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20/10/2018
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22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Nous sommes de très bon amis (ft.Katou)

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Depuis combien de temps Hyppolite et Katou se promenaient-ils ? Le soleil ne déclinait pas à l'horizon quand ils avaient débuté leur balade "rapide parce que je n'ai pas le temps". Avec l'été, les jours raccourcissaient, alors il fallait vraiment qu'il soit tard pour que l'astre diurne laisse place doucement à la nuit. Quoiqu'il en soit, Hyppolite ne se souvenait plus à quel moment de la journée, éreinté de son travail minutieux, il avait décidé sous le coup de l'impulsion d'aller frapper à la porte de Katou pour lui proposer - ou lui imposer - cette fameuse balade "rapide parce que je n'ai pas le temps".
Ils avaient déjà eu deux promenades de ce genre, ces deux jeunes adultes. Depuis la Grande Sanction, ils s'étaient retrouvé ainsi à deux reprises. Oh, cela n'enlevait rien au fait qu'ils s'attardaient un peu plus que la normale pour discuter quand ils se croisaient dans un couloir et Hyppolite se surprenait à la chercher du regard. Ils avaient un peu parlé depuis, mais n'en avaient pas trop dévoilé. Hyppolite lui avait confié à quel point son ex-fiancée avait pu être sanguine, à s'énerver à chaque fois pour cacher ses véritables émotions. La colère comme un masque. Alors qu'Hyppolite était honnête, d'où son calme dans chaque situation qui ne cessait de titiller l'ire de sa compagne. Il ne lui avait pas vraiment évoqué les raisons de la rupture. Il ne lui avait pas dit qu'il s'était traîné pendant six mois, profondément déprimé de la tournure que prenait la photographie dans la société.
Il se sentait bien avec Katou. Sa présence l'apaisait, comme un baume. Il voulait toujours la voir. Il avait envie de tout savoir sur elle. Il voulait connaître les grandes lignes de sa vie, mais également les petits détails. Que mangeait-elle au petit déjeuner ? Quel était son rêve ? Mouillait-elle sa brosse à dents avant ou après avoir mis le dentifrice ? Quelle était sa plus grande peur ? Quelle était sa pointure ?
Il se posait toutes ces questions alors qu'ils arrivaient au bout de l'embarcadère. L'air été sec sur l'île et la chaleur n'arrangeait rien. Ici, sur le port, on pouvait au moins retrouver un peu de vent. Hyppolite en profita pour observer discrètement Katou. Sa chevelure brune, poussée par la brise, laissait à découvert sa nuque pâle. Elle semblait si fragile et pourtant la force de son regard prouvait le contraire.
Bon sang, elle était si belle alors que lui ne s'était même pas apprêté. Il portait juste un t-shirt auréolé sur lequel était inscrit "404 ERROR - Artwork not found". Et un short aussi, qui lui arrivait aux genoux. Ainsi qu'une paire de tong. Il avait le look du parfait campeur, la casquette en moins. Il ne se trouvait pas très séducteur dans cette tenue et il se demanda en quoi ça le dérangeait.
Il ne savait pas trop quoi dire, mais ça faisait un moment que ni l'un ni l'autre ne s'était exprimé.
C'est alors qu'il se dit que c'était le bon moment d'avoir les réponses à ses questions.
Les yeux fixés sur l'horizon, il chercha le meilleur sujet à aborder.

- Tu sais, il faut que je t'avoue quelque chose ...

Euh ... Tu t'engages sur quoi là, Hyppolite ?
Il n'était pas sûr de vouloir lui confier ça tout de suite, c'était risqué ...
Pourquoi sa bouche parlait-elle sans qu'il ne la commande ?!

- ... Depuis le début je ...

Non, non, non ... !
Elle allait rire de lui, ou alors le mépriser, ou le trouver stupide ! Mais ça n'apporterait rien de bon de dire ça !

- ... Je n'ai pas retenu ton nom. Je ne sais pas si tu t'appelles Katerine, ou Katerina, et quand je dois parler de toi, je t'appelle Katou, de ce fait ... Alors si tu pouvais me rappeler ton nom ...

Et voilà, il l'avait avoué le bougre.
Le pire, c'était qu'il n'était même pas sûr de le retenir ! Agnès l'avait évoqué une fois mais il y avait plus important à ce moment-là, alors il n'avait pas retenu ... Mais bon, au moins un malentendu serait dissipé.


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Dernière édition par Hyppolite Vodeni le Ven 20 Juil - 13:50, édité 1 fois




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Aucun bateau aux alentours de l’embarcadère. L’eau formait de petite vaguelette léchant les poutres en bois qui soutenait la structure. Lorsqu’il lui avait proposé une balade, elle n’avait pas hésité un instant. Contrairement à lui, elle n’avait rien à faire en particulier. Mais surtout, leurs autres balades avaient été parfaites. Trop courte peut-être. Mais parfaites. C’était comme s’ils étaient seuls au monde. Comme s’ils n’y avaient rien qui puisse les déranger.

La semi-obscurité indiquait que la balade rapide avait tournée en promenade un peu plus longue. Katerina ne s’en plaindrait certainement pas. La présence d’Hyppolite avait quelque chose d’apaisant. Tout était si simple. Il arrivait pourtant à la jeune russe d’avoir le sentiment qu’Agnès désapprouvait son amitié avec lui. Mais cette pensée s’effaçait d’elle-même lorsqu’ils pouvaient discuter ensemble. Ils ne faisaient rien de mal après tout.

Il avait l’air fatigué depuis l’incident. Son patron lui laissait peu de temps libre. « Pas » aurait été un mot plus juste. Elle se demandait comment il avait commencé à travailler à l’Institut. Ce à quoi il pensait lorsqu’il accomplissait son travail. Elle n’avait plus peur de le regarder, elle aimait l’ondulation de ses cheveux dans lequel elle aurait passé volontiers sa main, son visage fin, ses lèvres qui s’étirait si souvent en sourire gêné.

Elle s’était vraiment attachée. Au point qu’il lui arrivait de se trouver par le plus grand des hasards à certains endroits où il était récurant que l’homme doivent nettoyer. Elle lui avait même filé un coup de main une fois. Enfin, elle avait voulu. Avant que les choses ne tournent en bataille d’éponges mouillées. Elle espérait ne pas trop l’empêcher d’accomplir son travail correctement. Ils s’arrêtèrent au bout de l’embarcadère.

- Tu sais, il faut que je t'avoue quelque chose ... Depuis le début je ...

Il semblait hésitant. Hyppolite semblait souvent hésitant. C’était comme s’il avait peur de perdre la face. Mais avec elle, il ne risquait rien. Vraiment. Il ne disait pas forcément des choses aussi insensées qu’il ne le pensait. Il était certes, un peu maladroit mais cela faisait son charme. Et puis ce n’était certainement pas dans sa nature de chercher à blesser qui que ce soit.

- ... Je n'ai pas retenu ton nom. Je ne sais pas si tu t'appelles Katerine, ou Katerina, et quand je dois parler de toi, je t'appelle Katou, de ce fait ... Alors si tu pouvais me rappeler ton nom ...


Elle eut un sourire sincère. Plus rien ne l’étonnait venant de la part de cet homme. A moins que ce fut l’inverse ? Qu’il ne cessait de l’étonner ? Elle se tourna vers lui et s’approcha plus près qu’elle n’aurait pensé oser :

-Je… n’ai pas très envie de te le dire…


Elle laissa quelques secondes de suspense. Ce n’était pas sympa, mais elle n’avait pu s’en empêcher. Elle s’empressa tout de même de continuer :

-J’aime bien que tu m’appelles Katou. Pour toi, je suis Katou.


Elle avait posé sa main sur le bras d’Hyppolite. Il était plus chaud qu’il n’en avait l’air. Sa peau pâle n’en donnait pourtant pas du tout l’impression. Ou était-ce les doigts de la jeune femme qui était étrangement frais. Peu importait. Elle releva la tête pour plonger ces yeux dans les siens.

-Tu n’aimerais peut-être pas autant Katerina.

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Katou souriait. Que diable avait fait Hyppolite pour qu'elle se mette à rayonner de la sorte ? Il pensait qu'elle allait le juger, le mépriser ou se moquer mais non, elle affichait le plus doux, le plus délicat et le plus sincère des sourires. Elle s'approcha même de l'homme, comme pour lui montrer cette mimique vertigineuse de plus près. Et c'est alors qu'Hyppolite comprit ce qui rendait cette risette aussi délicieuse : ce n'était pas juste ses lèvres retroussées, c'était également la lueur dans le bleu de ses yeux et ses joues devenues plus roses. Tout dans ce visage retournait le cerveau d'Hyppolite. Surtout cette mèche châtain qui s'était échappée pour se coller à ses pommette. Il avait l'envie irrésistible de la lui glisser derrière l'oreille...
Mais il se l'interdit. Il ne savait même pas le véritable prénom de Katou. Un homme qui ignorait quelque chose d'aussi basique n'avait pas le droit à ce genre d'avantage.
D'ailleurs, il se dit qu'il ne savait pas grand chose sur elle. Quel âge avait-elle ? Pourquoi était-elle patiente ? Depuis combien de temps jouait-elle du violon ? Elle était si douée ... Il la revoyait offrir une mélodie à ses cactus, gracieuse et captivante.

- Je… n’ai pas très envie de te le dire…
- Je comprends ...

Même si ce qu'elle disait était en contradiction avec son visage. Peut-être qu'elle lui faisait une farce, tout simplement?
Hyppolite allait pousser la blague mais Katou redevint sérieuse avant:

- J’aime bien que tu m’appelles Katou. Pour toi, je suis Katou.

Hyppolite rougit brusquement. Elle avait dit :"pour toi". Pour lui. C'était son exclusivité à lui. A lui tout seul ?
C'était quoi cette bouleversante émotion qui lui saisissait la poitrine et l'estomac ? La dernière fois qu'il avait ressenti ça c'était ...
Non.
Quand même pas ?
L'Institut interdisait ... Et elle ne voulait peut-être pas ... Il n'avait connu qu'une femme ... Non .... Quand même pas.
Mais cette main sur son bras. Leur deux peaux en contact. Et ce regard ancré dans le sien. Cette voix. Cette mèche sur sa pommette. Et tout son corps qui lui hurlait :"mais vas-y, imbécile."

- Tu n’aimerais peut-être pas autant Katerina.

Tiens, qu'est-ce qu'elle lui racontait ? Que voulait-elle dire ?
Hyppolite sentait qu'elle manquait de confiance en elle et ceci en était une preuve. Il voulut la rassurer, lui dire qu'il l'appréciait toute entière. Que c'était à la fois son rire, son violon, ses moments de faiblesses, et même jusqu'à ses battements de cils.
...
Même avec Atsuka ce n'était pas comme ça ...
Alors très doucement, il effleura sa joue du bout des doigts. Là, il fit enfin glisser la mèche rebelle derrière son oreille.

- Katou ne rend malheureusement pas honneur à ta noblesse. Mais j'aime beaucoup également, j'ai l'impression dans ces cas-là de ... d'être privilégié.

On allait sur un terrain glissant là, non ?
Mayday, on change de sujet !

- Pourquoi je n'aimerais pas Katerina ? Qu'a-t-elle que je ne pourrais apprécier ?

Katerina. C'était ainsi que l'appelait Agnès. Il entendait souvent sa collègue parlait d'elle. Encore l'autre soir ...
Bref.
Cette foutue mèche tentatrice avait retrouvée sa place mais la météo capricieuse profita de cet instant pour souffler une brise. Alors la chevelure brune de la jeune femme s'envola derrière elle, dégageant ainsi l’entièreté de son visage. Et pour la première fois, Hyppolite la trouva vraiment, mais vraiment, belle.



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La tendresse dans les gestes d’Hyppolite apaisait Katerina. La douceur du contact de ces longs doigts fins sur sa peau, la sensation de ne plus être seule, firent rougir la jeune femme. Elle aurait aimée passée sa propre main dans ces cheveux soyeux au reflet d’océan.

- Katou ne rend malheureusement pas honneur à ta noblesse. Mais j'aime beaucoup également, j'ai l'impression dans ces cas-là de ... d'être privilégié.

Elle rougit de plus belle. Lui semblait un peu rouge aussi. Katerina eut un sourire doux. Hyppolite était en effet privilégié. Il était la personne à qui Katerina avait parlé le plus depuis son arrivée à l’institut et elle le sentait, oui, il était son premier véritable ami. Elle voulait en savoir plus sur lui, tout savoir à vrai dire. Elle voulait être là, avec lui, dans les moments joyeux, et pour lui, dans les moments plus désastreux. Elle souhaitait faire partie de sa vie, et qu’il fasse partie de la sienne.

- Pourquoi je n'aimerais pas Katerina ? Qu'a-t-elle que je ne pourrais apprécier ?

Le visage de la jeune russe se rembrunit quelques peu. Elle ne s’était pas confiée sur le sujet et elle ne savait pas si elle pourrait trouver les mots, s’il comprendrait. C’était autre chose qu’oublier un prénom. Mais elle lui devait bien ça. Il était son premier ami à l’institut. Elle se sentait en confiance avec lui.

Elle s’assit au bord de l’embarcadère, les pieds dans le vide, au-dessus de l’eau, invitant Hyppolite à faire de même. Elle posa sa tête contre lui, comme pour se donner du courage. Elle était bien quand elle était proche de lui, qu’elle le sentait, bien vivant à ces côtés. Alors, même si elle avait si peur, que son cœur battait la chamade dans sa poitrine, elle décida de se lancer :

-Andrei était comme un père pour moi. C’était mon tuteur. Il m’a élevé, il payait sans compter pour mon traitement. Sans lui, je serais morte. Sauf qu’… qu’il ne m’aimait pas comme une fille. Il disait qu’il m’aimait…

Elle se tut. Mettre des mots sur tout ça, c’était toujours une expérience difficile. Les vagues calmes de l’eau qui s’étendait à l’infini l’aidèrent à continuer. Leurs mouvements continus étaient apaisants. La jeune femme aimait le bruit de l’eau sur le bois des poutres de l’embarcadère.

-Un jour, j’ai pris peur. La peur, ça fait faire des choses inconsidérées. J’avais peur de lui, de ce qu’il me faisait.


C’était les paroles d’Ivana qui l’avait troublé. Et Katerina avait découvert qu’Andrei ne la voyait plus. Ca avait été douloureux. Ensuite, elle avait voulu s’en aller. Il l’avait retenu. Il l’avait retenu si fort. Trop fort. Elle avait cru qu’il allait la tuer, qu’elle allait en mourir. Le reste c’était enchainé si vite. Tous les détails restaient cependant graver dans sa mémoire.

-Il est mort.

Et Ivanna c’était dénoncée à la place de la jeune femme. Pour la sauver. Elle n’aurait pas survécu sans l’héritage, sans sa liberté et sans des soins adaptés. Elle n’aurait eu aucune chance. Katerina vivait depuis dans un monde gris, préférant nier que le bien et le mal puisse exister. Au-delà du bien être médical que lui procurait l’Institut, la jeune russe avait l’impression que les personnes qu’elle avait rencontrés ici lui permettait d’apprendre à vivre. D’apprendre à s’exprimer pour ce qu’elle était, même si cela lui demandait de détruire une partie des enseignements d’Andrei. Elle sentit une goutte sur sa joue, ne sut définir si c’était une larme qui la chatouillait ou bien une goutte de l’océan emportée par le vent. Elle se tourna vers Hyppolite, glissant sa main dans la sienne, tournant courageusement son visage vers lui et confirma ce qu’elle avait déjà dit plutôt :

-Je préfère Katou.

Elle eut un sourire timide. Elle ne voulait pas gâcher son amitié avec Hyppolite. Elle pria intérieurement pour qu'il comprenne. Pour qu'il ne soit pas dégouté ou dérangé. Pour qu'il continue à être ce qu'il était pour elle.
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Qu'avait dit Hyppolite pour que le visage de Katou se ferme ? Soudainement, il n'y avait plus d'étincelles dans les yeux. L'ambiance gênée mais tendre fut emportée par le vent. Pendant un instant, Hyppolite n'avait plus que la vue. Pendant un instant, il n'y avait que Katou. Pendant un instant il n'y avait que cette femme à la chevelure flottante et au regard perdu.
Il eut un mouvement en avant pour la prendre dans ses bras, mais sans le voir, elle l'évita. Elle s'assit au bord du ponton et Hyppolite fit de même. Ses pieds à lui léchaient presque la surface de l'eau. Il sentit qu'il allait perdre ses tongs, alors il se pencha en avant pour les ôter et les posa près de lui. Pieds nus, il sentait les quelques gouttes qui venaient l'éclabousser.
C'est alors qu'elle s'exprima, pour de vrai. Ce n'était plus la bouche qui parlait, mais le cœur :

- Andrei était comme un père pour moi. C’était mon tuteur. Il m’a élevé, il payait sans compter pour mon traitement. Sans lui, je serais morte. Sauf qu’… qu’il ne m’aimait pas comme une fille. Il disait qu’il m’aimait…

Hyppolite aurait pu avoir déjà un tas de questions : un tuteur ? Katou était-elle orpheline ? Un traitement ? De quelle maladie est-elle atteinte ? Et ce type d'amour ... Jusqu'où avait-il été ?
Mais il avait éteint son cerveau. Il ne voulait pas que des interrogations parasites viennent lui couper ce moment de confession. Il voulait que chaque mot que prononçait Katou aille jusqu'à son propre cœur, que sa parole l'atteigne. Il voulait recevoir les sentiments qu'elle mettait dans ses mots. Et surtout, il ne voulait pas juger son passé.

- Un jour, j’ai pris peur. La peur, ça fait faire des choses inconsidérées. J’avais peur de lui, de ce qu’il me faisait. Il est mort.

Son récit était entre-coupé de pauses. Tout cela semblait si dur pour elle... A cet instant, elle paraissait si fragile. On aurait pu croire qu'un geste ou une parole maladroite la fissurerait pour de bon. C'était pour cela qu'Hyppolite ne fit rien et se laissa absorber par la confidence.

- Je préfère Katou.

A peine eut-elle finit de parler. A peine eut-elle eut le temps de se tourner vers Hyppolite. A peine put-elle lui sourire ... qu'il colla sa bouche à la sienne. Le baiser était gauche, et il écrasa un peu trop fort ses lèvres. Mais il y avait tant d'émotions dans cet échange. Il voulait lui dire à quel point il se foutait que Katerina soit plus douloureuse que Katou. Elle restait la sublime femme qu'il avait devant lui. Pour rien au monde il ne pourrait pas l'apprécier.
Le baiser devint plus plus doux quand Hyppolite finit par se raisonner malgré tout : si elle préférait qui elle était aujourd'hui, il se devait de l'accepter.
Il en voulait plus. Il voulait tellement lui dire des choses sur lesquelles il n'avait pas de mots ... Il prit alors son visage entre ses mains pour rectifier la position un peu bancale de sa bouche, tout en douceur. Et quand il sentit que c'était le moment, il s'écarta, timide.

- J'aime beaucoup Katourina.

Il sourit, mal à l'aise. Il était un peu bête et c'était sûrement la pire réplique du monde.
Il se gratta la nuque. Il voulait que son regard s'enfuie afin de se dérober à ce moment gênant mais d'un autre côté ... Il fallait assumer.

- Et qu'importe ton passé difficile ou ta maladie mortelle, moi je ne vois qu'un sourire radieux. Et s'il est aussi beau aujourd'hui, c'est parce que Katerina a traversé beaucoup d'épreuves. Tu devrais l'apprécier aussi.

Parce qu'il se trouvait un peu trop ferme, il s'empressa d'ajouter :

- Je pense.

Est-ce qu'elle allait fuir maintenant ? Est-ce qu'elle allait rester ? Est-ce qu'il allait comprendre ce que signifiait la "friendzone" (bien qu'Atsuka lui avait bien expliqué malgré elle) ? Et maintenant, qu'est-ce qu'ils allaient devenir ?


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Elle eut un sourire timide. Elle ne voulait pas gâcher son amitié avec Hyppolite. Elle pria intérieurement pour qu'il comprenne. Pour qu'il ne soit pas dégouté ou dérangé. Pour qu'il continue à être ce qu'il était pour elle. A la regarder et la voir comme il l’avait toujours fait.

C’est ce qu’il fit, comme il l’avait toujours fait lorsqu’il pressa ses lèvres sur les siennes en un baiser maladroit et inattendu. Katerina pouvait sentir son cœur battre fort dans sa poitrine. Mais surtout, elle sentait quelque chose qu’elle ne connaissait pas naitre. C’était à la fois vertigineux, effrayant et exaltant. Elle était perdue. Elle avait toujours tout confondu. Ce qu’elle ressentait, était-ce de l’amour ? Elle n’en savait rien. Était-ce de l’amitié ? Ca elle était sûre que non. Mais quoi alors ? Rien de professionnel. Que connaissait-elle d’autre ? A force de vivre loin de tout et tout le monde, elle était devenue incapable de voir ou de comprendre.

Ces mains sur son visage lui donnaient le sentiment qu’elle pouvait tout affronter, mais à la fois il lui rappelait quelque chose. Alors, la sécurité laissa place à l’insécurité. Une voix dans sa tête lui murmura qu’elle était si belle. Lui demanda pardon, le souffle d’une haleine près de son oreille manqua de la faire sursauter. Lorsqu’il s’écarta, elle se perdit dans son regard bleu. Cligna douloureusement des yeux. Pourquoi leurs images se superposaient-elles ? Alors qu’ils étaient si différents. Il n’avait rien à voir avec Andrei. Il était gentil, doux, encourageant, amusant. Alors pourquoi ne parvenait-elle pas à les dissocier.

- J'aime beaucoup Katourina.

Elle eut un petit rire. « Katourina ». Elle était à la fois heureuse et terrifiée. Comment ce genre de sentiments pouvaient-ils se mêler.

- Et qu'importe ton passé difficile ou ta maladie mortelle, moi je ne vois qu'un sourire radieux. Et s'il est aussi beau aujourd'hui, c'est parce que Katerina a traversé beaucoup d'épreuves. Tu devrais l'apprécier aussi. Je pense.


Elle glissa sa main dans la sienne. Dit comme ça, on aurait pu croire que la jeune russe avait vaillamment bravé toutes les tempêtes, qu’elles s’étaient battus pour en arriver là. Mais elle n’était pas vaillante. Elle n’avait pas encore appris à vivre avec son passé. Les enseignements, les paroles, les gestes d’Andrei restaient imprimées. Ces yeux la poursuivaient toujours. Elle se tourna vers Hyppolite. Vers ses yeux bleus. Glissa sa main libre derrière sa nuque, ferma les yeux, et posa ses lèvres sur les siennes, goutant encore à la douceur de ces lèvres. Une chaleur naissante fut balayée par la caresse du vent sur son corps, qui la fit sursauter et elle s’écarta vivement, lâchant la main d’Hyppolite. Pourquoi est-ce qu’il venait la hanter à nouveau ? Alors qu’elle commençait seulement à quitter son emprise. Alors qu’elle sentait doucement qu’elle avait droit à la liberté.

-J’aime beaucoup Hyppolite mais….


Elle eut un instant d’hésitation. Qu’était-elle sensé lui dire ? Elle aurait voulu que ce « mais » ne s’interpose pas. Elle aurait souhaité oubliée. Mais lorsqu’on fuyait, on ne pouvait pas oublier ce qui nous y poussait. Alors elle murmura juste, exténué de la difficulté qu’avaient certains mots à sortir de la bouche :

- Tu es… Tu as ces yeux. Je ne suis pas sûr d’être capable…


Elle rectifia ces paroles, sachant que « pas sur » était un mot faible. Trop faible. Il méritait les mots justes.

- Je ne serai jamais capable d’oublier, pas plus que je ne serai un jour capable de voir un homme sans le voir lui.


Elle détestait soudainement Andrei comme jamais elle ne l’avait détesté. Elle n’avait jamais réussi à faire taire à ce point, l’amour qu’elle avait pu éprouver pour lui, en tant que fille. Pourtant à l’instant, elle le haïssait pour le mal qu’il lui infligeait. Elle serait toujours seule, il la privait de l’amour. Il la privait du prince des contes de fées dont elle avait entendu parler enfant. Elle le voyait dans les yeux d’Hyppolite, les mains de ce patient qu’elle avait croisé une fois, dans la stature de ce médecin, dans le nez de cet autre patient. Où n’était-il pas caché ?

-Ce n’est pas juste.


Comprendre tout ça était douloureux. Katerina éclata en sanglot comme la petite fille qu’elle était, abritant son visage dans les bras d’Hyppolite, enroulant ces bras autour de sa taille et le serrant. Elle n’avait plus pleuré comme ça depuis si longtemps qu’elle était étonné de savoir encore comment faire. Demander du réconfort dans les bras d’Hyppolite n’était pas juste non plus. Il aurait mérité qu’elle garde ça pour elle. Mais elle en avait besoin, et ils étaient plus qu’amis malgré tout. Ses épaules s’agitaient au rythme de sa respiration saccadée et entrecoupée de larmes. L’odeur et la chaleur rassurante de l’homme de ménage l’apaisait peu à peu et elle finit par se calmer, restant malgré tout blotti contre lui. Elle avait peur du moment où il lui faudrait le lâcher. Elle avait peur qu’il ne parte. Qu’il la laisse seule.
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Il ne faisait pas particulièrement chaud ; surtout si on comparait cette journée à ces derniers jours. On n'était pas dans un four, et pourtant Hyppolite transpirait à grosses gouttes. Il gardait ses bras collés à son torse ; il ne fallait surtout pas dévoiler ses aisselles ! Il se représentait très bien le piquant de l'odeur là-dessous, et la marque foncée anti-glamour au niveau de cette zone.
Il était à calmer le record de vitesse qu'essayait de battre son rythme cardiaque et à chercher une solution à cette soudaine sueur quand ... Quand ...
Katou était formidable. En un simple baiser elle avait à la fois tout éteint et tout rallumé. Elle avait mis en sourdines les peurs de l'adulte, son manque de confiance en soi et avait même su suspendre le temps. Mais d'un autre côté ça s'accélérait dans sa cage thoracique et tout son être venait de se mettre en éveil ; et plus particulièrement l'espoir... Si Katou l'embrassait ... Alors ça voulait dire que ...

- J’aime beaucoup Hyppolite mais….

Boum. Retour à la réalité. Le temps poursuit à nouveau son cours et les pensées parasites reviennent. Je t'aime bien ... MAIS. Mais quoi ? Mais quoi ? On ne pouvait pas mieux placer un "mais" dans une phrase.

- Tu es… Tu as ces yeux. Je ne suis pas sûr d’être capable… Je ne serai jamais capable d’oublier, pas plus que je ne serai un jour capable de voir un homme sans le voir lui.

Oh ... C'était donc ça ...
Hyppolite fit la moue. Katou semblait si fragilisée ... Chaque mot était comme une brèche pour voir à l'intérieur, voir ce qu'il y avait comme vécu, voir ce qu'elle avait pu éprouver. Mais c'était si intense. Pas besoin de développer, on comprenait très bien. Merde. Bordel de merde.
De toute façon lui ne voulait pas particulièrement ... Il voulait plutôt ...
Puis la brune éclata en sanglots dans ses bras. Eclater, c'était bien le mot. Elle se serrait si fort contre elle qu'il crut être celui qui allait éclater. Un milliers de fragments d'Hyppolite. Un fragment pour les peurs débiles, un autre pour les doutes, et un dernier pour la tendresse. Il enveloppa Katou. Il ne l'enlaçait pas pour la réconforter mais pour la protéger. Il y avait tellement de bordel dehors, il ne voulait pas qu'on la blesse.
Andrei sérieux ... Tu pues du cul.
Quand elle se calma, il saisit l'occasion :

- Ne me vois pas comme un homme alors. Regarde-moi comme l'ami que tu as toujours vu. Bon, un ami un peu proche, mais un ami. Sans plus.

Il lui caressa les cheveux doucement. Il ne savait vraiment pas quoi penser de cette situation. Embrasser des filles ça vous retourne le cerveau. Un jour vous êtes amis, un bisou, et ça y est, tout devient ambigu. Il aurait mieux fait de garder sa langue dans sa bouche au lieu de vouloir la fourrer dans celle de quelqu'un d'autre.

- Et pour les yeux ... Je mettrais des lunettes de soleil.


Il s'écarta pour mieux la voir. Elle était encore jolie, même avec le bout de son nez rouge et ses yeux bouffis.
Son ventre se nouait dans tous les sens.

- Qu'importe comment tu me vois ou me traites. Je serais toujours là pour toi. Il est hors de question que je te laisse seule.

Il était trop sensible et trop empathique. Si ça continuait comme ça, il allait pleurer à son tour. Et si Katou lui demanderait pourquoi il gémirait "mais c'est trop triste, et je suis perdu, et j'ai pas pris de déo".


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- Ne me vois pas comme un homme alors. Regarde-moi comme l'ami que tu as toujours vu. Bon, un ami un peu proche, mais un ami. Sans plus.

Est-ce que… est-ce que cela signifiait qu’il ne l’abandonnerait pas ? Elle leva ses yeux encore humides vers lui, se maudissant de s’être effondré de la sorte. C’était rare qu’elle craque, surtout à ce point. Il la mettait vraiment dans tous ces états. Elle devait avoir l’air d’un véritable désastre. Lui semblait chamboulé aussi, même s’il ne pleurait pas, elle sentait qu’il était tendu.

- Et pour les yeux ... Je mettrais des lunettes de soleil.


Elle ne put s’empêcher de glousser. Quelques secondes. Juste parce que même dans ce genre de situation, Hyppolite restait Hyppolite. Elle l’imaginait, se promenant avec des lunettes de soleil dans les couloirs de l’institut, en plein hiver, sous le regard ébahit des patients. Pouvait-elle seulement lui dire que malgré qu’il ait les même que ceux d’Andrei, elle adorait ces yeux ? Et que la douceur qu’elle y voyait était celle d’un Andrei bien lointain, celui qu’elle regrettait. Elle préférait se taire. Elle venait de repousser ces avances, ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour lui faire des compliments.

- Qu'importe comment tu me vois ou me traites. Je serais toujours là pour toi. Il est hors de question que je te laisse seule.


Elle eut un sourire à la fois d’excuse pour ses sanglots, mais aussi plein de gratitude. Il aurait mérité qu’elle l’embrasse. Elle se contenta d’essuyer ses yeux bouffis avec sa manche. Elle prenait pleinement conscience de la place qu’avait cet homme dans sa vie, et les moments de bonheur et d’insouciance qu’il lui avait procuré. Elle ne voulait perdre cela pour rien au monde.

-Merci. Je… Je n’ai quasiment personnes en dehors de l’Institut. Je n’ai que toi, qu’Agnès. Tu comptes énormément.


Elle sentait à nouveau le rouge lui monter aux joues, mais avec son visage rougi par les pleurs, ça n’était pas vraiment visible. Ils étaient de véritables amis pour elle, et plus le temps passait, moins elle ne se voyait vivre une vie où elles ne les auraient pas connus. Elle voulait tout savoir d’eux. Etre une amie pour eux.

-Quel est la chose que tu préfères sur terre ?


Cette question lui était venue spontanément. Difficile de choisir entre « quel est ton animal/couleur/pays/activités préféré ». Alors elle se disait qu’au moins, de cette façon, elle pourrait connaitre l’essentiel. Elle savait qu’il aimait vraiment les cactus, et la photographie. Mais était-ce sa chose préférée parmi tous ?

Elle lui poserait des tonnes de questions, elle souhaitait aussi savoir quand était son anniversaire pour pouvoir le lui souhaiter. Et elle voulait lui offrir le meilleur cadeau qu’il n’ait jamais reçu. Elle se demandait aussi quel genre de vie il menait avant l’institut, s’il avait des projets futurs, quel style de musique il préférait. Elle comptait lui poser tellement de questions qu’il ne saurait plus ou se mettre. Elle se sentait à la fois joyeuse de cette soudaine envie, perturbée par leurs baisers, c’était comme un arc-en-ciel entre la pluie et le soleil, indescriptible. Et un arc-en-ciel, n’était-ce pas passer d’un monde gris à un monde en couleur ?
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Katou avait soudainement l’air d’une enfant. De sa manche, elle frotta ses paupières gonflées, chassant ses larmes. Mimique qu’Hyppolite infantilisa, ce qui lui heurta le cœur. Elle avait quel âge déjà la Katou ? Elle était bien majeure, hein ? Il n’avait pas embrassé une mineure, non ?
Alors que c’était la panique dans sa tête, un neurone s’imposa et lui rappela la maturité de la brune et surtout, qu’elle lui avait fait comprendre un jour qu’elle était majeure. Il ne connaissait pas précisément son âge mais ce baiser n’avait rien d’illégal.
Quoique … Il n’y avait pas une clause dans le règlement de l’Institut interdisant ces actes ? Oups. Hyppolite nota dans un coin de sa tête qu’il devrait lire ce fameux règlement un jour …
Puis Katou lui dit quelque chose qui le rendit à la fois triste mais lui ouvrit un sourire:

- Merci. Je… Je n’ai quasiment personnes en dehors de l’Institut. Je n’ai que toi, qu’Agnès. Tu comptes énormément.

Il eut un pincement au coeur : la voix de Katou révélait tellement de fractures. Elle lui semblait si triste, si seule, si lointaine. Elle était là, dans ses bras, et pourtant …
Mais d’un autre côté, il fut ravi de savoir qu’il faisait partie de ses personnes chères, ainsi qu’Agnès. Il la connaissait bien maintenant, sa gourmande collègue. Et il était content que les deux femmes s'entendent bien. D'ailleurs ça lui rappelait leur comportement très proche lors de la Grande Sanction. Il eut une petite idée …

-Quel est la chose que tu préfères sur terre ?

Tiens drôle de question.
Là, sur le moment, Hyppolite aurait répondu le rouge sur les joues de Katou. Ça lui allait vraiment bien. Comme une émotion qui viendrait colorer son visage. Mais sinon … Les cactus. Peut-être.
Il eut comme un coup de massue dans le ventre, coup qui lui aurait éjecté toute forme de vie hors de son corps. Qu’est-ce qu’il préférait sur terre ? Il y avait bien LE truc qui le faisait vibrer, non ? Il n’était pas juste un pauvre agent d’entretien sans ambition qui avait laissé tombé sa passion et sa fiancé parce gnia gnia gnia la vie est nulle ?
Il fallait se rendre à l’évidence : il était quelqu’un de creux. De fade. Il était un truc sans saveur qu’on ne voudrait même pas assaisonner. De l’extérieur, il donnait envie avec son charisme décapant ; mais une fois qu’on le goûtait, on se rendait compte qu’il n’était pas si alléchant …
Alors il repensa à l’idée qu’il eut tantôt, et en profita pour changer de sujet de conversation :

- Tu n’as que moi, et qu’Agnès ? Il se trouve que j’aime bien cette petite Agnès aussi. On pourrait s’organiser quelque chose tous les trois ? Un pique-nique, ou … Ou tu pourrais nous faire un petit concert à elle et à moi ? Mes cactus ne peuvent pas être ton seul public !

Plus il en parlait, plus il se sentait enjoué par l’idée. Il serrait les doigts de la brune entre les siens, les yeux pétillants.

- Ces derniers temps, Agnès est bizarre en plus … Elle est venue dans ma chambre l’autre soir, toute triste. Elle n’a pas le moral. Je pense que c’est à cause d’une histoire d’amour, mais je suis très mauvais là-dedans…

Comment en était-il arrivé à parler d’Agnès ? Et de sa nullité dans les relations sociales ? Décidément, il savait se mettre en valeur. Pour dissimuler son embarras, il frictionna le haut du crâne de son … interlocutrice. Il avait plus l’air d’un grand frère plutôt que d’un type qui l’aurait embrassé, mais bon. Les relations, malgré toute l’affection qu’il mettait dedans, c’était pas sa tasse de thé.



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- Tu n’as que moi, et qu’Agnès ? Il se trouve que j’aime bien cette petite Agnès aussi. On pourrait s’organiser quelque chose tous les trois ? Un pique-nique, ou … Ou tu pourrais nous faire un petit concert à elle et à moi ? Mes cactus ne peuvent pas être ton seul public !

L’enthousiasme d’Hyppolite était contagieux. Katerina eut un doux sourire. Elle adorerait passer encore davantage de temps avec lui, avec Agnès. Il était entré dans sa vie comme un feu d’artifice, lui faisant découvrir un tas de choses qu’elle ignorait. Bien loin des enseignements sévères d’Andrei. S’éloigner de ce qu’il lui avait inculqué avait été incroyablement difficile, mais elle avait aimé chacun de ces choix. Pouvait-on se sentir plus délicieusement coupable ?

Mais au fond, elle avait encore du mal à gérer tout ça. Pour elle, trahir celui qui lui avait permis de vivre, c’était un peu se trahir elle-même. Mais elle ne souhaitait plus vivre dans son ombre, pas maintenant qu’elle goutait à un peu de liberté.

-Ces derniers temps, Agnès est bizarre en plus … Elle est venue dans ma chambre l’autre soir, toute triste. Elle n’a pas le moral. Je pense que c’est à cause d’une histoire d’amour, mais je suis très mauvais là-dedans…


Elle était d’accord. Depuis quelques temps, elle ne parvenait plus à voir la secrétaire. Cette dernière prétextait toujours un travail monstre, mais la jeune russe avait le sentiment que ce n’était pas que cela. Elle n’avait aucune idée de la vie amoureuse de son amie, et elle se rendait compte qu’elle la connaissait mal. Si seulement elle s’était plus intéressée, elle aurait su que la secrétaire était amoureuse. Elle se sentait un peu mal, et eut un pincement au cœur. Si elle trouvait celui qui avait pu lui briser son cœur, il ne s’en tirerait pas si bien. Personne n’avait le droit de faire de mal à une personne comme Agnès. Elle était trop parfaite pour ça.
Katerina renifla doucement.

- Se serait super. On lui remontera le moral, tous les deux.


Elle eut un nouveau sourire. Elle se sentait encore vulnérable après ce qu’elle avait révélé à Hyppolite au sujet d’Andrei. Un peu perdue aussi. Mais ces doigts entremêlés au sien l’aidait à s’y retrouver. Elle était sur d’une chose. Son monde ne se résumait plus à un manoir, un homme, une façon de vivre. C’était derrière elle. Et si elle espérait revoir un jour Ivana, elle souhaitait aussi voir son passé loin derrière elle. Elle resta un peu silencieuse, posant sa tête sur l’épaule d’Hyppolite. Elle aurait presque pu s’endormir, bercer par la chaleur qu’il dégageait, bercer par sa présence. Elle n’avait plus vraiment peur de lui révéler qui elle était. Elle n’avait plus peur qu’il sache. Elle sentait comme un flot monter au bord de ses lèvres, qui attendait qu’elle bouge la bouche pour surgir. Elle se contenta de quelques mots :

-Hyppolite ? Merci.


Elle parlait rarement autant.

- Plus jeune, j’ai toujours rêvé de voir l’océan.


Elle eut un sourire, ces yeux brillants nageant sur les vaguelettes autour d’elle. Elle était juste bien. Là contre lui.
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Katou semblait emballée par l'idée. Hyppolite les imagina tous les trois, dans un carré d'herbe, grignotant des sandwichs préparés par Agnès et écoutant la musique de Katou. La chaleur du soleil les bercerait toute l'après-midi, les protégeant de son aura bienveillante.
Hyppolite se dit alors qu'il n'avait peut-être pas de chose préférée sur Terre, mais qu'il était capable de vivre des petits moment de bonheur. Cela le rassura.
Comme maintenant. Avec la tête de cette superbe femme sur son épaule. Il posa sa main sur sa taille, fébrile. Ça faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu un tel geste d'affection envers quelqu'un, ça lui faisait bizarre...

- Hyppolite ?
- Oui ?
- Merci.

Il rougit brusquement. Whoa. Il en avait le cerveau retourné. C'était pas "merci d'avoir nettoyé ça" ou "merci d'avoir ramassé mon parapluie". C'était un remerciement riche, avec des sentiments forts derrière.
Il n'arriva même pas à lui balbutier un "derien".

- Plus jeune, j'ai toujours rêvé de voir l'océan.

Avait-elle été enfermé dans une tour, Raiponce russe, pour n'avoir jamais vu l'océan ?
Même si celui-ci était particulièrement magnifique. Les couleurs ocres du coucher de soleil se baignaient dans l'horizon, avec une pointe particulière de rose, comme si l'artiste avait voulu s'amuser. Il aurait aimé prendre une photo de ce paysage, de ce moment, mais était bien trop timide.
Puis, se sentant l'âme d'un enfant, il se leva et ôta short et t-shirt. Pendant qu'il se déshabillait, il adressa un oeil malicieux à son interlocutrice:

- Maintenant que tu as vu ton rêve, quoi de mieux que de pleinement le vivre ?

Il n'avait pas fière allure avec son caleçon à motifs sapins de Noël et son ventre plat. Mais il s'en fichait éperdument. Il n'y avait personne d'autres autour de toute façon.
Il ne put s'empêcher de déposer un baiser sur la joue de Katou, puis prit de l'élan avant de sauter dans l'eau. Pas très chaude. Et puis il avait bu la tasse. Et eut un peu mal car il avait fait un plaquage. Mais il sortit la tête de l'eau avec un large sourire.

- Alors ça sonnait bien dans ma tête, mais je te déconseille de faire pareil. On ferai mieux de rentrer...

Il se sentait un peu bête à être trempé comme ça... Et s'il se faisait prendre ? Rha, quel idiot. Il nagea jusqu'aux pieds de Katou, pataud.



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