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12/12/2018
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05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Un agneau dans la tanière du loup [FT. Dr Hans]

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W156

Un Agneau dans la tanière du Loup

ft. Dr Hans

Orgue te bénit en #59d0ff

"- Qu'est ce que ça peut te faire de savoir si je préfère être appelé Hans ou par mon nom?
- Pourquoi?!"

W156 avait à peine laissé le temps au docteur de parler qu'il le transperçait d'une nouvelle question. Enfin, toujours la même, mais son timbre était un peu plus agressif et pronocé encore plus fort. Il mimiquait le ton sombre et rageux de Hans, il lui montrait qu'il ne devait pas prendre l'ange pour un abruti toujours sage.
Mais au fond de lui, être aussi méchant faisait mal à Arthur. Sa respiration était rapide et courte, comme s'il était mis au défi, et son coeur battait fort. Ses poings étaient serrés de chaque côté de lui, son visage un peu baissé ne lâchait pas le docteur des yeux. Quand bien même ça leur faisait mal à tous deux, Orgue voulait savoir.
Hans se tournait vers son bureau. Orgue ne bougeait pas, lui, ne retournant pas à sa place mais ne s'approchant pas non plus. Ses yeux tombaient néanmoins sur les mains du docteur, comme pur hasard et il observait ses doigts se fermer petit à petit.

"- J'aime pas ma famille. Je ne veux plus en entendre parler."

Orgue déglutit. Il tremblait légerement aussi, mais il ne se démontait pas. Il ne disait rien, ne faisait rien. Il laissait le medecin parler, il laissait Hans se confesser, bien qu'il aurait aimé qu'il crache le morceau sous d'autres, meilleurs auspices.

"Sauf qu'à chaque fois qu'on m'appelle par mon nom, ça me rappelle qu'ils existent toujours... Et ça m'insupporte. Voilà tout.
- Je les pardonne pour toi."

Encore une fois, W156 parlait directement après le médecin, mais sans lui couper la parole, cette fois ci. Ses larmes montaient dans ses yeux, sans explication. Pourquoi il rendait le docteur si triste? Pourquoi il se rendait si triste lui même?? Pourquoi le destin de cet homme était si important?!

"- Tu... Tu ne pardonnes pas mes parents à ma place... Alors je pardonne les tiens à ta place! Je les pardonne parce que..."

La voix de l'ange se cassait sous ses émotions, il prit une grande respiration alors que des larmes coulaient à nouveau de ses yeux. Il pleurait si facilement, mais si sincérement et si justement. Il ignorait ces émotions, gardant des yeux déterminés sur l'homme face à lui et il reprennait sa phrase à travers sa voix tremblante et ses larmes.
Allez-y.

"- Je les pardonne... parce qu'ils ont mis au monde quelqu'un de formidable. Quelqu'un q-qui mérite le meilleur de toutes choses! Quelqu'un d'unique et nécessaire en ce monde!!
Et... et ce quelqu'un... malgré son masque.. est si gentil.. et si tendre.. avec moi..."


Voilà, Orgue se laissait enfin dégonfler. Ses poings s'ouvraient et il mettait ses mains sur ses yeux, comme un pauvre enfant perdu. Sa tête se baissait, ses épaules tombaient et il pleurait dans ses mains silencieusement. Il ne s'attendait pas à ce que Hans soit convaincu ni qu'il soit heureux de ce qu'il venait de lui dire; il ne s'attendait pas non plus à ce qu'il prenne à nouveau soin de lui.
Mais Orgue espérait simplement que ça le fasse se sentir un peu. Il voulait seulement montrer qu'il n'était pas seul à avoir de mauvais parents, qu'il méritait autant que les autres et surtout, qu'il n'était pas seulement anodin. Parce qu'à cet instant précis, Hans représentait tout pour Arthur.

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ft. Orgue



Après avoir terminé son monologue, écarquilla légèrement les yeux aux mots de Orgue.
C'est alors que son expression faciale se crispa. Les sourcils froncés, les yeux plissés. Il se mit la lèvre inférieur pour ne pas éclater de rage.
Il se tourna vivement vers Orgue, son regard sombre perforant l'âme de son petit patient.
Il semblait vraiment en colère contre les paroles de Orgue...Qui l'avait visiblement blessé.
Pardonner mes parents? Sérieusement?! Il sait vraiment pas de qui il parle, celui là.
Les poings de Hans étaient serrés sur la table, il se contenait le plus possible pour ne pas se lever et crier sur le garçon. Il en avait tellement envie...Il savait que ça lui ferait énormément de bien de se défouler comme ça...

Sauf que Orgue continuait. Il lâchait ses pensés sur Hans. Sur ce qu'il ressentait, ce qu'il voyait dans l'âme du médecin.
De ce dernier ne savait plus quoi faire.
Il restait pétrifié, toujours ses mains serrées.
Il avait la gorge sèche, le regard baissé...Il sentait ses lèvres trembler.
Puis finalement, il reprit, d'une voix un peu cassé.

"- Tu ne sais pas de quoi tu parles..."

Il se leva brutalement, frappant ses mains sur la table.
Sa tête abaissée laissait ses cheveux pendu cacher son visage.

"- TU NE SAIS PAS DE QUOI TU PARLES."

Il redressa soudainement le visage vers Orgue. Il semblait tout aussi énervé qu'avant, peut être encore plus?
Mais pourtant...On voyait que par ses yeux humides, qu'il était en profonde détresse. Comme si son coeur hurlait à l'aide...

"- COMMENT TU PEUX AUSSI FACILEMENT DIRE QUE JE SUIS "FORMIDABLE" OU D'AUTRE CONNERIE D'CE GENRE. COMMENT TU PEUX EN ETRE SI SUR ALORS QUE MEME MOI JE SUIS INCAPABLE DE ME LE DIRE, HEIN?! Que des mensonges. Encore des mensonges. Me faire croire que je peux vous apporter confiance POUR QU'APRES ON ME LAISSE DE COTE COMME D'HABITUDE?! Hypocrite. Tous des hypocrites. Vous m'foutez la..."

Cette phrase n'eu jamais de fin.
Hans abaissa la tête. On aurait dit qu'il avait perdu toute son énergie. Qu'il avait tout épuisé juste en balançant ses mots de toute sa rage. Dans les gestes de sa tête, on pouvait même être sur qu'il avait commencé à pleurer lui aussi.
Il se laissa retomber lourdement sur son fauteuil, le visage toujours caché par ses cheveux.
Il passa lentement une main sur sa face, relevant un peu ses mèches qui le cachaient avant qu'elle ne retombe.
Seuls les sanglots de Orgue se faisait entendre dans la pièce.

"- Tout le monde est gentil et tendre avec toi...Même moi j'y suis touché, normal. C'est ton don. Mais forcément...J'arrive pas à le rester. J'suis pas une personne qui mérite quoi que ce soit dans ce monde. Je suis même celui qui doit être puni pour le rendre encore plus mauvaise...Regarde toi, j'arrive à te faire chialer avant même t'avoir répondu..."

Il soupirait. Frottant une nouvelle fois son visage doucement.
Il aurait voulu consoler Orgue...il le voulait mais...Après ce qu'il venait de dire et de faire...Il ne méritait pas de le consoler. Ni même de le toucher.
Sans doute que ses excuses ne servirons à rien non plus.

"- Rentre dans ta chambre...J'te libère plus tôt. On...Terminera cet entretien demain. Je...suis fatigué, là maintenant."




Hans vous insulte affectueusement en #990000
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W156

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Orgue te bénit en #59d0ff

"- Tu ne sais pas de quoi tu parles..."

Orgue avait entendu que l'homme face à lui parlait, mais il ne comprit pas quoi. Lentement, ses doigts s'écartaient pour que son regard bleu perce à travers et regarde l'homme. Orgue mordait sa lèvre, pour se taire.. Si le docteur voulait dire autre chose, Arthur voulait être certain de l'entendre.

"- TU NE SAIS PAS DE QUOI TU PARLES."

Et Arthur ne l'entendait que trop bien. Il couvrait à nouveau ses yeux, les fermant fortement et il se recorquevillait un peu plus; sa tête était plongée entre ses épaules. Le cri l'avait abassourdi, il raisonnait dans son pauvre esprit qui était déjà assez maltraité par ses maladies.
Mais ça, c'était un coup de plus qui tentait presque de l'achever. Passant de ses yeux, ses mains se posaient sur ses oreilles. Non, il ne pouvait pas l'entendre hurler, il ne pouvait pas le supporter. Arthur reculait de quelques pas, chaque syllable qui sortait de la bouche de Hans était comme une note de la symphone infernale des Trompettes de l'Apocalypse.
W156 tombait sur son derrière. Ses pensées ne suivaient plus, il était complétement perdu, à quoi devait-il réflechir, qu'est-ce qu'il pouvait dire, comment devait-il agir?! Rien, rien, tout lui hurlait dessus; Hans, Gabriel, sa foi, les Trompettes de l'Apocalypse, le Diable. Il tremblait, ses tympans frappaient contre son cerveau.
De ses yeux, sortaient toute une fontaine de larmes, de sa lèvre qu'il mordait pour se taire, pour se calmer, coulait du sang. Sa machoire était trop réactive contrairement au reste de son corps: il s'était blessé seul comme auto-flagellation d'avoir blessé si profondément Hans. Pourtant, malgré ses dents fracassées les unes contre les autres, Dieu seul sut à quel point il avait envie de crier pour que tout se taise.
Mais il ne pouvait pas, une boule à la gorge et à son ventre le prenaient subitement. Sa bouche semblait si sèche, si aride malgré la présence omniprésente du sang. Ses doigts se serraient, ses mains arrachaient des mèches de cheveux. Par pitié, que ça se finisse.

Enfin, ça se finit. Tout se taisait. Une phrase sans fin concluait la colère ardente du docteur, Orgue tentait de respirer tant bien que mal. Il faisait une sorte de crise de panique, en effet, qui finissait par se conclure en pleurs à nouveau. Ses mains lâchaient ses cheveux blonds d'or et elles se dirigeaient jusqu'à son chapelet. Il tenait la croix doucement entre ses doigts, comme s'il ne voulait pas la blesser, elle, au moins.
Ses yeux s'étaient un peu ouverts, ses lèvres aussi et il murmurait sous son souffle une série de mots incompréhensibles par leur vitesse, leur langue et leur pauvre articulation. Des prières. De toute sa vie, c'était les seules choses qui arrivaient à concentrer assez son esprit pour le mener à nouveau dans un bonne direction. Alors, il priait, répétait et bénissait Jésus et Son Père, jusqu'à ce que sa respiration revenait à un supposé calme.
Orgue rouvrait ses yeux lentement. Ses murmures avaient cessés, il respirait la bouche ouverte, de longues respirations et il observait, craintif le loup face à lui.

"- Tout le monde est gentil et tendre avec toi...Même moi j'y suis touché, normal. C'est ton don. Mais forcément...J'arrive pas à le rester. J'suis pas une personne qui mérite quoi que ce soit dans ce monde. Je suis même celui qui doit être puni pour le rendre encore plus mauvaise...Regarde toi, j'arrive à te faire chialer avant même t'avoir répondu..."

Hans soupirait. W156 l'écoutait patiemment. Après tout, ce n'était pas lui qui était important, mais son prochain. Il était le confesseur, il devait l'écouter, ne pas subir ses tristesses. Mais, plus les phrases douces de Hans continuaient, plus Orgue avait envie de l'arrêtait, plus il voulait lui prouver le contraire. Mais une boule était toujours là dans sa gorge, il ne pouvait pas parler. Il ne pouvait plus parler.
Il secouait alors lentement sa tête de gauche à droite, à peine, lentement comme simple manifestation de son opposition aux propos du Docteur.
Tu mérites tout. Tu seras accepté au Paradis. Tu me fais sentir en vie. Hans. Arrête de dire ça, Hans, tout ça est faux... si faux... Que Dieu te bénisse, Hans!... Pitié, que tu sois béni...

"- Rentre dans ta chambre...J'te libère plus tôt. On...Terminera cet entretien demain. Je... suis fatigué, là maintenant."

Arthur ne pouvait rien dire. Il déglutit son malaise et il essuyait son visage. Il ne pouvait pas le contredire. Il avait trop peur de lui. Il avait trop peur de soi vis à vis de lui. Orgue se levait lentement, ses genoux et mains tremblaient de crainte, comme un pauvre agneau égaré, comme un agneau dans la tanière du loup. Il n'a pas été mangé, mais son coeur a été blessé profondément.
Et il voulait le pardon du loup.
Lentement, longeant le mur, W156 allait jusqu'à la porte. Ses yeux bleus, dont le blanc était rougit ne quittaient pas le médecin du regard. Il le regardait, jusqu'à ce que sa main frole la poignée froide de la porte, de son salut. Orgue s'y arrêtait un instant, comme à nouveau pétrifié.
Il observait encore un instant le docteur. Il le regardait, lui, son visage, ses yeux mouillés aussi. Rien de bon n'est sorti de ce matin. Rien de bon n'augure la prochaine fois. Pour une fois, le Saint-Esprit se demandait s'il devait utiliser sa bénédiction habituelle, "que Dieu te bénisse", pour saluer son docteur.
Mais il ne voulait pas.
Lentement, la poignée s'abaissait et Orgue détournait les yeux vers ses pieds. La porte s'ouvrait.

"- Paix sur vous.. docteur Hans..."

Et la colombe prit son envol hors de l'antre.

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Un agneau dans la tanière du loup
ft. Orgue



Hans ne bougeait plus. Sa tête toujours abaissée.
Il fixait le sol...Ou du moins le vide, en silence.
Les couinements de souffrance et les larmes qui s'écoulaient sur les joues de son patient résonnaient dans sa tête. Pourquoi avait-il fallut qu'il foire tout en à peine quelques minutes...
pourquoi fallait-il qu'il soit ainsi? A tout faire dégénérer juste par son existence.
Il s'en voulait...Il s'en voulait terriblement.
Il promettait de s'excuser...D'une manière convenable.
Là, actuellement, ce n'était pas la bonne chose à faire pour lui...Il en était incapable.

Il attendait simplement que Orgue arrête de pleurer...Il voulait lui caresser la tête, le prendre dans ses bras, lui frotter le dos en lui disant que tout allait mieux, qu'il ne fallait pas s'en faire...
Mais il en était incapable.

Et encore une fois, il n'avait pas agit. W156 commençait à quitter les lieux. Hans voulait le retenir. Il ne voulait pas finir seul...Pas encore une fois.
Sauf qu'il ne disait rien...T'es un incapable...

Le docteur ne bougeait toujours pas, malgré qu'il sentait le regard posé sur lui.
Les larmes étaient déjà entrain de couler sur ses joues...Il avait tellement besoin de parler, là, maintenant.
Les derniers mots de Orgue résonnait dans son esprit comme si il était encore là. Sauf que la porte venait de se refermer.
Il avait tellement besoin de parler...Mais il était officiellement seul, à présent.

Il relevait le visage un instant, espérant encore que Orgue soit là...mais il n'y avait plus personne.
La vision du médecin devenait de plus en plus flou, et ce n'était pas un problème de vu.
Il finissait par se mettre à pleurer.
Il serrait les poings, se crispant de colère contre lui même, ses larmes ruisselant sur ses joues.
Il était pire que inutile. C'était un véritable fouteur de merde.
Il arrachait ses bandages pour finalement dévoiler ses profondes blessures, peut être d'autant plus importante que sa cicatrice à la joue.
Hans aurait voulu se couper ses mains pour arrêter de les voir...Mais qu'est ce qu'il deviendrait si il n'était plus capable d'écrire sur un ordinateur.

Les heures passaient. Le bureau était fermé à clef, la secrétaire du médecin inquiète, des mouchoirs éparpillés étaient tachés de larme et de sang sur le bureau.
Les heures passaient...Le regard perdu du médecin parcourait la table, comme pour chercher désespérément quelque chose qui pourrait le raccrocher à la vie, comme une bouée de sauvetage...Et il la trouva, sa bouée.

Il prit soigneusement le document qui contenait le questionnaire. Il le retourna...Puis ses yeux sombres parcouraient les lignes écrites tant-tôt par le petit blondinet.
"- Orgue..."
Son coeur se serrait. Les larmes remontaient déjà.
Maintenant...il s'en voulait de ne pas s'être excusé plus tôt. De ne pas avoir retenu le garçon pour lui montrer à quel point il était désolé.
Mais le docteur se reprit en main. Il parcouta tout l'établissement à la recherche d'un cadre photo.
Oui, un cadre photo. Pourquoi faire?

Quelques courtes heures plus tard, c'était terminé.
Il accrocha le cadre doré avec à l'intérieur, la prière du petit garçon. Finalement, il en était assez fier.
Il savait qu'elle serait aussi efficace qu'une croix dans cette salle.
Désormais, il n'oublira plus jamais cette journée. Gravée sur sa peau comme sur le mur de ce bureau.

Le loup solitaire pouvait finalement retourner dans sa caverne.




Hans vous insulte affectueusement en #990000

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