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05/01/2019Nouvelles intrigue et pages dans le Journal Clandestin
05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Rien ne nous retient à rien ||feat Agnès||

Katerina Soukhovo-Kobylin

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Après la Grande Sanction, Agnès s’était plongé dans le travail. Tant et si bien que Katerina avait dans un premier temps eu un mal fou à la revoir. Leurs quelques discussions s’étaient écourtées rapidement et elle n’avait pas trouvé le moyen de passer plus de temps avec la secrétaire. Elle passait tout de même régulièrement à son bureau, dans l’espoir que la jeune femme soit en pause, ce qui n’arrivait jamais.

La veille, elle avait enfin eu une idée pour remédier à cela. Elle souhaitait discuter avec la secrétaire comme elles avaient pu le faire auparavant, et elle souffrait de ne plus la voir. C’est en apercevant un patient arracher des mauvaises herbes dehors, du haut de sa fenêtre habituelle, qu’elle avait eu l’illumination. Elle pouvait peut-être aider son amie. Certes, elle ne pouvait pas toucher aux dossiers des patients, ni aux choses personnelles de M. Elpida, mais elle pouvait cacheter une pile d’enveloppes à envoyer à des parents de patients ou tout simplement apporter un café à Agnès. Des taches faciles, qui prenaient du temps et pour lequel elle pouvait intervenir sans gâcher le travail de son ainée. Elle ne savait pas si cette dernière serait d’accord de la laisser l’aider, même si ce n’était que pour une journée.

Peut-être qu’à la fin de cette journée, Agnès pourrait s’arrêter de travaillé à une heure plus raisonnable que celles de ces derniers temps et qu’elles pourraient vraiment en profiter pour discuter. De toute manière, autant essayer.
La jeune russe avait enfilé l’uniforme des patients de l’institut, tressé ces cheveux sur le côté et c’était regardé dans le miroir. Même si c’était léger, on pouvait voir que la jeune femme recommençait à prendre un peu de poids, ce dont elle n’était pas peu fière. Les traitements de son médecin faisaient effet. Elle avait quelques plaques rouges sur le corps, dû à l’effet secondaire d’un de ces antirétroviraux, mais rien de très grave.

Il était encore tôt, et l’air était frais. Cela n’allait probablement pas durer, et les températures augmenteraient probablement rapidement, trop pour être supportable à l’extérieur. Katerina marcha jusqu’au bâtiment du personnel. Deux hommes se tenaient devant l’entrée, habitués à ces nombreuses visites, ils ne semblaient pas hostiles.

-Bonjour, je viens voir Mlle Dessanges.


L’un d’entre eux l’accompagna jusqu’au bureau de la secrétaire. Katerina toqua presque timidement à la porte, et lorsque la voix d’Agnès s’éleva de l’autre côté du bois, elle ouvrit la porte. Sur son bureau s’amoncelait une tonne de documents remplis de post-it, les plantes vertes près du canapé semblaient sur le point de succomber à la soif et Agnès trônait au milieu de tout ça, semblant quant à elle sur le point de succomber à la fatigue. La jeune russe se demanda même s’il elle avait dormit la nuit dernière. Elle entra timidement et la salua :

-Bonjour mademoiselle Dessanges. Excusez-moi de cette intrusion. Je souhaitais savoir si je pouvais vous être utile, vous préparez un café ou triez une pile de lettres pour vous. Des choses à ma portée qui pourrait vous faire gagner un peu de temps.

Elle espérait que ça proposition n’était pas trop présomptueuse, et que la secrétaire voudrait bien de son aide, ou au moins, ne serait pas fâchée qu’elle en propose. Elle avait peur aussi que son aide ne fasse que ralentir la secrétaire et qu’elle traine dans ses pattes.
Mademoiselle Dessanges

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Secrétaire de Donatien
Une pile de lettre à vérifier et à cacheter sur sa droite. Des dossiers de nouveaux patients en attente d’affectation sur sa gauche. Des rapports de séances de soin à centraliser, approuver et trier sur plusieurs piles tout autour d’elle. Des tas de post-it de toutes les couleurs qui cherchaient à attirer son attention sur des détails mais qu’il devenait urgent de régler. Sans oublier, évidemment, les dizaines de documents informatiques ouverts sur son écran d’ordinateur – actuellement l’emploi du temps de Donatien qu’elle devait remplir pour le lendemain – et la batterie de son téléphone portable qui lui faisait faux bond, et pas moyen de remettre la main sur ce fichu chargeur !
Agnès ne savait vraiment plus où donner de la tête. Tout ce retard de travail accumulé lui semblait de plus en plus impossible à rattraper et ça la rendait folle. Elle essayait de rester méthodique, d’éliminer une tâche à la fois, mais c’était sans compter sur le travail qui s’ajoutait à celui déjà en cours et les urgences à régler entretemps qui ne l’aidaient pas à avancer. Debout au milieu de la pièce, elle soulevait au hasard des papiers, les coussins sur la banquette des visiteurs à la recherche du chargeur de son téléphone avec de moins en moins de conviction. Mais bon. Il fallait vraiment qu’elle le retrouve, si Donatien l’appelait et qu’elle ne répondait pas… Elle préférait ne pas compléter cette phrase. Elle le retrouva finalement sur le petit meuble où se trouvait sa machine à café personnelle – l’un des avantages d’être la secrétaire de Donatien Elpida, médecin en chef – exactement à l’endroit où elle le mettait d’habitude. Juste à côté du portable de son patron. Ah oui. C’était vrai. Elle avait oublié. Donatien était encore parti à sa séance de soin avec Adèlys en lui laissant son téléphone pour « ne pas être dérangé ». Ce n’était pas comme si elle lui avait expliqué un million de fois qu’il pouvait le garder sur lui et le mettre en silencieux mais bon… La technologie et lui, ça ferait toujours au moins quarante.
Elle brancha tout de même son cellulaire et retourna s’asseoir. Où est-ce qu’elle en était déjà ? Ah oui. Finaliser le dossier X160.
Décidemment, les somnifères que lui avait prescrits le docteur Hawthorne ne lui réussissaient pas des masses. Elle se réveillait toujours dans le cirage, elle avait un mal de chien à se mettre en route et ça se ressentait sur son efficacité. Elle passait son temps à oublier ce qu’elle faisait, où elle mettait ses affaires… Enfin. Ca valait quand même probablement mieux que de ne pas dormir du tout elle supposait.
Ce fut au moment où elle reprenait sérieusement le dossier qu’elle avait en cours qu’on frappa à la porte. La secrétaire eut un léger soupir. Quoi encore ? Si c’était encore Steven qui venait la voir pour lui demander comment il était censé faire son travail… ! Elle répondit cependant.

- Entrez !

Son agacement s’envola quand elle vit la silhouette de Katerina apparaître dans l’embrasure de la porte. Son regard se ralluma un peu.

- Bonjour mademoiselle Dessanges. Excusez-moi de cette intrusion. Je souhaitais savoir si je pouvais vous être utile, vous préparer un café ou trier une pile de lettres pour vous. Des choses à ma portée qui pourrait vous faire gagner un peu de temps.

Avec un grand sourire, Agnès se leva. Elles n’avaient pas pu se voir beaucoup ces derniers temps. Enfin depuis… A cause de son travail, trop prenant. Peut-être aussi parce que le travail était une façon de l’éviter pour être honnête. Avec ce qu’elle avait vu de l’estrade, ce jour-là… Elle n’aurait pas su comment se comporter avec elle. Mais puisque Hyppolite lui avait affirmé qu’il n’y avait rien entre eux…

- Bien sûr Katerina ! Entre je t’en prie ! C’est vraiment gentil de ta part.

« Gentil » ? Ce n’était pas le mot. Agnès la trouvait adorable. Tout simplement adorable. Et comme elle s’avançait dans la pièce, elle ne put s’empêcher de remarquer un léger changement dans le physique de la jeune femme.

- On dirait que tu as repris un peu de poids non ? Ca fait vraiment plaisir à voir !

Est-ce que ça voulait dire que son traitement commençait enfin à porter ses fruits ? Agnès l’espérait de tout cœur.

HRP:
J'ai un peu extrapolé par rapport à Katou mais je crois que tu disais qu'elle avait repris du poids dans je-sais-plus quel RP. Si jamais ça te dérange dis le moi ! Smile



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Katerina Soukhovo-Kobylin

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- Bien sûr Katerina ! Entre je t’en prie ! C’est vraiment gentil de ta part.

La jeune russe fut soulagée. Elle avait eu un peu peur que la secrétaire ne la renvoie à sa chambre, même si elle doutait que ce fut son genre. Son grand sourire rendait son visage plus lumineux, et effaçait un peu la présence de cernes sous ces deux yeux sombres. Il n’y avait rien à faire, le sourire de la femme la rendait belle. Contagieux, il s’afficha à son tour sur le visage de Katerina. Elle s’avança, fermant la porte derrière elle.

Elle aimait cette pièce et s’y sentait bien. C’était un peu comme un oasis. Ici, elle avait toujours trouvé l’oreille attentive de son ainée, elles avaient ris, discuter de choses sérieuses ou anodines. Cela lui avait manqué. Elle avait continué de discuter avec Hyppolite, mais ce n’était pas pareil. Surtout depuis leur discussion au port.

- On dirait que tu as repris un peu de poids non ? Ca fait vraiment plaisir à voir !


Katerina se sentait fière et reconnaissante, de voir que son ainée avait remarqué sa prise de poids. Elle faisait vraiment de gros effort, et c’était bien le genre d’Agnès de s’en apercevoir. Elle s’avança jusqu’à la fontaine sur pied qui se situait dans un coin de la pièce, et se servit un verre d’eau :

-Oui, et je suis certaine que vos limonades et vos chocolats chauds y sont pour quelque chose.


C’était un peu sa manière de la remerciée pour les petits moments qu’elles avaient passé ensemble depuis qu’elle était à l’Institut. Elle s’avança jusqu’aux plantes et leurs versa l’eau de son gobelet, de manière plus ou moins équitable. Elle ne savait pas si cela suffirait à sauver les plantes, dont les feuilles étaient un peu racornies, mais si ce n’était pas le cas, elle pourrait essayer d’en faire envoyer à Agnès avec l’accord de l’Institut.

Elle s’approcha ensuite du bureau d’Agnès et lui fit, pressé de pouvoir alléger son travail :

-Grâce à ça, je me sens en pleine forme pour t’aider. Aujourd’hui je suis ton assistante personnelle.


Le tutoiement lui était venu naturellement, elle ne s’en aperçut même pas. Elle adressa un sourire à Agnès, posant ces mains pâles sur le bureau en bois. Elle était contente. Tout simplement contente. Elle aurait aimé penser à venir avant, parce qu’elle sentait vraiment que c’était ce qui lui avait manqué ces derniers temps.
Mademoiselle Dessanges

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Secrétaire de Donatien
-Oui, et je suis certaine que vos limonades et vos chocolats chauds y sont pour quelque chose.

Agnès eut un sourire un peu gênée. Elle était si cramée que ça à lui rajouter du sucre et des gâteaux à chaque fois qu'elle lui servait quelque chose ? A moins que ce ne soit encore un gossip d'Hyppolite, ce dernier aimant beaucoup trop répéter à qui voulait l'entendre que la grande ambition de la secrétaire de Donatien était de faire craquer toutes les balances de l'île... il ne fallait pas exagérer non plus, ce n'étaient que quelques kilos supplémentaires...
Enfin, dans tous les cas, Katerina avait l'air en forme et ça ramenait un rayon de soleil dans sa journée. Alors qu'elle prenait l'initiative d'arroser ses plantes, Agnès retourna à son bureau et retira un post-it vert, celui pour lui rappeler de ne pas laisser mourir les végétaux, et le jeta à la poubelle, reconnaissante, même si à ce niveau-là il allait falloir certainement plus qu'un verre d'eau pour qu'elles reprennent un peu de poil de la bête.

-Grâce à ça, je me sens en pleine forme pour t’aider. Aujourd’hui je suis ton assistante personnelle.

Avoir une assistante personnelle ? L'idée lui sembla tellement saugrenue qu'elle ne nota même pas que Katerina la tutoyait. Après tout, c'était son job à elle d'assister quelqu'un, est-ce que ça voulait dire que la jeune fille allait être une assistante d'assistante ? Les prémices d'un rire se dessina sur son visage. C'était une idée bizarre, mais amusante.
Cependant son premier réflexe fut de décliner la proposition mais... il y avait tellement à faire ! Peut-être qu'elle pourrait juste lui déléguer quelques détails, comme préparer les enveloppes à envoyer ? Elle se mordit la lèvre inférieure. D'un côté, le courier des patients étaient confidentiels mais de l'autre, l'Institut les lisait déjà avant de les envoyer et elle savait qu'elle pouvait faire confiance à Katerina.
Bon.

- C'est vraiment très gentil de ta part ma belle. Si tu pouvais me préparer le courrier à envoyer, ça m'avancerait beaucoup.

L'avait-elle vraiment appelée ma belle ? Bon sang, ces somnifères - à moins que ce ne soit le manque de sommeil qu'ils essayaient de combler - lui faisaient vraiment dire n'importe quoi. Enfin, non. Pas n'importe quoi. Au contraire, ils laissaient passer dans ses mots les pensées qu'elle avait l'habitude de masquer. Et en l'occurrence, elle trouvait Katerina vraiment jolie sans compter que cette expression témoignait de l'affection particulière qu'elle lui portait. Elle espérait qu'elle ne lui en tiendrait pas rigueur mais n'ajouta rien à ce sujet, sentant confusément que ce serait malvenu. Elle débarrassa donc un espace sur son bureau et y apporta une chaise pour que la jeune brune puisse s'y installer et lui donna le matériel nécessaire.

- Voilà, les enveloppes, les timbres, la liste des adresses et... ah oui voilà un stylo, dit-elle en farfouillant dans un pot à crayons. Normalement c'est bon, encore merci Katerina.

Elle vérifia une seconde fois puis retourna s'asseoir à sa place avec l'espoir qu'elle puisse enfin boucler le dossier X160.



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- C'est vraiment très gentil de ta part ma belle. Si tu pouvais me préparer le courrier à envoyer, ça m'avancerait beaucoup.

Elle aurait presque pu crier victoire. Qu’Agnès se laisse aider, elle n’était pas certaine que ce soit possible. Si apparemment. Elle s’installa à côté de la secrétaire après qu’elle lui ait libéré un bout de bureau.

- Voilà, les enveloppes, les timbres, la liste des adresses et... ah oui voilà un stylo, dit-elle en farfouillant dans un pot à crayons. Normalement c'est bon, encore merci Katerina.


-Avec grand plaisir.

Et elle ne mentait pas, en effet  la jeune russe était toute excitée. Elle ne savait pas si c’était la pensée de pouvoir passer du temps avec Agnès ou celle de pouvoir l’aider qui lui plaisait le plus. Quoi qu’il en soit, elle s’appliqua à la tâche avec grand sérieux, canalisant toute cette énergie positive dans sa mission. Elle écrivait avec soin les adresses sur les enveloppes, prenant bien garde de ne pas faire la moindre faute. Collait le bon nombres de timbres suivant les destinations, et empilait ensuite les enveloppes les unes sur les autres avec méthode. Elle-même n’envoyait que rarement du courrier à Ivana. Elle fredonna quelques instants avant de s’interrompre, consciente que cela n’aiderait pas Agnès à se concentrer. Elle termina sa tâche en silence, quelques musiques trottinant dans son cerveau. C’était tellement agréable de se sentir utile à quelque chose.

Elle jetait de temps à autre un coup d’œil à Agnès, pas trop appuyé pour ne pas la perturber alors qu’elle travaillait. Cette dernière était penchée sur un dossier qui semblait absorber toute son attention, ses cheveux de chaque côté de son visage, laissant sa nuque à découvert. Son air concentré tira un sourire affectueux à la jeune femme. L’institut était entre de bonnes mains. Elle s’agitait de temps à autre, à la recherche d’un dossier, puis semblait y concentrer toute son énergie. Pas étonnant qu’elle soit trop épuisée pour voir Katerina après son travail, enfin, quand elle le terminait. Un brin d’inquiétude secoua la jeune russe. Elle savait que son ainée ne se ménageait pas, mais sa façon de se plonger dans son travail avec tout son cœur et tout son corps, avait de quoi alimenté son anxiété. C’était une charge bien lourde pour une seule personne.

Il restait à la jeune femme deux lettres à écrire, mais elle ne les avait pas encore compléter, car elle n’était pas sur de l’adresse. La tâche lui avait pris pas mal de temps, elle était assez contente d’avoir demandé pour aider. Car même si Agnès aurait probablement accomplit cette mission beaucoup plus rapidement, c’était tout de même une petite épine en moins dans le pied. Elle interpella finalement Agnès :

-J’ai presque terminé, j’ai juste un doute sur l’adresse de deux des enveloppes, je te laisse gérer ça du coup.


Elle brandit les enveloppes coupables, se tournant vers la secrétaire
Mademoiselle Dessanges

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Secrétaire de Donatien
Alors que Katerina se lançait à la tâche qu’elle lui avait confiée, Agnès, elle, se posa devant son dossier à compléter. Au début, elle ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil régulier à la jeune femme, un peu inquiète de savoir si elle faisait bien de la laisser faire, mais petit à petit, le sérieux de celle-ci et l’application dont elle faisait preuve eurent raison de ses doutes et elle se consacra sur sa propre tâche. Ainsi, elle réordonna les compte-rendu de consultation par date, mettant à jour les principales données sur le fichier informatique correspondant et scannant les comptes-rendus mensuels pour éviter toute perte ou dégradation. Une tâche longue, fastidieuse et peu gratifiante mais nécessaire, et grâce à l’aide de Katerina dont la présence la motivait en plus de l’aide qu’elle lui apportait, elle le boucla plus rapidement qu’elle ne l’aurait pensé et put passer au suivant. L’atmosphère était calme et détendue, le silence entrecoupé de temps à autre par quelques notes fredonnées par Katerina qui ne semblait pas s’en rendre compte. Cela lui tira un sourire. Même si ça ne valait pas une bonne nuit de sommeil, cette ambiance était reposante et pour un rare moment, le stress de la secrétaire redescendit de quelques crans. Etant dans une bien meilleure disposition pour travailler qu’une demi-heure auparavant, ce furent trois dossiers supplémentaires qu’elle réussit à rattraper sur son retard avant que son assistante du jour puisqu’elle s’était désignée comme telle ne l’interpelle.

-J’ai presque terminé, j’ai juste un doute sur l’adresse de deux des enveloppes, je te laisse gérer ça du coup.

Agnès sourit, termina de remplir la case qu’elle avait en cours et répondit.

- Je regarde ça, attends.

Puis elle se leva et se plaça derrière Katerina, se penchant au-dessus d’elle pour voir les deux enveloppes concernées et la liste. Oh, oui. Elle voyait le problème. « J’ai un doute sur l’adresse », c’était sa façon polie de lui faire remarquer que ces deux-là étaient particulièrement illisibles et donc, impossible à recopier. Elle eut un rire gêné.

- Ah, ça, oui désolée. Parfois j’écris vite et mal, il faudrait que je les retape, ce serait plus lisible.

Elle se pencha un peu plus et ses cheveux balayèrent le haut du crâne de Katerina sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle compléta l’adresse des deux enveloppes et jeta un œil à celles qu’avait faites la brune, non pas parce qu’elle n’avait pas confiance en elle, mais par conscience professionnelle. Elle n’en avait pas – ou plus – douté mais ce qu’elle vit la satisfit entièrement.

- Et bien, tu te débrouilles comme une cheffe ! Je vais t’embaucher plus souvent !
Plaisanta-t-elle.



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Katerina Soukhovo-Kobylin

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Katerina était contente de voir naitre un sourire sur les lèvres de la secrétaire. Ca faisait chaud au cœur. Depuis l’incident de l’estrade, c’était plus difficile d’en apercevoir un. La jeune russe ne comprenait toujours pas bien ce qui pouvait la lier à la jeune patiente morte pour que cela la touche autant. Mais elle savait à quel point la secrétaire était sensible. Elle balaya la pièce du regard. Tout lui indiquait que les choses étaient compliquées pour Agnès. Des plantes en souffrance aux tasses de chocolat chaud qui semblait presque prendre la poussière. La secrétaire ne l’aurait dit pour rien au monde, trop inquiète qu’on s’inquiète pour elle (oui s’était ironique), mais la jeune russe voyait que les choses ne s’étaient pas tant améliorées.

Je regarde ça, attends.

Katerina releva un instant la tête à l’approche de la secrétaire avant de laisser son regard retourné aux enveloppes. Agnès s’était penchée pour apercevoir les fameuses enveloppes. Ces deux yeux foncés dégageaient une lumière presque hypnotisantes, probablement les reflets des lumières du bureau de la femme. Katerina s’en détacha lorsque la secrétaire reprit la parole, eut presque un sursaut :

- Ah, ça, oui désolée. Parfois j’écris vite et mal, il faudrait que je les retape, ce serait plus lisible.

Les cheveux d’Agnès chatouillèrent ceux de la jeune russe. Elle respira l’odeur apaisante de la secrétaire, qui complétait les adresses manquantes. La jeune femme eut un sourire. Jamais elle n’aurait pensé se sentir autant en confiance avec quelqu’un après avoir quitté son pays natal. Cette complicité était un véritable rayon de soleil. A elle maintenant de faire en sorte que le soleil puisse subsister.

- Et bien, tu te débrouilles comme une cheffe ! Je vais t’embaucher plus souvent !


Katerina était sincèrement flattée, et heureuse. C’était un compliment qui lui allait droit au cœur. Elle qui n’avait jamais vraiment appris à faire quoi que ce soit de ces dix doigts découvraient qu’elle était capable de bien faire les choses. Des choses, certes simple, mais elle n’en demandait pas plus. Surtout si cela aidait Agnès d’une quelconque manière. Décidemment, l’institut lui procurait bien plus que ce qu’elle n’avait espéré en arrivant.

-Et bien je dois dire que j’ai une excellente patronne.


Elle lança un clin d’oeil espiègle à la secrétaire et ajouta :

-Je crois qu’elle mériterait même un bon chocolat chaud. Un mot de sa part et je m’exécute.


Après tout, rien de telle qu’un bon chocolat chaud pour réchauffer les cœurs. Et pour en profiter pour discuter. Cela faisait si longtemps qu’elles n’avaient pas pris le temps de partager un chocolat chaud que la jeune russe trépignait presque déjà d’impatience.
Mademoiselle Dessanges

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Secrétaire de Donatien
-Et bien je dois dire que j’ai une excellente patronne.

Agnès pouffa de rire. Elle, patronne ? C’était tellement loin de sa réalité que c’en était drôle. De toute façon, ce n’était pas comme si elle avait souhaité que ce soit le cas, elle était convaincue qu’elle ferait une très mauvaise dirigeante. Les femmes comme elle étaient compétentes pour épauler, soutenir et décharger, pas pour dire aux autres ce qu’ils avaient à faire. Elle était aussi d’une nature bien trop indécise, peu sûre d’elle-même sans compter que son boulot actuel la stressait déjà bien assez comme ça ! Elle n’avait pas l’ambition nécessaire pour briguer ce genre de poste. Pourtant, quelques instants, elle s’imagina à la place de Donatien. Peut-être que si elle avait été de taille à tenir les rênes de l’Institut, l’île serait un endroit un peu plus agréable à vivre. La petite Loreleï n’y aurait pas perdu la vie et il n’y aurait pas autant de phrases à vous crever le cœur dans le dossier de Nevrabriel. Peut-être… Ou alors la totalité de l’île aurait viré à l’anarchie.
Elle fut tirée de ses pensées par la voix de Katerina.

-Je crois qu’elle mériterait même un bon chocolat chaud. Un mot de sa part et je m’exécute.


Elle avait appuyé sa phrase d’un clin d’œil espiègle qui eut un effet singulier. Son cœur rata un battement avant de s’agiter un peu plus. Pas plus vite, mais plus fort. Elle se souvint de la première fois où elles s’étaient parlé, sur le rivage en plein hiver. Ce jour-là, elle-même était dans un état lamentable mais Katerina n’avait pas l’air heureuse non plus. Elle lui avait paru belle mais fragile comme une tasse en porcelaine ébréchée. Tout son être semblait translucide et évanescent, comme menaçant de s’évanouir sans laisser de trace. Et aujourd’hui, voilà que la jeune femme se remplumait doucement, lui offrant sourires et clin d’œil. Elle avait même l’air de prendre des couleurs, ses joues lui paraissaient plus rosées que d’ordinaire.

- Et bien qu’attendez-vous mademoiselle ? Votre patronne attend !
Plaisanta-t-elle pour masquer l’émotion qui l’envahissait.

Elle s’assit de nouveau à son bureau pour boucler le dossier qu’elle avait en cours. Du moins, c’était son intention. Parce que lorsqu’elle se retourna pour dire à Katerina de ne pas hésiter à se servir de la boisson qui lui ferait plaisir, ses yeux restèrent figés sur le dos qu’elle lui présentait, la laissant pensive.
Ce ne fut que lorsque celle-ci lui fit de nouveau face qu’elle se reprit.

- Sers-toi aussi quelque chose, tu l’as mérité. Il doit y avoir une boite à sucre dans le tiroir si tu veux.



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- Et bien qu’attendez-vous mademoiselle ? Votre patronne attend !


Katerina eut un rire joyeux et s’activa. Elle était contente de voir Agnès faire de l’humour. Elle s’attela donc à la préparation du dit chocolat chaud, tournant le dos à la secrétaire le temps de tout mettre en route. Elle était ravie que pour une fois, ce soit elle qui prenne soin de la jeune femme. Elle se tourna ensuite vers cette dernière qui avait rejoint son bureau, sans vraiment savoir dans quel but et fut surprise de voir ces yeux fixées sur elle. Elle ne savait pas trop pourquoi cette stupeur, comme si elle avait fait quelque chose d’interdit. Elle ne faisait que se tourner vers Agnès après tout. Cette dernière lui fit :

- Sers-toi aussi quelque chose, tu l’as mérité. Il doit y avoir une boite à sucre dans le tiroir si tu veux.
-Bien, à vos ordres MAdame.


Elle avait appuyé sur la formule de politesse, l’accompagnant d’une courbette exagéré. Il était loin le temps où elle accomplissait ces courbettes pour saluer son tuteur. Elle attrapa la boite de sucre et lorsque les deux chocolats chauds furent près, elle alla les poser sur le bureau de la secrétaire, s’installant en face d’elle, et encercla la tasse de ces doigts. Elle se sentait plus apaisée. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas bu un chocolat chaud avec la secrétaire qu’elle se fichait pas mal qu’on soit en pleine été et que le temps des dit chocolat soit révolu. Son soupir d’aise n’avait pas dû passer inaperçu, aussi se justifia t’elle, les joues légèrement colorées :

- Ça m’avait manqué.


Ne voulant pas que cela passe pour un reproche de sa part, elle ajouta aussitôt :

- Je ne disais pas ça…. je sais bien que tu es débordé de travail.


Elle ne savait même plus quoi dire, catastrophée. Etait-il possible de s’exprimer de manière plus empotée encore ? Etait-ce dû à toutes les incartades qu’elle ne cessait de faire aux règles qu’elle avait suivi toute sa vie ? Elle restait déchirée entre son envie de bien faire et de rester polie, et cette envie de liberté, de s’exprimer en toute impunité. Elle peinait encore à trouver son équilibre et ces actions lui pesaient parfois lorsqu’elle ne suivait pas son canevas. C’était probablement juste une habitude à prendre. Elle se rassura en se disant que d’ici peu, elle trouverait ça si naturel qu’elle ne se souviendrait même pas de l’ « avant ». Malheureusement elle n’était pas certaine que cette optimisme feint soit la solution.
Mademoiselle Dessanges

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Secrétaire de Donatien
L’espace d’un instant, Agnès crut que Katerina avait intercepté son regard insistant et que cela l’avait mise mal à l’aise. Elle eut envie de se fondre dans un trou de souris, un peu honteuse. Heureusement, celle-ci se fendit d’une courbette caricaturale, détendant l’atmosphère.

-Bien, à vos ordres Madame.

La secrétaire eut un rire qui évacua sa gêne et elle poussa des papiers dans un coin de son bureau pour faire de la place aux tasses qu’elle amenait. Elle prit celle que la jeune femme lui tendait, enroulant ses doigts autour de l’anse et profitant de la chaleur qui se dégageait de la faïence. Alors qu’elle humait le parfum qui parvenait à son odorat, ce fut un long soupir d’aise qui s’invita à son oreille. Agnès sourit.

- Ça m’avait manqué. Je ne disais pas ça…. je sais bien que tu es débordée de travail.

Katerina paraissait catastrophée. Elle la voyait se ratatiner un peu sur elle-même, comme si elle voulait s’enfoncer six pieds sous terre… Cela la peina. Surtout que ce reproche… Il était en partie fondé. Elle se mordit la lèvre inférieure, hésita un peu… Elle posa sa tasse et ses mains se posèrent sur celle de la belle.

- Tu as raison. Je travaille trop.

Puis, réalisant qu’elle se montrait peut-être un peu envahissante, elle retira ses mains et but une gorgée de son chocolat chaud pour se donner une contenance. Elle travaillait trop. Mais qui ferait tout cela si ce n’était-elle ? Il y avait encore pas mal de retard à rattraper même si Katerina lui avait déjà donner un sacré coup de main. Mais peut-être que…

- Si tu es d’accord pour m’aider encore un peu ce matin, on pourrait peut-être profiter du soleil cet après-midi ?

C’était une proposition audacieuse certes. Déjà, demander de l’aide était un peu contre ses principes mais elle avait une confiance totale en Katerina et si elle souhaitait passer plus de temps avec elle… Ca lui ferait peut-être plaisir ? Et ensuite généralement elle travaillait jusque 18 heures ou plus alors prendre son après-midi… Mais elle avait la chance que Donatien regarde très peu à ses horaires. Tant que le travail était fait et qu’elle restait disponible pour l’épauler en cas de besoin, il se fichait un peu de savoir où et quand sa secrétaire accomplissait ses tâches.

- Malheureusement, je dois rester dans les parages au cas où M. Elpida aurait besoin de moi mais on pourrait aller se promener aux alentours.




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Katerina Soukhovo-Kobylin

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W81

Lorsque les mains d’Agnès se posèrent sur les siennes, Katerina se détendit un peu. C’était pas la peine de s’énerver pour rien, il fallait qu’elle apprenne à prendre du recul.

- Tu as raison. Je travaille trop.

Lorsque la secrétaire lui lâcha les mains pour boire une gorgée, la jeune femme en fit de même. Le goût amer du cacao, atténué par une bonne dose de sucre était définitivement associé au bureau d’Agnès. Avant de connaitre la secrétaire, la Russe n’avait jamais bu de cacao. Auparavant, elle buvait plus souvent des tisanes ou du thé. Sa tasse lui réchauffait les mains, qu’elle avait naturellement fraiche.

- Si tu es d’accord pour m’aider encore un peu ce matin, on pourrait peut-être profiter du soleil cet après-midi ? Malheureusement, je dois rester dans les parages au cas où M. Elpida aurait besoin de moi mais on pourrait aller se promener aux alentours.


Katerina s’empressa de répondre, trop heureuse qu’Agnès elle-même soit d’accord de se reposer un peu sur la jeune femme :

-Bien sûr ! Ce serait avec grand plaisir !


Aider Agnès ET passer du temps avec elle, pour la jeune russe, tout cela ne comportait que des avantages. Elle était sincèrement ravie de pouvoir travailler, cela la sortait de sa routine un peu morne, et elle n’avait qu’une hâte, c’était de se promener avec la secrétaire. Elle posa sa tasse un instant, repoussant une mèche de cheveux qui s’invitait sur son visage. Elle continua, trouvant nécessaire de faire savoir à Agnès qu’elle serait là en cas de coup dur, comme elle avait été là, dans la mesure de ces possibilités, à la mort de la patiente.

-Et sache que je serai toujours là si tu as besoin d’aide. Alors n’hésite pas.


Elle acheva sa tasse de cacao, détournant timidement le regard. Une fois terminé, elle reprit sur un ton moins sérieux :

-Alors ! C’est pas que je m’ennuie mais j’ai bien envie de t’aider à en finir au plus vite avec toute cette paperasse.


Elle ponctua sa phrase d’un geste vers tous papiers qui s’amoncelait sur le bureau de la secrétaire. Avec autant de travail, pas étonnant de voir de grosses cernes sous les yeux d’Agnès.
Mademoiselle Dessanges

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Secrétaire de Donatien
-Bien sûr ! Ce serait avec grand plaisir !

L’idée semblait enthousiasmer Katerina. Agnès s’en félicita et sirota une nouvelle gorgée de son chocolat avec satisfaction. En plus, elle devait dire qu’elle était assez fière d’elle. Elle commençait à apprendre à lâcher du lest, ce qui ne serait pas forcément du goût de tous mais elle devait se refaire une santé.

-Et sache que je serai toujours là si tu as besoin d’aide. Alors n’hésite pas.

Agnès leva les yeux sur elle mais elle se déroba à sa vue, pudique. Cela lui faisait chaud au cœur. Elle avait tellement l’habitude de prononcer cette même phrase, et pourtant, si peu l’habitude de l’entendre. S’il n’y avait pas eu le bureau entre elles, elle l’aurait prise dans ses bras et serrée contre son cœur. Elle n’en fit rien, se contentant de la regarder avec gratitude, puis elle l’imita et termina sa propre tasse.

-Alors ! C’est pas que je m’ennuie mais j’ai bien envie de t’aider à en finir au plus vite avec toute cette paperasse.

Un rire s’échappa de sa gorge.

- Et bien ! Voilà une assistante bien enthousiaste ! Plaisanta-t-elle.

Elle débarrassa les deux tasses et sortit sa to-do list. Elle cocha les tâches qu’elles venaient d’accomplir – les lettres et les dossiers qu’elle avait réussi à mettre à jour – et jeta un œil à ce qu’il restait à faire. Il restait d’autres dossiers à mettre à jour informatiquement parlant, réorganiser les dossiers papiers et aller déposer les lettres au port. Pour cette dernière tâche, elles pourraient y aller ensemble pendant leur promenade. Mais elle ne pouvait pas lui confier la première. Elle impliquait de lire les compte-rendus des médecins sur leurs patients et sa déontologie lui interdisait de déléguer celle-ci, fut-ce à Katerina pour laquelle elle avait pourtant une confiance aveugle. Elle lui demanda donc de réordonner ses tiroirs, en retriant bien comme il faut par catégorie et par ordre alphabétique. C’était une tâche fastidieuse, elle en était désolée, mais ça l’avancerait vraiment et elle lui faisait confiance pour ne pas fouiller leur contenu.
C’était étrange de constater à quel point cette journée avait mal commencé et à quel point une seule présence pouvait complétement renverser la vapeur. Elle avait hâte de pouvoir faire cette promenade en sa compagnie.



Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

L'employée du mois 2017/2018

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