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20/10/2018
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Qui es-tu ? [Pv Ange]

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W188



Il est impossible de

se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
Dernier jour de septembre, à dix heures. Je venais d’arriver devant la salle de soin où j’étais attendu pour rencontrer mon nouveau médecin. Pour ne pas mentir, j’étais effrayé. Comment allait-il être ? Qu’allait-il me dire, lui ? Etait-il comme les autres ou autrement ? Plus je me posais de question, plus je tremblais et c’était le cas depuis la veille. Autant dire que mon état n’avait rien à envier. Alors, pour me donner du courage, je pensais à Sheila, Nev, Naito, Numa et Hope. Les personnes que j’appréciais le plus, auxquelles je pensais le plus. Et, surtout, je pensais à la promesse que j’avais faite à Nev pour l’aider un peu.

Je me rappelais très bien ce qu’il s’était passé les deux fois où l’un de nous avait tenté de mettre fin à ses jours. Les paroles que nous avions échangées et les envies de chacun. Pourtant, je considérais comme un miracle le sauvetage du roux. C’était la première fois que j’avais fait quelque chose du genre. Sauver quelqu’un, aider ou même dire ce que j’avais sur le coeur. Jamais je ne l’avais autant fait qu’avec lui. Que ce soit pour raconter ce qui me pesait ou… ou donner du positif. J’avais eu extrêmement peur mais, heureusement, mon ami était toujours là. Bon, il n’était pas en forme de ce que je savais, mais il était encore vivant malgré mon égoïsme. Je l’avais sauvé comme il l’avait fait plusieurs mois auparavant.

En posant les yeux sur mon poignet, je vis mes cicatrices. Celle sur le gauche, la plus récente et plus visible, me faisait encore mal. Mais apparemment j’avais touché le tendon tant la coupure avait été profonde. Sans parler que c’était encore en train de cicatriser. Mais celle qui me fit le plus rêvasser fut celle sur le droit. La première, la plus ancienne. Elle datait d’avant mon arrivée à l’institut et c’était à cause d’elle que je me trouvais dans cet enfer. Alors c’était ma faute, encore une fois ? Mon nii m’avait demandé de ne pas m’en vouloir parce que je n’avais rien fait de mal. Pourtant, pour moi, il était certain que j’avais fait des bêtises. … Non. En réalité j’étais encore plus perdu depuis qu’il m’avait fait cette demande que je ne comprenais pas.

Il en était de même pour cette histoire de parents qui était toujours plus floue à mesure que le temps passait et qu’on m’en parlait. Dès le départ les Nakamura étaient mes parents. Ils m’avaient pris avec eux, élevés, logés… mais surtout, en le faisant, ils m’avaient tiré d’entre les mains de ces hommes qui m’avaient trimballé avec d’autres enfants dans des conditions de vie qui me faisaient encore trembler. Je n’en avais parlé à personne et je voulais juste l’oublier. Juste effacer cette partie de ma mémoire qui me faisait faire des cauchemars depuis que je l’avais évoquée.Mais malgré tout cela, on voulait me faire croire que les Lanvers étaient mes véritables parents. Ce n’était que depuis que Nev avait commencé à me parler de ce qu’était l’amour que j’envisageais, secrètement pour le corps médical, à essayer de faire un pas vers eux. Enfin, cela n’enlevait rien à mes peurs et mon envie de revoir mes parents japonais. Après tout, malgré les douleurs que j’avais eux, ils étaient la seule famille que je connaissais. En quoi était-ce mal ?

Lorsque la porte devant laquelle j’étais posté, je sursautai en me figeant, les mains tenant le bas du haut de mon uniforme blanc. Enfin, plus que le tenir, je le tirais vers le bas tant j’étais tendu. La tête basse, je regardais la paire de chaussures de la personne qui me faisait face. Sans doute le médecin qui m’avait… comment disait-on ? … prit sous son aile ? En tous les cas, celui qui allait s’occuper de moi pour me “guérir”. Mais de quoi ? Malgré tout ce temps, je ne savais toujours pas ce qu’était cette maladie qu’on me mettait sur le front. A moins que ce soit à cause de mes tentative de mourir ? Possible… sans que ce soit vraiment sûr.

Silencieux, je ne regardai pas le médecin avant que ce dernier me le demande. Il en fut de même pour me faire entrer dans le cabinet. J’étais ainsi avec les adultes que je ne connaissais pas : effacé, en retrait, obéissant et extrêmement craintif. Tant et si bien que ne parlais que quand on m’en donnait l’autorisation. Pas forcément dès qu’on me posait une question, mais seulement quand on me montrait qu’on attendait une réponse de ma part, quitte à ce qu’on me le dise de façon concrète. Je ne voulais pas qu’on me punisse après tout...
(c) Yuki Nakamura sur Pensionnat Immortal




Je parle en en anglais en #0066cc, et en japonais en #0033cc.

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Médecin
Le premier matin qui m'est enfin reposant depuis l'accident, c'est celui-ci. J'ai réussi à me coucher suffisamment tôt la veille, et surtout je n'ai pas été perturbé dans mon sommeil à cause de cauchemars interminables et de lourdes culpabilités. Je pense même avoir réduit un peu les cernes qui entourent mes yeux depuis quelques semaines déjà, si j'en crois ce que me reflètent la glace. En revanche, en ce qui concerne ma réputation, ça ne s'est toujours pas arrangé. Les patients continuent de me craindre comme si j'étais la peste et le personnel me fuient ou me pointent du doigt. Mais j'arrive à n'en avoir rien à faire. Ça m'a même poussé à reprendre contact avec ma famille puisque je les appelle au moins deux fois par semaine désormais. J'avais tellement disparu de leur vie qu'ils ont cru que j'étais revenu vers eux pour des raisons financières. Mais je suis content, j'ai réussi à renouer les liens.

Je me coiffe pour la première fois en quelques semaines, et me rince le visage. Je recommence à prendre soin de moi, de ce "que la Nature m'a offert" comme j'aurais dit avant. J'arrête de mettre des costumes par contre, je privilégie les pantalons noirs et les chemises, simplement. J'ai troqué la veste noire et la cravate pour plus de confort. Je suis "moins beau" et "moins classe", mais je suis largement plus à l'aise pour travailler et j'ai moins l'impression d'être coincé dans l'image de beau gosse que je me suis efforcé pendant tant d'années à conserver. Et puis, si je pouvais arrêter de voir du sang sur mes mains à chaque fois que je vois mon reflet avec un costume, ce serait cool.

Ma matinée débute tranquillement. Le soleil rayonne timidement, les pas dans les couloirs se multiplient, les voix passent à travers les portes : le monde vit son cours tandis que je reste encore dans ma chambre. Chambre dans laquelle j'ai passé des nuits et des nuits éveillé...
Je secoue la tête et me tourne vers ma porte. Je sors et je ferme derrière moi. Me voilà de nouveau enchaîné dans la routine, le coeur serré, les regards méprisants et les mots deviennent subitement des chuchotements. Je suis craint.
J'inspire et je souris à quelques personnes. Il faut croire que ça fait longtemps que je n'avais pas fait ça puisque à chaque fois, elles ont l'air surprises que j'aille mieux. Quoi de plus normal? Le temps guérit les blessures les plus graves, et je suis fort. Enfin, je crois. En tout cas, j'ai arrêté de me voir comme un connard. Dieu merci, j'ai Donatien et Ophelia à mes côtés. Je devrais remercier aussi la petite Lucy. J'espère qu'elle va mieux depuis le temps.

J'arrive dans la salle de soin et accueille le premier patient de la journée. Il fait parti de ceux qui commencent à avoir l'habitude de me voir et qui arrête de trembler chaque fois que je m'approche de lui. En même temps, on se voit tous les jours, c'est naturel.
Il s'en va à neuf heure et demi. Je profite de la demi heure qui me reste avant dix heures pour me rappeler qui est le nouveau patient dont je dois m'occuper.
Je m'empare de son dossier. Yuki Lanvers, W188. Syndrôme de Stockholm.
Je plisse les yeux. Ai-je bien lu? Je suis chirurgien, pas psychologue. En quoi pourrais-je comprendre le syndrôme de Stockholm? Pas que ça ne m'intéresse pas, juste ce n'est pas dans mon domaine...
Je me prends le visage dans mes mains et soupire. Je crois comprendre, mais j'espère me tromper.

J'attends dans la salle, tout en continuant à étudier son dossier, jusqu'à ce que l'heure de la séance approche. Je me lève, ferme le dossier, et ouvre la porte. En face, je retrouve le même garçon que sur la photo. Je souris et l'invite à entrer. Bon sang ce qu'il a l'air flippé. Je ferme la porte derrière lui et l'installe sur le lit tandis que je m'assis sur mon fauteuil. Je me racle la gorge, puis je me présente :

- Bonjour Yuki, moi c'est Ange Barrabil. Tu peux m'appeler Ange. Je serai ton médecin à partir d'aujourd'hui. Si tu as le moindre problème, n'hésite pas à venir me voir, que ce soit en rapport avec ta pathologie ou pour quoique ce soit d'autre. Si tu as des réclamations, des doutes et des choses à me dire avant de commencer, n'hésite pas non plus, c'est le moment.

Je baisse les yeux sur le dossier clos et pianote dessus. Je réfléchis. Si je dois faire exactement ce que je crois, je refuse de le mettre en oeuvre. Mais en même temps... Comment étudier un cas de ce syndrôme sans même l'expérimenter?
Je me gratte le cuir chevelu puis me tourne vers lui. Je vais commencer par lui poser des questions.

- Je voudrais comprendre comment tu as été atteint de ce syndrôme. Raconte-moi ton histoire, comment tu as été élevé, dans quelles conditions, ce genre de choses.





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Il est impossible de

se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
La porte ne tarda pas à s’ouvrir, laissant apparaître un grand homme. Mais tout ce que je m’autorisai à regarder fût ses chaussure et le bas de son pantalon. Je ne voulais pas être puni à cause d’une maladresse ou d’une bêtise que j’aurais faite. Pourtant, quand il me laissa entrer dans le cabinet et me demanda de m’asseoir, le ton de sa voix ne trahissait aucun énervement. Ni de frustration. Pas le moindre agacement. Je n’en fus pas moins tendu. Après tout, un sentiment pouvait en cacher un autre et je ne connaissais pas assez cet homme pour me permettre de prendre des libertés. Ainsi, lorsque je fus assis sur le lit qu’il m’avait désigné, je posai mon regard sur mes mains qui jouaient avec le bas de mon uniforme à cause de mes nombreuses craintes. Toutes ces machines étranges et le fait que ce "lit" n'était clairement pas confortable me terrifiait au plus haut point. Comment parvenais-je à rester calme, sérieusement ? Pourtant, cela ne m’empêcha pas de prêter une oreille attentive à l’adulte qui commença par se présenter.

Son nom était Ange Barrabil. Pour une raison que je ne parvenais pas à comprendre, je ne pus m’empêcher de traduire son prénom en japonais : Tenshi. Le premier était tout de même bien plus doux que dans ma langue première. Cependant, même si je parlais plutôt bien anglais maintenant, je ne compris pas tout ce qu’il me dit. En vérité, je ne comprenais toujours pas ce qu’était que cette “pathologie” dont on voulait me guérir. Puis, pourquoi se préoccupait-il de moi ? C’était trop bizarre. Jamais je ne pourrais aller à lui pour lui parler. Pas comme ça. Vers Nev ou Sheila je pourrais puisqu’ils étaient mes amis. Mais pas lui. Il était un inconnu. Apparemment gentil, mais je me méfiais des apparences. Pas que je puisse le voir de cette façon, mais il ne me suffisait pas qu’on soit prévoyant envers moi pour que je puisse me fier à la personne face à moi. C’était d’autant plus vrai quand il s’agissait d’adultes.

Silencieux, je laissai les secondes défiler sans répondre à celui qui était devenu mon médecin. Ce, jusqu’à ce que ce dernier me demande de lui parler de ma vie passée et, notamment, celle passée chez les Nakamura si je comprenais bien. En même temps, j’avais passé la majeure partie de ma vie à leurs côtés. Ce n’était pas la première fois qu’on me demandait de raconter cela. Sauf que cela ne me donnait clairement pas envie de prendre le risque. La première fois que je l’avais fait, ou même quand j’en avais vaguement touché quelques mots à Nev, on les avait traité comme des monstres. Je ne les voyais clairement pas de cette façon, ne serait-ce parce qu’ils m’avaient sauvé la vie. Je fus donc pris d’une très grosse hésitation avant de répondre d’une petite voix cassée par la peur :


Vous aussi, vous allez me dire que mes parents sont méchants ?


J’avais légèrement relevé la tête pour qu’il puisse m’entendre, mais je la rebaissai immédiatement après avoir fini. J’allais me faire gronder. Je n’avais pas répondu à la question. Je l’avais presque même accusé de faire comme les autres. Mon stress monta donc d’un coup, me faisant mordre mes joues et manger mes lèvres alors que je cherchais inutilement un moyen de me faire pardonner.
(c) Yuki Nakamura sur Pensionnat Immortal




Je parle en en anglais en #0066cc, et en japonais en #0033cc.


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