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12/12/2018
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05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Jamais deux sans trois ! [Pv Dr. Winchester]

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W188



L'eau prend toujours
la forme du vase.
Je venais de sortir de ma séance avec le médecin qui m’avait prit en charge fin septembre. Ce dernier m’avait prévenu qu’il avait besoin de l’avis d’un autre collègue concernant ma “maladie”. En fait, au lieu d'en avoir qu'un seul en cette matinée, j'en avais un second une heure et demi après, dans une autre salle de soin. J’avais écouté en silence ce qui m’avait été dit et n’avais pas osé poser de questions, encore une fois. Pourtant, je ne comprenais pas. Un médecin ne connaissait-il pas tout ? Si c’était le cas, pourquoi devais-je encore aller voir quelqu’un d’autre ? Oh… Ce n’était peut-être pas à cause de ma maladie même, mais à cause de moi ? Peut-être qu’à cause de mes peurs et du fait que je ne voulais pas voir les Nakamura que comme étant mes parents, mon nouveau médecin ne savait plus quoi faire. … Comme le premier. Oui. C’était la troisième personne qui abandonnait mon cas. J’étais triste pour eux car je devais être un échec pour eux. Et même s’ils ne me l’avaient pas reprochés, que ce soit d’une façon ou d’une autre, je savais qu’ils m’en voulaient sans aucun doute. Mais je ne pouvais pas changer juste pour leur faire plaisir ! Les Nakamura avaient été tout ce que j’avais pendant longtemps. Les abandonner juste parce qu’on le demandait n’était clairement pas dans mes cordes. Ils m’avaient sauvé la vie. Ils s’étaient occupés de moi. Ils… Ils… Nev avait beau me dire qu’ils étaient en tort, et j’avais beau commencer à voir que quelque chose n’allait pas avec ce qu’ils avaient fait avec moi, je ne pouvais pas croire qu’ils aient été mauvais ou qu’ils ne soient pas mes parents. Je voulais être avec eux… sans abandonner ce que j’avais gagné. J’en demandais trop. Je le savais mais pour le peu que je demandais dans ma vie, je souhaitais qu’on accède au moins à celle-là.

Pendant le temps libre que j’avais, j’étais resté dans ma chambre. Kibou, mon ours en peluche, dans mes bras, assis sur mon lit, j’avais tenté de penser à autre chose. J’avais beaucoup trop peur de ce qui allait m’arriver pour ne pas penser au pire. Je ne voulais pas qu’on me pose encore les mêmes questions. Je ne voulais pas avoir de nouvelles leçons de morales et de critiques me mettant en tort. Je ne voulais pas qu’on me demande de changer. Mais… Je n’avais pas le droit de les contredire. Je le faisais, mais je n’en avais pas le droit parce qu’ils étaient des adultes. Pourquoi ne me punissait-on pas pour ça ? Ce n’était pas… Enfin… Qu’est-ce qui était réellement “normal” ? Je n’en pouvais plus tant tout se cassait la gueule. L’amitié, cela avait été très simple à comprendre. Après tout, cela n’avait pas la même ampleur que la famille. Mon ami m’avait dit que je pouvais prendre les Lanvers comme des parents adoptifs, mais je me posais des milliers de questions encore par rapport à tout ça. Comment expliquer aux Nakamura que je ne pouvais pas rentrer avec eux ? Est-ce que cela devait m’empêcher de les aimer ? Aimer des parents remplaçait-il celui pour les autres ? … Beaucoup trop de questions…

Lorsque l’heure vint, je posai délicatement Kibou sur mon lit et me levai pour aller à la salle de soin qu’on m’avait indiquée. Sur le chemin, le stress que je n’avais cessé de repousser en essayant de penser à mes amis, la soirée d’Halloween et autres, revint au galop pour me torturer progressivement. Peur de me perdre. Peur de ce qui allait m’être dit. Peur qu’on essaie de faire changer ma vision des choses. Peur de ce qui allait être dit sur ce rendez-vous à mon médecin, s’il ne m’abandonnait pas lui aussi. Et à cause de tout ça, je fus aussi stressé devant la porte de la salle que lors de ma première séance avec monsieur Barrabil. Jouant avec le bas de mon tee-shirt, un gilet noir sur le dos, je regardais mes doigts bouger en me forçant à ne pas prendre mes jambes à mon cou. Pour cela, je me répétai sans cesse que, de toute façon, cela ne me sauverait pas de la séance… comme la fois où j’avais tenté ma chance et qu’on m’avait donné de faux espoirs.
(c) Yuki Nakamura sur Pensionnat Immortal




Je parle en en anglais en #0066cc, et en japonais en #0033cc.


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