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20/10/2018
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22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

"Après l'effort le réconfort" [ft. Agnès Dessanges]

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"Après l'effort le réconfort"

Une petite brise me caresse le visage. Je crois voir une douce lumière. Est-ce que je suis réveillée? Je crois que je suis réveillée... Mais j'ai tellement de mal à ouvrir les yeux. J'ai l'impression d'être dans un état entre deux. Consciente mais incapable de bouger. Enfin... Je ne suis pas tout à fait sûre d'être consciente à vrai dire.. Je me sens comme dans une brume épaisse. Les sons ma semblent étouffés, la lumière qui filtre au travers mes paupières est déformée et la sensation du soleil sur ma peau me parvient à peine. J'aimerai vraiment ouvrir les yeux, regarder autour de moi, mais je n'y arrive pas. Je me sens tellement fatiguée... Qu'est-ce qu'il se passe? Comment ai-je finis dans cet état? Je crois bien que je suis dehors alors... Je me serai endormie? Non, je ne pense pas... Une petite voix me souffle que c'est autre chose. Je comprends rien...

Mes paupières bougent légèrement alors que mes sourcils se froncent. Je prends une grande respiration comme si ça m'aiderait à retrouver mes esprits. Et puis je replis mes doigts, ferme à peine les poings pour essayer de récupérer un peu de motricité. C'est bizarre d'être autant anesthésiée... Doucement, je parviens à ouvrir les yeux mais la lumière qui me brûle la rétine m'oblige à les garder mi-clos. J'observe un instant la transparence du ciel d'un regard vague, sans bouger. Chaque seconde qui passe me redonne un peu plus accès à mes sensations. Je crois que je suis en train d'émerger. Mais je me sens encore vaseuse... Et, petit à petit, il me semble revoir le visage d'une fille aux cheveux noirs, au sourire sadique et à l’œil rouge. Oh... Il s'agit d'Amalia, non? Mais oui, j'étais avec elle! J'ai un peu parlé mais ça a très vite dégénéré. J'ai souvenir qu'elle m'a fait basculer en arrière, qu'elle s'est allongée sur moi en me tenant le poignet. Et puis.. Et puis? Une douleur à la tête m'oblige à stopper ma réflexion pour porter une main à mon front. J'ai la migraine... Mais c'est bizarre. Elle me semble présente sans l'être. Un mal de tête fantôme, en arrière plan, mais extrêmement désagréable.

Avec prudence, je me redresse pour m'asseoir. Je regarde un peu autour de moi, avant de poser ma main sur ma poitrine. La douleur a disparu ici. J'expire tranquillement, comme soulagée. Retrouver une respiration normale est terriblement libérateur. Maintenant que je suis complètement éveillée, je me souviens de cet étau brûlant, de la pression sans nom sur mes poumons. Que c'est bon de pouvoir respirer à nouveau! Mais je ne vois pas Amalia. Elle m'a laissé comme ça alors qu'elle m'a provoqué mon malaise? Vraiment adorable, je suis très touchée...
Je mets mes jambes en tailleurs avant de tourner mon poignet pour mieux le regarder. Elle y a vraiment enfoncé ses ongles sans aucune retenue ou comment ça se passe? Non parce que là, je saigne et j'ai mal. Un profond soupir s'échappe de mes lèvres. Tu n'abandonnes pas? Je te donne une médaille si tu me bats à mon jeu favori. J'ai perdu. Elle m'a mise au défi et j'ai perdu. Déjà qu'elle n'avait pas l'air d'apprécier ma présence, après ça j'ai l'impression de n'avoir aucune chance pour qu'elle m'estime un peu. L'opération Canari a vraiment commencé de façon désastreuse...

Les épaules affaissées, la tête penchée vers l'avant, je sens mon moral assez bas. J'ai envie de rien faire. Juste me rouler en boule dans un coin pour essayer de digérer une défaite aussi cuisante que celle-ci. Mais je suis au milieu de la cour et je ne veux pas qu'on me voit comme ça. D'ailleurs je me demande bien comment j'ai pu passer inaperçu alors que j'étais évanouie pas loin de cet arbre. Ou bien les gens n'ont pas eu envie de m'aider de peur de se frotter à Amalia? Je ne vais pas les blâmer, je comprends un peu mieux pourquoi tout le monde la craint maintenant. Et puis, ils ont peut-être cru que je faisais la sieste aussi. Je tourne vaguement la tête à droite puis à gauche. Il y a très peu de monde autour de moi j'ai l'impression. Combien de temps je suis restée dans les vapes? Mon cerveau marche au ralenti ou je rêve? De nouveau, j'ai besoin de poser ma paume contre mon front alors que j'essaye de me lever. J'y arrive parce que je suis une battante mais j'ai quand même l'impression de ne pas être stable sur mes jambes... Enfin peu importe. Je commence déjà à marcher sans trop savoir où je vais.

Mes pas me portent vers le bâtiment, à travers les couloirs du rez-de-chaussé qui me sont normalement interdit -j'ai la chance de ne croiser personne pour m'arrêter d'ailleurs- et puis je me plante devant une porte. Le bureau de mademoiselle Dessanges. Pourquoi je suis venue là? Je ne la connais pas beaucoup après tout... C'est vrai que, dès mon arrivée je suis allée la voir et je lui rends visite assez régulièrement depuis mais.. enfin je sais pas. Je ne pense pas pouvoir dire que je la connais vraiment malgré tout. Mais je sais qu'elle est gentille. Qu'elle propose du chocolat chaud et des caramels. Et que son côté maternelle m'attire irrémédiablement. Elle me fait tellement penser à mademoiselle Iélanov que ça me met en confiance. Elle me fait tellement penser à une maman que ça me rassure et me réconforte. Et là, j'ai vraiment besoin de réconfort.
Je ne sais pas trop ce qui me fait le plus mal. L'emprise d'Amalia ou mon froissement à l’ego? Je pensais que ma détermination serait plus forte que tout mais elle l'a totalement brisé en deux. J'ai toujours cette envie de chercher et faire ressortir ce qu'il y a de beau en elle mais, bizarrement, j'ai comme une grosse appréhension et hésitation.

J'entre. Je ne sais même pas si j'ai toqué ou non et puis je fonce directement à l'un des fauteuils pour m’effondrer dessus. Oui, je m'effondre sans aucune grâce. Déjà parce que j'ai un petit moral et en plus parce que je me sens toute faible. J'ai pourtant pas fait tant d'efforts que ça... Enfin.. J'ai juste marché jusqu'ici quoi. Mais bon, ce siège tombe à point nommer. Avoir bougé m'a redonné le tournis. Là, je peux souffler un peu. Je crois que ça commence déjà à se calmer.

- Mademoiselle Dessanges... Est-ce que je peux avoir un bonbon..? demandai-je d'une toute petite voix.

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Secrétaire de Donatien
Agnès terminait tranquillement ses tâches de la journée. Certes, il n’était que 17 heures et ce n’était pas l’occupation qui lui manquait, il y avait toujours de quoi faire quand vous êtes la secrétaire d’un patron comme Donatien Elpida mais… Mais oui, aujourd’hui, elle avait décidé qu’elle avait gagné le droit de s’économiser un peu, de toute façon, elle n'était plus très efficace pour aujourd'hui. Alors les classements des comptes-rendus médicaux et le dossier X34 attendraient le lendemain. De toute façon, l’essentiel était fait. Alors, elle éteignit son ordinateur portable, remit un peu d’ordre sur son bureau – comprenez qu’elle rassembla les papiers qui traînaient en une seule pile bien alignée – et repoussa sa chaise bien sous son bureau. Elle s’apprêtait à mettre son sac sur son épaule lorsqu’un coup d’œil à ses plantes vertes l’informa qu’elle avait encore probablement oublié de les arroser, alors elle changea d’avis et partit remplir une bouteille d’eau vide pour les chouchouter un peu. Elle ne les avait que trop longtemps négligées. Peut-être qu’après, pour une fois qu’elle terminait tôt, elle irait se faire un gâteau au chocolat. Elle en avait furieusement envie et puis, elle pourrait en proposer une part à Hyppolite, c’était toujours ça pour le remercier de l’avoir ramassée à la petite cuillère pendant quelques mois. Aussi était-elle accroupie au-dessus de ses plantes quand une petite tornade pénétra dans son bureau sans même avoir frappé. Agnès s’apprêtait à la réprimander lorsque son regard croisa celui de l’adolescente qui venait de s’affaler dans son sofa.

- Mademoiselle Dessanges... Est-ce que je peux avoir un bonbon..?

Ooooh mais c’est quoi cette petite voix ? Agnès réfréna l’envie de se précipiter vers elle pour voir ce qui n’allait pas. Au lieu de ça, elle se releva calmement, tira sur ses vêtements pour les remettre bien en place et alla ouvrir son tiroir à friandises et lui donna un Werthers en demandant.

- Qu’est-ce qui ne va pas Sheila ?

Depuis qu’elle l’avait convoquée pour compléter son dossier incomplet, la petite passait souvent dans son bureau dans l’espoir certain de lui taxer quelques sucreries. Elle avait d’ailleurs remarqué que celle-ci était particulièrement mordue de chocolat chaud, aussi mit-elle sa machine à boissons chaudes en route sans qu’on ne le lui demande. Mais habituellement, elle se montrait bien plus enthousiaste que ça lorsqu’elle entendait le sifflement de la tasse qui se remplit…


Dernière édition par Mademoiselle Dessanges le Sam 3 Nov - 19:33, édité 1 fois


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"Après l'effort le réconfort"

La tête posée sur le dossier du sofa, je regarde le plafond qui tourne. C'est vrai que la marche m'a fatigué mais quand même... J'aurai aimé ne pas me retrouver dans cet état. Pour une sportive de haut niveau ça la fout mal... Soupir. J'ai l'impression que ça se calme mais pas assez vite à mon goût. Peut-être que si je ne bouge plus du tout ça s'arrêtera? Je vais essayer même si je n'aime pas rester immobile trop longtemps. Je ferme les yeux un court instant en poussant un soupir fatigué. J'ai encore du mal à comprendre comment j'ai pu atterrir dans cet état. J'ai des hypothèses mais... Je sais pas, ça ma parait trop bizarre.

Un petit caramel s'agite doucement devant mes yeux ce qui me motive à me redresser. Je ne pensais même pas avoir le courage de bouger mais comme quoi, l'appel de la bouffe est plus fort que tout. Je suis sûre que Kat me charrierait pour ça. Elle le faisait tout le temps avant. Parfois ça me manque un peu... "Toi et la nourriture entretenez vraiment une relation particulière, j'espère pour toi que tu ne me trompes pas avec!", n'est-ce pas? Ha ha ha... Ta fausse jalousie me manque Kat.. Pourquoi je pense autant à toi aujourd'hui? Peut-être parce que la situation avec Amalia m'a un peu fait penser à notre rencontre? Bon, heureusement que toi tu ne m'a jamais fait de mal. Enfin... Bref. J'attrape le bonbon dans mes mains avant de regarder longuement l'inscription "Werthers" écrit sur le papier.

- Qu’est-ce qui ne va pas Sheila ?

La voix de Mademoiselle Dessanges me fait relever la tête pour la regarder mais je reste silencieuse. La question met beaucoup de temps à monter jusqu'à mon cerveau. Du moins, c'est l'impression que j'en ai. Et même si ça avait rapidement percuté, ma tête reste vide. Je ne sais absolument pas quoi lui répondre... Je ne sais pas vraiment par où commencer non plus. Alors je baisse juste la tête. Braquant mon regard sur le caramel une nouvelle fois. Si je le mange, peut-être que j'irai mieux? Cette pensée accompagnant mon geste, j'ouvre l'emballage pour prendre la sucrerie entre mes doigts avant de la mettre dans ma bouche. J'adore vraiment ce goût. Sucré, agréable. Ça a le don de m'apaiser. Et puis un bruit attire mon regard. La jeune femme avait lancé sa machine à boisson chaude et je vois déjà du chocolat remplir doucement une tasse. Cette vision me tire un sourire. Ça me rappelle ce jour où j'étais déprimée au lycée et que j'étais allée appeler Joy à l'aide. Elle nous avez fait des chocolats chauds, on avait parlé toute la soirée et elle m'avait même autorisé à rester dormir dans sa chambre du dortoir. D'ailleurs, c'est à ce moment là qu'elle m'avait proposé de me faire cette mèche de couleur. Maintenant je ne la quitte plus. Mon sourire s'attendrit. C'est peut-être stupide mais penser à ça m'assure que ça ira aujourd'hui. Que Mademoiselle Dessanges saura me remonter le moral. C'est rassurant...

- En fait.. Heum.. J'ai essayé de faire ami-ami avec une certaine Amalia mais ça n'a pas été un très gros succès ha ha...

Je rigole un peu pour donner de la légèreté à mes propos mais je dois au moins avoir la motivation d'un flan qui aurait fondu. Et je sais que je ne trompe personne parce que mes émotions se lisent immédiatement sur mon visage mais bon, tant pis. Je n'ai pas non plus envie de l'inquiéter alors je vais y aller par étape. Et je devrai peut-être éviter de lui dire que je suis tombée dans les pommes. Je n'ai pas trop envie qu'elle m'envoie tout de suite voir un médecin alors que je commence à me sentir mieux. Le sucre du caramel doit m'aider.

- Dites.. Est-ce que je peux vous demander sa pathologie?

La curiosité plus forte que tout. Peu importe si j'essaye, je ne pourrai jamais réprimer ce trait de caractère. Et puis je voulais vraiment savoir ce qu'il m'était arrivé. Ne pas comprendre me frustre énormément. J'ai l'impression de ne pas avoir de prise sur les choses et que je suis juste la "pauvre petit victime d'Amalia" dans l'histoire. Bon, si on m'explique je deviendrait la "pauvre petite victime d'Amalia mais qui sait pourquoi" mais bizarrement, je préférerai ça. Je veux au moins comprendre. Je pense que je me sentirai mieux après. Et comme Mademoiselle Dessanges est secrétaire, je n'ai pas pu m'empêcher de demander. Je ne sais pas trop si j'ai le droit de poser des questions sur les autres patients mais j'espère sincèrement qu'elle m'apportera des réponses.

- Son iris était rouge sous son cache-œil et.. C'est un peu bizarre mais quand j'ai croisé son regard je me suis sentie mal.. Je ne sais pas trop si c'est lié ou pas mais.. Enfin, j'en sais rien. Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé. Et ça me frustre...

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Secrétaire de Donatien
Finalement, un sourire étira légèrement les lèvres de la petite aux yeux vairons, ramenant un semblant de vie dans son regard éteint. Cependant, elle laissa sa question en suspens, ce qui inquiétait assez Agnès. Elle n'insista pas, la laissant déballer le caramel qu'elle lui avait demandé mais s'activa devant sa machine à café, ajoutant un biscuit sec sur la soucoupe de la tasse et un peu de sucre dans la boisson. C'était peut-être un peu excessif, après tout un chocolat chaud n'avait pas besoin d'être sucré mais vu son état ça ne pouvait que lui donner un petit coup de fouet qui lui ferait du bien.
Alors qu'elle s'approchait avec la tasse, Sheila finit tout de même par répondre.

- En fait.. Heum.. J'ai essayé de faire ami-ami avec une certaine Amalia mais ça n'a pas été un très gros succès ha ha...

Elle eut un rire sans joie tandis qu'Agnès s'asseyait à côté d'elle. Amalia. Ça lui disait quelque chose. Oh mais oui ! Ce n'était pas la fille qui avait frontalement tenu tête à Donatien ? Elle ne savait pas comment s'était finie cette histoire d'ailleurs. Il avait passé un certain temps avec elle pour la punir mais ça commençait à dater un peu maintenant.

- Dites.. Est-ce que je peux vous demander sa pathologie?

Agnès fronça les sourcils. Elle n'était pas censée révéler les dossiers des patients à qui que ce soit en dehors de Donatien et de leurs médecins.

- Son iris était rouge sous son cache-œil et.. C'est un peu bizarre mais quand j'ai croisé son regard je me suis sentie mal.. Je ne sais pas trop si c'est lié ou pas mais.. Enfin, j'en sais rien. Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé. Et ça me frustre... 

La secrétaire soupira. Elle comprenait ça. Elle donna sa tasse à Sheila et alla fouiller dans ses dossiers. Pour une fois, elle pouvait faire une exception mais...

- J'espère que tu te rends compte que je n'ai pas le droit de faire ça, n'est-ce pas ? Donc pas un mot à ce propos.

Une pathologie difficilement identifiable, Amalia devait donc être en Y. Elle compulsa les différents porte-folios avant de le trouver : Y66 - REANO Amalia. Elle le parcourut rapidement des yeux, habituée à repérer et à comprendre par mots clés. "Douleur illusoire" "instable" "tendance au sadisme" "potentiellement dangereuse". Agnès soupira de nouveau.

- Laisse-moi deviner. On t'avait dit de ne pas t'approcher et tu n'en as fait qu'à ta tête ?



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"Après l'effort le réconfort"

Mademoiselle Dessanges était venue s'asseoir à côté de moi sur le sofa avec une tasse dans les mains. Le chocolat était prêt et je pouvais déjà sentir l'odeur monter jusqu'à mes narines. D'habitude, j'ai une réaction beaucoup plus significative à ce genre de parfum: je me redresse et regarde l'objet de mes convoitises avec des paillettes dans les yeux. Mais bizarrement rien ne me vient. Je suis trop focalisée sur ce qu'il s'est passé et mes pensées. J'ai l'impression qu'il n'y a plus que ça dans ma tête. Les questions que je n'arrête pas de me poser sur Amalia, les petites pensées que j'ai pour Kat qui apparaissent de temps en temps et cette sensation de faiblesse que j'ai depuis que je me suis réveillée. Je déteste vraiment ça. J'ai l'impression d'être nulle. Je me suis prit une raclée physique et moral. Carton plein... Soupir. Je ne devrai pas me laisser démotiver par ça... Mon esprit est plus fort que tout. C'est ce que je me suis dit, il faut que je m'y tienne.

Mais ma curiosité me pousse à demander cette faveur à la jeune femme. Je la vois froncer les sourcils dès que je pose la question. Ah... C'est bien ce que je pensais, elle n'a pas le droit de me parler de ça. Mais j'insiste quand même un peu. Mon dieu, comme je suis égoïste. Elle est déjà adorable de me supporter dans son bureau lors de mes visites alors que je ne suis pas censée être là alors... Je sais pas, j'ai une pointe de culpabilité en lui demandant d'enfreindre le règlement.

Un petit soupir traversa ses lèvres. Embêtée, j'allais revenir sur ma question et lui dire de laisser tomber mais j'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche qu'elle me donne la tasse qu'elle avait dans les mains. Étrangement, ça me coupe entièrement dans mon élan comme si j'avais été gelée sur place. Je regarde le liquide marron qui bouge légèrement et fait refléter la lumière de la pièce. Ça sent bon. Je crois bien être restée le nez braqué vers la tasse sans rien dire. Je relève le visage seulement quand mademoiselle Dessanges reprend la parole.

- J'espère que tu te rends compte que je n'ai pas le droit de faire ça, n'est-ce pas ? Donc pas un mot à ce propos.

Je détourne le regard, embarrassée. Je suis vraiment contente de savoir enfin ce qu'il m'est arrivé et qu'elle passe outre les règles pour moi, ça me prouve qu'elle m'apprécie. Au moins un peu, non? Et c'est réconfortant. Mais d'un autre côté j'ai peur qu'elle ait des problèmes à cause de ça.

- Promis.

Je ne dirai rien qui puisse lui causer du tord. Même sous la torture. Bon, c'est peut-être un peu extrême dit comme ça mais je suis assez sérieuse d'une certaine façon. Je ne veux vraiment pas la mettre dans une situation délicate. Je la vois fouiller dans ses dossier. Il n'est peut-être pas trop tard pour revenir en arrière? Mais je reste silencieuse. Je suis bien trop curieuse et je ne peux pas m'empêcher de vouloir comprendre. Et mis à part Mademoiselle Dessanges, je ne vois pas comment je pourrai. Je ne vais pas retourner voir Amalia juste pour lui demander sa pathologie. Ne tentons pas le diable. Du moins, pas encore. Quand je me sentirai mieux.

- Laisse-moi deviner. On t'avait dit de ne pas t'approcher et tu n'en as fait qu'à ta tête ?

Sa question me fait redresser la tête pour la regarder d'un air étonné. Comment a-t-elle deviné? J'avoue qu'elle me prend de court, je ne pensais pas qu'il y avait marqué "à ne pas approcher" même sur son dossier médical. Elle est vraiment si dangereuse cette fille? Enfin je m'en suis rendue compte mais je veux dire, je ne pensais pas à ce point.

- Heu je.. hé bien.. balbutiai-je en début de réponse.

Je ne sais pas trop quoi dire et cette réflexion m'a encore plus déstabilisé que je ne l'aurai cru. Alors je bois une gorgée de mon chocolat qui se mêle au goût du caramel que j'étais encore en train de sucer. C'est agréable. J'ai l'impression que ça m'aide à me focaliser et à organiser mes pensées.

- Vous savez, je crois sincèrement qu'il y a du bon en chacun. Et les rumeurs que j'ai entendu sur Amalia me dérangeaient... Je voulais juste aller la voir pour essayer de trouver un peu de lumière en elle et prouver le contraire de ce que j'ai entendu. Mais.. enfin...

Je ponctue ma phrase d'un soupir avant de reprendre une gorgée de ma boisson. Je me sens un peu bête, bizarrement. De nouveau, je m'appuie contre le sofa avant de reposer ma tête sur le dossier et regarder le plafond. La tasse dans les mains, reposée sur mes jambes, je me mets à réfléchir. Si même le dossier médical le dit, je suis peut-être juste trop idéaliste... Je devrai peut-être laisser tomber.

- Vous aussi vous pensez que je ne devrai pas aller la voir, c'est ça? J'imagine que vous devez savoir ce que je risque en l'approchant...

Elle a sa pathologie sous les yeux, forcément qu'elle le sait. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Peut-être que je veux juste la tester un peu pour qu'elle me dise ce qu'elle pense de ma démarche. Mais c'est vrai que j'aimerai connaître son avis. J'aimerai qu'elle me rassure sur ma façon de voir les choses, qu'elle m'encourage dans mon optimisme ou qu'elle m'affirme que tout ira bien si je m'obstine ou du moins que ça se calmera et que petit à petit j'arriverai vraiment à trouver quelque chose de beau en Amalia. Mais, si elle me dit le contraire, qu'elle me conseille de ne plus m'approcher alors... Je pense que je l'écouterai...

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Secrétaire de Donatien
Sheila bégaya quelque chose suite à sa question qui laissa penser à Agnès qu’elle ne s’attendait pas à être percée à jour aussi facilement. Elle la laissa tranquillement boire une gorgée de son chocolat pour se reprendre, de toute façon, c’était mieux de ne pas le laisser trop refroidir. Pendant ce temps, elle détaillait la photo d’identité du dossier. Cette fille n’avait vraiment pas l’air commode. Avec ses cheveux sombres, sa peau pâle et son cache-œil, elle avait un air de créature surnaturelle, à mi-chemin entre le vampire et le pirate sanguinaire, comme dans les contes qu’elle lisait parfois au petit Kan.

- Vous savez, je crois sincèrement qu'il y a du bon en chacun. Et les rumeurs que j'ai entendu sur Amalia me dérangeaient... Je voulais juste aller la voir pour essayer de trouver un peu de lumière en elle et prouver le contraire de ce que j'ai entendu. Mais.. enfin...

Agnès eut un léger sourire. Sheila avait vraiment une belle âme pour penser ce genre de choses. Elle lui rappelait un peu elle-même, il n’y avait pas encore si longtemps que ça. N’avait-elle pas cherché de multiples excuses aux débordements de Donatien, persuadée qu’il ne pouvait pas être si mauvais que ça ? Elle le pensait toujours, même si quelque chose avait changé dans sa façon de le voir. Elle n’était plus autant convaincue de pouvoir lui faire retrouver le bon chemin mais elle n’avait pas encore baissé les bras. Il n’y avait jamais eu que Ange Barrabil pour ne trouver aucune grâce à ses yeux, et encore. Depuis quelques temps, même si elle l’évitait plus que jamais depuis les événements, comme Astrid était partie, elle n’avait eu d’autre choix parfois que d’avoir à faire à lui et… Il lui semblait distinguer une fêlure en lui, qui laissait entrevoir un rien d’humanité. Mais elle n’était pas encore prête à l’accepter.

- Vous aussi vous pensez que je ne devrai pas aller la voir, c'est ça? J'imagine que vous devez savoir ce que je risque en l'approchant...

La petite avait l’air tellement déprimée, les yeux levés de la sorte au plafond, que la secrétaire ne put s’en empêcher. Elle retourna s’asseoir à côté d’elle, lui ouvrit les bras et l’incita se laisser aller contre elle. Elle lui caressait la nuque et le haut du dos lorsqu’elle lui répondit.

- C’est une belle façon de voir le monde Sheila, et c’est tout à ton honneur.

Elle se demandait si elle devait continuer mais quelque chose lui disait qu’elle en attendait plus d’elle. Comme si elle attendait d’avoir vraiment son avis et qu’elle l’aiguille sur ce qu’elle devait faire ensuite. Son instinct maternel ne pouvait la laisser face à ce genre de questions existentielles sans rien faire. Elle éloigna la jeune fille à bout de bras pour pouvoir regarder droit dans ses yeux vairons.

- Je suis assez d’accord avec toi mais il faut que tu gardes à l’esprit que chez certaines personnes, la lumière est beaucoup plus profondément enfouie que chez d’autres. Souvent, ces personnes-là n’aiment pas qu’on aille creuser pour la déterrer, parce que cette lumière ferait paraître leur noirceur encore plus sombre et que ça leur serait insupportable, tu comprends ?

Elle garda le silence, cherchant dans son regard quelque chose qui lui indiquerait qu’elle avait au moins un peu compris ce qu’elle avait voulu dire. Elle avait exprès réutilisé le terme de « lumière » qu’elle avait employée pour faciliter les choses.

- Ca ne veut pas dire que chercher leur lumière est mal, mais que ça peut être dangereux. Et le résultat que tu pourrais en tirer ne vaudra peut-être pas le prix du danger auquel tu t’es exposée. Tu en as fait les frais tout à l’heure.

Elle la serra de nouveau contre elle avant d’ajouter, d’une voix qui se voulait ferme mais trembla un peu.

- Promets-moi que tu ne te mettras pas en danger Sheila.

Elle avait déjà perdu l’une de ses filles. Même si Loreleï ne la connaissait pas outre mesure, ça ne changeait rien à ce sentiment. Tout foutait le camp. Même Nevrabriel ne venait plus la voir, et elle avait trop peur de deviner pourquoi pour oser demander des explications. Alors elle ne supporterait pas qu’il arrive quelque chose à Sheila, à qui elle commençait à beaucoup s’attacher également.



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"Après l'effort le réconfort"

Je me sens un peu perdue... Je ne sais pas quoi faire. Mon optimisme et mon obstination avaient toujours porté leurs fruits. Même si c'était parfois difficile, j'avais toujours réussi à faire ressortir un peu de lumière chez ceux qui m'entouraient alors.. alors pourquoi est-ce que je n'y suis pas arrivée aujourd'hui? Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de me confronter à un mur infranchissable? J'imagine qu'avec une autre approche, je pourrai espérer y arriver mais.. je ne sais pas. J'ai l'impression que cette fille pourrait me casser en deux à chaque fois. Est-ce que je dois m'accrocher ou bien abandonner? Je ne sais pas...

Mademoiselle Dessanges avait choisit ce moment là pour venir s'asseoir près de moi et ouvrir les bras, m'invitant à venir. Je me laisse glisser sur le côté pour me poser contre elle et elle m'enlace.

- C’est une belle façon de voir le monde Sheila, et c’est tout à ton honneur.

Elle avait parlé en me caressant la nuque et le dos. Je me sens bien soudainement. Ce qu'elle me dit me fait plaisir et son contact me rassure grandement alors je ferme un instant les yeux en faisant attention de ne pas laisser échapper ma tasse. Je n'ai vraiment aucune envie de lui imposer du nettoyage et puis gâcher du chocolat ça serait criminel.
Mon attention reste captée sur ses caresses pendant ce petit instant de silence qui règne désormais dans la pièce mais des questions subsistent. J'aimerai lui demander de développer un peu son avis. Qu'elle me guide et m'aide à mieux me positionner face à tout ça. Et, comme si elle avait lu mes pensées, la jeune femme me décolle d'elle pour me tenir par les épaules. Elle encre ensuite son regard dans le mien pour reprendre la parole.

- Je suis assez d’accord avec toi mais il faut que tu gardes à l’esprit que chez certaines personnes, la lumière est beaucoup plus profondément enfouie que chez d’autres. Souvent, ces personnes-là n’aiment pas qu’on aille creuser pour la déterrer, parce que cette lumière ferait paraître leur noirceur encore plus sombre et que ça leur serait insupportable, tu comprends ?

Je reste interdite. Je sais bien que la lumière peut être atrocement dissimulée mais.. que la déterrer fasse encore plus ressortir la noirceur ça me laisse perplexe. Alors.. Si j'essaye et m'obstine dans mon idée, est-ce que ça pourrait faire du mal? Est-ce que je devrait arrêter de me comporter comme une gamine et simplement laisser tout le monde tranquille? Maintenant que j'y pense... Ellyn m'avait dit quelque chose comme ça.. "Arrête de toujours chercher à faire le bien sans considérer l'autre en face". Est-ce que je ne considère pas les gens que je veux aider? Est-ce que ce n'est pas bien ce que je fais?
Je baisse la tête. Je ne sais pas quoi dire ni comment réagir.

- Ça ne veut pas dire que chercher leur lumière est mal, mais que ça peut être dangereux. Et le résultat que tu pourrais en tirer ne vaudra peut-être pas le prix du danger auquel tu t’es exposée. Tu en as fait les frais tout à l’heure.

Ce n'est pas mal, c'est dangereux. Ce n'est pas mal. C'est dangereux... Je me le répète en boucle pour essayer de chasser mes précédentes pensées. Je me sens un peu mieux d'entendre ça. Mais mademoiselle Dessanges a raison, j'ai pu me rendre compte des risques il y a peu. Mais est-ce que le jeu n'en vaut pas la chandelle? Si j'arrive véritablement à faire ressortir un peu de lumière chez Amalia, est-ce que ça n'en vaudrait pas le coup? Moi ça ne me fait -pas trop- peur de prendre des risques. J'ai déjà fait des choses terriblement dangereuses dans ma vie et pourtant je suis toujours là. Ha ha.. Kat a raison quand elle dit que je suis increvable.
Je relève la tête pour répondre à la jeune femme mais n'en ai pas le temps. Elle me serre à nouveau contre elle. Plus fort que tout à l'heure. Qu'est-ce qu'il se passe?

- Promets-moi que tu ne te mettras pas en danger Sheila, me dit-elle avec une certaine fermeté.

Mais c'est bizarre.. J'ai l'impression que sa voix tremble un peu. Elle.. Elle se fait du soucis pour moi? Enfin, je le savais déjà mais je n'imaginais pas autant. Ni de cette façon. J'ai l'impression d'être face à une maman qui s'inquiète pour son enfant. Si le geste m'avait d'abord légèrement surprise, je me reprends assez vite pour lâcher une main de ma tasse et enrouler mon bras autour d'elle.

- Pardon... Je ne voulais pas vous inquiéter. Mais.. je ne peux pas vous faire cette promesse. Je suis désolée...

Ça me fait mal de lui répondre ça alors que je crois capter une petite détresse mais je ne peux vraiment pas accéder à sa demande. En théorie, rien que le fait de grimper aux arbres ou aux bâtiments me met en danger.. Et je ne peux pas m'en empêcher. Pour ce qui est d'Amalia ou n'importe quoi d'autre hm.. Je suis beaucoup trop spontanée pour prévoir les choses à l'avance et je pourrai me retrouver dans des situations pas possible en un claquement de doigts. Je me connais et le sais très bien, ma vie est remplie d'histoires cocasses et rocambolesques.

- Par contre, je peux vous promettre de toujours me relever s'il y a un problème. Et je ferrai attention à moi. Je vais prendre mes distances avec Amalia pour le moment.

Je la serre un peu plus contre moi. Qu'est-ce que je peux faire d'autre? Je ne veux pas lui causer de soucis...

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Agnès avait peur soudain pour cette petite. Peur comme pour un papillon qui s’approche bien trop près de la flamme d’une bougie, qu’on voudrait protéger et détourner du danger tout en sachant que c’est impossible et qu’on ne ferait que retarder l’inévitable. Lorsqu’elle enroula son bras autour du sien, elle sentit que la réponse n’allait pas lui plaire.

- Pardon... Je ne voulais pas vous inquiéter. Mais.. je ne peux pas vous faire cette promesse. Je suis désolée...

Ca n’avait pas raté mais elle se garda de le manifester.

- Par contre, je peux vous promettre de toujours me relever s'il y a un problème. Et je ferai attention à moi. Je vais prendre mes distances avec Amalia pour le moment.

Agnès se redressa un peu et essuya discrètement l’unique larme qui perlait sous son œil. Elle n’avait pas réalisé que penser à Loreleï et encore plus à Nevrabriel qui ne venait plus la voir et qui devait traverser l’enfer avait fait remonter tant d’émotions. Il fallait qu’elle admette qu’elle ne pouvait pas protéger tout le monde de tout. Dont Sheila d’Amalia. Parce que si elle avait entendu son intention de garder ses distances, elle avait surtout retenu le « pour le moment ». Elle commençait à cerner la personnalité de celle-ci et il ne faisait aucun doute qu’un jour ou l’autre, elle finirait par revenir à la charge. Certaines personnes n’apprenaient leurs leçons que dans la douleur et les empêcher de faire leurs propres expériences malgré les mises en garde revenait à les empêcher de grandir. Elle devait l’accepter. Sheila se forgeait au feu de l’adversité.

- Désolée, c’était stupide de te demander ça. Tu dois faire tes propres… armes.

« Armes », c’était le mot qui lui était venu le plus naturellement la concernant. L’adolescente avait des airs de vaillant petit soldat. Elle lui frotta affectueusement l’épaule, et désireuse de changer de sujet, ou tout au moins, de faire oublier sa bêtise, elle lui désigna sa tasse du doigt en lui disant d’une voix qui se voulait enjouée.

- Allez ! Bois vite ton chocolat avant qu’il ne refroidisse ! Ca te requinquera !



Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

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