Si tu es pressé, fais un détour. [Pv Prowler Naito]

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W188
Ven 6 Juil - 0:36



Si tu es pressé,

fais un détour.
Deux jours plus tôt j’avais tenté de fuir cette île. Je voulais rentrer dans la seule famille que je me connaissais. Après tout, ces quelques jours dans l’institut m’avaient plus fait peur que l’année passée à l’académie en Irlande. Mais, d’un autre côté, on ne pouvait pas prétendre que ce soit la même chose.

Lorsque j’étais arrivé à l’académie, c’était parce que j’avais voulu étudier à l’étranger. Pourtant, la liberté à laquelle j’avais dû faire face m’avait énormément perturbé. Droit de parler, d’aller où on veut, de manger (ce à quoi j’avais eu le plus de mal à adhérer, faut bien l’avouer), ou bien de sortir de l’école du moment qu’on rentrait avant le couvre-feu. C’était tout ce que je n’avais jamais connu. Et je ne parle même pas de la gentillesse des adultes à mon égard. Concernant les élèves, cependant, cela s’avéra mitigé, même si c’est là que j’avais rencontré mes deux seules amies. Amies que je ne reverrais sans doute jamais…

Ici, c’était comme passer du jour à la nuit. Je n’avais comme plus aucune liberté. Confiné dans ma chambre, même si je ne pouvais pas dire que cela me déplaisait grandement, j’étais voué à voir passer des inconnus avec lesquels je n’étais pas libre de parler réellement. Le règlement l’interdisait concernant les personnes de mon âge et pour les adultes… pouvais-je vraiment me permettre de faire ce qu’on m’interdisait avec d’autres ? Puis, de toute façon, ils n’étaient là que pour faire leur travail. Ce n’était pas comme s’ils voulaient me connaître. Je le savais. Je le voyais. Mais, le pire dans tout cela, sachant qu’à part prendre des médicaments et être constamment stressé par mon environnement, c’était que je me trouvais plus éloigné qu’auparavant de ma famille.

En parlant de cela, j’étais également passé par une famille qui disait être la mienne. Ils étaient d’ailleurs la raison de ces changements soudains et radicaux d’environnements, mais le pire restait ce qu’ils disaient. Comment ça les Nakamura m’avaient fait du mal ? Et, si j’étais vraiment leur fils, pourquoi m’envoyer loin d’eux ? Même s’ils avaient hésités, je ne comprenais pas leur comportement. Pas du tout ! Comment pouvais-je leur faire confiance ?

Voilà pourquoi, comme quelques jours plus tôt, quoi qu’on ait pu me dire, je décidai de faire une nouvelle tentative de fuite. En pleine nuit, une fois encore, espérant ne pas tomber sur un autre insomniaque, qu’il soit patient ou adulte. Toujours aussi fébrile, apeuré et lent que la première fois, je tentai de retrouver mon chemin. Malheureusement, alors que j’espérais enfin trouver la grande porte au bout du couloir, je me retrouvai face à une intersection. Ne sachant pas du tout quelle direction choisir, le souvenir de mon arrivée étant grandement coincées dans les sombres méandres de mon esprit, je restai là un moment avant de reprendre ma route. Sincèrement, si cela n’était pas la bonne direction, je doutais fortement de pouvoir retrouver mon chemin malgré mon sens de l’orientation pas mauvais.

Toujours dans le noir, tremblant toujours un peu plus tant je me sentais seul et perdu, je me rendais petit à petit compte que je me trouvais à nouveau dans un dortoir. Mais lequel ? Je n’en savais tellement rien...
Alors que je pensais seulement à rebrousser chemin, je sentis quelque chose me prendre brusquement. Sur le coup, je ne compris pas et faillit hurler. Seule ma raison et la crainte de me faire gronder si je faisais cela me permirent de me retenir alors qu’une paire de bras me serrait fort contre un corps assez chaleureux. Qu’est-ce qui se passait ? Qui était-ce ? J’allais me faire gronder, c’était certain ! Pourquoi ne pouvais-je tout simplement pas rentrer chez moi ?
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Y74
Ven 6 Juil - 10:34


Si tu es pressé, fais un détour.


La journée ne fus pas forcément très agréables pout la chauve-souris. Marchant sans but précis dans tout l'institut et ses environs, en essayant de respecter les différentes contraintes d'horaires, il avait finit par se blesser, ce qui l'envoya finir le reste de ce jour à l'infirmerie. Quand à la soirée, ce n'était pas tellement mieux.
Alors le voilà ici. Encore une nuit où Nai se retrouvait à errer dans le couloir de son dortoir sans le quitter. Restant près du mur au cas où il tomberait, il se sentait complètement ailleurs. Son esprit semblait flotter et il n'arrivait pas à se concentrer, enfin.... Il y arrivait encore moins que d'habitude plus exactement....
Le brun était complètement dans les vappes. Son corps lui semblait lourd et engourdit, ayant du mal à supporter la perte de sang, la fatigue et les différents médicaments qu'il avait du prendre contre la douleur et son traitement.

Naito savait qu'il ferait mieux d'aller dormir. Mais il n'y arrivait pas. Son cerveau semblait tenter de continuer à fonctionner normalement, rendant parfois ses pensées complètement confuses et incompréhensibles.

Et le voilà, à finalement marchet comme un esprit solitaire, perdu dans son propre couloir. Son regard se posait à diverses endroits sans pour autant se stopper sur quelque chose de précise, incapablede rester en place, incapable de se concentrer.

Et pourtant.... alors qu'il faisait un énième allé-retour pour tenter de faire disparaitre le contre coup de tous ces médocs, ses yeux rencontrèrent une silhouette humaine. Son besoin de contact humain, renforcé par les médicaments fit que le petit vampire finit par simplement faire un câlin à la personne, l'attrapant dans une étreinte. Il n'avait aucunement remarqué que c'était une personne qu'il ne connaissait pas. Ni que ce n'était pas un Y.
La plupart des gens qui passaient par ici avait l'habitude de ça et les laissait donc faire son câlin avant de repartir tranquillement. Ça ne dérangeait aucunement Nai de câliner un inconnu de toute façon, encore plus dans cet état.

"Juste... quelques instants..." marmona le brun en sentant la personne se crisper légèrement

Il avait besoin de ce contact. La présence des autres le calmait et l'apaisait. Il resta un peu comme ca puis finit par relâcher l'inconnu, allant s'appuyer contre le mur pas loin pour ne pas prendre le risque de tomber.

"Désolé...."

Naito avait envie de le reprendre dans ses bras. Il aimait bien câliner les gens ! Mais il avait apprit au fil des années que ça ne servait à rien. Alors il baissa simplement la tête, jouant avec ses mains, ressemblant ainsi un peu à un enfant prit en faute et ayant peur de se faire gronder.

Cependant, la chauve-souris finit par relever la tête et regarda la plaque. Un W ?

"Tu es perdus ? C'est rare de se perdre chez les Y... généralement les gens évitent cette endroit.. je ne sais pas vraiment pourquoi d'ailleurs."

Un léger rire ou gloussement, appelez ça comme vous voulez vu que c'était entre les deux, franchit ses lèvres et son visage adopta une sorte de moue...complètement enfantine. Un gamin coincé dans un corps de quelqu'un presque adulte.
Son attitude toujours joyeuse pouvait déjà embêter certaines personnes. Mais quand il passait en mode gamin, on pouvait devenir insupportable d'après certains, ou adorable d'après d'autres gens. Le vampire savait très bien cela... mais il n'arrivait pas à s'en empêcher. C'était juste son caractère.

"Désolé... Même sans les effets des médocs je suis incapable de me déplacer correctement dans cet institut... Je suis trop dans mes pensées pour réussir à me deplacer correctement... Je ne peux pas vraiment t'aider à retrouver ton chemin... Encore moins si c'est pour retourner chez les W car je ne suis encore jamais allé là bas. Le seule truc que je connais pas coeur c'est comment sortir de ce couloir et donc des dortoirs des Y." finit-il par dire avec une mine penaude, voulant aider cette nouvelle personne rencontrée mais ne sachant pas quoi faire

L'orientation et lui ça faisait 2. Pas qu'il ne connaissait pas l'institut ! C'était juste que même s'il commençait avec le bon chemin, il finissait par se perdre dans ses pensées et donc partir complètement ailleurs dans le monde réel....

Il finit par reprendre son sourire habituelle.

"En fait. Moi c'est Naito ! Et toi ?"

Pour Nai, parler avec les gens, sympathiser avec eux... c'était quelque chose de normal, d'habituelle. Il ne se disait pas que pour quelqu'un d'autre ça ne l'était pas forcément.
D'ailleurs, se mettre à parler normalement dans un couloit durant la nuit à un inconnu qu'il avait prit comme peluche lui paraissait tout à fait normal. Si tu lui faisait remarquer que non ça ne l'était pas, il demanderait certainement où il y avait un problème, ne voyant vraiment pas où ça clochait...

Le brun continuait de regarder le nouvel arrivant, le câlin l'ayant calmé et lui permettant de rester un minimum concentré. Il attendait patiemment la réponse.



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W188
Ven 6 Juil - 15:26



Si tu es pressé,

fais un détour.
Je sentais l’angoisse m’étouffer de plus en plus alors qu’une voix masculine et inconnue chuchota une sorte de prière. Sa façon de parler montrait assez bien qu’il devait être fatigué, au mieux (ou au pire) endormi. Il ne devait donc pas être un membre du personnel, ce qui me détendit très légèrement. Mais, alors, pourquoi me tenir ainsi ? Cette simple angoisse refit monter toute l’angoisse que je ressentais avant de penser que la personne derrière moi n’était pas là pour me punir. Quoique… non ! Il ne fallait pas que je pense à cela ! Les Nakamura avaient fait cela pour me punir car je n’avais fait que des bêtises. Et personne ne pouvait faire comme eux. C’était impossible ! Ou, au moins, je tentais de m’en persuader alors que je tremblais de plus en plus dans les bras de cet inconnu.

Au bout d’un moment, la pression sur mon corps fut relâché, me permettant de me décaler de celui qui se trouvait derrière moi. Je ne me fis pas prier pour faire un volte-face… renversant. Voulant aller trop vite, j’avais perdu mon équilibre et étais tombé sur le sol, assis. Mais la douleur au coxis fut bien moindre comparé à la peur de voir enfin la personne qui m’avait enlacé sans me demandé mon avis. Il portait un habit semblable au mien, avec une plaque pareille que la mienne, même si j’avais des difficultés à lire le numéro dessus. Un patient, comme moi. Il n’avait rien à voir avec Nev que j’avais rencontré quelques jours plus tôt, mais le plus intrigant était sa façon de s’appuyer contre le mur. Rien qui puisse vraiment me rassurer en vérité.

Craignant qu’il me dénonce ou qu’il m’en veuille pour une raison inconnue, je ne répondis à aucune de ses questions pourtant basiques. J’appris néanmoins qu’il était un patient Y et que je errais dans le couloir appartenant à sa catégorie. Oui, j’étais totalement perdu… et face à une personne totalement bizarre. Je ne comprenais que la moitié de ses réactions, un peu comme s’il errait entre rêve et réalité, ce qui donnait un rendu… étrange.

*J’étais pas comme ça quand on me donnait des médicaments. … je crois… ?*


Je n’en étais même plus sûr, à vrai dire, ce qui augmenta mes angoisses tandis que mon interlocuteur s’excusait et m’expliquait les raisons pour lesquelles il était comme ça. Il ajouta même qu’à cause de cela il ne pouvait pas m’aider à retrouver mon chemin, ce qui n’était vraiment pas ma veine. Quoique je n’étais même pas sûr d’avoir pu lui demander de l’aide, même si j’avais pu. Qu’est-ce qui me disait que je pouvais lui faire confiance ? A mes yeux, la situation n’était pas beaucoup plus rassurante que lorsque je m’étais trouvé face à deux inconnus voulant me câliner comme une peluche…

Lorsque le garçon face à moi se présenta et me demanda mon nom, ce fut presque “de trop”. Je ne pouvais pas me présenter, sans quoi on pourrait me punir plus facilement si on savait que je recommençais. Quoi qu’avec les caméras de surveillance, peut-être que ce serait sans doute le cas. Mais comme il valait mieux prendre plus de précautions qu’aucune, je me tournai sur le sol pour être à quatre pattes et me relevai en commençant une course effrénée. A plusieurs reprises, je failli tomber ou glisser. Heureusement, je parvins à m’éloigner sans trop de mal de ce garçon qui, pourtant, ne semblait pas être méchant.

N’ayant pas fait plus attention à mon environnement que plus tôt, je ne sus pas du tout où je me trouvais. Perdu. J’étais encore perdu dans ce lieu angoissant. Alors, lorsque je vis une porte ouverte, je m’engouffrai dans la pièce que j’avais jugée vide. Sans doute que c’était une mauvaise idée, mais pour faire genre il ne s’était rien passé, je laissai la porte comme je l’avais trouvée avant de me cacher. Je n’avais aucune envie de me plaquer contre le sol sous le lit, alors je choisi un coin contre un mur, là où c’était le plus sombre. Peut-être qu’ainsi on ne me verrais pas malgré ma tenue blanche.

Légèrement calmé par ma pseudo sécurité, je regardai autour de moi. J’étais dans une chambre qui ressemblait beaucoup à la mienne.


*Oh non… J’espère que c’est pas sa chambre à lui…*


Comment se prénommait-il déjà ? Je n’avais pas retenu son nom alors qu’il me l’avait dit à peine quelques minutes auparavant. Certainement que la peur m’avait empêché de l’enregistrer. Cela n’aurait pas été étonnant au fond… puisque ce ne serait pas la première fois que cela m’arrivait.
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Y74
Ven 6 Juil - 17:43


Si tu es pressé, fais un détour.


Si Naito avait relâché cet étreinte aussi rapidement, c'était à cause des tremblements. C'était la première fois que quelqu'un réagissait ainsi, et bien qu'étant dans les vapes, il pouvait se rendre compte que ce n'était pas normal.

Le brun le vit se tourner rapidement et tomber. S'il n'avait pas si peur de tomber à son tour en se décalant du mur, il lui aurait sûrement tendu la main pour l'aider.
Mais pas sûr que ça aurait été une bonne idée en voyant cette panique sur le visage de l'inconnu. Il fesait si peur que ça ?

Le garçon semblait un peu ailleurs ou alors totalement paniqué. Nai hésitait entre ces deux raisons alors que chacunes de ses questions se trouvaient sans réponse. Il n'en était pas pour autant dérangé, continuant de parler dans le vide.

La chauve-souris commença à s'en vouloir un peu en voyant l'air de plus en plus angoisser de la personne. Il n'aurait pas dû lui faire un câlin... il savait très bien que c'était une mauvaise habitude tout comme le fait de parler sans vraiment réfléchir. Mais ça signifiait changer une part de son caractère et ça rendait donc cette opération bien plus compliquée....

Il continuait de parler dans le vide, tentant de s'expliquer et voulant quand même aider. Et puis une pensée lui vint à l'esprit. Le vampire ne s'était pas encore présenté !

"En fait. Moi c'est Naito ! Et toi ?"

Naito s'attendait à beaucoup de réaction. Mais pas du tout à voir l'autre garçon se tourner et partir en courant.... Le brun n'eut même pas le temps de le prévenir que ce n'était pas la bonne direction pour sortir du dortoir que le chatain blond avait disparu de sa vue.

Il soupira et secoua la tête, se dirigeant vers sa chambre. Il ferait mieux de rentrer avant de se faire attraper par un gardien d'ailleurs...Ouais, éviter de se faire attraper encore une fois serait bien. Il espérait que l'autre ait pu retrouver son chemin et partir sans problème.

S'aidant du mur, il finit par arriver dans la pièce. Il laissait souvent la porte ouverte pour retrouver plus facilement. Une fois dans sa chambre, il referma le battant et se laissa tomber sur son lit dans un geignement plaintif.

"Foutu médocs, perte de sang et fatigue. Ça tourne !"marmonna-t-il

Il n'avait aucunement remarqué la présence de l'autre pour le moment, ne faisant pas attention à son environnement.

La chauve souris finit par se redresser et s'asseoir sur le matelas relevant sa manche avant d'enlever le bandage de son poignet. Il en profita pour vérifier que la nouvelle blessure avait commencé à cicatriser et que tout allait bien avant de remettre les bandes correctements, ne voulant pas qu'elles s'enlèvent pendant qu'il dormirait.

"Plus jamais je ne passe aussi proche des barrières. Ça m'apprendra à me perdre dans mes pensées prêt de cette zone...."

Une fois finit, un soupir franchit ses lèvres et le regard de Nai parcourra la chambre, s'attardant un peu sur les dessins accrochés au mur et son bureau remplis de matériel et en désordre. Une simple habitude qu'il avait. Il ne cherchait rien en particulier....

Finalement ses yeux se posèrent sur un des coins sombres de sa chambre. Il ne s'y serait pas attardé si une zone plus clair dans l'ombre n'avait pas capté son attention. Il regarda un peu mieux avant d'écarquiller les yeux en finissant par discerner un visage humain.

Le vampire retint un cri de surprise. Vallait mieux pas si un garde se trouvait pas loin....

Il secoua la tête et regarda à nouveau, pensant reconnaitre le visage du garçon de tout à l'heure.

"Oh c'est toi... préviens la prochaine fois ! Et tu peux sortir du coin tu sais... la chaise ou le lit c'est plus confortable. Et puis t'as rien à craindre de moi. Désolé si je t'ai fait peur tout à l'heure... ce n'était pas voulu."

Naito sourit gentiment. Il ne voulait aucunement du mal au jeune, étant de toute manière pacifique. Il se demandait aussi si l'inconnu était nouveau. Il ne l'avait jamais vu ici....

Aillant peur de créer une nouvelle fuite de la part de l'inconnu, Naito ne redemanda pas son nom.

"Tu es à l'institut depuis longtemps ?"



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W188
Sam 7 Juil - 1:31



Si tu es pressé,

fais un détour.
Pendant un petit moment, je tentai de reprendre mon souffle. Doucement.Pourquoi avais-je tant de difficultés à respirer après avoir couru ? J’avais pu observer que ce n’était pas le cas chez tout le monde. Mais pour quelle raison ? Cela m’était également arrivé lorsque j’avais rencontré Sheila, quelques mois plus tôt. J’avais fui jusqu’au toit du bâtiment pour fuir les brutes qui me martyrisaient alors depuis que je m’étais présenté en classe. Tout cela parce qu’ils ne voulaient pas croire que j’étais japonais. Qu’aurais-je pu être d’autre ? Certes, je n’avais pas vraiment le même physique que là-bas, mais en quoi était-ce mal ? Je n’avais rien fait pour…

Quand je me sentis plus libre de respirer, je me recroquevillai sur moi-même, ramenant à moi mes genoux pour les entourer de mes bras. Puis, n’entendant aucun bruit venant de l’extérieur, je posai mon front contre mes genoux. Cela semblait être le seul moyen pour moi de me détendre depuis que j’avais quitté l’académie. En même temps, il n’y avait que comme ça que je parvenais à ne plus voir le monde extérieur, donc à m’en couper au moins un peu. Je restais tout de même tendu tant je craignais d’être surpris, ce qui me permit d’entendre des bruits qui approchaient.

Au lieu de regarder ce qu’il se passait, je préférai serrer plus encore mes membres en priant que rien de mal n’arrive, qu’on ne me voit pas. Mon attente fut plus productive que mes prières qui, comme souvent, se trouvèrent être totalement veines. La porte se ferma, ce qui me tendit à l’extrême, comme si j’étais en train de contracter une claustrophobie. Ce n’était pas le cas. Pas encore. Alors, toujours assez calme pour seulement écouter ce qu’il se passait, je ne bougeai pas. Ainsi, je pus entendre une voix masculine qui me semblait familière râler doucement contre les médicaments, la fatigue et les pertes de sang. Je ne compris pas vraiment ce qu’il voulait dire par là. La curiosité montant progressivement au fur et à mesure que je l’écoutais alors qu’il était vraisemblablement sur son lit, je relevai la tête.

Oui, c’était bel et bien le garçon qui se nommait Naito. Que faire ? J’étais dans sa chambre ? Oh non ! Que faire ? Que faire ? L’angoisse monta de quelques crans alors que j’essayais de rester très silencieux. J’allais même jusqu’à mettre mes mains devant ma bouche pour empêcher tout son d’en sortir. Malgré mes tremblements, j’étais donc immobile. Je ne sus donc ce qui avait pu attirer son regard, mais il fut évident qu’il m’avait repéré lorsque ses yeux restèrent fixés sur ma personne. Qu’allait-il donc advenir de moi ? Allait-il me dénoncer aux médecins ? Ou me crier dessus, voire pire, parce que j’étais entré dans sa chambre ?

Rien de tout cela. Il fut tout simplement surpris. Rien dans ce qu’il me dit ne laissait entendre que j’étais indésirable. Au contraire, il me proposait d’approcher au lieu de rester dans mon coin sombre. Sans parler qu’il s’excusa de m’avoir fait peur. Tout cela combiné me soulagea légèrement malgré la méfiance que je vouais à tout inconnu. Ainsi, je restai assis, ne trouvant pas la force d’aller à l’encontre de mes tremblements toujours aussi forts, un peu comme si j’avais froid. Peut-être était-ce le cas, mais je ne m’en rendais pas compte.

Toujours assis sur son lit, le brun me demanda si j’étais à l’institut depuis longtemps. Je ne répondis pas tout de suite. La réponse était pourtant simple, mais j’avais l’impression que quelque chose se brisait en moi. Ainsi, on pouvait rester longtemps ? Combien de temps ? Pourquoi ? On ne pouvait pas rejoindre nos familles ? Des larmes noyèrent aussi rapidement que silencieusement mes joues sans que je puisse les arrêter. Je fis alors un mouvement négatif de la tête qui aurait aussi bien pu être un déni qu’une réponse à la question qui m’avait été posée. Je ne voulais pas être là. Je ne voulais pas rester enfermé en cet endroit qui me rendait extrêmement craintif. Frénétiquement, sans que cela serve à quoi que ce soit, je me mis à essuyer mes larmes en ravalant mes sanglot, douloureusement.
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Y74
Sam 7 Juil - 10:50


Si tu es pressé, fais un détour.


En finissant par remarquer l'autre garçon, Naito se demanda pourquoi il était recroquevillé contre lui même.... Avait-il un problème ? Était-il blessé ?
Le brun n'avait pas remarqué ses tremblements, ni le fait qu'il était en T-shirt fin en plein hiver. Enfin.. il n'avait pas encore remarqué, son cerveau se remettant doucement en marche et cessant de planer.

Alors qu'il lui proposait de venir s'asseoir autre part que sur le sol dans ce coin sombre -car ça ne devait pas être très confortable- le blond/chatain ne bougea pas de sa place. Il ne changeait même pas de position d'ailleurs...Nai se demandait si c'était simplement car il avait peur de lui ou à cause d'une autre raison... Peut-être était-il trop fatigué pour ça ! Après tout, il avait quand même pas mal courru pour arriver aussi vite dans sa chambre. Ou alors c'était simplement lui qui avait marché très lentement...Il n'arrivait pas à faire un choix et cela le perdait et l'embêtait un peu.

Hésitant à se lever ou non, à cause du fait qu'il ne faisait pas encore totalement confiance à ses jambes pour le moment, le vampire finit par poser une simple question qui lui paraissait normal. À force de rester à l'institut ça lui semblait être une banalité du même style que le "salut" quand on se croisait. Il avait vraiment tendance à oublier que non, ce n'était pas normal, que ce n'était pas une banalité. Cet institut était un lieu à part mais dans la vie de tous les jours on ne posait pas ce genre de question. Ou alors si mais pas pour les mêmes sujets.

"Tu es à l'institut depuis longtemps ?"

Voilà, une simple question, rien de méchant dans cette phrase de l'avis du brun.
Finalement la chauve-souris remarqua les tremblements du jeune ainsi que sa tenue. Tout en attendant la réponse, il se leva et alla fouiller dans son armoire. Rester en T-shirt durant l'hiver et par cette froideur n'était pas une bonne idée ! Naito finit par trouver un gilet bien chaud dans son armoire et l'attrappa avant de se tourner vers l'autre et d'écarquiller les yeux en voyant ses larmes.
Pourquoi pleurait-il ?! Il avait dit quelque chose de mal ? Il y avait un problème ? Il....

"Non, non, non, non, non... pleure pas..."

Le brun commençait à paniquer. Il ne savait pas comment le calmer et il ne voulait pas le voir pleurer.... Cet inconnu avait vraiment des réactions qui le surprenaient...
Il finit par le voir secouer négativement la tête. Nai mit un certain temps à comprendre que c'était là réponse à sa question. Donc il n'était pas à l'institut espoir depuis longtemps...
Oh... sa maison lui manquait peut-être beaucoup ? Ça lui avait fait ça à lui au début....

Le vampire approcha doucement du garçon, ne voulant pas prendre le risque de lui faire peur, et posa le gilet ouvert sur ses épaules pour le couvrir. Il fallait qu'il se réchauffe avant d'attraper froid !

"Met ça... tu devrais déjà avoir plus chaud et arrêter de trembler... Dis, pourquoi pleures-tu ? J'ai dis quelque chose de mal ? Il y a un problème ?"

La chauve-souris était sincèrement inquiète. Il détestait voir les gens aller mal... alors s'il pouvait un minimum aider il le ferait ! Tant que c'était à sa portée il le ferait avec plaisir.

Naito finit par se reculer un peu pour laisser de l'espace au plus jeune, ne sachant pas si sa présence dérangeait ou non. Certaines personnes aimait avoir un espace personnel. Et bien que le brun aimerait faire un câlin à l'autre garçon pour le réconforter, sachant comment il avait réagit plus tôt, il préférait éviter pour le moment... Il ne faudrait pas aggraver la situation quand même ! Imaginez que ça fasse pire que mieux ?

Au final, Nai s'assit simplement en tailleur sur le sol, face au blond/chatain et joua distraitement avec sa manche, s'occupant et faisant partir sa nervosité qui revenait rapidement au même titre que sa lucidité. Et puis c'était aussi un peu pour s'empêcher de se remettre à câliner son interlocuteur.
Le brun se fit vaguement la réflexion qu'il ne connaissait toujours pas le nom de l'autre ni le timbre de sa voix...



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W188
Sam 7 Juil - 19:40



Si tu es pressé,

fais un détour.
Alors que je ne parvenais pas à m’arrêter, j’entendis le garçon me demander de ne pas pleurer. Plus facile à dire qu’à faire, en vérité. Je ne savais même pas pourquoi cela m’échappait, alors pour m’arrêter… Impossible ! Alors, je gardai le silence, préférant ne rien dire qui pourrait l’énerver. Même pour répondre à sa question. Je ne sus s’il m’avait vu, compris ou autre. Je ne voulais même pas le vérifier. A quoi bon ? De toute façon, ce n’était pas comme si j’avais voulu lui répondre en vérité.

Des bruits de mouvements, avec le froissement de tissus, me firent comprendre que le propriétaire de la chambre bougeait. Cela avait été également le cas un peu plus tôt, mais différemment. Il s’approchait. Je le savais parce que j’avais l’impression de les entendre toujours plus fort. Mais c’était lent, comme s’il guettait mes réactions ou ne voulait pas m’effrayer. Cela me fit grandement penser à mes amies qui, elles aussi, m’avaient approché doucement pour éviter de me froisser ou m’effrayer. Penser à elles me faisait énormément mal… Après tout, si je ne parvenais pas à partir d’ici, alors jamais je ne pourrais revoir qui que ce soit. C’était certain !

Ne bougeant plus du tout, le visage partiellement caché par mes mains qui restaient au niveau de mes yeux, j’attendis seulement de voir, non sans anxiété, ce qu’il me voulait. Que ce soit pour me frapper, m’insulter, se moquer ou autres, je me promis de ne pas bouger. Mais il ne fit rien de tout cela. Non. Doucement, il déposa un tissu doux et chaud sur mes épaules avant de s’éloigner, le tout en me faisant part qu’ainsi je n’aurais plus froid et ne tremblerais plus. Puis, sur un même ton doux que j’avais du mal à croire possible chez un inconnu, il me demanda la raison de mes pleurs. Il lui fallut d’ailleurs trois questions, pas moins, pour cela. Et, à vrai dire, je ne sus vraiment pas quoi lui répondre.

Ôtant doucement mes mains de mon visage, je pus constater que Naito s’était reculé comme pour me laisser de l’espace. Il était néanmoins resté à la même hauteur de moi, ce qui me semblait assez étrange. J’avais plus l’habitude qu’on reste plus haut que moi, comme pour me dominer… sauf chez les Lanvers en vérité. Eux aussi avaient tenté de me rassurer de cette façon. Mais je n’arrivais pas à croire que ce soit aussi sincère que pour mes deux amies. Surtout maintenant que j’étais là, enfermé sur une île que je détestais. Qu’en était-il pour lui ? Je ne connaissais rien de lui après tout… Pas même la raison pour laquelle il m’avait prit dans ses bras ou… pourquoi il jouait avec sa manche ? Etait-il nerveux, comme moi ?


Je…


Me rendant compte que j’avais parlé en japonais, je cessai de parler et repris en anglais, espérant trouver les mots pour ce que je voulais dire sans que la boule dans ma gorge s’entende :

Je ne sais pas… Je ne voulais pas pleurer. Et… Et je ne voulais pas aller dans ta chambre ! Seulement…

Seulement quoi ? C’était une très bonne question. J’en connaissais la réponse mais ne voulais pas la dire telle quelle. Je n’avais pas le droit d’être triste, de pleurer, de crier ou autre. Normalement, on n’avait même pas le droit de parler entre nous. Je ne comprenais donc pas comment il pouvait paraître si serein à me garder là, me prêter un gilet qui, effectivement, me permettait d’avoir plus chaud, et autres. A moins que ce soit à cause de tout ça qu’il paraissait nerveux ? C’était ma faute ? Cette idée me fit baisser la tête comme si je cherchais à fuir le regard de mon interlocuteur.
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Y74
Dim 8 Juil - 11:34


Si tu es pressé, fais un détour.


Naito posa le gilet moltonné sur les épaules du plus jeune puis se recula pour lui laisser de l'air. Le blond/chatain n'avait pas relevé la tête, continuant de la cacher en partie à l'aide de ses mains. Le brun se demandait bien pourquoi...

Après c'être décalé et assit en face de lui, le vampire patienta. Et sa parience fut récompensée vut qu'il finit par voir son interlocuteur relever la tête, montrant enfin sa bouille sans la cacher. Il avait réagit à la question. Bon peut-être simplement parce que c'était étrange de poser une question en trois fois ? Mais il ne pouvait pas s'en empêcher... Quand il était inquiet, stressé, apeuré, choqué ou tout autre émotions fortes, il se mettait à parler de tout et n'importe quoi , parfois sans que ça ait de sens d'ailleurs,  ou à répéter les choses plusieurs fois en les reformulant. Un autre point qu'il devait ajouter à la liste des "à améliorer ou arrêter".

D'ailleurs la chauve-souris espérait que l'autre garçon avait moins froid maintenant... Il faudrait qu'il lui pose la question ! Ça serait déjà ça de régler ! C'était toujours bien plus agréable d'être dans une chaleur confortable, surtout quand il faisait froid dehors ! Enfin ça ce n'était que l'avis de Nai... Le plus âgé pouvait passer son temps à organiser chaque lieu pour le rendre douillet et confortable, comme un cocon protecteur. Surtout qu'il y avait moins de chance qu'il se blesse dans un coin douillet. Donc ça l'arrangeait bien un peu...C'était bien un des seuls trucs avec le dessin qui arrivait à vraiment le faire rester concentrer sur une tâche.

"Je..."

Ah il avait parlé ! Mais en entendant une langue étrangère, les yeux de Naito pétillèrent de curiosité. Il se pencha légèrement vers le blond/chatain.

"Oh tu es étrangé ? Attends ne me dis rien... C'était du..."

Le brun réfléchit grandement. Il n'était pas très bon à ce jeu de deviner les langues (ou les accents), encore plus quand son cerveau patinait ou semblait somnoler. Mais il lui arrivait de temps en temps de tomber juste. Rarement certe, mais ça arrivait. Surtout que cette sonorité lui disait quelque chose....

"Du japonais ! C'est ça ? Tu es japonais ?"

Et voilà.... le vampire ressemblait à nouveau à un gosse, attendant avec un grand sourire s'il avait juste ou non. Il finit par se passer une main dans les cheveux, gêné.

"Désolé c'est peut-être indiscret..."

Il ne voulait pas que l'autre ait à nouveau peur et se braque...Mais en voyant qu'il se remettait à parler en anglais il écouta la suite.

"Je ne sais pas… Je ne voulais pas pleurer. Et… Et je ne voulais pas aller dans ta chambre ! Seulement…"

Seulement quoi ? Mais pour une fois, la chauve-souris ne posa pas la question. Il avait d'ailleurs finis par arrêter de jouer avec sa manche. Une moue prit place sur ses lèvres en le voyant rebaisser la tête.

"Ah non, non, non ! Rebaisse pas la tête. J'avais enfin réussit à la faire se lever et voir ta bouille ! En plus j'ai l'impression de te faire peur quand tu fais ça...."

Nai réfléchit un peu, repassant la phrase de son interlocuteur en tête pour être sûr d'avoir tout saisit.

Pour les larmes je suppose que ça arrive à tout le monde ! Moi même ça m'arrive de fondre en larme ou d'exploser de colère quand j'ai retenu trop de chose en moi et que mes nerfs me lâchent...Et tu sais c'est rien pour la chambre. T'as pas à t'excuser. Ça m'a juste surpris. Puis ça me dérange pas d'avoir de la visite. Juste préviens la prochaine fois !"

Le brun sourit sincèrement, comme toujours. Il n'arrivait pas à sourire quand ce n'était pas sincère de tout façon... Son visage exprimait trop facilement ses émotions et quand il tentait quelque chose de faux ça se voyait bien trop facilement. Donc il avait arrêter d'essayer.
Il finit par se souvenir d'un truc... il ne lui avait toujours pas demander !

"Oh d'ailleurs tu as moins froid ? Sinon je peux aussi aller chercher la couverture si le gilet n'est pas suffisant hein !"

La chauve-souris se remit donc à attendre, espérant que le plus jeune ne se remette pas à être muet... Il se sentirait assez idiot si c'était le cas... Bon il avait l'habitude de parler dans le vide et pourrait facilement faire la conversation pour deux mais quand même !



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W188
Dim 8 Juil - 16:29



Si tu es pressé,

fais un détour.
Contrairement à lorsque j’étais moins concentré, je ne fis pas attention aux commentaires que le jeune homme face à moi fit en m’entendant parler japonais. Sans cela, je pus trouver les mots et répondre à ses précédentes questions. Il était évident que, sinon, je me serais tétanisé et aurais gardé le silence. Peut-être à tort, mais je n’en aurais eu que faire de cela. Après tout, je ne pensais pas aux conséquences que le silence pouvait engendrer, le pensant constamment d’or. Sans lui je pouvais me faire frapper sans relâche, ou pire.

Alors que je baissai la tête, voulant me couper de ce monde cruel qui voulait me cloîtrer là, mon interlocuteur me fit grandement part de son envie de me voir lever la tête. Il semblait comme paniqué de me voir ainsi baisser la tête. La raison qu’il sembla évoquer était que je lui donnais l’impression qu’il me faisait peur. Je ne pouvais pas lui donner tort puisque ses intentions m’effrayaient. Mais en lui-même il n’avait rien de très effrayant. Je tentai donc de relever les yeux pour lui faire plaisir malgré l’angoisse qui me tenait encore les entrailles.

Le temps qu’il me fallut pour cela fut apparemment utile puisque ce n’est qu’à ce moment-là qu’il répondit à ce que je lui avais dit un peu plus tôt. Il ne se montra pas du tout vexé de constater que je ne savais pas la raison à mes larmes et me fit même part que cela pouvait même lui arriver. Mais cela devait-il me soulager ? Peut-être mais je ne parvenais pas à me créer une réponse personnelle. Quant à la chambre, il se montra tout simplement ravi de ma présence, me re-demandant simplement de ne pas lui laisser la surprise de me découvrir comme plus tôt. Etait-il possible qu’une personne soit aussi simple ? Non… Impossible… Quoique, si en réalité c’était possible. Je ne voulais juste pas l’avouer de crainte de pleurer à nouveau en pensant à mes amies, entre autres.

Mon attention fut détournée par des questions qui n’avaient rien à voir avec le reste. Au contraire, il me demandait si je n’avais plus froid. Il était vrai que je ne tremblais plus autant qu’auparavant, mais à savoir si j’avais froid… C’était une toute autre question. Essuyant à nouveau mes joues pour retirer toute trace de mes larmes qui avaient enfin cessées de couler à l’aide de la manche de la veste. Puis, je pris une inspiration légèrement laborieuse avant de lui répondre :


Je n’ai pas froid… Je ne savais pas que j’avais froid…


Etait-ce vrai ? Je n’en savais trop rien. Je tentai donc de le vérifier en m’emmitouflant dans le gilet qui m’avait été prêté. Ainsi, je vis que mes membres étaient bels et bien frigorifiés. Ce n’était pourtant pas cela qui m’empêchait de parler. Ni de rassembler mes idées. Pourtant, il me fallut m’y prendre à plusieurs fois avant de parvenir à articuler en anglais une question qui me brûlait depuis un moment parmi tant d’autres :

P-Pourquoi ne pas me dénoncer ? Normalement… on n’a pas le droit de se parler…


Nev m’avait donné ses propres raisons, mais je ne pensais pas du tout que cela puisse être le cas pour tout le monde. Peut-être même ne me dirait-il pas la vérité. Pourtant, quelque chose me disait que j’avais tort de penser ainsi. Non… J’avais été mal influencé à l’académie.
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Y74
Lun 9 Juil - 0:39


Si tu es pressé, fais un détour.


Bon... Naito c'était prit un vent et il ne savait donc pas si oui ou non il avait raison... Mais il ne s'en formalisa pas. Il commençait à vraiment avoir l'habitude... Bien que sa curiosité n'était pas assouvie du coup... Il lui reposerait la question plus tard ! S'il n'oubliait pas...Ce qui était très probable vu son cerveau et sa mémoire. Il faudrait qu'il arrive à trouver un truc pour s'en souvenir !

Le brun sourit en voyant qu'il relevait au moins les yeux. Pour lui faire plaisir ? Bien qu'espérant que se soit ça il se disait que c'était peut-être simplement à cause de la peur de perdre de vue un potentiel danger... Pas qu'il était un danger ! Il était plutôt inoffensif... mais bon...

Mais maintenant le vampire se disait qu'il allait marcher sur des oeufs, ne voulant plus voir pleurer son interlocuteur. Il risquait de se mettre à pleurer aussi sinon... Il n'aimait pas voir les gens aller mal, il détestait ça. Mais il avait finit par comprendre qu'il ne pouvait pas aider tout le monde... Ou en tout cas pas totalement. Alors il se contentait de faire dans la mesure du possible.

Le sourire de Nai s'agrandit en voyant le blond/chatain sécher ses dernières larmes à nouveau, en effaçant les dernières traces. Il était ravi de le voir ainsi cesser complètement de pleurer. Il le vit prendre une inspiration. Pour lui répondre ? Sûrement.

"Je n’ai pas froid… Je ne savais pas que j’avais froid…"

La chauve-souris cligna des yeux. Ah... C'était possible ça ? Ne pas savoir la température qu'avait notre corps et si on avait froid ou non ? Il faudrait qu'il se renseigne ! Un nouveau truc à se souvenir....

"Ah... mais même sans savoir on est en pleine hiver... ça serait logique non ? Surrout vu la température de dehors. Il fait glacial !...Mais je suis content que tu n'ai plus froid alors ! Ça me rassure."

Il le vit avec plaisir resserré le gilet contre lui. Au moins il aurait bien chaud ! Et ça le rassurait...
Il semblait rassembler des mots alors Naito le laissa faire tranquillement, patientant et lui laissant tout le temps nécessaire.

"P-Pourquoi ne pas me dénoncer ? Normalement… on n’a pas le droit de se parler…"

Le brun cligna des yeux. Hein...? Dénoncer ? Ne pas parler ? Il était un peu perdu, enfin non. Complètement perdu ! Mais finalement ses souvenirs se remirent en marche et il finit par comprendre. Ouais il avait totalement oublié cette partie du réglement...Un peu logique mais bon...

"Oh tu parles du règlement ? Je ne vois pas pourquoi je te dénoncerai. Tu n'as rien fait de mal ! Et à la base c'est plutôt moi qui t'ai agressé avec un câlin... De plus je n'aime pas dénoncer les gens... Je ne vois pas l'intérêt...Et puis de toute façon sur le fait de se parler ils sont assez souples là dessus. Je ne vois pas pourquoi on n'aurait pas le droit de discuter ! Personne ne respecte cette règle de toute façon, enfin pas à ma connaissance. J'aime bien parler avec des gens et sympathiser...Alors ça serait compliquer de ne vraiment pas pouvoir parler aux gens ! En plus tu n'avais pas l'air d'aller bien tout à l'heure..."

Il sourit simplement, tout ça lui paressait normal, logique. Il ne voyait pas où était le mal de parler avec quelqu'un... ni pourquoi c'était interdit.



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W188
Lun 9 Juil - 19:58



Si tu es pressé,

fais un détour.
Le brun ne sembla pas comprendre mes paroles. Je m’en rendis compte lorsqu’il me fit part que c’était étrange de ne pas ressentir le froid aussi peu vêtu que je l’étais et, surtout, parce que nous étions en hiver. Comme j’étais très peu regardant sur les saisons et le fait de prendre soin de moi, cela ne me venait jamais à l’esprit. Mais, malgré cela, il ne me fit pas plus de reproches, préférant se réjouir que je me sente mieux. Mais ce qui me laissa le moins indifférent, ce fut le soulagement qu’il sembla éprouver, dans ses mots comme dans son ton. Comment un étranger pouvait-il s’inquiéter pour moi ? Je ne comprenais pas, mais n’en montrai rien sur le coup.

Cependant, je n’en ressentis que plus grandement le besoin de lui demander pourquoi il ne me dénonçait pas. C’était tellement étrange pour moi. Tellement… inconcevable. Un peu comme le fait qu’il n’existe absolument aucun moyen de partir de cette île. L’escapade de cette nuit était destinée à me le prouver une fois de plus. Mais je m’étais finalement perdu. Et tout cela alors que ça ne faisait que deux jours depuis que je l’avais découvert. Non, ma mémoire n’était pas aussi courte que celle d’un poisson rouge. Mais je ne voulais y croire. Comment aurais-je pu de toute façon ? Ne pas pouvoir rentrer chez les Nakamura ? Non, impossible !

Le garçon sembla décontenancé devant mes doutes. Un peu comme s’il ne comprenait pas ce que je voulais dire. Pourtant, n’était-ce pas évident ? Cela ne sembla pas le cas pour lui puisqu’il eut un moment de réflexion avant de comprendre. Puis, dans un élan qui ne semblait appartenir qu’à lui, saccadé mais aucunement dénué de sens, il se mit à m’expliquer que même s’il pouvait me dénoncer, il ne le ferait pas. Apparemment, il n’aimait pas cela, ce que je parvenais difficilement à comprendre, à vrai dire. Après tout, n’était-ce pas une de ces choses qui faisaient partie de la nature humaine ? Quoique cela voudrait dire que j’aimais cela aussi ? Pourtant, ce n’était pas le cas, j’en étais certain. Mais comment démêler le vrai de mes désirs ?

Enchaînant immédiatement sur mon autre question, que j’avais moi-même posée sans attendre de réponse à la première, il me fit part que personne ne suivait la règle qui nous empêchait de parler entre nous. Cela me parut totalement insensé. Impossible ! Une règle était faite pour être suivie. Et si on ne la respectait pas, alors on était puni. Tout simplement ! Impossible que ce soit autrement. Sinon, les traitements que j’avais subis n’auraient absolument aucun sens. Alors, je le laissai dire ce qu’il pensait sans y croire. Sans même penser que les Nakamura aient pu être dans l’erreur. C’était impossible.

Lorsqu’il eut terminé, je pris un petit temps pour trouver le courage d’aller à l’encontre de cette règle, pour dire ce que je pensais. Mais cela pris un peu plus longtemps que je l’aurais crus. Je fronçais les sourcils, je prenais mon souffle pour finalement ne rien dire. Je devais avoir l’air d’un fou. Mais peu m’importait. Il fallait que je rassemble mes idées, ce qui était particulièrement difficile tant j’étais perdu.

Une règle est faite pour être respectée, fis-je enfin comme pour moi-même. Pourquoi garder une interdiction si ce n’est finalement pas interdit ? Je ne comprends pas… C’est n’importe quoi…


Tout en disant cela, j’avais à nouveau porté mes mains à ma tête, comme si cela pouvait me protéger d’un quelconque coup. Ou du ciel qui pourrait me tomber sur la tête. Mais, en vérité, c’était simplement un réflexe car je savais que j’avais fait une bêtise en enfreignant le règlement à plusieurs reprises. Mais, d’un autre côté, qu’aurais-je bien pu faire d’autre ? Rester là à dépérir ? Ne pas chercher un moyen de rentrer chez moi ? …


Plutôt mourir...

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Y74
Lun 9 Juil - 22:21


Si tu es pressé, fais un détour.


"Oh tu parles du règlement ? Je ne vois pas pourquoi je te dénoncerai. Tu n'as rien fait de mal ! Et à la base c'est plutôt moi qui t'ai agressé avec un câlin... De plus je n'aime pas dénoncer les gens... Je ne vois pas l'intérêt...Et puis de toute façon sur le fait de se parler ils sont assez souples là dessus. Je ne vois pas pourquoi on n'aurait pas le droit de discuter ! Personne ne respecte cette règle de toute façon, enfin pas à ma connaissance. J'aime bien parler avec des gens et sympathiser...Alors ça serait compliquer de ne vraiment pas pouvoir parler aux gens ! En plus tu n'avais pas l'air d'aller bien tout à l'heure..."

Naito avait répondu comme d'habitude. Sans filtre, sans réfléchir. Il avait juste parlé, débalant les paroles au même rythme que ses pensées ce qui pouvait donner des réponses brouillonnes et hachées...La plupart des gens qu'il connaissait y étaient habitués mais pour un inconnu cela pouvait être étrange voir difficile à comprendre.

En voyant que son interlocuteur semblait avoir du mal à répondre, le brun patienta tranquillement, lui laissant tout le temps dont il avait besoin. Il n'était pas pressé. À plusieurs reprises il le vit froncer les sourcils et prendre une respiration puis au final ne pas parler. Sur ce point là, le chataîn/blond était tout le contraire du vampire qui aurait parlé sans réfléchir ou sans hésiter... Mais au final il réussit à rassembler ses idées et parler.

"Une règle est faite pour être respectée.fit-il enfin comme pour lui-même.Pourquoi garder une interdiction si ce n’est finalement pas interdit ? Je ne comprends pas… C’est n’importe quoi…"

Nai le vit à nouveau prendre sa tête entre ses mains mais ne fit pas de remarque cette fois. Le plus jeune en avait peut-être besoin... le forcer à faire autre chose ne serait pas très sympathique.

"Plutôt mourir..."

Il avait encore parler dans cette langué étrangère... mais bien que ça piquait sa curiosité il ne fit pas de remarque, bien que dans son regard on voyait qu'il voulait poser des question. Pour le moment il devait se concentrer sur la partie en anglais, donc compréhensible...

Mais pour répondre à la question il devait pour une fois faire attention à chaque mot... ce qui était quasiment impossible pour lui s'il ne s'occupait pas avec autre chose. Et jouer avec sa manche ne suffirait pas cette fois !

Alors la chauve-souris se leva e alla chercher un crayon et son bloc à dessin sur son bureau avant de revenir s'asseoir face à son interlocuteur.

"Désolé... j'ai besoin de faire un autre truc pour occuper mon esprit et pouvoir réfléchir à mes mots..."expliqua-t-il rapidement en se remettant correctement

Naito prit une page blanche et commença à dessiner le garçon en face de lui. Il traça les premiers traits, commençant l'esquisse et réfléchissant soigneusement à ses mots, ce qui lui demandait un immense effort. Son esprit n'était pas fait pout ça !

"Tu sais... d'après mes souvenirs ça dit juste pas de relations amoureuses et pas de mélange de groupe dans les dortoirs... Rien ne dit qu'on ne peut pas parler ensemble... enfin je peux me tromper... La seule infraction que tu as fais c'est entrer dans ma chambre mais tu l'as fait par accident et on ne peux pas t'en vouloir... Donc pas de règle non respectée !"

Le brun continua un moment dans le silence, cherchant les mots pour la suite. Depuis combien de temps n'avait-il pas réfléchit autant pour ses phrases ? Oh... de nombreuses années. Nai s'acharna un moment sur un trait, l'effaçant et le recommençant plusieurs fois. Finalement il réussit et reprit la parole sans cesser de dessiner.

"Et puis...si je me trompais et que c'était dans le réglement... pourquoi interdire aux gens de communiquer ? Cette règle personne ne peut la respecter je crois... tout le monde parler un peu avec tout le monde. Ne serais-ce que pour se dire bonjour. Je pense que c'est normal de communiquer de n'importe quelle façon...que ça soit par des gestes ou des mots. Même les regards peuvent parler quand on y prête attention...Pour les dortoir, je sais que certains surveillants sont assez souples là dessus. Et si vraiment les discussions entre patients étaient interdites... alors tous passent au dessus de ça..."

Le vampire termina son esquisse et regarda son interlocuteur puis le dessin. Ça allait ! Bon il devrait mettre des couleurs pour le finir mais ça voudrait dire se lever à nouveau et il avait un peu la flemme. Tant pis. Ça restera un dessin en noir et blanc ! Il rajouta quelques détails et ombres, terminant ses propos en même temps.

"Pourquoi garder cette interdiction si elle existe bel et bien et que personne ne la respecte ?...Je ne sais pas. Par soucis de facilité ? Pour simplement garder un semblant de masque ? Je ne suis pas dans la tête du directeur...je ne peux pas répondre à cette question. L'interdiction de parler entre nous en sois est du n'importe quoi... certes les règles son faites pour être respectée... mais quand elles ont un sens non ? Pourquoi nous interdire de parler entre nous ?"

Nai termina l'esquisse puis hocha la tête et l'enleva de son carnet avant de la tendre au plus jeune en souriant.

"Tiens... fais-en ce que tu en veux ! Ça m'a bien aider à me concentrer... Et désolé de ne pas pouvoir répondre complètement à ta question..."

Il posa le bloc de dessin à ses côtés puis s'étira. La chauve-souris avait l'impression que tous ses muscles étaient crispés.

"Bon... t'es sûr que tu ne veux pas aller t'asseoir sur la chaise ou sur le lit ? Ça serait plus confortable... ou au moins me dire ton nom ?"



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W188
Mar 10 Juil - 3:07



Si tu es pressé,

fais un détour.
Je ne savais pas quoi lui dire. Qu’y avait-il à dire de plus ou de toute façon ? Ce n’était pas comme si nous choisissions les règles. Tout ce que nous avions à faire c’était obéir. De cette façon, je n’avais pas à craindre de me faire punir ou de subir la colère des adultes. Voire de mes paires quand ces derniers étaient dans les conflits. Pourtant, pour une raisons ou pour une autre, je ne parvenais pas à faire les choses comme il fallait. Il n’y avait pas une seule journée pendant laquelle je ne faisais une seule bêtise. Pourquoi d’ailleurs ? Je ne comprenais pas comment cela pouvait arriver. Je ne comprenais pas non plus pourquoi, depuis que j’étais dans cet institut, j’avais l’impression d’être prisonnier et en liberté à la fois. Qu’on me donne l’un ou l’autre mais pas les deux à la fois… !

Devant moi, mon interlocuteur devenu silencieux, ce qui n’était pas banal vu qu’à chaque fois que j’avais pris la parole il semblait avoir quelque chose à dire, se leva doucement. Que voulait-il faire ? Je l’ignorais totalement. Et, d’un autre côté, je ne voulais même pas vérifier. Après tout, qu’est-ce que cela changerait ? J’étais incapable de fuir s’il avait décidé de changer d’avis à cause de mon rappel des règles, tout comme je me sentais extrêmement vulnérable en me sortant de mon cocon. Je me mis donc à imaginer énormément de scénarios. Dans aucun d’eux je ne m’en sortais bien au final. Pourtant, quand il revint, ce fut pour se réinstaller devant moi en m’expliquant qu’il voulait dessiner en me parlant.

*Qu’est-ce qui me dit qu’il n’a pas appelé quelqu’un et qu’il cherche à me retenir ici ?*


Ces pensées pouvaient résonner comme une remise en question, mais il s’agissait surtout de mon déni sans borne. Je me refusais toujours de croire qu’on pouvait être gentil avec moi ou me protéger. Pas de cette façon-là en tous les cas. Pas contre les règles. Cet endroit me paraissait oppressant sans doute à cause de cela en plus de tout le reste. Pourtant, malgré tout ce que je pouvais imaginer, je ne bougeai pas et écoutai simplement ce que me disais le brun devant moi.

Il m’expliqua ainsi qu’il ne se souvenait pas que parler entre nous, patients, était totalement interdit contrairement aux relations amoureuses et aux mélanges au sein des dortoirs. Il me fit ensuite part qu’il se trompait peut-être mais que, de toute façon, sans communication la vie ici serait bien triste. A mes yeux, quoi qu’il en pense j’étais en tort au moins sur un point : je n’étais pas dans mon dortoir puisque j’étais sorti en pleine nuit. Certe, la sortie était voulue, mais si je me faisais choper j’étais terriblement mal… Ensuite, après une pause qui me sembla durer une éternité, il reprit en continuant sur son idée que l’interdiction de communiquer serait terriblement triste et impossible à réaliser. Il était vrai que maintenant que j’avais rencontré mes deux amies la chaleur humaine me manquait autant qu’elle m’effrayait. Pourtant, je ne pouvais pas totalement comprendre ce qu’il voulait me dire étant donné que je n’avais pas pu parler comme avec elles pendant des années sans en souffrir mortellement. Alors concevoir que cela puisse être triste… Non. Pour moi c’était normal. Pourquoi pas pour les autres ?

Finalement, il s’attarda plus sur le règlement et les interdictions. J’étais d’accord avec lui que, de toute façon, nous n’avions pas notre mot à dire quand à sa création. Cependant, je ne comprenais rien à cette histoire de masque. Ni même si cela servait à quelque chose. Puis… comment savoir si une règle avait une sens ou non ? Cette question me brûla tant les lèvres que j’en relevai légèrement la tête, laissant mes mains quitter le sommet de mon crâne pour se caler dans ma nuque. Mes doigts étaient gelés, mais je n’en tins pas compte même si cela restait fort désagréable. Ainsi, je le vis me tendre la feuille de papier qu’il regardait juste quelques secondes auparavant.

Tremblant pour une raison qui m’était inconnue, je pris le dessin qu’il m’offrait. Je pouvais apparemment en faire ce que je voulais, mais quand je le vis ce ne fut clairement pas la première question qui me vint à l’esprit. Non. De toute façon, comment cela aurait pu être le cas étant donné la façon dont j’étais représenté ? Recroquevillé sur moi-même comme plus tôt, je me voyais tellement misérable que j’en eu honte. Tellement honte que je voulus changer. Mais était-ce possible ? Je ne savais pas réagir autrement. Alors… Comment… ?

Bon... t'es sûr que tu ne veux pas aller t'asseoir sur la chaise ou sur le lit ? Ça serait plus confortable... ou au moins me dire ton nom ?


Cette demande soudaine me fit relever la tête très rapidement avec de gros yeux ronds. Pourtant, ce n’était pas la première fois qu’il me posait ces questions. Etait-ce moi qui était fatigué ? Ou intimidé ? Pire, apeuré ? Je n’en savais trop rien. Alors, je pris un peu de temps pour réfléchir. Le lit c’était mort ! Pour la chaise… c’était à voir, mais je préférais encore mon coin malgré mon envie de ne plus être autant misérable. Je pensais que, dans ce cas, je pouvais lui accorder une chose : mon prénom… en espérant qu’il ne me dise pas que c’était un beau nom comme l’avait fait Nev quelques jours plus tôt. Sachant parfaitement que j’allais douter de plus en plus selon le temps qui passait, j’allais hésiter, voire me dire que ce n’était pas la peine. Alors, doucement, sans bouger autrement qu’en détournant le regard de tout, je lui répondis très doucement :


Yuki. …. Je m’appelle Yuki…


Dire le nom de famille que je portais maintenant. Je ne faisais pas partie de cette famille. Je ne les connaissais pas ! Pour moi, j’étais un Nakamura. Pourtant on m’avait enlevé à eux sans m’expliquer pourquoi… Me nommant Yuki Lanvers.
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Mar 10 Juil - 12:59


Si tu es pressé, fais un détour.


Durant toute la tirade de Naito, le plus jeune n'avait pas bougé. Il faut dire que ça arrangeait un peu le brun vu que ça lui permettait de le dessiner tranquillement sans devoir faire tout de tête. S'il avait du en plus travailler le dessin de mémoire ça aurait vraiment rendu la chose compliquée ! Son esprit déjà au ralentit aurait complètement bloqué, il en était sur... Si c'était possible ? Qu'est-ce qu'il en savait lui....

Dans ce long monologue, le vampire avait évoqué le fait que c'était imposssible de vivre sans contact. Plus exactement ça l'était pour lui. Il ne voulait pas faire de généralité de son cas mais ça lui semblait tellement logique... Ça ne l'était pas ? Pouvions nous vraiment vivre sans communiquer au moins une fois ? Sûrement... Mais ça devait être compliqué et surtout triste....Donc il préférait penser à la généralité. Ça simplifiait son discours et lui demandait moins de réflexions. Il galérait déjà assez comme ça ! Ne rajoutons pas de difficultés....

Finalement, à la fin de la tirade, il vit avec plaisir le châtain/blond relever la tête ce qui fit agrandir son sourire. Au moins il avait enlever les mains de sur sa tête ! Nai lui tendait toujours le dessin, attendant qu'il s'en saisisse.

Ce que son interlocuteur fit en tremblant légèrement. Pourquoi ? Ça la chauve-souris n'avait pas la réponse. Peut-être que l'autre garçon n'en avait pas non plus... de temps en temps il pouvait se passer des choses pour nous sans qu'on comprenne pourquoi ! Il avait finit par le comprendre.... bien que ça ne l'empêchait pas de toujours chercher une réponse à tout ! Que voulez-vous ? La curiosité était trop élevée chez lui....

Le plus jeune regardait le dessin de Naito, avec un air qu'il ne savait définir, depuis quelques instants pourtant cours, mais qui pour le dessinateur paraissaient être une éternité et ça commençait à fortement le gêné. Sachant que sa peau était très pâle, un simple rougissement se verrait trop facilement. Il détestait être gêné... et il savait qu'il gênait souvent les autres. Ça le faisait souvent se sentir mal à propos de ça d'ailleurs...Et voilà qu'il recommençait à divaguer.
Il se reconcentra donc sur le plus jeune et le dessin. Mais il n'arrivait pas à déchiffrer son expression... Étonné ? Choqué ? Blasé ?

Pour tenter de changer de sujet, le brun avait simplement proposer à nouveau d'aller s'asseoir quelque part d'autre, chaise, lit, ou n'importe quel autre lieu de la chambre, mais en tout cas dans un endroit plus confortable que le sol dans un coin sombre ! Il lui avait également demander son prénom à nouveau. Il ne s'attendait pas à le voir relever la tête de manière aussi brusque et avec les yeux ronds.
Le vampire se passa une main dans les cheveux et sur la nuque, un tic qu'il avait quand il commençait à être de plus en plus gêné. Il avait dit quelque chose de mal ?

"Yuki.... Je m’appelle Yuki..."

Yuki lui avait répondu doucement et en détournant le regard, certe, mais il lui avait répondu ! La gêne de Nai disparut instantanément et son sourire revint, encore plus grand.

"Et bien enchanté Yuki !"

La chauve-souris tendit sa main au chataîn/blond, sans perdre son sourire.

"Refaisons les présentation ! Et sans câlin cette fois vu que ça te crispais, promis ! Mon nom est Naito. Enchanté !"



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W188
Mar 10 Juil - 17:25



Si tu es pressé,

fais un détour.
Autant dire que la réaction du brun ne se fit pas attendre. Je ne vis pas l’expression de son visage qui s’était comme rembrunit, mais j’entendis assez bien que quelque chose changea dans sa voix. Le ton de sa voix ? Non, quand même pas ? Je n’en étais pas sûr, mais cela ne changea de toute façon rien au fait qu’il me fit part qu’il était enchanté de me connaître. Je reconnus très facilement cette tournure de phrase mais je n’étais toujours pas certain de l’interpréter correctement. Après tout, cela ne pouvait être dit que pour me rassurer. Que pour me détendre. Pourtant, c’était aussi ce que m’avait dit Sheila le jour de notre première rencontre. Et je savais que ses dires n’avaient pas été que pour me faire plaisir puisque, par la suite, elle m’avait aidé à bien des reprises… jusqu’à mon départ. Mais lui ? Je n’arrivais toujours pas à savoir ce qu’il voulait. Etais-je encore dans le déni que quelqu’un puisse être à nouveau gentil avec moi ? Avoir été arraché à ce que j’aimais avait-il fermer mon coeur ?

Silencieux, regardant sa main tendue et autres gestes venant vers elle, je l’écoutai se présenter à nouveau. Mais ce que je retins, cette fois, ce fut sa promesse de ne pas me faire de câlin puisque cela me crispait. Je me sentis un peu honteux à vrai dire. Non seulement je ne me sentais pas de lui prendre la main, ne comprenant toujours pas le sens de ce geste, mais en plus je lui devais des explications. C’était ce que je ressentais. Pourtant, je ne me sentais pas de lui raconter ma vie, que ce soit d’une façon ou d’une autre… Comment concilier tout cela ?


Je… commençai-je sans continuer une première fois.


Pendant quelques instants, je gardai à nouveau le silence avant de tenter de dire ce que j’avais sur le coeur sans oser le regarder :


Je ne comprends pas pourquoi tu me tends la main…


La réponse qu’il me donna semblait sonner comme une évidence qui ne l’était pas pour moi. Cela me demanda donc beaucoup d’efforts et de courage pour aller à l’encontre de mes crainte et lui tendre la main. La sienne était très chaude. Je ne m’y étais pas attendu du tout, au point que je m’en mordis la joue en me disant que je bravais encore un interdit. C’était une sensation autant libératrice que douloureuse, comme si je craignais de me faire attraper à tout moment.

Néanmoins, je ne la laissai pas si longtemps que cela. Lâchant sa main pour la ramener sur mes genoux, tout comme l’autre. Puis, le regardant par intermittence, je réfléchis avant de lui demander :

Tu sais… Est-ce que tu sais s’il y a un moyen de partir ?


Il fallait que je sache. Nev m’avait dit que ce n’était pas possible, mais j’espérais qu’il se soit trompé. Peut-être que quelque chose lui avait échappé. J’avais gardé ce petit espoir fragile et j’espérais vraiment que qu’il ne serait pas brisé. Dans le cas contraire, qu’allais-je donc devenir ?
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Y74
Mar 10 Juil - 23:02


Si tu es pressé, fais un détour.


Naito vit Yuki regarder sa main un moment sans la serrer... Avait-il encore une fois fait une erreur ? Pourtant ce geste lui paressait logique, naturel...

"Je..."

Le brun attendit mais la suite de la phrase ne vint pas et le silence reprit ses droits. Un silence qui s'éternisa quelques instants avant qu'il ne se remette à parler, exprimant ses pensées sans pour autant le regarder.

"Je ne comprends pas pourquoi tu me tends la main…"

Le vampire cligna des yeux. La question le prenait au dépourvu... A vrai dire il n'y avait pas du tout réfléchit...C'est vrai ça... Pourquoi avait-il tendu sa main ?
Son cerveau se remit à marcher à plein régime pour trouver une réponse à la question, le perdant au passage dans d'étranges pensées sans rapport dont il eut du mal à s'extirper. Passez votre vie dans un monde créé par vos pensées et vous verrez comme c'est dur de revenir dans le monde réel sans se perdre et en retrouvant de l'ordre et du sens dans tout...

Nai réfléchit un peu avant de répondre.

"Et bien... par politesse ? Pous sceller notre rencontre mais sans câlin je crois... Et pour te saluer aussi ! Enfin je crois... c'est tout simplement naturel pour moi..."

Le plus jeune écouta la réponse de la chauve-souris, bien que semblant sceptique. Finalement il tendit à son tour sa main et serra celle du dessinateur qui sourit. Cela semblait lui coûter un énorme effort quand même.... Alors ça lui faisait plaisir qu'il fasse l'effort de quand même le faire ! Il sentit que les doigts du chataîn/blond étaient glacés....

Mais il l'enleva assez rapidement, la ramenant sur ses jambes. Naito se leva et s'étira avant d'écouter l'autre garçon parler à nouveau, après lui avoir lancé plusieurs petits regard comme s'il hésitait.

"Tu sais… Est-ce que tu sais s’il y a un moyen de partir ?"

Alors Yuki essayait de partir quand il l'avait croisé plus tôt ? Ça expliquerait aussi pourquoi il avait réagit de manière aussi paniqué, au moins en partie. La peur de se faire attraper... Par contre s'il voulait atteindre l'extérieur, il s'était vraiment trompé de direction !

Le brun se sentit mal tout d'un coup. Très mal... Il avait l'impression de voir de l'espoir dans les yeux du chataîn/blond. Et si c'était l'espoir pour trouver un moyen de fuir cet endroit, ça voulait dire que ça allait être brisé... il détestait déjà ce qu'il allait dire... parce que ça pouvait potentiellement faire du mal à l'autre. Mais il ne pouvait pas mentir. Mentir serait pire....

"Je suis désolé... surtout si tu es ici contre ton grès...Mais à ma connaissance, il n'y a pas d'aytre moyen que guérir pour partir d'ici... On ne peut pas fuir...."dit-il

Chaque mot semblait écorcher le vampire à l'interieur. Il ne mentait pas certe, mais ça lui faisait mal de dire ça à quelqu'un avec cette lueur d'espoir auquel il semblait se raccrocher....

Nai sembla réfléchir. Il supposait que la chaise et le lit c'etait non.... Alors il alla prendre les cousins et la couette de son lit, créant une sorte de petit nuage douillet sur le sol, autre part que le coin et à bonne distance du lit. Il vérifia que tout était correct puis hocha la tête.

La chauve-souris retourna ensuite vers l'autre garçon. Il prit doucement la main de Yuki et tenta de l'aider à se lever.

"Allez viens au moins t'asseoir là bas ! Ça sera au moins plus confortable !"



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W188
Jeu 12 Juil - 0:27



Si tu es pressé,

fais un détour.
Je ne pouvais m’empêcher de penser que Nev m’avait peut-être menti. Je n’en savais rien, fallait l’avouer. Pourtant, je voulais croire que c'était le cas. Ce ponton vide… Il devait y en avoir un autre avec des bateaux, de quoi rejoindre les terres. Comment pouvait-il en être autrement ? Les médecins et autres devaient bien avoir un moyen de revoir leur famille, non ? Et pourtant, quand mon interlocuteur prit un air triste, je sentis mon cœur se briser encore un peu plus. Il avait beau faire sombre, il était évident qu’il ne souriait plus eu qu’il hésitait à me faire part de ce qu’il savait. Je voulais croire qu'il allait lui aussi me mentir, qu’il voulait me cacher le moyen de partir. Pourtant, quand il prit la parole, je ne pus mettre en doute ce qu’il me disait. L’envie de pleurer revint au galop, mais je le contins. Je me rappelais qu'il n’aimait pas me voir pleurer, alors je ne le fis pas.

Silencieux, je ne savais plus quoi faire. Rejoindre ma chambre aurait été judicieux, mais je ne me sentais pas capable de me lever. Tenir sur mes jambes semblait être impossible, tout simplement. Mais si je restais là, il ne faisait aucun doute que les médecins me trouveraient et me gronderaient. Bizarrement, cela me dérangeait moins quand c’était les Nakamura qui me frappaient que quelqu’un d’autre. Une habitude ? Non. Il était impossible que ce soit cela puisque la douleur n’était jamais supportable. Non, en réalité je pensais vraiment qu’ils m’aimaient au fond mais que je faisais beaucoup trop de bêtises pour que je ne sois pas puni. Après tout, ils étaient mes parents.

Durant ma longue réflexion, je ne m’étais pas rendu compte que le locataire de la chambre s’était levé. Alors que j’étais toujours prostré dans mon coin, il s'était activé pour créer un coin douillet que je ne découvris que plus tard. Une fois qu’il eut terminé, il revint à moi et attrapa doucement une de mes mains sur mes genoux. Ce n’est que là que je repris conscience que je n'étais pas seul et je me sentis honteux. Le montrer me fut heureusement impossible puisqu'il ne m’en laissa pas le temps. Prenant la parole pour me proposer de m’installer plus confortablement, il m’aida à me relever. Totalement ankylosé, j’eus quelques difficultés à tenir seul sur mes deux jambes. Heureusement qu'il me soutenait sans quoi je serais sans aucun doute tombé à la renverse. Puis, la veste qu’il m'avait prêtée toujours sur les épaules, je le suivis jusqu’à la couverture posée sur le sol avec des coussins. Pas du grand luxe, mais je savais pertinemment qu'on ne nous fournissait pas grand chose pour notre confort.

En chemin, je vis pour la première fois les dessins accrochés au mur. Ils étaient tous aussi jolis que celui que je tenais encore dans la gauche. Peut-être était-il froissé ? J’avais peur de le vérifier autant que je craignais ce qui allait se passer une fois que je me serais installé avec lui. Certes, ce n'était pas un lit, mais cela restait quelque chose de confortable… Non. Je ne voulais pas penser à cette éventualité qui avait tendance à me faire blêmir dangereusement.

Une fois sur le coin aménagé, je me remis dans une position similaire à précédemment, tenant toujours mes genoux contre moi. Mais, cette fois, je me mis à regarder un peu la chambre. Je pouvais facilement voir qu’il était là depuis plus longtemps que moi. Je ne pouvais donc pas mettre en doute ses paroles, même si je pouvais toujours penser qu’il n’en avait tout simplement jamais entendu parler. Mais, dans ce cas, il n’aurait pas dit cela comme ça… Sûrement… J’avais encore cette envie horrible de pleurer. Mais je tenais bon, pensant que cela ferait du mal à mon hôte. D’ailleurs, je lui dis doucement, très timidement :


Merci… Pour la veste. Et… Et aussi pour… tout ça…


Je ne savais pas du tout quoi dire d’autre… C’était horrible.
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Y74
Jeu 12 Juil - 12:48


Si tu es pressé, fais un détour.


Alors que Naito fut dans l'obligation de lui annoncer la vérité, tout en s'en voulant énormément, il put voir les yeux de Yuki s'humidifier, semblant se remplir de larme. Mais même si c'était réellement le cas, aucune larme ne franchit la barrière des paupières et ne coula. Il se retenait de pleurer ? Mais pourquoi ? Pour lui ou pour ne plus se montrer dans cet état ? Le brun ne savait pas...

Le chataîn/blond sembla s'être perdu dans ses pensées. Avec amusement, le dessinateur eut la pensée que c'était à chacun son tour ! Habituellement c'était lui qu'on perdait dans ses réflexions mais pour cette fois, ce fut son invité. Alors sans le déranger, le vampire se leva et alla préparer un coin où ils seraient mieux installés. Ce n'est que lorsqu'il saisit la main de Yuki pour le faire se lever et l'enlever du coin sombre que le plus jeune sembla reprendre pied dans la réalité.

Nai lui sourit doucement tout en l'invitant à aller s'asseoir dans l'autre endroit. Mais vu qu'il était resté sans bouger pendant un assez long moment, il se dit que son interlocuteur devait être ankylosé et il n'avait pas totalement tord vu qu'il sentit la difficultée qu'avait Yuki à tenir debout...C'est pourquoi la chauve-souris le soutint jusqu'à ce qu'ils atteignirent le petit coin douillet. Ce n'était pas du grand luxe mais on faisait avec les moyens du bord !

Son sourire s'agrandit, bien que légèrement gêné, en voyant que le chataîn/blond regardait les dessins accrochés au mur.

Une fois qu'il fut rassit, il se remit immédiatement dans la même position que précédemment, les genoux ramené contre son torse. Mais Naito pu voir que le plus jeune regardait la chambre cette fois-ci, y fesant plus attention. Sa chambre était simple. À part les dessins et le bureau chargé de matériel pour l'art et deux trois effets personnels, rien d'autre ne rendait la chambre plus chaleureuse, elle restait simple.

Le brun était resté debout tout du long, regardant également autour de lui. Il fallait qu'il pense à changer les dessins du mur d'ailleurs... Ils commençaient à être ancien ! A part celui représentant sa soeur, celui là il le laisserait. Finalement il se rassit en face de son visiteur.

"Merci… Pour la veste. Et… Et aussi pour… tout ça… "

Le vampire cligna des yeux,sortant de ses pensées face à la phrase dite timidement et doucement, ne s'y attendant pas. Dans un excès d'émotions il se pencha et fit un câlin à Yuki.

"Oh c'est trop mignon ! Ne me remercie pas pour ça voyons, c'est normal ! Puis ça me fait plaisir d'avoir un peu de visite !"

Nai se rendit compte qu'il n'avait pas respecté sa parole et le relâcha, gêné.

"Désolé... j'ai pas su résister à l'envie de faire un câlin... Tu ne m'en veux pas ?"

Et voilà, le retour des expressions gamines. Là on avait juste l'impression de voir un enfant se sentant coupable et espérant ne pas avoir affaire à des représailles. Il savait qu'il avait dit pas de câlin mais il n'avait pas pu s'en empêcher... Pour lui, tellement habitué à simplement agir sans réfléchir et à suivre son instinct tout le temps, c'était assez dur de lutter contre....



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W188
Jeu 12 Juil - 15:01



Si tu es pressé,

fais un détour.
Ne voulant pas découvrir un regard qui pourrait terminer de me briser, je ne regardais que très peu mon hôte. Peut-être que cela serait ce qui le mettrait en colère, mais au moins ce ne serait pas une variable destructrice. J’avais l’habitude qu’on me frappe parce que je ne regardais pas où il fallait, ou parce que mes paroles n’étaient pas voulues. Mais j’avais peur qu’en ce lieu il y ait de nouvelles variables. De nouvelles règles. Comme en Irlande… En avais-je peur ? Ou me sentais-je seulement appartenir au Nakamura, ne voulant ainsi aucunement laisser d’autres me toucher ? Non, peut-être pas. Sinon, sans doute n’aurais-je pas laissé mes camarades de classe me faire du mal pendant des mois. Je n’en savais rien. J’étais perdu. Totalement perdu.

Cependant, le silence s’éternisant malgré mes remerciements, je finis par le regarder un instant. Ce fut bien suffisant pour comprendre que la distance qui nous séparait allait être réduite à néant. Je tentai donc de délier rapidement mes membres. J’étais trop long à cause de mes membres ankylosés puisque j’étais trop borné pour prendre une autre position que celle-ci. Et c’est ainsi que je me trouvai entouré de bras chaleureux alors que mon corps maigre était pressé contre celui de Naito. Comment réagir, je n’en savais rien de tout. L’angoisse montait à nouveau tout en restant modérée grâce au souvenir des bras de Sheila. Elle aussi m’avait serré de la même façon… Rien à voir avec ce que les Nakamura m’avaient fait connaître. La signification était-elle tout de même pareil ou pas ?

Les paroles qui m’étaient dites à l’oreille, elles, étaient définitivement différentes. La violence avait désertée la voix du jeune homme qui me tenait. Elle n’avait même jamais été présente. Il y avait bien eu d’autres sentiments, d’autres émotions, mais rien qui soit fait pour me faire du mal. Ce n’était que là, dans ses bras, que je le compris enfin. Etais-je digne de cela ? Non. C’était impensable.


*... J’en ai marre de ce mot…* pensais-je tristement alors que le froid revins avec l’absence soudaine de la chaleur humaine.


Comme s’il avait fait une bêtise, il m’avait lâché en s’excusant. Il me demanda même si je lui en voulais. A mes yeux, il s’agissait du monde qui commençait à tourner à l’envers. Ce n’était pas possible autrement. Après tout, c’était bien la première fois qu’on s’inquiétait de ce genre de chose à mon propos. Pour les excuses, c’était une tout autre histoire. J’en avais reçu de mes amies, mais pas d’autres personnes. Je ne savais donc pas quoi faire. Que répondre ? Que faire de tout cela ? Ne le sachant pas, je restai là, le regardant sans savoir quoi dire. Puis, me rendant compte que je n’avais toujours pas baissé les yeux, je ressentis une immense honte agrémenté d’une gêne sans nom alors que je détournai le regard rapidement. Mordant mes lèvres à en sentir du sang sur mes papilles gustatives, je réfléchissais à toute allure, comme si ma vie en dépendait. Ce n’était pas vrai puisque je n’en avais que faire de la vie désormais. Alors pourquoi ? Je n’en savais rien, mais je le faisais quand même. Puis, toujours aussi timidement alors qu’il devait sans doute se faire autant de mouron que moi, je lui répondis :


Pourquoi je t’en voudrais ? Je… Je ne comprends pas… Je n’avais même pas compris que… que tu m’avais promis quelque chose.


Je ne disais que la vérité. Une vérité qui me faisait mal. Pas autant que le fait que de voir le peu de liberté que j’avais acquis quelques temps auparavant anéantis à néant. Qu’avais-je de plus à perdre ? Même mes amies et mon chien se trouvaient hors de portée désormais. Plus rien ne me retenais là si j’étais coincé sur cette île. Alors avoir une peu plus mal, ou un peu moins, cela ne changerait rien au fait que j’étais comme mort. Il fallait juste le cacher aux autres, désormais, ce que j’avais énormément de difficultés à faire avec mon regard fuyant en la tristesse qui manquait à chaque instant de me faire pleurer.
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Y74
Ven 13 Juil - 12:18


Si tu es pressé, fais un détour.


Après ses remerciements, Yuki ne cessait d'avoir le regard fuyant, ne regardant Naito à aucun moment. Il regardait donc partout et tout sauf son hôte. Mais le brun ne s'en vexa pas. Il se demandait juste ce qu'il avait un bref instant. Avait-il peur ? Regrettait-il ses mots ? Ou simplement craignait-il sa réaction ? Finalement ses pensées revinrent sur les paroles précédentes du plus jeune.

Pourtant, Yuki finit par relever la tête, sûrement intrigué par le silence du dessinateur. Il est vrai que le temps qu'il saisisse tout il était resté un long moment sans dire un mot. Il fallait bien que son cerveau endormis finisse par tout capter ! Le chataîn/blond sembla comprendre le câlin imminent puisqu'il tenta de délier ses membres mais sans succès. Trop lent à cause de ses membres ankylosés sûrement. Dans tous les cas, il se retrouva dans l'étreinte d'un petit vampire qui le serrait contre lui.

Nai se fit d'ailleurs la remarque que le plus jeune était très fin, voir maigre. Mais pour une fois il ne fit aucune remarque sur ça. Il sentit que l'invité semblait angoisser mais moins que la dernière fois, ce qui le rassura quand même un minimum.

Finalement la chauve-souris le lâcha et s'excusa d'avoir céder et de l'avoir câliner. Yuki semblait le regarder en étant complètement perdu, le fixant sans rien dire. Il détourna ensuite le regard en se mordant assez fort la lèvre. Naito grimaça en se disant que ça risquait de saigner s'il faisait ça... et sur ce point il avait raison. À aucun moment il n'avait brisé le silence, laissant à son invité le temps dont il avait besoin pour réfléchir. Il attendait donc patiemment, bien que de plus en plus nerveux. Le chataîn/blond était-il en colère contre lui ? Finalement le plus jeune rompit le silence avec à nouveau un timbre timide.

"Pourquoi je t’en voudrais ? Je… Je ne comprends pas… Je n’avais même pas compris que… que tu m’avais promis quelque chose."

Naito cligna des yeux et le reprit dans ses bras.

"Comment tu fais pour être aussi adorable hein ? Et je suis content que tu ne m'en veuilles pas ! Désolé je suis très câlin à la base....donc je m'étais dis que vu que tu ne semblais pas aimer ça j'essayerai de ne pas t'en faire mais c'est vraiment compliqué...."

Le brun le relâcha et passa sa main dans sa nuque. Le retour du tic nerveux due à la gêne. Il se rassit donc correctement, penchant juste légèrement son buste vers Yuki.

"Dis...Pourquoi tu te replies toujours comme ça ? Ça serait plus confortable sur tu étendais tes jambes non ? Désolé si c'est indiscret... Ne répond pas si tu ne veux pas !"

Le vampire avait besoin de s'occuper un peu... même fatigué il restait quelqu'un avec le besoin de se dépenser. Alors en attendant la réponse de son interlocuteur il se leva et alla ranger un peu sa chambre, et surtout ranger son bureau.

"En fait, si tu as soif il y a une bouteille d'eau là. Et fais comme chez toi !"

Nai désigna l'emplacement de la bouteille d'un geste de la main et recommença à ranger.



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W188
Ven 13 Juil - 18:44



Si tu es pressé,

fais un détour.
A peine eus-je répondus à ses interrogations que je me trouvai à nouveau entouré de ses bras. Ne comprenant pas ses raisons de faire ça, surtout qu’il ne me connaissait pas vraiment. Depuis combien de temps nous connaissions-nous maintenant ? Même pas quelques heures… Et même sans me connaître, il m’avait prit dans ses bras. Pourquoi ? Cela n’avait absolument aucun sens. Sheila m’avait expliqué que cela montrait l’affection qu’on portait à l’autre, pourtant ici cela n’avait rien à voir. Quelle affection pouvait-il me porter ? J’espérais que cela ne soit pas la même que celle de mes parents sans quoi je ne pouvais pas garantir une bonne réaction de ma part...

La réponse qu’il m’apporta me perdis encore un peu plus. Outre le fait qu’il me trouvait adorable, ce que je ne comprenais tout simplement pas, il me fit part qu’il était “très câlin”. Comment cela pouvait-il être possible ? Non. Ce n’était pas la bonne question. La bonne question était plus de l’ordre : qu’est-ce que cela signifiait ? Quel sens cela avait-il ? Ne pouvant trouver la réponse moi-même, et parce que je n’avais clairement pas le courage de poser la question à mon hôte, je décidai de garder le silence. Néanmoins, au milieu de toute cette confusion qui semblait vouloir engloutir mon âme, je n’avais pas oublié la gratitude face à son envie initiale de ne pas trop me prendre dans ses bras vu que ce genre de geste m’angoissait. Je ne parvenais néanmoins pas du tout à lui faire part de ce petit sentiment qui me gênait terriblement. Je ne méritais pas autant de considération. Je n’étais qu’une petite chose dont l’existence causait des tracas à tout le monde. Même aux inconnus.

*Mieux vaut que je disparaisse…* pensai-je alors que je me retrouvais à nouveau loin de la chaleur de Naito.


Comment un geste qui m’angoissait pouvait-il me manquer autant quand je ne l’avais plus ? Parce que Sheila, Numa et Hope me manquaient ? J’avais envie que cette solution soit la bonne. Pourtant, elle ne semblait pas complète. Puis, de toute façon, jamais je n’allais pouvoir les retrouver. Je le savais parfaitement. Oui, peut-être que le manque que je savais durer pour une éternité était ce qui rendait ce manque aussi douloureux. C’était ce que je pensais. C’était ce qui me rendait si triste alors que je faisais à peine attention à mon interlocuteur.

Le peu que je donnais à Naito était bien assez pour que je l’écoute. Ou, au moins, que je comprenne en partie ce qu’il me disait quand il parvenait à capter mon attention. Heureusement, lorsqu’il avait reprit la parole ce ne fut pas en me posant immédiatement ses questions. Cela me permit de lui cacher que je ne l’écoutais pas tout le temps. Quoique la douleur de la question n’en fut nullement amoindrie. Au contraire, elle me crispa et il me sembla vouloir disparaître dans le noir de la nuit. Ce qu’était l’indiscrétion, je n’en savais rien. Mais ne pas être obligé de répondre me soulagea énormément. Après tout, comment expliquer que j’avais peur de tout, que le lieu en lui-même me rendait nerveux, sans lui faire du mal ou le mettre en colère ? Impossible. Totalement impossible. Alors, je secouai doucement la tête en gardant le silence, ne sachant quels mots employés pour lui faire part de ce que je pensais.

Sans doute comprit-il, entre autres, puisqu’il ne me posa pas plus de questions. Il se leva et me proposa de l’eau et faire comme chez moi. Puis, mettant une bouteille de ladite boisson de côté, il se mit à ranger ses affaires. Le bureau était loin d’être rangé mais ce n’était pas vraiment un problème. Au moins, cela montrait que la chambre n’était pas totalement vide. Pas comme la mienne… Je le regardai faire en lui répondant sans réellement vouloir qu’il m’entende :


Chez moi aussi, je reste comme ça…


Mon but n’était pas d’inquiéter qui que ce soit. D’ailleurs, la dernière fois que j’en avais fait part, c’était à la psy qui avait convaincu les étrangers qui se disaient mes parents de m’envoyer là. Elle avait eu l’air choquée et avait semblé vouloir dire que ce n’était pas normal. Ce que, évidemment, je n’avais pas compris. Du coup, je ne voulais pas le cacher aux autres sans pour autant être confiant. Au contraire… La confiance était totalement absente de mon être, comme si elle me fuyait sans cesse. Peut-être n’étais-je pas fait pour être heureux et qu’on me le rappelait sans cesse…


*Alors… Je serais mieux mort ? …*


Sheila m’avait empêché de me tuer quelques mois auparavant. Il devait bien y avoir une raison, non ? Alors… Peut-être serait-il préférable d’attendre un peu avant de quitter ce monde. Juste un peu… Le temps de voir ce que la vie me réservait, à part l’enfermement et le malheur de ne jamais revoir les Nakamura ou mes amies.
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Y74
Sam 14 Juil - 12:38


Si tu es pressé, fais un détour.


Naito constata que Yuki semblait s'être à nouveau perdu dans ses pensées. Mais celles-ci ne devaient pas être très joyeuse... en attendant il ne s'était plus autant crispé dans le câlin que les autres fois !  Le brun n'arrivait pas à déterminer si c'était simplement parce qu'il s'y habituait ou simplement car être perdu dans ses pensées lui permettait d'être un peu moins angoissé par l'étreinte car son esprit était concentré sur autre chose.

Il est vrai que techniquement les câlins étaient des gestes d'affection. Mais la chauve-souris s'attachait très facilement aux gens et avait tout court besoin de cette affection. Que ça soit des gens connus de longue date ou des personnes inconnues ou à peine rencontrées, cela revenait au même pour lui : c'était tous des être vivants.

Finalement Nai avait relâché son pauvre invité qui avait servis trois fois de peluche en peu de temps... Pour une personne non habitué à son caractère il est vrai que ça pouvait faire étrange. Lorsqu'il n'était pas perdu dans ses pensées, le vampire était très attentif à son environnement. Sa curiosité maladive mêlée au fait qu'il adorait dessiner avait exercé son oeil à détecter le moindre petit détail lorsqu'il faisait un minimum attention. Il put donc distinguer cette tristesse dans le regard de son vis à vis. Oui... ses pensées n'étaient définitivement pas joyeuse... Mais peut-être que le plus jeune était toujours triste ? Ça l'hôte n'arrivait pas à le savoir, il ne connaissait pas assez Yuki pour répondre à la question.

Restant assis en face de son interlocuteur, il lui demanda la raison de cette position qu'il avait continuellement. Mais en voyant la crispation subite du chataîn/blond face à la question, il n'insista pas plus, ne voulant en aucun cas le faire de nouveau aller mal. Et puis il ne voyait pas l'intérêt de remuer de mauvais souvenir chez son invité. Certe il était curieux mais il avait quand même des principes !

Finalement, aillant besoin de se dégourdir les membres, étant peu habitué à rester sans bouger, il alla ranger un peu tout, tout en parlant à Yuki, lui signalant qu'il pouvait faire comme chez lui et lui indiquant l'emplacement de la bouteille d'eau qu'il venait de placer pas loin au cas où il aurait soif.

Le silence revint dans la pièce, seulement perturbé de temps en temps par le rangement du bureau de Naito : des bruits de feuille, de crayons ou de feutres, parfois simplement celui de l'eau mis dans un récipient pour l'aquarelle. Tout en restant contré sur sa besogne, il avait l'impression de sentir le regard du chataîn/blond dans son dos mais, au final, il n'y prêta pas plus attention. Par contre il entendit clairement ses paroles, bien que le brun n'était pas sûr et certain qu'elles lui étaient adressées à la base.

"Chez moi aussi, je reste comme ça…"

La chauve-souris se stoppa un moment puis reprit le rangement des crayons dans leur boîte avant de se mettre à enlever les dessins des murs.

"Je vois... une habitude du coup ? C'est compliqué de se séparer de ses habitudes...."

Parlait-il à lui même ou à l'invité ? Nai ne savait pas vraiment non plus... Plongé dans son carnet de dessin il réfléchissait pour savoir lesquels mettre au mur maintenant. Il se mit à mordiller sa lèvre inférieur tout en continuant de peser le pour et le contre pour chaque dessin.

"Dis... tu n'as toujours pas répondu au final... tu es japonais ? Ou je me suis encore complètement planté à la reconnaissance de la langue..?" finit-il par demander en accrochant les oeuvres finalement choisies

Le vampire retourna ensuite tranquillement s'asseoir en face de Yuki, attendant sa réponse avec patience.



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W188
Sam 14 Juil - 16:03



Si tu es pressé,

fais un détour.
Le fait que Naito ne cherche pas à en savoir plus sur l’origine de mes paroles me soulagea grandement. Grâce à cela, je n’aurais pas à risquer de briser mon dernier pilier, ni à chercher comment convaincre comme avec les médecins qui venaient me voir tous les matins. Cette simplicité, je regrettai presque que d’autres ne la connaissent pas. Cela aurait évité que ma vie se voit brisée petit à petit sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Mes miroirs étaient brisés sans aucune possibilité de les réparer. Mes souvenirs bafoués par des mensonges que je ne voulais plus écouter. Et, au final, je me retrouvais totalement emprisonné par des personnes qui prétendaient vouloir mon bien.

A côté de moi, mon hôte continuait à s’occuper de ses affaires. Après avoir rangé ce qui désordonnait son bureau, il avait commencé à se préoccuper de ses dessins. Certains quittèrent le mur avant qu’il ne prenne un carnet et le feuillette lentement, visiblement pensif. Peut-être que c’était grâce à cette activité, et seulement grâce à elle, qu’il n’eut pas l’idée de me demander plus de précisions. Je n’en avais aucune réelle certitude, mais je préférais y croire, comme pour me préparer à des questions prochaines qui pourraient me faire du mal. En attendant, je ne pouvais que noter le soulagement de le voir se concentrer sur autre chose.

Le regarder faire me rappela également que j’avais toujours en main le dessin qu’il m’avait fait et donné. Un portrait de moi alors que j’étais craintif, replié sur moi-même, visiblement apeuré qu’il m’arrive quelque chose. Le voir ainsi me faisait mal… Jamais encore on ne m’avait montré ce genre d’image. Les filles avaient sans doute voulu m’en faire prendre conscience par les mots, mais cela avait été bien moins efficace que ce dessin. Il était d’ailleurs un peu froissé à l’endroit où je le tenais et plié sur l’un des coins. Pendant les câlins, entre autres, il avait dû s’abîmer. Je m’en voulus de ne pas y avoir fait plus attention. J’en vins alors à me demander ce que j’allais bien pouvoir en faire. Le cacher dans un tiroir et l’oublier ? C’était tentant mais terriblement mesquin. Mais je me voyais mal l’accrocher à un mur comme le brun le faisait. Je ne voulais pas exposer plus que je le faisais déjà ce que j’étais…

Me ramenant dans le présent, mon hôte me fit remarqué que je n’avais pas répondu à sa curiosité qu’il avait eu plus tôt et me demanda à nouveau si j’étais japonais. Il rajouta des interrogations qui me firent comprendre que cela venait du fait que je m’étais exprimé dans la langue que je savais mieux parler. Est-ce que cela faisait de moi un japonais ? Je ne savais plus… Alors, quand le jeune homme fut assis à nouveau face à moi, je répondis sans cacher mes doutes qui se verraient sans aucun doute dans mon regard fuyant à nouveau celui de mon interlocuteur :

Oui, je parle japonais. Mais… mais on m’a récemment dit que je n’étais pas japonais. Alors… je ne sais plus. Je ne sais plus, mais je pense être japonais… Après tout, mes parents sont japonais…


Ma dernière phrase avait plus été une supplique murmurée qu’autre chose alors que je posais à nouveau ma bouche sur mes genoux. Je ne voulais pas en dire plus. Cela n’en valait pas la peine et je ne voulais surtout pas entendre ce qu’on me disait déjà presque tous les matins. Puis, de toute façon, parler de ce qui m’était arrivé quelques semaines plus tôt me ferait trop mal pour que je puisse retenir mes larmes. Il n’aimait pas me voir pleurer alors mieux valait que je l’évite d’une façon ou d’une autre.

Malheureusement, tout cela m’empêchait également de penser à une façon de changer de sujet. Parler n’était vraiment pas mon truc. Je n’aimais pas vraiment ça, de toute façon. Comment pouvait-on aimer parler ? A mes yeux, c’était le meilleur moyen de mettre les autres en colère, de les vexer… de leur faire du mal. Le silence et la solitude étaient ce qui protégeait le mieux les autres et des autres.
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Je parle en en anglais en #0066cc, et en japonais en #0033cc.

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Y74
Dim 15 Juil - 23:03


Si tu es pressé, fais un détour.


Son invité semblait soulagé qu'il n'insiste pas sur certain point et Nai se félicita intérieurement sur ça. Il n'avait plus, ou pas encore, fait de gaffe jusqu'à maintenant. Et ça le rendait heureux ! Ouais... généralement son caractère faisait qu'il finissait toujours par faire une gaffe à un moment ou l'autre... De la malchance ?  Peut-être un peu mais surtout de la maladresse.

Le vampire jeta un coup d'oeil au chataîn/blond et vit qu'il regardait le dessin un peu froissé. C'est vrai que lorsqu'il avait câliné le plus jeune il n'y avait pas vraiment fait attention... A vrai dire il avait même presque oublié la présence de cette oeuvre... Ouais, il n'avait définitivement pas une bonne mémoire pour ce genre de chose...
Quant à ce que Yuki allait faire du dessin, cela lui était réellement égale. Il lui avait dit d'en faire ce qu'il voulait non ? Alors l'invité pouvait très bien jeter, ranger au fond d'un tiroir ou afficher cette feuille de papier cela revenait au même pour Naito. Il partait du principe que lorsqu'il dessinait quelqu'un, l'oeuvre revenait automatiquement au modèle qui pouvait en faire ce qu'il voulait. Ça n'appartenait pas à l'artiste. Il avait juste capturé un moment fugace, quelqu'il soit.

Lui redemandant s'il était japonais, le brun retourna s'asseoir prêt du chataîn/blond. Il put voit sans problème les doutes dans les yeux de celui en face de lui. Il n'était pas aveugle et son interlocuteur ne cherchait pas à s'en cacher. Et on va dire que le fait qu'il fuyait son regard renforçait facilement cette impression. Alors comme toujours la chauve-souris se tut et laissa à l'autre garçon le loisir de prendre son temps pour parler sans interruption.

"Oui, je parle japonais. Mais… mais on m’a récemment dit que je n’étais pas japonais. Alors… je ne sais plus. Je ne sais plus, mais je pense être japonais… Après tout, mes parents sont japonais…"

Nai réfléchit, en profitant pour trouver les mots pour ce qu'il voulait dire. Habituellement il aurait parlé sans réfléchir mais il ne sait pas pourquoi, avec Yuki, son instinct lui dictait de faire attention au risque de faire du mal au plus jeune. Et il ne voulait pas faire ça, encore moins alors qu'il voyait cette lueur de détresse plus ou moins forte dans son regard.... Si seulement il pouvait l'aider... Revenant sur terre, le petit vampire finit par prendre la parole.

"Et bien... si tu parles japonais, que tes parents sont japonais et que tu te sens japonais, et bien pour moi tu es japonais alors ! Peu importe ce que disent les autres !"

Naito sourit joyeusement à son vis à vis. Il avait tenté d'effacer de son esprit le fait que la dernière phrase du plus jeune ressemblait à une supplique et ne fit pas de remarque en le voyant poser sa bouche sur son genoux, comme s'il se repliait encore plus sur lui-même. Il avait comprit que ça ne servait pas à grand chose de faire une remarque sur ça...

Le sourire de la chauve-souris se fit légèrement plus faible alors qu'il apercevait toujours les larmes au coin des yeux du plus jeune.

"Tu sais... si tu te retiens de pleurer parce que tu sais que je n'aimes pas ça, c'est gentil mais tu peux arrêter.... Si pleurer peut t'aider à aller au moins un peu mieux alors fais le..."

Parfois, pleurer un bon coup pouvait aider. Mais Naito savait que c'était parfois et non pas toujours. Mais on pouvait toujours essayer et espérer que ça marche non ?

D'ailleurs le chataîn/blond semblait être retourner dans son mutisme... Nai chercha désespérément un nouveua sujet de conversation, se creusant les méninges. De quoi pourraient-ils parler à présent ? Ou il faudrait peut-être dormir vu l'heure ? Mais que faire pour ça d'ailleurs ?... C'était trop dangereux pour Yuki de retourner dans son dortoir. Vu l'heure il avait de grandes chances de se faire attraper par un garde.... Alors lui proposer de rester dormir cette nuit ? Ça se faisait ça ?... ce n'était pas trop impoli ou mal vu ?

Et voilà... son esprit repartait loin, enchaînant interrogations sur interrogations....



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Naito s'adresse à vous en #960018.
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W188
Hier à 19:16



Si tu es pressé,

fais un détour.
Peut-être que le propriétaire de la chambre cherchait un moyen de me dire qu’il en avait assez. Non. Il m’avait après tout fait… trois câlins en l’espace de moins d’une heure. Les câlins étant signes d’affection, cela ne pouvait pas être ça. Pourtant, le silence se faisait toujours plus pesant sur mes épaules. Sans compter que ce problème était loin d’être autre chose qu’un fardeau lourd à porter. Un fardeau qu’on ramenait toujours sur le tapis tous les matins sans prendre en compte mes sentiments. Douloureux. Blessants. Près à me faire basculer dans mes idées noires plus brutalement que jamais.

Une partie de ce poids fut comme allégé lorsque mon camarade me donna son avis. Pour lui, si je pensais que j’étais japonais, en plus que j’en parlais la langue et que j’étais persuadé que mes parents l’étaient également, c’était que j’étais japonais. Tout simplement. Surpris puisqu’il était le premier à me dire ça, je levai la tête pour mieux le regarder. Je me demandais vraiment s’il était sérieux. Tant et si bien que je m’attendais à tous moments qu’il se mette à rire. Mais rien. Il souriait simplement en me regardant. Amusé ? Non, je ne dirais pas ça. Ou, en tous cas pas de façon malaisante comme je l’avais déjà vu sur d’autres visages.

Que dire ? Que faire ? J’étais à nouveau devant une nouvelle situation, perdu. Autant perdu qu’avec chaque nouvelle rencontre ici. Etait-ce l’endroit qui faisait ça ? Non… Non puisque Sheila et Numa avaient été pareil, malgré la timidité de la seconde. Alors quoi ? Cela venait de moi ? Pourtant… Non, je ne savais vraiment pas pourquoi je me trouvais dans ce genre de situations à chaque fois. Je devais être fou. Complètement taré. J’avais viré taré. Persuadé de cela, j’enfouis mon visage derrière mes genoux et entre mes bras, me forçant à retenir mes larmes. Ce n’était pas le moment.

Tu sais... si tu te retiens de pleurer parce que tu sais que je n'aimes pas ça, c'est gentil mais tu peux arrêter…


Pour tenter de lui donner tort, je secouai la tête de droite à gauche sans la relever. Pourtant, il ne sembla pas en prendre compte puisqu’il insista en me disant que si pleurer pouvait me faire aller mieux, alors c’était bien que je le fasse. Encore une fois, je secouai la tête alors que la boule dans ma gorge semblait m’étouffer. Je ne voulais pas pleurer. Pourtant mes larmes coulèrent seules. Mon corps ne tressautait pas. Je n’émettais aucun son. Je pleurais. Sans le vouloir, je pleurais.

Cela m’aiderait-il à aller mieux ? J’en doutais puisque les réponses à mes interrogations et doutes m’échappaient toujours. Rien ne me permettait de trouver de quoi m’apaiser et les médecins n’arrangeaient rien. Avec leurs certitudes à la con que je me trompais de famille… Ils ne comprenaient rien et je leur en voulais énormément pour cela. Mais comment leur dire ? C’était un coup à me faire frapper et/ou gronder. Je ne le voulais pas, même si je finissais toujours seul, que ce soit d’une façon ou d’une autre.

Après quelques minutes de silence, et parce que je n’avais plus de larmes, je relevai la tête doucement et me mis à essuyer mes yeux trempés. Quoique, entre mes yeux et mon pantalon, c’était le second qui était le plus victime de cette remontée d’émotion. Mais ce n’était pas grave. Ce n’était pas comme si cela me gênait. Alors je me mis à regarder mon hôte pour vérifier qu’il n’était pas en colère. Quelle surprise de me rendre compte qu’il n’en était rien. Certes, il m’avait donné l’autorisation de pleurer. Mais cela ne le dérangeait-il pas de ne pas connaître la raison de tout ça ? Que de questions. Toujours plus de questions. J’en avais assez ! Assez… Pourtant, je ne voulais pas partir et le laisser seul. Quelques mois plus tôt, cela ne m’aurait clairement pas dérangé. Mais depuis que j’avais appris que certaines personnes pouvaient réellement m’apprécier, j’avais plus de remords à le faire. Déjà que j’avais fait cette erreur avec Nev… Ce n’était pas la peine de me rajouter du poids en plus. Pas maintenant. Ce n’était pas le moment. Mais alors… que faire ?
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Je parle en en anglais en #0066cc, et en japonais en #0033cc.

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