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12/12/2018
Doutes : -15% ; Révolution : +15% (Preuve Cannibale & Kan + Preuve Alexander + Preuve Lucy)
05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

La vie dans ce monde est un jeu d'enfant ||feat W05||

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W133
Le Génie… Cap...

Aeden était assis sur l’un des bancs de la cour extérieure. Le soleil de fin d’après-midi caressait ces cheveux sombres. Un peu plus loin, un groupe de jeune s’amusait avec un ballon, certains autres paressaient au soleil. Il faisait un peu trop chaud mais tous étaient contents de prendre l’air. Ils parlaient, riaient, bougeaient. Immobile, le surdoué les observait sans les voir vraiment.

Dante…

Il soupira, les yeux perdus au-delà du visible. L’estrade. C’était comme si, après plus de deux mois, elle n’avait pas bougée. Elle n’était pas là bien sûr, mais sa présence oppressante était comme une évidence. Il posa un de ces pieds sur le banc et l’enroula de ces bras. Son visage était un peu moins pâle et les blessures sur ces mains avaient disparus. Il restait un peu maigre mais rien qui ne puisse choquer quand on ne le connaissait pas vraiment. Assis là, il donnait probablement l’impression de profiter des rayons de soleil et de l’air un peu plus frais de fin de journée.

Mlle Dessanges…

Il ferma les yeux, posant son front sur sa jambe. Il jouait à son nouveau petit jeu. Les règles n’étaient pas bien compliquées, il n’y en avait pas. Juste une instruction. Trouver des raisons. S’y accrocher. Désespérément. Ici c’était les personnes. Les personnes qu’il n’avait pas le droit de blesser plus qu’il ne l’avait déjà fait. Celles qui seraient blessé s’il se blessait encore. C’était ça le but du jeu. Ne rien faire. Rester là, comme un pantin désarticulé. Il hésitait.

Ses parents ? Non.

Ils ne pouvaient pas prendre part au jeu. Pas après qu’Aeden ait formellement décidé qu’ils étaient ces marionnettistes. C’était dans le jeu ça aussi. Il suffisait qu’il fasse ce qu’ils disaient. Sans se poser de questions. Lorsqu’il sortirait de l’institut, il ferait ce que ces parents voudraient. Des études de commerces, de médecin, d’avocat,… ce qu’ils voudraient. S’ils voulaient qu’il ait une copine, il en aurait une. S’ils voulaient un mariage, il y en aurait un. S’ils voulaient des petits-enfants, ils en auraient.

W05 ?

Elle, elle devait le détester.

Nevabriel ? Naito ?

Ils ne se connaissaient pas assez.

Amalia ?

Il eut un rire étouffé. Elle, elle l’aurait tué de ces propres mains si elle en avait en le droit. Et si elle en décidait d’en prendre la peine.
C’était déjà la fin du jeu ?

Il aurait dû s’en douter. Le compte était vite fait. 3 et demi. Était-ce suffisant ? Le jeu disait que oui. Alors c’était oui. La main crispée du garçon lâcha la pierre coupante qu’il avait ramassée au lac un peu plus tôt. Il rouvrit les yeux qui suivirent sa trajectoire. Elle souleva un peu de poussière puis tout fut à nouveau immobile. C’était au moins le 10ème jeu qu’il gagnait aujourd’hui. Pourquoi, alors qu’il avait gagné, avait-il le sentiment d’avoir perdu ?

Il ne devait pas répondre. Il ne devait pas répondre. Il ne devait pas répondre… L’ombre menaçante de l’estrade se matérialisait.

Le mouvement d’avant en arrière l’apaisa. Un nouveau jeu… il devait penser à un nouveau jeu… Ok… des buts… trouver des buts. Au moins 1. Et il aurait gagné.





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La vie, dans ce monde, est un jeu d'enfant

Depuis qu'elle avait jeté ce papier, affirmant qu'elle et ce W133 s'étaient roulés un patin en plein couloir - qui n'avait, d'ailleurs, pas dû passer inaperçu - elle se sentait à la fois reposée, mais aussi perturbée. Elle n'agissait plus par simple coup de tête - quoique - mais depuis, cela lui arrivait de réfléchir avant de faire quelque chose, ce qui était devenu très rare avec le temps. Ce baiser avait changé plus de choses en elle qu'elle n'aimerait le faire croire.

Et pourtant, dans sa chambre, elle réfléchissait encore à la façon dont elle allait pécho son médecin, le docteur Myers. Elle tenta plusieurs positions sur son lit, toutes aussi osées les unes que les autres. Elle essaya même plusieurs uniformes, qu'elle avait réussi à "emprunter" à certains patients masculins. Mais rien ne la satisfaisait vraiment.
Alors elle passa un long moment à se regarder dans la glace, jaugeant sa sexualité débordante. Elle avait tout ce dont un homme pouvait avoir besoin, elle prenait même soin d'être encore plus sexy que le voudrait le règlement.

Mais quelque chose la perturbait. Si encore, ce n'était que ce baiser avec ce garçon...
Non, cette nuit elle avait encore rêvé. Elle avait vu une opération dans la salle de soin qui ne se déroulait pas très bien, voire très mal. D'habitude, elle aurait choisi d'ignorer cette vision, tout simplement parce qu'elle ne pouvait rien faire contre, mais cette fois-ci, elle tournait dans sa tête, sans cesse.

Alors elle décida de sortir, de prendre l'air, de laisser ses envies primaires dans sa chambre, pour une fois. Elle s'était même habillée sobrement. Enfin, avec l'uniforme quoi. Enfin, il était bien mis. Enfin bref...
Elle sortit du bâtiment et profita de cet air chaud qui brûlait sa peau. Elle aimait, cette île. Cet air marin, ces rayons chauds, cette verdure morte, ces décès de patients... C'était beau, quand même.

En se baladant dans la cour centrale, elle pouvait voir les dégénérés s'amuser comme des petits fous. Elle avait envie de donner des coups de pied aux plus jeunes, histoire de rendre leur peau plus dure et leur rire moins débile.
Elle détestait les gosses.

Elle finit par voir une touffe de cheveux qu'elle avait vu du dessus, à un moment dans sa vie. Elle appartenait à un gamin qui l'avait embrassée avant de s'enfuir comme un lâche. Et si il recommençait ? Et si il avait à ce point honte d'avoir profité de l'ouverture d'esprit de W05 ?
Elle se mit à sourire et s'installa à côté de lui, avant de faire un signe de "Peace & Love" avec ses deux doigts.

Tu veux jouer ? On va jouer, gamin.
Pensa-t-elle.

ft. Aeden



Je veux juste m'amuser avec vous mes cocos. Même si vous êtes des dégénérés ! Mais si, je suis sûre qu'on pourra s'entendre,
même si c'est comme chien et chat.

   (c) crackle bones
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W133
Des buts…des buts…des buts… Pourquoi rien ne venait ? Il devait bien y en avoir non ? Aeden sentit la panique l’envahir. Son cœur s’affolait tandis qu’il était toujours immobile sur son banc, les mains crispés sur son genou. Il devait trouver… il devait trouver… Il aurait pu en pleurer. Malgré tout il cherchait. Forçant son esprit à mettre la main dessus. Se faisant violence.

Son jeu ? Son jeu ? C’était bien un but non ? Il devait jouer. Il se calma à nouveau. Il en avait trouvé un. Il poussa un soupir cassé, soulagé. C’était suffisant. Ces yeux se perdirent. Il se demanda combien de cailloux comportaient la cour. Ce mit à compter ceux qui se trouvaient à ses pieds.

Il était à 49 lorsque deux pieds bousculèrent ces calculs. Il garda les yeux au sol, comme s’il pouvait reprendre son compte comme si de rien n’était. Mais son regard était irrémédiablement attiré vers le haut. Il lutta, perdit aussitôt par manque de conviction et releva les yeux. Elle était là. Plus éblouissante que jamais. Un magnifique sourire aux lèvres, deux doigts levés comme en signe de paix. Était-ce une manière à elle de dire qu’elle lui pardonnait ? Après tout, elle avait été punie par sa faute.

Ces cheveux violets encadraient son visage aux traits parfaits. Il aimait le sourire sur ces lèvres. Ses yeux étincelant de défi, son cou gracile, son front sur lequel il voulait poser un baiser, ses joues rosées.  Il la connaissait à peine et pourtant, il ressentait ce besoin irrépressible de la dévorer des yeux tant qu’il le pouvait. Ce besoin irrépressible de ne plus détacher son regard.

On l’avait mis en garde contre elle, lors de son isolement. On lui avait dit qu’elle avait tendance à harceler sexuellement ces médecins. Sauf que c’était lui qui l’avait embrassé. Il ne pouvait pas les croire. De toute manière, il n’avait plus foi en l’institut. Elle semblait si innocente à sourire à côté de lui. Il avait envie de saisir sa main et de l’entrainer loin d’ici. Sauf qu’elle ne serait jamais heureuse loin d’ici.

Et lui ? Serait-il jamais capable d’être heureux encore ? Conscient qu’il la fixait silencieusement depuis un peu trop longtemps il se fit la remarque que s’il ne parlait pas, ce n’était certainement pas elle qui allait commencer.

- Je… Désolé pour l’autre fois. Tu sais… pour le baiser. Enfin non pas pour le baiser… enfin ça dépend si ça t’as dérangée…enfin…je veux dire… ça t’as surement dérangée vu que je t’ai pas trop demandé ton avis… et que je suis parti. Enfin… ce que je voulais dire c’était désolé pour la punition, pour l’isolement. Je leur ai dit que c’était moi mais ils t’ont puni quand même. Ce n’est pas juste.


Merde. N’était-il donc pas capable de prononcer une seule phrase cohérente et sans bafouiller ? Il affronta son regard, le rouge commençant à colorer doucement ces joues. Il devait avoir l’air atrocement ridicule. Mais il s’en fichait. Il était plus inquiet de sa réaction. Si elle le laissait là et partait comme il l’avait fait ? Si elle ne voulait plus lui adresser la parole ? Ce serait son droit. Elle aurait probablement raison.





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La vie, dans ce monde, est un jeu d'enfant

Elle laissa son regard s'attarder sur les lèvres du patient dont elle ne connaissait pas le nom. Ce n'était pas nécessaire de toute façon, elle connaissait son matricule.
Elles étaient désireuses d'un autre baiser, ça, elle pouvait le sentir jusque dans ses os. Sa chair se contentait de vibrer au son de sa voix.

- Je… Désolé pour l’autre fois.

C'était un début.
Elle l'entendit continuer son petit monologue d'excuses, comme quoi ce n'était pas juste pour elle qu'elle ait été en isolement, tout ça.
Elle haussa les épaules, le visage apaisé. Elle avait cherché la punition, elle l'avait trouvée. Elle était même surprise que cet écart n'était pas la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Elle aurait du être en Z depuis longtemps, maintenant...

Elle posa sa main sur son genou, sans pour autant détourner son regard de ses iris vertes. Elle plongea si profondément dans ses yeux qu'elle s'imagina même la capacité de parler à travers lui.
Elle venait d'oublier toute la rancune. Elle n'arrivait pas à sortir cette prison d'un vert luxuriant. Elle ne cessait de contempler les différentes touches de couleurs, toujours dans les mêmes teintes, mais embellissant encore et encore son regard. Ça, ça c'était un homme qui avait du charme. Il hésitait, clairement. Il n'était pas sûr de lui, c'était certain. Mais il était une attraction physique pour la jeune femme.

Naturellement, elle caressa avec son autre main la joue du garçon avant d'y déposer un baiser à la fois timide et doux.
Elle n'avait pas besoin de parler. Elle voulait juste se sentir elle-même, comme la dernière fois.

Elle n'avait pas peur du regard des autres, c'est pourquoi elle s'accordait un nouvel écart. Une nouvelle entorse au règlement.
Et comme si c'était destiné, ses lèvres glissèrent jusqu'aux siennes...
Allait-elle vraiment s'accorder une telle chose... ?

ft. Aeden



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   (c) crackle bones
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Elle ne semblait pas lui en vouloir, et ce fut un véritable soulagement. Rien que la pensée qu’elle l’ait détesté était insupportable. Lorsqu’elle posa une main sur son genou, Aeden sentit son cœur s’accélérer. Ces deux yeux sombres étaient plantés dans ceux du garçon qui n’osait plus bouger. C’était comme un envoutement. Il se sentait stupidement normal comparé à elle, mais il se sentait aussi spécial dans son regard. C’était comme si, par elle, il se découvrait sous un autre angle. Savait-elle seulement à quel point elle était belle ?

Après la claque du Génie, il pensait que rien ne l’ébranlerait, et pourtant, ces deux yeux à elle en étaient apparemment capables. Il devait se bouger. Il était temps qu’il se bouge. Se réveiller. Agir. Il n’en pouvait plus de rester plier sur lui-même à suivre ce qu’on lui ordonnait de faire. Mais comment était-il sensé si prendre ? Il devait arrêter de se poser des questions. Il verrait bien. Il s’y prendrait peut-être maladroitement mais c’était mieux que de rester ce qu’il était.

Lorsqu’elle se pencha vers lui, il crut d’abord qu’il interprétait mal, mais il l’embrassa avec un peu plus de confiance. C’était comme pour tout, Aeden avait d’abord peur de ce qu’il ne connaissait pas. Il se posait des milliers de questions sur sa façon de faire, et s’améliorait. Avec l’amélioration, il prenait plus de confiance en ces capacités. Bon, dans ce cas –ci, ce n’était pas comme s’il en était à sa centième fois, mais il se sentait malgré tout moins loin de sa zone de confort.
Sa main s’était logé dans le creux de son cou, son pouce caressant doucement sa joue. Il s’éloigna un peu timidement.

-Je… je suppose que ça veut dire que tu ne m’en veux pas.


Il eut un sourire un peu amusé, s’était vraiment une phrase stupide. Du lui tout craché. Il lui demanda, caressant doucement sa main, qu’il avait piégée dans les siennes.

-T’es pas du genre à te projeter toi hein ? Je me trompe ?


Il se demanda ce que pouvait être ces rêves d’avenir. Devenir un membre du personnel de l’institut ? Un médecin ? Rester patiente toute sa vie ?






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