Bienvenue,   !
Institut Espoir

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Partenaires

News

25/11/2018
Doutes : +10% ; Révolution : -4% (Preuve Zyra)
20/10/2018Préparation d'event
22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')

Il était temps qu'on se rencontre (Walkyrie & Cannibale)

avatar

Messages : 90
Points de confiance : 0
Date d'inscription : 24/04/2018
Age : 18

X50
Il était temps qu'on se rencontre
La Cannibale
tournait en rond dans sa chambre.
Elle avait pris la décision, il y avait environ six mois de ça, de sortir de l’Institut. Qu’importait les moyens. Puis il y avait eu la sanction de la fillette, le désespoir d’Ange, celui du patient de docteur Elpida et tous les fantômes de l’Institut. Et elle s’était rendue compte qu’elle ne pouvait pas tout quitter toute seule. Elle ne pouvait pas simplement attendre ses 18 ans. L’envie était devenue une nécessité.
Mais comment faire ? Elle s’était sûrement trouvé un allié avec le Génie, et elle avait toujours Ange sur qui compter, mais ce n’était pas suffisant. Elle avait pensé à plein de choses. Au Journal Clandestin, à apprendre des erreurs de la fuite de la fillette pour réussir, à attendre sa majorité et aider autrui une fois à l’extérieur de sa structure. Et l’évidence lui vint alors qu’elle décrivait des cercles dans sa chambre. Elle n’y arriverait pas toute seule. Elle se disait comment je dois faire et comment je vais les aider. Mais poulette, tu n’es pas une super-héroïne, tu es une adolescente au cœur qui tousse.
Elle s’arrêta au milieu de la pièce. Elle devait parler à une personne qui serait de son avis, à un lecteur du Journal Clandestin, à un patient qui aurait la gniac et de la puissance. Il y avait déjà le clan du Génie (quoique elle ne connaissait ni la position de W133 ni celle de la patiente du Docteur Elpida. Mais vue sa tête de déterrée au quotidien, elle ne devait pas être très satisfaite de sa condition), il fallait voir ailleurs.
Elle sortit de sa chambre furtivement. Elle avait été dispensée de cours aujourd’hui et de soins suite à une crise dans la nuit. Des cernes abimaient encore son jolis minois, mais l’adrénaline fut un sacré coup de jus. La fatigue ? C’est quoi ? Ça se mange ?
Les jambes lourdes et l’estomac noué mais le cœur léger, elle arpenta les couloirs. C’était bien beau de vouloir un allié, mais elle ne connaissait pas tout le monde. Et en plus, ils étaient tous en cours. Probabilité de croiser quelqu’un : zéro.
Errante, elle laissa ses pas la guider. Pour une fois, elle faisait confiance à l’espoir. Car il n’y avait que ça pour l’animer (et sûrement la fatigue).
Elle arriva à l’aile W. Les vigiles lui demandèrent pourquoi elle n’était pas en classe. Elle se justifia avec la recommandation de son nouveau médecin. L’un des deux gars, depuis le temps, la connaissait plus ou moins. Ils acceptèrent sa présence ici … Puis se souvinrent qu’elle était une X. T’es pas à la bonne aile ma poule.

« Je vais chercher un livre de cours chez un camarade de classe. Je ne supporte pas de ne pas travailler malgré tout. »

Le temps était tranquille, et la Cannibale paraissait sincère. Et puis, que pouvait bien faire de mal une gonzesse malade ? On surveillait du côté des caméras. A la moindre couille, les deux types seraient tenus au jus. Ils la laissèrent passer mais elle avait intérêt à être vite de retour.
La blonde les remercia poliment et avança. Elle pensa un instant à W133 et brûla d’envie de s’infiltrer dans sa chambre. Trop curieuse, elle voulait faire un tour.
Tant pis pour les alliés, W133 n’avait qu’a pas la narguer ! Non mais !
Elle poursuivit dans le couloir et se cacha rapidement derrière un poteau quand elle vit un surveillant sortir de la chambre d’un ou une patiente. Elle devint aussitôt livide … Est-ce que le personnel fouillait les chambres ? …
Il partit dans la direction opposée. Elle attendit le silence, et, comme elle allait devenir louche, sortit de sa cachette en faussant l’essouflemment. Oui oui, elle avait eu une petite crise, ce qui expliquait son soudain comportement. Si si je vous assure. Grande comédienne, bientôt nominée aux Oscars.
Elle se posta devant la porte et lut le numéro : W56. Quelqu’un qui était là depuis un moment vue le numéro lointain. Quelqu’un qui méritait de savoir qu'on l'avait espionné.
Elle prit une profonde inspiration et poussa la porte (c'était toujours ouvert de toute façon. On n'avait pas d'intimité dans ce lieu). Elle attendrait la personne sur sa chaise de bureau pour l’avertir de l'intrusion donc. En attendant, elle se saisit du livre qui traînait (Vendredi ou la vie sauvage) et commença à le feuilleter, l’air de rien, une jambe croisée sur l’autre. Maintenant qu’elle était posée et qu’elle avait une excuse pour parler, elle avait regagné confiance. Elle se demanda bien ce que W56 avait à cacher pour qu'un pion agisse ainsi ...
Codage par Libella sur Graphiorum



I'm not gonna bite you, sweetheart
je te cause en #ff6666
avatar

Messages : 46
Points de confiance : 43
Date d'inscription : 28/08/2018
Age : 17
Localisation : Dans le lac, histoire de rouiller

W56
Il était temps qu'on se rencontre
"Il fait encore beau pour un mois d'octobre... Si j'allais dehors?"C'est comme ça que je me suis retrouvée à sécher les cours, faire l'école buissonnière ou tout autre terme pour dire que je ne vais pas en classe. En même temps c'est vrai! Il fait encore beau et chaud, expliquez-moi pourquoi j'irais m'enfermer dans une salle avec des gens que je connais pas, et un programme inintéressant à cause des trop grandes différences d'âge? Voilà, j'ai objectivement aucune raison d'y aller, merci de confirmer. Et personne n'arrêterait la Walkyrie,la grande guerrière, non mais ! Mais si regardez, j'ai les cheveux blonds je peux me faire passer pour Brunehilde. Bref, la question d'une bataille n'est pas encore là, pour l'instant je veux aller dehors tranquille. Quoique, avec d'autres gens pour  une révolution... Faudrait vraiment que je trouve d'autres lecteurs du Journal Clandestin pour organiser ça, sans que ça risque d'échouer comme avec cette pauvre Loreleï, mais ça attendra. Pour l'instant, je veux juste aller dehors!

L'avantage de ne ressentir aucun froid (ou très peu), c'est que je peux me baigner quelque soit la température. Oui, je sais, "gneu gneu bras robotique" mais justement, je peux car ce sont des matériaux qui ne rouillent pas. Vous imaginez sous la douche ou la pluie sinon? Bah oui, mais j'ai une couche supérieure en chrome, en aluminium et en titane donc ça s'oxyde un peu mais très peu, par contre ça ne rouille absolument pas. Donc je peux nager! Et je me suis pas gênée, avoir le lac pour moi toute seule c'est sympa. Bon en vrai, je peux aps en profiter trop longtemps (parce que même si ma jambe et mon bras sont résistants, j'ai pas très envie de prendre le risque de les abîmer vraiment, ça fait un mal de chien de les déconnecter des nerfs, les réparer puis les reconnecter). Du coup je sors de l'eau après une bonne heure, et remets mon uniforme sans me sécher. Tant pis, le tissu absorbera l'eau.

Arrivée dans le couloir de mon aile, je décide d'enlever la veste blanche de l'uniforme (j'ai un débardeur noir en-dessous calmos) pour m'en servir de serviette, ça évite de goutter partout et d'embêterle personnel, eux ils sont sympas comparés aux médecins. Sans précautions, après tout tout le monde était en classe et puis c'est ma chambre, je pousse la poignée avec mon coude et ouvre la porte par un coup de hanche.... qui résonne un peu. "Oups, c'était ma prothèse ça" Gros stop.
Pourquoi il y a une nana sur MA chaise en train de lire MON livre?
Je fronce les sourcils. Pour avoir ce bouquin dans les mains, elle doit avoir fouillé puisque je l'avais rangé dans mon tiroir. Je croisais les bras.

-Bonjour?
Zyra la Walkyrie te taquine en #ffcc66
avatar

Messages : 90
Points de confiance : 0
Date d'inscription : 24/04/2018
Age : 18

X50
Il était temps qu'on se rencontre
La Cannibale tapotait ses doigts sur le bois du bureau. De nature patiente, elle en profitait pour observer la chambre. Elle n'allait pas fouiller - l'intimité de la personne lui appartenait - mais regarder cette pièce avec plus d'attention lui permettrait d'en savoir plus. Elle avait posé le livre sur ses jambes, bien trop curieuse pour juste lire. Mais de ce qu'elle voyait, elle n'arrivait même pas à identifier le sexe du propriétaire.
Puis un bruit sourd attira son attention. Son visage bifurqua vers la porte qui s'ouvrit avec caractère. La blonde eut un petit sourire ... elle n'allait pas être face à une chiffe molle. Elle avait le coeur qui battait la chamade. Elle avait l'impression d'être en mission secrète, un peu comme avec le petit Kan. Est-ce qu'avec un peu de chance cette personne pourrait s'avérer être un allié ? Ce serait tellement parfait !
C'est alors que la patiente fit son entrée. Une blonde sulfureuse mi-humaine mi-robot. Elles froncèrent toutes les deux les sourcils en même temps. W56 sûrement parce qu'elle n'appréciait pas la présence d'une étrangère dans sa chambre, la Cannibale parce qu'elle était intriguée par la patiente. Elle lui disait quelque chose. Pas qu'elle l'avait croisé dans les couloirs - pour le peu qu'elle était sortie ces cinq dernières années, pas étonnant qu'elle ne connaisse personne - mais parce que ce corps métallique lui avait déjà été décrit. Quelqu'un lui avait déjà parlé d'une jeune femme faite de prothèses. Mais qui ?

« Bonjour ? »

La Cannibale l'apprécia aussitôt. L'autre avait assez de caractère pour exprimer - physiquement - son ressenti mais restait tout de même polie. Ophelia n'en était que plus excitée. Confiante, elle posa le livre sur le bureau, et se pencha en avant. Une jambe croisée sur l'autre, on aurait dit qu'elle était sur son territoire.

« Salut. Désolée, je me suis permise de m'inviter. Je me présente, je suis ...»

Elle ouvrit la bouche d'un coup, et ses yeux bleu-vert s'agrandirent. Comme frappée par quelque chose - et c'était d'ailleurs un peu le cas. Elle savait qui lui avait parlé du cas d'une patiente en prothèses métalliques. Après tout, il n'y avait qu'une personne ici avec qui elle avait de réelles conversations. Enfin, deux. Mais la première avait une place plus importante dans sa vie.
Alors son visage reprit son expression antérieure - petit sourire malicieux et regard curieux.

« ... une patiente du docteur Barrabil. »

C'était drôle de l'appeler comme ça.

« C'est très récent. Mon médecin est parti en retraite, alors depuis deux-trois semaines, je suis sa patiente. »

Tout comme elle, donc. On allait de coïncidences en coïncidences. Deux blondes d'à peu près le même âge, ayant le même médecin, ...
La Cannibale se leva de la chaise. Elle ne voulait pas non plus s'imposer. L'idée n'était pas de se la jouer supérieure par rapport à W56. Elle n'était pas chez elle, et elle non plus n'aurait pas aimé découvrir une inconnue, son petit cul posé tranquille sur sa chaise, à feuilleter son livre l'air de rien. Face à W56 - qui lui semblait un peu trempée. Avait-elle séché les cours elle aussi ? -, elle lui tendit chaleureusement la main.

« Je ne suis pas là pour t'importuner. Je séchais les cours malgré moi, et j'ai vu un surveillant sortir de ta chambre. Comme tu n'y étais pas, je me suis dit que tu n'étais pas au courant et que tu aurais aimé l'être.»

Elle avait l'impression qu'elle avait son coeur dans la tête tant elle l'entendait remuer. Pour une fois qu'il manifestait des signes de vie. Elle était à la fois nerveuse et excitée. Là, trois solutions : soit  W56 n'en a rien à faire, soit elle trouve ça normal, soit ça la révolte. Et la Cannibale croisait les doigts pour que ce soit la dernière option.
Si elle avait vu ce pion sortir de la chambre, ce n'était pas par hasard. Ca aurait pu être la chambre de W133 - comme elle voulait tant l'embêter - mais non, c'était celle-ci. Et la Cannibale ne croyait pas au Hasard.
Codage par Libella sur Graphiorum



I'm not gonna bite you, sweetheart
je te cause en #ff6666
avatar

Messages : 46
Points de confiance : 43
Date d'inscription : 28/08/2018
Age : 17
Localisation : Dans le lac, histoire de rouiller

W56
Il était temps qu'on se rencontre
Va falloir qu'on m'explique un truc. Je sais bien que les chambres sont pas fermées mais les patients vont pas dans les chambres d'autres patients, surtout sans se connaître! Oh miss blonde là, c'est à moi de froncer les sourcils là tout de suite ! Donc t'es gentille mais dehors, en plus je dois aller prendre ma douche. Je vais pour ouvrir la bouche mais elle me devance. Et pourquoi elle se penche en avant, certes elle est jolie et ma préférence va à tous (c'est connu des autres patients ça même?), mais là c'est pas le moment.

-Salut. Désolée, je me suis permise de m'inviter. Je me présente, je suis ...

Gros blanc. Je résiste à l'envie de claquer des doigts devant ses yeux pour la faire réagir. Depuis quand on s'arrête en plein milieu du phrase, surtout pour se présenter! Quelle impolitesse, je suis outrée. On dirait ne bourgeoise quand je parle comme ça non? Je ricane dans ma tête. Bon ferme-la mon cerveau, toi non plus c'est pas le moment de penser n'importe quoi. Réfléchis à des truc utiles plutôt, genre pourquoi on squatte ma chambre? Comme son nom l'indique, c'est à MOI. Je croise les bras et m'appuie contre le mur, sourcils froncés, témoins de mon impatience.

-... une patiente du docteur Barrabil. C'est très récent. Mon médecin est parti en retraite, alors depuis deux-trois semaines, je suis sa patiente.

Hein, que-quoi? Même médecin? OK c'est fréquent, c'est un Institut et il y travaille depuis pasmal de temps déjà mais bon, ça surprend. Je pense pas que ce soit pour ça qu'elle soit là, sinon elle aurait pas eu de flash genre "oh mon dieu, on a le même médecin, soyons meilleures amies hihihi", nan vraiment pas crédible. Ah, elle se lève enfin de ma chaise. A la réflexion (c'est bien cerveau, tu es utile) j'ai déjà entendu parler d'elle, mais pas de la part de Barrabil non. Plutôt de celle des patients, mais les rumeurs ne m'intéressent pas. Sauf quand elles m'appellent Walkyrie, parce que c'est classe. Bon, attendons un peu avant de se faire un avis sur... je regarde son badge. Sur X50. Je préférerais avoir son nom, un matricule c'est nul. Oh ça rime!

-Je ne suis pas là pour t'importuner. Je séchais les cours malgré moi, et j'ai vu un surveillant sortir de ta chambre. Comme tu n'y étais pas, je me suis dit que tu n'étais pas au courant et que tu aurais aimé l'être.

Je blêmis brusquement. C'est pour ça qu'elle avait trouvé mon livre, il n'était plus à sa place dans le tiroir. Et s'il n'y était plus, c'est que quelqu'un, en l'occurrence le vigile, l'avait déplacé. Et avait vu ce qui était caché avec. Je suis dans la merde, mais d'une puissance! Il a dû découvrir que je lisais le Journal Clandestin. Je vérifierais plus tard s'il est toujours en place. La surprise passée, je commence à voir rouge. Et crie.

-Depuis quand ils fouillent chez les patients ces enfoirés?!

De rage, je donne un coup de pied en ferraille dans le mur, qui lui aussi résonna dans la pièce et certainement dans le couloir aussi. D'OU ILS OSENT?! Passant ma main sur mon visage, je soupire.

-Désolée que tu aies vu ça. Moi c'est Walkyrie, ou Zyra, et toi?

On a rarement fait plus étrange comme situation pour rencontrer des gens. Sérieusement, depuis quand on fouille dans la vie privée des gens? Même dans un Institut médical ça doit être respecté! Entre les patients Z, où je suis sûre qu'on nous a dit n'importe quoi dessus, la sanction de Z01 et ça, ça fait beaucoup trop pour rester inactive. Il me faut des alliés, surtout que du coup je vais être très surveillée et, au moindre pas de travers, go l'asile!
... Wait. Si X50 est venue me prévenir, peut-être qu'elle est contre aussi? Une camarade potentielle!
Zyra la Walkyrie te taquine en #ffcc66
[/quote]
avatar

Messages : 90
Points de confiance : 0
Date d'inscription : 24/04/2018
Age : 18

X50
Il était temps qu'on se rencontre
Allô, y avait-il quelqu'un là-dedans? La Cannibale avait toujours la main tendue dans l'attente que W56 la lui sert, mais cette dernière semblait souffrir d'un pet de cerveau. D'ailleurs, son visage passa par toutes les couleurs. D'abord un blanc livide, puis un rouge explosif. Et en parlant d'explosion, W56 détona.

"Depuis quand ils fouillent chez les patients ces enfoirés ?!"

Et là, acte de violence envers un innocent mur. La ferraille contre le papier peint. La jambe en métal gagne.
Sur le coup, la Cannibale sursauta, puis rit doucement. Et bien, elle était tombée sur une tempête. Quel caractère ! C'était agréable de croiser quelqu'un comme ça, tant animé par la vie qu'elle en maltraite ses murs. RIP les voisins.
Depuis qu'elle sortait, la blonde ne voyait que des déprimés, des abattus et ça lui foutait le cafard. Heureusement il y avait Ange, il y avait le Génie et maintenant W56.

"Désolée que tu aies vu ça, moi c'est Walkyrie, ou Zyra, et toi ?"

C'était officiel : cette fille était cool. Joli visage, un caractère qui vous réveillait et visiblement respectueuse. Ce n'était pas juste une insolente au sang chaud, elle savait s'excuser. La Cannibale l'aurait serré dans ses bras.

"Aucun problème, c'était mérité. Moi c'est la Cannibale, ou Ophelia."

Walkyrie ? Ca ne lui disait rien. Pas surprenant, elle avait encore beaucoup à apprendre sur les patients et sur la vie collective en cette enceinte.
Elle regarda le mur agressé. Elle y voyait une fissure, non ? Non. Si ? Bah, qu'importe.
Elle nota qu'elle donnait de plus en plus son prénom ces derniers temps. Et elle se surprit à ne pas avoir peur de Walkyrie. Ce coup et toute cette ferraille l'impressionnait, mais elle ne se sentait pas en position d'infériorité. Donc pas de raison d'avoir les jetons. Au contraire, elle se sentait sur un pied d’égalité.

“Walkyrie ? Sympa le sobriquet. On te l’as offert ou tu te l’es attribué ?”

Décidément, à croire qu’on détestait tellement nos matricules qu’on se donnait des surnoms : le Génie, La Cannibale, Walkyrie …
Maintenant, pas question de tourner autour du pot. Tout dans le comportement de son interlocutrice laissait croire qu’elle pourrait être une alliée, voire une amie …?
N’ayant pas bougé, bien solide sur ses jambes, la Cannibale pouvait faire face à la Walkyrie.

“Tu me plais bien. Je suis sûre qu’il n’y a pas qu’un mur que tu aimerais péter ici. Peut-être tous les murs … Et pourquoi pas quelques têtes ?”

C’était la première fois qu’elle formulait ainsi son envie d’évasion. Mais elle avait une boule de feu dans le ventre, quelque chose de chaud qui avait besoin d’exploser. Une boule nourrie par les grands yeux de Kan, le désespoir de Nevrabriel, les événements qui avaient bousculé Ange et son propre j’en ai marre.

Codage par Libella sur Graphiorum




I'm not gonna bite you, sweetheart
je te cause en #ff6666
avatar

Messages : 46
Points de confiance : 43
Date d'inscription : 28/08/2018
Age : 17
Localisation : Dans le lac, histoire de rouiller

W56
Il était temps qu'on se rencontre
-Aucun problème, c'était mérité. Moi c'est la Cannibale, ou Ophelia.

Bah si, un problème. C'est quand même pas correct. Je remarque sa main qu'à se moment-là, tendue vers moi depuis nu certain temps visiblement, que je serre rapidement. Elle a dû croire que j'allais lui mettre un vent, la pauvre. Je fais un sourire contrit comme pour m'excuser de ça aussi. Par contre son surnom est vachement intéressant. Pourquoi on l'appelle comme ça ? Ou alors elle se l'ai attribué seule ? Hmm...

-Walkyrie ? Sympa le sobriquet. On te l’as offert ou tu te l’es attribué ?
-J'allais te poser la même question, dis-je en riant. Mon frère me le donnait déjà avant que j'arrive, visiblement j'ai toujours la réputation de foncer dans le tas ahah.

N'importe qui aurait eu peur face à son surnom ou le mien si la personne connaît un minimum ses mythologies, pourtant aucune de nous deux paraît intimidée par l'autre. C'est cool, comme ça y'a pas de rapport de force inégal, alors que d'autres patients en profitent largement. Malgré tout on en est encore à se jauger, à savoir si l'autre est digne de confiance même si la situation prête à penser que oui.Elle sait que je lis le Journal Clandestin, elle m'a prévenue de l'intrusion d'un surveillant et on s'est pas encore étripé donc je pense que ça va en vrai, mais on est jamais sûr de rien.

-Tu me plais bien. Je suis sûre qu’il n’y a pas qu’un mur que tu aimerais péter ici. Peut-être tous les murs … Et pourquoi pas quelques têtes ?

Je ne peux pas contrôler les commissures de mes lèvres qui se soulèvent. Je pensais vraiment pas qu'une alliée viendrait à moi sans que je cherche. Par réflexe, j'étire mes doigts pour les faire craquer. Enfin, dans les faits, ma main métallique grince légèrement (merde j'ai oublié de huiler) et l'autre craque. Je sens une excitation parcourir tout mon corps et me redresse légèrement.

-Il y a beaucoup de têtes que j'aimerais exploser contre les murs, c'est mieux de faire d'une pierre deux coups, on aura besoin d'énergie pour partir après. Mais pas sans mettre cet Institut de merde à feu et à sang.

C'est dommage que j'ai qu'une chaise. J'emmène la seule que j'ai près de mon lit et invite Ophelia à s'y rasseoir, alors que je me mets en tailleur sur mon matelas, face au siège.

-Le truc, c''est qu'à deux on pourra pas faire grand chose, même si c'est mieux que seul, et j'ai pas vu d'autres gens assez courageux pour s'y engager. Et toi, t'as des idées ? Ou simplement comment faire ?

Peut-être le patient qui écrit le Journal Clandestin, ceux qui ont été pris avec Loreleï et qui veulent éventuellement continuer son oeuvre. Surtout, si on n'est que des patients il sera facile de nous mater. Il faut qu'on trouve des médecins et des membres du personnel favorables à une future révolte. Je pense pas qu'il y en ait beaucoup, après tout ils sont au même poste que Barrabil, qui a justement tiré sur une patiente.
Zyra la Walkyrie te taquine en #ffcc66
avatar

Messages : 90
Points de confiance : 0
Date d'inscription : 24/04/2018
Age : 18

X50
Il était temps qu'on se rencontre
Le son de doigts qui craquent entre eux est déjà désagréable, alors quand la moitié d'entre eux étaient métalliques, ... eurk. Les oreilles de la Cannibale grincèrent mais elle fit abstraction de ce bruit.

"Il y a beaucoup de têtes que j'aimerais exploser contre les murs, c'est mieux de faire d'une pierre deux coups, on aura besoin d'énergie pour partir après. Mais pas sans mettre cet Institut de merde à feu et à sang."

La Cannibale aurait serré Zyra dans ses bras ! Elle n'avait même pas besoin d'évoquer l'idée de fuir que sa comparse la précéda. Bon, le côté à feu et à sang ... Peut-être pas, si on pouvait éviter d'être eux aussi dans la boucherie et conserver des valeurs ... Mais ça, elle le mit de côté. Les détails, c'étaient fait pour après.
Zyra, à l'aise, s'assit en tailleur sur son matelas après avoir amené une chaise pour Ophelia. Sauf que cette dernière ne le remarqua pas et s'assit à côté de sa camarade, dans une position tout aussi décontractée.

"Le truc, c''est qu'à deux on pourra pas faire grand chose, même si c'est mieux que seul, et j'ai pas vu d'autres gens assez courageux pour s'y engager. Et toi, t'as des idées ? Ou simplement comment faire ?"

La Cannibale eut un large sourire. Il y avait six mois de cela, elle aurait fait un bruit de trompette avec sa bouche et aurait baissé les bras car non, elle ne connaissait personne. Mais aujourd'hui, c'était différent. Aujourd'hui il y avait des noms et des idées sur les visages.
Par contre est-ce que la Cannibale pouvait dire les noms ? Là ? A chaud ? Et parler de la carte avec Kan ? En faisant confiance dès le premier regard ?
Allez. Zyra avait la gueule de l'emploi. Et si on ne commençait pas par faire confiance, alors il n'y aurait jamais de début.

"J'ai des gens ouais. Le Génie, je ne sais pas si tu connais ... Et le patient du Docteur Elpida serait prêt à aider de façon passive."

Elle fit la moue, faisant l'inventaire des personnes susceptibles d'aider ... ou celles qu'il fallait éviter.

"Et Adélys Valcourt, c'est mort. C'est dommage, j'aimerais beaucoup la convaincre car elle doit savoir beaucoup de choses."


Elle observa un peu mieux la chambre, comme à la recherche d'inspiration. Comment sortir d'ici ? Comment faire sortir les prisonniers du faux Espoir ? Déjà, il fallait oublier la discrétion. Si Zyra était d'accord pour qu'un grand nombre de personnes prennent le large, alors elles n'y arriveraient jamais en se la jouant fine bouche. Le à feu et à sang était alors envisageable, mais l'idée de blesser les gens... Voilà, c'était pas elle avec ses muscles mous et son coeur malade qu'elle allait donner des coups.
Elle reposa son regard sur Zyra.

" Je pense qu'il faut qu'on travaille le côté papier, et le côté brute. On doit avoir de quoi prouver ce qui se passe ici, mais on devrait apprendre à attaquer et à défendre. Mais comment avoir ces preuves ? Et surtout comment attaquer sans armes ? A moins qu'on commence à s'entraîner en secret!"
, s'exclama-t-elle en riant."Mais plus sérieusement, on ne peut pas mettre en place un plan à deux. On devrait être au moins cinq à être capable de mettre en oeuvre tout ça. Ou dix. J'en sais rien. Je suis claire?"

Elle avait tellement parlé, s'était tant emballée, que son visage avait rougi. Si quelqu'un les écoutait, ils étaient foutus. Par contre, elle espérait pouvoir parler d'Ange à un moment ou un autre. Pas tout de suite, mais un jour on avait besoin de lui, elle serait là pour manifester ses propres infos, et donc trahir son secret.
Codage par Libella sur Graphiorum



I'm not gonna bite you, sweetheart
je te cause en #ff6666
avatar

Messages : 46
Points de confiance : 43
Date d'inscription : 28/08/2018
Age : 17
Localisation : Dans le lac, histoire de rouiller

W56
Il était temps qu'on se rencontre
Ouais, s'asseoir sur le lit c'est mieux en fait, le matelas est plus confortable que la chaise. Je souris à mon tour en réponse à son grand sourire, je crois qu'on peut pas faire plus improbable pour trouver une alliée, de son côté comme du mien. Faut juste d'autres gens quoi, c'est certainement le plus difficile : on peut pas en parler ouvertement, soit parce que les gens veulent pas, soit pire, à cause de présence d'espions dans les patients. Est-ce qu'il y en a d'ailleurs ?

-J'ai des gens ouais. Le Génie, je ne sais pas si tu connais ... Et le patient du Docteur Elpida serait prêt à aider de façon passive.

Le nom me dit un truc... C'est pas le frère de Loreleï ? Par contre le patient d'Elpida je vois pas du tout qui c'est, je connais que la nana en fauteuil roulant et encore, de vue. Tout le monde connaît Adèlys en même temps. Tiens, elle serait une bonne recrue non ? Au moins pour l'organisation.

-Et Adélys Valcourt, c'est mort. C'est dommage, j'aimerais beaucoup la convaincre car elle doit savoir beaucoup de choses.

Ah merde. Perte d'un soutien de poids. Si déjà le Génie accepte, il pourra sûrement convaincre d'autres gens, après tout il était proche d'une révolutionnaire avérée.

-Je pense qu'il faut qu'on travaille le côté papier, et le côté brute. On doit avoir de quoi prouver ce qui se passe ici, mais on devrait apprendre à attaquer et à défendre. Mais comment avoir ces preuves ? Et surtout comment attaquer sans armes ? A moins qu'on commence à s'entraîner en secret!


J'éclate de rire en même temps qu'elle. Moins discret tu meurs.

-Mais plus sérieusement, on ne peut pas mettre en place un plan à deux. On devrait être au moins cinq à être capable de mettre en oeuvre tout ça. Ou dix. J'en sais rien. Je suis claire?

J'adore, elle s'agite autant que moi, enfin les gestes en moins, c'est génial. Mais retour au problème de départ : les gens.

-Le Génie je vois qui c'est, s'il accepte c'est cool. Par contre, le patient d'Elpida c'est qui ? Et puis passivement ça suffira au début, surtout pour s'organiser mais après a va être compliqué... Adèlys c'est dommage, mais elle viendra peut-être en voyant que pas mal de trucs sont déjà faits.

Avec un grand sourire, je lève le bras comme pour être volontaire.

-Le côté brut c'est moi! Je suis mauvaise pour la théorie, par contre pour foncer dans le tas ça marche vachement mieux. Les armes... on peut essayer les couteaux de la cantine ? Mais pour l'instant, sans gens on peut vraiment rien faire. Si tu peux en parler au moins aux deux que tu as cités, je vais essayer de voir de mon côté mais avec la fouille de ma chambre, je vais devoir faire un petit peu profil bas quand même...


D'ailleurs, si un vigile repasse dans le couloir, on est mortes. Les portes sont assez épaisses mais y'a un petit espace en bas, si je le comble ça devrait étouffer le son ? Je porte mon attention sur mon oreiller. Il devrait faire l'affaire. Je me lève vers la porte, pose le coussin au sol pour cacher le vide et retourne m'asseoir à côté d'Ophelia.

-C'est pour étouffer un peu le son, on sait jamais, dis-je pour me justifier.

Zyra la Walkyrie te taquine en #ffcc66

Contenu sponsorisé


    La date/heure actuelle est Jeu 13 Déc - 6:01

    Aube des Mondes