Je suis là~ [PV Sheila McElroy]

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Ven 6 Juil - 16:05



Le malheur peut être

un pas vers le bonheur.
Cinq mois. C’était le temps que j’étais à l’institut sans avoir trouvé le moyen de rentrer chez moi. Les Nakamura ne me manquaient pas spécialement, à vrai dire, et encore moins leurs courriers. Néanmoins, je ressentais le besoin extrême de retrouver un endroit que je connaissais parfaitement. Celui dans lequel j’avais vécu pendant des années me semblait donc le plus approprié, même après avoir rencontrés quelques personnes comme Nev’ et Naito. Ils étaient très gentils et j’étais particulièrement attaché au premier, mais l’endroit m’angoissait énormément. Entre les cours avec des inconnus, les rendez-vous avec les médecins alors que je ne savais toujours pas pourquoi j’étais là, il me fallait plus qu’une ou deux personnes à apprécier pour rester là.

Alors, pendant mon temps libre, comme fuir était totalement inutile, j’allai dans un endroit peu surveillé quand je n’avais rien d’autre à faire. Pas de devoirs par exemple. Les côtes étaient l’endroit que je préférais, et plus encore une petite péninsule à l’ombre des arbres d’où on pouvait voir le port. Bon, il faudrait avoir des yeux supersoniques pour voir les détails de ce qui s’y passait. Mais, au moins, je pouvais m’en faire une idée générale. Par exemple, je pouvais comprendre quand une personne arrivait et, à force qu’elle s’approcher, deviner à quoi elle ressemblait, ou si c’était juste un chargement comme il y en avait une fois par semaine.

En ce début juillet, j’étais sortit vers dix heures, peu après le départ du médecin qui m’avait encore posé d’étranges questions auxquelles je n’avais que très peu répondu de façon évasive. Je m’étais alors dirigé vers ma péninsule. Ce fut fort agréable de sentir le soleil chauffer ma peau de façon douce grâce au vent qui soufflait doucement. Dans ma main, je tenais avec force, comme si j’avais peur de le perdre, le porte-clé que Numa m’avait offert. Je n’avais gardé que peu d’affaires de ma vie passée hors de cette île et les cadeaux de mes deux amis et une photo de Hope en faisaient partie. Comment aurais-je pu les oublier ? Je me sentais tellement honteux de ne pas leur avoir dit “au revoir”.

En arrivant à destination, je n’eus pas vraiment l’envie de regarder le port. Peut-être plus tard, quand le bateau qui venait d’accoster serait parti. Après tout, cela me faisait énormément de peine de savoir que je ne pouvais pas monter à bord pour retourner chez moi.Alors, je m’assis contre un tronc d’arbre, celui le plus proche du bord (avec une dizaine de mètres de marge tout de même), ce qui me permettait d’avoir une vue dégagée sur l’horizon. C’est ce que je me mis à observer très silencieusement en pensant à mon passé. Je me demandai alors ce que je souhaitais. Retrouver les Nakamura me semblait être une nécessité pour que je me sente plus à l’aise malgré la douleur qui m’attendait sans aucun doute là-bas. Je souhaitais également retrouver Numa, Sheila et Hope qui m’avaient été très précieuse tout le temps où j’étais resté à l’académie. Le temps passé avec mon chiot avait d’ailleurs été bien trop court ! Il était certain qu’il m’en voulait grandement. Me ferait-il la fête si nous venions à nous retrouver ? Et les filles, m’en voudraient-elles ? Pourquoi ne serait-ce pas le cas vu que je les avais tout simplement abandonnées ?

Que de questions qui n’auraient peut-être jamais de réponses...
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X161
Ven 6 Juil - 18:28






Je suis là ~

Bon. Je m'ennuie.
Ça ne fait que quelques temps que je suis ici et je ne sais déjà pas quoi faire pour m'occuper. A peine quelques jours me suffisent à trouver l'endroit un peu... bizarre. Pour commencer, le règlement est bien plus strict qu'à Immortalia et j'ai l'impression que je ne peux pas faire autant de sport que je le voudrais. Pour un endroit où nous sommes censé être soignés je trouve ça un peu étrange. Après tout, pour être en forme il faut bouger. Je veux bouger!

Mon dieu comme je m'ennuie!

J'ai comme l'impression que venir ici n'était pas forcément une bonne idée, merci maman... Je viens à peine d'avoir mon bac, j'aurai aimé en faire quelque chose plutôt que d'aller dans cet institut. Enfin, c'est vrai qu'au début j'étais un peu enthousiaste à l'idée de venir puisque je pensais en apprendre plus sur ma soit-disant maladie mais on dirait, pour le moment, que je vais surtout me faire surveiller par des médecins à longueur de journée... Et j'ai.. horreur des médecins. Enfin, j'avais horreur des médecins. C'est vrai que j'arrive à les côtoyer sans m'enfuir en courant mais je ne me sens toujours pas à l'aise.. Mademoiselle Iélanov n'est pas là et je.. je crois qu'elle me manque. C'est grâce à elle si j'arrive à m'approcher du corps médical sans trop de problèmes alors, maintenant qu'elle n'est plus près de moi j'ai un peu peur. J'ai l'impression de n'être entourée que de scientifiques en blouse blanche de type Dr. House sans avoir la possibilité de m'évader. Bon, étant sur une île ça marche aussi au sens propre mais vous saisissez l'idée. Bref.

Je flânai un peu dans les couloirs, cherchant une occupation alors que la chaleur écrasante de l'été se posait sur mes épaules. Je suis quelqu'un de frileux, j'ai tendance à aimer la chaleur et les rayons du soleil, ça me change de l'Irlande mais je dois avouer qu'il fait chaud. Je m'éventai donc de la main en écartant le col de mon haut de l'autre pour inviter un peu de fraicheur à m’effleurer la peau. De l'eau... Je crois que j'ai soif. Y a pas un distributeur dans le coin? N'importe quoi, même une flaque je suis preneuse. Et là, l'image de moi en train de boire dans une flaque d'eau tel n'importe quel animal. Comment voulez-vous que je ne souris pas? Non en fait je ris carrément toute seule, dans mon couloir. Je note vaguement le regard interrogateur de certains passants mais bon, je ne fais pas grand chose de mal, un peu de rire ne va pas les tuer et moi je n'ai pas peur du ridicule. Le monde serait beaucoup moins drôle sans le ridicule! Mon dieu, que je me fais rire! Il faut vraiment que je me calme... Malheureusement, je n'ai plus Numa avec moi pour être mon régulateur d'énergie. Tient parlant d'elle, j'espère qu'elle va bien. Je lui avait promit de ne pas perdre le contact avec elle et lui ai d'ailleurs envoyé une lettre -un exploit puisque je n'aime pas écrire et que j'ai du mal à me concentrer deux minutes sur un texte- pour lui donner un peu de mes nouvelles, comme quoi j'étais bien arrivée. Bref, le truc bateau quoi. Vu les capacités phénoménales de la poste je ne pense pas qu'elle l'ait encore reçu mais j'ai hâte qu'elle me réponde. Elle va me maquer ma coupine d'amour... On en a fait des choses ensembles! Déjà, notre rencontre était parfaitement rocambolesque, la soirée d'Halloween tout autant, le nouvel an chinois aussi et l'aventure "sauvons Yuki" n'était pas mal dans son genre. Tiens, parlant de Kinou, je me demande bien comment il va. Il a disparu sans donner le moindre signe de vie et j'avoue que je suis un peu triste de ne pas avoir pu lui dire au revoir. C'était si soudain, j'ai encore du mal à réaliser... Quand je pense que je ne connais même pas son adresse. Je ne pourrai pas lui envoyer de lettres, aaaaaaaaah! Ça me fait rager! Et quelle idée de ne pas avoir de portable, Kinou? J'aurai au moins pu te passer un coup de fil même s'ils sont limités ici.

Je soupirai d'un coup, essayant de calmer l'effervescence de mon esprit quand mon regard fut interpellé par une couleur qui me semblait familière. Un garçon était dans la cour, s'avançant vers la sortie pour se rendre au alentour, sûrement. Le plaquai mes mains contre la fenêtre en y collant même mon nez pour mieux voir. Ce jeune homme... Ses cheveux, son physique, la couleur qu'il dégage.. Ça me fait penser à.. Kinou?!

Je me mets à courir dans le couloir pour atteindre l'escalier et le dévaler à toute allure. Heureusement pour moi, je ne croise pas de membres du personnel et ne me fais pas freiner dans ma course mais j'ai tout de même peur de le perdre de vu. Je sais que seules les émotions se manifestent par des couleurs et qu'il suffit que ce garçon soit dans le même état d'esprit que Yuki pour que leurs couleurs soient similaires mais.. je ne sais pas, j'ai l'impression que c'est lui. J'espère que c'est lui.

C'est pas vrai, je l'ai perdu! Bon tant pis, de mon perchoir j'ai à peu près vu sa trajectoire, je vais la tenter. Je me dirigeai donc dans les pas du jeune homme en espérant le rattraper avant qu'il n'aille trop loin. Je tourne la tête des deux côtés dès que j'arrive à une intersection et le vois sur ma droite, au loin. Yes! Ni une ni deux, je m'élance au pas de course pour essayer de le rattraper même s'il n'est pas tout près. Enfin, plus je peux réduire la distance qui nous sépare et moins j'aurai de chance de le perdre à nouveau.

Notre petite poursuite me mène sur une péninsule d'où l'on peut voir le port en contrebas, des barrières de sécurités bordant la côte. Le jeune homme s'était assit contre le tronc d'un arbre tandis que j'arrive à peine et que je reprends un instant mon souffle. Maintenant que je le vois de plus près, même si c'est de dos, j'ai presque la certitude qu'il s'agit bien de mon ami.
Je me redresse, prends une grande inspiration et hausse un peu la voix pour qu'elle lui parvienne.

- Kinou ? Je me permets de venir près de toi! lançai-je, le sourire jusqu'aux oreilles.  

Ça peut paraître cliché, mais c'est ce que je lui avais dis le jour de notre rencontre, lorsqu'il était monté sur le toit et qu'il avait fait si peur à Numa. Peut-être que, si c'est vraiment lui, il pourra me reconnaître? Le garçon se retourne, interpellé par ces paroles avant de se lever. Il semble stupéfait mais moi, je ne peux m'empêcher de sourire de plus bel, retrouvant ces cheveux blonds, ces yeux clairs un peu perdus et ses traits fins à tel point qu'on se demanderait s'il mange assez. Je m'élance vers lui, réduisant le plus vite possible la distance qui nous sépare pour sauter dans ses bras. J'étais si heureuse que mon entrain me donne un peu trop d'impulsion, j'ai l'impression qu'on manque de tomber sur l'herbe mais ce n'est pas grave, je le revois enfin. Et je le serre dans mes petits bras.

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W188
Lun 9 Juil - 1:45



Le malheur peut être

un pas vers le bonheur.
Seul depuis le début, j’étais loin de m’imaginer que quelqu’un viendrait me voir. Si, peut-être une de mes connaissances qui savaient que je voulais partir de là. Mais ils restaient très peu nombreux, en réalité. Du coup, je ne pensais pas que quelqu’un veuille me parler. Je n’étais pas sociable. C’était à peine si ma propre survie était ma priorité. Je ne cherchais même pas à cacher que tout ce que je voulais c’était tout… sauf être là. Alors converser avec les autres… Et quoi qu’on ait pu me dire à ce sujet, je n’oubliais pas que c’était interdit par le règlement. Je ne voulais pas qu’on me gronde à cause de ça… Je ne voulais pas qu’on me punisse.

Pourtant, j’entendis une voix féminine derrière moi. Il me semblait la reconnaître mais… Non ! C’était impossible ! Pourtant, ces paroles, je les connaissais. Et pas qu’un peu ! Alors, aussi rapidement que je le pus, je me retournais pour être face à la personne qui se trouvait derrière moi. Ce qui attira en premier mon regard furent ses cheveux : roux avec une mèche blonde. Ensuite, ce furent ses yeux vairons dont la couleur ne différait pas énormément. Toutes ces ressemblances… Non ! Ce n’était pas possible !
Choqué, je me relevai rapidement. Surtout qu’elle s’élançait vers moi, visiblement contente. Cela me conforta dans l’idée que c’était elle. Pourtant, je ne parvenais pas à croire qu’elle puisse se trouver dans cet enfer. Pas elle. Elle était la plus sainte d’esprit que je connaisse. Alors, pourquoi ?

Immobile de stupeur, je ne pus empêcher la jeune femme de me rejoindre jusqu’à me prendre dans ses bras. Ce geste, cette odeur, ces paroles, ce physique… Tout. Tout me rappelait Sheila, que je le veuille ou non ! Mais je ne voulais pas croire que ce soit elle. Un sosie. Oui, ce devait être son sosie. Avec tant de ressemblances ? Etait-ce possible ? Non…


Ca ne peut pas être vrai… Tu n’es quand même pas…


Je ne parvins pas à terminer ma phrase, trop choqué et triste de la savoir là. Non pas que je ne rejetais plus cette idée, cette possibilité, mais je ne pouvais pas concevoir non plus que quelqu’un soit comme elle en tous points. Puis, ces paroles. Exactement les mêmes que le jour de notre rencontre, alors que je pensais à sauter du toit pour briser cette chaîne de violence dans laquelle j’étais enfermé. Je ne savais donc pas du tout quoi lui dire…

Très hésitant, je sentais mes yeux se mouiller alors que je tremblais comme une feuille. Mes jambes manquaient de me lâcher, même si je tenais bon. Après tout, aucun des scénarios qui pouvaient se jouer ne me convenaient. Déjà il était hors de question que j’accepte qu’une inconnue, aussi ressemblante soit-elle, me prenne dans ses bras et me parle comme si elle me connaissait. D’un autre côté, je ne pouvais vraiment pas concevoir que Sheila soit malade, coincée sur cet île dont personne ne pouvait sortir.

Je dois rêver. C’est ça… Je rêve, ce n’est qu’un rêve et je vais bientôt me réveiller…


Oui, il ne restait que cette solution… Cela devait être cette solution…
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Ven 13 Juil - 17:26






Je suis là ~

Incroyable. Vraiment... Incroyable! Le monde est décidément tout petit! Je me serre un peu plus contre le garçon, fermant les yeux pour mieux profiter de ce moment, un éternel sourire sur mon visage tant la joie de le revoir m'envahissait. Son odeur de vanille ne semble pas avoir changé, il est toujours aussi fin pour que je puisse l'enlacer si facilement et sa façon significative de ne pas bouger face à cette marque d'affection. Je n'avais pas de doutes tout à l'heure, maintenant j'ai la parfaite certitude qu'il s'agisse de lui. Au lycée, je l'avais un peu prit sous mon aile, comme un petit frère, un protégé. Le destin est étrange de me l'avoir amener ici, avec moi. C'est bête mais je vois un signe en cette rencontre, comme si quelque chose d’inexplicable et inéluctable nous avez réunit. Ma mission d'ange gardienne n'est peut-être pas terminée?

- Ça ne peut pas être vrai… Tu n’es quand même pas… entama le garçon avant de s'interrompre presque immédiatement.

La surprise filtre dans sa voix et ses hésitations le rend un peu confus mais je ne peux pas le blâmer. Moi aussi, j'ai été énormément étonnée de le voir ici et je sais que Yuki est un garçon craintif, ça a du lui faire peur de me voir apparaître... Mais je ne peux cacher ma joie, je me devais de l'enlacer. Il faut que je lui dise comme je suis heureuse de le retrouver! J'allais d'ailleurs prendre la parole quand le jeune homme reprit dans un murmure. Il se demandait si c'était un rêve, il en tira même la certitude, pensant qu'il se réveillerait bientôt. Bon, ok. Il est surprit et peut-être un peu paniqué de la situation mais quand même! Enfin Kinou, je vais finir par mal le prendre holàlà! Je le sers une ultime fois dans mes bras avant de desserrer progressivement l'étreinte, relevant la tête pour le regarde et lui adresser ce sourire qu'il connaît si bien maintenant.

- Ben alors? Tu n'es pas content de me voir, Kinou? dis-je en exagérant une moue de faux mécontentement.

Bon, j'avoue cette situation m'amuse plus qu'autre chose. Sa tête toute étonnée est vraiment très chou par contre s'il me répond qu'il n'est pas content je ne sais pas ce que je lui fais! Chatouilles, peut-être. Hum, oui c'est une bonne arme ça!
Je finis par lâcher mon ami pour mettre les poings sur les hanches et plonger mon regard vairon dans le sien. Je note au passage que je dois toujours autant lever la tête pour le regarder. Il a encore grandit ou quoi?

- Bon, c'est quoi cette histoire de rêve? Tu penses qu'on aurait pu connecter nos cerveaux pour être dans le même? Ha ha! Viens, on s'auto-pince pour vérifier! lançai-je sur le ton de la plaisanterie.

Je l'avoue, j'ai vraiment envie de rire. Je m'auto-trouve drôle, oui bon. Et puis, Kinou est vraiment trop choupi avec son expression de stupeur et son attitude complètement dépassée par les événements. Je ne pouvais pas rêver meilleures retrouvailles! Oh ça va, c'est pas méchant, mais faut bien savoir profiter des bonnes choses. Par contre, il a vraiment l'air perdu. Je jette un coup d’œil rapide à la couleur que dégage son corps pour me faire une idée de ce qu'il ne va pas. Il y a trop de mélanges de teintes, j'ai du mal à analyser ce que ça veut dire. Kinou a toujours était un être très complexe, j'aurai du me douter que cette position rendrait son cerveau en ébullition. Je capte tout de même un bleu délavé, du jaune tirant sur le moutarde et une sorte de marron. Alors, que je me souvienne... Le bleu c'est la protection mais étant donné la teinte de celui-ci, il doit être sur la défensive et ce jaune... Je crois qu'il est inquiet. Mais pourquoi il semble s'étendre vers mon visage? Oh... Il est inquiet pour moi? Pourquoi donc? Je ne risque rien, non? Mais ce qui me dérange le plus c'est cet espèce de marron. Il a un goût qui ne me plaît pas du tout... Amer. Je crois que Kinou ne va pas bien...

Je laisse ma réflexion ne m'atteindre que de l'intérieur et lui renvoie un sourire radieux. Il a bien besoin d'un peu de lumière! J'incline légèrement la tête sur le côté, observant le garçon avant d'aller rejoindre l'arbre contre lequel il s'était assit pour m'y installer et l'inviter à venir près de moi. Je regarde ensuite l'horizon, scrutant l'étendue d'eau face à nous, bien à l'ombre des feuilles.

- On a vraiment une belle vu d'ici. Les couleurs sont magnifiques! Oh, je sais! Ça sera notre petit coin à nous! Deal? Je me retourne vers lui en souriant avant de présenter mon petit doigt en signe de promesse, C'est le lieu de nos retrouvailles après tout!

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Sam 14 Juil - 3:27



Le malheur peut être

un pas vers le bonheur.
La pression de la jeune femme sur mon corps se fit à nouveau sentir plus fortement. Puis, doucement, elle se détacha de moi, comme si elle avait peur d’être aussi brusque que lorsqu’elle avait foncée à ma rencontre. Je ne savais toujours pas comment j’avais fait pour rester debout après un tel impact, mais c’était bien là le cadet de mes soucis. J’avais besoin de réponses, savoir qui elle était, avant de virer totalement taré. Réponses qu’elle ne me donna malheureusement pas explicitement. Ses mains me tenant toujours un minimum, comme si elle avait peur que je parte en courant, et le regard levé vers moi pour le planter dans mes yeux écarquillés, elle prit la parole. Elle me parut vexée, presque en colère. Cela me fait mal de voir ça sur le visage de mon amie qui me demande si je ne suis pas content de la voir. D’un autre côté, je ne pouvais pas lui donner tort : je rendais tout le monde inquiet ou en colère, même des inconnus, alors pourquoi pas elle ?

Elle était bel et bien Sheila. Dire que je n’étais pas pas content de la voir aurait été mentir. Mais je ne voulais pas la savoir sur cette île. Elle n’était pas malade. Elle n’était pas folle. Pourtant, elle portait l’uniforme des patients, pareil au mien, avec un numéro brillant sur sa poitrine. X161. Une lettre après la mienne… Pourquoi ? Pourquoi ? Je ne pouvais l’accepter. Alors, je ne répondis pas, préférant tenter de lui sourire faiblement. Bien sûr, je ne savais pas vraiment faire cette expression qui me faisait mal au niveau des joues. J’arrêtai donc bien vite de forcer pour reprendre mon expression initiale.

Bien que son expression ne dégageait plus autant de colère, elle mit ses mains sur ses hanches, me libérant ainsi totalement. Je ne bougeai pas pour autant, serrant toujours le porte-clé dans ma main. Je ne savais pas quoi lui dire ou lui répondre. Les mots me manquaient et je savais qu’elle était débutante en japonais. Le silence était donc la seule solution qui me parut réalisable. Néanmoins, quand elle me demanda si je voulais qu’on se pince mutuellement pour vérifier si je rêvais ou non, je lui répondis en levant les mains au niveau les épaules, dévoilant mes cicatrices au poignets :


Non, non… ça ira…


Puis, la voyant ne pas insister, je baissai les bras. Elle souriait, certainement heureuse de me retrouver alors que je me sentais déchiré. Voulant serrer mon seul soutien pelucheux du moment, je me rendis compte que j’avais laissé tomber mon porte-clés dans ma précipitation de lui répondre à cause de la panique. Je le cherchai donc en m’accroupissant en résistant avec peine à la panique. Il ne fallait pas que je le perde ! Mais j’avais besoin de mon calme, je le savais. Puis, il ne devait pas être bien loin : le vent ne soufflait pas fort et je ne l’avais pas lancé. Il me fallut tout de même quelques minutes, le temps pour Sheila de rejoindre l’arbre que j’avais précédemment choisi et s’installer contre son tronc, pour le trouver juste à côté de mon pied.

Heureux et surtout soulagé de l’avoir retrouvé, j’enfilai l’anneau autour de mon majeur droit et tint à nouveau la peluche en forme de chien serré au creu de ma paume. Puis, doucement, je rejoignis mon amie. Je ne souriais pas, ne sachant toujours pas quoi penser. J’avais peur de ce que j’allais découvrir, autant de ce qu’elle allait me dire. Elle ne semblait pas m’en vouloir d’être parti sans rien dire… contrairement à moi. J’avais donc beaucoup de difficultés à me concentrer sur ce qu’elle me disait. Néanmoins, je réussis à capter certains mots-clés comme “retrouvailles”, “notre coin à nous”... Je compris donc à peu près son message, même si pas complètement.

Assis à côté d’elle, les jambes repliées contre mon buste, je regardais l’horizon. Je n’étais bien que dans cette position, même si cela ne me protégeait pas de grand chose. Mon coeur, par exemple, était trop exposé quelle que soit ma position… Et avec ce que j’avais compris du “deal” de mon amie à peine retrouvée, il se trouvait aussi gonflé de joie que déchiré par la douleur de la savoir malade, enfermée dans ce lieu que je haïssais. Pourtant, en tournant le regard et voyant son doigt tendu pour former une promesse comme dans mon pays, je ne réussis pas à lui dire que j’aurais préféré la savoir en liberté. Au lieu de cela, je la pris à mon tour dans mes bras et la serrai contre moi en fermant les yeux. J’avais beaucoup d’affection pour elle et je voulais qu’elle le sache. Peut-être cela scellerait également notre promesse, mais je ne pouvais pas le certifier et ma gorge était bien trop bloquée pour que ma voix puisse fonctionner. Même pour dire un simple “pardon” au bout d’un moment, ce fut difficile, le rendant inaudible et insignifiant dans l’immensité du lieu qui nous entourait magnifiquement.
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X161
Dim 15 Juil - 3:13






Notre promesse...

Je n'ai pas de mots pour décrire l'incroyable sentiment qui me parcoure face à ce coup du sort parfaitement improbable et si étonnant. Les choses sont parfois bien étranges quand on y pense... Lui était parti d'Immortalia sans que je n'ai de nouvelles et malgré tout, je l'avais retrouvé. Je l'avais prévenu que j'étais pot de colle de toute façon, ha ha!
Enfin... Ce petit air frais, l'horizon face à nous, le chant des mouettes. Je me sentirai presque en vacance si je n'avais pas cet uniforme. Il faut avouer que l'institut offre de jolis paysages et pour le moment, les gens y sont assez agréables. J'ai encore du mal avec les médecins maintenant que mademoiselle Iélanov n'est plus là mais je pense qu'avec le temps je devrai m'y habituer. Et puis, je ne resterai pas toute ma vie ici, il me faudra juste prendre un peu sur moi jusqu'à ce que je sorte.
Je ferme les yeux un court instant pour mieux sentir le vent dans mes cheveux alors que Kinou me rejoint, s'asseyant timidement à côté de moi. Comme à son habitude, il a les jambes repliées devant sa poitrine, l'air pensif en regardant au loin ce qui m'invita à faire de même. C'est à ce moment que j'avais reprit la parole, lui proposant un marché en tendant mon petit doigt dans sa direction. Ça peut paraitre puéril et un peu bête mais... je voulais vraiment célébrer ces retrouvailles par une promesse. Cette promesse d'avoir un lieu rien qu'à nous. Un lieu où on pourra venir si on se sent mal. Un lieu réconfortant qui nous rappellerait que, peu importe les distances ou ce qu'il pourrait arriver, il y aura toujours ce lien invisible et inexplicable qui nous unit. Comme celui d'un frère et d'une sœur... C'est vrai, le jour de notre rencontre j'avais trouvé des ressemblances entre lui et Edan et, même si je le sais un peu sauvage, j'espère sincèrement qu'il me voit aussi comme une grande sœur. Ou du moins, une personne sur qui il peut compter en sachant que je serai toujours là. Alors je lui souris, ne trouvant pas d'autre façon de traduire tout ce qui me traverse l'esprit.
Kinou avait l'air hésitant, partagé peut-être. Est-ce que ma demande est déplacée? C'est vrai qu'on vient à peine de se retrouver alors c'est peut-être un peu précipité? Je devrai plutôt lui demander comment il va? Où est-ce qu'il était pendant ce laps de temps où on ne l'a plus vu moi et Numa? Peut-être qu'il n'a tout simplement pas envie de passer ce deal avec moi? Après tout, c'est sûrement son jardin secret à lui seul et, le connaissant, il voudra son endroit tranquille. Sa forteresse de solitude... Je lui adressai un nouveau sourire tout en me préparant à reprendre la parole pour essayer d'effacer son malaise quand je le sentis se rapprocher de moi. Il.. me prend dans ses bras? J'écarquille les yeux, restant figée dans ma position alors que ses bras se resserrent autour de moi.

- Kinou?

La surprise m'oblige à l'interpeller mais je ne dis rien d'autre et n'ose pas bouger de peur de briser cet instant de tendresse. Pendant que nous étions au lycée, je l'avais enlacé un nombre sûrement incalculable de fois pour lui qui était si craintif. Je n'ai jamais su s'il appréciait ou s'il était mal à l'aise mais je continuai pour essayer de lui faire comprendre qu'il pouvait non, qu'il avait le droit d'être aimé. Alors, le sentir contre moi me donne l'impression que j'ai réussi et qu'il m'apprécie en retour. Je crois bien.. que c'est la toute première fois qu'il me prend dans ses bras. Et moi je reste comme ça, éternellement immobile jusqu'à ce qu'il prononce une excuse dans ce murmure presque inaudible. Je me détends légèrement, fermant mes yeux à mon tour alors que mes mains se posent sur dos pour lui rendre son étreinte. Je ne comprends pas bien pourquoi il me demande pardon, je ne compte pas non plus lui demander ce qui motive ses paroles mais je veux lui montrer dans mes gestes que tout va bien. Qu'il est avec moi et que jamais je ne lui ferrai et ne lui voudrai du mal. Je me blottit donc contre le garçon, resserrant mes doigts sur le tissu de son haut pour me sentir encore plus proche de lui.

Les oiseaux chantent leurs sérénades dans le bleu transparent du ciel, portés par le vent marin. Le bruit des vagues bercent mes oreilles tandis que de très fins rayons dorés transpercent les feuilles pour se poser sur moi. Un cadre idéale, parfait même, pour souligner ce moment hors du temps. Arrêté au milieu d'un tableau aux couleurs d'été. Je ne veux pas le lâcher. Pas encore. C'est si rare. Si improbable venant de lui que je veux profiter de cette sensation au maximum. Ça me fait tellement plaisir... J'ai maintenant la preuve que l'amour que je lui porte est réciproque. N'est-ce pas le plus beau des cadeaux? La plus belle façon de sceller une promesse?
Notre promesse.

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Hier à 14:39



Le malheur peut être

un pas vers le bonheur.
J’entendis très distinctement la surprise de Sheila. Mais il était trop tard. Malgré la résonnance de mon prénom imprégné de ce sentiment neutre, j’étais déjà en train de la serrer contre moi. La chaleur qui émanait de son corps était exactement la même que lorsque cela venait d’elle. C’était étrange. Pourquoi n’était-ce pas différent ? Je n’en savais rien. Cela aurait dû me faire peur. Pourtant, je me sentais aussi serein que coupable. Scindé en deux, comme mes sentiments partagés entre la joie de la revoir et l’immense tristesse de la voir aussi prisonnière que moi. Il était tant de choses que je voulais lui dire. Mais j’en avais peur. De toute façon, je n’étais même pas sûr que, malgré sa visible joie de me retrouver, elle m’ait pardonné mon départ silencieux. Et qu’en était- il de Numa ? Et de Hope ? J’avais peur qu’elles aient de la rancune pour moi. Pourtant, lorsque je m’excusais pour cela, pensant qu’elle ne m’avait pas entendue, je sentis ses bras entourer mon corps avec douceur.

Ce alors à mon tour de ressentir une certaine surprise. Je ne la lâchai pas mais en ouvrit les yeux. A quoi pensais-je alors ? Ce n’était pas clair dans mon esprit. Comme si tout était passé dans un filtre m’empêchant de comprendre les mots qui me traversaient douloureusement. J’avais l’impression qu’elle appréciait cette initiative de ma part. Mais, d’un autre côté, cela pouvait-il avoir une autre signification ? Je n’en savais rien…


*Pourquoi je ne sais jamais rien… ?*


Etais-je donc à ce point ignorant ? C’était ce qu’il semblait et je ne pouvais pas m’en réjouir. Comment aurais-je pu ? Mais… cela voulait-il dire que j’étais sain d’esprit ? Non, peut-être pas. Etait-ce la raison de ma présence ici ? Je ne le savais pas. Encore une fois…

Doucement, pour éviter de teinter ce geste d’affection de remords et de tristesse, je me détachai de mon amie. Puis, je la regardai quelques instants sans parvenir à sourire avant de tourner les yeux vers les paysage. Malgré ma position revenue à l’initiale, je me sentais un peu plus détendu. Juste un peu, mais c’était déjà pas mal par rapport à tout ce que j’avais accumulé depuis mon arrivée à l’institut. Cela se sentit sans doute dans ma voix lorsque je dis à mon amie, n’osant pas vraiment la regarder à nouveau :


Je me demande si tu as reçu mon message confié aux étoiles…


Quelques jours après mon arrivée, avec Nev, j’étais sortit dans l’espoir de trouver un moyen de m’en aller. Je ne l’avais pas trouvé. Alors, j’avais demandé au garçon qui m’avait proposé de regarder les étoiles si on pouvait leur confier un message. Sa réponse ayant été positive, j’avais alors tenté de dire à Numa, Sheila et Hope que je tenterais par tous les moyens de les retrouver une fois sortit de là. Sur le coup, j’avais cru qu’il existait un moyen de s’enfuir mais que mon compagnon n’en savait rien. Finalement, les mois étaient douloureusement passés avec cette seule vérité : rien ne nous permettait de nous en aller. Nous ne pouvions pas partir, au même titre que si nous nous trouvions derrière des barreaux. Pourtant, j’espérais que mon message était parvenu à s’en aller pour trouver ses destinataires. Depuis le temps, cela pouvait être possible. Non ?
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