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05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Quel genre de personnes sommes nous ? ||feat Ange||

Katerina Soukhovo-Kobylin

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Message n°1
Katerina y avait repensé longtemps. A l’homme sur l’estrade. Elle ne pouvait s’empêcher de se souvenir de la mort d’Andrei .Elle voulait lui parler. A ce docteur Barrabil. Elle ne savait pas trop comment l’aborder. Quoi lui dire. Elle était déjà venue plusieurs fois jusque devant son bureau et était repartie aussi vite, incapable de savoir comment se comporter. C’était ridicule. Ils ne se connaissaient pas, et elle ne savait même pas ce qu’elle semblait vouloir lui dire. Elle ne connaissait pas vraiment de mots rassurants. Et il n’en avait peut-être pas besoin. Ils n’étaient pas forcément les même. La jeune russe s’était bien rendu compte que les facettes humaines étaient multiples, contrairement à ce qu’elle avait toujours pu croire.

Depuis l’incident, chaque fois qu’elle trainait dans les couloirs, elle se retrouvait à fixer la cour, de sa fenêtre. Elle sursautait parfois, inquiète. Le confort qu’elle avait trouvé à l’institut semblait s’être effrité et un sentiment d’insécurité l’étreignait à nouveau. Et elle ne pouvait en parler à Agnès, Hyppolite ou Astrid. Elle n’était pas assez proche de cette dernière, Hyppolite ne saurait pas quoi faire de ce qu’elle aurait à dire et Agnès… Elle avait peur de sa réaction. Après l’estrade, ce serait trop dur. Les cauchemars que cette dernière faisait depuis la scène à laquelle elle avait dû assister… c’était bien suffisant pour elle.

L’occasion c’était présenter de manière assez inattendue. Son docteur avait attrapé un petit rhume. Rien qui ne l’empêche de soigner la majorité de ces patients. Mais pour préserver la santé fragile de la jeune russe, il lui fallait quelqu’un à qui confier les prochaines séances. Juste le temps qu’il se remette. Barrabil semblait corvéable par le personnel médical- sans doute une façon de le punir. Elle s’était donc retrouvée en salle de soin, face au médecin. Après une salutation tout ce qu’il y a de plus protocolaire, un silence inconfortable c’était installé. Si la jeune femme ne le montrait pas mais elle était nerveuse. C’était sa chance. Elle n’avait juste aucune idée de la manière dont elle devait aborder le sujet. Si elle pouvait l’aborder. Et elle ne savait toujours pas pourquoi elle s’était mise en tête qu’elle devait lui parler de ça. C’était juste une évidence.

Elle s’installa sur la table d’auscultation, machinalement. Il s’agissait d’une formalité. Une auscultation pour s’assurer de sa bonne santé, que son poids n’ait pas encore diminué mais aussi pour procéder à sa prise de sang mensuelle qui permettrait de savoir si le traitement qu’on lui administrait continuait à montrer des signes encourageants. Une routine dans laquelle elle avait toujours vécue.
Ange

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Message n°2
Ce matin est comme tous les putains de matins que je vis depuis que j'ai tué cette fille. Je suis passé du déni, à la dépression, à la colère. Je suis en colère contre moi-même. Pourquoi ai-je pressé la détente? Pourquoi ai-je provoqué une telle chose?
J'en sais rien, j'ai toujours été impulsif, c'est mon principal défaut. J'agis, puis je réfléchis. Là, j'ai un peu trop agi.
Mais j'arrive pas. J'arrive pas à dormir, à me retirer ces foutues images en tête. Ophelia n'y changera rien. Astrid non plus. J'arrive pas à dormir, ni même à penser à autre chose. Ca fait écho dans ma tête. Ce moment où tu te rends compte que t'as fait une connerie. Bah ça fait plusieurs jours que je m'en rends compte. Il n'y a qu'à voir les regards que l'on me lance dès que je sors de ma chambre, ou même d'une pièce quelconque.

Au fond, je les comprends. Moi-même je me hais. Je me hais d'avoir fait une chose aussi horrible, aussi... Dégueulasse et impure. Je me suis sali  les mains, et c'est avec elles que je soigne des patients. Des patients qui ne demandent qu'à fuir en me voyant arriver pour les soigner.
Et je les comprends.

Aujourd'hui, pour une raison qui m'échappe, on m'a attribué l'auscultation de cette demoiselle. J'imagine déjà sa réaction : elle va arriver, va se rendre compte que c'est moi, va me demander d'une voix timide que c'est une erreur, je vais lui expliquer la situation, et elle va se liquéfier sur place.
Super.

Dans mon super costard de connard, j'arrive dans le couloir des salles de soin. Je ne jette aucun regard à qui que ce soit, tout ce que je verrais serait des gens subitement très pressés alors qu'ils ralentissent le pas une fois suffisamment loin de moi.
J'inspire et rentre dans la salle. Je la découvre déjà sur la table d'auscultation.
J'avais oublié que la lumière des salles de soin est toujours plus intense. Elle m'agresse.
Bof, je dois le mériter sans doute...

Je dois encore être dans la phase déprime, tiens. C'est bon à savoir.
Je ferme la porte derrière moi et m'avance vers le lavabo pour me laver les mains.

- Bonjour mademoiselle. Je suis le médecin Ange Barrabil. Ton médecin étant malade, il vaut mieux que ce soit moi qui m'occupe de toi.

C'était concis mais ça suffisait. Donc ça va.
Je m'essuie les mains, puis pose la serviette sur le côté. J'enfile les gants en latex préalablement nettoyés par une femme de ménage. Je prends tout de même le temps de le faire une seconde fois, sait-on jamais.

- On va faire le topo habituel. Il m'a tout expliqué, donc tout va bien se passer. Je vais me permettre d'aller un peu plus loin que ton médecin pour tenter de te guérir entièrement et que tu n'aies plus à dépendre de ta maladie.

J'ai l'air à l'aise, là, hein? Bah en fait, rien que de savoir que je vais devoir lui faire une perfusion me terrifie. J'ai l'impression que je vais faire une nouvelle erreur, qui va la tuer et qui va faire durer mon Enfer.
Mais bon, pour l'instant on va se contenter d'une introduction dans les bonnes formes.
petite citation qui déchire grave



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Katerina Soukhovo-Kobylin

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Message n°3

Lorsqu’il fit irruption dans la salle, il prit aussitôt la direction du lavabo, ne s’encombrant pas de gestes inutiles.

- Bonjour mademoiselle. Je suis le médecin Ange Barrabil. Ton médecin étant malade, il vaut mieux que ce soit moi qui m'occupe de toi.

Elle hocha la tête. Katerina avait gardé les yeux plantés à mi-parcours entre lui et la porte. Si elle ne le dévisageait pas, c’était par pur politesse. Elle aurait voulu pouvoir le détailler du regard, découvrir la raison de sa propre envie de lui parler. Irrépressible.

- On va faire le topo habituel. Il m'a tout expliqué, donc tout va bien se passer. Je vais me permettre d'aller un peu plus loin que ton médecin pour tenter de te guérir entièrement et que tu n'aies plus à dépendre de ta maladie.

Il pensait pouvoir le guérir du HIV alors que même les patients lambda atteint de cette maladie ne le pouvaient ? Il avait de l’ambition. Elle ne détestait pas ça. Après tout, elle était à l’Institut avant tout pour qu’ils fassent sur elle des miracles. Elle inclina poliment la tête, comme Andrei le lui avait appris.

La jeune russe ôta mécaniquement son dessus, dévoilant sa frêle carrure. Elle devait probablement passer sur la balance d’ici la fin de l’entretien pour vérifier qu’elle pesait toujours le même poids. Quelques jours plutôt, elle avait pris presque un kilo, à la grande satisfaction de son médecin. Les beaux jours lui permettaient en général de récupérer un peu de ce qu’elle perdait lors des périodes de plus grands froids. Elle espérait ainsi atteindre les 50 kilos d’ici la fin de l’été.

Alors qu’il termine de nettoyé ces gants en latex, Katerina en profite pour lui jeter un coup d’œil en coin. Toute sa personne semble totalement contrôlée. Parfait des pieds à la tête. Certains auraient pu se demandé comment un être aussi droit et méticuleux avait pu en arriver à tirer sur une gamine. Mais pas la jeune russe. Savoir ce qu’elle lui voulait restait encore flou dans son esprit mais sa question n’était pas pourquoi il en était arrivé là. Enfin…c’est ce qu’elle supposait. Lorsqu’il eut terminé et enfilé ces gants, elle cessa de le fixer, gardant poliment les yeux tournés vers le mur. Elle s’adressa au docteur d’une voix claire :

-Bonjour Docteur Barrabil, je suppose que mon dossier vous est arrivé, mais si vous avez la moindre question à me soumettre qui puisse vous facilitez la tâche, n’hésitez pas.


Elle se doutait qu’un médecin comme le Docteur Barrabil avait forcément la conscience professionnelle suffisante que pour étudier le cas de chaque patient avant de le traiter, même pour une osculation de routine sur un patient temporaire. Mais la prudence lui avait tout de même appris à se méfier. Elle était tombée une fois sur un médecin qui lui avait administré un produit auxquels elle était allergique. Un étourdi qui n’avait aujourd’hui plus de diplôme pour s’en vanter. Pour quelqu’un à la santé aussi fragile que Katerina, ce genre d’erreur pouvait signer la fin.
Ange

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Message n°4
Alors, comment dire... Quand j'ai expliqué le topo comme un médecin confiant, habile et avec une maîtrise de lui-même hors-norme sans même jeter un regard vers elle, je suis quelque peu... Je sais pas, perturbé? Elle a ôté son haut sans pression, dévoilant sa faible poitrine et sa peau pâlichonne peinant à recouvrir les os de son corps. Je détourne rapidement le regard vers mes outils de travail. Je ne tiens pas à lui laisser croire que je vais me jeter sur elle comme un vampire le ferait sur sa proie.
Et en toute honnêteté, mon état psychologique ne me permet pas de telles folies. Je n'ai pas envie, et ce sera probablement le cas pendant longtemps, de caresser avec mes doigts souillés d'un sang qui m'est étranger ces jeunes femmes encore innocente. Elles ne le méritent pas.

De toute façon, ce n'est pas comme si je pouvais être surpris par sa réaction. Elle ne me regarde même pas, et je le comprends. Être seule avec un homme ayant déjà commis un meurtre ne doit pas être évident à supporter.
Alors je ne relève pas. Elle a le droit de se protéger comme elle l'entend.

-Bonjour Docteur Barrabil, je suppose que mon dossier vous est arrivé, mais si vous avez la moindre question à me soumettre qui puisse vous facilitez la tâche, n’hésitez pas.

Je ne commente pas. J'opine simplement, même si elle ne doit pas le voir.
J'ajoute seulement :

- Ton médecin est du genre méticuleux à ce que j'ai pu voir. Ne t'en fais pas.

Je sors le pèse-personne et le pose à terre. Je lui demande de bien vouloir se peser avant de faire la prise de sang, et de me donner le chiffre qui s'affiche. De mon côté, je relis les recherches préparées la veille de cette consultation. Le VIH est une maladie tellement connue qu'elle en est devenue banale, alors qu'elle est toujours autant dangereuse. Des solutions sont là, mais pas assez efficaces et elles ne permettent pas de guérir.
Je suis bien conscient que je ne vais pas trouver la solution miracle en une ou deux séance, mais je suis bien déterminé à aider cette pauvre fille. Surtout qu'un patient, un seul et unique, a déjà réussi à en guérir. Seulement, à quel prix? Les solutions sont trop risquées pour espérer que ça fonctionne...

Je me tourne vers elle, une seringue à la main, et la redirige vers le lit d'auscultation. Je nettoie la peau avant de planter l'aiguiller et, sans dériver mon regard, je lui explique :

- Concernant ton poids, ce serait effectivement une bonne chose que tu prennes au moins dix kilos. Tu mesures un mètre soixante-neuf pour quarante huit kilos, ce n'est clairement pas suffisant. On a déjà du te le répéter, mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal. N'hésite pas à demander plus de nourriture à la dame de la cantine si tu trouves que c'est nécessaire. Déjà que le VIH t'affaiblit, il faudrait que tu donnes à ton corps suffisamment de force et de matière pour avoir un espoir de guérir.

C'était un long discours, mais ça m'a permis de faire la prise de sang en la distrayant. J'ai ma seringue remplie, et en ressortant l'aiguille je me rends compte que j'ai les doigts qui tremblent, faisant vibrer légèrement la seringue.
Je m'empresse de baisser cette main là où elle ne peut pas voir et nettoie à nouveau la plaie de la patiente. Je pose la seringue et j'applique un pansement là où la prise de sang a été faite.
Je me rends compte qu'en fait, mes deux mains tremblent légèrement. Je fronce les sourcils, et attrape les feuilles du dossier de la patiente, comme pour faire semblant de lire. En réalité, je l'ai appris par coeur hier soir. Je voulais être certain de ne pas faire n'importe quoi.

- Il existe déjà des solutions pour contrer le VIH, mais elles sont risquées. La greffe de la moelle osseuse par exemple. Je voulais aussi savoir si tu suivais, avant de venir ici, un traitement antirétroviral. Si c'est le cas, est-ce que tu continues de le prendre?
Je n'ai aucune excuse, j'ai totalement zappé ce RP, je suis désolé, vraiment.



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Katerina Soukhovo-Kobylin

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Message n°5
- Ton médecin est du genre méticuleux à ce que j'ai pu voir. Ne t'en fais pas.

Katerina hocha la tête. C’était pour cela qu’elle s’était tourné vers l’Institut. Et au vue des nombreux dons qu’elle avait faits et qu’elle faisait encore régulièrement à la structure, elle savait que son médecin était au petit soin pour son cas. Elle appliqua les consignes du docteur Barrabil presque machinalement, habituée aux gestes quasi quotidiens qu’elle accomplissait. Lorsqu’il de la prise de sang, il lui explique :

- Concernant ton poids, ce serait effectivement une bonne chose que tu prennes au moins dix kilos. Tu mesures un mètre soixante-neuf pour quarante huit kilos, ce n'est clairement pas suffisant. On a déjà du te le répéter, mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal. N'hésite pas à demander plus de nourriture à la dame de la cantine si tu trouves que c'est nécessaire. Déjà que le VIH t'affaiblit, il faudrait que tu donnes à ton corps suffisamment de force et de matière pour avoir un espoir de guérir.


Katerina hocha la tête. Elle en était bien conscience. Malheureusement, son métabolisme était d’une efficacité redoutable et elle brulait les calories avec une facilité déconcertante. Elle avait beau manger des quantités plus que raisonnable de nourriture, rien à faire. L’énergie qu’elle utilisait à combattre son virus n’aidait évidemment pas. Son médecin avait donc pris l’habitude de lui passer certains nutriments par intraveineuse presque hebdomadairement depuis près de deux mois, ce qui portait tout doucement ces fruits.

La jeune russe habitué aux gestes fermes de son médecin n’avait pas sourcillé lors de la prise de sang mais remarqua comme une hésitation lorsqu’il retira la seringue. Une hésitation ou autre chose qu’elle n’avait pas pu saisir. Elle jette un coup d’œil vers les mains du médecin qui applique un pansement sur la petite perle de sang qui commence à se former là où l’aiguille avait piqué. Est-ce qu’il tremblait ? Elle n'en savait trop rien. C’est étrange pour un médecin dont les gestes devaient être d’une précision… et bien chirurgicale. La jeune russe détourna le regard, consciente que cela ne la regardait en rien.

- Il existe déjà des solutions pour contrer le VIH, mais elles sont risquées. La greffe de la moelle osseuse par exemple. Je voulais aussi savoir si tu suivais, avant de venir ici, un traitement antirétroviral. Si c'est le cas, est-ce que tu continues de le prendre?


La jeune femme hocha la tête et répéta, ce qu’il savait probablement déjà, essayant de résumé au maximum le condensé d’information :
-J’en ai suivis plusieurs. Je suis allergique à plusieurs médicaments antirétroviraux dont l’abacavir, entre autres. Lors de mon premier traitement j’ai développé une résistance aux 3 différents antirétroviraux que je prenais, et cela s’est reproduit lors du second. C’est pour cela que je me suis tournée vers l’institut. Maintenant, je suis un traitement relativement récent, et donc en essais cliniques. Mon médecin attend de voir les résultats sur la longueur, et s’ils ne sont pas concluant, il pense aux vaccins thérapeutiques, qui sont eu aussi en essai clinique. Mais pour le moment, mes résultats sont plutôt satisfaisants.


Elle n’avait eu aucun mal à lui réciter cela, connaissant probablement son dossier aussi bien que son propre médecin. Elle lui jeta une nouvelle fois un regard en coin, un peu plus appuyé que les précédents, et n’y tenant plus, se lança, essayant de trouver un moyen d’aborder le sujet qui la titillait :

- Et vous M. Barrabil, qu’est-ce qui vous a conduit à l’Institut ? Si ce n’est pas trop indiscret.




Ps:

(il peut tranquille lui faire un examen de type médecin lambda pour s’assurer que tout est en ordre, genre vérifier les yeux, les oreilles, les battements de cœur, la tension et tous ces bazars-là

Et pas de problème pour le zappage, ça arrive à tout le monde, même au meilleur xD  )
Ange

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Message n°6
Je n'ai pas encore repris l'habitude de faire jaillir du sang de mes patients sans penser que je vais les tuer, alors qu'en réalité je fais ça pour leur bien. J'avoue que mon débit de paroles est surtout là pour compenser mon anxiété et camoufler ma peur de rater, et j'espère que ça va bientôt cesser.

-J’en ai suivis plusieurs. Je suis allergique à plusieurs médicaments antirétroviraux dont l’abacavir, entre autres. Lors de mon premier traitement j’ai développé une résistance aux 3 différents antirétroviraux que je prenais, et cela s’est reproduit lors du second. C’est pour cela que je me suis tournée vers l’institut. Maintenant, je suis un traitement relativement récent, et donc en essais cliniques. Mon médecin attend de voir les résultats sur la longueur, et s’ils ne sont pas concluant, il pense aux vaccins thérapeutiques, qui sont eu aussi en essai clinique. Mais pour le moment, mes résultats sont plutôt satisfaisants.

Je n'ai plus l'habitude non plus qu'on me parle comme si de rien était. Elle n'a pas l'air effrayée, ni même sur le qui-vive. Elle a l'air... Plutôt sereine. Ca me perturbe.
Cependant j'essaie de ne pas trop être déstabilisé et de me concentrer sur ce qu'elle me raconte, surtout que c'est important. Elle a un lourd passif médical de ce que je comprends. Un corps qui a contracté le VIH et qui résiste à des traitements... Intéressant. Je me demande si ce n'est pas psychologique? A-t-elle envie de guérir?

- Eh bien on va continuer sur cette lancée, puisque les résultats semblent être positifs.

En vérité, je savais déjà tout ce qu'elle m'a expliqué. J'avais bien étudié son dossier la veille. Mais l'entendre de sa bouche pour me rappeler tout ça n'est pas si mal.
J'allais prendre d'autres outils de mesure pour continuer la séance mais elle m'interrompt :

- Et vous M. Barrabil, qu’est-ce qui vous a conduit à l’Institut ? Si ce n’est pas trop indiscret.

Je me retourne, l'air un peu surpris. Ce n'est pas le genre de questions que l'on me pose en général, surtout ces temps-ci.
Je me racle la gorge, ne sachant comment répondre vraiment à ça. Une des principales raisons, qui maintenant me fait honte, est que je voulais être riche pour avoir du pouvoir. J'ai beaucoup travaillé pour ça d'ailleurs, je crois que j'y passais mes journées. Ca devenait presque une obsession, quand j'y pense.
Mais je ne peux décemment pas lui dire ça.

- Je suis allé à Harvard, et un de mes professeurs m'a conseillé l'Institut. C'est un endroit qui regorge de challenge.

Et même si le challenge me fait vibrer, ce n'est pas pour cela que je suis venu ici. Mais on va dire que ça convient pour une réponse. Inutile de ternir davantage ma réputation.

- Et toi, comment es-tu arrivée ici? L'Institut était vraiment ton dernier espoir?



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Katerina Soukhovo-Kobylin

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Message n°7
Il a l’air surpris. La jeune russe se demanda si sa question avait quelque chose d’indiscret. Elle a toujours du mal à saisir ce qui se dit ou non. Elle ne demandait jamais rien à Andrei, et c’était bien comme ça, mais au sein de l’Institut, cela lui posait encore quelques problèmes. Le docteur finit par répondre :

- Je suis allé à Harvard, et un de mes professeurs m'a conseillé l'Institut. C'est un endroit qui regorge de challenge.


Le challenge ? Katerina n’avait jamais vu les choses sous cet angle. Elle n’avait aucune idée de ce que pouvait faire ressentir le challenge, mais elle avait appris une chose, c’est qu’une bonne motivation rendait n’importe qui plus efficace.

- Et toi, comment es-tu arrivée ici? L'Institut était vraiment ton dernier espoir?


Elle se souvenait encore du sang qui tâchait le sol du manoir. Le retour brutal à la réalité, l’envie de fuir ce qu’elle avait fait. Sa tentative de se reconstruire en Norvège, loin de tout ce qu’elle avait connu. L’échec. La santé qui se dégradait et pour finir une obligation : vivre en hôpital le reste de sa vie. Elle détourna un instant le regard avant de répondre, apposant un fin sourire sur ses lèvres :
-Eh bien oui et non. Plusieurs possibilités s’offraient à moi. J’aurais pu décider de me faire soigner dans une clinique privée spécialisée dans les MST et rester en Norvège, où on retrouve la fleur de la médecine moderne. Mais la vie aseptisée d’hôpital me pesait.
Elle continua, se confiant plus que de nature :

-Peut-être bien aussi que j’avais peur de mourir seule là-bas.


Elle eut un demi-sourire. Elle n’avait pas honte de ses peurs. C’était dans la nature de l’homme de ressentir ces choses-là. Ce n’était pas la mort en elle-même qui lui avait fait peur. Elle y était préparée. C’était la solitude dans laquelle elle avait été plongée lorsqu’elle avait perdu en même temps un père et une mère. Elle avait d’abord pensé ne jamais pouvoir remplir à nouveau son cœur et son esprit d’affection, et de ne plus ressentir que du froid, mais les choses c’était arrangé. Une seule chose lui faisait peur encore. Le sentiment qu’elle n’avait peut-être pas perdu de père, parce qu’elle n’était plus certaine d’en avoir jamais eu un.

-L’Institut à de la chance de vous compter parmi ces membres, vous semblez être un excellent médecin. Vous êtes américain ?


Elle avait vécu toute une vie enfermée, mais lorsqu’elle était enfin sortit de son manoir, elle avait appris certaines choses, et même elle, était certaine de pouvoir affirmer qu’Harvard était une école américaine de renommée mondiale.
Ange

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Message n°8
J'ose un regard vers elle après lui avoir posé cette question. Et manifestement, j'ai demandé quelque chose que je n'aurais pas du. Comme quoi, aussi bien elle que moi ne savons nous entendre sur les questions à poser sans mettre mal à l'aise notre interlocuteur. D'habitude, j'aurais choisi mes mots avec tant de parcimonie que j'en serai devenu faux. Maintenant, je ne sais plus trop. Je crois que je suis devenu un gamin qui ne veut pas qu'on lui rabâche les oreilles des bêtises qu'il a pu faire. Même si...

- Eh bien oui et non. Plusieurs possibilités s’offraient à moi. J’aurais pu décider de me faire soigner dans une clinique privée spécialisée dans les MST et rester en Norvège, où on retrouve la fleur de la médecine moderne. Mais la vie aseptisée d’hôpital me pesait.

J'opine. Je ne sais pas trop quoi dire. Tout ce que je sais, c'est que je la comprends. Rester cloîtré toute sa vie dans un endroit ne peut pas être bénéfique, pour qui que ce soit d'ailleurs. Au moins, ici, même si on est coincé par les eaux, on peut toujours faire tout ce qu'on veut. Enfin, pour les médecins en tout cas.

-Peut-être bien aussi que j’avais peur de mourir seule là-bas.

J'ouvre la bouche, sans savoir trop quoi dire. Alors je pose simplement ma main sur son épaule. Je ne sais pas trop ce que je compte faire passer comme émotion, mais on va dire que c'est du soutien. Même si moi-même je n'arrive pas à me soutenir. Cependant... La solitude, ça, je connais. Et surtout cette sorte de petit sourire, à la fois nostalgique mais aussi rempli de tristesse.

-L’Institut à de la chance de vous compter parmi ces membres, vous semblez être un excellent médecin. Vous êtes américain ?

J'ai bien entendu là? Je m'arrête dans mon élan pour l'observer. Je comprends sa question, mais je comprends moins la "chance" qu'a l'Institut de m'avoir. Peut-être suis-je un excellent médecin, ça je n'en sais strictement rien. Cependant, pour avoir assassiner une gamine, l'Institut risque la prison par ma faute. Heureusement que tout s'est passé sans accrocs... Jamais je ne me serai pardonné un affront pareil à Donatien.
Je souris :

- Non, je suis français. J'ai juste de la chance d'être bilingue et d'avoir un bon dossier scolaire, du moins suffisamment pour avoir été accepté là-bas.

Je m'interromps. Je suis curieux, en vérité. Pourquoi m'avoir confié qu'elle avait peur de mourir seule? Je me demande ce qu'il s'est passé dans sa vie pour qu'une peur pareille naisse... Je sais que je suis, désormais, incapable de me laisser marcher sur les pieds à cause de cette putain, mais elle... Ca m'intrigue.
Et puis... De la chance de m'avoir ?

- Tu as du assister à ce qu'il s'est passé là-bas. Tu penses vraiment que l'Institut a de la chance de m'avoir?

Mon incompréhension l'a remportée sur ma curiosité. Tellement que je privilégie cette discussion à la séance de soin... Je crois même que ça m'aide et que c'est une excuse pour ne pas à avoir à faire couler de sang. Du moins, je n'ai pas envie d'en avoir davantage que celui qui dégouline de mes mains en permanence.



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Message n°9
Il a l’air à nouveau étonné. Et la jeune russe savait pourquoi. Il avait le visage d’un homme qui a tué et qui pense qu’il ne mérite plus rien des autres. Katerina avait mis longtemps à cacher ce regard derrière celui, plus indifférent, qui la caractérisait aujourd’hui. Indifférence qui, depuis peu, se transformait en quelque chose de plus complexe.

- Non, je suis français. J'ai juste de la chance d'être bilingue et d'avoir un bon dossier scolaire, du moins suffisamment pour avoir été accepté là-bas.

Katerina hocha la tête, écoutant le médecin, ses yeux se promenant dans la salle de soin. Elle se demandait si elle aurait pu intégrer une grande école si elle n’avait pas été malade. Et à la réflexion, se rappela de ce qu’Andrei pouvait bien penser de l’éducation ; pour lui, rien de mieux qu’une éducation à domicile, bien loin des écoles, trop modernes à son gout.

- Tu as du assister à ce qu'il s'est passé là-bas. Tu penses vraiment que l'Institut a de la chance de m'avoir?

La visite de routine avait soudain revêtu une moindre importance, elle semblait au second rang d’importance à présent. Katerina releva le regard, plus attentive. Elle avait à la fois redouté et espérer ce moment. Ce qui c’était passé ce jour-là, ne l’avait en effet pas laissé indifférente, bien loin de là. Elle s’était presque senti actrice. Elle ne pouvait s’empêcher de se souvenir de sa propre folie. La violence de la scène dont elle était l’auteur resterait probablement toujours intact dans son esprit. Lorsqu’elle avait frappé avec ce livre, elle ne pensait qu’à une seule chose : qu’il arrête. C’était tout. Alors comment les choses avaient pu si mal tourner ?

- Oui.


Elle se tut un instant, essayant de formuler une phrase cohérente et qui lui semble sonner juste.

- Nous sommes responsables de nos actes, mais il ne résume pas tout ce que nous sommes. Et vous, vous n’êtes pas un assassin.


C’est ce qu’elle voulait croire, plus que tout. Parce que dans le cas contraire, elle aurait trouvé la vie intolérable. Car dans le cas contraire, elle se serait elle-même rendue coupable du pire des actes. Elle voulait croire qu’il était possible d’être une bonne personne, même après avoir fait les pires choix. Elle voulait croire qu’il existait un moyen pour que ces actes ne pèsent pas aussi lourd dans la balance que dans sa conscience. Et du moment qu’elle y croyait, c’était forcément vrai, n’est-ce pas ?
-Ce qui s’est passé ce jour-là… ça vous poursuivra toute votre vie, ce n’est vraiment pas la peine d’en rajouter en vous condamnant.


Non elle ne le condamnerait pas. Parce qu’elle savait à quel point un juge pouvait ne voir que la moitié des choses. Comme celui qui avait pris en charge l’affaire « Soukhovo-Kobylin ». Elle ne pensait pas qu’il existe une personne sur cette terre, assez objective pour pouvoir décidé de la gravité d’un meurtre. Pas même celui qui l’avait commis.
Ange

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Message n°10
La peur me gagne parce qu'elle ne répond pas. C'est un signe de mensonge en général. On ne prend pas autant de temps pour donner une réponse, surtout lorsqu'elle est aussi simple qu'un "non" ou qu'un "oui", si? Et pourquoi ce serait si important que ça de connaître son avis, finalement?
Je ne me reconnais plus depuis plusieurs semaines, et ça ne va pas être une patiente qui...

- Oui.

… Y changera… Elle le pense? Je ne comprends rien, comment peut-elle penser sérieusement et pendant une seule seconde que l'Institut a de la chance de m'avoir? Je les ai foutu dans la merde, si bien qu'ils ont du me blanchir pour évider toute poursuite judiciaire à leur encontre et pour éviter que les investisseurs se barrent en quatrième vitesse… Je les ai franchement mis dans de beaux draps. C'est à moi que revient la chance de les avoir… Eux, et ceux qui me soutiennent… Donatien, Onyx, Ophelia...

- Nous sommes responsables de nos actes, mais il ne résume pas tout ce que nous sommes. Et vous, vous n’êtes pas un assassin.

Je ne suis…
Non. Je suis d'accord avec le fait que nos actes ne peuvent pas nous résumer, mais je suis bel et bien un assassin. J'ai tué quelqu'un. J'ai du sang sur les mains. J'ai ôté la vie à un être humain. Et c'est la définition même d'un assassin, d'un meurtrier, d'un moins que rien. Je ne peux pas croire qu'elle pense ce qu'elle dit...

-Ce qui s’est passé ce jour-là… ça vous poursuivra toute votre vie, ce n’est vraiment pas la peine d’en rajouter en vous condamnant.

Si j'étais fou, je penserai qu'elle sait quelque chose. Qu'elle l'a même vécu. Mais je reste incrédule. Mes yeux tentent de s'accrocher à un endroit de son visage, mais ils ne font que dériver. Ils n'y arrivent pas. Je n'y arrive pas. Qui croire? Ceux qui me pointent du doigt, mes mains qui tremblent, ou les gens qui me soutiennent? Tout est si flou… J'ai l'impression de naviguer en mer inconnue.

- Je suis un assassin. J'ai ôté la vie de quelqu'un. Je ne peux pas m'en défaire.

Pour occuper mes doigts, je les laisse jouer entre eux. Parce que sinon, ils trembleront.
Je regarde le sol. Je ne comprends pas. Sa pensée me dépasse. Elle ne me connaît pas contrairement à Ophelia ou Donatien. Eux avaient une raison de me soutenir. Leur affection, leur travail… Leur confiance. Elle…

- Pourquoi tu… Me déculpabilises? Je ne saisis pas. Les seules personnes qui m'ont soutenues me connaissent depuis longtemps, mais toi tu…

Mon incompréhension me gagne. Cette jeune fille est un pur mystère. Je n'ai pas suffisamment creusé son sujet pour tout connaître d'elle. Mais si j'arrivais ne serait-ce que toucher du bout des doigts la vérité, j'en serais ravi. Parce que j'ai bien l'impression que, soit elle cherche à m'avoir dans son camp pour mieux me détruire ou soutirer des informations, soit elle est sincère et j'ai des gros doutes là-dessus, même si j'aimerais franchement la croire.

- Si la Justice ne me condamne pas, ce sont les gens qui le font. Et c'est très difficile à supporter.

Trop de poids dans le cœur pour respirer correctement…



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Katerina Soukhovo-Kobylin

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W81
Message n°11
Le médecin semble loin. Pas étonnant. Il a franchi une limite. Une limite certes invisible mais qui te plonge tout droit dans un tout autre univers de préoccupation. La jeune russe était un peu gênée. Elle n’aurait peut-être pas dû se mêler de ce qui ne la regardait pas, et en même temps, c’est loin d’être évident de ne rien faire, de ne rien dire et d’ignorer les choses.

- Je suis un assassin. J'ai ôté la vie de quelqu'un. Je ne peux pas m'en défaire.

Ces deux yeux au sol, il avait l’air de ne pas savoir quoi faire de ce que la jeune russe venait de lui dire. En même temps, il devait être plus habitué à un regard de reproche qu’à ça. Et pour cause, rares sont les gens qui défendent les meurtriers. Mais Katerina devait bien l’avouer, elle n’avait pas le courage de le condamner, pas après ce qu’elle-même avait pu vivre.

- Pourquoi tu… Me déculpabilises? Je ne saisis pas. Les seules personnes qui m'ont soutenues me connaissent depuis longtemps, mais toi tu…


Elle attrapa nerveusement une mèche de cheveux qu’elle enroula autour de son doigt. Pourquoi ? Parce qu’elle-même n’assumait pas du tout ces propres actes ? Ou juste parce qu’elle se souvenait de son propre plongeon dans l’obscurité.

- Si la Justice ne me condamne pas, ce sont les gens qui le font. Et c'est très difficile à supporter.


Elle baissa les yeux. Les gens… ils ne savaient faire que ça. Il est facile de juger quand on pense ne rien avoir à se reprocher. Elle-même portait probablement bien trop souvent un regard loin d’être neutre sur les choses qui l’entouraient. Mal à l’aise, elle se redressa davantage sur la table d’auscultation. Elle savait cependant ce qui était plus dur encore que d’être condamné par les autres.
- J’ai…mes raisons.


Elle ne souhaitait pas vraiment s’épandre sur le sujet. Elle n’en avait jamais parlé après avoir quitté la Russie. Ce n’était pas la peine de faire ressurgir cette partie-là de son passé. Cela restait douloureux.

- Et vous ? Vous vous condamnez ?


Elle n’était pas certaine qu’elle était censée avoir cette conversation. Ni qu’elle avait vraiment le droit de poser ce genre de questions. Elle savait cependant qu’elle était déjà allé trop loin pour faire machine arrière.
Ange

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Médecin
Message n°12
J'aurais aimé la connaître davantage pour savoir ce qu'elle pense en ce moment même. Ou même pour essayer de deviner, surtout lors d'une conversation aussi intime. Mais c'est elle qui a amorcé le sujet, c'est elle qui a voulu en parler. Et moi, j'aurais pu lui mettre un stop. Mais j'ai préféré lui confier mes craintes et mes problèmes plutôt que d'y faire vraiment face. Quel est le problème avec moi, exactement? Pourquoi faut-il que je me déleste des faits qui m'incriminent?

- J’ai…mes raisons.

Elle ne me dit pas tout, c'est certain. La confiance doit aller dans les deux sens. Suis-je réellement en train de me confier à quelqu'un qui n'accepte même pas de partager ne serait-ce qu'un poil d'informations à son sujet? Suis-je tombé aussi bas?
Je frotte mon visage pour me réveiller. Il faut que je me ressaisisse. Tout ce que je peux dire peut être retenu contre moi. Je vais éviter d'en dire davantage, maintenant. Elle n'a pas besoin de tout savoir. Et puis, je ne la connais pas.

- Et vous ? Vous vous condamnez ?
- J'ai l'air de respirer la joie et la bonne humeur?

C'était sec et froid, mais nécessaire. Je ne sais pas où cette conversation va me mener, et je préfère l'arrêter dès à présent. Je ne souhaite pas entendre dans les couloirs des rumeurs qui disent que je suis dans un état si pitoyable que j'ai demandé de l'aide à une patiente - pire! - que j'ai osé croire qu'elle aurait pu être d'une aide quelconque. J'ai Donatien. J'ai Astrid. J'ai Ophelia. Que demander de plus?
On se reprend.

- Pourquoi tu t'inquiètes pour moi exactement? Pourquoi tu penses pouvoir aider un homme condamnable? Et puis, tu es de quel côté exactement? Une de tes compères a été assassiné par les mains d'un homme qui se tient face à toi. N'as-tu pas une occasion rêvée de pouvoir le réduire en miettes?

J'ai l'air en colère, peut-être parce que je le suis. A dire vrai, mes émotions sont de véritables montagnes russes ces jours-ci. Je ne sais plus quoi penser, quoi faire, qui croire, à qui faire confiance…
Tout est flou. Tout est imperceptible. Tout est ridicule.

- Je dis beaucoup de choses à mon sujet finalement. Et toi? Quant est-il de toi?



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Katerina Soukhovo-Kobylin

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W81
Message n°13
- J'ai l'air de respirer la joie et la bonne humeur?

Katerina eut l’impression qu’elle avait dépassé la ligne rouge. La voix du médecin avait claquée, la ramenant à la réalité. Andrei le lui avait bien dit. De ne pas poser de questions indiscrètes. De rester à sa place. De baisser les yeux. D’obéir. Elle ne faisait plus que piétiner ces principes ces derniers temps. Elle n’osa pas répondre, gardant le silence, baissant le regard, fébrile. Lorsqu’Andrei s’énervait, il prenait cette voix là aussi. Sèche et raide.

- Pourquoi tu t'inquiètes pour moi exactement? Pourquoi tu penses pouvoir aider un homme condamnable? Et puis, tu es de quel côté exactement? Une de tes compères a été assassiné par les mains d'un homme qui se tient face à toi. N'as-tu pas une occasion rêvée de pouvoir le réduire en miettes?


Il semblait en colère, si bien que la jeune femme se referma un peu sur elle-même. Un de tes compères… comme si elle connaissait la gamine qui était morte. Cela l’avait peu touché. Etait-ce normal ? Etait-il normal qu’elle ressente plus de compassion pour ce médecin que pour la fille ? Parfois, elle se sentait en décalage avec ce nouveau monde dans lequel elle essayait de cheminer. Etait-elle un espèce de monstre ?

- Je dis beaucoup de choses à mon sujet finalement. Et toi? Quant est-il de toi?


Que devait-elle dire maintenant ? Elle se sentait prise au piège de cette question. Elle ? Quoi elle ? Ce n’est pas comme s’il ne savait pas déjà tout. Son dossier médical résumait la majorité de sa vie. Elle n’avait aucune envie d’en livrer les rares pièces manquantes. Surtout lorsque les dites pièces concernait Andrei. Mais cet inflexion dans sa voix ne souffrirait pas de silence.

-Je… Il n’y a pas grand-chose à dire. Je ne suis pas beaucoup plus que ce que vous savez déjà.


Elle ne trahirait pas la mémoire d’Andrei. Personne ne devait apprendre ce qui c’était passé. Elle voulait qu’il reste aux yeux de tous ce grand homme qu’il avait été. Elle lui devait bien ça après ce qui c’était passé. C’était après tout son sang qu’elle avait sur les mains.

-Je… je n’avais aucunement l’intention…Veuillez excuser mon indiscrétion. Je ne voulais pas m’immiscer dans vos affaires personnelles.


C’était tout ? Katerina attrapa le haut de sa tenue de patient qu’elle avait ôté plus tôt pour le remettre, les yeux toujours fuyants. De toute manière, la consultation était pour ainsi dire terminée. Elle voulait juste partir.

HRP:
Désolé d'avoir mit 100 ans à répondre 3:

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Message n°14

    La date/heure actuelle est Mar 23 Avr - 6:42

    Four Seasons