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05/01/2019
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05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Qui es-tu ? [Pv Ange]

Yuki Lanvers

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Il est impossible de

se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
Dernier jour de septembre, à dix heures. Je venais d’arriver devant la salle de soin où j’étais attendu pour rencontrer mon nouveau médecin. Pour ne pas mentir, j’étais effrayé. Comment allait-il être ? Qu’allait-il me dire, lui ? Etait-il comme les autres ou autrement ? Plus je me posais de question, plus je tremblais et c’était le cas depuis la veille. Autant dire que mon état n’avait rien à envier. Alors, pour me donner du courage, je pensais à Sheila, Nev, Naito, Numa et Hope. Les personnes que j’appréciais le plus, auxquelles je pensais le plus. Et, surtout, je pensais à la promesse que j’avais faite à Nev pour l’aider un peu.

Je me rappelais très bien ce qu’il s’était passé les deux fois où l’un de nous avait tenté de mettre fin à ses jours. Les paroles que nous avions échangées et les envies de chacun. Pourtant, je considérais comme un miracle le sauvetage du roux. C’était la première fois que j’avais fait quelque chose du genre. Sauver quelqu’un, aider ou même dire ce que j’avais sur le coeur. Jamais je ne l’avais autant fait qu’avec lui. Que ce soit pour raconter ce qui me pesait ou… ou donner du positif. J’avais eu extrêmement peur mais, heureusement, mon ami était toujours là. Bon, il n’était pas en forme de ce que je savais, mais il était encore vivant malgré mon égoïsme. Je l’avais sauvé comme il l’avait fait plusieurs mois auparavant.

En posant les yeux sur mon poignet, je vis mes cicatrices. Celle sur le gauche, la plus récente et plus visible, me faisait encore mal. Mais apparemment j’avais touché le tendon tant la coupure avait été profonde. Sans parler que c’était encore en train de cicatriser. Mais celle qui me fit le plus rêvasser fut celle sur le droit. La première, la plus ancienne. Elle datait d’avant mon arrivée à l’institut et c’était à cause d’elle que je me trouvais dans cet enfer. Alors c’était ma faute, encore une fois ? Mon nii m’avait demandé de ne pas m’en vouloir parce que je n’avais rien fait de mal. Pourtant, pour moi, il était certain que j’avais fait des bêtises. … Non. En réalité j’étais encore plus perdu depuis qu’il m’avait fait cette demande que je ne comprenais pas.

Il en était de même pour cette histoire de parents qui était toujours plus floue à mesure que le temps passait et qu’on m’en parlait. Dès le départ les Nakamura étaient mes parents. Ils m’avaient pris avec eux, élevés, logés… mais surtout, en le faisant, ils m’avaient tiré d’entre les mains de ces hommes qui m’avaient trimballé avec d’autres enfants dans des conditions de vie qui me faisaient encore trembler. Je n’en avais parlé à personne et je voulais juste l’oublier. Juste effacer cette partie de ma mémoire qui me faisait faire des cauchemars depuis que je l’avais évoquée.Mais malgré tout cela, on voulait me faire croire que les Lanvers étaient mes véritables parents. Ce n’était que depuis que Nev avait commencé à me parler de ce qu’était l’amour que j’envisageais, secrètement pour le corps médical, à essayer de faire un pas vers eux. Enfin, cela n’enlevait rien à mes peurs et mon envie de revoir mes parents japonais. Après tout, malgré les douleurs que j’avais eux, ils étaient la seule famille que je connaissais. En quoi était-ce mal ?

Lorsque la porte devant laquelle j’étais posté, je sursautai en me figeant, les mains tenant le bas du haut de mon uniforme blanc. Enfin, plus que le tenir, je le tirais vers le bas tant j’étais tendu. La tête basse, je regardais la paire de chaussures de la personne qui me faisait face. Sans doute le médecin qui m’avait… comment disait-on ? … prit sous son aile ? En tous les cas, celui qui allait s’occuper de moi pour me “guérir”. Mais de quoi ? Malgré tout ce temps, je ne savais toujours pas ce qu’était cette maladie qu’on me mettait sur le front. A moins que ce soit à cause de mes tentative de mourir ? Possible… sans que ce soit vraiment sûr.

Silencieux, je ne regardai pas le médecin avant que ce dernier me le demande. Il en fut de même pour me faire entrer dans le cabinet. J’étais ainsi avec les adultes que je ne connaissais pas : effacé, en retrait, obéissant et extrêmement craintif. Tant et si bien que ne parlais que quand on m’en donnait l’autorisation. Pas forcément dès qu’on me posait une question, mais seulement quand on me montrait qu’on attendait une réponse de ma part, quitte à ce qu’on me le dise de façon concrète. Je ne voulais pas qu’on me punisse après tout...
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Ange

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Le premier matin qui m'est enfin reposant depuis l'accident, c'est celui-ci. J'ai réussi à me coucher suffisamment tôt la veille, et surtout je n'ai pas été perturbé dans mon sommeil à cause de cauchemars interminables et de lourdes culpabilités. Je pense même avoir réduit un peu les cernes qui entourent mes yeux depuis quelques semaines déjà, si j'en crois ce que me reflètent la glace. En revanche, en ce qui concerne ma réputation, ça ne s'est toujours pas arrangé. Les patients continuent de me craindre comme si j'étais la peste et le personnel me fuient ou me pointent du doigt. Mais j'arrive à n'en avoir rien à faire. Ça m'a même poussé à reprendre contact avec ma famille puisque je les appelle au moins deux fois par semaine désormais. J'avais tellement disparu de leur vie qu'ils ont cru que j'étais revenu vers eux pour des raisons financières. Mais je suis content, j'ai réussi à renouer les liens.

Je me coiffe pour la première fois en quelques semaines, et me rince le visage. Je recommence à prendre soin de moi, de ce "que la Nature m'a offert" comme j'aurais dit avant. J'arrête de mettre des costumes par contre, je privilégie les pantalons noirs et les chemises, simplement. J'ai troqué la veste noire et la cravate pour plus de confort. Je suis "moins beau" et "moins classe", mais je suis largement plus à l'aise pour travailler et j'ai moins l'impression d'être coincé dans l'image de beau gosse que je me suis efforcé pendant tant d'années à conserver. Et puis, si je pouvais arrêter de voir du sang sur mes mains à chaque fois que je vois mon reflet avec un costume, ce serait cool.

Ma matinée débute tranquillement. Le soleil rayonne timidement, les pas dans les couloirs se multiplient, les voix passent à travers les portes : le monde vit son cours tandis que je reste encore dans ma chambre. Chambre dans laquelle j'ai passé des nuits et des nuits éveillé...
Je secoue la tête et me tourne vers ma porte. Je sors et je ferme derrière moi. Me voilà de nouveau enchaîné dans la routine, le coeur serré, les regards méprisants et les mots deviennent subitement des chuchotements. Je suis craint.
J'inspire et je souris à quelques personnes. Il faut croire que ça fait longtemps que je n'avais pas fait ça puisque à chaque fois, elles ont l'air surprises que j'aille mieux. Quoi de plus normal? Le temps guérit les blessures les plus graves, et je suis fort. Enfin, je crois. En tout cas, j'ai arrêté de me voir comme un connard. Dieu merci, j'ai Donatien et Ophelia à mes côtés. Je devrais remercier aussi la petite Lucy. J'espère qu'elle va mieux depuis le temps.

J'arrive dans la salle de soin et accueille le premier patient de la journée. Il fait parti de ceux qui commencent à avoir l'habitude de me voir et qui arrête de trembler chaque fois que je m'approche de lui. En même temps, on se voit tous les jours, c'est naturel.
Il s'en va à neuf heure et demi. Je profite de la demi heure qui me reste avant dix heures pour me rappeler qui est le nouveau patient dont je dois m'occuper.
Je m'empare de son dossier. Yuki Lanvers, W188. Syndrôme de Stockholm.
Je plisse les yeux. Ai-je bien lu? Je suis chirurgien, pas psychologue. En quoi pourrais-je comprendre le syndrôme de Stockholm? Pas que ça ne m'intéresse pas, juste ce n'est pas dans mon domaine...
Je me prends le visage dans mes mains et soupire. Je crois comprendre, mais j'espère me tromper.

J'attends dans la salle, tout en continuant à étudier son dossier, jusqu'à ce que l'heure de la séance approche. Je me lève, ferme le dossier, et ouvre la porte. En face, je retrouve le même garçon que sur la photo. Je souris et l'invite à entrer. Bon sang ce qu'il a l'air flippé. Je ferme la porte derrière lui et l'installe sur le lit tandis que je m'assis sur mon fauteuil. Je me racle la gorge, puis je me présente :

- Bonjour Yuki, moi c'est Ange Barrabil. Tu peux m'appeler Ange. Je serai ton médecin à partir d'aujourd'hui. Si tu as le moindre problème, n'hésite pas à venir me voir, que ce soit en rapport avec ta pathologie ou pour quoique ce soit d'autre. Si tu as des réclamations, des doutes et des choses à me dire avant de commencer, n'hésite pas non plus, c'est le moment.

Je baisse les yeux sur le dossier clos et pianote dessus. Je réfléchis. Si je dois faire exactement ce que je crois, je refuse de le mettre en oeuvre. Mais en même temps... Comment étudier un cas de ce syndrôme sans même l'expérimenter?
Je me gratte le cuir chevelu puis me tourne vers lui. Je vais commencer par lui poser des questions.

- Je voudrais comprendre comment tu as été atteint de ce syndrôme. Raconte-moi ton histoire, comment tu as été élevé, dans quelles conditions, ce genre de choses.





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Yuki Lanvers

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La porte ne tarda pas à s’ouvrir, laissant apparaître un grand homme. Mais tout ce que je m’autorisai à regarder fût ses chaussure et le bas de son pantalon. Je ne voulais pas être puni à cause d’une maladresse ou d’une bêtise que j’aurais faite. Pourtant, quand il me laissa entrer dans le cabinet et me demanda de m’asseoir, le ton de sa voix ne trahissait aucun énervement. Ni de frustration. Pas le moindre agacement. Je n’en fus pas moins tendu. Après tout, un sentiment pouvait en cacher un autre et je ne connaissais pas assez cet homme pour me permettre de prendre des libertés. Ainsi, lorsque je fus assis sur le lit qu’il m’avait désigné, je posai mon regard sur mes mains qui jouaient avec le bas de mon uniforme à cause de mes nombreuses craintes. Toutes ces machines étranges et le fait que ce "lit" n'était clairement pas confortable me terrifiait au plus haut point. Comment parvenais-je à rester calme, sérieusement ? Pourtant, cela ne m’empêcha pas de prêter une oreille attentive à l’adulte qui commença par se présenter.

Son nom était Ange Barrabil. Pour une raison que je ne parvenais pas à comprendre, je ne pus m’empêcher de traduire son prénom en japonais : Tenshi. Le premier était tout de même bien plus doux que dans ma langue première. Cependant, même si je parlais plutôt bien anglais maintenant, je ne compris pas tout ce qu’il me dit. En vérité, je ne comprenais toujours pas ce qu’était que cette “pathologie” dont on voulait me guérir. Puis, pourquoi se préoccupait-il de moi ? C’était trop bizarre. Jamais je ne pourrais aller à lui pour lui parler. Pas comme ça. Vers Nev ou Sheila je pourrais puisqu’ils étaient mes amis. Mais pas lui. Il était un inconnu. Apparemment gentil, mais je me méfiais des apparences. Pas que je puisse le voir de cette façon, mais il ne me suffisait pas qu’on soit prévoyant envers moi pour que je puisse me fier à la personne face à moi. C’était d’autant plus vrai quand il s’agissait d’adultes.

Silencieux, je laissai les secondes défiler sans répondre à celui qui était devenu mon médecin. Ce, jusqu’à ce que ce dernier me demande de lui parler de ma vie passée et, notamment, celle passée chez les Nakamura si je comprenais bien. En même temps, j’avais passé la majeure partie de ma vie à leurs côtés. Ce n’était pas la première fois qu’on me demandait de raconter cela. Sauf que cela ne me donnait clairement pas envie de prendre le risque. La première fois que je l’avais fait, ou même quand j’en avais vaguement touché quelques mots à Nev, on les avait traité comme des monstres. Je ne les voyais clairement pas de cette façon, ne serait-ce parce qu’ils m’avaient sauvé la vie. Je fus donc pris d’une très grosse hésitation avant de répondre d’une petite voix cassée par la peur :


Vous aussi, vous allez me dire que mes parents sont méchants ?


J’avais légèrement relevé la tête pour qu’il puisse m’entendre, mais je la rebaissai immédiatement après avoir fini. J’allais me faire gronder. Je n’avais pas répondu à la question. Je l’avais presque même accusé de faire comme les autres. Mon stress monta donc d’un coup, me faisant mordre mes joues et manger mes lèvres alors que je cherchais inutilement un moyen de me faire pardonner.
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J'espère qu'il ne sera pas comme ça pendant toute la séance, sinon ce sera très long. Pour étudier une pathologie pareille, il me faut de la matière dans les paroles. S'il ne dit rien, ça risque d'être très compliqué. Surtout que le dossier ne me dévoile pas grand chose. Je comprends pourquoi on m'a désigné comme nouveau médecin, je suppose que je serai plus compétent que l'ancien qui l'avait en charge.

Les secondes défilent, et toujours pas de réponses. Clairement, je préfère disséquer des corps et observer les organes plutôt que de parler des malheurs des autres. Ils ont du se dire que je devais être qualifié, finalement. Techniquement, je le suis, mais je suis spécialisé dans la chirurgie.
Je croise juste les doigts pour ne pas à faire le sale boulot. J'espère vraiment qu'ils me l'ont assigné parce qu'ils pensaient que j'étais bon, et pas pour autre chose.

"Vous aussi, vous allez me dire que mes parents sont méchants ?"

A quel point je suis surpris...? Bonne question. Déjà, on omettra le fait qu'il n'a pas répondu à ma question, ça fait plaisir. Ensuite, qu'ils soient méchants ou non, je m'en fiche gamin, je veux juste comprendre ton syndrôme. Puis c'est pas à moi de faire un jugement de valeur vu comment il y a encore quelques temps j'étais un vrai enculé.

Je pèse les mots qui vont suivre. Je dois éviter de faire comme d'habitude, c'est à dire de donner raison à mon impatience et mon sang chaud. Je dois être posé et réfléchi. Tout ce que je ne suis pas, magnifique.
J'inspire. Bon, quand faut y aller, faut y aller.

- Juger des personnes par un récit serait vraiment malhonnête de ma part. Je veux juste entendre ton histoire, ni plus ni moins.

Je sais pas trop si c'était une façon cool de continuer mais on va dire que oui.

- Et puis, tout n'est pas tout blanc ni tout noir. Il y a toujours des teintes de gris pour contraster tout ça.





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Il est impossible de

se tenir debout en ce monde

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Il n'éleva pas la voix. Il ne se leva pas non plus. Le silence s'éternisent, je crus pendant un instant qu'il attendait que je relève la tête, ce que je fis très lentement à cause de la peur, avec prudence. Mais il ne me fis pas non plus de signes que je n'aurais pas été sûr de comprendre. Non. Il semblait seulement réfléchir avant de me dire qu'il ne ferait pas comme mes amis. Tout ce qu'il voulait c'était que je lui dise ce qu'il m'avait demandé : lui raconter mon histoire avec des détails. Il rajouta autre chose que je ne compris pas vraiment. La vie était grise ? Pourtant je voyais des couleurs… Tout le monde voyait en couleur, non ? Ou ce n'était pas son cas ? À moins que ce ne soit encore une image qui m'échappait totalement ?

Par crainte de me faire gronder si j'attendais trop longtemps, je me mis à chercher mes mots. Puis, par où commencer ? Par le début, mais quel début l'intéressait-il ? Je mis bien plusieurs minutes avant de prendre la parole d'une voix très mal assurée, les yeux posés sur mes pieds :


Je… j'ai rencontré les Nakamura après avoir passé beaucoup de temps dans un camion avec d'autres enfants. On n'avait presque pas à manger ou à boire. On ne pouvait pas sortir ou faire quelque chose pour nous amuser un peu. Et quand j'ai pu sortir, on m'a lavé avant de me montrer devant beaucoup de monde. J'ai pas compris ce qui se disait mais j'ai fini par être prit par les Nakamura. Ils m'ont emmené chez eux et ils m'ont beaucoup appris.


Je me tus un instant pour reprendre mon souffle. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais l'impression d'avoir du mal à respirer. Je ne voulais pas raconter tout ça, mais je n'avais pas le choix. Alors, je continuai en essayant de rester dans les faits, la respiration saccadée tant je faisais de l'apnée :


Les Nakamura m'ont éduqués et m'ont permis d'aller à l'école. Quand je ne suivais pas les règles qu'ils m'avaient fixés ils me tapaient. Je n'avais pas le droit de pleurer ou parler mais c'est parce que je ne faisais pas les choses bien. Les punitions étaient parfois… Pire…


Sans entrer dans les détails, je serrais fortement mes genoux contre ma poitrine. Je ne voulais plus qu'on me touche. Plus de cette façon.


À l'école, je sais pas pourquoi, on me disais de mauvaises choses, dans les couloirs on me faisait du mal, mon bureau était gravé de méchants mots et mon casier à chaussure était toujours plein de punaises ou autres choses. Ça pouvait être pire mais je pensais que c'était parce que j'étais méchant, comme à la maison. Je ne sais pas trop… Pourtant, tout a changé quand je suis allé à l'école en Angleterre. On ne me faisait pas de mal. Ou pas autant…


Sur la fin je me mis à hésiter. Je me mis à peser le pour et le contre avant de raconter la suite :


J'ai rencontré deux amies là-bas. Ce sont elles qui m'ont montré que le fait que je me fasse taper à l'école n'était pas normal… J'ai eu beaucoup de mal à les croire parce que j'avais toujours vécu ça. Pourquoi c'est pas normal ?... Puis, un jour, on est venu me chercher pour m'amener aux Lanvers. J'ai pas compris ce qui s'est passé. Je… Je ne l'ai pas accepté. J'avais peur d'être puni par les Nakamura pour ça. Je ne pouvais pas accepter ça… Je ne pouvais pas…


Des larmes roulaient sur mes joues. Je me mis donc à les essuyer consciencieusement en attendant que le médecin parle à nouveau. Sans doute qu'il allait me gronder après tout je pleurais et je n'avais pas vraiment écouté s'il avait cherché à m’interrompre.
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Ange

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Ce gamin m'inquiète. A moins que je ne doive m'inquiéter d'autre chose? Honnêtement, je me pose la question de :"C'est vraiment de moi qu'il a peur à cause de ce qu'il s'est passé ou alors il est toujours comme ça?". Je ne saurais même pas répondre du tac au tac à cette question. Pour moi, ce serait un peu des deux. Mais bon, je ne suis pas dans sa tête.

Finalement, après un silence qui commençait sérieusement à s'éterniser, il se décide à raconter.

"Je… j'ai rencontré les Nakamura après avoir passé beaucoup de temps dans un camion avec d'autres enfants. On n'avait presque pas à manger ou à boire. On ne pouvait pas sortir ou faire quelque chose pour nous amuser un peu. Et quand j'ai pu sortir, on m'a lavé avant de me montrer devant beaucoup de monde. J'ai pas compris ce qui se disait mais j'ai fini par être prit par les Nakamura. Ils m'ont emmené chez eux et ils m'ont beaucoup appris."

Je tique. Je tique parce qu'il dit inconsciemment "les Naquamoura" et non "mes parents". Vu comment il est dans la panique et la flippe, je dirais que ce n'est pas pour que je me repère avec les noms qui seraient trop compliqués. Déjà, je suis pas un expert en japonais, donc je comprends à moitié les mots qui en ressortent. Et puis, il aurait pu dire "mes parents japonais". Donc il est conscient qu'il n'est pas leur vrai fils. Bon bon...
J'ai l'impression de revivre le témoignage d'un juif sur les camps de concentration, dans le train qui l'y emmènerait. C'est déjà glauque. Le trafic d'enfant. Putain, bande de cons. Pourquoi c'est toujours les gosses qui prennent cher?

"Les Nakamura m'ont éduqués et m'ont permis d'aller à l'école. Quand je ne suivais pas les règles qu'ils m'avaient fixés ils me tapaient. Je n'avais pas le droit de pleurer ou parler mais c'est parce que je ne faisais pas les choses bien. Les punitions étaient parfois… Pire…"

Je me demande quelle genre d'enfance il a vécu avant pour que les Naquamoura lui "permettent d'aller à l'école". Il voit ça comme une chance. Mais avec des contreparties. Je pense que c'est comme ça qu'il le voit. Mais ça ne lui plaisait clairement pas et il n'était pas consentant.
Je ne peux pas m'empêcher d'éprouver de l'empathie pour lui. J'ai réussi à me libérer de cette femme qui avait osé me toucher pendant tant d'années, sauf que lui n'a pas réussi. Probablement du à ce syndrôme.

"À l'école, je sais pas pourquoi, on me disais de mauvaises choses, dans les couloirs on me faisait du mal, mon bureau était gravé de méchants mots et mon casier à chaussure était toujours plein de punaises ou autres choses. Ça pouvait être pire mais je pensais que c'était parce que j'étais méchant, comme à la maison. Je ne sais pas trop… Pourtant, tout a changé quand je suis allé à l'école en Angleterre. On ne me faisait pas de mal. Ou pas autant…"

Bon, le harcèlement scolaire. S'il n'est pas assuré ou s'il montre la moindre faiblesse, c'est logique qu'il se fasse taper par les autres. Je dis pas que c'est normal, uniquement que c'est compréhensible vu son attitude. Je sais pas comment c'est fait au Japon pour que ce soit pire qu'en Angleterre, pour moi ça aurait été l'inverse mais bon. J'y connais rien.

"J'ai rencontré deux amies là-bas. Ce sont elles qui m'ont montré que le fait que je me fasse taper à l'école n'était pas normal… J'ai eu beaucoup de mal à les croire parce que j'avais toujours vécu ça. Pourquoi c'est pas normal ?... Puis, un jour, on est venu me chercher pour m'amener aux Lanvers. J'ai pas compris ce qui s'est passé. Je… Je ne l'ai pas accepté. J'avais peur d'être puni par les Nakamura pour ça. Je ne pouvais pas accepter ça… Je ne pouvais pas…"

Je plisse les yeux. Bon, c'est à partir de ce moment précis que je suis largué. Sauf sur un point. S'il pleure, c'est qu'il considère que c'est toujours du présent et que ces maux n'ont pas disparu. Lui dire que ce n'est pas normal c'est bien, mais il faut qu'il comprenne qu'il n'a plus à s'en inquiéter vu qu'il ne les reverra plus jamais et que ça fait parti du passé.
Puis après... Comment pouvait-il penser qu'il se ferait punir par les japonais alors qu'il était en Angleterre? Puis en compagnie des anglais? C'est, genre, à l'autre bout de la Terre.
Les syndrômes... Une vraie plaie.

- Merci de m'avoir raconté ton histoire plus ou moins en détails. Je vais te poser une myriade de questions, désolé d'avance. Prends ton temps, surtout.

Je prends un des mouchoirs qui dépasse de la boite à mouchoirs et lui tends. Je note mes réflexions sur le carnet, histoire de pas perdre mes pensées.
Je prends le temps de poser une question à la fois, histoire de faire une question puis une réponse. Je prends en note tout ce qu'il me dit :

- Tu as peur que tes parents japonais te punissent vu que tu es ici? Pour toi, est-ce que normalité rime avec habitude? Si non, pourquoi penser que se faire punir sans cesse est normal?

Je m'avance vers lui, les coudes sur les cuisses. Je suis curieux. Pourquoi ne s'est-il pas affranchi de toutes les horreurs qu'il a vécu? Je l'ai bien fait, moi. Je me suis souvent dit que c'était parce que j'étais plus intelligent qu'elle, mais il n'est pas plus idiot que moi. Alors, pourquoi?

- J'ai moi aussi vécu ce genre d'attention un peu trop... Intime. A la différence où j'ai réussi à interdire de me faire ce genre de choses puisque ça ne me plaisait pas. Du coup, pourquoi est-ce que tu as accepté ça alors que, de ce que j'ai pu voir et entendre, tu n'aimais pas ça? Quand on aime pas, on fait en sorte que ça n'arrive plus, non?





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La voix qui s'éleva n'avait rien d'un cri. Son Tom ne possédait ni reproches, ni colère et encore moins de menaces. Je ne compris pas du tout pourquoi. Pourtant je pleurais. Silencieusement, mais je pleurais. Ceux qui ne m'avaient rien dit quand j'avais laissé mes larmes couler devant eux étaient mes amis. Ils étaient les seuls, d'ailleurs, puisque j'avais trop peur des conséquences pour m'y essayer. Voilà pourquoi les remerciements de cet homme me surprirent autant. Puis… je n'avais rien fait pour qu'il me remercie de la sorte… Au contraire, je l'avais forcé à répéter sa demande sans réelle raison. Parce que je lui avais posé une question. Tant de réponses qu'il me manquait pour pouvoir comprendre la situation… En plus de cela, il s’excusa parce qu’il allait me poser des questions. Pourquoi ? Il n’avait pas à s’excuser. C’était lui qui commandait ici, alors pourquoi… ?

Tandis que je le regardai, interdit, les yeux brillants de larmes qui coulaient encore de temps en temps, il prit un mouchoir en papier qu’il me tendit. Tremblant, je le pris en le remerciant de façon muette, sans oser le regarder. Toujours plus de questions me donnaient le tournis face à ce qu’il se passait sous mes yeux. Je n’y comprenais vraiment rien… Néanmoins, je ne restai pas là sans rien faire. Pas totalement en tous cas : alors que le médecin prenait des notes, j’utilisai mon mouchoir pour essuyer mon nez de façon silencieuse. Je ne pouvais pas me moucher bruyamment puisque c’était malpoli. C’était ce que mes parents japonais m’avaient appris pendant mes jeunes années. Je ne voulais pas être malpoli. Pas plus que je ne l’avais déjà été en tous les cas.

Après un moment, il reporta son attention sur moi et me posa une question : avais-je peur que mes peur viennent me punir parce que j’étais ici. Je lui répondis positivement d’un mouvement de tête alors que ma voix émettait un petit “oui” japonais. Il sembla noter rapidement avant de poser une nouvelle question qui, cette fois, me demanda un peu plus de réflexion. Après tout, je n’avais jamais réfléchis si normalité et habitude étaient la même chose. Puis, après quelques minutes à penser activement à la question, je répondis, peu sûr de moi :


e ne crois pas. Après tout, les personnes ici ont l’habitude d’avoir de la patience avec moi, de ne pas me punir, mais je ne trouve pas ça “normal”...


A cela avait été donné une autre question à laquelle je dus répondre. Mais, là encore, un temps de réflexion me fut nécessaire avant que je reprenne en regardant me pieds :


On me punit sans cesse parce que je ne fais pas les choses bien. Donc c’est normal. Mais je ne comprends pas… Ce qui n’était pas normal avec papa… avec les Nakamura, l’est ailleurs. Ca me fait peur…


Un nouveau silence suivit mes paroles. Sans doute nota-t-il ce que je venais de dire, mais je ne le regardais pas. Je n’osais pas. Je ne voulais pas lire une mauvaise expression sur son visage. Pourtant, quand il reprit la parole, rien ne laissa paraître une émotion négative dans le ton de sa voix. Au contraire, il fut calme alors qu’il me racontait son vécu avant de me demander pourquoi j’avais accepté que mes parents me touchent et plus si je n’aimais pas ça, pourquoi je n’avais rien fait pour arrêter ça. Avant de répondre, parce que je n’étais pas sûr de la signification du mot “intime”, je la demandai avec beaucoup d'hésitation. Et lorsque je compris, je lui répondis en essayant de passer outre mes difficultés à respirer alors que les souvenirs remontaient :


Je pensais que c’était normal… Ca faisait mal, mais quand je le faisais savoir ils me frappaient. Pour… pour exprimer ce qu’ils appeler “amour”, ils le faisaient comme ça et ils me disaient que ne pas accepter c’était les rejeter. Je ne pouvais pas les rejeter. Et pour me punir, ils me donnaient un… un “médicament”, je crois. Avec une seringue. Ou parfois dans la nourriture. … Je pensais que l’amour faisait mal tout le temps. Je l’ai toujours cru jusqu’à ce que Sheila me montre que c’était pas toujours le cas. Je… Je ne sais pas… Je ne sais plus…


Non. je ne savais plus du tout ce qui était vrai ou faux. Je ne saurais dire ce que je devais faire ou non. Mais je ne voulais pas croire que mes sauveurs m’avaient trompé ou fait du mal. C’était impossible ! Inconcevable ! Je ne pouvais pas l’imaginer. Il m’était déjà trop difficile de penser qu’ils n’étaient pas ma famille… Je voulais que ce que j’avais vécu avant d’être avec eux n’ait été qu’un cauchemar… même si je savais que ce n’était pas le cas. Parler avec Nev-nii me le faisait doucement réaliser.
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Médecin
Je tapote le carnet avec le stylo. Je ne supporte pas les gens qui geignent, c'est pour ça que je ne supporte pas pleurer. Le bruit du reniflement, le bruit des larmes, la vue des joues rouges et des lèvres qui tremblent... Quelle horreur.

"Je ne crois pas. Après tout, les personnes ici ont l’habitude d’avoir de la patience avec moi, de ne pas me punir, mais je ne trouve pas ça “normal”..."

Ce gamin ne m'inquiète pas : il est juste chelou en fait. L'éducation qu'il a eu doit y être pour quelque chose, j'y mettrais ma main à couper. En même temps... Syndrôme de Stockholm, ce n'est pas étonnant de le voir comme ça. Cependant, s'il a rencontré plusieurs personnes qui ont de la patience avec lui, qui le respecte, qui ne le frappe pas à la moindre "bêtise"... Il devrait déjà y avoir un peu d'évolution non? J'ai l'impression de parler à un enfant qui a peur qu'on le punisse de nouveau alors qu'il n'a pas été frappé une seule fois depuis son arrivée ici. C'est absolument ridicule.

"On me punit sans cesse parce que je ne fais pas les choses bien. Donc c’est normal. Mais je ne comprends pas… Ce qui n’était pas normal avec papa… avec les Nakamura, l’est ailleurs. Ca me fait peur…"

Je plisse les yeux. D'un coup, il dit "papa" et se corrige en disant les Naquamoura? Je... Donc son père est la famille japonaise en entier? Bordel je suis perdu. Pourquoi d'un coup d'un seul il se corrige alors que ça n'avait pas posé de problèmes juste avant, surtout que c'était naturel pour lui de dire les Naquamoura? Bon je note quoi du coup?

"Je pensais que c’était normal… Ca faisait mal, mais quand je le faisais savoir ils me frappaient. Pour… pour exprimer ce qu’ils appeler “amour”, ils le faisaient comme ça et ils me disaient que ne pas accepter c’était les rejeter. Je ne pouvais pas les rejeter. Et pour me punir, ils me donnaient un… un “médicament”, je crois. Avec une seringue. Ou parfois dans la nourriture. … Je pensais que l’amour faisait mal tout le temps. Je l’ai toujours cru jusqu’à ce que Sheila me montre que c’était pas toujours le cas. Je… Je ne sais pas… Je ne sais plus…"

Il ne prenait aucun plaisir à ce qu'ils lui faisaient subir... Mais, mais... Merde, ce gamin n'a pas un syndrôme de Stockholm, il est juste... En recherche constante d'attention? Quelqu'un qui subit un syndrôme de Stockholm ne s'en rend pas compte, il ne sait même pas que c'est mal puisqu'il ne le voit pas ainsi et qu'il ne ressent aucune souffrance : il aime ce qu'on lui fait subir. Ce n'est pas une question d'habitude, mais de plaisir... Et lui n'en ressentait aucun. Il le dit lui-même...
Ce gamin fait parti des fous...?

Je suis persuadé qu'il n'a pas le syndrôme de Stockholm, c'est même une évidence pour moi.

- Dis-moi... Il y a quelques minutes, tu disais :"Les Naquamoura" sans te corriger, ça te paraissait presque normal. Pourquoi avoir dit ensuite :"papa", surtout si c'est pour désigner l'ensemble de ta famille japonaise?

Je mentirai si je disais que je n'espère pas le coincer avec cette question. Et puis... Et puis...

- Et tu ne ressentais que de la douleur, n'est-ce pas?





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Yuki Lanvers

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Il est impossible de

se tenir debout en ce monde

sans jamais se courber.
J’essayais de ne pas trop penser, finalement. Je détestais le silence et c’était pour ça que je ne cessais de réfléchir à la situation que je vivais ou à ce qu’il s’était passé dans ma vie. A moins qu'on n'attire mon attention sur autre chose, je ne savais jamais quoi faire d’autre pour arrêter le silence. Parler ne me semblait pas être une bonne solution à moins que je ne sois avec Nev-nii ou Sheila. Et encore, je ne savais pas toujours quoi dire et cela pouvait s'avérer très problématique. Heureusement, ces deux-là savaient souvent comment reprendre. Le médecin, quant à lui, était comme… perdu. En même temps, c’était la première fois que nous parlions ensemble. Et il semblait essayer de comprendre quelque chose. Après tout, il ne cessait de me poser des questions sans cesse sans me dire où il voulait en venir. Cette fois-là également, il me posa quelques autres questions.

Pour ce qui concernait l'appellation de mes famille, j’avais la réponse. Elle était simple et pratiquement évidente. Mais il n'en était pas de même pour la douleur. Je décidai donc de commencer par le plus simple et ce qu’il m’avait demandé en premier en espérant qu’il comprenne. Après tout, je ne savais pas si j'arrivais à transcrire ce que je ressentais en disant ce qui était vrai. Alors, tristement sans pour autant pleurnicher, je lui répondis :


Quand je disais papa et maman pour désigner les Nakamura avec l'ancien médecin, il me disait que ce n’était pas eux mes parents. En fait, beaucoup de gens ont insisté sur le fait que ma famille c'est les Lanvers. Alors j’ai commencé à m'habituer à dire “les Nakamura”. Mais, au final, je suis juste perdu. Je n'ai jamais connu qu’eux alors je sais pas quoi penser ou que faire…


Pour pouvoir dire pratiquement automatiquement “Nakamura”, je m’étais entraîné à penser en les nommant de cette façon quand je réfléchissais, seul dans ma chambre. A force, j’avais fini par le dire automatiquement ou me corriger quand je venais à les nommer d’une autre façon. Je ne voulais plus me faire gronder car je n'arrivais pas à les voir d’une autre façon que comme étant mes parents. Je commençais à comprendre plus ou moins qu'ils n'avaient pas été gentils avec moi, mais était-ce pour cela qu'ils n’étaient pas ma famille ? Je n'en savais trop rien… Je ne savais plus. Je voulais juste qu'on arrête de me perdre à ce stade.

Est-ce que je ne ressentais que de la douleur ? J’avais surtout l’impression qu’il y avait une fracture entre ce que je ressentais avant et maintenant. Quoique… était-ce vraiment ça ? Non. Il y avait également autre chose. Mais quoi ? Si. Je le savais. Mais je ne savais pas comment le dire pour qu’il comprenne. Je pris donc un peu de temps avant de répondre avec beaucoup d'hésitation dûe à ces doutes que j’avais en l'expression de mes ressentis :


Avant, au Japon, ça me faisait mal sans les médicaments. Mais… mais j’avais l’impression qu’ils m’aimaient. Je pensais qu'on exprimait comme ça l’amour. J’ai compris que c’était pas le cas… ou au moins pas pour tout le monde, je crois, depuis que j’ai rencontré mes amis. Quand ils me montraient qu’il tenaient à moi, ça ne faisait pas mal. C’est avec leurs explication… oui, c’est ça, quand ils ont essayé de m’expliqué, j’ai commencé à avoir des doutes. Mais… je ne voulais pas l’accepter. Je ne voulais pas que mes parents ne m'aiment pas. J’en avais peur…


Non, le mot était beaucoup trop faible. Mais je ne voyais pas quel autre utiliser, les autres me paraissant exagérés. Puis, avais-je réussi à expliquer ? Avait-il comprit ? Je n'en savais rien. Sans doute n’en saurais-je rien avant qu’il me dise quelque chose, de tout façon.
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Je parle en en anglais en #0066cc, et en japonais en #0033cc.

Ange

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Médecin
J'essaie d'observer avec attention le moindre de ses mouvements, mais tout ce que je vois, c'est un gamin qui pleure. Pourquoi on m'a filé un cas psychologique déjà? Aucune idée... Enfin si, j'en ai une, mais je compte pas utiliser cette technique. C'est pas mon délire en ce moment. D'ailleurs, ça ne l'a jamais é...
Je fais mon hypocrite, ça y est...

"Quand je disais papa et maman pour désigner les Nakamura avec l'ancien médecin, il me disait que ce n’était pas eux mes parents. En fait, beaucoup de gens ont insisté sur le fait que ma famille c'est les Lanvers. Alors j’ai commencé à m'habituer à dire “les Nakamura”. Mais, au final, je suis juste perdu. Je n'ai jamais connu qu’eux alors je sais pas quoi penser ou que faire…"

Bon, ça fait du sens. Par contre, ce "Yuki" est beaucoup trop perdu dans la vie, pourtant c'est pas un pain...
Je suis vraiment fatigué là. Faut dire qu'avec toutes ces nuits où j'ai fait des cauchemars surmontés d'insomnies avec une touche de grosses journées bien chargées en travail, ça m'a pas aidé.
J'ai besoin de vacances.

Bon, concentration. Il va falloir que je pense à lui donner plus confiance en lui. Il écoute trop ce que les autres lui disent, jusqu'à changer sa façon de vivre. Si je lui disais que la normalité, pour un homme, est d'aimer un homme, il le ferait. Si je disais que la normalité était de coucher avec son chien, il le ferait. Tout est bon pour plaire à tout le monde, et surtout à un maximum de personnes.
Je vais essayer de le bousculer un peu, voir si ça prend forme dans son crâne de devoir tenir tête à quelqu'un. Et puis, ce gamin n'est clairement pas un expert en médecine, je pourrais lui raconter du bullshit avec un air sérieux qu'il le goberait.

Je note :"Très influençable, très peu de confiance en lui. Réel syndrôme de Stockholm ou juste mauvaise éducation surmontée d'un traumatisme puissant?"

"Avant, au Japon, ça me faisait mal sans les médicaments. Mais… mais j’avais l’impression qu’ils m’aimaient. Je pensais qu'on exprimait comme ça l’amour. J’ai compris que c’était pas le cas… ou au moins pas pour tout le monde, je crois, depuis que j’ai rencontré mes amis. Quand ils me montraient qu’il tenaient à moi, ça ne faisait pas mal. C’est avec leurs explication… oui, c’est ça, quand ils ont essayé de m’expliqué, j’ai commencé à avoir des doutes. Mais… je ne voulais pas l’accepter. Je ne voulais pas que mes parents ne m'aiment pas. J’en avais peur…"

C'est la deuxième fois qu'il parle de médicament. Quels genres? Des somnifères? Des anti-douleurs?
Ensuite... Son médecin était-il réellement compétent? N'importe qui aurait potassé le sujet de ce syndrôme aurait compris que cet enfant est simplement sujet de traumatismes à répétition. D'abord, on l'arrache à sa famille pour le foutre dans un camion pour finalement le mettre aux ventes aux enchères. Ensuite, il atterrit dans un pays, dans une nouvelle famille, qui l'aime d'une façon peu commune et largement égoïste. Il subit ensuite tous leurs désirs fantasques et malsains. Il se fait harceler. Il part dans un autre pays.
A peine a-t-il 15 ans qu'il a vécu plus de mouvements dans sa vie que n'importe qui, pas étonnant qu'il soit un peu... Secoué.

Et puis, en tant que bon manipulateur que je suis - je suis pas con, je faisais tellement attention aux mots que les gens disaient et que j'employais que c'est devenu naturel chez moi de tout analysé - je sais que les mots choisis sont les plus justes. Seulement après on les corrige à notre guise. Surtout pour quelqu'un d'aussi peu assuré que ce Yuki.

Je note :"Syndrôme de Stockholm :
- sentiment de confiance : victime > connard
- sentiment positif : connard > victime
- hostilité : victime > force de l'ordre

Yuki Lanvers :
- sentiment de peur et de douleur
- traumatisé
- aucun sentiment positif de la famille japonaise à son égard (à moins que j'en sache que trop peu?)
- en savoir plus sur sa vie de famille"

- Bon, déjà ton cas s'éclaircit pas mal pour moi. Je peux pas te dire ce que je comprends pour l'instant mais je vais creuser encore un peu. Après, tu seras libre de gambader. Est-ce que tu peux m'en dire plus sur ta vie au Japon? Comment ils t'éduquaient, comment se passaient les fêtes, si tu mangeais à ta faim, ce qu'ils te disaient, s'ils te rassuraient, ce genre de choses. Essaie d'être le plus précis possible. J'ai d'autres mouchoirs si ça te fait remonter de mauvais souvenirs.


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