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12/12/2018
Doutes : -15% ; Révolution : +15% (Preuve Cannibale & Kan + Preuve Alexander + Preuve Lucy)
05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Voir une âme à l'agonie [PV : Roy]

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X36
Le surveillant posa le plateau repas sur le bureau de l’écossais, dans un soupire bien audible. Mais l’occupant de la chambre n’avait aucune réaction, il fixait le plafond, vitreux, las, comme si rien n’existait autour de lui. Ses mèches rousses s’évadaient sur son oreiller comme les pétales d’une fleur. Si sa main posée sur son ventre ne bougeait pas par le mouvement de sa respiration, on pourrait croire que la personne étendue sur ce lit était morte.

Le surveillant regarda le jeune homme pendant un instant. Il ne mangeait pas et se déshydratait à peine. Bien qu’il s’exécutait à faire sa toilette chaque jour, avec une lenteur exorbitant dans ses mouvements, ses cheveux étaient ternes, sans vie, sa peau semblait plus pâle qu’à son habitude et le manque de nourriture dans son organisme l’amaigrissait lentement comme un poison.
S’il continuait ainsi, le surveillant n’aurait bientôt plus besoin d’ouvrir la porte de cette chambre, puisse que plus personne ne l’occupera …

Ce dernier se retira dans un autre soupire avant de refermer la porte derrière lui. Gâcher trois repas par jour pour rien, trois repas qui auraient pus être donné à d’autres …

La sensation d’une présence près de lui se fit sentir dans tout son être. Pourtant, sa chambre était vide à présent. Il n’y avait que lui.
Cependant, un visage familier fit apparition dans son champ de vision. Ses cheveux étaient noués d’une ravissante tresse qui passait élégamment sur une de ses épaules pour pendre dans le vide puisque la demoiselle se penchait au dessus de l’écossais. Son sourire tendre et ses yeux d’été semblaient lui faire un baume au cœur, comme un pansement à une plaie.

*Tu devrais manger, tu ne crois pas ?*

Elle avait raison. Il devrait manger. Pourtant, il n’avait pas faim, le vide qu’il ressentait n’était pas au ceux de son ventre mais à son cœur. Et la nourriture ne pouvait pas combler ce gouffre.
Maintenant que sa chambre était entièrement vide, ces murmures et sa belle amie allaient se battre dans ses tympans, les uns le noyant dans un flot de reproche comme s’il était le pire des criminels et l’autre était son avocate qui proclamait son innocence.
Parfois, Nevrabriel avait des moments de lucidité et se disait que, de toute façon, toute ces voix étaient dans sa tête. Mais ces moment ne duraient quelques instants, le temps de se souvenirs qu’il avait tout perdu. Perdu tout ce en quoi il croyait, tout ce que en quoi il tenait. Et les voix revenaient.
Bien qu’Anna semblait faisait écho dans son être, sa voix douce et agréable était sa lumière, les ombres derrières lui étaient beaucoup trop grandes et intenses pour qu’il puisse s’en défaire.

*Je vais rester près de toi. Je ne te laisserais jamais seul, tu n’as pas à les écouter.*

La brune de ses illusions tint ses paroles et s’allongea a ses cotés. Bien que les draps de son lit ne pliait pas sous son poids fictif, il pourrait presque jurer qu’elle était à ses cotés, présente, réelle.
Le jeune homme hésita à retirer sa main de son ventre pour venir chercher la sienne, mais il n’avait pas la force de le faire et ne voulait pas prendre le risque qu’elle disparaisse, elle, sa lumière dans l’ombre.

Depuis combien de temps fixait-il le plafond ?

Le jeune homme eut l’impression qu’un bruit heurta ses oreilles, autres que les paroles réconfortante d’Anna, comme si l’ont frappait contre du bois pour demander à entrer. Mais cela ne devait être que dans sa tête. Ceux qui venaient le voir, comme Kan ou Lucy, ne frappait pas à la porte. Il entrait, simplement.
Il devrait songer à la condamner s’il voulait qu’on le laisse tranquille. Le petit indou était très persistant et le roux avait du mal à l’envoyer sur les roses. Et sa lorialet également était tenace, à sa manière.
Même les surveillants qui venaient le chercher au petit matin pour sa séance avec Donatien ne frappait plus à la porte, ils savaient qu’ils n’auraient pas de réponse, jamais.
Alors qui pouvait bien le faire ? Personne. C’était dans sa tête.

Ainsi, le jeune homme resta allongé, à fixer le plafond, une main sur son ventre amaigris et l’autre sur son torse, frôlant machinalement les coutures sur son uniforme qui formait sa nouvelle identité depuis plus de cinq ans : X36



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