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20/10/2018
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22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Quel genre de personnes sommes nous ? ||feat Ange||

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Katerina y avait repensé longtemps. A l’homme sur l’estrade. Elle ne pouvait s’empêcher de se souvenir de la mort d’Andrei .Elle voulait lui parler. A ce docteur Barrabil. Elle ne savait pas trop comment l’aborder. Quoi lui dire. Elle était déjà venue plusieurs fois jusque devant son bureau et était repartie aussi vite, incapable de savoir comment se comporter. C’était ridicule. Ils ne se connaissaient pas, et elle ne savait même pas ce qu’elle semblait vouloir lui dire. Elle ne connaissait pas vraiment de mots rassurants. Et il n’en avait peut-être pas besoin. Ils n’étaient pas forcément les même. La jeune russe s’était bien rendu compte que les facettes humaines étaient multiples, contrairement à ce qu’elle avait toujours pu croire.

Depuis l’incident, chaque fois qu’elle trainait dans les couloirs, elle se retrouvait à fixer la cour, de sa fenêtre. Elle sursautait parfois, inquiète. Le confort qu’elle avait trouvé à l’institut semblait s’être effrité et un sentiment d’insécurité l’étreignait à nouveau. Et elle ne pouvait en parler à Agnès, Hyppolite ou Astrid. Elle n’était pas assez proche de cette dernière, Hyppolite ne saurait pas quoi faire de ce qu’elle aurait à dire et Agnès… Elle avait peur de sa réaction. Après l’estrade, ce serait trop dur. Les cauchemars que cette dernière faisait depuis la scène à laquelle elle avait dû assister… c’était bien suffisant pour elle.

L’occasion c’était présenter de manière assez inattendue. Son docteur avait attrapé un petit rhume. Rien qui ne l’empêche de soigner la majorité de ces patients. Mais pour préserver la santé fragile de la jeune russe, il lui fallait quelqu’un à qui confier les prochaines séances. Juste le temps qu’il se remette. Barrabil semblait corvéable par le personnel médical- sans doute une façon de le punir. Elle s’était donc retrouvée en salle de soin, face au médecin. Après une salutation tout ce qu’il y a de plus protocolaire, un silence inconfortable c’était installé. Si la jeune femme ne le montrait pas mais elle était nerveuse. C’était sa chance. Elle n’avait juste aucune idée de la manière dont elle devait aborder le sujet. Si elle pouvait l’aborder. Et elle ne savait toujours pas pourquoi elle s’était mise en tête qu’elle devait lui parler de ça. C’était juste une évidence.

Elle s’installa sur la table d’auscultation, machinalement. Il s’agissait d’une formalité. Une auscultation pour s’assurer de sa bonne santé, que son poids n’ait pas encore diminué mais aussi pour procéder à sa prise de sang mensuelle qui permettrait de savoir si le traitement qu’on lui administrait continuait à montrer des signes encourageants. Une routine dans laquelle elle avait toujours vécue.
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Ce matin est comme tous les putains de matins que je vis depuis que j'ai tué cette fille. Je suis passé du déni, à la dépression, à la colère. Je suis en colère contre moi-même. Pourquoi ai-je pressé la détente? Pourquoi ai-je provoqué une telle chose?
J'en sais rien, j'ai toujours été impulsif, c'est mon principal défaut. J'agis, puis je réfléchis. Là, j'ai un peu trop agi.
Mais j'arrive pas. J'arrive pas à dormir, à me retirer ces foutues images en tête. Ophelia n'y changera rien. Astrid non plus. J'arrive pas à dormir, ni même à penser à autre chose. Ca fait écho dans ma tête. Ce moment où tu te rends compte que t'as fait une connerie. Bah ça fait plusieurs jours que je m'en rends compte. Il n'y a qu'à voir les regards que l'on me lance dès que je sors de ma chambre, ou même d'une pièce quelconque.

Au fond, je les comprends. Moi-même je me hais. Je me hais d'avoir fait une chose aussi horrible, aussi... Dégueulasse et impure. Je me suis sali  les mains, et c'est avec elles que je soigne des patients. Des patients qui ne demandent qu'à fuir en me voyant arriver pour les soigner.
Et je les comprends.

Aujourd'hui, pour une raison qui m'échappe, on m'a attribué l'auscultation de cette demoiselle. J'imagine déjà sa réaction : elle va arriver, va se rendre compte que c'est moi, va me demander d'une voix timide que c'est une erreur, je vais lui expliquer la situation, et elle va se liquéfier sur place.
Super.

Dans mon super costard de connard, j'arrive dans le couloir des salles de soin. Je ne jette aucun regard à qui que ce soit, tout ce que je verrais serait des gens subitement très pressés alors qu'ils ralentissent le pas une fois suffisamment loin de moi.
J'inspire et rentre dans la salle. Je la découvre déjà sur la table d'auscultation.
J'avais oublié que la lumière des salles de soin est toujours plus intense. Elle m'agresse.
Bof, je dois le mériter sans doute...

Je dois encore être dans la phase déprime, tiens. C'est bon à savoir.
Je ferme la porte derrière moi et m'avance vers le lavabo pour me laver les mains.

- Bonjour mademoiselle. Je suis le médecin Ange Barrabil. Ton médecin étant malade, il vaut mieux que ce soit moi qui m'occupe de toi.

C'était concis mais ça suffisait. Donc ça va.
Je m'essuie les mains, puis pose la serviette sur le côté. J'enfile les gants en latex préalablement nettoyés par une femme de ménage. Je prends tout de même le temps de le faire une seconde fois, sait-on jamais.

- On va faire le topo habituel. Il m'a tout expliqué, donc tout va bien se passer. Je vais me permettre d'aller un peu plus loin que ton médecin pour tenter de te guérir entièrement et que tu n'aies plus à dépendre de ta maladie.

J'ai l'air à l'aise, là, hein? Bah en fait, rien que de savoir que je vais devoir lui faire une perfusion me terrifie. J'ai l'impression que je vais faire une nouvelle erreur, qui va la tuer et qui va faire durer mon Enfer.
Mais bon, pour l'instant on va se contenter d'une introduction dans les bonnes formes.
petite citation qui déchire grave





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Lorsqu’il fit irruption dans la salle, il prit aussitôt la direction du lavabo, ne s’encombrant pas de gestes inutiles.

- Bonjour mademoiselle. Je suis le médecin Ange Barrabil. Ton médecin étant malade, il vaut mieux que ce soit moi qui m'occupe de toi.

Elle hocha la tête. Katerina avait gardé les yeux plantés à mi-parcours entre lui et la porte. Si elle ne le dévisageait pas, c’était par pur politesse. Elle aurait voulu pouvoir le détailler du regard, découvrir la raison de sa propre envie de lui parler. Irrépressible.

- On va faire le topo habituel. Il m'a tout expliqué, donc tout va bien se passer. Je vais me permettre d'aller un peu plus loin que ton médecin pour tenter de te guérir entièrement et que tu n'aies plus à dépendre de ta maladie.

Il pensait pouvoir le guérir du HIV alors que même les patients lambda atteint de cette maladie ne le pouvaient ? Il avait de l’ambition. Elle ne détestait pas ça. Après tout, elle était à l’Institut avant tout pour qu’ils fassent sur elle des miracles. Elle inclina poliment la tête, comme Andrei le lui avait appris.

La jeune russe ôta mécaniquement son dessus, dévoilant sa frêle carrure. Elle devait probablement passer sur la balance d’ici la fin de l’entretien pour vérifier qu’elle pesait toujours le même poids. Quelques jours plutôt, elle avait pris presque un kilo, à la grande satisfaction de son médecin. Les beaux jours lui permettaient en général de récupérer un peu de ce qu’elle perdait lors des périodes de plus grands froids. Elle espérait ainsi atteindre les 50 kilos d’ici la fin de l’été.

Alors qu’il termine de nettoyé ces gants en latex, Katerina en profite pour lui jeter un coup d’œil en coin. Toute sa personne semble totalement contrôlée. Parfait des pieds à la tête. Certains auraient pu se demandé comment un être aussi droit et méticuleux avait pu en arriver à tirer sur une gamine. Mais pas la jeune russe. Savoir ce qu’elle lui voulait restait encore flou dans son esprit mais sa question n’était pas pourquoi il en était arrivé là. Enfin…c’est ce qu’elle supposait. Lorsqu’il eut terminé et enfilé ces gants, elle cessa de le fixer, gardant poliment les yeux tournés vers le mur. Elle s’adressa au docteur d’une voix claire :

-Bonjour Docteur Barrabil, je suppose que mon dossier vous est arrivé, mais si vous avez la moindre question à me soumettre qui puisse vous facilitez la tâche, n’hésitez pas.


Elle se doutait qu’un médecin comme le Docteur Barrabil avait forcément la conscience professionnelle suffisante que pour étudier le cas de chaque patient avant de le traiter, même pour une osculation de routine sur un patient temporaire. Mais la prudence lui avait tout de même appris à se méfier. Elle était tombée une fois sur un médecin qui lui avait administré un produit auxquels elle était allergique. Un étourdi qui n’avait aujourd’hui plus de diplôme pour s’en vanter. Pour quelqu’un à la santé aussi fragile que Katerina, ce genre d’erreur pouvait signer la fin.
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Alors, comment dire... Quand j'ai expliqué le topo comme un médecin confiant, habile et avec une maîtrise de lui-même hors-norme sans même jeter un regard vers elle, je suis quelque peu... Je sais pas, perturbé? Elle a ôté son haut sans pression, dévoilant sa faible poitrine et sa peau pâlichonne peinant à recouvrir les os de son corps. Je détourne rapidement le regard vers mes outils de travail. Je ne tiens pas à lui laisser croire que je vais me jeter sur elle comme un vampire le ferait sur sa proie.
Et en toute honnêteté, mon état psychologique ne me permet pas de telles folies. Je n'ai pas envie, et ce sera probablement le cas pendant longtemps, de caresser avec mes doigts souillés d'un sang qui m'est étranger ces jeunes femmes encore innocente. Elles ne le méritent pas.

De toute façon, ce n'est pas comme si je pouvais être surpris par sa réaction. Elle ne me regarde même pas, et je le comprends. Être seule avec un homme ayant déjà commis un meurtre ne doit pas être évident à supporter.
Alors je ne relève pas. Elle a le droit de se protéger comme elle l'entend.

-Bonjour Docteur Barrabil, je suppose que mon dossier vous est arrivé, mais si vous avez la moindre question à me soumettre qui puisse vous facilitez la tâche, n’hésitez pas.

Je ne commente pas. J'opine simplement, même si elle ne doit pas le voir.
J'ajoute seulement :

- Ton médecin est du genre méticuleux à ce que j'ai pu voir. Ne t'en fais pas.

Je sors le pèse-personne et le pose à terre. Je lui demande de bien vouloir se peser avant de faire la prise de sang, et de me donner le chiffre qui s'affiche. De mon côté, je relis les recherches préparées la veille de cette consultation. Le VIH est une maladie tellement connue qu'elle en est devenue banale, alors qu'elle est toujours autant dangereuse. Des solutions sont là, mais pas assez efficaces et elles ne permettent pas de guérir.
Je suis bien conscient que je ne vais pas trouver la solution miracle en une ou deux séance, mais je suis bien déterminé à aider cette pauvre fille. Surtout qu'un patient, un seul et unique, a déjà réussi à en guérir. Seulement, à quel prix? Les solutions sont trop risquées pour espérer que ça fonctionne...

Je me tourne vers elle, une seringue à la main, et la redirige vers le lit d'auscultation. Je nettoie la peau avant de planter l'aiguiller et, sans dériver mon regard, je lui explique :

- Concernant ton poids, ce serait effectivement une bonne chose que tu prennes au moins dix kilos. Tu mesures un mètre soixante-neuf pour quarante huit kilos, ce n'est clairement pas suffisant. On a déjà du te le répéter, mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal. N'hésite pas à demander plus de nourriture à la dame de la cantine si tu trouves que c'est nécessaire. Déjà que le VIH t'affaiblit, il faudrait que tu donnes à ton corps suffisamment de force et de matière pour avoir un espoir de guérir.

C'était un long discours, mais ça m'a permis de faire la prise de sang en la distrayant. J'ai ma seringue remplie, et en ressortant l'aiguille je me rends compte que j'ai les doigts qui tremblent, faisant vibrer légèrement la seringue.
Je m'empresse de baisser cette main là où elle ne peut pas voir et nettoie à nouveau la plaie de la patiente. Je pose la seringue et j'applique un pansement là où la prise de sang a été faite.
Je me rends compte qu'en fait, mes deux mains tremblent légèrement. Je fronce les sourcils, et attrape les feuilles du dossier de la patiente, comme pour faire semblant de lire. En réalité, je l'ai appris par coeur hier soir. Je voulais être certain de ne pas faire n'importe quoi.

- Il existe déjà des solutions pour contrer le VIH, mais elles sont risquées. La greffe de la moelle osseuse par exemple. Je voulais aussi savoir si tu suivais, avant de venir ici, un traitement antirétroviral. Si c'est le cas, est-ce que tu continues de le prendre?
Je n'ai aucune excuse, j'ai totalement zappé ce RP, je suis désolé, vraiment.





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- Ton médecin est du genre méticuleux à ce que j'ai pu voir. Ne t'en fais pas.

Katerina hocha la tête. C’était pour cela qu’elle s’était tourné vers l’Institut. Et au vue des nombreux dons qu’elle avait faits et qu’elle faisait encore régulièrement à la structure, elle savait que son médecin était au petit soin pour son cas. Elle appliqua les consignes du docteur Barrabil presque machinalement, habituée aux gestes quasi quotidiens qu’elle accomplissait. Lorsqu’il de la prise de sang, il lui explique :

- Concernant ton poids, ce serait effectivement une bonne chose que tu prennes au moins dix kilos. Tu mesures un mètre soixante-neuf pour quarante huit kilos, ce n'est clairement pas suffisant. On a déjà du te le répéter, mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal. N'hésite pas à demander plus de nourriture à la dame de la cantine si tu trouves que c'est nécessaire. Déjà que le VIH t'affaiblit, il faudrait que tu donnes à ton corps suffisamment de force et de matière pour avoir un espoir de guérir.


Katerina hocha la tête. Elle en était bien conscience. Malheureusement, son métabolisme était d’une efficacité redoutable et elle brulait les calories avec une facilité déconcertante. Elle avait beau manger des quantités plus que raisonnable de nourriture, rien à faire. L’énergie qu’elle utilisait à combattre son virus n’aidait évidemment pas. Son médecin avait donc pris l’habitude de lui passer certains nutriments par intraveineuse presque hebdomadairement depuis près de deux mois, ce qui portait tout doucement ces fruits.

La jeune russe habitué aux gestes fermes de son médecin n’avait pas sourcillé lors de la prise de sang mais remarqua comme une hésitation lorsqu’il retira la seringue. Une hésitation ou autre chose qu’elle n’avait pas pu saisir. Elle jette un coup d’œil vers les mains du médecin qui applique un pansement sur la petite perle de sang qui commence à se former là où l’aiguille avait piqué. Est-ce qu’il tremblait ? Elle n'en savait trop rien. C’est étrange pour un médecin dont les gestes devaient être d’une précision… et bien chirurgicale. La jeune russe détourna le regard, consciente que cela ne la regardait en rien.

- Il existe déjà des solutions pour contrer le VIH, mais elles sont risquées. La greffe de la moelle osseuse par exemple. Je voulais aussi savoir si tu suivais, avant de venir ici, un traitement antirétroviral. Si c'est le cas, est-ce que tu continues de le prendre?


La jeune femme hocha la tête et répéta, ce qu’il savait probablement déjà, essayant de résumé au maximum le condensé d’information :
-J’en ai suivis plusieurs. Je suis allergique à plusieurs médicaments antirétroviraux dont l’abacavir, entre autres. Lors de mon premier traitement j’ai développé une résistance aux 3 différents antirétroviraux que je prenais, et cela s’est reproduit lors du second. C’est pour cela que je me suis tournée vers l’institut. Maintenant, je suis un traitement relativement récent, et donc en essais cliniques. Mon médecin attend de voir les résultats sur la longueur, et s’ils ne sont pas concluant, il pense aux vaccins thérapeutiques, qui sont eu aussi en essai clinique. Mais pour le moment, mes résultats sont plutôt satisfaisants.


Elle n’avait eu aucun mal à lui réciter cela, connaissant probablement son dossier aussi bien que son propre médecin. Elle lui jeta une nouvelle fois un regard en coin, un peu plus appuyé que les précédents, et n’y tenant plus, se lança, essayant de trouver un moyen d’aborder le sujet qui la titillait :

- Et vous M. Barrabil, qu’est-ce qui vous a conduit à l’Institut ? Si ce n’est pas trop indiscret.




Ps:

(il peut tranquille lui faire un examen de type médecin lambda pour s’assurer que tout est en ordre, genre vérifier les yeux, les oreilles, les battements de cœur, la tension et tous ces bazars-là

Et pas de problème pour le zappage, ça arrive à tout le monde, même au meilleur xD  )
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Je n'ai pas encore repris l'habitude de faire jaillir du sang de mes patients sans penser que je vais les tuer, alors qu'en réalité je fais ça pour leur bien. J'avoue que mon débit de paroles est surtout là pour compenser mon anxiété et camoufler ma peur de rater, et j'espère que ça va bientôt cesser.

-J’en ai suivis plusieurs. Je suis allergique à plusieurs médicaments antirétroviraux dont l’abacavir, entre autres. Lors de mon premier traitement j’ai développé une résistance aux 3 différents antirétroviraux que je prenais, et cela s’est reproduit lors du second. C’est pour cela que je me suis tournée vers l’institut. Maintenant, je suis un traitement relativement récent, et donc en essais cliniques. Mon médecin attend de voir les résultats sur la longueur, et s’ils ne sont pas concluant, il pense aux vaccins thérapeutiques, qui sont eu aussi en essai clinique. Mais pour le moment, mes résultats sont plutôt satisfaisants.

Je n'ai plus l'habitude non plus qu'on me parle comme si de rien était. Elle n'a pas l'air effrayée, ni même sur le qui-vive. Elle a l'air... Plutôt sereine. Ca me perturbe.
Cependant j'essaie de ne pas trop être déstabilisé et de me concentrer sur ce qu'elle me raconte, surtout que c'est important. Elle a un lourd passif médical de ce que je comprends. Un corps qui a contracté le VIH et qui résiste à des traitements... Intéressant. Je me demande si ce n'est pas psychologique? A-t-elle envie de guérir?

- Eh bien on va continuer sur cette lancée, puisque les résultats semblent être positifs.

En vérité, je savais déjà tout ce qu'elle m'a expliqué. J'avais bien étudié son dossier la veille. Mais l'entendre de sa bouche pour me rappeler tout ça n'est pas si mal.
J'allais prendre d'autres outils de mesure pour continuer la séance mais elle m'interrompt :

- Et vous M. Barrabil, qu’est-ce qui vous a conduit à l’Institut ? Si ce n’est pas trop indiscret.

Je me retourne, l'air un peu surpris. Ce n'est pas le genre de questions que l'on me pose en général, surtout ces temps-ci.
Je me racle la gorge, ne sachant comment répondre vraiment à ça. Une des principales raisons, qui maintenant me fait honte, est que je voulais être riche pour avoir du pouvoir. J'ai beaucoup travaillé pour ça d'ailleurs, je crois que j'y passais mes journées. Ca devenait presque une obsession, quand j'y pense.
Mais je ne peux décemment pas lui dire ça.

- Je suis allé à Harvard, et un de mes professeurs m'a conseillé l'Institut. C'est un endroit qui regorge de challenge.

Et même si le challenge me fait vibrer, ce n'est pas pour cela que je suis venu ici. Mais on va dire que ça convient pour une réponse. Inutile de ternir davantage ma réputation.

- Et toi, comment es-tu arrivée ici? L'Institut était vraiment ton dernier espoir?





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