Bienvenue,   !
Institut Espoir

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Partenaires

News

20/10/2018
Préparation d'event
22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Crise de nerfs d'une chauve-souris (one-shot)

avatar

Messages : 69
Points de confiance : 12
Date d'inscription : 06/06/2018
Age : 17
Localisation : Perdu quelques part dans l'institut ou ses environs

Y74


Crise de nerfs d'une chauve-souris


Naito avait besoin de calme et de se retrouver seul. C'est pour cette raison qu'il s'était réfugié à l'ombre d'un arbre prêt du lac.

Il avait longuement débattu là-dessus. Pendant de nombreuses minutes il avait pesé le pour et le contre pour chaque lieu qu'il connaisait. Et tout ça sans se rendre compte que, inconsciemment, son esprit avait déjà choisit et qu'il marchait vers cette destination. C'est ainsi qu'il s'était retrouvé devant le lac. Il avait donc abandonné ses débats intérieurs et cherché un lieu à l'ombre. Car à cet instant la chauve-souris pensait juste avoir besoin d'un endroit pour se calmer, pour faire le point. Un environnement qui l'apaisait au final. Comme il se trompait... Et oui, que voulez-vous ?Bien que doué d'un excellent instinct, il ne savait pas voir l'avenir, même si celui-ci le concernait et se déroulait dans un futur proche, très proche.

Ces derniers temps, il s'était passé beaucoup de choses, aussi bien positives que négatives. La rencontre avec Swann, Nev, Aeden. L'attaque dans la cantine par celui que voulait lui présenter le petit ange. Les nombreuses blessures en quelques jours et donc la perte de sang à répétition, ce qui l'avait déjà épuisé. C'était énorme. Trop pour le jeune homme d'ailleurs. Ses nerfs, son corps et sa tête n'arrivaient pas à suivre. Trop de pensées, trop d'émotions, trop de souvenirs, trop de nouvelles informations.

Trop... Trop. Trop !

Le brun poussa un gémissement plaintif alors qu'il sentait sa résistance doucement partir, le laissant sans défense, sans rempart contre ce déchaînement à l'intérieur de lui. Il n'y arrivait plus.

Il avait chaud et froid en même temps et il était presque certain que son corps tremblait.

Le vampire savait qu'il aurait du prendre un crayon et un carnet ce matin. Il savait qu'il devait toujours en avoir un sur lui ! Mais comme d'habitude il n'en avait fait qu'à sa tête. Oh comme il le regrettait amèrement. Ça l'aurait au moins aidé à se calmer, à retrouver le contrôle de lui même.

"Pas maintenant.... pas encore..."laissa-t-il échapper dans un murmure

Oui il était au moins seul, enfin il le croyait, mais même. Il ne voulait pas. Il savait comment le laissait ses crises. Épuisé. Et avec un mal de tête puissant en général. De plus, vu comme c'était partit c'était une crise de larme. Au moins c'était plus discret.... et il n'avait pas envie de crier à s'en déchirer les cordes vocales et de tout casser sur son passage. C'était définitivement un bon point, bien qu'il n'aimait aucun des deux types de crises.

Il tenta désespérément de se calmer, jouant avec ses manches puis son bandage. Il fallait qu'il s'occupe, qu'il se distrait. Il ne voulait tellement pas craquer.... Il n'avait pas besoin de ça en plus.

"Allez Nai... respire un grand coup et ferme les yeux... calme toi. Respire. Respire encore. Prend de grandes inspirations. Ça va passer. Respire."

Oh il devrait avoir l'habitude. Ça lui arrivait si souvent. Au moins une fois par mois minimum généralement. Mais ce n'est pas pour ça qu'il arrivait à les supporter. Ou qu'il les appréciaient. Loin de là. De plus, il n'arrivait pas à prédire quand ça allait arriver. Lors de l'apparition des premiers symptômes c'était trop tard. La crise était déjà lancée.

Naito tenta une dernière fois de se calmer mais rien à faire. Cette fois-ci il n'y échapperait pas...

Il sentit une boule se former dans sa gorge et les larmes lui monter aux yeux. Sa vision se brouilla.

Il ne voulait pas....

Oui il se répétait. Mais actuelement c'était la pensée la plus oppressante dans sa tête.

Finalement, ce fut comme prévu la rupture de ses nerfs qui gagna ce combat inutile, à l'issue logique et prévisible, et les larmes dégringolèrent sur ses joues, comme plein de petites perles nacrées et transparentes glissant sur sa peau et venant s'écraser au sol avant de disparaître.

La chauve-souris posa une main sur sa bouche, tentant de camoufler les sanglots bruyants qui s'échappaient de sa gorge serrée et qui franchissaient la barrière de ses lèvres. Il ne voulait pas qu'on le voit dans cet état.

Il n'était pas vraiment triste. Il avait un peu mal au coeur mais ça allait. Pas de quoi pleurer normalement. Mais ses nerfs fragiles en avaient apparement décidé autrement.

Pendant de longues minutes qui semblèrent être une éternité pour le brun, les sanglots secouèrent son corps. Puis finalement, doucement, les larmes se tarirent, les tremblements cessèrent, la crise passa, laissant dans son passage un mal de crâne, un épuisement moral et physique et un goût de défaite et d'honte amer dans la bouche du garçon. Encore une fois il avait échoué à garder son calme et empêcher ça.

Dans geste las, il essuya les sillons humides laissés sur ses joues. Un soupir franchit ses lèvres et il se leva.

Naito tenta de remettre un sourire sur son visage et y parvint au bout de quelques tentatives. Le sourire était petit mais bien présent. Il ne devait pas montrémer aux autres cette faiblesse. Il ne voulait pas les embêter. Chacun avait déjà ses propres difficultés à gérer.

Il se leva et se dirigea d'un pas lent et maladroit vers les bâtiments de l'institut, voulant regagner sa chambre. À présent, seuls ses yeux encore rougis pouvaient montrer ce qui venait de se passer. Et la nature, seule spectatrice de cette scène, garderait silencieusement les mémoires de cette faiblesse habituelle et enfuie.

Il ne ferait plus de crises comme ça. Simple mensonge. Il le savait. Mais que voulez-vous ? Il était tellement plus simple de se laisser bercer par un doux mensonge que par une dure vérité.

Les crises ne s'arrêteront pas. Elles seront toujours là, présente dans sa vie, lui permettant de vider tout son sac, d'expédier le trop plein d'émotions, de stress.

Rapidement, ses pensées reprirent le pas sur la réalité, et comme d'habitude, il se laissa guider là où le destin mêlé à son instinct et ses envies voulaient aller, sans y faire attention, laissant son inconscient le mener à bon port sans difficultés

    La date/heure actuelle est Mer 14 Nov - 2:14

    Aube des Mondes