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12/12/2018
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05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

La frontière des possibilités [Pv Docteur Hans]

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L'espace d'une vie est le même,
qu'on le passe en chantant
ou en pleurant.
En avril j'avais fait une tentative de suicide. Entre les séances avec mon médecin du moment, la peur, l'impression que tout était détruit après m'avoir échappé, la solitude et la mort de cette fille… Je ne l'avais pas supporté et avais abandonné l’idée d’être un jour heureux. Il avait suffi que je trouve un morceau de verre pour passer à l’acte, touchant le tendon de mon poignet sous la force de ma volonté. Sans Nev-nii, je ne serais plus là et, sans doute, lui aussi serait parti pour un monde que nous espérions meilleur. Ainsi, mon poignet était prit en charge par des médecins : les miens qui semblaient se succéder sans que je comprenne pourquoi et d’autres pour les aider dans leur tâche.

Je ne comprenais pas toujours pourquoi je devais voir beaucoup de médecins, d’inconnus. Entre ma “maladie” pour laquelle j’étais ici, pour “guérir”, et ça, je sentais que je ne m’habituerais jamais. Cet endroit, froid et impersonnelle me stressait plus encore que le fait de revoir un jour les Nakamura, ceux qu’on ne cessait de traiter de “monstres”. Au Japon, au moins, je savais ce qui m’attendais, je pouvais imaginer ce qu’on allait me faire. Et même si cela me blessait, me faisait mal et me donnait envie de pleurer, au moins je pouvais appréhender ce qui allait arriver et m’y préparer. Là, il n’en était rien ! Nous avions beau avoir un emploi du temps strict, j’avais beau pouvoir parler à mes deux seuls amis, je ne comprenais pas ce qu’on me faisait. Mon passé n’était pas “bien” aux yeux des autres. Mes pensées devaient changer. Mais je ne pouvais pas les écouter sans m’en mordre les doigts. Je ne pouvais pas croire que tout dans mon passé ait été mal ou sans raison. Et concernant mon poignet… Je me laissais mieux porté malgré le stress de ce qui pouvait m’être fait. Pour m’encourager à obéir, faire ce qui m’était demandé, je me disais que cela m’empêcherait de subir à nouveau le courroux des adultes.

C’est dans cet esprit que j’attendais que le médecin, encore un autre, m’appelle pour faire ce qu’on appelait une échographie. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre… Du coup, recroquevillé sur ma chaise, je repensais à Halloween. Au début cela m’avait parut étrange et difficile de rester dans une telle ambiance. Cela parce que j’avais été totalement perdu. Néanmoins, j’étais parvenu à reconnaître Nev-nii malgré son déguisement aussi étrange que le mien. Grâce à cela, j’avais effleuré la possibilité de passer une bonne soirée, si ce ne fut de m’amuser. Bien sûr, je ne l’aurais pas compris sur le coup, mais en le réalisant je n’aurais sans doute pas ressenti ce vide au fond de mon coeur. Mais il avait fallu que des personnes parlent dans un micro pour que tout se termine. Nev-nii, qui avait commencé à agir bizarrement était partit en me laissant seul. Mais il n’y avait pas que lui qui avait perdu le sourir… La salle entière était devenue moins animée, comme démunie de toute bonne humeur. C’était… horrible. Ce ne fut qu’après coup, une fois la fête terminée, mais j’avais la très nette impression que quelque chose s’était encore brisé. Et le pire était que cela me donnait terriblement envie de m’en aller, partir loin de tout ça.

Retenant mes larmes, lorsqu’on m’appela, je pris un peu de temps pour me lever. Ce fut celui qui m’était nécessaire pour reprendre courage comme je le pouvais. Puis, une fois debout, je me tournai vers la personne qui m’attendait et, tête basse, je le rejoignis sans savoir quoi faire de mes mains ballantes. Mon poignet était loin d’être totalement guéri malgré sa belle apparence. A l’intérieur, la chair n’était pas totalement cicatrisée, ce qui faisait que j’avais mal quand on appuyait dessus et certains gestes m’étaient encore impossible. Cela me rappela brièvement ma rencontre avec Zyra, personne qui m’avait empêché de gratter la croûte de ma blessure encore bien visible. Pourquoi avais-je fait cela déjà ? Voulais-je à nouveau mourir ? … Non. Je devais rester auprès de mes amis. Non… Je voulais juste me débarrasser de tout ce qui me rendait triste et m’empêchait de sourire…
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La frontière des possibilités
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L'assistante du docteur Van Ussa ouvrit la porte au petit garçon qui attendait calmement, assit sur une chaise dans le couloir.
Elle le laissa entrer, un doux sourire aux lèvres. Cette jeune femme semblait sympathique, mais elle n'allait pas rester plus longtemps. Car une fois le patient dans la pièce, le docteur lui fit un signe de tête pour lui indiquer de sortir.
Elle referma la porte, et laissa les deux garçons seuls dans la salle médicale.

Il y'avait toujours cette désagréable odeur que l'on retrouvait dans tout le bâtiment. Cette odeur d'hôpital, qu'on finissait par ne plus sentir à force de la côtoyer.
Cette pièce aussi avait la même peinture que dans toutes les autres. Blanche...Un peu de gris clair par-ci par-là. A se demander si l'on était bien dans le bon bureau.

Ce qui changeait des autres étaient ces machines. Une table surplombée d'un énorme boité ressemblant presque à un vidéo projecteur.
Des câbles un peu partout pour relier les appareils.
Des écrans diffusant d'étranges images...C'était...Effrayant à première vue.

Mais ce n'était pas terminé. Car en face de la porte se trouvait un grand bureau en bois, dissimulé sous d’innombrables papiers.
Un gros ordinateur fix prenait un côté de la table alors que des dossiers en prenaient l'autre.
Une chaise noire à roulette était occupée par le radiologue chargé d’ausculter W188.
Il semblait plutôt grand. Ses yeux noisette, la peau mâte parsemée de tache de rousseur...Cela lui donnait un côté très jeune et énergique.
Sauf que ses cheveux en bataille noir, aux bords teintés de rouge. Sa joue gauche défigurée par une forte cicatrice encore bien visible. Son expression de visage crisé par son agacement, et ses yeux rouges soutenus par des énormes cernes qui trahissaient son manque de sommeil de la nuit dernière, Il n'avait rien d'énergique. Il avait tout d'inquiétant.

Il continuait de classer vivement quelques feuilles encore volante, tout en cherchant une en particulier.

"- Putain...C'est une blague ?! Je l'ai pas déjà perdu ?! Et merde, et merde..."

Ses mains fines, protégées toutes les deux par d'étranges bandages continuaient de pousser les dossiers les uns après les autres.
Finalement, il soupira et redressa son regard sinistre sur Yuki.

"- Yuki, c'est ça ? Assis-toi. Je termine un dernier truc et je suis à toi."

Sa voix...N'était pas si effrayante que ça. Elle était un peu grave mais sans plus.
On sentait quand même que si il finissait par sombrer dans la rage, elle porterait énormément, jusqu'à en faire trembler les murs.
Sauf que ce côté cassé faisait comprendre qu'il n'allait pas crier aujourd'hui. Et qu'il n'en avait certainement pas du tout l'envie.
Peut être un mal de gorge ? Qui sait.

Deux sièges noirs s'offrait à la vue du garçon. Juste en face du bureau du docteur agité.
Une fois assit, on pouvait voir la décoration de la pièce sous un autre angle.
Comme par exemple, au mur de gauche, celui collé au bureau, on pouvait y voir un cadre en bois doré qui protégeait un poème.
Ce poème était écrit sur le dos d'un simple dossier, avec un stylo bic des plus basiques. Mais l'écriture était soignée, c'était sur que ce n'était pas celle du docteur, elle était trop visible...Pour un médecin.
Encore à côté, était accroché un masque de loup. Il était noir aux ornements dorés. C'était très probablement un masque utilisé pour la soirée d'halloween. Mais le plus choquant était le fait qu'il soit brisé en deux morceaux. Comme si on l'avait...Cassé en deux.
Assez étrange d'accrocher un masque abîmé sur un mur.
Finalement, la voix du radiologue reprit de nouveau.

"- Ahh ! Enfin le voilà."

Il sorti un dossier cassé sous une autre pile avec noté le nom de « W188 » dessus.




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ou en pleurant.
Ce n'est que lorsque je fus entré dans la salle de soin que je compris que la personne m'ayant guidé n'était pas le médecin. Après tout, si elle l'était, qui était donc cette personne assise au bureau, en train de pester ? Les lieux ne me mettaient clairement pas à l'aise. Froid. Trop de choses que je ne comprenais pas. Puis cet homme avec qui je devais rester malgré le départ de l'infirmière. Cette dernière aurait pu être Nika que je ne l'aurais pas reconnue puisque je ne l'avais pas regardée une seule fois, contrairement au médecin que je m'évertuais à surveiller.

Légèrement angoissé, ce qui n'allait pas en s'améliorant, je restais totalement silencieux. Un peu comme si je souhaitais disparaître, qu'on m'oublie, que je ne sois plus qu'un simple élément du décors déjà fort peu gai. Pourtant, l'homme semblant être fatigué, peut-être autant que Nev-nii, me regarda et me demanda de venir m'asseoir devant lui. Un ordre, sans aucun doute. Mais je n'aimais pas ça. Je ne voulais pas. Avais-je le choix ? Bien sûr que non ! Je ne l'avais jamais eu, alors pourquoi ce serait différent ? Doucement, mais sûrement, j'allai m'asseoir comme cela m'avait été demandé. Je ne me sentais pas du tout à l'aise et ma posture le laissait clairement entendre. Tête baissée, je fixais mes mains fermées en poings sur mes genoux tandis que mes pieds étaient réfugiés sous mon assise. Ma posture la plus familière me manquait terriblement en cet endroit, à ce moment précis.

Après un moment de silence seulement perturbé par les bruits de feuilles et dossiers qu'on bougeait, pliait et froissait, le médecin brun finit par sortir celui qui était vraisemblablement le mien. Mon dossier. Celui que tous les médecins semblaient avoir. Dedans, sans doute y avait-il les rapports concernant ma blessure au poignet gauche avec les circonstances, en plus des rapports concentrant ma pathologie.

Je ne le savais pas mais le médecin m'ayant suivi avant le docteur Barrabil avait consigné de façon consciencieuse (bien plus que le reste étrangement) le fait que j'avais tenté de me suicider avec un morceau de verre. La blessure avait été assez profonde pour que mon tendon soit touché et qu'il y ait besoin d'un suivi de la guérison de ce dernier. Cela était totalement nécessaire pour limiter les séquelles. C'était d'ailleurs la raison de ma présence ici, bien que cela m'échappe assez pour ne pas savoir le dire. Je gardais donc le silence, attendant que le médecin me dise quoi faire, espérant que ce ne serait pas encore raconter mon histoire. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais plus.
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Le docteur ne faisait pas attention au silence inquiétant du petit garçon.
Il s'était confortablement assit et lisait minutieusement le dossier, ne perdant pas une ligne de ce qu'il était écrit.
Le regard du médecin devenait de plus en plus sombre au fur et à mesure que sa lecture poursuivait. Ce qui devait lire semblait le toucher...Mais est-ce que c'était de la bonne manière? Vu le regard qu'il avait, c'était plutôt inquiétant.

Lorsqu'il eu terminé, il referma lentement le carnet avant de relever un regard sur Yuki.
Il l'observait un moment, son regard sombre mettait mal à l'aise.
Dans un mouvement lent, il passa sa main dans ses cheveux noirs pour les remettre en place. Il avait vraiment l'air doux et agréable à toucher...C'était comme un ours ou un panda. Un animal à la fourrure adorable que l'on aurait envie de caresser sauf qu'on savait très bien que c'était une mauvaise idée, si on ne voulait pas perdre ses mains...

La mèche de cheveux retombait sur l'oeil droit de Hans. Il sorti alors de sa poche de veste médicale, une paire de lunette qu'il enfila sur son nez.
Cet idiot avait encore oublié de les porter pendant sa lecture...Décidément, il n'y pensait jamais.

C'est alors qu'il se leva. Il fit lentement le tour du bureau dans une démarche sérieuse, avec le claquement de ses chaussures qui résonnait sur tout le sol.
Une fois à côté du jeune patient, il se pencha doucement vers lui. Etrangement, de plus près...Il ne semblait pas si agressif, mais presque...Attendrit?
Le mot était tombé: Sa lecture l'avait touché mais du bon côté.

"- Fais voir ta blessure."

Son ton était un peu sec, mais on s'entait que c'était plutôt de l'inquiétude mal exprimée que de l'agressivité.




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ou en pleurant.
Les minutes passèrent sans qu'un mot ne soit prononcé. Longuement. De façon inquiétante. Tant et si bien qu'il était hors de question pour moi de regarder l'adulte qui me faisait face. Dans une situation pareille avec les Nakamura, si je venais à bouger, les regarder ou parler sans leur autorisation, j'étais punis. J'imaginais qu'avec cette personne ce devait être pareil. Après tout, je ne savais même pas ce que je faisais là… donc, obligé de ne rien faire, en écoutant le frottement des feuilles de papier, les vibrations de quelques machines sans savoir lesquelles, le ronronnement de l'ordinateur, et le légers et courts acouphènes qui me prenaient de temps en temps quand je n'entendais rien d'autre que des bruits dont on ne se souciait pas habituellement.

Et lorsque les feuilles cessèrent de tourner, frotter, voler, rien ne sembla se passer. J'avais, le temps d'une seconde, relever la tête pour regarder ce qui était en train de se passer. Je me retins de justesse. Il ne fallait pas que je bouge. Je n'en avais pas eu l'autorisation. Mais le silence m'inquiétait grandement. Malheureusement, je ne fus pas moins panique en entendant les bruits de pas s'avancer vers moi. J'imaginais que le docteur s'était levé et contournait son bureau pour me rejoindre. Pour quoi faire ?

Le fait qu'il se penche vers moi capta mon regard et je ne parvins pas à m'empêcher de le lever. Je vis alors l'homme très proche et son regard ne ressemblait pas à celui de mon père Nakamura. Peut-être un peu plus à Mr. Lanvers quand il était venu avec Mrs. Lanvers me rendre visite à l'institut. Je ne compris pas pourquoi. Puis, je finis par croire que je m'étais simplement trompé après tout, quand il parla, ce fut d'une manière sèche et sous la forme d'un ordre. Il voulait voir ma blessure.


*Laquelle ?*


Sur le coup, je m'étais réellement posé la question. A l'académie, je m'étais cassé le poignet droit et fait frapper au point de ne plus pouvoir bouger pendant un mois, sans parler de ma pneumonie. Au Japon aussi, je m'étais fait frapper. Juste avant ma venue ici j'avais tenté de m'ouvrir les veines sur le poignet droit et, plus récemment, je l'avais fait au poignet gauche. Ce dernier me faisait encore mal au point de ne pas pouvoir faire certaines choses. Mes autres blessures ne me gênant plus du tout, je lui tendis très timidement, craintivement, mon bras gauche, le poignet tourné vers le plafond.

Ma blessure montrait une croûte bien formée. A certains endroits, on pouvait voir que j'avais gratté, un peu comme si ça m'avait démangé et/ou que j'avais essayé d'enlever cette sorte de peau brune et dure. En profondeur, la chair n'était pas encore guérie, cicatrisé, ce qui rendait l'appuie autour de la blessure très douloureuse, ce qui pouvait m'arracher des grimaces. Sincèrement, j'avais peur de ce qu'il allait faire. Pourtant, c'était moi qui m'avait fait mal tout seul.
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Le garçon semblait un peu perdu dans ses pensés.
Hans laissait le temps au jeune homme de se décider. Il pouvait très bien refuser, mais si cela arrivait, le docteur aurait été obligé de regarder de force...Et ça ne l'aurai pas plus.
Finalement, le poignet s'approcha du médecin.
Il abaissa alors son regard dessus avant de recevoir comme une décharge dans tout le dos.
Il n'était pas encore bien habitué à voir ce genre de blessure...Sur une autre personne.

"- Tu permet?"

Cette question n'avait pas besoin de réponse. C'était un moyen de prévenir qu'il allait toucher Yuki.
Il savait que beaucoup de patients n'étaient pas habitués aux contacts humain...Un peu comme lui, d'ailleurs.
Il préférait être prévenu d'une quelconque manière avant que quelqu'un ne le touche.
Hans prenait délicatement le dos du poignet du bout de ses doigts, d'approchant un peu la blessure de son visage.
De son autre main libre, il remit correctement ses lunettes avant de plisser les yeux.

"- Mh...C'est bien profond."

Il pivotait un peu le poignet dans certains sens tout en changeant son angle de vu, pour bien observer ou c'était encore ouvert.
Il restait silencieux un moment avant de reprendre la parole.

"- Je sais que ça peut démanger, mais évite de gratter. Ca pourrait aggraver les choses...Mais si tu en as trop envie, essaye de gratter le contour. Pas la croute."

Il relâchait finalement le bras de Yuki pour se relever. Une grimace se dessina sur son visage lorsqu'il fit craquer son dos au passage...Il n'avait pas l'air très sportif. Pourtant, sa carrure faisait bien penser qu'il n'était pas flemmard non plus.
Il parti alors en direction du placard blanc au fond de la salle. Il ouvrit se dernier et sortait différent petit flacon.

"- Dis moi...est-ce que tu as des allergies?" Il attendit la réponse avant de poursuivre. "Est-ce que tu as peur des piqûres, aussi?"




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Le médecin me laissa le temps de réfléchir, de ne pas faire de bêtise. Ce n'était pas vraiment un comportement dont j'avais l'habitude avec les adultes. Mais, malgré la froideur de son ton, plus tôt, il me faisait penser à l'infirmière de l'académie qui m'avait soigné le même poignet d'une fracture, entre autres. Ses gestes aussi furent délicat. Tant et si bien que je ne ressentis pas vraiment de douleur durant la manipulation. Le fait qu'il me prévienne qu'il allait me toucher m'avait-il aidé ? Je n'en savais rien à vrai dire. Je n'aurais su le dire.

Me laissant faire, j'essayais de ne pas trop fixer ce qu'il faisait. Même si je ne ressentais pas de douleur, la peur restait présente, me laissant méfiant et tendu. Un peu comme un animal sauvage se laissant doucement apprivoiser. Et encore, le mot était sans doute trop fort pour coller à la réalité.

Le commentaire court concernant ma blessure me fit poser mille et une questions. Je savais que je m'étais fait une grosse blessure. Après tout, contrairement à mes premiers essais sur l'autre poignet, j'avais voulu que cette fois soit la bonne. Elle l'aurait été si Nev-nii ne m'avait pas trouvé. Mais comment pouvait-il le voir juste en regardant comme ça ? Ce n'était pas comme s'il pouvait ouvrir la plaie en deux, ce qui m'aurait sans doute rendu malade, pour le vérifier. Pourquoi vérifiait-il ma blessure ? N'était-il pas un médecin comme les autres, là pour me guérir ? C'était… bizarre. Très bizarre. Mais je n'osais pas poser de questions, écoutant seulement le silence de la pièce et sa voit y résonner pour me donner un conseil. Pourquoi ne pouvais-je pas gratter ? Je voulais enlever la croûte. Pas parce qu'elle me démangeait, même si cela le faisait grandement, mais parce qu’elle empêchait le sang de couler. En le voyant, je pensais à mes amis qui ne voulaient pas que je fasse ça, mais je ne pouvais m'empêcher d'avoir envie de voir mes soucis et ce que j'étais se retirer de mon corps en même temps que ce liquide couleur rubis. Ce liquide de vie…

De nouveau libre de mes mouvements, je me remis dans ma position initiale. Regardant droit devant moi, je n'osais pas observer ce que faisait l'homme qui s'était relevé avec un bruit de craquement. D'ailleurs, n'avait-il pas semblé avoir mal ? Qu'en savais-je ? Je ne savais même pas décrire ce que je ressentais moi-même… Et même si on ne me surveillait pas, j'avais peur. Peur qu'on me dispute, qu'on me punisse. Normalement je n'avais rien fait pour, mais je ne savais plus ce qui était bien ou mal. Tout était beaucoup trop différent de la maison. Et si à l'académie j'avais eu de l'aide pour m'y retrouver doucement, ce n'était pas le cas à l'institut.

Me faisant légèrement sursauter car je ne m'y attendais pas, l'adulte me demanda si j'avais des allergies. Encore une fois, je réfléchis autant que je le pus. Déjà, il me fallu le traduire afin de pouvoir fouiller dans mon passé. L'avais-je déjà entendu d'ailleurs ? En vérité, je ne sus si c'était le cas. Alors, très peu confiant, je répondis doucement avec la gorge nouée :


N-non… je ne crois pas. Je ne suis pas sûr…


Puis, lorsqu'il eut sans doute noté ma réponse dans un coin de sa mémoire, il posa une toute autre question. Celle-ci, je la compris. Tant et si bien que je palis. Une piqûre ?! Rien que l'idée de la seringue me faisait trembler. En soit, le fait de me faire percer la peau ne me faisait pas peur. Enfin, mille fois moins que ce qui pouvait avoir comme produit dans la seringue. Du coup, à cause de la peur qui s'évertua à me faire agir, je me levai et gardant l'homme dans mon champ de vision, je reculai de quelques pas en direction de la sortie. Cela, en essayant de dire, balbutiant et la voix très peu claire, mais en anglais malgré la panique :


Je n'ai rien fais de mal. Faut pas me punir. J'ai pas fais de bêtise. S'il vous plaît, pas de punition… Pas me punir…


Certes, je ne savais pas ce qu'il y avait dans la seringue. Oui, la dernière fois que je me rappelais avoir été piqué je n'avais pas été punis. Mais, pour moi, la piqûre restait le moyen qu'utilisaient mes parents pour me rendre docile pendant qu'ils me punissaient. Cela n'avait pas rendu la chose plus simple. Pour moi, ça avait été aussi douloureux, blessant et tortueux qu'ils en avaient pris du plaisir.
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Bien sur, la réaction de Yuki avait répondu à sa place.
Hans se retourna avec une expression de surprise du comportement soudain du garçon. Il reposa son regard sur les produits avant de vivement poser délicatement la seringue sur le meuble.

"- Hey! Non!...T'inquiète pas! C'est pas une drogue ou un tranquillisant bizarre. C'est un produit de contraste. Je suis obligé de te l'appliquer de cette manière pour avoir les résultats lors de la radio."

Il savait que son explication était un peu bancale, alors il parti en direction de son bureau pour en sortir un dossier.
Il fouilla rapidement avant de sortir une photographie très étrange et la poser devant lui pour que Yuki puisse regarder.

"- Tiens, regarde. Ca, c'est la radiographie d'une main. Tu vois, tout autour, c'est entièrement noir, sauf les os de la main qui sont bleutés...grisâtre...voir blanc. Et bah le produit que je dois t'appliquer fait en sorte de faire resortir la partie importante sur la photo."

Il releva la tête vers Yuki, restant silencieux un moment.
C'est vrai que le garçon lui faisait perdre du temps...Et c'est vrai que ça l'agaçait. Mais il ne pouvait pas faire autrement, il devait prendre sur lui même.
Il reprit un air sérieux en regardant le patient.

"- Tu peux me faire confiance. Je ne fais que mon travail. Jamais je m'abaisserai à un niveau si bas à m'amuser sur le corps et l'esprit d'un patient juste par pur plaisir."

Il semblait sincère...Et il l'était.
Une fois que Yuki avait observé le cliché, Hans les remit dans le dossier d'origine, rangeant de nouveau dans le tiroir ou il l'avait trouvé.




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Sur le coup, je ne vis pas son expression quand il se tourna vers moi alors que je lui demandais de ne pas me punir ou me faire de mal. Je ne vis pas non plus ses gestes, surveillant seulement ses déplacements pour être certain qu’il n’approcherait pas de moi. Néanmoins, je l’entendis et l’écoutai tenter de me calmer et m’expliquer. A l’arrêt, je continuai de le regarder, interdit. “Contraste” ? Ca voulait dire quoi ? Je ne compris pas vraiment, mais pas seulement à cause de ce simple mot. Non, c’était un blocage. Un peu comme pour celui qui concernait mes parents japonais que je ne parvenais pas encore totalement à voir autrement. Non. Je m’efforçais à les voir autrement. Mais, au fond, ils étaient beaucoup pour moi. Après tout, ils m’avaient sauvé la vie. N’était-ce pas important ?

Le suivant des yeux, je l’observai aller jusqu’à son bureau pour fouiller des dossier. Je ne savais pas ce qu’il cherchait, mais il semblait un peu… inquiet ? En tous les cas, il n’était pas serein, si tel était le mot. Il ne semblait pas en colère, frustré… angoissé ? Non. Pas à ce point puisqu’il gardait tout de même un certain calme malgré la vitesse de ses gestes. Et lorsqu’il s’arrêta, ce fut pour me montrer une sorte de photo bizarre qu’il mit devant lui. On y voyait une main, mais elle était bizarre. C’était comme si elle était transparente. Tout était de cette façon, à des degrés différents. Et pendant que j’essayais de comprendre, oubliant momentanément la question de la piqûre, l’homme m’expliqua ce que c’était, pourquoi elle était ainsi, même s’il resta flou sur la question, et pourquoi il devait m’injecter un produit. Mais quelle était donc cette partie si importante ? C’était… à l’intérieur de ma main mais n’était pas mes os… Alors quoi ? Cela avait-il un lien avec le lien à mon poignet, le fait que je ne pouvais plus faire certaines choses ?

Doucement, je me mis à regarder mon poignet blessé sans dire un mot. Pour dire quoi ? La signification des mots du médecin s’insinuaient doucement dans mon esprit alors que je ne savais pas quoi faire. Je relevai les yeux lorsque la voix de mon interlocuteur s’éleva à nouveau dans la pièce froide, à peine réchauffée par les quelques décorations que je voyais à peine. Ce dernier parlait de faire ou non des “coups aussi bas que s’amuser avec le corps et l’esprit d’un patient juste pour le plaisir”. S’amuser ? C’était ce que me demandaient de faire mes amis, ils voulaient me voir m’amuser et devenir heureux. Petit à petit, je vins à délier les mots et leur donner des significations plus profondes. Mais cela me fit mal. A vrai dire, je ne voulus pas croire que mes parents avaient fait ça pour s’amuser. Non… Je ne voulais pas y croire !

Prenant une mèche de cheveux devant mes yeux de ma main droite, je tentai de me cacher du regard posé sur moi. C’était la seule façon que j’avais pour cacher la douleur que je ressentais alors que j’essayais de parler d’une voix claire sans vraiment y parvenir :


Mes parents s’amusaient pas… Ils me punissaient… C’est tout… Je mér… je méritais ça…


Je ne pouvais pas croire que ce soit fait juste pour me faire du mal. Je ne le pouvais pas… Peu importe les mois qui étaient passés depuis que Nev me l’avait déjà dit, je n’arrivais pas à croire que ce soit possible. La douleur étaient beaucoup trop forte pour que je l’accepte. Peu importe les efforts que je faisais, je ne pouvais pas y croire…

Sans que je n’émette le moindre son, les dents serrées et mon autre mains ayant rejoint l’autre sur mon visage, je laissai des larmes retenais mes larmes inconsciemment.
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Il observait un instant Yuki.
Le médecin avait une petite boule qui se formait dans sa gorge, petit à petit...Comme si il avait peur que Yuki le prenne mal. Pourtant, son esprit était certain d'avoir convenablement formulé sa phrase...? Il ne fallait pas qu'il s'inquiète autant. Tout irait bien...Enfin, pas autant que ça, au final.

"- Mes parents s’amusaient pas… Ils me punissaient… C’est tout… Je mér… je méritais ça…"

Le regard de Hans devenait un peu plus compatissant alors qu'il souffla par le nez.
Il reposa son regard son bureau un moment, en silence, avant de doucement faire le tour de la table pour être face au patient, mais à une certaine distance de sécurité aussi. Pour le mettre en confiance.

"- ...Yuki. Non. Tu ne méritais pas ça. C'est même eux qui le mérite pour t'avoir fait souffrir comme ça. Et de continuer à te faire souffrir même quand tu es éloigné d'eux."

Il resta silencieux un moment. Il ne fallait pas brusquer les choses avec ce garçon, il le savait bien.
Il se sentait tout de même mal à l'aise à le voir dans cet état.
Il comprenait qu'il était entrain de pleurer...Malgré qu'il était encore plus silencieux qu'un petit animal craintif.
Il se tourna un instant vers son bureau avant de prendre la boite de mouchoir.
Il se retourna ensuite vers le petit Yuki et s'approcha lentement, pas par pas, pour ne pas le surprendre.

"- ....Yuki?"Il l'appela pour attirer son attention. "Tiens..."

Il lui tendit la boite de tissu au garçon. Alors que le regard de ce dernier était porté sur le médecin, il en profita pour approcher doucement sa main et la poser délicatement sur l'épaule du garçon.
Il s'abaissa un peu pour être à la même hauteur que le jeune homme.

"- Ca va aller. On va faire cette radio tranquillement, sans se presser, d'accord?"
Il parlait le plus lentement possible. Cherchant bien ses mots. Sa voix était plus douce qu'avant, et bien moins portante. "Si tu veux m'en parler...Maintenant ou après, je suis prêt à t'écouter. Prend tout le temps qu'il te faudra, je suis là pour ça, ça ne me dérangera pas."

Hans savait que beaucoup de personnes aux caractères aussi doux avaient énormément de mal à parler de leur soucis aux autres.
Ils se pensaient insignifiant...Ils avaient peur de perturber, de gêner ou de déranger avec leur problèmes.
Le genre de personnes qui camouflaient leur problèmes par un masque. Disant que tout va bien mais que tout allait mal.

Monsieur Van Ussa était un peu de ce type là lui aussi...Sauf que contrairement aux autres, son masque ne présentait pas un sourire, mais une crispation d'agacement constant. De rage et colère.
Il ne faisait pas semblant d'aller bien pour ne pas inquiéter les autres...Il effrayait pour faire fuir les autres. Et ainsi, ne recevoir aucune question.
C'est lui qu'il ne voulait pas être dérangé par l'inquiétude des gens...Même si au fond, peut être qu'il en avait tout autant besoin.

Il caressait doucement l'épaule de Yuki de son pouse avant de gentiment la tapoter. Un tapotement amical.
Il le relâcha finalement avant de se redresser. Il continuait d'observer le patient pour s'assurer qu'il se sentait au moins...Un peu mieux.




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qu'on le passe en chantant
ou en pleurant.
Le regard caché derrière mes bras, je relevai le regard sans lâcher ma tête dès que j'entendis les bruits de pas se rapprocher. Je n'aimais pas être surpris de la sorte. Mais c'était de ma faute. C'était moi qui avait cessé de surveiller les faits et gestes de mon interlocuteur en me dérobant au mieux à son regard. Je ne le pouvais plus… Non seulement il était plus proche de moi, me faisant face, mais en plus quand il parla d'une façon bien plus douce que précédemment, ce fut pour me dire la même chose que Nev-nii : mes parents japonais, ceux que j'avais toujours connus, m'avaient fait du mal et je n'étais pas en faute. Cela me fit tellement mal que les larmes que je retenais finir par rouler sur mes joues contre ma volonté. Silencieusement. Douloureusement.

Alors que les pas s'approchèrent à nouveau après qu'il m'avait appelé, je libérai doucement mon visage mouillé, descendant mes mains le long de mon corps pour les placer au niveau de ma poitrine, de mon cœur. J'avais si mal… Et mon premier réflexe en voyant l'homme se rapprocher de moi, ce fut de reculer en murmurant dans ma langue première des “non” plaintifs à peine audibles. Pourtant, restant à une distance plus ou moins raisonnable, il me tendit simplement une boîte de mouchoir. Un peu comme l'avait fait monsieur Barrabil quand je lui avais raconté mon histoire.

J'avais hésité pendant un long moment avant de tendre une main droite très tremblante vers la boîte de mouchoirs. Mais n'en pris aucun. L'idée m'avait totalement quitté quand la main de mon interlocuteur m'avait approché pour finalement se poser sur mon épaule sans que j'ai le temps de reculer. Mes mains se serrèrent plus en cœur sur mon cœur tant j'étais tendu et crispé. La droite, sur mon poignet, grattait les bords de la croûte. Ça ne me faisait pas aussi mal que les précédents mots de l'adulte. J'avais tellement l'impression d'étouffer… C'était comme si quelqu'un avait retiré tout l'air de la pièce.

N'écoutant plus un traître mots de ce qui m'était dit, je restais comme bloqué, les larmes continuant de couler. Je ne voulais pas qu'on dise que les Nakamura avaient été méchants avec moi. Je ne pouvais pas accepter le fait que rien de ce que j'avais vécu n'était “normal”. Non. Je ne pouvais pas. Pourquoi mes sauveurs auraient été méchants avec moi, si ce n'étaient pas pour me punir ? Pour… s'amuser comme avait dit mon médecin ? Non… Nononononononon ! Impossible ! Non !

Encore une fois, ce mot sortit en japonais de mes lèvres, alors que je fixais le vide. Ma respiration difficile, mes larmes et ma crispation montraient mon angoisse alors que mes pensées restaient bloquées sur ce que l'homme pensait de ceux qui m'avaient élevé. Tout le monde, depuis que j'avais quitté le Japon, me disait la même chose. Je ne le supportais pas. Ça me faisait beaucoup trop mal et me donnait à nouveau l'envie de tout plaquer, jusqu'à ma propre vie insignifiante… malgré les antidépresseurs qui m'étaient donnés tous les jours.
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Peut être qu'il l'avait touché trop vite.
Hans se sentait maintenant honteux d'avoir aggravé l'état du garçon avec le contact entreprit. Il ne pensais qu'à bien...Il ne voulait pas lui faire encore plus peur qu'il n'avait déjà.
Il passa une main dans sa nuque avant de se remettre à la hauteur de Yuki.
Qu'est ce qu'il pouvait faire pour remédier à ça?...

"- Mh...je...euh...Excuse moi...Peut être...Que je m'exprime mal et que je ne fais pas ce qu'il faut...Je n'ai...pas trop l'habitude."

Il prit finalement un mouchoir de la boite et le tendit à Yuki. Il n'en n'avait pas prit...peut être que c'était plus respectueux de sa part de lui donner lui même?
Le docteur commençait vraiment à avoir peur. Il ne savait pas comment remédier à ce problème. Quoi dire pour calmer le garçon...Qu'est ce qu'il pouvait faire? Il était perdu.

"- Y-yuki...Yuki. Regarde moi."

Il attendit sagement que le garçon s'exécute.

"- Ca va aller, d'accord? Tu...Fais de ton mieux. Tu n'as rien à te reprocher. Quoi que ce soit, tout ira bien. Je suis là...Pour toi, d'accord. Il y'a des gens qui tiennent à toi, et je sais que tu tiens à eux aussi. Ils sont là pour t'aider, ils t'aiment et pense fort à toi. Tout...Va bien."

Il parlait doucement pour rassurer le garçon.
Il priait pour que ça marche...Le voir dans cet état rendait vraiment le docteur dans un étrange mal-être.
Il reposait la boite de mouchoir par terre pour finalement jouer avec ses mains.
Sans vraiment s'en rendre compte, il tirait certaine fois sur ses bandages, sans non plus les défaire.
Il continuait d'observer le patient avec un doux regard pour espérer qu'il aillait un peu mieux.

"- Tu...Veux faire quelque chose en particulier? Avant...la radio? Peut être...Regarder une série sur mon ordinateur? Ou jouer à un jeu? Ca peut te changer les idées..."




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Je ne réagis pas physiquement lorsque le médecin reprit la parole. Mais, mentalement, les pensées ne cessèrent de fuser sans réelle suite logique. Cela, parce que je ne comprenais pas du tout les raisons qui le poussaient à s’excuser auprès de moi. Après tout, il était un adulte, il ne faisait rien de mal. Seuls les enfants pouvaient en faire, et j’en étais un. Alors, ces mots ne devraient pas traverser ses lèvres, mais les miennes. Pourtant, aucun autre son que le mot “non” en japonais l’avait fait. Je ne savais pas quoi faire pour ne plus faire de bêtise. Il était impossible que je ne sois pas en train d’en faire une alors que, contre moi, caché des yeux du médecin, je continuais à gratter douloureusement ma blessure, les larmes roulant une à une sur mes joues déjà humides.

Les yeux baissés vers le sol, je ne vis pas ce qui créa ce bruit de frottement. Mais je compris bien assez vite en voyant la main bandée du médecin tenant un mouchoir de papier entrer dans mon champs de vision. Je voulais le prendre, au moins pour lui faire plaisir, être obéissant. Pourtant, mes mains restèrent comme bloquées dans ce qu’elles faisant par cette envie d’arrêter de souffrir. Certes, la douleur physique à cause de mes ongles faisant couler doucement du sang était présente, mais tellement insignifiante.

Sans me toucher, sans me brusquer, avec une douceur que je n’avais jamais vécu dans des situation similaires chez les Nakamura, l’adulte qui me faisait face m’appela et me demanda de le regarder. La peur m’obligea à prendre un peu de temps avant d’obéir. Lentement, j’avais donc relevé la tête. Au début, mon regard était resté fuyant, comme si j’avais honte ou que je cherchais à trouver une excuse pour ne pas le faire. Ce n’était pas conscient et je finis par regarder l’homme dans les yeux en retenant partiellement ma respiration. Qu’allait-il me dire ?

Je ne tardai pas à le savoir puisqu’il me parla avec la même douceur dès qu’il eut capté mon regard. Des paroles pareilles à celles de Nev-nii ou Sheila, mes amis. Des paroles qui se voulaient réconfortantes… Zyra-chan avait également fait la même chose. Pourquoi ? Je ne comprenais pas. C’était totalement incompréhensible ! Jamais je n’avais osé imaginer qu’on puisse me traiter de la sorte un jour. Par cette pensées, j’avais vu en Sheila, Numa et Hope des dons du ciel que je ne voulais quitter pour rien au monde. J’en avais perdu deux, je ne savais pas si j’allais pouvoir les revoir un jour, et plus j’avançais hors du Japon, plus je voyais des comportements totalement différents de tout ce que j’avais pu vivre jusque-là. M’effondrer était encore difficile, même si je l’avais promis à mon ami. Je l’avais même sauvé de la mort à mon tour par je ne savais quel miracle… Qu’était-ce que l’amour finalement ? Le mot étaient-ils réellement le même que l’amour japonais ? Ou me trompais-je ? Ou était l’élément qui me permettrait de tout comprendre ? Non. Il ne fallait pas que je comprenne. C’était beaucoup trop douloureux. Insupportable.

Doucement, mes yeux se rebaissèrent avant de remonter, comme si je cherchais quoi faire, que penser. Mon indécision se ressentait dans mes mimiques et nourrissait toujours ma panique. Panique qui me laissait tendu malgré mon écoute améliorée depuis que mon interlocuteur m’avait montré une douceur pareille à celle de mes amis. Et lorsqu’il me proposa de faire quelque chose pour me changer les idées, je ne sus quoi en penser. Je fis donc un non léger de la tête avant de demander avec beaucoup d’hésitation et la voix brisée, serrée, obstruée par une énorme boule :


Pour… Pourquoi tout est si différent…? Pourquoi… Pourquoi rien n’est comme avant ? Pourquoi tout le monde est gentil avec moi alors qu’avant c’était pas pareil ?


Voulais-je vraiment une réponse ? Non. Oui. Non ! Peut-être… Je n’en savais rien… J’en avais besoin, c’était une certitude. Mais je ne la voulais pas réellement. Enfin… Si je demandais, c’était que je souhaitais connaître au moins un peu la réponse, non ? J’étais perdu… Totalement perdu...
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Monsieur Van Ussa observait les mimiques de Yuki attentivement. Il semblait si débousolé...Et Hans comprenait.
Son regard se déplaça jusqu'aux mains du garçon. Il avait remarqué qu'il grattait sa blessure...Il voulait lui demander d'arrêter mais est-ce que c'était le bon moment?
Le docteur savait bien que non. Il fallait qu'il supporte la douleur intérieur du patient lui aussi.
Il fallait qu'il prenne sur lui même pour s'assurer de ne pas tout foirer avec un mouvement.
Comme il l'avait imaginé plus tôt: C'était comme avec un animal craintif.
Il fallait faire attention au ton de sa voix, à ses mouvements. Ne pas être crier et ne pas être brusque.
Sinon cette petite créature timide allait s'enfuir.

Ce n'était pas vraiment agréable d'être comparé à un animal...Mais en même temps...Hans adorait les animaux.
Surtout les chiens.
Et ce n'était pas agréable du tout d'être comparé à un chien...Mais ces bêtes avaient tellement de qualité à l'opposé de certains humains.
Finalement, la voix que Yuki sorti le médecin de son esprit.
Il releva la tête pour poser son regard noisette dans celui fuyant du jeune homme.

"- Pour… Pourquoi tout est si différent…? Pourquoi… Pourquoi rien n’est comme avant ? Pourquoi tout le monde est gentil avec moi alors qu’avant c’était pas pareil ?"

Le docteur analysait la question. Il cherchait chaque point important à répondre dans les interrogations du petit Lanvers.

"- Tu...Sais...Je me pose la même question que toi."

Il prenait la parole avec un ton plus doux...Voir...triste?

"- On n'a jamais été vraiment si sympa que ça avec moi avant que je n'arrive ici."

Il déglutit un instant, cherchant ses mots. Il fallait qu'il rebondisse sur autre chose, sa discussion partait mal.

"- Tout est différent parce que...Mh..."

Il passa sa main dans sa nuque en regardant ailleurs. Il ferma les yeux un instant pour puiser aux fond de son cerveau une explication juste et réconfortante.

"- Car il faut tourner la page. Nous sommes tous ici car nous avons tous vécu quelques choses de...marquant. On certains le vive actuellement. Et nous sommes ici pour tourner cette page, avancer, et vivre une vie...Simple et remplit de bonheur. On est ici pour effacer nos malheurs."

Le docteur avant reposer son regard sur le petit Yuki avant de reprendre et demander.

"- Je sais qu'au fond de toi, tu ne veux pas que tout redevienne comme avant...n'est-ce pas?"




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ou en pleurant.
Il resta d'abord silencieux. Un peu comme s'il voyait mon indécision. A moins qu'il n'ait pas compris ? Et si j'avais répondu en japonais sans le vouloir ? Non, il m'aurait demandé de répéter si ça avait été le cas. Quoique… tout était tellement différent que je ne savais pas si je pouvais me fier à ce que j'avais pu savoir. D'ailleurs qu'avais-je un jour su ? J'avais l'impression de tout découvrir, tel un petit enfant qui découvre le monde. Je n'aimais pas cette sensation. Elle était douloureuse. Autant que les regards de ceux pour qui ce n'était pas normal. Regard que le médecin n'avait pas. Non, il avait un un petit quelque chose dans le regard qui différait de Nev-nii. Ce n'était pas désagréable, mais plutôt… familier. Comme si je le connaissais. Qu'était-ce ? Pourquoi ?

Ce fut l'adulte lui-même qui me répondit, me faisant part qu'il avait connu quelque chose de similaire à moi. Lui aussi se posait la question. Pourtant, il chercha à me répondre. Silencieusement, je le laissai réfléchir sans rien dire. Bien sûr, j'émettais pensivement des réserve sur la véracité de ses dires. Me disait-il tout ça pour que je lui fasse confiance ? À moins que ce soit pour que je me confie ? Non… Je ne pouvais pas me fier à ce que je savais et voyais. Alors, que devais-je penser ?

Lorsqu'il eut sa réponse, le médecin me fit part que, pour lui, tout était différent pour que nous puissions tourner la page. L'expression me laissa interdit. Je ne la compris pas. Pas totalement. Quelques phrases me menèrent à avoir un petit aperçu de ce que ça pouvait être, mais je n'étais pas sûr de ce que je comprenais. Je ne pus cependant demander si c'était bien cela puisqu'il me demanda si je voulais retourner en arrière. La question me mit mal à l'aise. Je me la posais également et je n'avais aucune réponse. Puis, avais-je le droit de dire réellement ce que j'avais sur le cœur, mes doutes ? Non. Non ! Je n'étais pas si malheureux. J'étais juste baka au point de ne pas voir la chance que j'avais. Tout comme je perdais petit à petit de vue le plus important : les Nakamura m'avaient sauvé la vie.


Je leur dois tout… Ils m'ont sauvé la vie… Alors, j'ai pas le droit de rester ici. Je dois rentrer… Je dois… affronter leur colère…


Je ne répondais pas à sa question. A vrai dire j'essayais de m'en convaincre à nouveau pour ne pas me briser, pour rendre la douleur moins forte. Mais cela ne fait qu'empirer le déchirement de mon cœur. En m'en allant, ce serait seul. Surtout pour rentrer chez moi. Cela signifiait donc abandonner Sheila et Nev-nii ici, et l'idée de vivre avec Hope ou revoir Numa. Et ça, je ne l'acceptais pas ! Je ne voulais pas être séparés d'eux tous. Je ne voulais pas être à nouveau seul… Pas alors que je découvrais petit à petit les joies d'êtres écouté, d'avoir de la liberté et de possiblement ressentir un peu de joie. Je voulais voir Hope…
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Le docteur fit un regard sombre un long moment avant de finalement fermer les yeux et soupirer.
La réponse de Yuki avait confirmé ses doutes. Il était bien atteint du syndrome de stockholms...Et c'était triste d'entendre une parole pareille.
Hans commençait à se porter d'affection pour le garçon...Mais il savait qu'il ne devait pas. Il ne fallait pas que cela termine comme la dernière fois...Encore et encore se faire planter un couteau dans le dos à tout les coups.
Ca finirait comme ça.
Le médecin se redressa doucement. Il rangea le mouchoir dans sa poche avant de retourner poser la boite sur le bureau.

"- Si...Tu en veux un, ils sont là."


Il ne répondait pas à la phrase de Yuki.
A vrai dire, il ne voulait pas y répondre. Ni y penser, d'ailleurs. Il rejouait la carte du: "J'ignore ta phrase...Mais je te promet de la garder au plus profond de ma mémoire".
Chose qu'il faisait très souvent. Et avec n'importe qui.

Il sentait son coeur se serrer. Une certaine rage monter en lui même.
Il avait l'impression d'être invincible...De devenir plus fort. Une haine contre les personnes qui avait fait souffrir le petit garçon grandissait.
Hans savait que si jamais l'affaire tournait mal...Et que les soi-disant "parents" de Yuki l'arrachaient des mains des autres, il s'en chargerait de lui même. Quitte à utiliser la violence. Il avait profondément envie de le dire...Mais il fallait se contenir.

"- Scheiße."

Ce mot était sorti un peu tout seul, sans vraiment s'en rendre compte.
Le radiologue se tourna vivement vers Yuki avec un petit air perdu sur le visage.

"- Je...Mh. Désolé."

Pourquoi il s'excusait? C'était débile. Il n'avait pas besoin de s'excuser pour échapper une insulte de ses lèvres. Il faisait ce qu'il voulait...C'était un adulte, après tout.
Il soupira en détournant le regard. Un passa une main dans ses cheveux charmons aux pointes de feu avant de les laisser retomber sur son visage, d'un geste gracieux.

"- Je pense...Que l'on peut reprendre la séance. Qu'en dis-tu?"

Il reposa son regard noisette sur le patient. Voulant s'assurer qu'il était un peu remit de la situation.




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Contrairement à la plupart des personnes qui réagissaient face à ce genre de paroles que je venais de prononcer, le médecin face à moi ne dit rien. Pas de confirmation que j'avais raison. Ni de révolte comme l'avaient fait Nev, Sheila et Numa, même si les sujets pouvaient être différents. Seulement le silence pendant un long moment en plus du temps qu'il mit à mettre le mouchoir dans une poche de ses vêtements et reprendre la boîte à terre. Je n'avais pas su soutenir son regard. J'avais l'impression qu'il m'en voulait pour quelque chose, mais je ne pus le confirmer. Dans le doute, je préférais attendre qu'il parle, qu'il me dise quelque chose. Même si c'était pour me gronder. Il était après tout rassurant de savoir ce que les autres pensaient.

Lorsqu'il le fit enfin, ce fut pour me faire part que si je voulais un mouchoir, ils étaient sur le bureau. A ce moment-là, il se trouvait juste à côté et je me demandai un instant : était-ce une autorisation à me servir sans demander ? Cela me parut si étrange que je ne hochai doucement la tête, juste pour signifier que je comprenais ses paroles. Malheureusement pas vraiment le sous-entendu qu'ils cachaient. En plus de cela, il ne répondit pas du tout à mes paroles. Je ne sus qu'en penser. De même que je ne compris pas les paroles ou ses excuses. L'un résultait d'un problème de compréhension de la langue parlée, ce qui me fit fortement penser à la gentille infirmière qui s'était occupée de moi à l'académie. Quoique, cette fois, ce n'était pas la même chose : le langage n'était pas le même et l'intonation n'était pas aussi doux. D'ailleurs, était-ce à cause de ce dernier détail que l'homme s'était excusé ? Je n'en savais rien et sans poser la question jamais je n'aurais la réponse. Le silence était vu comme une vertue plus grande que la parole, alors je ne dis rien, attendant seulement un mot de l'adulte, essayant de ma calmer un peu. Tout irait bien, n'est-ce pas ?

Les yeux à nouveau posés sur le sol, tendu comme un arc, j'attendais un mot du médecin. Celui-ci ne tarda finalement pas à arriver sous forme de proposition : continuer ce pourquoi j'étais ici. Faire une photo bizarre de mon poignet, si j'avais bien compris, donc… passer par l'étape de la piqûre. Je pâlis un peu mais acceptai tout de même de me plier aux exigences demandées. Alors, doucement, je m'approchai et demandai d'une petite voix :


La… La piqûre… Elle fait mal ?


Je me rappelais que celles de mes parents m'avaient toujours fait très mal et que, par la suite, commençait l'enfer. Le même que sans le produit ou que lorsqu'il m'était donné autrement. Mais celle de Nika ne m'avait pas fait mal. Je ne l'avais presque rien senti. Dans quelle catégorie était celle qu'on allait me faire ? Même si le produit n'était pas le même, je ne pouvais m'empêcher de me poser la question.
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