Fuite avortée [PV Nevrabriel - Flashback]

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W188
Jeu 5 Juil - 22:05



Les enfants grandissent,

même sans parents.
J’étais arrivé deux jours auparavant. On m’avait mené sur une île au milieu de l’océan Atlantique en me disant qu’on allait me soigner. Sur le pont du bateau, accompagné par une personne qui disait travailler pour l’institut où j’allais vivre, j’avais observé les personnes qui se disaient mes parents. Juste avant mon embarquement, ils m’avaient serré très forts dans leurs bras, sans me faire le moindre mal. Cela m’avait douloureusement fait penser à Sheila et la façon dont nous étions devenus amis. Mais ces personnes, je n’étais en aucun cas proche d’elles. J’avais l’impression d’être trompé par le monde entier, surtout que j’étais arraché aux Nakamura. Ils m’avaient acheté, nourris, même si c’était peu, et surtout logé. Certes, j’avais eu mal et peur avec eux, mais ils étaient les seuls parents que j’avais. Alors pourquoi on ne m’avait pas laissé à eux ? Je ne comprenais rien à ce qui arrivait. Mais une chose était certaine : quoi qu’il advienne, je devais rentrer au Japon.

Pendant tout le voyage, je ne cessai de penser à tout cela, au fait que je m’éloignais encore de ma famille. La seule que je connaissais. Et cela pour quoi ? Tout simplement pour aller dans une sorte d’hôpital pour guérir un “syndrome”. Je n’avais rien compris de ce qu’il pouvait bien s’agir, ce qui augmentait plus encore l’impression d’être totalement perdu. Mais comme je n’étais pas seul, sans cesse surveillé dans le silence, je ne pus tenter de comprendre. Sans compter que je n’étais même pas sûre qu’on me réponde. Mais le silence était-il d’or dans ce genre de situation ? Non. Pas forcément même si je refusais de l’admettre.

Arrivé à destination, on me catégorisa en me donnant un numéro à mettre sur les habits que je devais obligatoirement porter. En parlant d’obligations, j’allais devoir suivre toute une flopée de règles très strictes qui me rappelaient ma vie au Japon. J’étais loin de la vie plus libre, difficile à accepter, comme celle que j’avais vécue au pensionnat ou chez les personnes qui voulaient me faire croire que j’étais leur fils. Est-ce que cette vie ma parut plus simple pour autant ? Non. Bien sûr que non. Des cours, pas le droit de parler aux autres, ce qui n’aurait peut-être pas dû me déranger. Pourtant, je sentais mon coeur s’alourdir rien qu’à cette idée, comme si la présence de mes amies me manquait plus que je le pensais. En même temps, je n’étais pas sûr d’avoir pu leur dire au revoir correctement…

Pendant plusieurs jours, je tentai de me faire au train-train de la vie à l’institut. Je rencontrai donc des patients, des médecins et autres inconnus, ce qui ne m’aida pas à me sentir bien. Pire : c’était quoi ces séances où on me parlait d’une pseudo maladie ? Où étais-je tombé ?! Très rapidement, je me sentis incapable de continuer ma vie de cette façon. J’avais peur. C’était limite si je comprenais pourquoi ma vie avait basculé subitement. Je décidai donc qu’il était temps pour moi de m’en aller. Certes, je ne pus préparer mon évasion comme un professionnel, mais en quoi était-ce un problème ? Il était hors de question que je reste là !

Un soir, bien après le couvre-feu, je sortis de ma chambre en essayant de faire le moins de bruit possible. Je sentais mon coeur battra comme s’il voulait sortir de ma poitrine rien qu’à l’idée que j’enfreignais les règles. La peur était omniprésente et j’avais l’impression de la sentir tout autour de moi, moite et chaude. Mais l’idée que j’allais enfin retrouver un univers que je connaissais me rassurai un peu. Il faisait noir, mais ce n’était pas un problème. J’avais l’habitude de vivre dans le noir, même si dans un lieu inconnu c’était plus angoissant. C’est ainsi que je me mis à marcher avec lenteur et tremblements dans les couloirs en espérant de tout mon coeur que je ne croiserais personne.
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X36
Ven 6 Juil - 2:02
5 Février 2018

Le jeune homme se leva d’un bond de son lit et se mit debout en face de sa fenêtre. La lune n’était pas pleine mais restait belle, les étoiles étaient peu nombreuse mais étaient tout de même là. La nuit était froide mais assez chaleureuse pour l’accueillir. Le jeune écossais aimait le ciel et ses mystères, ce que voulait dire les astres, ce qu’elles formaient, représentaient, exprimaient. Comment, dans quel but. Leur composition chimique, les forces qui les faisaient se déplacer dans l’univers, ce qu’elles faisaient pour composer les galaxies.

Le jeune homme s’habilla pour sortir, agrippant une veste et un bonnet sombre pour se faufiler à l’extérieur. Il était interdit de sortir la nuit, pour des raisons que le jeune homme pouvait comprendre. Mais le patient X36 était une personne qui adorait les astres et la nuit. Il avait besoin de ses balades nocturnes, sentir la fraicheur d’une soirée, regarder les étoiles et la lune …
Nevrabriel avait beau être obéissant et sage dans l’ensemble, être un garçon sans problème, sans embrouille, poli et fort sympathique, il ne pouvait pas tout accepter.
Il était dans cet institut depuis cinq ans ce mois-ci et avait donc mis le temps qu’il lui fallut mais savait maintenant très exactement la ronde des gardes et les emplacements de caméra pour sortir sans se faire repérer et renvoyer immédiatement dans sa chambre. De plus, le jeune homme n’avait pas vraiment d’excuses, il n’était pas somnambule, n’avait pas de problème pour dormir ou vivre de jour. Sa seule justification était sa passion pour les étoiles et son rêve de devenir astrophysicien une fois qu’il aura quitté ce lieu.

Nevrabriel fit en sorte qu’aucun cheveu roux ne dépasse de son couvre-chef et agrippa un livre et une toute petite lampe de poche qui lui servirait à assouvir sa passion de lecture. Il ouvrit doucement sa porte, attendit un instant, vouant être sur qu’aucun bruit de pas ne résonnait dans les couloirs toujours si propre de l’institut avant de sortir et refermer sa porte comme si de rien n’était.

L’écossais longeait les couloirs, assez aisément, sachant exactement où tourner pour sortir le plus efficacement et discrètement. Il devait faire un peu de détour, mais rien d’affligeant. Il lui arrivait certaine nuit de croiser des patients qui se rendent en sanitaire. Dans ces moments, il est assez prit au dépourvus et se sent obligé d’attendre que la personne disparaisse de sont champs de vu, comme si elle allait le balancer aux surveillants, ce qui était injustifié, évidemment.

Un peu perdu dans ses pensées, puisse que c’était une routine pour lui, le jeune homme eut un sursaut en voyant une personne au détour d’un couloir. De loin, le vêtement si blanc des patients semblait luire dans l’obscurité, c’était pour cela que Nevrabriel mettait toujours une tenus sombre pour sortir le soir, il pouvait se glisser dans l’ombre et ne pas se faire répéter.
L’écossais ne bougea pas et regarda la personne traverser le corridor. Etrangement … il/elle semblait perdue.
La silhouette se rapprocha et Nevrabriel pu constater qu’il s’agissait qu’un adolescent, plus petit, vraiment mince, qui avait le regard un peu ailleurs. Il était sans doute perdu ? Ce n’était pas si grave, plus loin, un surveillant allait le récupérer et le ramenez dans sa chambre.
Cependant … l’adolescent avait un comportement étrange, il semblait méfiant et craintif. Un peu comme une personne qui voulait fuir. A force d’observer les gens, l’écossais avait appris à reconnaitre la gestuel de ce genre de comportement.
Il ne voulait pas être retrouvé.

Le jeune homme continua de l’observer en silence, attendant patiemment que l’inconnu le dépasse pour pouvoir reprendre son chemin, mais ce dernier se figea alors que des bruits de pas se firent entendre.

La ronde des gardes … Il allait se faire prendre le petit, et retourner sagement dans sa chambre.

Bien que c’était contre les règles, l’écossais n’allait tout de même pas le laisser là, penaud. Si ça se trouve, il était comme Nevrabriel et voulait simplement aller se promener en cette agréable nuit.
Assez vivement, le jeune homme sorti de sa cachette et agrippa avec bienveillante le poignet de l’adolescent, il lui offrit un grand sourire d’une chaleur humaine rassurante alors que son regard bicolore commençait à se voir dans la nuit, puis, il murmura :

_Si tu ne veux pas te faire prendre, tu devrais me suivre.

Nevrabriel fit un petit clin d’œil furtif à l’inconnu avant de l’entrainer à sa suite dans un endroit qu’il s’avait en sécurité pour une bonne dizaine de minutes.

_Tu avais l’air de ne pas vouloir retourner dans ta chambre …

Tout en marchant vivement, l’écossais se retourna pour regarder son compagnon de fuite. Il affichait toujours ce grand sourire sincère qui lui était propre.

_Je me trompe ?


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W188
Ven 6 Juil - 11:44



Les enfants grandissent,

même sans parents.
Plus le temps passait, plus j’avançais, moins j’arrivais à repérer où je me trouvais. Les lieux ne pouvaient tout de même pas être aussi grands, n’est-ce pas ? Quoique… pour avoir été dans certains lieux communs, ce n’était pas si certain en vérité. Peut-être aurais-je dû faire un plan, en voler un, ou tout autre chose ? Non. C’était trop pour ma petite personne alors que je venais d’arriver. Mais comment allais-je trouver la sortie et repartir avant le matin sans me faire prendre ? Sans qu’on me renvoie à la case départ ? Vu comme c’était partie, c’était mal barré.

Comme si le destin voulait me donner raison sur ce point, des pas se firent entendre dans le couloir, derrière moi. Tremblant de peur, je me tendis d’un coup en m’arrêtant de marcher, comme si le fait que je ne faisais aucun bruit pouvait me sauver la mise. Il n’en était évidemment rien puisqu’on ne venait pas pour savoir qui était là, mais pour vérifier que personne n’était là. La différence était légère, mais existante. Je me retournai donc lentement en me préparant aux réprimandes et à me faire malmener. Je n’en fis plus attention à ce qu’il se passait autour de moi, hormis ces bruits de pas qui se rapprochaient toujours de moi.

J’aurais peut-être dû garder un oeil sur les alentours. Peut-être cela m’aurait-il évité de faire un semblant de crise cardiaque en sentant un contact sur une de mes mains. Cette dernière était fermée en un poing, tout comme l’autre, à cause du stress. Sentir une peau chaude et sans aucun doute humaine contre la mienne n’arrangea pas grand-chose malgré la douceur du gestes. Sursautant en étouffant un cri, je tournai vivement la tête en direction de la personne que je parvenais peu à distinguer à cause de ses sombres vêtements. Seuls ses yeux qui se plantèrent dans les miens et son sourire me parvinrent alors qu’il me proposa de le suivre.

*Ma vie n’aurait pas été très différente qu’avant si j’avais des yeux comme les siens. Pourtant… ils sont beaux…* ne pus-je m’empêcher de penser pendant une seconde avant d’être ramené à la réalité.


Entraîné par l’inconnu sortit de nul part qui tentait de m’aider, sans que j’en comprenne la raison, je fus obligé de marcher assez rapidement pour éviter de tomber. Un semblant de course qui m’essouffla bien rapidement même si nous n’allions finalement pas bien vite.

En chemin, la personne qui me montrait la direction à suivre en étant mon guide, même si je ne savais pas du tout vers où, me fit part que j’avais l’air de quelqu’un qui ne voulait pas rentrer dans sa chambre. Je ne pouvais pas lui donner tort. Mais répondre était impossible. Non seulement il n’aurait même pas réussit à entendre le son de ma voix tant elle aurait été étouffée, mais en plus je ne voyais pas quoi lui répondre. Bien qu’il venait de me sauver la mise, je ne savais pas si c’était un patient, un médecin ou autre membre du personnel. J’avais peur de la réponse. J’attendis donc qu’on s’arrête quelque part pour reprendre mon souffle. Puis, malgré le point qui était apparu de façon douloureuse sous mes côtés à droite, je lui demandai en chuchotant en craignant la réponse :

Pourquoi m’avoir aidé ? Pourquoi… alors que je ne devrais même pas être là ?


A peine mes questions posées, je pinçai mes lèvres en me mordant les joues, les yeux fixant un point dans le couloir. Je venais après tout d’avouer ma faute, ce qui n’était clairement pas la bonne chose à faire quand on était en tort. Allais-je me faire punir ? A moins qu’on me ramène au point de départ avec… des sédatifs ? Ou que les mauvais traitements ne commencent ? Je ne savais pas et avais peur de ne pas savoir. Au point que j’avais envie de pleurer...
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X36
Dim 8 Juil - 3:43
_Je me trompe ?

L’inconnu semblait aussi perdu que s’il avait été attrapé par un surveillant. Autant, certain surveillant pouvait être adorable et compréhensible, autant certain était des teignes !
Ils devaient surveiller des enfants et adolescents enfermés sur une île avec une règle stricte, sans aucun divertissement, aucun lieu à eux, où se réfugier. Même leur chambre était impersonnelle et ils plaçaient des caméras pour les visites. Ils n’avaient rien et se créaient alors des repères. Pour certains c’était une fenêtre, un bout de couloirs, pour d’autre c’était un espace dans la cours, pour l’écossais c’était la paix de la nuit. Mais parfois cette paix était bien solitaire et il aimait les partager, comme avec Willow. Mais ce dernier, bien que rebelle, aimait dormir plus que de faire des bêtises, et puis, il avait passé l’age …

Nevrabriel entraina l’inconnu à un coin tranquille. Se remémorant la ronde des gardes pour déterminer combien de temps il avait avant de devoir bouger de nouveau.
L’inconnu reprit doucement son souffle. Il semblait si maigre. L’écossais n’était pas bien gros, il était à la limite de la corpulence normale, dérivant sur la maigreur, mais son médecin veillait bien à ce que son patient adoré soit en pleine forme, physiquement comme au niveau de sa santé. Et fuir les surveillants de nuit était un peu une routine pour le jeune rouquin.

_Pourquoi m’avoir aidé ? Pourquoi… alors que je ne devrais même pas être là ?

L’écossais se tourna vers son camarade qui semblait avoir du mal à se remettre de leur fuite. Son sourire ne le quittait pas, enjoué et bienveillant. Le blond se pinçait les lèvres, comme s’il se retenait de pleurer.
Il n’allait tout de même pas pleurer à cause du stresse ?
Le caractère grand-frère protecteur de Nevrabriel refit rapidement surface et ce dernier s’avança vers son cadet qu’il devait dépasser d’environ dix centimètres. Il posa une main chaleureuse sur l’épaule de ce dernier, affichant un sourire plus large, si large que ses yeux vairons se plissèrent. Même si on ne connaissait pas bien le jeune homme, ce sourire respirait la sincérité et la gentillesse. Ce qu’il était, sincère et bienveillant. La chaleur d’un soleil et le calme d’une bougie.

_Pourquoi pas ? Tu avais l'air d'avoir besoin d'aide, je n'allais pas te laisser en détresse.

Le jeune homme retira aussitôt sa main après avoir terminé sa phrase, il savait que ce n’était pas tout le monde qui appréciait le contact humain, cependant, une paume sur une épaule était un symbole international d’encouragement ou de réconfort.
Maintenant son sourire, le jeune homme exprima de nouveau, toujours à voix basse pour ne pas attirer l’attention de gardes :  

_Je me rend dehors moi aussi, ça te dirais qu'on fasse le chemin ensemble ?


Même si le blond n’avait rien confirmé de ses désirs, l’écossais avait clairement deviné qu’il voulait se rendre à l’extérieur. Pour quelle raison ? Il ne le savait pas. Mais il était certain que le cadet ne pourrait pas quitter l’île à la nage, donc il n’avait rien à craindre. Peut-être se perdre en forêt ? Non, tout de même pas. Le roux se promit de lui demander une fois dehors, pour être certain que son camarade ne fasse pas de bêtises.
Les yeux bicolores de ce dernier firent le tour de la silhouette de l’inconnue, puis, le jeune homme retira sa veste et le tendit à son camarade, toujours aussi souriant.

_Mais avant tout, prend ça, tu vas attraper la mort sinon. C’est quoi ton nom ?


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W188
Dim 8 Juil - 14:37



Les enfants grandissent,

même sans parents.
Souriant de toute ses dents, chose que j’avais que très peu observé chez les personnes que j’avais rencontrées, mon interlocuteur approcha une main de moi. Sur le coup, je ne compris absolument rien à ses intentions et me tendis totalement, cessant même de respirer. Mais au lieu de me faire du mal comme je le croyais venant de tout le monde, il posa simplement sa main sur mon épaule. Un geste qu’on m’avait beaucoup fait dernièrement sans me l’expliquer. Pourtant, cette fois, il ne me semblait pas être oppressant. Au contraire, sa main me paraissait légère tandis que sa voix chuchotée me faisait part qu’il l’avait fait parce que j’avais l’air d’avoir besoin d’aide. Ses paroles me ramenèrent beaucoup à l’académie, auprès de mes amies, mais je n’en dis rien. C’était la seule chose qui m’appartenait encore et je n’étais pas prêt à le partager avec qui que ce soit.

Lorsqu’il me lâcha, je me mis à regretter qu’il ne l’ait pas laissée. Mais pour quelle raison ? Je ne comprenais pas… Moi qui, pourtant, détestais quand on me touchait ou s’approchait de moi, sauf quand il s’agissait de mes amies et mon chien, j’avais presque envie qu’il laisse sa main sur mon épaule. Certe, elle m’avait parut extrêmement rassurante, mais était-ce une bonne raison ? J’avais comme un doute qui persistait encore malgré mes efforts pour me concentrer. Même lorsque le garçon me demanda si je pouvais l’accompagner dehors. Ma réaction ne se fit pas attendre cette fois : mon but étant d’aller à l’extérieur, je secouai positivement la tête avec entrain.

Ayant certainement compris ce que je voulais dire sans que j’ai besoin de prononcer un seul mot, il ôta sa veste qui avait l’air si chaude et me la tendis. Pour toute explication, il me fit part qu’il ne voulait pas que j’attrape la mort. Personnellement, une pneumonie l’hiver précédent m’avait clairement suffit… Je ne me fis donc pas prier et enfilai la veste en me retenant de lui demander si tout irait pour lui. Il n’en fut pas de même pour mon nom. Je craignais que cela s’ébruite, même si le charmant sourire qu’il me servait pouvait me laisser croire que ce ne serait jamais le cas.

Je le suivis donc en cachant mes mains dans les manches de la veste sans prononcer un seul mot. Pas même mon nom. Pas encore. En vérité, j’attendis d’être dans le hall, me retenant de chercher à nouveau cette main chaleureuse qui m’avait guidé un peu plus tôt. Cela aurait été plus simple sans toute cette peur, sans ces doutes qui me pesaient toujours sans cesse. Le courage… J’avais l’impression de ne pas en avoir. Alors, juste avant de sortir, je m’arrêtai juste avant de passer la porte. Encore et toujours silencieux, je baissai la tête comme pour regarder mes pieds. Puis, doucement, je la relevai partiellement avant de prendre enfin la parole :


Yuki… Je m’appelle Yuki…


Ma voix n’était qu’un simple murmure, un peu comme si, de cette façon, je cherchais à faire mes adieux. En même temps, je n’avais pas l’intention de rester. Je devais rentrer, retrouver les Nakamura au Japon, ne plus jamais remettre les pieds aussi. Je souhaitais aussi revoir Hope. Et mes amies. Mais ici je ne pouvais rien faire de tout cela. Il fallait que je m’en aille !
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X36
Dim 8 Juil - 23:11
_Mais avant tout, prend ça, tu vas attraper la mort sinon. C’est quoi ton nom ?

L’adolescent agrippa la veste pour l’enfiler en silence. Au moins, il n’avait pas chipoté, c’était une bonne chose, il ne fallait pas oublier qu’ils ne pouvaient pas rester éternellement dans ce coin de couloir s’ils ne voulaient pas retourner dans leur chambre, tout deux. Lorsque l’inconnu entrepris de mettre la veste, l’écossais regarda son matricule. W188.
W188.
188, ça voulait dire qu’il était là depuis peu de temps, n’est-ce pas ? Généralement, les personnes à trois chiffres étaient là depuis maximum un an. Le temps était assez relatif pour chaque patient, certains trouvait que 2 semaines était une éternité, alors que d’autres étaient ici depuis plus de quatre ans.
Nevrabriel nota simplement que son camarade était un W, et les W avaient rarement des pathologies agressives pour elle ou pour les autres. Le roux n’aurait pas aimé que ce dernier se mette à rouler par terre en hurlant, ou se jette sur lui par hallucination. L’Institut n’acceptait pas les personnes trop dangereuses, mais certains avaient une maladie plus destructrice que d’autres.

Comprenant que l’inconnu ne dirait pas plus de mot, le jeune homme fit un geste de la tête pour lui dire qu’il faut y aller. Alors, il le conduisit, à une allure tranquille, vers la porte qui menait à l’extérieur, sans encombre. A ce moment là, il entendit la voix de l’adolescent porter jusqu’à ses oreilles.

_Yuki… Je m’appelle Yuki…

Le blond avait dis cela avec une voix tellement inaudible que ça ressemblait à un murmure. Heureusement la nuit était si calme qu’on pouvait entendre le bruit de la mer  et don l’écossais n’eut aucun mal à comprendre les dires du fugitif à ses cotés.
Il se tourna vers lui et lui offrit un sourire chaleureux, comme s’il l’accueillait quelque part.

_Yuki, c’est ça ? Moi c’est Nevrabriel.

Le jeune homme avait dit cela avec son accent écossais. Conscient que son cadet n’avait certainement rien compris à ses dires, il continua :

_Mais appelle moi Nev. Ça sera plus simple.

Comme un tic, le jeune homme passa une main sur son front, frôlant le ourlet de son bonnet pour vérifier qu’aucun cheveux ne dépassait de son couvre chef. Il ajusta rapidement ce dernier pour bien couvrir ses oreilles en vu de la fraicheur du mois. Il avait légèrement froid sans sa veste, mais à force de bouger, ça ne semblerait être qu’un léger désagrément.
Le jeune homme passa le pas de la porte, près à faire son aventure du soir, entre les étoiles.

_C’est sympa ça, « Yuki », ça sonne très doux, ça vient de quel pays ? Et au fait …

L’écossais se tourna vers son nouveau camarade, à la fois curieux et légèrement inquiet pour lui. Il avait l’air vraiment craintif tout à l’heure. C’était le fait de se faire prendre par un garde qui l’effrayait ? Ou était-ce autre chose ?

_Si ce n’est pas indiscret, pourquoi tu voulais aller dehors ? … Tu vas retrouver quelqu’un ?


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W188
Lun 9 Juil - 18:07



Les enfants grandissent,

même sans parents.
Contre toutes mes attentes, le jeune homme ne s’irrita pas en me voyant m’arrêter. Rien de ce qui aurait pu s’apparenter à de la colère ne déformait les traits de son visage. Seul son sourire illuminait encore et toujours son visage alors qu’il se retournait vers moi. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi ? Voulait-il me mettre en confiance pour ensuite me faire du mal ? Non… Tout de même pas. … N’est-ce pas ? Je ne pouvais pas en être sûr. Pourtant, lorsqu’il prononça mon prénom, il me sembla que sa voix était douce et créait un cocon protecteur.


*C’est débile comme idée…* pensais-je tristement alors que j’écoutais à moitié sa présentation.


Heureusement, il me permit d’utiliser un diminutif de son prénom : Nev. Au fond, c’était sans doute bien plus facile à retenir que ce que j’avais cru entendre sans comprendre, même si la racine était la même. La fugace idée qu’il puisse s’agir d’un marque d’affection me fit sourire doucement. Malheureusement, ce ne fut pas assez pour le lui montrer, et encore moins croire que cela puisse être possible. Personne ne voulait de moi… Pourquoi en serait-il autrement ?

Sans me laisser le temps de trouver des suppositions sur mes questions et doutes, mon aîné me rappela sur terre en me complimentant. Ou, plus exactement, en disant du bien de mon prénom. Le même qui m’avait été donné parce qu’on me détestait. Je n’étais pas vraiment enthousiaste, donc, à l’idée que cela plaise autant. Pourtant, d’un autre côté, cela me faisait plus plaisir que le fait d’être appelé autrement par des inconnus. Pourtant, ce… bienfait, ne m’aida en rien à lui répondre. Puis, de toute façon, il en posa une toute autre qui me tendit bien plus encore.

Prenant en tremblant le pan des manches du gilet qui m’avait été prêté, je détournai le regard en me demandant que faire. Si je lui faisais part de mes projets, il était impensable qu’il ne m’arrête pas dans mes projets. D’un autre côté, je pensais étrange qu’il n’insiste pas pour en savoir plus sur mes intentions. Avoir les bonnes grâces des adultes était toujours une bonne chose, non ? Dans ce cas-là, n’était-il pas normal de chercher à connaître la vérité ? Puis, quand on y regardait de plus près, j’étais une “proie” facile. Cela avait toujours été le cas, quand on y réfléchissait bien. Sinon, pourquoi aurais-je vécu l’enfer à l’école ? Pourquoi m’aurait-on insulté et humilié impunément ?

A cause de la peur, je refusai de lui répondre et me remis en marche. Je me promis tout de même de lui laisser sa veste avant d’embarquer et m’en aller. Une bonne résolution que je gardai bien en tête alors que je passai les portes. Je le fis quitte à me débattre comme un beau diable et user de la ruse pour y parvenir. Puis, une fois à l’air libre, je me mis à courir. Courir sur le chemin invisible menant au port. Courir sur le chemin de la liberté. Courir… vers un endroit où il n’y avait aucun bateau.

Alors que j’avais trébuché, roulé dans la neige et couru jusqu’à ne plus pouvoir respirer, cette réalité me fut très difficile à avaler. Vraiment très dur. Inconcevable ! Je ne voulais et ne pouvais pas y croire. Le fait que je ne puisse pas rentrer chez moi m’était tout simplement insupportable. A tel point que je tombai à genoux dans la neige en regardant le ponton vide d’une toute petite barque dans laquelle j’aurais pu commencer mon voyage. Effondré. Il n’y avait pas d’autre mot pour décrire comment je me sentais. Les larmes ne sortaient pas, tout comme les cris coincés dans ma gorge. Mais si elles sortaient elles auraient sans doute gelé, me donnant encore plus froid que ce que je ressentais à travers mon pantalon dans la neige.
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X36
Mer 11 Juil - 10:01
_Si ce n’est pas indiscret, pourquoi tu voulais aller dehors ? … Tu vas retrouver quelqu’un ?

Yuki le regardait avec des yeux voilé de lucidité, comme plongé dans une médiation singulière, un songe profond. Il passa les portes.
Soudainement, le cadet se mit à courir sans demander son reste.
...
...
Ok ...
Le roux avait dis quelque chose de mal ?
Nevrabriel regarda Yuki courir à toute jambes comme s'il avait la mort au trousse , il se rendait inévitablement au port en vu de sa direction.

L'écossais se mit à marcher à sa suite. Rien ne servait de courir, il allait le rattraper. Et malgré l'inquiétude grandissante au fond du roux, se faire poursuivre par quelqu'un avait quelque chose de terrifiant, et il ne voulait pas terrifiée Yuki plus qu'il ne l'était déjà. Il rattrapa le fugitif assez facilement. Les traces de pas étaient plutôt utiles et de toute manière, à par s'enfuir à la nage, Yuki ne pouvait aller nulle part. Le garçon était assis sur un ponton et regardait l'horizon.
Beaucoup avant lui s'était assis sur ce port, attendant qu'on vienne les chercher. Est ce que Yuki était malheureux ici ? Il avait le mal du pays ? Beaucoup de sentiments pouvaient passer dans ces yeux si craintifs.

Mais le jeune homme ne pouvait pas le deviner si son camarade ne lui disait pas. Nevrabriel se rapprocha doucement du garçon, les pas de sa marche lente, désolé et inquiet raisonnèrent dans le drap blanc qui s'était posé sur l'ile. La neige était loin d'être immaculé, tout le monde avait fait des vas et vients sur la totalité de l'île, mais elle avait beau être compacte par la présence des hommes, elle demeurait mystérieuse et faisait ressortir les sons les plus silencieux. Nevrabriel s'arrêta à hauteur de son cadet, admirant le même horizon que lui. D'habitude bavard, il laissa planer le silence. Le blond venait de subir une déception, il n'allait pas non plus l'accabler de mot. Cependant, il fallait tout de même parler. Nevrabriel offrit un regard furtif au patient avant de regarder la mer de nouveaux.

_Si on t'as mis ici c'est pour ton bien. Ta famille viendra te chercher en temps voulu.

Nevrabriel posa sa main bienveillante sur le crâne de son cadet et lui caressa les cheveux. Il ne connaissait le blond que depuis peu de temps, mais il était grand frère dans le fond, un grand frère protecteur et bienveillant, il y avait des gestes qu'il ne pouvait pas refouler.

_Si tu m'avais dis ce que tu voulais, je t'aurais expliqué que ce n'est pas possible.

Bon c'était peut être un peu cru, mais c'était la vérité. Nevrabriel ne mentait pas, le mensonge se lisait sur son visage bien trop expressif comme le nez de pinnocio. Il ne voulait faire de mal à personne mais il lui arrivait de manquer se tacte.

La main de pianiste du roux demeura affectueuse sur la tête du blond. Sa tête se redressa vers les cieux. Ce monde si beau et mystérieux qui le tirait presque chaque nuit de sa chambre pour admirer ce qui faisait sa beauté, la lune et les étoiles. Ces dames dansantes tel des ballerines éblouissantes sur un voile sombre.

_Tu aimes les étoiles ? Ça te dirais de les regarder avec moi ?


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W188
Jeu 12 Juil - 2:31



Les enfants grandissent,

même sans parents.
Le silence accueillait mon envie de rentrer chez moi brisée. Un silence de mort qui me poignardait chaque seconde un peu plus. Sans parler du froid qui me paralysant les jambes en même temps que la réalité aussi cruellement que lorsqu’on m’avait arraché au Nakamura. Sans me laisser le temps de leur dire au revoir. Sans me donner de vraies explications avant de me mettre entre les mains d’inconnus.

Puis, au bout d’un moment, des pas tranquilles s’approchèrent de moi. Cela aurait pu être un médecin ou un surveillant m’ayant prit en flagrant délit ou prévenu par le garçon de plus tôt. Je ne bougeai pas pour autant. A quoi bon de toute façon ? J'étais bloqué là, incapable de bouger alors que je ne pouvais même pas quitter ce caillou sans intérêt. Je ne tournai même pas la tête quand on s’arrêta à mes côtés. Je ne voulais pas voir qui c’était. Je n’en étais peut-être même pas capable tant je ressentais le désespoir monter. Ce fut donc la voix que je reconnus pour l’avoir entendue peu de temps auparavant. Il me disait alors que que je n’étais pas là pour rien et que je pourrais voir ma famille une fois guéri. Mais de quoi ? Je n’étais pas malade. Puis, de toute façon, en quoi cette optique pourrait me rendre heureux ? Ce n’était pas ma famille qui allait venir me chercher mais des inconnus. Ceux chez qui on m’avait amené en me les présentant comme étant mes parents. Mais je ne les connaissais même pas. Comment pouvais-je les considérer autrement que comme de parfaits inconnus ?

Silencieux dans le froid de l’hiver, je baissai la tête et la secoua doucement. L’avait-il remarqué ? Je n'en savais rien et, au pire, qu’est-ce que j’en avais à faire ? Nous n’avions aucun compte à nous rendre. Quoique… Je lui devais de ne pas mourir de froid puisqu’il m'avait prêté sa veste.


*Et si je la lui rendais ?* pensais-je tristement. *Lui aussi d'où avoir froid…*


Puis fallait bien l’avouer, ce n'était pas comme si je voulais continuer mon chemin… Mais je fus arrêté dans mes pensé sans avoir pu les mettre à exécution. Posant une main sur ma tête désormais immobile, Nev me fit part qu'il m’aurait dit que ce n’était pas possible de quitter l’île si je lui avais dit mes attention. Mais comment le faire si je n’avais pas confiance ? Après tout, il aurait pu vouloir prévenir un surveillant en me faisant croire qu’il voulait m’aider… Pourtant, il s’était clairement habillé pour sortir dès le départ. Je ne réfléchissais vraiment pas quand je mourrais de peur. Mais je ne lui en fis pas part. Sans doute m’en aurait-il voulu et sa main sur ma tête se serait vue être violente. Je ne voulais pas être tapé et, pour ça, le silence était le meilleur moyen d’y échapper.

Étais-je à ce point dans le vrai ? Les Nakamura m’avaient-ils inculqué cela malgré les dires d’autrui ? Je commençais à croire que oui, rendant mon désespoir plus grand encore. En tous les cas, il ne s’en formalisa pas et me demanda si je voulais regarder les étoiles avec lui. Ne comprenant pas vraiment ses raisons, je tournai avant tout mon regard sur ce garçon aux yeux vairon, interrogatif. Puis, sans vraiment attendre une réponse, je levai la tête vers le ciel. Ce dernier était dégagé, sans un pet de nuage. On voyait donc de lointains points lumineux entourant une lune qui nous éclairait.

Malgré que je sois à genoux, je perdis l’équilibre. Je me retrouvai donc sur le dos, allongé dans la neige. Je ne bougeais pas, regardant les étoiles avant de me tourner vers le jeune homme et lui demandai comme avec insouciance :


Tu ne viens pas avec moi ?

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X36
Sam 14 Juil - 18:47
_Tu aimes les étoiles ? Ça te dirait de les regarder avec moi ?

Nevrabriel avait le visage tourné vers le monde céleste et ne savait pas ce que pouvait ressentir son cadet à ce moment là. Il sentit les cheveux de ce dernier quitter sa main et le bruit de son poids fit frémir la neige. L’écossais se tourna vers lui pour regarder si tout allait bien, s’il n’avait pas fait de malaise, s’il ne s’était pas fait mal, ni autre. Mais Yuki semblait … serein.
Du moins, beaucoup plus serein que lorsqu’il s’était enfuit. Peut-être était-ce la fraicheur de l’hiver lui offrait un certain repos. Le froid avait cette drôle de chose de rendre tout beaucoup plus calme.

Sa voix timide, à peine audible se fit tout de même entendre :

_Tu ne viens pas avec moi ?

Etrangement, ces mots étaient perturbants. Yuki avait changé du tout au tout, au départ craintif, fuyant le roux, maintenant il l’invitait à ses cotés. L’écossais ne connaissait que son cadet que depuis quelques minutes, il lui laissait le bénéfice du doute, mais il avait l’impression que le blond souffrait beaucoup dans son fond intérieur pour être perdu à ce point entre ces sentiments contradictoires ; méfiance et confiance.

Ne voulant pas s’allonger pour ne pas attraper froid vêtu de son simple uniforme, l’écossais ne fit que s’asseoir en tailleur près de l’adolescent, il releva la tête au dessus de lui pour que la mer disparaisse de son champs de vision et ne voit que l’étendu céleste.
Avec la veste qu'il lui avait prêté, Yuki devait être protégé pour sa part, mai il faudrait tout de même bouger un moment pour ne pas se refroidir complètement.

Et dire que chaque étoile était un corps céleste qui rayonnent de sa propre lumière … Elles vies et meurent comme toute chose. Elles ont leur propre cheminement dans l’espace, leur propre histoire, chacune d’elle. Beaucoup de légendes et croyances sont associées aux étoiles tel que le fait que ce soit des anges qui veillent sur leur protégé, que se soit l’âme des défunt qui regarde le monde depuis le paradis. Et beaucoup d’autre encore. Les étoiles étaient si fascinantes que le roux pourraient les observer et chercher à les comprendre jusqu’au lever du jour. Cette passion nourrissait son envie de devenir astrophysicien lorsqu’il sortirait de l’Institut.
Passer sa vie à les observer, les comprendre … C’était sa vocation, oui.

_ Yuki, quel age as-tu ?


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W188
Dim 15 Juil - 0:33



Les enfants grandissent,

même sans parents.
Avant de regarder à nouveau le ciel noir parsemé de nombreuses étoiles brillant d’une douce lumière, je pus découvrir la mine surprise de Nev. Sur le coup, je ne compris pas du tout les raisons à cela. Il ne me vint même pas à l’esprit que cela pouvait venir de moi malgré qu’il soit en train de me regarder. Finalement, ce n’est que lorsqu’il s’assit à mes côtés que l’idée m’effleura. Mais je ne voulus le croire. De toute façon, je ne pouvais rien changer maintenant que je l’avais fait. Mais qu’avais-je fait exactement ? Peu importe désormais… Même si cela continuait de me tracasser, je ne voulais plus tenter d’y réfléchir de peu de me blesser plus que je ne l’étais déjà. Je ne pouvais pas m’en aller. N’ayant pas d’ailes, je ne pouvais même pas rejoindre les étoiles qui paraissaient pourtant si proches. Alors, que m’était-il possible de faire ?

Toujours allongé dans la neige, je ne sentais pas vraiment le froid. Certes, la neige faisait un effet glacé à travers mes cheveux, mais ce n’était pas grave. Je me sentais comme mieux, hors du temps. J’arrivais presque à oublier que j’étais enfermé dans un endroit déplaisant. Et encore, le mot était terriblement faible… Mais il ne fallait pas que je cherche ce qui irait mieux. J’aurais tout le temps pour cela bien plus tard. Surtout si je ne pouvais réellement pas m’en aller. Il fallait que je garde espoir. Il devait se tromper. Oui, c’est ça. Pour ce soir, mes recherches s’arrêtaient là, mais ce n’était que partie remise. J’allais m’en aller de là, retrouver ma famille, celle que j’avais toujours connu. Je retournerais aussi auprès de mes amies et mon chien, leur demander pardon pour ne pas leur avoir dit au revoir. Certes, tout cela me faisait également peur. Très peur. Mais c’était toujours mieux que me voir retourner auprès de ces étrangers !

Sans que je m’y attende, le garçon toujours assis à côté de moi me demanda mon âge. Ayant quelques difficultés à me sortir de mes pensées, je mis un peu de temps avant de répondre en restant sur la réserve :


J’ai… 15 ans. … Je crois…


C’était quand la dernière fois qu’on avait fêté mon anniversaire ? Je n’en savais rien. Je ne m’en rappelais pas. A vrai dire, il me semblait même avoir oublié quand c’était. Peut-être étais-je moins âgé. Treize ou quatorze ans… Ou un peu plus ? Je n’en savais vraiment rien. Tout ce qui était en ma possession c’était le fait que je sois encore jeune. Certainement même plus jeune que lui. Mais je n’osais pas vraiment lui demander. Avec Numa et Sheila j’avais découvert qu’une conversation avec un inconnu commençait souvent en posant toutes sortes de questions portant sur notre interlocuteur, mais je ne me sentais pas à l’aise avec cette pratique. J’avais l’impression de fouiller les autres, ce qu’on m’interdisait de faire autrefois, avant que je n’arrête de parler au moins à la maison. Alors, je préférai garder le silence sur ce genre de sujets. J’écoutai tout de même ce qu’il me répondit, me déclarait et me demandait avant de lui poser une question à mon tour :


Dis… Tu crois qu’on peut confier un message aux étoiles ?


Tout en demandant cela, je levai une main ouverte vers ces astres lointain que je regardais avec tristesse. Si seulement je pouvais les rejoindre… Certainement que ma vie me paraîtrait moins lourde, moins misérable. Ou, au contraire, je ne saurais plus rien ? En fait, tout ce que je voulais c’était voir les choses changer en quelque chose qui me conviendrait. Je ne savais pas ce que c’était, mais il fallait que je sois en paix avec tout ce qui m’arriverait pour que je puisse enfin avancer au moins un peu…
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X36
Hier à 1:28
_ Yuki, quel age as-tu ?

L’adolescent était silencieux. Avait-il peur de l’écossais ? Peut-être ?
Nevrabriel ne savait pas vraiment quel effet il faisait aux autres. On lui avait souvent dit qu’il avait une allure avenante mais que son regard pouvait être déstabilisant ou fascinant. Dans tout les cas, le jeune homme avait compris qu’il avait à faire face à un petit animal à apprivoiser.
Alors, il allait l’apprivoiser, avec patience et affection.

_J’ai… 15 ans … Je crois…

Comment pouvait-on croire sans être sûr ? Yuki devait être réellement perdu et déstabilisé pour n’être même pas certain de son age.

Et 15 ans tout de même … Il était à peine adolescent. Nevrabriel également était arrivé à l’Institut l’année de ses 15 ans. Il devait être plus petit de son cadet en ce temps là, moins maigrichon tout de même mais avec une tête encore enfantine. Il était également aussi perdu que le blond, son année de suivit psychologique ne l’avait pas réellement aidé, malgré tout, le fait que s’enfuir ne lui avait jamais traversé l’esprit au contraire de son cadet. Mais c’était une forme de courage d’essayer de retrouver ce que l’on désirait.

_Dis… Tu crois qu’on peut confier un message aux étoiles ?

Nevrabriel tourna doucement la tête vers l’adolescent allongé sur le lit blanc et froid. Puis, doucement, un sourire remplis de douceur se dessina sur son visage. Aucun de ses cheveux roux ne dépassait de son bonnet et son visage était donc bien dégagé, chaque trait de son facies était visible et l’on pouvait facilement y voir une grande bienveillance et beaucoup de douceur.
Même s’il venait à peine de rencontrer son cadet, l’écossais n’avait aucune haine dans le coeur, pour personne, et se ferait une joie de décrocher un sourire sur les lèvres de Yuki.

_Evidemment … Elles sont de très bonnes messagères. Elles gardent le message précieusement, secrètement, et le livre directement dans le cœur des destinataires.

L’écossais se tourna de nouveau vers le monde céleste. L’absence de lumière et la pureté du lieu rendait le ciel clair et dégagé, laissant une magnifique vision sur le ciel nocturne. C’était l’un des seuls moments où le roux avaient l’impression d’être chez lui, puisse que ce ciel était le même qui surplombait sa terre natale.
Nevrabriel pointa son doigt vers le ciel lumineux.

_Chacun à sa bonne étoile, une étoile qui veille sur nous. C’est pour cela qu’il y en a autant. Tu peux parler à la tienne librement.

le jeune homme baissa la main et continua de parler, regardant toujours ces étoiles qui brillaient dans le ciel.

_Même si parfois il t'arrive des malheurs, des choses tristes, elle mettra de la joie sur ta route, d'une manière ou d'une autre. Parfois, ces choses se manifestent par de belles rencontres. Et tu peux te confier à elle, elle gardera tout tes secrets ... Yuki ... Tu aimerais transmettre un message à ta famille ?


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