finalement, son corps se détendit petit à petit. S'il lui affirmait qu'il n'y avait rien entre lui et sa secrétaire, alors Donatien le croyait. Ange avait au moins le mérite d'être un homme honnête, une qualité que privilégiait foncièrement le médecin en chef.
Peut-être que le problème venait uniquement de sa secrétaire, alors ? Il allait devoir lui en toucher deux mots. Parce que si cela ne le dérangeait pas que son collègue aille se dépenser sexuellement à droite à gauche, il ne tolérait pas que cela diminue ses capacités de travail; ainsi que celles de sa secrétaire.
Il soupira, blasé. Pourquoi s'ennuyait-il avec ça ?

- Mais si tu m'as fait venir par toi-même, je suis sûr que c'est plus grave qu'une "amourette".

Ange avait raison.
Il fallait reconstruire de toutes pièces la mort de Z01. Il avait sous la main le faux dossier de la patiente. Il ne manquait plus que le témoignage factice.
Donatien ouvrit la bouche pour s'exprimer à ce sujet mais, finalement, ce fut autre chose qui en sortit :

- Pourquoi as-tu ri tout à l'heure ? T'es-tu moqué de moi ?

Les coudes posés sur le bureau, il s'était penché en avant. Il avait l'air grave.
Et surtout, il avait recommencé à tutoyer son collègue sans même s'en rendre compte.

- Car je n'accepterais pas que tu te moques. Je ne supporterais aucune relation entre toi et ma secrétaire. D'ailleurs, je ne supporterais aucune relation entre toi et n'importe quelle autre femme. Cela nuirai à ton travail.

Maintenant qu'il avait fini ce qu'il avait à dire, il se renfrogna dans son fauteuil, un peu à la manière d'un enfant boudeur. Là il saisit son stylo - interdiction d'écrire à l'ordinateur, c'était d'un pénible - et se posa face au dossier. Du sérieux maintenant.
Il lui tendit le faux dossier fait par la médecin de Z01, dossier qui lui inventait une maladie mentale. Pas besoin de mots : Ange devait sûrement savoir où Donatien voulait le mener.





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- Pourquoi as-tu ri tout à l'heure ? T'es-tu moqué de moi ?

...
Bon, Donatien, il va falloir qu'on discute toi et moi. C'est la deuxième fois que tu me pètes le cerveau en l'espace de cinq minutes. Donc, sois gentil, et épargne-moi tes questions sans intérêt.

Pourtant, je sais qu'il faut que je réponde à sa question, sinon il va me faire un caca nerveux de directeur pas content.
Donc, pourquoi je riais... Bah, il a conclu tout seul que j'avais une relation avec sa secrétaire, alors que tout l'Institut sait pertinemment qu'on ne se supporte pas, elle et moi. Quoi de plus normal que de lui rire au nez?

Et pourtant, bon sang ce qu'il a l'air sérieux, les coudes sur le bureau et le visage crispé. Bon, je suppose que c'est son égo de chef qui en a pris un coup, et comme un bon employé, je vais devoir m'excuser.
C'est donc ce que je m'apprêtais à faire, si seulement il ne m'avait pas devancé :

- Car je n'accepterais pas que tu te moques. Je ne supporterais aucune relation entre toi et ma secrétaire. D'ailleurs, je ne supporterais aucune relation entre toi et n'importe quelle autre femme.

J'ai la gorge sèche, d'un coup. C'est... C'est quoi, ça? Je suis sensé approuver sagement, en laissant de côté de gros sous-entendu?
Je déglutis, non sans difficulté, et je dois le regarder avec des yeux de merlan fris. En même temps... Merde, c'est... Une déclaration?

Je sens mon cœur qui s'agite, je comprends pas. C'est mon ami qui...

- Cela nuirai à ton travail.

...
......
J'ai eu un pet de cerveau. Encore.
Je vais me renommer en "Donatien number 2" vu comment la fatigue me retourne le cerveau. Je tire les mêmes conclusions que Donatien. J'ai presque peur pour ma survie à ce niveau-là.

Je cligne plusieurs fois des yeux tout en observant le sol et en me passant la langue sur les lèvres. Je tente de calmer mon cœur qui s'est mis à paniquer, et ce pour rien.
Il va me faire faire une attaque.

- Honnêtement, oui je me suis moqué. Je ne m'attendais pas à ce que tu me dises une absurdité pareille. Agnès et moi, quoi...

Je retiens un petit rire qui finit par partir dans un soupir.
Et je remarque qu'il me tend le dossier. Je sens que ça va être long alors je m'assois à mon tour et attrape ces maudits papiers.

Je soupire à nouveau sans oser poser les yeux sur le dossier de Loreleï Hexe. Je crois qu'il n'a pas compris l'ampleur que ça a pris, surtout au niveau de ma santé, aussi bien physique que mentale.

Je cherche du soutien dans son regard mais je suppose que c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, alors je renonce et je finis par l'ouvrir, ce dossier.
J'ai l'impression d'avoir ouvert la boite de Pandore. J'ai les doigts qui tremblent, le ventre qui se tord, les yeux qui piquent...

- Et donc ? je finis par lâcher.





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IL FAUT QU'ON PARLE

Ange n'était pas très réactif ce matin. Alors que Donatien avait les coudes sur le bureau, se penchant vers son collègue, l'air très sérieux ; ce dernier semblait complètement absent. Jamais Donatien n'avait vu Ange avec autant de vide dans les yeux. On aurait dit qu'il venait d'avaler son âme et qu'il la vomirait à un moment ou un autre. Donatien était à deux doigts de claquer des doigts pour réveiller son ami. Enfin non, son collègue. Col.lè.gue. Camarade de travail. Le médecin. Voilà.
Finalement Donatien avait lui aussi le regard perdu, déboussolé par le mot "ami" qui venait de s'imposer dans son esprit. Est-ce que c'était pour cela qu'il prêtait plus d'attention à Ange qu'à la plupart de ses collègues ... ?
Les deux médecins étaient donc assis l'un en face de l'autre, dans un silence parfaitement ridicule, avec leur visage d'imbécile paumé.

- Honnêtement, oui je me suis moqué. Je ne m'attendais pas à ce que tu me dises une absurdité pareille. Agnès et moi, quoi...

Ha.
Oui.
C'est vrai. C'était absurde.
Mais ...
Heureusement qu'Ange saisit le dossier, car Donatien était encore déboussolé. Il avait l'impression d'avoir eu choc sismique dans le crâne, que toute sa vie était remise en question ou qu'une ampoule s'était allumée au dessus de sa tête. Donatien ne remarqua même pas les tremblements chez Ange. Il était encore dans ses pensées.

- Et donc ?

Cette phrase ramena peu à peu le médecin en chef vers la réalité. Mais cela prit du temps de quitter ses pensées. Le silence s'allongea, les secondes s'étirèrent ... Puis Donatien vit enfin le dossier.
Ah oui, il fallait construire le témoignage d'Ange. C'était pour ça qu'il était là. Pour ça.
Il tenta de reprendre contenance en se remettant droit. Une jambe croisée sur l'autre, le menton levé, sa fierté revint tout doucement.

- Ceci est le dossier fait par la médecin de Z01. Si tu y jettes un coup d’œil, tu verras que le rapport a été bien construit : depuis le début, Z01 est atteinte d'une certaine démence, d'où son déplacement dans l'asile. Là, elle y est définitivement devenue folle. Ce dossier n'est purement que médical pour l'instant. J'y ai ajouté mon témoignage : j'y dis que j'ai clairement vu la patiente te donner le flingue, et te forcer à tirer. C'est un suicide déguisé en meurtre.

Il était de retour. Désormais sauver Ange était tout ce qui comptait. Il fallait le blanchir. Donatien savait que tout irait bien. La médecin avait tout ses diplômes et Donatien était tout de même le médecin en chef. Il serait pris au sérieux par les forces de l'ordre. Les parents de Z01 avaient été mis au courant de la mort de cette dernière, bien sûr, et des policiers allaient venir enquêter la semaine prochaine pour confirmer ce faux dossier. Il n'y manquait plus que le mensonge d'Ange.
Car sans lui, l'honneur de l'Institut serait sali. Et il perdrait un précieux médecin.

- J'ai besoin de ton témoignage écrit qui confirme ces événements. Tu n'es pas un meurtrier, Ange.

Du moins, selon le rapport.
Donatien se surprit à ressentir une sensation désagréable dans le ventre. Comme un nœud... Comme si une boule se tordait. Sa respiration s'accéléra également. Serait-ce du stress ?





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Je penche la tête légèrement sur le côté, attendant une réponse de Donatien. Mais rien ne vient. Il reste silencieux quelques secondes, comme si il... Je ne sais pas, il a juste l'air d'un déluré. Qu'ai-je dit pour qu'il ne prenne pas la parole?

Finalement, il pose son regard sur le dossier, comme s'il était de retour dans la réalité. Je ne peux pas dire que je sois soulagé, mais voir Donatien regarder dans le vide, les yeux prêts à sortir de leur orbite, ce n'est pas un beau spectacle.
Puis, il prend une position dominante et efféminée, comme il en a l'habitude, avant de s'adresser à moi pour éclaircir la situation :

- Ceci est le dossier fait par la médecin de Z01. Si tu y jettes un coup d’œil, tu verras que le rapport a été bien construit : depuis le début, Z01 est atteinte d'une certaine démence, d'où son déplacement dans l'asile. Là, elle y est définitivement devenue folle. Ce dossier n'est purement que médical pour l'instant. J'y ai ajouté mon témoignage : j'y dis que j'ai clairement vu la patiente te donner le flingue, et te forcer à tirer. C'est un suicide déguisé en meurtre.

Chacun de ses mots me transpercent de part en part, comme pour m'asséner un coup fatal, et ce sans relâche. Et pourtant, j'y prête la plus grande des attentions. Je ne tiens pas à faire couler l'Institut avec moi, c'est hors de question. Ils n'ont pas à payer pour mes actions incontrôlées. Je n'avais qu'à... Mieux me préparer. Avoir un meilleur self-control.

- J'ai besoin de ton témoignage écrit qui confirme ces événements. Tu n'es pas un meurtrier, Ange.

Je ne sais pas si je délire, mais j'aperçois une lueur dans son regard. Je ne sais pas à quoi c'est du, peut-être tient-il plus à moi qu'il ne voudrait le croire, je n'en sais rien. J'ai toujours pensé que notre relation était à sens unique et qu'il me suivait sans vraiment m'accorder de l'attention.

Et même si son affirmation est terriblement mensongère et fausse, j'aperçois enfin du soutien de sa part, comme si j'existais vraiment en fin de compte. J'ai le bas du ventre qui se réchauffe, et qui me réchauffe avec lui. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti une sensation aussi douce.

De manière incontrôlée, je lui souffle :

- Merci, Donatien. Ça compte beaucoup pour moi.

Sans attendre, et parce que commettre le meurtre de l'Institut en prime n'est pas dans mes projets, même si ça me répugne de mentir sur une chose pareille, j'écris :

Moi, Ange Barrabil, médecin chirurgien dans l'Institut Espoir, affirme les faits suivants : Loreleï Hexe, devenue folle au fur et à mesure de son séjour à l'Institut, avait prévu son suicide depuis longtemps déjà. La preuve première étant son évasion lors d'une tempête à hauts risques, la seconde étant que c'est elle qui a tiré. J'étais si surpris que je n'ai rien pu faire pour empêcher la balle de partir, mais j'ai essayé de la réanimer après cet accident. Malheureusement, elle était trop profondément touchée.

J'ai la gorge nouée et mes lettres deviennent confuses, mais voilà, c'est écrit. Le mensonge est désormais ficelé, et c'est à présent mon devoir de protéger l'Institut de mes erreurs.
Je tends à Donatien mon témoignage, concluant ce chapitre définitivement.
Je m'affale finalement sur le dossier de ma chaise, rassuré que ce soit enfin terminé. Pas tout à fait, mais je suis certain que l'Institut fera ce qu'il faudra. Et Donatien ne souhaite pas voir l’œuvre de sa vie partir en fumée non plus.

- Je n'ai... Pas eu le temps de m'excuser auprès de toi pour ça. Je t'ai mis dans une situation vraiment délicate.
Je ne sais pas si je relance vraiment le RP, mais si tu veux je peux ajouter des choses ou en modifier!





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IL FAUT QU'ON PARLE

- Merci, Donatien. Ça compte beaucoup pour moi.

C'était sûrement la première fois qu'Ange et Donatien étaient si sincères l'un envers l'autre. La première fois que l'un remerciait l'autre car c'était la première fois que l'autre venait en aide à l'un. Ils étaient tous les deux dans une même barque, barque dans laquelle Ange avait creusé un trou. Donatien était alors le seul à posséder les outils pour réparer la barque, et il venait de les tendre à Ange.
C'était ... Différent de d'habitude. Leurs conversations étaient souvent portées sur les patients, la médecine, comment gérer un budget, etc. La plupart du temps, Ange ponctuait ses discours de blagues grivoises qui ne faisait pas rire Donatien. Et c'était tout. A croire que ce trou dans le bateau n'avait fait que le consolider. Il était mieux qu'avant. Leur relation était plus avancée.


Moi, Ange Barrabil, médecin chirurgien dans l'Institut Espoir, affirme les faits suivants : Loreleï Hexe, devenue folle au fur et à mesure de son séjour à l'Institut, avait prévu son suicide depuis longtemps déjà. La preuve première étant son évasion lors d'une tempête à hauts risques, la seconde étant que c'est elle qui a tiré. J'étais si surpris que je n'ai rien pu faire pour empêcher la balle de partir, mais j'ai essayé de la réanimer après cet accident. Malheureusement, elle était trop profondément touchée.

Donatien lit tout après que son collègue - ami - ait fini d'écrire. Il le laissa s'affaisser comme s'il venait de courir un marathon alors que lui, très tranquille, lisait posément le témoignage. Il vérifia que tout collait avec son propre témoignage, puis avec le rapport de la médecin. Tout était en ordre. Ange était blanchi.

- Je n'ai... Pas eu le temps de m'excuser auprès de toi pour ça. Je t'ai mis dans une situation vraiment délicate.

Donatien leva les yeux du dossier, les sourcils arqués. S'excuser ? Situation délicate ? Tout cela avait été vite réglé, et c'était étonnement un plaisir de venir en aide à son ami - collègue.
Il accepta néanmoins les excuses d'Ange en opinant de la tête.

- C'est à moi de m'excuser. J'ai envisagé de profiter de la mort de Z01 pour t'utiliser. Pour une fois je te trouvais une faiblesse, et j'ai pensé, un instant, en jouer pour me sentir plus fort que toi.

C'était sûrement la première fois de sa vie que Donatien faisait des excuses envers quelqu'un. Mais il n'avait pas réfléchi. Les mots étaient sortis d'eux-même. Cela faisait un moment qu'il avait des pensées dans le cœur. Il en avait pour Dessanges, pour ses patients, et pour Ange. Il n'avait jamais pensé à les divulguer, mais si Ange s'excusait, alors Donatien pouvait le faire aussi. Ils seraient, ainsi, à nouveau sur le même pied d'égalité.

- Mais bref. Je ne vais pas te retenir plus longtemps.

Et oui, ça devenait gênant de se confier. La seule solution à ça ? La fuite. Seulement Donatien ne pouvait échapper à son propre bureau. Qu'Ange le sauve de ce malaise, vite.




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Contrairement à ce que les gens pensent de Donatien, je ne crois pas qu'il soit foncièrement mauvais. Il est juste d'une extrême maladresse qui peut, parfois, être fatale. Il ne comprend pas les autres aussi, et est souvent dans son petit monde parfait. Mais pour être honnête, il est juste un grand enfant coincé dans un monde d'adulte où il doit agir comme si il était un des nôtres. Je ne le prends pas de haut à cause de ça, au contraire. C'est même incroyable qu'il soit encore sain d'esprit à cette heure-ci. Après tout, si on réfléchit bien, Donatien a toutes les qualités d'un enfant en bas âge : capricieux, curieux, idéaliste, aveugle sur les réalités du monde, ne fait que ce qui lui convient sans penser au reste, parfois égoïste... Il n'est pas attendrissant pour autant, mais ça fait relativiser. Si tout le monde le voyait comme je le vois, plus personne ne serait terrorisé par lui.

C'est pour ça aussi que je m'excuse et que je suis son ami. Rares sont les personnes qui le voient tel qu'il est, et si je dois bien admettre une qualité à cette Agnès Dessanges, c'est qu'elle aussi l'a vu.
D'ailleurs, je crois qu'il faudrait que je m'excuse envers elle. Je ne me suis jamais vraiment montré très avenant avec elle. Ni même sympathique. Enfin, si je pars de là, il faudrait que je m'excuse envers toutes les filles que j'ai pu séduire. Peut-être le ferais-je, un jour...

- C'est à moi de m'excuser. J'ai envisagé de profiter de la mort de Z01 pour t'utiliser. Pour une fois je te trouvais une faiblesse, et j'ai pensé, un instant, en jouer pour me sentir plus fort que toi.

Alors si je m'attendais à ça... Il a vraiment songé à utiliser mes faiblesses pour mieux me contrôler? Quand je disais que c'était un enfant, j'avais bien raison. Par contre, quelque chose me perturbe. Est-ce qu'il me voit plus fort que lui? S'il a besoin d'une excuse pour se sentir plus puissant que moi, c'est qu'il doit me tenir en haute estime.
J'avoue que je ne sais pas trop quoi faire de cette info. Ça me rassure juste de constater qu'on est plus sincère l'un envers l'autre. Pour la première fois, j'ai vraiment l'impression d'être ami avec lui.

- Mais bref. Je ne vais pas te retenir plus longtemps.

Je suis assez amusé de voir que Donatien est complètement paniqué de s'être excusé comme il l'a fait. Et, en vérité, je suis assez content de la tournure qu'ont pris les événements. J'étais nerveux à l'idée de venir ici, et j'en ressortirai totalement rassuré. C'est aussi pour ça que Donatien est une des personnes qui comptent le plus pour moi. Il ne le fait pas exprès, mais il m'a bien remonté le moral. Avec un peu de chance, je dormirai mieux ce soir.

Sans plus attendre, je me lève. J'ai faim depuis un petit moment, déjà.

- Bon appétit Donatien. Au besoin, tu sais où je suis.

Et je quitte la pièce, le coeur plus léger. J'ai peut-être même hâte de retourner à la paperasse...
Je ne sais pas si je relance vraiment le RP, mais si tu veux je peux ajouter des choses ou en modifier!





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IL FAUT QU'ON PARLE

Donatien avait la sensation qu'il avait encore un milliards de chose à dire à Ange. L'air de rien, il voulait savoir si tout allait bien pour lui. Après tout, il affichait dans les couloirs une mine de déterré. Et d'habitude il entend au moins une fois par jour ses prouesses au lit dans les couloirs. Et là, rien. Pas même un gloussement d'une stagiaire.
Il se surprit d'avoir fait attention à ce genre de détails. Décidément ... Donatien ne savait plus rien.
Ange le sauva de ses pensées en désordre, se levant enfin. Il avait une meilleure tête que tout à l'heure. Et ça ne pouvait pas être à cause d'Agnès puisqu'on ne l'avait pas vu. Donatien s'était bel et bien mépris là-dessus ... Il était plus souriant depuis qu'ils avaient conclu le dossier factice de Z01, est-ce que c'était ça ?

- Bon appétit Donatien. Au besoin, tu sais où je suis.

Bon appétit ? C'était l'heure de manger, déjà ?
Ange ouvrait la porte et s'apprêtait à partir que Donatien tendit la main vers lui, comme pour le retenir:

- Attends.

Il se mordit la lèvre.
En trois ans, il avait reçu un nombre incalculable de textos d'Ange. Le brun l'avait noyé sous les demandes pour qu'ils prennent un café ensemble, ou un repas. Donatien n'y répondait jamais, et venait une fois sur deux sans prévenir. Et aujourd'hui, pour la première fois, pas d'écrans, et ce n'était pas de la part d'Ange :

- Je viens déjeuner avec toi.

Donatien se leva, mis des chaussures, et accompagna son ... ami.





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