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20/10/2018
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22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

"L'erreur est humaine..." [Ft. Agnès Dessanges et Astrid Lavoir]

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"L'erreur est humaine..."

Bon. Que les choses soient claires j'ai un cerveau un peu aléatoire. Le sens de l'orientation? Néant. L'organisation de la paperasse? Anarchie. Le rangement? Nul. Voilà. Pas glorieux tout ça. J'ai encore du mal à croire que je faisais partie du conseil des élèves au lycée, heureusement qu'Amy, notre présidente, m'a bien épaulé sinon je pense que j'aurai littéralement détruit l'école avec mes maladresses ha ha ha! Enfin bref, pourquoi je parle de ça moi? Ah oui! Le cerveau défectueux tout ça. Donc, forcément, je me devais de foirer un truc dès mon arrivée à cet institut. Ben oui, sinon c'est pas drôle! Bref, comme vous l'avez sûrement deviné, j'ai encore fait une bêtise. Bêtise qui implique d'aller régler une affaire de signature et de photo d'identité que j'ai oublié lors de l'inscription ou de peu importe du moment que j'ai trouvé le moyen de pas m'en rendre compte plus tôt. Tant que vous saisissez l'idée, c'est le principale.

Le soleil s’infiltrait dans ma chambre dès les premières heures de la journée alors que je me réveillai, alertée par un petit martellement sur ma porte. Un homme était venu m'informer que mon dossier était incomplet. Il m'indiqua ce qui était à corriger et me pria de m’exécuter au plus vite pour éviter que les choses trainent. Visiblement, j'avais encore fait des oublis bêtes et il me fallait aller voir la secrétaire du Docteur El panda. Heum... Elpanda? Elpida? Elpida. Bref, j'ai pas la mémoire des noms, RIP à tout ceux que je ne retiens pas.
Je marchais maintenant dans les couloirs après m'être préparée rapidement mais soigneusement -on va régler des problèmes administratifs, autant être présentable-, plan de l'établissement en main pour éviter de me perdre. J'alternai régulièrement mon regard entre la feuille en question et les alentours pour me repérer, avançant d'un pas vif, avant de ralentir progressivement et de m'arrêter. J'observai ensuite le dessin, plissant les yeux dessus alors que des engrenages se mettaient en route dans ma tête. Bon... Je crois que j'ai pris le plan à l'envers... Mais c'est pas vrai! Quel boulet!
Au pas de course, je fis volte-face en retournant la feuille et entama un petit sprint. Enfin, jusqu'à ce que je me souvienne qu'il ne faut pas courir dans les couloirs ce qui eut pour effet de me calmer direct. Ok, pas de panique Sheila, on t'a dit qu'il fallait venir au plus vite pas qu'il y avait un horaire précis. Ce n'est pas comme si tu était vraiment en retard et ça serait bête de te faire remarquer aujourd'hui. Déjà que tu attire l'attention avec ton inattention évitons d'enchaîner les gaffes. La démarche rapide pour ne pas perdre de temps, je récupérai le bon itinéraire pour rejoindre enfin le bureau des secrétaires. Une fois devant la porte je m'immobilisai, vérifiant une dernière fois mon plan pour m'assurer que j'étais au bon endroit après quoi je jetai un coup d’œil à mon accoutrement. Très simple, blanc, j'ai un peu de mal à m'y faire... Moi qui aime les habits colorés et la mode je suis un peu mal servie. Et comme dirait Stella, "ça manque de couleurs tout ça"! ... Vous connaissez forcément les Winx, non? Oui, je cite les Winx. Oui, je suis une enfant. Ah non, c'est vrai que je suis majeure maintenant! Crotte de bique en vélo... Enfin bref, tout ça pour dire que ces vêtements ont au moins l'avantage d'avoir un goût très neutre ce qui est plutôt un point positif étant donné le nombre de gens qui résident dans cet institut. Ça va me faire du repos.

Je relève la tête, scrutant la porte avant de poser une main sur la poignet. J'ai toujours cette petite appréhension quand je ne connais pas encore les gens même si je suis curieuse en même temps... Je prends une dernière inspiration, toque, attends qu'on me donne l'autorisation pour abaisser la pièce de métal que j'ai entre les doigts et pousse la porte.

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger mais je.. entamai-je avant de m'interrompre, gardant la bouche légèrement entrouverte par la surprise tout en ouvrant un peu plus mes yeux.

Est-ce que.. Est-ce que c'est elle? Pourquoi est-elle ici? Ne devait-elle pas continuer sa profession à Immortalia? En tout cas, elle ne m'avait pas parlé d'une éventuelle mutation. Je restai ainsi, figée de surprise devant cette jeune femme attablée au bureau alors que mes questions fusaient dans mon esprit. Ses cheveux, ses yeux, son visage... On dirait vraiment elle. Non, c'est forcément elle! Une ressemblance aussi frappante ne peut être une coïncidence! C'est elle, l'infirmière qui m'a guérit de ma peur panique des médecins, j'en suis sûre. Mais... Sa couleur semble différente de d'habitude... En effet, un petit nuage marron-gris délavé flottait autour d'elle. Comme si elle était vide. Comme si elle était triste. Cette couleur n'a pas la saveur que je lui connaissais auparavant. Pourtant si douce, elle était devenu... fade. Une orange sans saveur dont les cartiers auraient perdu leur sucre et leur acide. Que lui arrive-t-il? Elle à l'air si maussade.. Ça me fend le cœur de la savoir ainsi. Je ne veux pas qu'elle souffre ou bien qu'elle se sente mal alors je m'approche d'elle, contournant le bureau. Prise par mes émotions j'en oublie même qu'elle est une figure d'autorité et que la rejoindre de cette façon est normalement interdit ou impoli. Je veux simplement la réconforter... Elle qui a tant fait pour moi, je ne peux pas la laisser comme ça, en faisant comme si de rien n'était!

- Mademoiselle Iélanov..

Je l'interpelle doucement pour ne pas trop la surprendre avant de la prendre dans mes bras. J'avoue, j'ai envie de lui faire un câlin pour plusieurs raisons: la joie de la retrouver et l'envie de la réconforter. Comment une personne dégageant des émotions si douces pouvait s'être ternie à ce point? Il a du se passer quelque chose de terrible dans sa vie pour que ça arrive. Rien que l'idée m'énerve et m'attriste à la fois.

- Je ne sais pas trop ce qu'il y a mais courage, ça va aller. Je vous fais confiance, je suis sûre que vous surmonterez.. heu.. enfin quoi que ce soit, vous le surmonterez! Et puis si vous avez besoin, vous savez que je suis là, avais-je ajouté en la serrant un peu plus contre moi avant de poursuivre, un peu plus enthousiaste, Je suis tellement contente de vous revoir! Quelle incroyable surprise de vous croiser ici!

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Secrétaire de Donatien
Ce matin-là, quand Agnès arriva dans son bureau après le thé matinal de Donatien, elle fut tout bonnement catastrophée. La pièce était dans un état lamentable. Sur le pas de la porte, elle promena son regard sur les dossiers qui attendaient d’être classés depuis des jours, les emballages de biscuits et de chocolats qui s’étaient envolés et dispersés à l’appel d’air qu’avait produit la porte en s’ouvrant et ses pauvres plantes vertes qui se desséchaient, désespérant d’être enfin arrosées. Tout sentait le laisser-aller.
Pourtant, ce n’était pas inhabituel de voir de la paperasse traîner dans le bureau de Mademoiselle Dessanges. Etant une femme très occupée, elle n’avait pas souvent le temps de ranger tout comme il le faudrait, produisant un peu de désordre dans son organisation. Mais là… Là c’était le pompon. Comment avait-elle fait pour ne pas voir tout ce bazar s’accumuler ? Pourquoi n’avait-elle rien fait ?
La vérité, c’était que ces dernières semaines, à cause du choc produit par la mort brutale de la jeune Loreleï Hexe, elle avait accumulé un manque considérable de sommeil qu’elle commençait petit à petit à rattraper grâce aux somnifères prescrits par le docteur Hawthorne, quelques jours plus tôt. Bon, ce n’était probablement pas le plus sain des sommeils, elle réveillait toujours avec la tête dans le cirage mais c’était toujours mieux que pas de sommeil du tout. Et même si l’événement était encore loin d’être derrière elle et continuait à la hanter, dormir lui permettait de reprendre un peu de poil de la bête.
Agnès soupira avant de se remonter les manches. Elle ne pouvait plus laisser ça comme ça, elle ne saurait pas être productive dans ces conditions. Autant mettre la main à la patte avant de s’occuper des dossiers.
Il lui fallut environ une heure pour remettre de l’ordre. Elle posa les mains sur les hanches, relativement satisfaite mais un peu découragée de constater qu’il allait lui falloir encore un long moment avant de pouvoir ranger les dossiers qui traînaient sur son bureau puisqu’il lui fallait les boucler avant de les archiver. Bon sang. Il allait lui falloir au moins toute la matinée pour s’en occuper et elle avait encore tellement de travail à rattraper… ! Mais peut-être qu’avec un peu d’aide… Elle avisa son portable. Pouvait-elle… ? Non, elle ne pouvait pas décemment demander ça à Hyppolite, il avait beau passer ses journées à piquer des siestes un peu n’importe où – preuve qu’il n’avait pas tant de boulot que ça – il n’y connaissait absolument rien en paperasse et ça ne ferait que la retarder d’avoir à toujours vérifier derrière lui. Mais Astrid, elle… Elle se mordilla la lèvre inférieure. Non, elle ne pouvait pas lui demander ça. C’était son boulot à elle, c’était à elle de le faire. Elle ouvrit un premier dossier… Bon. Peut-être que si elle lui demandait gentiment…

Agnès a écrit:« Bonjour Astrid ! Bien dormi ? Désolée de te déranger de bon matin mais si tu en as le temps, est-ce que tu pourrais passer à mon bureau ? J’aurais bien besoin d’un coup de main pour gérer quelques dossiers. Enfin, si ça ne te dérange pas, hein ? Et si tu as le temps ! Sinon tant pis, je me débrouillerais, on se verra à la pause repas. Bisou !»

Elle vérifia ses réserves de gâteaux et de boissons chaudes au cas où sa collègue viendrait effectivement l’épauler et fut soulagée de voir qu’il lui restait aussi quelques Werthers dans son tiroir. Bon. Si elle venait, elle pourrait au moins la remercier comme il le fallait. En attendant… Il fallait bien qu’elle avance le schmilblick. Elle s’assit à son bureau et commença à traiter un premier compte-rendu d’auscultation en grimaçant un peu. A peine quelques minutes après, on frappa à sa porte. Et bien ! Astrid avait fait vite !

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger mais je…

Agnès releva les yeux sur cette tête qui venait timidement se glisser entre le battant de la porte et son encadrement. Ce n’était pas Astrid. Une patiente, certainement, vu son âge et nouvelle, probablement, puisqu’elle ne reconnaissait pas son visage. Elle avait l’air interloquée, comme si elle avait vu un éléphant rose sur une trottinette. Que venait-elle faire ici ? Ah oui, mais qu’elle était bête ! Elle avait demandé la veille à Steven de convoquer une certaine Sheila McElroy dont il manquait la photo d’identité sur le dossier. D’ailleurs, elle ne comprenait toujours pas comment le dossier avait pu être accepté en étant incomplet mais bref. C’était donc elle, la fameuse Sheila ? Elle entra en fermant la porte derrière elle, l’air soudain très doux.

- Mademoiselle Iélanov…

Agnès fronça les sourcils. Mademoiselle Iélaquoi ? Mais avant même qu’elle n’ait le temps de s’interroger plus, la jeune fille passa de l’autre côté de son bureau pour la prendre dans ses bras, lui laissant un blanc de cerveau.

- Je ne sais pas trop ce qu'il y a mais courage, ça va aller. Je vous fais confiance, je suis sûre que vous surmonterez.. heu.. enfin quoi que ce soit, vous le surmonterez! Et puis si vous avez besoin, vous savez que je suis là. Je suis tellement contente de vous revoir! Quelle incroyable surprise de vous croiser ici!

La secrétaire buguait. Visiblement, on la prenait pour quelqu’un d’autre. C’était déjà arrivé une fois à Nevrabriel à cause de son ecmnésie mais elle n’arrivait plus à se rappeler. Qu’est-ce qu’elle avait lu déjà à propos de la pathologie de Sheila ?

HRP:
Désolée pour le temps de réponse, une IRL un peu chargée ces derniers temps ^^'. J'envoie le lien à Onyx pour la suite Smile



Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

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Secrétaire de Ange





Bryan a écrit:Comment ça, "tu ne peux pas"?

Astrid griffonnait un enchaînement de mots sans trop de sens, le teint blême. Son écriture précipitée en devenant presque illisible.

Onyx a écrit:Écoute, je travaille actuellement. Nous en discuterons ce soir.

Retirant sa main du clavier, la secrétaire hésitait à rabattre l'écran de son ordinateur portable, afin de se focaliser sur son attelage. Mais sans pouvoir l'en empêcher, ses deux yeux restaient rivés sur les trois points de suspensions qui clignotaient en bas de la page. La lumière de l'appareil lui donnait des migraines, sans compter qu'elle se passerait bien de la chaleur qui en émanait.
Mais cette fois, elle ne pouvait pas fuir. Le sujet évoqué étant bien trop important.

Bryan a écrit:Cela fait plusieurs fois que tu reporte cette discussion. Astrid, je veux bien comprendre que l'Institut te donnes beaucoup à faire. Mais depuis que tu y est, je te trouve terriblement détachée.

Terriblement détachée? Ne l'a-t-elle pas toujours été? Du moins, en impression?
Elle s'apprêtait à frapper de nouveau contre les lettres avant qu'une nouvelle notification n'apparaisse.

Bryan a écrit:L'état d'Ander est grave. Kyle ne pourra pas gérer ça tout seul, et tu sais très bien les raisons qui me retiennent en France. Je ne veux pas le perdre comme on a perdus maman.

Un violent étau vint enserrer sa poitrine à la lecture de ces mots. Le stylo suspendu au dessus de sa feuille, Onyx fixait l'écran, l'expression aussi neutre que la glace.
Elle non plus ne voulait pas le perdre. Mais il y avait énormément d'autre choses qu'elle ne voulait pas perdre, sans compter celles qu'elle avait déjà perdue. Son frère ne mesurait pas la difficulté que cette situation lui faisait éprouver.

Comme pour la tirer de l'anxiété qui commençait à faire trembler ses doigts, son cellulaire s'était mis à vibrer. D'un soupir rauque, sa tête pivota du PC afin de déverrouiller l'écran du téléphone. A la bonne heure, il ne s'agissait que d'un message d'Agnès; elle arrivait tel un rayon de soleil entre les nuages de pluie, un parfait échappatoire afin d'éviter l'averse.

Agnès a écrit:Bonjour Astrid ! Bien dormi ? Désolée de te déranger de bon matin mais si tu en as le temps, est-ce que tu pourrais passer à mon bureau ? J’aurais bien besoin d’un coup de main pour gérer quelques dossiers. Enfin, si ça ne te dérange pas, hein ? Et si tu as le temps ! Sinon tant pis, je me débrouillerais, on se verra à la pause repas. Bisou !

L'anglaise pouvait se rendre disponible avec plaisir, surtout si cela lui octroyait une parfaite raison afin d'éteindre cet ordinateur une fois pour toute.

Onyx a écrit:Je suis désolée, on me demande hors du bureau, je dois vraiment y aller.
Je te promet de me reconnecter ce soir dés que je peux.

Je t'embrasse.

Sans chercher à mirer les messages qui suivirent – étant presque sûre qu'il s'agirait de reproches - , la demoiselle endormi sa machine avant de saisir son sac pour partir.
L'air de rien, elle s'était encore enfuie.

***

Quelques foulées lui suffirent afin d'atteindre le bureau de Mademoiselle Dessanges. Le soleil brillait de tout ses feux en ces températures estivales, donnant à l'allée des aspects diaphanes que la jeune femme ne prit pas le temps d'admirer. Trop plongée dans ses pensées, elle essayait d'éteindre sa cervelle pour la journée, histoire de s'envoler le plus loin possible de ce sol qui se fissurait peu à peu sous ses pas. Elle se devait de retrouver un état serin; Onyx était une femme forte, droite et stricte. Elle appréciait se donner une image qui déchantait totalement avec son fort intérieur. N'importe qui conversant avec elle plus qu'en façade pouvait vite réaliser le cœur mou et fragile gardé précieusement dans la poitrine de la jeune Lavoir.

La blonde était habituée à la démarche à suivre en se rendant chez son amie; passant par le nombre de coups qu'elle assénait à la porte de son bureau jusqu'à l'expression usuelle qu'elle utilisait afin d’annoncer sa présence. Il faut dire que sa porte était rarement entrouverte, alors la vision d'aujourd'hui l'étonna. Astrid pensa immédiatement à la chaleur ambiante et le souhait éventuel d'aérer son  office – bosseuse comme elle est, cela ne l'étonnerait même pas qu'Agnès ne soit pas craintive du bruit -, mais le son d'une voix inconnue lui fit changer d'idée.

Je suis sûre que vous surmonterez.. heu.. enfin quoi que ce soit, vous le surmonterez! Et puis si vous avez besoin, vous savez que je suis là.


La britannique pencha légèrement la tête sur le côté. Cette voix juvénile devait certainement être celle d'une patiente, néanmoins... « Vous le surmonterez » ?..
Qu'est-ce qu'il était en train de se produire? Est-ce qu'Agnès se trouvait en peine?

Approchant finalement la salle, la secrétaire prit l'initiative de toquer tout de même quelques fois sur l'encadrement de la porte. Sa vision à ce moment fut des plus surprenantes...Enfin. Pas tant que ça, tout compte fait. Nous parlions tout de même de Mademoiselle Dessanges, la maman de l'Institut comme on aime l’appeler.  Il n'y avait rien d'étonnant à la voir se faire câliner. Le véritable mystère tournait d'avantage autour de la jeune fille dans ses bras.
Sans parler du fait qu'elle était vraiment toute petite – Je ne me moque pas – la chevelure rousse et flamboyante qui surmontait son dos était sans faire penser à celle d'un garçon qu'Astrid connaissait bien.

Nev... Dieu, faites qu'il se porte bien. Elle se souvenait à présent de son souhait de lui rendre visite le soir même. Depuis le décès de sa grand-mère, elle avait prit l'habitude de se déplacer quand elle pouvait, afin de le voir dans sa chambre. La rareté de ces entrevues les rendaient vraiment précieuses à son coeur.
Néanmoins...Pouvait-elle une nouvelle fois se permettre de faire la sourde oreille aux appels de son frère?..

Je suis tellement contente de vous revoir! Quelle incroyable surprise de vous croiser ici!


D'abord visiblement attendrie par le spectacle, l'air paumé arboré par sa collègue ne manqua pas de lui faire refouler un rire. Elle ne comprenait pas la situation, mais elle y sentait tout de même un léger aspect comique. Cela lui rappelait presque sa première rencontre avec Hyppolite, à laquelle Agnès était également conviée. Ces deux là avaient un don pour la faire rire, voire même lui remonter le moral en toute circonstance.

Hum...Bonjour Agnès.


Lui adressant un sourire amical, accompagné de son regard le plus paisible, la jeune femme brandissait son téléphone portable sur lequel était affiché le fameux SMS que sa compère lui avait envoyée.

J'ai fais au plus vite. Est-ce que je dérange? Je peux passer plus tard, si vous le souhaitez.


A travers cette rétorque, Onyx s'adressait bien évidemment aux deux individus qui lui faisait face. Autant la femme, dont les yeux évoquaient un thé noir élégamment sucré, que la petite rouquine qui l'enlaçait. Elle prit un petit temps pour dévisager cette dernière, juste assez pour ne pas paraître trop louche. Chacune de ses iris possédait une teinte ambrée légèrement distincte l'une de l'autre.
...Des yeux vairons, elle aussi...

D'un sourire conciliant, Astrid lui adressa une courbette de la tête, faisant guise de salutation convenable pour l'inconnue.

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"L'erreur est humaine..."

Deux constats immédiats: premièrement, mademoiselle Iélanov ne réagit absolument pas comme d'habitude. Enfin, réagir est un grand mot étant donné qu'elle reste carrément figée face à mon soutient et à ma marque d'affection. Deuxièmement, la porte toque avant de s'ouvrir sur une personne inconnue.
Je lui adresse un regard, ne sachant pas trop quoi penser d'elle. Je ne la connaît pas, elle ne me connaît pas, je ne peux pas me faire d'avis sur la personne qu'elle est bien que la couleur qu'elle dégage me donne déjà des indices sur ses émotions.

- Hum...Bonjour Agnès, adressa-t-elle à la jeune femme que j'enlaçais.

...
Heu.. "Agnès"? Comment ça, Agnès? J'ai pas une très très bonne mémoire des noms mais je suis pratiquement sûre que mademoiselle Iélanov s'appelle Nika... Bizarre autant qu'étrange. Je fronce légèrement les sourcils pour m'aider à réfléchir alors que le puzzle commence à se former dans ma tête. Sa couleur est différente de celle de mon souvenir. Sa présence à l'institut en tant que secrétaire plutôt qu'infirmière et cette nouvelle appellation qui ne me disait absolument rien. Serait-ce possible? Oh purée... Je crois que je l'ai confondu. Mais qu'est-ce que je suis bête! Cerveau non-fonctionnel, vilain! Vilain pas beau! Pas étonnant que j'ai eu mon bac avec tout juste la moyenne... Enfin bref! Pendant ce moment d'éclairage de lanterne -j'ai une de ces façons de parler des fois..- je crois bien m'être figée en laissant mes iris se balader, signe que je réfléchissais à toute vitesse pendant que la nouvelle arrivante reprenait la parole en désignant son téléphone. Je ne vais pas vous mentir, j'ai rien écouté de ce qu'elle a dit sinon je n'aurais pas pu me concentrer sur mes réflexions, par contre, j'ai noté son sourire et la politesse de son signe de tête pour me saluer. Je crois même que c'est le déclique qui m'a permis de me redémarrer. Ouais, comme les ordis. Et heureusement que je ne fais pas de mise à jour. Non parce que ce genre de truc ça prend toujours des plombes, on a le temps de tourner en ronds un bon moment! Les concepteurs devraient sincèrement penser à mettre la fonction "mise à jour flash-éclaire", ça serait pas mal. Oh, j'adore ce nom! Faut que je le note quelque part! Hum. Y a vraiment des fois où je me demande comment j'en arrive à ce genre de pensée.. Mais du coup, je disais quoi? Ah oui! Oh mon dieu, je me suis trompée de personne!

Immédiatement, je lâche la jeune femme -oui parce que, tel un koala accroché à son arbre, j'étais restée scotchée à elle- tout en reculant et agitant les mains en signe d'embarras.  

- Oh j-je suis vraiment dé-so-lée..! J'ai du vous confondre avec quelqu'un d'autre.. Et puis j'ai pas trop réfléchis, vous aviez l'air de ne pas aller super bien donc j'ai voulu vous réconforter et puis..

Mon débit de parole et mes gestes sont tellement rapides que la seule chose qui parvient à interrompre ma phrase c'est mon pied. En effet, alors que je reculais, mon talon heurte un objet. Je vous la fais courte: je trébuche, me rends compte que je tombe, mon bassin qui pivote pour me donner un meilleur angle de manœuvre et moi qui finis ma course par une petite roulade sur l'épaule avant de me retrouver accroupie et de me relever en un saut.

- J'ai rien! Lançais-je en rigolant avant d'être frappée par un éclair  de doute et de regarder partout autour de moi, Hmmmmm.. Ok c'est bon! Ouf, j'ai rien cassé..

Bon, le parcourt à du bon puisqu'on m'a apprit à tomber ou me réceptionner sans me faire mal. Mais ça peut demander de l'espace et des mouvements plus ou moins amples. Bon visiblement, j'ai réussi à gérer mon espace -ce qui n'est toujours pas le cas- sans faire de catastrophes. Bravo moi-même, tu gères! Bref.

Je me retourne une nouvelle fois face à la personne que j'ai confondu plus tôt pour recommencer à m'excuser. Déjà parce que je ne sais pas à quel point elle peut mal prendre cette familiarité venant d'une patiente et aussi pour son bureau où j'ai faillis mettre le bazar. Je devrai peut-être me mettre dans un coin et ne plus bouger pour éviter d’enchaîner les gaffes. Je n'ai pas oublié la raison de ma venu mais j'ai ma photo et je ne suis pas pressée. Donc je pourrai attendre que les deux collègues aient fini leur petite entrevue avant de me manifester.
...
Bon, ok! J'avoue, j'ai bien envie de me faire petite un moment et me faire oublier. On va pas se mentir, ma présentation et la situation de cette rencontre sont totalement désastreuses. Et même si le ridicule ne tue pas ou que je me suis pas très strict niveau rapport humain, je n'oublie pas que, hiérarchiquement, elles sont plus importantes que moi.

Mais au lieu de faire la carpette et de me mettre un peu en retrait après tout le tapage que j'ai déjà fais, je m’éclaircis un peu la gorge avant de sourire.

- Bon, puisqu'il y a méprise et que personne ne doit me connaître je recommence les présentations. Enchantée, je m'appelle Sheila McElroy, je viens d'arriver et on m'a demandé de rapporter une photo au secrétariat.

Je. Veux. Mourir. Dans. Un. Trou.
Non mais... sérieusement! A quel moment est-ce que je sors ça comme ça en mode "il ne s'est rien passé". Non en fait je comprends même pas comment je peux être autant sereine et souriante alors que je devrais être rouge de honte. Je suis rouge de honte intérieurement!

Mon dieu Sheila, tu ne sais pas agir avec des adultes, ça en devient embarrassant... J'espère vraiment être face à des personnes gentilles et indulgentes sinon... Je ne sais pas si ça pourrait être un motif de sanction tout mon cinéma, mais si ça l'est... Hmmmmmmmmm. Dès mon premier jour ici. Meh.
Elles seront gentilles. Elles ont l'air gentilles... non?

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Secrétaire de Donatien
Sheila McElroy. Une pathologie en relation avec les couleurs, quelque chose de l’ordre de l’aura qu’elle n’avait pas bien compris. Ca y est, le cerveau d’Agnès se relançait. Donc a priori, rien à voir entre le fait qu’elle la confonde et sa raison d’être ici. Un coïncidence certainement.

- Hum...Bonjour Agnès.

L’interpellée jeta un œil en provenance de la voix, celle d’Astrid bien sûr. Elle avait bien reçu son message, comme l’attestait le fait qu’elle lui désigne son téléphone. Drôle de timing que voilà. Malgré le visage plutôt neutre de sa collègue, Agnès imaginait sans mal son envie de rire. Ses yeux brillaient un peu plus qu’à l’accoutumée et il fallait dire que la situation était cocasse. Cependant… Il y avait autre chose chez elle qui la chiffonnait, sans qu’elle ne parvienne à dire quoi.

- J'ai fait au plus vite. Est-ce que je dérange? Je peux passer plus tard, si vous le souhaitez.
- Oh, non du tout ! S’empressa-t-elle de répondre, embêtée à l’idée qu’Astrid s’en fasse, des idées.

Elle jeta un œil à la petite rouquine qui se détacha d’elle précipitamment. Sûrement venait-elle de réaliser sa méprise. D’ailleurs, elle continuait à reculer visiblement très embarrassée tout en cherchant à s’expliquer. Agnès n’écoutait pas ses excuses – de toute façon, elle lui pardonnait d’office – les yeux rivés sur sa plante verte qui se trouvait à quelques centimètres des pieds de la petite et… Patatra. La secrétaire n’eut que le temps de bondir sur ses pieds, de façon bien inutile d’ailleurs. Heureusement, la patiente n’avait pas l’air d’être blessée, se réceptionnant avec une agilité qui démontrait une pratique sportive assidue. Par contre sa pauvre plante…

- J'ai rien! Hmmmmm.. Ok c'est bon! Ouf, j'ai rien cassé…

Rassurée sur le sort de Sheila, elle se dirigea vers sa plante et redressa le pot. Il y avait de la terre partout et les racines étaient dévoilées au grand jour, aussi entreprit d’elle de la rempoter sommairement à la main en attendant de pouvoir faire mieux. Déjà qu’elle avait soif la pauvre… Elle n’avait vraiment pas de chance. Il faudrait qu’elle pense à demander à un agent d’entretien de les arranger un peu, le temps qu’elle reprenne pied dans son boulot et qu’elle puisse de nouveau le faire elle-même.
Elle reporta son attention sur Sheila après un vague haussement d’épaule désolé à l’attention d’Astrid tandis que la première se présentait.

- Bon, puisqu'il y a méprise et que personne ne doit me connaître je recommence les présentations. Enchantée, je m'appelle Sheila McElroy, je viens d'arriver et on m'a demandé de rapporter une photo au secrétariat.

C’était maladroit mais cela fit sourire Agnès. Clairement, ce n’était pas de la mauvaise volonté ou de la méchanceté alors à quoi lui en tenir rigueur ?

- Ne t’inquiète pas Sheila, tout va bien, je t’attendais.

Bon, c’était à moitié un mensonge puisqu’elle avait complètement oublié mais au moins, cette phrase devrait avoir le mérite de la rasséréner quelque peu, mortifiée qu’elle avait l’air.

- Tu sors ta photo d’identité s’il te plaît ?

Puis elle se retourna vers Astrid, avec un sourire contrit et quelque peu fatigué.

- Merci d’être venue aussi vite. Je ne t’ai pas dérangée au milieu de quelque chose d’important j’espère ?

Et tout en parlant, elle s’était dirigée vers sa machine à café. Elle fouilla quelques instants dans le meuble en dessous, à la recherche de trois tasses propres – tout juste le nombre qu’il lui restait, ouf ! – avec les soucoupes assorties. Bon. Les motifs sur la céramique s’écaillaient, preuve de leur utilisation presque abusive, celles-là elle ne les sortait jamais pour les invités mais c’était ça ou rien, alors au stade où elle en était…

- Je te sers un thé comme d’habitude Astrid ? Et toi Sheila qu’est-ce qui te ferait plaisir ? Thé, chocolat chaud, infusion… ?

En tout cas, pour elle, ce serait un café bien serré.



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