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22/09/2018
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Un jour de plus dans cet enfer.. [PV Ewan]

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Un jour de plus dans cet enfer...

Depuis combien de temps attends-tu, Ama ? Une éternité, tu as l'impression. Tu es là, assisse sur un banc de la cantine, à balancer tes jambes dans le vide, fixant ton plateau sans sembler y trouver un réel intérêt. Aujourd'hui, tu devais manger avec Ewan... Et il n'est toujours pas là... Ca fait longtemps que tu n'as pas pu passer du temps avec lui. Et tu ne peux nier que ça te manque terriblement. Pourtant "longtemps" pour toi, ça ne doit être qu'une semaine. Peut-être un peu plus. Toujours est-il que tu ne supportes pas son retard.

Mais peux-tu vraiment lui en vouloir ? Enfin, c'est vrai... Dans cet institut, rien ne se passe jamais comme prévu. Peut-être est-il encore en consultation ? Elles peuvent se dérouler jusqu'à midi pile. Tu lèves ton regard vers la grande horloge de la cantine. Tu soupires. 12h06. Donc non, elle devrait être finie. Ou c'est que le médecin ne sait vraiment pas gérer son temps. En tout cas, on ne peux pas dire que tu es très patiente, Ama... Ca ne doit faire à peine 6 minutes que tu l'attends. Et tu en as déjà marre. Et ta seule défense est que tu es bien trop impatiente de le voir.

Tout en piquant la nourriture du bout de ta fourchette, sans grande motivation, ton regard balaye pour la xième la salle. Tu fixes avec insistance la porte d'entrée, mais te lasses rapidement. Ton regard s'arrête un peu au hasard sur un groupe de patients mangeant tranquillement leur repas. Ca arrive à tout le monde de fixer quelqu'un un peu inconsciemment, sans pour autant s'y intéresser. Mais pour toi... Tu baisses aussitôt le regard vers ton plateau, portant tes doigts à tes lèvres, la bouche pâteuse. C'est comme si on t'avais introduit quelque chose dans la bouche... C'est assez désagréable. Reposant ta fourchette, l'appétit coupé, tu pousses un nouveau soupir.

Pourtant, tu n'as pas l'air particulièrement contrariée, affichant un air froid qui suffit à convaincre les patients un peu trop téméraires de ne pas s'asseoir à ta table, tant que d'autres sont libres. Et de toute façon, ta mauvaise humeur s'envolera dès que tu verras celui que tu attends "désespérement". C'est exagéré ? Peut-être pour certains, mais pas pour toi. C'est que malgré ce masque de glace que tu portes, tu es une enfant. Et les enfants, c'est impatient et ça se contrarie quand tout ne se passe pas comme souhaité.

ft. Ewan chéri
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Un jour de plus dans cet enfer...
Une nouvelle piqûre, un gémissement de trop. Tu soupires, levant le visage vers le plafond éclairé d'une vive lumière blanche. Comme tu détestes cette cette ampoule... autant que tu me hais moi. Sauf que, moi, j'en ai pris l'habitude, et ces injections que te fait l'homme m'atteignent autant que tes critiques, Ewan. Je vois ton visage grimacer, signe que j'ai marqué un point. Mais tu sembles très vite passer outre, tu as un autre problème en tête : Amaryllis. Tu lui avais donné rendez-vous aujourd'hui à 12h, et voilà que le médecin souhaite te garder plus longtemps car, sois disant, je suis trop nerveux ces derniers-temps. Désolé pour toi mon garçon, mais faut-il croire que je suis plus intéressant que cette demoiselle. Ah, je t'ai atteins ? Voyons, ne mords donc pas tant ta lèvre, je sais que la douleur de la piqûre est certes quelque peu puissante, mais tu as vécu bien pire.

Tu fermes les yeux, commençant à être quelque peu impatient mais te figes en entendant le médecin te dire que tu peux y aller. Tu soupires de soulagement, me raccroches à cette horrible ceinture, et écoutes distraitement l'homme qui t'explique qu'il vient de me prescrire un calmant. Tu hoches bêtement la tête, signe que tu as compris, et te précipites vers la porte. Tu sais déjà que la demoiselle doit t'attendre avec impatience, et tu t'en veux d'avoir été pris aussi longtemps. Mais ce n'est pas ta faute, Ewan. C'est la mienne. Après tout, je suis le parasite qui hante tes journées, et ce n'est pas la première fois que je te prends de ton temps. Aaah ~ Que j'aime me sentir si influent sur ce misérable corps... Dire que tu m'adorais étant petit... Quel enfant naïf tu faisais... Et c'est encore de la faute de cette Amaryllis que tu ne me portes aucune attention... Même ta haine semble moins puissant qu'autrefois, Ewan. Tu me manques, toi, ce petite garçon au sourire facile, et au regard si observateur...

Tu manques de trébucher à plusieurs reprises, te rattrapant d'une main comme tu le peux. Tu arrives enfin devant la porte de la cantine, et la pousse de toute tes forces. Le souffle haletant et les cheveux en bataille, tu cherches du regard la demoiselle. Tu ne souhaites pas lui parler de ton auscultation, après tout, ce n'est gère intéressant pour elle. Mais tu te dis que la seule chose positive à ton retard,c'est qu'elle ne ressentira pas cette sensation étrange lorsque je bouge grâce aux sédatifs. Tu soupires de soulagement en voyant la jolie jeune fille aux cheveux claires, assise sur une chaise et tripotant son assiette. Tu t'approches d'Amaryllis, serrant les dents et soupirant. Tu sais très bien qu'elle n'est pas méchante, loin de là, mais qu'elle a un caractère d'enfant. Ce qui en fait une personne adorable en réalité. Tu ne peux t'empêcher de poser ta main libre sur le haut de sa tête, et de la câliner tendrement. Tu as toujours eu ce regard protecteur envers cette petite, et ces gestes doux qui n'appartiennent qu'à elle. Tu lui souris doucement, replaçant une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, l'embrassant délicatement sur la joue avant de reculer. Elle est vraiment mignonne et à la fois belle, et tu ne peux t'empêcher de rougir légèrement lorsque tu te noie dans ses yeux.

"-Désolé de mon retard, Ama... La consultation a pris un peu plus de temps que prévu, mais je suis là !"

Tu viens t'asseoir à ses côtés, n'ayant pour le moment pas très faim pour commander quelque chose. Mais tu ne peux t'empêcher de lui voler une frites dans son assiette, la gobant d'un coup. Tu as toujours aimé la taquiner, et je doute que cela cesse un jour. Tu t'étires un peu, faisant craquer quelques de tes os. Après tout, être resté assis sur une chaise pendant autant de temps... C'est vraiment inconfortable.

"-Comment tu vas ? Ca fait un moment qu'on ne s'est pas vu... Ca me fait plaisir d'être ici."




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Un jour de plus dans cet enfer...

Enfin, tu le vois arriver. Tu sais bien qu'il ne pouvait rien y avoir de grave, Ama, que c'était un infime retard, mais tu es une grande impatiente en plus de t'inquiéter pour tout et pour rien quand cela concerne tes proches. Surtout Ewan. Tu lèves les bras, t'apprêtant à "signer" ton mécontentement, car même si tu ne peux pas parler, il maîtrise la langue des signes, bien heureusement. Mais tu n'en as pas le temps, et perd de toute manière toute envie de te plaindre alors qu'il te câline ainsi les cheveux, allant même presque jusqu'à frotter affectueusement ta tête contre sa main, comme pour réclamer plus de câlins, tel un chat. Tu colles ton visage contre sa main alors qu'il replace une de tes mèches de cheveux qui retombe pourtant aussitôt là où elle était auparavant. Tu frissonnes légèrement alors qu'il t'embrasse la joue, un grand sourire te montant les lèvres, en réponse à toutes ces marques d'affection.

- Désolé de mon retard, Ama... La consultation a pris un peu plus de temps que prévu, mais je suis là !

Tu plisses les yeux, te demandant ce qui a pu retarder ainsi le médecin. C'est que tu ne cesseras sans doute jamais de t'inquiéter de son état de santé. Toi, encore, même si c'est handicapant, aucun risque que ta main ne vienne te tuer dans son sommeil... Tu soupires, hochant simplement la tête pour lui signaler que tu ne lui en veux pas. Tu chasses rapidement ces mauvaises pensées, te disant que ce n'est pas le moment de se morfondre, gonflant les joues, comme si tu changeais d'avis et décidais finalement que tu le boudais pour ce retard. Pourtant, à peine est-il assis à côté de toi que tu viens te coller à lui, décalant ton plateau par la même occasion pour être bien en face. Pas comme si tu mangeais grand chose, mais soit. Tu écarquilles les yeux en le voyant te piquer une frite, tentant de la lui reprendre mais n'en ayant pas le temps. Lui lançant un regard boudeur, tu sembles vite reprendre ton appétit -qui n'est pas des moindres, dans ces moments-, et éloigne ton plateau de lui, commençant à manger plusieurs frites, tellement vite que tout ce que tu arrives à faire, c'est t'étouffer.

Te calmant, tu tousses un peu pour faire passer, attrapant ton verre et buvant une gorgée, sans sembler te rendre compte que tout ce que tu as réussis à faire, c'est te ridiculiser. De toute façon, avec Ewan, tu n'as pas de honte. Il te connaît par coeur, et réciproquement, tu oses espérer en connaître autant sur lui.

- Comment tu vas ? Ca fait un moment qu'on ne s'est pas vu... Ca me fait plaisir d'être ici.

Te tournant vers lui, tu réponds à ses questions dans la langue des signes.

"Ca va autant que c'est possible dans cet institut... Mais tant que tu es là, j'irais toujours bien ! Et c'est vrai que ça faisait un moment.. Tu m'avais manqué."

Tu lui offres un grand sourire à cette dernière phrase, presque enfantin mais sincère. Tu sais bien que la vie n'est pas aussi simple mais.. Tu as bien le droit de fermer les yeux et juste profiter, non ?

"Et toi ? Ta consultation s'est bien passée ?"

ft. Ewan chéri
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Un jour de plus dans cet enfer...
Tu souris en voyant la demoiselle se frotter autant à ta main. Ah, quel sourire niais Ewan. Elle ne se sert que de toi mais tu es tellement naïf que tu ne t'en rends même pas compte. Tu plisses les yeux, soupirant, chassant mon conseil de tes pensées, et rougis légèrement en la voyant aussi mignonne. Tout ce que tu souhaites, c'est la prendre dans tes bras et la serrer ainsi à jamais, sans vouloir la lâcher ne serait-ce qu'un moment. Tu l'aimes, et ton amour ne cesse de croître pour elle. Hélas, tu le sais bien et le ressens un peu trop. Je te vois te mordre la lèvre avec envie, alors que tu louches sur celles de la demoiselle lorsqu'elle t'affiche un sourire des plus innocents. Tu sens ton cœur louper un battement et être totalement hypnotisé par elle. Dieu que tu hais ce sentiment d'incapacité lorsque tu ressens cela. Mais, Ewan... Mon cher garçon, c'est cela, l'amour... Un amour des plus profond, des plus ardant... mais aussi des plus destructeur dans un tel environnement. Tu as voulu te débarrasser de moi... en contrepartie, tu dois te priver de l'amour que tu portes envers cette douce et jeune âme... ~

Tes yeux s'écarquillent en entendant la demoiselle tousser, et tu es immédiatement tirer de tes pensées. Tu soupires en voyant qu'elle a juste voulu manger trop vite, et tu lui tapotes ainsi le dos de manière amical... ou plutôt protecteur. Tu sais comme elle peut être maladroite, mais c'est l'un des nombreux aspects que tu trouves attirants chez cette petite. Tu souris, et ne peux cette fois pas résister à l'envie de la prendre sur tes genoux alors qu'elle est si proche de toi. Tu enroules avec une délicatesse des plus attendrissante ta main libre autour du ventre de ton "amie", la soulevant délicatement pour la déposer sur toi. Tu frissonnes et fermes les yeux en humant son parfum, te délectant de chaque odeur traversant ton nez. Ewan... quel faible fais-tu. Je t'ai connu plus fort, plus résistant à l'attirance féminine. J'ai pourtant tenter de construire une muraille autour de toi, pour que cela n'arrive jamais... pour que ce sentiment, tu ne le connaisses jamais. Je voulais que tu n'aies d'yeux que pour moi, de là à m’idolâtrer ou m'aimer, moi. Juste moi. Pas elle. Que diable a-t-elle de plus que moi ?! Ewan... Je t'en prie, regarde-moi... Reprends-moi. Mais tu ne m'écoutes toujours pas, bien trop subjugué par la fine et douce nuque qui se tient devant toi. Ton souffle se dépose finement sur la peau si frêle de la demoiselle, et tu déposes tendrement tes lèvres dessus, l'embrassant avec une certaine passion que tu tentes de cacher malgré toi en souriant contre sa chair. Légèrement honteux, tu recules le visage que tu déposes comme si de rien n'était sur l'épaule d'Ama, comme pour voir ce qu'elle fait.

"Ca va autant que c'est possible dans cet institut... Mais tant que tu es là, j'irais toujours bien ! Et c'est vrai que ça faisait un moment.. Tu m'avais manqué."

Tu hausses un sourcil, et tes joues virent directement au rouge. Comment fait-elle pour être aussi innocente et adorable à la fois. Tu pestes intérieurement, la serrant un peu plus contre toi par réflexe. Dieu que tu aimerais la faire se retourner sur toi et l'embrasser. Mais tu sais malheureusement que ce n'est pas possible, et qu'elle n'est que ton "amie d'enfance". Tu soupires à cette pensée, ton cœur battant toujours aussi fort tandis que ton pouce caresse distraitement le vendre de la demoiselle. Tu ne peux t'empêcher d'être d'une douceur des plus incroyables avec elle. Mais jamais avec moi. Je te vois froncer les sourcils, signe que je te rappelle de mauvais souvenirs. Mais tu as appris à vivre contre moi... et non pas avec moi. Tu me rejettes, n'acceptant jamais aucunes de mes paroles. Mais je sais qu'un jour où le destin s'acharnera sur toi... Je me ferai une joie de te dévorer pour la énième fois.

"Et toi ? Ta consultation s'est bien passée ?"

Tu te figes à sa question. Tu espérais qu'elle reste muette à ce sujet, mais elle doit certainement s'inquiéter pour toi. Et oui Ewan, une "amitié", ça va dans les deux sens. Tu soupires, cherchant une réponse potable à répondre. Te mordillant les lèvres, tu enfouis avec tendresse ton visage dans son cou, soufflant dedans, espérant la chatouiller un peu pour atténuer l'atmosphère qui risque de s'installer après ta réponse.

- Ca va... Tu sais, je ne suis pas à plaindre. Le docteur m'a fait plusieurs injections, certainement pour tester la nervosité de mon bras. A cette pensée, tu ne peux t'empêcher de masser ce dernier, légèrement préoccupé par le peu de ressenti que procure le sédatif. Mais... il me la endormi pour un moment en voyant son état. C'est qu'il est intenable, celui-là !

Tu te forces à sourire, en espérant être le plus naturel possible. Tu n'aimes pas parler de moi, ta chère et tendre maladie. Je le sais, et je ressens ce pincement dans ta voix lorsque tu tentes de dédramatiser les choses que je te fais subir. Et c'est là que je suis le plus fier de moi.

- Enfin, ne parlons pas de ça, Ama ! Mmh... Voyons-voir... T'es-tu fais des amis ? Tu es si mignonne, tu dois en faire craquer plus... p-plus... d'un..?

Tu sens ta voix se briser en comprenant que tu viens de lui avouer directement ce que tu penses d'elle. Ton visage te chauffe affreusement, et tu te caches comme tu peux derrière son épaule, un sourire gêné aux lèvres. Ewan... Pour le coup, t'es vraiment stupide... Mais quelque peu adorable. Je me surprends moi-même à le dire.



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Tu écarquilles les yeux en sentant le bras d'Ewan t'entourer, comprenant de suite ce qu'il veut faire, sans chercher à protester. Tu souris en te retrouvant sur ses genoux, touchée de sa douceur. Cette tendresse qu'il a avec toi est devenu quelque chose de quotidien qui aura pourtant toujours le don de t'émouvoir. Tu frissonnes en sentant son souffle sur ta nuque, tes poils se dressant. Soupirant légèrement de bien-être alors qu'il t'embrasse, tu fermes les yeux, voulant juste profiter du moment. Oublier son bras. Ta voix. Le lieu. Les patients. Tout. Qu'il ne reste plus qu'Ewan et toi.

Tu hausses un sourcil en le sentant caler son visage contre ton épaule, en profitant pour déposer un baiser dans ses cheveux. C'est que ses cheveux sont vraiment doux, et si tu n'avais pas déjà une si belle chevelure, tu en serais jalouse. Tu souris, amusée en le voyant rougir ainsi, sans prendre conscience des sentiments qui se cachent derrière cette rougeur. A moins que tu ne joues simplement l'aveugle ? Tu préfères te dire qu'il est juste trop vite gêné et expressif avec toi qui le connaît tant. Tu lèves la main pour aller lui pincer la joue, lui jetant un regard taquin en voyant qu'il est toujours aussi rouge, allant même jusqu'à lui tirer la langue, telle l'enfant que tu es.

Certains ne connaissant que ton caractère en environnement inconnu seraient choqués de te voir si expressive et enfantine. Mais à l'instant même, tu te moques des regards. Ça n'a plus d'importance quand tu es avec lui. Est-ce que ça en a déjà eu une, de toute manière ? Peut-être un peu... Car tu ne peux nier avoir mal au coeur en entendant quelques vilaines rumeurs sur toi. Mais pour ça, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, Ama, et tes manies d'asociale.

-  Ca va... Tu sais, je ne suis pas à plaindre. Le docteur m'a fait plusieurs injections, certainement pour tester la nervosité de mon bras.  Mais... il me l'a endormi pour un moment en voyant son état. C'est qu'il est intenable, celui-là !

Tu l'écoutes attentivement, inquiète, tournant un peu le visage pour fixer son bras en l'entendant. C'est vrai qu'il est bien calme, celui-là, aujourd'hui. Tu soupires silencieusement, sachant bien qu'il essaie d'être faussement positif pour ne pas que tu en sois préoccupée. Mais c'est trop tard. De toute façon, plus il sera évasif sur le sujet, plus ton inquiétude grandira. Tu lui pince le bras, lui jetant un regard interrogateur, comme pour lui demander s'il n'a vraiment aucune sensation. Tu as tellement de questions à poser, bien trop pour une muette. Et c'est que si cette position est confortable (Ewan est un bon dossier), ce n'est pas pratique pour qu'il voit ce que tu racontes en langue des signes.

- Enfin, ne parlons pas de ça, Ama ! Mmh... Voyons-voir... T'es-tu fais des amis ? Tu es si mignonne, tu dois en faire craquer plus... p-plus... d'un..?

Tu gonfles les joues à son changement de sujet, tournant le visage vers lui pour lui montrer son agacement et comme tu ne te laisses pas prendre à son jeu. Mais très vite, cette moue est remplacée par la surprise. Il te trouve... mignonne... ? Tu sais bien au fond que même si tu es encore jeune, tu as une puberté assez avancée qui a permis de dévoiler des attraits qui plaisent le plus souvent à la gente masculine, même si ton corps n'est pas encore totalement développé. Pourtant, tu t'es toujours moqué d'à qui tu pouvais plaire. Mais là... S'il te considère au moins comme une vraie femme, alors ça te suffit. Ca te rend déjà heureuse. Et tu n'espère pas plus. Tu ne veux pas plus, même. Car même s'il est attiré par toi, ce n'est pas toi qui pourra l'aider à mieux s'intégrer, tu n'es pas un modèle dans ce domaine, après tout...

Tu le fixe, attendrie par sa mine toute embarrassée, un doux sourire s'affichant sur tes lèvres. Pas un sourire taquin, malicieux, ou enfantin, non, il exprime ta sincérité et comme entendre ça de ta bouche a pu te faire plaisir. Tu es bien simplète, ma pauvre, pour être heureuse de si peu.

"Ca me fait plaisir que tu penses ça de moi.. "

Tu ne réponds pas à sa question, haussant simplement les épaules, sans non plus t'attarder à le taquiner en le voyant si gêné, pour une fois. Tu lui montres plutôt du doigt l'endroit où l'on va chercher les plateaux de nourriture, lui indiquant qu'il faudrait qu'il aille chercher le sien. Pour une fois que c'est un tel menu, en plus. Et de toute façon, c'est obligatoire, et les puntions de l'institut sont assez.. sévères. Mieux vaut les éviter, surtout pour si peu. Et s'il refuse, tu lui feras manger ta propre nourriture à la fourchette, jusqu'à ce qu'il cède et préfère aller se servir plutôt qu'être traité ainsi comme un enfant devant tout le monde.  

ft. Ewan chéri
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Un jour de plus dans cet enfer...
Tu fixes la nuque de la demoiselle, remarquant facilement les frissons que tu lui procures. Tu ne la voyais pas aussi sensible, te disant qu'elle doit facilement ressentir ça avec tout le monde. Ah, car maintenant, tu joues l'aveugle, Ewan ? T'as pas encore remarqué comme elle craque pour toi ? Regarde donc son regard aussi doux que celui d'une louve, et ses poils qui se dressent au moindre contact de ton corps. Clairement, il faut être un bel imbécile pour ne pas le voir. Tu pestes, me pinçant violemment au niveau de la veine, comme si tu essayais aussi de ressentir ne serait-ce qu'un peu de douleur. Mais rien. Haha, le docteur a bien fait son job, gamin. Et, même si je suis peut-être endormi, n'oublie pas qu'une fois réveillés, les volcans sont les plus dangereux.

Tu fermes un peu les yeux, le visage toujours sur son épaule, et te sens rougir alors qu'elle dépose un baiser dans tes cheveux. Merde, ton coeur s'emballe, Ewan. Et, vue comme tu as collé ton torse contre son dos, elle risque de le sentir très probablement. Tu sens ton corps se crisper, inquiet qu'elle le remarque, en plus de la chaleur que tu émets. Tes yeux s'écarquillent en la voyant te pincer la joue et te tirer la langue. C'est la goutte d'eau de trop, ton visage est en feu, et tu baisses immédiatement le regard. Tu n'arrives vraiment plus à te contrôler, et même cette langue qu'elle venait de sortir te donnait envie. Tu te gifles mentalement à cette pensée, te disant que "t'es pas comme tous les mecs". Pourtant, mon cher Ewan, je tiens à préciser que toi aussi, tu as un-... A-Aïe ! Tu gonfles les joues, boudeur, sachant bien ce que je voulais dire. Tu essaies vainement de cacher ta rougeur et ton corps qui réagit en enfouissant encore plus ton visage dans le cou de la demoiselle. Tu sens son parfum, ce dernier t'apaisant immédiatement. Tu lui mordille tendrement la peau pour répondre à sa provocation, voulant la chatouiller pour la faire cesser ses enfantillages qui te mettent dans un état pas possible. Tu as souvent eu ce genre de problèmes à cause de la taquinerie de la demoiselle, mais ces derniers temps, tes émotions sont totalement instables. Quand tu la croises, tu te sens aussi vulnérable qu'un nouveau né. Tu sais parfaitement que tes joues vont devenir écarlates, et ton corps va te sembler être un chauffage ambulant, sans parler des drôles de rêves que tu fais la nuit après avoir croiser Ama, et, qui pour tout dire, ne valent mieux pas être expliqués ! Mmh ? C'est quoi ce regard, Ewan ? Je ne dis que la vérité, j'ai bien remarqué que plus tu grandissais, plus tes émotions devenaient présentes et grandes en toi, et que ton corps en réclamait, lui aussi. Un peu trop, parfois.

Tu serres un peu les jambes par réflexe, gêné de ce que je viens de te révéler. Tes joues sont toujours en feu, et ton regard se porte sur le plateau de frites de la demoiselle. Tu ne sembles pas avoir faim, ta visite chez le médecin t'ayant coupée toute envie. Tu soupires, sachant très bien que tu n'es pas maigre, mais que ça serait bien que tu prennes quand même quelques petits kilos de plus. Mais aujourd'hui, rien n'y fait. Tu n'as envie de rien, à part peut-être rester encore un moment contre Ama. Tu vas pour t'étirer mais te fige en voyant que la demoiselle te pince le bras. Tu la fixes, les yeux ronds, ne sachant pas si tu dois jouer la comédie ou pas. Car, c'est triste à dire, mais tu ne ressens rien. Enfin, "triste", je ne dirais pas ça, moi, Ewan. Car tu sembles bien content quand je te fiche la paix. Mais moi, je me sens seul, quand ce satané docteur ose m'endormir de la sorte. Je ne peux rien faire pour te pourrir la vie, et je m'ennuie à mourir. Surtout en ce moment. Vous regardez vous lancez des regards aussi niais qu'irritant... Dieu que j'aimerais te gifler, gamin!

"Ca me fait plaisir que tu penses ça de moi.. "

Tu te figes, mort de honte et de gêne, et le visage toujours aussi rouge. Et pour t'enfoncer encore plus, tes oreilles prennent également une teinte écarlate, et deviennent aussi brûlantes que la lave. Tu pestes contre les hormones qui te travaillent certainement un peu trop, et contre ce corps de garçon que tu n'arrives décidément pas à contrôler. C'est ironique, Ewan. En plus de moi, et sans maladie, tu n'arrives même pas à te gérer. Pitoyable. Tu relèves de timides yeux vers la demoiselle, essayant certainement de lui faire comprendre que le regard qu'elle te porte te rend bien trop fou. Tu sais qu'elle va forcément remarquer ton incroyable rougeur et ton coeur qui semble prêt à exploser, mais tant pis. Tu sais qu'un jour, elle remarquera certainement que tu es fou amoureux d'elle... et ça sera peut-être la fin de votre amitié. C'est aussi pour cette raison que tu as peur de lui avouer tes sentiments. Tu as peur qu'elle te rejette, en tant qu'amant, mais aussi en tant qu'ami d'enfance. Tu sembles perdu dans tes pensées, le stress commençant à augmenter de plus en plus, mais tu penches la tête sur le côté en la voyant signer. Tu as pris l'habitude de la regarder faire, et, malgré qu'elle soit muette, tu as comme cette petite voix dans ta tête qui dicte chaque parole qu'elle signe. Tu fronces les sourcils, et secoues la tête à ses paroles. Tu n'as pas faim, et tu n'es pas prêt à avaler quoique ce soit. Même si les punitions sont sévères, tu peux te montrer très têtu lorsque tu as une idée en tête!

- Ama... J'ai pas faim. La visite m'a coupé l'env-...

Tu louches violemment sur ses lèvres alors qu'elle tourne la tête vers la tienne. Ton coeur loupe un battement en voyant un peu de sauce sur sa lèvre inférieur. Ewan... merde, ne fais pas ça. N'approche pas autant ton visage ! Gamin, tu risques de le regretter ! Si tu fais ça, imagine comment elle va réagi-... La voix me semble coupée en voyant tes lèvres se presser contre celles de la demoiselle. Ton autre bras tremble autour du ventre d'Ama, et tu sort timidement ta langue pour lécher la sauce qui, à vrai dire, est plus une excuse pour pouvoir l'embrasser. Tu n'as vraiment pas réussis à résister. Tu ne détournes pas les yeux, plongeant tes pupilles aussi vertes que l'émeraude dans celles de la demoiselle. Ton souffle s'est stoppé brutalement, et ton regard est rempli d'envie. Tu continues de l'embrasser, ouvrant doucement les lèvres pour presser encore plus celles de la demoiselle, mais tu pâlis violemment en te rendant ENFIN compte de ce que tu viens de faire. Tu recules, les yeux ronds, la fixant, certainement aussi choquée qu'elle. Tu ne sais pas comment réagir, et te colle au dossier du fauteuil, un doigt sur tes lèvres.

- J-je... m-mon dieu... Tu bafouilles, et est aussi crédible qu'un gamin de cinq ans qui demande à manger. Je suis désolé tu... avais de la sauce d-donc...

Tu baisses instinctivement la tête pour demander pardon, et je jubile devant cette situation des plus improbables.



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Tu sens bien son coeur battre dans ton dos, mais le tien est tellement rapide et fort aussi que tu ne sais plus... Tu ne sais pas si tu confonds ses battements aux tiens. Pourquoi serait-il dans un tel état, de toute façon ? L'explication la plus probable serait encore qu'il commence à devenir un "homme" et que les hormones travaillent, sans qu'il n'y ait vraiment de sentiments amoureux pour toi derrière, tu te dis. Tu t'enfonces dans les mensonges, préférant jouant l'aveugle, faire l'enfant, de peur de ne plus pouvoir reculer après. De toute façon, a-t-on vraiment le droit à une vie dans cet institut ? Quand on n'est que des cobayes ? N'est-ce pas le mieux que tu puisses faire que de rester éternellement une enfant aveugle pour ne pas voir tout ce que tu rates ? Mais c'est que malgré toi, tu grandis, et tu finiras par regretter... Si ce n'est pas déjà le cas.

Mais déjà, tu chasses ces sombres pensées, préférant profiter du moment présent. C'est un bel état d'esprit, en principe, mais dans ton cas, ça te permet juste de te voiler la face. Il ne faut pas ressasser trop le passé, il ne faut pas se projeter dans le futur au point d'en oublier le présent, car dans ce cas, l'on ne pourra pas se donner les moyens de parvenir à ce futur, mais il ne faut pas non plus oublier totalement le futur, et ça, tu sembles l'oublier. C'est ce qu'on appelle de la lâcheté, Ama, mais tu ne t'en rends pas compte. Pourtant, tu sais faire preuve de courage, mais à affronter seule tes chimères, tu ne sais rien faire d'autre que sombrer dans ton propre cocon protecteur, Ewan étant un des seuls fils qui te retient. Et le plus solide. Tu ne peux pas totalement abandonner les autres, si tu as la preuve qu'il existe encore de bonnes personnes telles que lui, n'est-ce pas ? Et de toute façon, tu as beau avoir une notion du bien et du mal très ancrée, tu es trop gentille et prête au pardon, essayant même parfois intérieurement de comprendre les médecins qui font de toi un cobaye. Rien de plus.

A l'instant, tu sembles t'amuser de le voir aussi rouge, ignorant le pourquoi du comment, trouvant juste ses mimiques et ce côté maladroit qu'il a avec toi, bien trop drôle. Tu fermes les yeux sur la raison de cette rougeur, lui jetant un regard moqueur, le regard pétillant. Tu lui poke la joue alors qu'il enfouit son visage contre ton cou, pour bien lui faire comprendre que tu as vu comme son visage a une couleur semblable à celle d'une tomate, et que c'est assez amusant, et surtout attendrissant, même si tu ne le diras pas. Mais en même temps, tu le sens tout raide, sentant comme une étrange gêne entre vous, que tu n'arrives pas à estomper malgré toutes tes taquineries. Parce que toi aussi, même si tu ne fais semblant de ne pas le voir, tu n'es pas complètement à l'aise, tentant de retenir tes sentiments. Tu te figes en le sentant te mordiller l'oreille, presque surprise, ton envie de l'embêter un peu se calmant direct, te tortillant pour qu'il arrête. C'est que le but était peut-être de te chatouiller, mais toi, cela ne fait que jaillir tes sentiments, sentant ton coeur sur le point de rompre. Vous jouez avec le feu, tous les deux, et inconsciemment, vous le savez bien, non ?

Mais ton coeur semble se calmer en voyant bien qu'il n'a aucune réaction alors que tu lui pinces le bras. Le sujet de son bras est bien trop sérieux pour que tu te montres égoïste à ne penser qu'à ton amour pour lui. Tu vois bien qu'il ne sait pas quoi faire, soupirant, te disant que c'est agaçant de le voir toujours cherché la solution qui t'inquiétera le moins, quitte à omettre des détails assez importants pour de "simples détails". Ne comprend-t-il pas que cela t'inquiète encore ? Tu recules lentement ta main de son bras "malade", cette dernière le caressant doucement au passage même si tu sais pertinemment qu'il ne le sentira pas.

Ama... J'ai pas faim. La visite m'a coupé l'env-...

Tu soupires silencieusement en l'entendant, t'apprêtant à le gronder gentiment et à le faire manger de force, s'il le faut, mais t'arrête en le voyant se couper dans sa phrase. Tu hausses un sourcil, lui jetant un regard interrogateur avant de remarquer qu'il ne pourra pas le voir puisque ses yeux semblent attirer par... autre chose... Tu te figes, tes joues s'empourprant légèrement, prise au dépourvue, te demandant si ce n'est pas toi qui te fait des idées, commençant toi aussi à être captivée par ses lèvres. Mais tu ne feras pas le premier pas, jamais. Tu ne peux pas. Pas ici. Et tu oses espérer que lui aussi a compris que-.... Tu n'as pas le temps de terminer ta pensée que tu sens ses douces lèvres se déposer sur les tiennes. Toute ta raison s'envole, et tu sens ton corps entier pétiller de bonheur. C'est si doux.. Si délicieux... Si... Ca faisait si longtemps que tu espérais... Tu ne sais pas comment réagir, tes yeux s'écarquillant, sans chercher à le repousser, mais sans répondre non plus. Pourtant, tu trouves ça tellement agréable. Et même alors qu'il se recule, tu le fixes, sans réaction, tes pomettes arborant une délicate couleur rosée. Comme lui, tu approches lentement les doigts de tes propres lèvres, les caressant, te remémorant la douceur de son baiser.

- J-je... m-mon dieu...  Je suis désolé tu... avais de la sauce d-donc...


Mais tu ne l'entends pas. Tu flottes encore. Puis, lentement commence à redescendre sur terre et prenant enfin conscience de ce qui vient de se passer, tu jettes des regards paniqués autour de toi. Et si on vous avez vu ? Et puis d'abord, votre proximité pouvait porter à quiproquos depuis le début ! Et toi tu t'en rends compte maintenant... Es-tu idiote ? Tu soupires de soulagement en voyant que personne n'a dû vous voir, votre table étant plutôt à l'écart, et peu de patients étant actuellement présents. De même, le personnel est occupé à autre chose que vous surveiller, vous deux particulièrement. Tu comprends alors que c'est vers lui que tu dois te tourner pour éclaircir tout ça. Que faire, que faire, que faire, que faire... Tu es perdue, tu ne comprends plus rien. Vous en étiez où avant déjà.. ? Ah oui, il devait manger. Sursautant, tu te tournes vers ton plateau dans ta panique, attrapant plusieurs frites et te tournant vers lui pour les enfoncer dans sa bouche, sans penser qu'il risque surtout de s'étouffer. Tes joues sont en feu, ton coeur bat encore à cent à l'heure, menaçant de rompre. Et tes grands yeux bleus semblent quémander des réponses à ta question.

Pourquoi ?

ft. Ewan

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