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20/10/2018
Préparation d'event
22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Malentendu silencieux [PV : Amaryllis]

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Nevrabriel était adossé à la fenêtre du couloir, il regardait parfois les gens passer dans le corridor, son livre à la main, attendant sagement que le rendez vous de Lucy soit terminé. Donatien aimait bien prendre son temps avec ses patients, plus qu’il ne devrait, mais Nevrabriel n’avait aucune obligation, nulle part.  Il avait son diplôme, passé à l’Institut, et à par lui offrir des cours sur l’astrophysique, il n’avait plus rien à apprendre que dans les livres en attendant de quitter ce lieu.

Il y avait peu de monde dans ce coin du bâtiment, la salle de soin n’était pas le lieu préféré des patients. Alors, les yeux de l’écossais étaient inévitablement attirés par tout ce qui avait un mouvement. Souvent des patients de l’aile, quelques membres du personnel auxquels le jeune homme répondait poliment lorsqu’on le saluait, mais n’offrait plus de sourire à ces derniers, depuis la grande Sanction. La vie reprenait son cours et doucement, il avait le sentiment que beaucoup faisait comme si de rien n’était.
Lucy faisait partie de ces personnes, qui nient la vérité. Mais à elle, il ne pouvait pas lui en vouloir. Son âme était trop pure et innocent pour toute cette noirceur, son cerveau n’arrivait pas à intégré ce qui s’est passé ce jour là.

Le couloir était de nouveau vide et le jeune homme replongea dans sa lecture, le dos collé à la fenêtre, les rayons de lumière qui la traversait lui donnait chaud et il retira son bonnet, laissant sa tignasse rousse flamboyer au soleil tel un feu ardent. Il n’aimait pas vraiment mettre ses cheveux au soleil à cause de ça, mais il n’y avait personne et toute manière toute l’île savait qu’il était roux, pas la peine de se cacher.
Avec ce geste, ses yeux se levèrent et il vit une jeune fille qui passa devant lui. De longs cheveux blonds trainaient à sa suite, comme un ruban.

Nevrabriel reconnaissait ce visage juvénile et délicat et ces longs cheveux clairs. Cette demoiselle était à l’Institut depuis un moment, l’écossais avait tenté plusieurs fois de la salué, mais sans succès. L’inconnue ne lui a jamais répondu, elle avait un visage fermé, presque froid, ce qui ne m’était pas du tout le jeune homme à l’aise qui ne cherchait pas longtemps la discussion (inexistante) avec elle.

Le nez à moitié dans son livre, il la regarda passer, la démarche délicate mais le visage toujours aussi passible. Elle ne faisait pas partie de cette aile, allait-elle voir quelqu’un ? Un ami ? Un médecin peut-être ?
Même si l’écossais n’avait pas spécialement l’adolescente dans le cœur, il était curieux et ne pouvait s’empêcher de se poser des questions sur tout et n’importe quoi.

Un bruit sourd atteignit ses oreilles. Son stylo avait quittée la poche de la passante pour rencontrer le sol mais la propriétaire ne semblait pas l'avoir remarqué. Elle continua son chemin, sans se retourner, le pas léger. Nevrabriel attendit un instant, mais il comprit rapidement que la jeune fille ne reviendrait pas sur ses pas, alors, bienveillant, le jeune homme ferma son livre et alla ramasser l’objet abandonné.
Le patient rattrapa la demoiselle en question, lui tapotant gentiment l'épaule pour attirer son attention. Un sourire aimable se dessina sur ses joues encore creuses lorsque celle-ci se retourna pour répondre à sa sollicitation. L’écossais tendit sa main vers l'inconnue, pour qu'elle récupère son bien.

_Salut. Excuse moi, tu as fais tombée ceci.



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C'était dans les couloirs de l'aile W que tu marchais. Tu aurais préféré dire que tu t'étais égarée et retrouvée dans ce bâtiment qui ne correspondait pas à ta catégorie de patients, mais malheureusement, tu connaissais un peu trop bien les lieux depuis le temps. Tout était monotone. Les mêmes meubles partout, te semblait-il. La même ambiance étouffante dans chaque pièce. Mais le pire de tout, c'était les personnes à l'origine de cette atmosphère. Les médecins. Et encore une fois, l'un d'eux t'avais convoqué. A quoi bon ? Tu ne guérirais jamais... Tu l'avais compris. Tu n'y croyais plus.

Tu traversais donc les couloirs de l'aile W, sans t'attarder sur les rares personnes que tu croisais, affichant comme à ton habitude ce visage fermé à toute discussion. Envahie d'un sentiment de mélancolie, tu soupirais silencieusement, accélerant le pas, te disant sans doute que plus vite tu y serais, plus vite ça se terminerait. Ce que tu ne remarquas pas, ce fut que dans ton empressement, ton stylo glissa de ta poche. Ce qui aurait pu être assez embêtant, car c'était là ton seul moyen de communiquer avec le monde qui t'entoure, exception faite de ceux qui parlaient la langue des signes internationale. Mais heureusement pour toi, quelqu'un avait vu l'objet tomber à ta place.

Tu sentis d'abord quelqu'un te tapoter l'épaule, ce qui eut le don de te faire légèrement sursauter, presque imperceptiblement. Tu sens ton coeur s'emballer pendant quelques secondes, mais il se calme rapidement. Rapidement, tu te tournes vers celui qui t'as sollicité, ton visage n'exprimant que l'impassibilité, sans montrer le soupçon de frayeur que tu as eu. C'est que tu étais perdue dans tes pensées et ne t'attendais pas à ce que quelqu'un t'interpelles.

Tiens, ce visage, tu l'as déjà vu. Plusieurs fois. En fait, tu n'as même pas à chercher loin pour t'en souvenir. Tu es quelqu'un d'assez tête en l'air, mais quand il s'agit d'individus, pratiquement tout te restes en mémoire. Et pour le coup, dur d'oublier cette chevelure rousse, de toute manière. Tu ne sais même pas son nom pour autant, tout ce que tu sais, c'est que comme toi, il à l'institut depuis plusieurs années. Est-il arrivé avant ou après toi ? Ca, tu ne saurais pas le dire. Mais même si tu n'as peut-être jamais entendu le son de sa voix, avec ta manie à t'éloigner de tout le monde, c'est comme s'il faisait parti de ton quotidien. Il t'arrive de le croiser, et souvent tu l'entends lâcher un "bonjour", auquel, dans le meilleur des cas, tu réponds par un simple hochement de tête, ou ignore tout bonnement. Mais dans tous les cas, tu ne peux pas y répondre. Pas comme si tu le voul ais. Quoique... Peut-être un peu, parfois, non ? Ne t'arrives-t-il pas, Ama, de vouloir tout abandonner et sociabiliser un peu plus ? Et tant pis si au final tu te fais trahir et en finit brisée. Tu es déjà en enfer, alors pourquoi as-tu peur pour si peu ? Au point où tu en es...

- Salut. Excuse moi, tu as fais tombé ceci.

Tu baisses le regard vers la paume de sa main, glissant ta main dans ta poche pour constater qu'en effet, c'est bien ton stylo puisqu'il n'y est plus. Tu avances ta main et déplie tes fins doigts afin de récupérer ton bien, tentant au passage d'éviter le plus possible tout contact avec la chaleur de sa main. Baissant à nouveau les bras, tu joues distraitement à déboucher et replacer le capuchon du stylo, finissant par hocher simplement la tête en guise de remerciement. Pas un sourire. Tu ne le connais pas. Tu vas juste rester distante avec lui et fuir rapidement. Ce simple signe de tête suffira à exprimer ta gratitude, car oui, malgré les apparences, tu as un minimum de reconnaissance. Mais rapidement, tu détournes les talons, préférant oublier ce léger imprévu, gardant ton objet en main, cette fois, pour être sûre de ne pas le perdre à nouveau.

ft. Nevrabriel


Dernière édition par Serwy Amaryllis le Lun 25 Juin - 22:30, édité 1 fois
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_Salut. Excuse moi, tu as fais tombée ceci.

La demoiselle le toisa avant de venir agripper son stylo du bout des doigts, comme si Nevrabriel était contaminé par un virus dangereux. Puis, l'inconnue se mit à jouer avec son bien, comme pour vérifier qu'il était encore fonctionnel.

Le jeune homme observa, se demandant si la petite blonde n'était pas atteinte d'une forme d'autisme et c'était pour cela quelle l'ignorait. Rien, physiquement, ne permettait d'affirmer cette hypothèse. Il en avait d'autres d'ailleurs, comme le fait qu'elle avait un trouble de l'attention, de la mémoire immédiate, ou bien quelle n'aimait pas les gens. Mais il n'etait pas médecin et ne pouvait émettre que des suppositions.

La demoiselle finit par  acquiescer et tourner les talons.

...

. . .

Ok.

Le jeune homme fronca les sourcils en regardant la demoiselle s'en aller. Eh bien ... Il y en avait qui ne manquait pas de toupé ! Il ne comprenait pas ce signe de tête, c'était à son intention ? Ou bien elle était simplement satisfaite que son stylo se bonchonne correctement ? L'écossais avait beau être lent à la colère, ça faisait tout de mêmes des mois que cette gamine l'ignorait de loin, et maintenant de près. Qu'est ce qu'il y a ? Il était trop bizzarre pour elle ? Trop roux ? Trop blanc ? Trop maigre ? Trop de tâches de rousseurs ? Des yeux anormaux ? Mais quoi, bon sang ?!

_Hé !

Remonté, l'écossais retient la demoiselle d'une légère prise sur son bras, prise qu'il quitta aussitôt que l'iceberg ait tourné le visage vers lui. Elle avait beau avoir un visage agréable à regarder, son comportement lui retirait tout son charme. Nevrabriel n'aimait pas qu'on juge sur l'apparence et espérait que l'inconnue ait une autre explication à lui fournir que celle-là. Le genre de personne qui empêchait des gens comme Lucy ou Swann de s'épanouir, ça l'irritait.

D'habitude Nevrabriel ressemblait à un adolescent joyeux et très souriant, mais à présent il ressemblait davantage à un homme  sévère et ferme. Cependant, il n'y avait aucune froideur dans son regard, toujours très doux et bienveillant
mais avec un soupçon de colère au fond des yeux. Il lui était presque impossible de se montrer violent ou méchant, sa gentillesse de lisait dans son regard et ses gestes, il avait pris soin de ne pas faire peur ou mal en attirant son attention, il n'haussait pas la voix et ne la regardait pas de haut.

_Excuse moi mais ... A defaut de me saluer lorsque je le fais, tu pourrais au moins me remercier. Ce n'est qu'un stylo à mes yeux, peut être que pour toi également, mais ça serait la moindre des choses, tu ne penses pas ?

Nevrabriel finit par soupirer, la colère ne lui allait pas et retombait rapidement, il était dépité par ses tentatives aimables qui aboutissaient pas. Évidemment, ce n'était pas la première fois qu'on le meprisait pour des raisons superficielles et il ne savait pas trop s'il attendait qu'elle s'excuse ou l'envoie balader.

Même si la demoiselle avait un visage aussi froid que Le pôle Nord, l'écossais lui accorda tout de même un sourire sincère et une mine désolée. Il était certainement bête de perdre du temps avec cette fille, mais autant être stupide jusqu'au bout.

_Je n'aurais pas du m'emporter, pardon. Mais tu devrais être un peu plus aimable avec les autres. Certaine personne ne te veulent que du bien, crois mois ... Dis, qu'est ce que j'ai fais de mal pour que tu m'ignores ?


Dernière édition par Nevrabriel le Mar 26 Juin - 1:16, édité 1 fois


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Malentendu silencieux

Cet imprévu étant déjà loin derrière toi, tu n'entends pas son interpellation et c'est seulement quand il te saisit le bras que tu te rends compte que ça n'est pas fini. Tu fronces les sourcils. Tu vois bien cette colère dans son regard, étant assez sensible aux émotions des autres. Et au fond, tu comprends la raison de ce reproche. C'est vrai qu'avec cette froideur, tu es assez injuste avec le monde qui t'entoure, tu en as bien conscience. C'est égoïste de mettre tout le monde dans le même panier seulement pour te protéger, toi. Pourtant, tu as presque envie de dire que ce garçon doit être une personne gentille. Pourquoi ? C'est que malgré sa colère, tu ne lis aucune haine quand tu le regardes. Certes, il te fait un reproche, mais un reproche qui a tout lieu d'être, pas pour le plaisir de disputer quelqu'un. Aucune méchanceté à ton égard.

Mais non. Tu ne veux pas t'attacher. Tu n'en as pas besoin. Les apparences sont trompeuses, alors qui sait... Et surtout dans cet institut... Comment peux-tu réussir à t'épanouir et offrir un peu plus facilement ta confiance ? Et même si tu daignais la lui accorder, à lui ou à n'importe qui d'ailleurs, qui te garantit que demain, cette personne sera toujours aussi bien qu'elle l'était aujourd'hui ? Tu as Ewan et cela te suffit. Mieux vaut ne pas créer trop de liens. Pourtant, tu l'écoutes attentivement, tu ne cilles pas, ton regard est toujours aussi froid, mais tu ne l'ignores pas. Souvent, lorsque tu te fais aborder par quelques personnes un peu trop ennuyeuses, ton esprit est ailleurs et tu ne leur porte aucune attention, mais là, même si tu comptes bien mettre fin à cette situation le plus rapidement possible, tu te dis qu'il mérite bien que tu prêtes oreille à sa réprimande.

- Excuse-moi mais ... A défaut de me saluer lorsque je le fais, tu pourrais au moins me remercier. Ce n'est qu'un stylo à mes yeux, peut être que pour toi également, mais ça serait la moindre des choses , tu ne penses pas ?

Tu baisses le regard vers le stylo, te mordillant la lèvre. Oui, ce n'est qu'un stylo. Pour toi, c'est un peu plus, même s'il n'est pas irremplaçable. Néanmoins il n'a pas tort. Mais comment voudrait-il que tu fasses ? Quoique, puisque tu avais ce stylo en main, tu aurais bien pu prendre la peine d'écrire un simple "merci" sur ta paume, non ? Tu culpabilises vite, dis donc Ama. Et tant que tu seras asociale, tu seras coincée dans cette spirale de culpabilité. Pourtant, pas une seule étincelle coupable ne brille dans tes yeux. Tu hoches la tête de haut en bas comme pour signifier être en réalité d'accord avec lui. Cependant, aucune excuse ne sort de ta bouche. Tu ne bronches pas.

- Je n'aurais pas du m'emporter, pardon. Mais tu devrais être un peu plus aimable avec les autres. Certaines personnes ne te veulent que du bien, crois mois ... Dis, qu'est ce que j'ai fais de mal pour que tu m'ignores ?

Saisissant une de tes mèches de cheveux, tu commences à la tortiller nerveusement. Si ton expression faciale reste inchangée, ton état d'esprit se manifeste par tant de mimiques que tu as acquis à défaut de pouvoir t'exprimer. Tu essaies de rester froide, mais petit à petit, certains de tes gestes te trahissent. C'est plus dur d'être distante face à une personne qui te semble si gentille. Néanmoins, il te sembles un peu naïf. C'était bien beau de dire qu'il y en avait qui ne te voulaient que du bien, mais le monde n'est pas aussi simple... Si ? Tu hausses les épaules pour toi-même. Que sais-tu du monde après tout ? Celui extérieur à l'institut n'est qu'un vague souvenir et l'institut en lui-même... C'est l'enfer. Mais ce qui t'as surpris, c'est surtout qu'il s'excuse. Tu es la fautive, non ? Certes, même si tu t'excusais, tu recommencerais sans doute -pas comme si tu avais le choix, au final, de toute façon-, mais il n'a pas à s'excuser. Ce n'est pas non plus comme s'il t'avais jeté sa colère à la figure, ses mots avaient été plutôt raisonnables.

Après ça, tu ne peux pas l'ignorer. Tu lui dois bien une réponse construite. C'est-à-dire plus qu'écrire un "pardon, merci, au revoir" sur un bout de papier. Tu soupires silencieusement. Comment lui faire comprendre. Laissant couler un moment de silence, tu cherches quelle est la manière manière de t'exprimer. Tu commences à porter une main à ta gorge, comme pour lui faire comprendre qu'aucun son ne peux en sortir mais baisse aussitôt le bras. A tes yeux, les gestes valent parfois plus que les mots, mais ils n'ont malheureusement pas le don d'être aussi clairs. Fouillant tes poches, tu trouves une vieille feuille de papier chiffonnée et le recto couvert de gribouillis mathématiques. Tu la tournes dans l'autre sens, allant la poser contre le mur.

"C'est vrai que je ne réponds jamais à tes "bonjours" autrement que par des gestes (même si tu ne dois pas le remarquer), mais c'est parce que j'en suis incapable... "

Tu lui montres cette phrase que tu as écris, désignant à nouveau ta gorge, te disant que tu n'as pas besoin de l'écrire pour qu'il fasse le rapprochement. Soudain, tu te figes. Ce n'est pas ainsi que tu mettras un terme à la conversation. Tu t'empresses de gribouiller à nouveau, et si auparavant ton écriture était fine et droite, elle devient un peu plus brouillonne.

"Bref. Tu as raison, j'aurais du te remercier mieux. Mais sache que je ne t'ignore pas. Merci pour l'avoir ramassé mais excuse-moi si je t'ai vexé. Maintenant je ne vais pas te déranger plus longtemps."

Tu lui tends le papier, soupirant, espérant vite pouvoir prendre congé. Et tu as beau dire ça (ou écrire plutôt), tu es juste en train de fuir. Littéralement. Pathétique.

ft. Nevrabriel
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_Je n'aurais pas du m'emporter , pardon. Mais tu devrais être un peu plus aimable avec les autres. Certaine personne ne te veulent que du bien, crois mois ... Dis, qu'est ce que j'ai fais de mal pour que tu m'ignores ?

La colère avait totalement disparut de son être. Il était maintenant dans l’incompréhension. Nevrabriel n’était plus un adolescent, bien qu’il ait quitté ce monde il y a peu de temps, et pour lui, à présent, il y avait forcement une explication au comportement désagréable de la demoiselle. Mais si elle persistait à l’ignorer, il n’aurait plus d’autre choix que d’accepter que cette jolie fleur soit une rose trop épineuse pour être appréciée. Ça le peinerait que l’imaginé isolée, surtout dans un endroit enfermé comme celui-ci, mais il ne pouvait pas la forcer à prêter de l’attention au monde qui l’entourait.

L’inconnue hocha la tête, impassible. Le jeune homme la regarda, perplexe. Elle se terrait dans un mutisme qu’il ne comprenait pas. Allait-elle vraiment laisser cela ainsi ? Tourner à nouveau les talons en le laissant sans réponse ?

Le roux ne bougea pas. Il attendait qu’elle s’explique, ou qu’elle s’en aille, mais il lui offrait toute son attention si elle décidait à lui faire part de réponses.
Lorsque la main de la demoiselle, laiteuse et lisse, comme si elle n’avait jamais rien connu que de la soi, se leva vers son visage, l’écossais se contenta de regarder ce mouvement. Mais finalement, elle se résigna.
Nevrabriel comprenait de moins en moins, mais il était patient, beaucoup plus patient que ce qu’il n’avait montré tantôt.

L’adolescente se mit à fouiller dans ses poches avant de sortir une feuille de cours. Nevrabriel se contenta de l’observer, sans un mot. Essayant encore de comprendre ce qu’elle faisait. Peut-être qu’elle ne parlait pas bien anglais et qu’elle avait besoin d’écrire ses paroles ? Peut-être qu’elle avait une pathologie qui faisait qu’elle ne s’exprimait qu’en nombre ?
Elle n’était pas muette, tout de même ?

"C'est vrai que je ne réponds jamais à tes "bonjours" autrement que par des gestes (même si tu ne dois pas le remarquer), mais c'est parce que j'en suis incapable... "

De nouveau, la jeune fille mis une main vers son visage, mais cette fois, Nevrabriel compris qu’elle montrait sa gorges.
Elle était muette.



Nev, tu es con.

L’inconnue se mit à écrire de nouveau avant de tendre le papier au jeune homme. Il prit le présent sans mouvement brusque, à la fois curieux, interrogateur et prit de cours. Il se sentait vraiment stupide d’avoir pensé à toutes les maladies possibles et inimaginables, sauf le fait qu’elle puisse être muette.

"Bref. Tu as raison, j'aurais du te remercier mieux. Mais sache que je ne t'ignore pas. Merci pour l'avoir ramassé mais excuse-moi si je t'ai vexé. Maintenant je ne vais pas te déranger plus longtemps."

La cerise sur le gâteau de l’idiotie, Nevrabriel se sentait encore plus abrutit que le plus abrutit des abrutit. Il avait sans doute embarrassé ou vexé cette pauvre fille qui n’avait rien de mandé, au sens propre comme au figuré. Il détestait vraiment faire du tord au autres, même à cause de malentendu stupide.
L’écossais émit un soupire pour lui-même, peiné de sa propre bêtise, puis, offrit un regard à la demoiselle et eut un mince sourire qui reflétait à quel point il était désolé.

_Je te prie de m’excuser, je n’avais pas compris que tu ne pouvais pas parler. Je ne voulais pas être désagréable. Je suis vraiment désolé … Quand j’étais jeune, on me méprisait beaucoup pour mon physique.


Nevrabriel utilisa sa main libre pour la passer devant son visage, exprimant le fait qu’il était atypique et que tout ce qui était hors norme était pointé du doigt. A l’Institut c’était différent, tout le monde avait son coté étrange alors on se moqua moins de lui, et en grandissant, il fit en sorte de ne croiser le chemin que de bonne personne (ou presque) et ces années désagréables devinrent des souvenirs. L’inconnue les avait fait resurgir malgré elle, mais ce n’était pas sa faute, c’était lui l’idiot dans l’histoire.

_Je pensais que tu faisais partie de ces personnes, ça m’a un peu énervé, mais dans tout les cas je ne voulais te froisser. Bon ... On est partit sur un mauvais pied toi et moi.

Reprenant plus d’entrain, le jeune homme eut un sourire large et sincère, avant d’exprimer, dans un accent écossais très prononcé :

_Je m'appelle Nevrabriel.

Sachant pertinemment que son prénom était impossible à retenir, surtout lorsqu’il le prononcer dans sa langue natale, le jeune homme prit délicatement le stylo dans la main de la petite blonde et l’écrivit sur la feuille. Son écriture était très sèche et penché, comme si c’était écrit en italique. Le jeune homme n’avait jamais eu une écriture très soigné, en plus il était gaucher. Heureusement sa grand-mère était ambidextre et ce fut cette brave dame qui tenue sa main pour lui apprendre à écrire, sans quoi, son écriture serait certainement illisible comme beaucoup de gaucher.

L’écossais leva la feuille pour la montrer à son interlocutrice, affichant un grand sourire sincère. Puis, il tendit doucement la feuille et le stylo qu’il lui avait prit. Nevrabriel n’avait pas de geste brusque, toujours très délicat lorsqu’il faisait connaissance avec autrui, ne voulait ni faire peur, ni brusquer cette demoiselle.

_Et toi ? Ça me ferait plaisir de savoir comment tu t’appelles.



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Du coin de l'oeil, tu observes sa réaction, essayant de paraître plutôt détachée. Il y a des personnes avec qui tu as du mal de rester totalement froide, car tu ne peux t'empêcher d'être atteinte par leur sincérité, et ce garçon semble en faire parti. Néanmoins, tu es toujours aussi réticente à avoir un véritable échange, même lorsque la personne te semble accueillante. C'est sans grande surprise que tu vois son étonnement. Intérieurement, tu serais presque amusée du quiproquos. Même si cela t'attriste aussi, d'un autre côté. Même sans te mettre toi-même à l'écart, ton incapacité à parler le fait pour toi.

- Je te prie de m’excuser, je n’avais pas compris que tu ne pouvais pas parler. Je ne voulais pas être désagréable. Je suis vraiment désolé … Quand j’étais jeune, on me méprisait beaucoup pour mon physique.

Tu te doutais bien qu'il n'avait pas compris que tu étais muette. Et si des fois ce genre de remarques des individus qui ne savent rien de ton état peuvent t'énerver, là, tu n'en est pas plus que ça vexée. Tout dépend de la façon dont s'est dit. Et de la personne. C'est vrai qu'il a un physique assez particulier... Ca t'avais toujours marqué d'ailleurs, même si rêveuse comme tu peux l'être, tu ne t'attardais habituellement pas sur ce qui t'entourait. Mais une chevelure aussi vive et de tels yeux.. Des yeux que tu trouves d'ailleurs très jolis. Tu ne lui dira évidemment pas, n'étant pas assez proche de lui, mais ça ne t'empêche pas de le penser pour autant. Tu secoues la tête comme pour lui dire que ce n'est pas grave. Ton visage semble toujours aussi peu enclin à la discussion, peut-être car tu espères secrètement qu'il abandonne et te laisse partir, mais il y a une certaine douceur dans tes gestes qui font bien comprendre que tu ne lui en veux pas, et même que tu compatis aux moqueries qu'il a pu subir de par son physique. C'est que tu sais te montrer compréhensive, il ne faut pas croire. Toi aussi, tu as déjà du faire ça à des moqueries injustifiées, à cause de ton absence de voix.

-  Je pensais que tu faisais partie de ces personnes, ça m’a un peu énervé, mais dans tous les cas je ne voulais te froisser. Bon ... On est partit sur un mauvais pied toi et moi.

Silencieuse, tu te contentes d'écouter, n'ayant rien de particulier à ajouter. Non, tu ne faisais pas partie de ces personnes, et tu n'avais pas décidé que parce qu'il était roux aux yeux vairons, tu ne le calculerais même pas, son physique étant bien le cadet de tes soucis.

- Je m'appelle Nevrabriel.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que là, tu es presque heureuse de ne pas pouvoir parler, car ce mot te paraît imprononçable. Tu hausses un sourcil en le voyant te prendre ton stylo, un peu curieuse de ce qu'il va faire, sans protester. C'est avec étonnement que tu constates qu'il a écrit son nom sur le morceau de papier. Et dans ta tête, tu le répètes une ou deux fois, mais avec l'accent français. Chose que tu ne te serais pas permis à l'oral, afin de ne pas le vexer à écorcher autant son nom. C'est que les français sont les seuls à prononcer les "r" ainsi. Tu observes son écriture avec un certain intérêt. Pour toi, l'écriture d'une personne peut en dire long sur elle. La sienne n'est pas très belle, mais ça pourrait presque avoir quelque chose d'attendrissant. Tu récupères les deux objets qu'il te tend, passant distraitement ton doigt sur le prénom qu'il y a écrit.

- Et toi ? Ça me ferait plaisir de savoir comment tu t’appelles.

L'espace d'un instant, tu hésites, mais finalement, tu viens ajouter ton nom juste à côté du sien. Et juste en dessous, tu écris aussi, presque par réflexe "Comme la fleur.". Parce que Amaryllis, en français comme en anglais, c'est Amaryllis. Mais encore déjà faut-il qu'il connaisse la fleur.

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_Et toi ? Ça me ferait plaisir de savoir comment tu t’appelles.

L’inconnue ne bougea pas tout de suite, comme hésitante. Ce n’était pas comme si elle pouvait se cacher éternellement vu la grandeur de l’île. Et comme par le passé, ils seraient forcement amené à se croiser, que se soit dans les couloirs, dans la cantine ou à l’extérieur, faire le fantôme ne servait à rien ici.
La demoiselle commença finalement à écrire quelque chose à coté du prénom de l’écossais. « Amarillys ».

C’était amusant comme prénom, assez original. Ça fait très précieux, comme une pierre raffinée, un minéral rare. Et presque aussi long à écrire que son propre prénom, ce qui fit sourire le roux. Même s’il ne comprenait pas la signification de ce prénom, il trouvait tout de même qu’il était agréable à lire et prononcé. Peut-être lui demanderait-il un jour d’où ça vient ?

« Comme la fleur. »

Ah … Pas besoin d’attendre si longtemps pour le savoir finalement.
Le jeune homme était aussi doué pour les étoiles qu’il était nul pour les fleurs. Il connaissait les principaux : lys, rose, tulipe, violette, marguerite, tournesol, ect.
Mais « Amarillys » ça sonnait un peu comme « lys », alors … est-ce que c’était une fleur de la même famille ? Est-ce que ça avait à un peu près la même tête ou c’était complètement différent ?
Le jeune homme pencha la tête sur le coté en se faisant mille réflexions dans sa tête, puis, finalement, avoua :

_Je suis désolé, mais je ne connais pas bien les fleurs. Ça ressemble à quoi ? Pour moi ça sonne un peu comme le lys, mais je n’en sais absolument rien en vérité. Tu sais bien dessiner ? Tu saurais me le reproduire ? Ou alors il y en a peut-être dehors, tu veux bien me montrer ?

Nevrabriel eut un grand sourire pour la petite sans voix. Puis, doucement et sans crié garde, il lui prit la main de sa main livre, son livre de l’autre et commença à se rendre vers l’extérieur, tout heureux que finalement elle ne soit pas une petite peste. Il partait du principe que c’était le genre de fleur que l’on pouvait trouver sur l’île, même si ce lopin de terre ne regroupait évidemment pas toutes les espèces de fleurs.
Mais après juste quelques pas, l’écossais se retourna vers Amaryllis et lui demanda :

_Tu as rien n’à faire au moins ? Je te retiens peut-être ? Tu allais voir quelqu’un ? Tu as quelque chose de prévu ?



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Silencieuse, tu l'observes, comprenant bien qu'il doit sans doute réfléchir à ce que peut bien être une amaryllis. Les gens s'embêtent souvent à donner des noms compliqués à ces végétaux qui n'ont rien demandé. Si tu savais dessiner, tu lui aurais bien montré la beauté de cette plante, dont, à tes yeux, tu ne mérites d'ailleurs pas le nom, mais malheureusement, ce que tu es capable de faire avec un crayon de papier a plus l'allure d'un dessin que ferait un enfant de quatre ans qu'autre chose.

- Je suis désolé, mais je ne connais pas bien les fleurs. Ça ressemble à quoi ? Pour moi ça sonne un peu comme le lys, mais je n’en sais absolument rien en vérité. Tu sais bien dessiner ? Tu saurais me le reproduire ? Ou alors il y en a peut-être dehors, tu veux bien me montrer ?

Oulah. Il parle vite. Trop pour toi. C'est que tu n'as que ce misérable bout de papier pour communiquer. Si tu n'avais pas oublié ton carnet, ça serait déjà plus simple. Parce que là, sans surface plane et suffisamment épaisse, ce n'est pas très simple d'écrire correctement sur la feuille. Mais intérieurement, tu apprécies presque cet empressement. C'est que tu as peu de contact social, habituellement, et même si c'est de ta faute, tu ne peux t'empêcher de parfois regretter ton asociabilité, surtout lorsque tu vois certaines personnes se tromper sur ton compte. Alors là, voir qu'il a oublié tous ses reproches aussi rapidement... Même si tu essaies de l'ignorer, ça te touche, quelque part.

Perdue dans tes pensées, en oubliant de rédiger les réponses à ses questions, comme quoi il n'a pas totalement tort en pensant aux lys puisque c'est une fleur de la même famille, qu'en effet ces deux fleurs se ressembles, même si à tes yeux, les pétales des lys te semblent plus fins. Et qu'au final, c'est bien trop dur de trouver les mots pour décrire la fleur. Que tu ne sais pas s'il y en a dehors. Bref, bien trop de choses à exprimer pour avoir le temps de tout écrire. Ce n'est pas très fluide comme conversation... L'inconvénient d'être muette. Mais tu n'as pas le temps de réfléchir plus longtemps qu'il te saisit le poignet, avec une délicatesse certaine mais sans non plus te laisser le temps de protester et t'attire à l'extérieur.

- Tu as rien n’à faire au moins ? Je te retiens peut-être ? Tu allais voir quelqu’un ? Tu as quelque chose de prévu ?

Tu gonfles les joues, prenant une moue un peu boudeuse et t'apprêtant à lui faire remarquer qu'il va trop vite pour que tu répondes, et ce plus par taquinerie qu'autre chose, mais te figes presque aussitôt. Tu ne te dévoiles pas un peu trop vite à lui... ? Tu as accepté de le suivre et de sociabiliser un minimum mais pas non plus de faire ami-ami avec lui. Tu restes un instant sans savoir que faire, te mordillant la lèvre, un peu gênée et reprenant ton masque d'impassibilité pour écrire à nouveau sur la feuille qui commence à être bien remplie :

"  J'avais rendez-vous avec un médecin mais je suis en avance de toute façon. "

Tu entendais ainsi par là que même si tu ne pouvais rester une éternité, tu voulais bien passer un peu de temps avec lui. Même si ça, tu ne le dirais pas clairement.

ft. Nevrabriel
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_Tu as rien n’à faire au moins ? Je te retiens peut-être ? Tu allais voir quelqu’un ? Tu as quelque chose de prévu ?

La demoiselle fit une petite moue boudeuse, qui était assez mignon, il fallait l’avouer, avant de retrouver son visage de chaque instant. Nevrabriel était assez habitué aux personnes peu expressives, entre Willow, Astrid, Donatien, Ulysse, il avait du choix. Mais ce n’était pas un frein à son moteur. Inexpressive ne voulait pas dire insensible ! Si elle ne le repoussait pas, alors le roux ne partirait pas, même si la petite fleur décidait de ne jamais lui sourire.

L’adolescente porta son attention à sa feuille froissée dont la place commençait cruellement à manquer. Il fallait dire qu’il n’y en avait pas beaucoup à la base, et qu’elle ne pourrait pas tenir une conversation ainsi, à par avec un carnet.
Le jeune homme se mit à imaginer à quoi pourrait ressembler son carnet … un texte où les phrases d’une seule personne serait écrire. Un peu comme écouter une personne parler au téléphone. Etrangement, avoir la moitié de la conversation, aidait tout de même à deviner le reste de la narration, si c’était naturel.

« J'avais rendez-vous avec un médecin mais je suis en avance de toute façon. »

Le jeune homme se mit à sourire, presque attendrir par sa cadette. Il y a à peine cinq minutes il y avait une tension froide entre les deux qui s'est rapidement envolé. Le jeune homme se savait lent à la colère et pardonnait aussi facilement qu’il respirait, mais il ne connaissait la demoiselle que de vue et ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, il était donc agréablement surpris de voir qu’elle était loin, très loin, d’être une rose capricieuse. Elle ne semblait même pas avoir d’épines, simplement des pétales délicats et doux comme l’aube d’un printemps. C’était agréable, ce genre de bonne surprise.

Le jeune homme sourit aimablement à sa cadette, ses pommettes remontées plissaient légèrement ses yeux bicolores. Nevrabriel pouvait bien faire un mètre quatre vingt, il semblait totalement inoffensif avec son visage bienveillant et son sourire bien trop sincère.
Plus posément, il tendit sa main à la demoiselle. Il ne lui avait pas laissé le choix jusque là, et il aimerait bien qu’elle fasse un pas vers lui d’elle-même. Saisir une main tendue pouvait sembler sans importance pour certaine personne, ça pouvait en avoir plus pour d’autre.

_Je ferais en sorte que tu ne sois pas en retard, ne t’en fais pas. Et si on allait chercher cette fleur ? Ça pourrait être une belle aventure.



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Tu te mordilles la lèvre inférieure en le voyant ainsi sourire, te doutant qu'il doit être surpris de la "docilité" dont tu fais preuve, si l'on peut dire ça comme ça. Tu l'es toi-même, en réalité. Il y a de ces personnes qui n'arriveront jamais à briser ta coquille de froideur, et d'autres capables de la faire fondre en si peu de temps. Enfin, peut-être es-tu dans une bonne journée, aussi. Sans doute. Car sinon, cela ferait longtemps que tu aurais pris congé.

Et puis, c'est que malgré tes airs indifférents, tu n'es pas méchante du tout. Bien au contraire. Tu es un peu trop gentille, ta pathologie, t'ayant rendu inconsciemment plus empathique que tu ne l'aurais souhaité. Oui, qu'est-ce que tu aurais aimé ne pas te soucier des regards des autres, ne pas ressentir ce pincement au coeur en entendant certains patients te critiquer dans ton dos, à cause des mauvaises manières dont tu as pu faire preuve quand ils essayaient de sympathiser... Mais tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même et ton surplus de méfiance. Tu le sais. Alors tu ne blâmes personne. Tu n'espères même pas qu'un jour tu puisses devenir plus apte à accorder ta confiance, même si avoir de nombreux amis ne te dérangerait pas du tout.

Enfin... Tout ça pour dire que quand tu le vois te sourire comme ça avec tant d'innocence et surtout de gentillesse à ton encontre... Tu t'en voudrais de lui couper l'herbe sous le pied et de le fuir à nouveau. Après tout, si tu ne voulais pas faire un peu connaissance, tu n'avais qu'à lui dire tout de suite. Ou lui écrire, bref. Néanmoins, tu te figes en voyant sa main tendue.

- Je ferais en sorte que tu ne sois pas en retard, ne t’en fais pas. Et si on allait chercher cette fleur ? Ça pourrait être une belle aventure.

Ton esprit te souffle de ne pas réfléchir et de prendre cette main, de toute manière pas particulièrement gênée par le contact, puisque très tactile avec ceux que tu connais. Mais en même temps... Il ne faut pas exagérer non plus.

Lui parler, d'accord. Enfin, avec les moyens de bord, un vieux brouillon qui n'aura bientôt plus de place, en l'occurence. Passer un court moment avec lui, ça passe. Lui tenir la main... ? Qu'il n'aille pas croire non plus qu'il a gagné et t'as "apprivoisé", si on veut. Et que tu vas l'écouter comme ça, sans un mot. Parce qu'il est plus grand, c'est lui qui va prendre les devants ? Tes pensées se bousculent, toutes plus enfantines les unes que les autres. Finalement, tu te décides à lui saisir la main, commençant aussitôt à marcher pour être sûre de passer devant lui et de l'entraîner avec toi, ne voulant pas être toujours derrière à le suivre et l'écouter. Il s'agit là juste de ta fierté mal placée et de ton esprit compétiteur d'enfant. Pourtant, avoir pris cette main tendue, c'est déjà un grand effort pour toi. Tu pourras le raconter à Ewan, tiens. Mais il ne faut pas non plus oublier le but de cette "belle aventure", comme il dit.

ft. Nevrabriel


HRP:
Gros gros désolé de l'énorme retard, j'essaierais de répondre plus vite la prochaine fois ><
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_Je ferais en sorte que tu ne sois pas en retard, ne t’en fais pas. Et si on allait chercher cette fleur ? Ça pourrait être une belle aventure.

Amarillys finit par accepter sa main, à son grand bonheur. Et, elle se mit à marcher devant. L’écossais se laissa entrainer. C’était amusant de se faire emporter pour une fois, cela était bien rare que les personnes avec qui il échangeait prenaient les devants, et c’était certainement pour ça que le jeune homme avait perdu peu à peu sa timidité maladive.
Nevrabriel observa un moment la démarche de la demoiselle et sa longue chevelure blonde, toute clair, qui ondulait en suivant le mouvement de son corps. La main de la petite fleur était petite, avec de longs doigts. Elle serait certainement une bonne pianiste avec de telles mains.

Il y avait des fleurs un peu partout sur l’île mais cela restait des fleurs sauvages. Un lys semblait demander plus d’entretient et s’il y en avait, ça serait certainement sur la parcelle entourant les bâtiments.

Dehors, le jeune homme lâcha la main de la demoiselle à la première parcelle de fleur et se mit à marcher doucement devant, regardant les plantations si bien entretenu.
C’était vraiment une douce vision.
Parfois, il s’arrêtait et regardait les différentes espèces de fleurs dont il ignorait les noms.
Le printemps était une belle saison, faisant éclore même les plus petits bourgeons comme les plus silencieux. Le soleil était doux, le ciel bleu, des petits papillons virevoltaient entre les fleurs si bien conservées de la parcelle.

Nevrabriel se retourna et fit une marche arrière pour regarder Amarillys. Les mains dans les poches et le sourire à ses lèvres. Sa démarche était lente. Il pencha légèrement la tête en demandant :

_Tu aimes les fleurs ?



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Tu devais avoir fait le même raisonnement que Nevrabriel, puisque vous arrivèrent finalement à une parcelle de fleurs. Il te lâcha alors la main et tu sentis ton corps se détendre. Tu ne savais pas si tu étais déçue ou soulagée, n'ayant pas l'habitude de sociabiliser même si au fond de toi, tu ne faisais que ça, demander des amis. Mais peut-être que la prochaine fois que tu le croiserais, tu ne te sentirais pas à assumer cette journée et l'ignorerais à nouveau... Car au final, même si lui avait mis ton silence habituel sur le fait que tu étais muette, tu aurais pu communiquer d'une autre manière, rien que par un sourire, pour répondre à ses salutations, mais non, tu l'avais bien ignoré. Déjà là, tu ne savais pas ce que tu faisais. Avait-il réussi à te toucher ? Est-ce que tu avais besoin d'un peu de contact ?

Tu restas là, immobile, un instant qui te parut durer une éternité mais pourtant si bref avant de t'avancer toi aussi vers le parterre de fleurs. Cette vision fleurie te rendait l'esprit léger. Il y avait encore de jolies choses, en ce monde... En fait, ironiquement, l'institut était loin d'être moche. Les apparences sont trompeuses. Cette vie était semblable à une mort par empoisonnement. Tu sais depuis le début, depuis que tu as compris ce qu'il t'arrivait que tu n'en sortiras pas entière, que tu garderas des séquelles, et pourtant, ça ne t'empêche pas de te faire quelques bons souvenirs, comme si tu te voilais la face. Mais en même temps, il y a cette sensation d'étouffement pour te rappeler qu'oublier ne servira à rien et qu'on te le rapellera toujours... Et un jour, tu succomberas. Cela doit être pareil pour tout le monde, tu te dis. Une façon de dédramatiser. "Puisque je ne suis pas la seule dans le même panier..."

Mais à cet instant même, Ama, tu as oublié tout ça, tu as éloigné ces mauvaises pensées de toi et tu essaies de vivre un de ces "bons souvenirs", que tu pourras choyer en ton coeur. Tu te penches pour humer une fleur, maintenant d'une main ton long ruban de cheveux qui s'est penché en même temps que toi, pour lui éviter de toucher le sol. Quelle délicate odeur qui titille ton odorat. C'est sûr que c'est plus agréable que l'odeur des médicaments.

- Tu aimes les fleurs ?

A sa question, tu te tournes vers lui. L'interrogation te paraîtrait presque stupide. Comment ne pas aimer les fleurs... ? De telles couleurs dans ce monde de noir et gris, c'est reposant. Tu commences à hocher la tête, mais alors que tu réfléchis sur la question, tu te rends compte que ce n'est pas vraiment ça... Certes, c'est un ravissement que de pouvoir les observer, mais aussi... Tu aimerais bien, toi aussi, être libre comme elles. Naître tel un timide bourgeon et t'épanouir avec juste un peu de soleil et d'eau pour finalement te faner mais en laissant une image éternelle dans l'esprit de tes observateurs, l'image de ta beauté. Et cette pensée te tire malgré toi un doux sourire mélancolique (un sourire, c'est un progrès), et tu termines de consommer la dernière place de libre sur ta feuille pour écrire -plus ou moins bien car sans support, c'est pas simple-.

"Je les envie."

Peut-être va-t-il te trouver bizarre, mais pour maintenant... Pour lui retourner sa question, tu le pointe du doigt, penchant la tête sur le côté, l'air interrogateur. Et tant pis si c'est mal poli de montrer du doigt, tu fais comme tu peux.

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_Tu aimes les fleurs ?

Sa cadette était en pleine contemplation devant le parterre. C’était normal. Elles étaient belles. Amaryllis le dévisagea comme s’il venait de l’interrompre face à une chose importante. Et Nevrabriel se contenta d’hausser doucement les épaules. Il ne savait pas lire dans les pensées, si elle ne lui donnait aucun signe, il aurait du mal à deviner.

Finalement, la cadette sortie sa feuille, dont la place se faisait rare, et écrivit comme elle le pouvait. Nevrabriel en profita pour se rapprocher un peu et s’accroupir pour être à sa hauteur, attendant que la demoiselle lui montre sa feuille :

« Je les envie. »

Nevrabriel était assez surpris. Il ne comprenait pas vraiment comment on pouvait envier une plante. Mais il y avait tout de même toute une symbolique derrière, la beauté, le langage, la vie. Après tout, lorsque l’ont parle de souvenir ou du cycle de la vie, on le représente souvent par un arbre.
Amaryllis les enviaient certainement pour une chose précise, mais il ne saurait dire quoi.

Puis, la demoiselle pointa son doigt vers lui. Nevrabriel regarda ce que montrait le doigt de la silencieuse. Il n’avait pas de tache, bon, le message était donc clair. Le jeune homme releva la tête vers Amaryllis et lui offrit un sourire rempli de sincérité.

_Oui j’aime bien les regarder. Mais je ne les envie pas.


Il ne savait pas vraiment si elle voulait savoir s’il aimait les fleurs également ou si elle avait le même point de vue que lui alors répondre aux deux questions, en espérant avoir mis dans le mille.

_Une fleur nait et meurt au même endroit. Elle ne peut pas se déplacer, elle ne peut pas voyager. C’est vrai qu’elle colore ce monde, qu’elle est belle et qu’elle sent divinement bon. Mais ce ne sont pas des attraits que j’envie. J’aspire à d’autres éléments.

Nevrabriel tourna la tête vers les fleurs. Elles étaient vraiment magnifiques. Mais lui, il préférait le ciel. Le ciel recouvre la Terre, le ciel change de couleurs, les nuages voyages, le ciel vie, connait le soleil et connait la lune. Le ciel montre des étoiles le soir et voit tout. Oui. Il préférait le ciel.

_Je jalouse d’avantage les oiseaux ou les poissons qui sont libres d’aller où bon leur semblent et qui, dans le fond, ne sont jamais seuls …

Nevrabriel se tût un instant, perdant son sourire. Même s’il était très entouré à l’Institut, il n’avait jamais réellement parlé de l’étrange solitude dans son cœur. Il n’était peut-être pas seul vu de l’extérieur, mais avait un profond sentiment d’abandon par moment. C’était une chose que seul Willow avait compris depuis mais c’était un sujet que le jeune homme n’abordait pas.

L’écossais chassa rapidement cette confession par un nouveau sourire. Il se releva et posa ses mains sur ses hanches en regardant des fleurs plus loin.

_Bon, est-ce qu’il y a une amarillys dans le coin ?



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Le sourire qu’il te lança faisait partie des rares sourires encore existants dans cet institut. Et même toi, il réussit à te toucher. Il faut dire que malgré les apparences, tu étais plutôt sensible. Et n’en avait que trop conscience, d’où le fait que tu préférais t’éloigner de peur qu’un jour cette sensibilité se retourne contre toi.

- Oui j’aime bien les regarder. Mais je ne les envie pas.

Tu n’attendais pas forcément une réponse à ça, mais après tout… Ce n’était jamais inintéressant d’en apprendre plus sur les autres. Au contraire tu t’émerveillais facilement de découvrir des personnalités plus différentes les unes que les autres. Même si tu n’en découvrais pas beaucoup vu la crainte qui t’empêchait d’être sociable.

- Une fleur nait et meurt au même endroit. Elle ne peut pas se déplacer, elle ne peut pas voyager. C’est vrai qu’elle colore ce monde, qu’elle est belle et qu’elle sent divinement bon. Mais ce ne sont pas des attraits que j’envie. J’aspire à d’autres éléments. Je jalouse d’avantage les oiseaux ou les poissons qui sont libres d’aller où bon leur semblent et qui, dans le fond, ne sont jamais seuls …

Tu l’avais écouté sans l’interrompre, tes réflexions se brodant sur chacune de ses paroles. A vrai dire, tu comprenais son point de vue. Et quelque part, tu te disais que vous aspiriez tous deux à une forme de liberté différente. Toi, tu voulais la liberté de t’épanouir au gré du hasard, la liberté de vivre sans qu’on ne te dise jamais rien, tandis que lui voulait la liberté de s’envoler, d’aller où il voulait. La différence était que tu fuyais les véritables choix. Tu avais peur. Peur de devoir faire un choix et que ça soit le mauvais. Alors être une fleur te paraissait plus attirant, tu vivrais juste sans te poser de questions, sans avoir de si lourdes responsabilités…

Sa dernière phrase par contre, te laissa un arrière-goût amer dans la bouche. Et même le sourire qui arriva bien vite après cette expression grave et étrangement sérieuse ne sut te l’enlever. La sensation d’être entourée mais si solitaire en même temps car personne ne pouvait rien pour toi… Etait-ce de ça qu’il parlait ? Et encore, toi tu avais Ewan, et même s’il ne pouvait pas vous sauver de l’institut tous les deux, tu étais heureuse, et il te suffisait de penser à lui pour combler tes moments de solitude. Et lui, avait-il quelqu’un ?

- Bon, est-ce qu’il y a une amaryllis dans le coin ?

Tu tournes à nouveau ton regard vers les parterres de fleurs, une part de toi voulant le réconforter et une autre te disant qu’il valait mieux parfois se mêler de ses affaires. Mais tu fais déjà que ça, à la base, tu peux bien sortir un peu de ta zone de confort juste aujourd’hui ? Et en même temps, comment est-ce que toi pourrait l’aider ne serait-ce qu’un peu ? Oui, tu ne pouvais rien faire. Même pas capable de parler. Semblant ne pas trouver ton bonheur dans les fleurs juste sous tes yeux, tu avances un peu à la recherche de cette fameuse fleur. Enfin, tu la trouve. C’est une variété qui est rouge. Vraiment ravissante. Tu ne mérites pas de porter le nom d’une chose aussi belle et aussi fragile. Tu te penches, te demandant si tu peux en prendre une. Il y en a plusieurs, on ne remarquerait pas la disparition d’une seule de ces fleurs. Habituellement, tu n’étais pas du genre à cueillir les fleurs, préférant te contenter de les admirer, mais… Tu te penches finalement vers la plante, décrochant une des fleurs puis tu reviens vers Nevrabriel, la lui tendant, penchant un peu la tête et affichant un sourire aux lèvres. Un vrai sourire. Un grand sourire. Pas juste un petit sourire en coin. Peut-être est-ce ta façon de vouloir le réconforter ? Probablement inutile, ça ne résoudra rien à ses problèmes, mais…

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_Bon, est-ce qu’il y a une amarillys dans le coin ?

Nevrabriel se mit alors en quête, bien qu’il ne savait pas quoi chercher. C’était comme faire confiance en son instinct, mais ce genre de chose ne marchait que dans les livres et les films.

Heureusement pour lui, Amaryllis revint avec une fleur dans les mains. Une fleur magnifique mais dont il n’avait jamais fais attention. Il n’avait jamais vraiment fait attention à ce parterre de fleurs. Il y était passé souvent pour faire plaisir à Anna, lorsqu’elle était encore là, puisse qu’elle aimait les fleurs. Mais il se contentait de la regarder elle, regarder ses yeux pétiller alors qu’elle regardait chaque pétales de chaque fleurs s’épanouir d’avantage, il la regardait dessiner ces plantes en obérant chaque détails, chaque couleurs. Alors, pour la première fois, le roux fit attention à la fleur en face de lui.
Amaryllis lui tendit la plante en souriant.
Elle avait un joli sourire, comme un rayon de soleil sur son visage d’adolescente, ses cheveux encadrant son corps comme des filets de lumière. C’était attendrissant.

_Elle est vraiment joli

Le jeune homme agrippa délicatement la fleur, comme si la prendre allait la faire faner aussitôt. Comme si elle allait se détruire sous ses doigts.
Puis, Nevrabriel vint doucement poser sa main libre sur le sommet de la tête de la demoiselle et la caressa doucement, sans geste brusque, pour lui montrer qu’il ne lui voulait pas de mal. Ce geste fut bref mais sincère.

Le jeune homme porta la fleur à ses narines pour humer son parfum. Ça sentait bon. Vraiment. Ça avait l’odeur de la maison de sa voisine au bout de la rue, en Ecosse. Elle avait toujours des pots de fleurs de milles couleurs durant les beaux jours. Elles adoraient faire la cuisine et à l’approche de sa maison, il y avait toujours une agréable odeur de printemps, de fleurs et de verdure.
C’était de beau souvenir que lui offrait la blonde.

Nevrabriel la regarda, attendris, avant de lui intimider en douceur :

_Je pense qu’on devrait y aller, sinon tu vas être en retard à ton rendez vous médical.



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