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12/12/2018
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05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Lendemain d'une soirée (Ft Orgue)

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ft. Orgue



La journée avait commencé tôt pour le docteur. Beaucoup plus tôt que d'habitude...
A vrai dire, il n'avait pas trouvé le sommeil.
Ses cernes avaient continué de dévorer son visage, si cela continuait, elles allaient engloutir ses adorables tache de rousseur...
Mais qu'est ce qu'il en avait à faire, après tout?

Hans commença à trier ses dossiers accompagné d'une bonne tasse de café noir.
Il tapait rapidement sur son clavier, ses lunettes cachaient ses yeux fatigués par la veille.
Qu'elle soirée pourri il avait passé...Serte, il avait fait de belle rencontre. Mais est-ce qu'il allait franchement les recroiser?
Puis surtout, qu'est ce que ça lui apporterait?
Il ignora toutes ses questions et se reconcentra sur son travail. Il n'avait pas que ça à faire.

Finalement, la porte s'ouvrit, laissant place à la douce secrétaire du radiologue.
Il la salua d'un mouvement de tête avant de lui tendre un petit papier soigneusement plié en deux.
Il lui demanda de la transmettre à W156, Arthur Ecclevon de son vrai nom. Le nouveau patient qu'il devait assister. La demoiselle accepta...Enfin, elle n'en avait pas le choix...Et parti directement en direction de la salle de classe ou se trouvait actuellement le petit Orgue.

On toqua donc à la porte. La dame entra se qui fit se lever les autres élèves par réflex.
Elle salua et fit signe aux autres de se rasseoir.

"- Est-ce qu'Arthur Ecclevon est là?"

Elle montrait le petit bout de papier en même temps. Lorsqu'elle fit le bras tendu du garçon, elle s'approcha vivement pour lui donner le petit bout de papier avant de tourner les talons et repartir.
Laissant le garçon ouvrir le bout de papier.

Déplier le papier:

Cher W156,

j'ai le regret de vous informer que votre séance d'entretien médicale sera annulée en raison de surcharge professionnel.

Vous êtes donc prié de regagner votre chambre ou la cours extérieur lorsque les heures scolaires seront terminés.
Et de bien vouloir rester près de votre surveillant W.

Cordialement
Monsieur Van Ussa.

Le docteur avait bien précisé qu'il ne voulait pas être appelé par son nom de famille par le petit enfant blond...Et pourtant, sachant que ce message allait forcément lui être adressé, pourquoi avoir prit la peine de noter son nom? Ainsi que le vouvoyer de cette manière qui n'était pas dans ses habitudes?
Ce papier ne pouvait être forcément que étrange.



Dernière édition par Docteur Hans le Mer 28 Nov - 1:08, édité 1 fois


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Orgue te bénit en #59d0ff

On toquait à la porte de la salle de classe. Orgue levait ses yeux de la feuille, et aussitôt fut-il sorti de ses pensées, Gabriel s'adressait à lui.
Un message de Dieu
Et c'était à lui que c'était adressé. Orgue se levait vivement et levait sa main, tel un enfant sage. Il avait encore son crayon coincé entre son index et son majeur.

"- Ich bin hier"

Pour une raison aussi déconnectée de la réalité que ses pensées, il avait parlé en Allemand, en plein cours d'histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Il ne pensait à rien de mal, son esprit était juste ailleurs et bien trop surpris de ce papier qui n'était pas juste anodin.

"- Merci madame... Au revoir, madame. Que Dieu vous bénisse."

Orgue se rassit et ouvrit le mot avec rapidité, contrairement à la première fois qu'il avait une convocation venant de lui. Oui, ça ne pouvait qu'être lui, Orgue en était certain.
Et c'était le cas.
Son écriture attaché donnait des consignes claires à W156. Cette appellation lui fit mal au coeur, autant que sa propre appelation. Van Ussa... Pourquoi il se torturait comme ça? Arthur relisait encore le mot, à nouveau perdu dans ses pensées et ses yeux dansant le long des courbes manuscrites.
Il observait si bien ce petit papier que son professeur dut le rappeler à l'ordre.

La fin du cours sonnait. Orgue rassemblait ses affaires et les mis dans son porte-document. Il s'en retournait à sa chambre pour le déposer là. Il fit une petite prière en passant, puis il reprit le petit papier plié dans sa poche. Il le relisait encore et s'assit tristement sur son lit. Surcharge professionnelle? Combien de personnes s'étaient autant blessées pour que Hans soit aussi occupé?
Le doute et l'inquiétude rongeaient Orgue. Il décidait de sortir prendre l'air pour se détendre. Généralement, cette technique marchait... Généralement. Mais cette fois-ci, marcher dans le froid lui était d'un pénible indescriptible. Il regardait l'horloge de la cours. La soirée approchait à peine, bien que le soleil était déjà quasiment couché. Qu'est-ce que ça allait vite, durant l'hivers, ces journées. Ca lui donnait presque faim, de voir le soir arriver si vite.
Qu'est-ce que tu fais encore dans la cours??
Orgue fut bredouille, ne sachant pas quoi répondre. Il regardait ses pieds puis levait ses yeux sur son bâtiment.
Vas-y, enfin!
Oui, Gabriel. C'était ça, qu'il voulait. Il voulait le voir. Il allait le voir, a vrai dire, son caractère de chien lui manquait. Et son regard noir mais pourtant si apaisant. Orgue respirait un grand coup, son torse se bombait. Oui, il allait voir son médecin ce soir! Une petite visite lui permettra de se détendre un minimum...

Orgue toquait doucement à la porte en bois du bureau de son docteur. Il entrait sans qu'on lui donne la permission et passait doucement sa tête à travers l'ouverture qu'il y avait.

"- Monsieur Hans?... Je... Je sais qu'on n'a pas de rendez-vous mais... Je pensais... Qu'une petite visite vous ferait du bien, avec tout ce travail!"

Comme toujours, le garçon était un ange. Il parlait doucement mais toujours avec un grand sourire et entrait finalement, refermant la porte derrière lui.

"- Je resterai pas longtemps, si vous voulez!..."

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Le bureau était silencieux.
Hans tapait machinalement sur son ordinateur. Rédigeant quelques dossiers importants sur les dernières analyses qu'il avait fait dans la journée.
D'habitude...C'était le genre de chose qu'il faisait plus tard dans la soirée. Vu que en toute normalité, il devait avoir son entretien avec W156.
Mais cette fois si, il avait beaucoup de temps libre.
Il continuait sa rédaction. Son esprit totalement prit dans son écriture.
Il s'arrêta un moment pour relire ce qu'il avait noté...Mais son cerveau bloqua sur le prénom du garçon sur lequel il rédigeait le compte-rendu.
Arthur...
Ce garçon s'appelait Arthur.
Bien sur, ce n'était pas le même que celui qui occupait constamment sa pensé comme à l'heure actuelle.
Ce n'était qu'un garçon aux cheveux bruns et aux yeux marrons, qui étaient poursuivit par d'innombrables cauchemars. Suite à un problème au cerveau.

Hans soupirait. Oui...Arthur lui manquait...Non, pas le brun. Le blond, bien sur.
Le regard du docteur se porta finalement sur le masque de loup qu'il avait porté pour la soirée d'Halloween. Qui était désormais accroché à ce mur, séparés toujours en deux morceaux.
Il ne se sentait absolument pas capable de le réparer maintenant.
Orgue savait que Hans était à cette soirée.
Arthur savait que Hans n'était pas sociable.
Et pourtant W156 en n'avait eu rien à foutre.
Le regard du docteur devenait de plus en plus sombre. Il voulait recoller le masque...Pour le rebriser une nouvelle fois. Ca lui avait fait tellement de bien la première fois...
Mais c'est alors que la porte s'ouvrit, surprenant le radiologue, d'ailleurs, qui ne pu échapper un sursaut.

"- Monsieur Hans?... Je... Je sais qu'on n'a pas de rendez-vous mais... Je pensais... Qu'une petite visite vous ferait du bien, avec tout ce travail!"

C'était vraiment le meilleur moment au monde pour arriver.

"- Je resterai pas longtemps, si vous voulez!...
- Je veux que tu ne reste pas du tout, même."

Cash, rapide.
Le regard du médecin était limite effrayant. Il ne voulait absolument pas voir le petit patient maintenant. Sinon, il allait surement refaire une crise de colère...Et qui se terminerait surement comme celle de la dernière fois.
Il abaissa son regard sur son écran d'ordinateur. Remettant ses lunettes en place avant de se remettre à taper, sans offrir d'autre regard au petit blondinet pendant qu'il parlait.

"- Tu n'as vraiment rien d'autre à faire que de venir me déranger comme ça? Je t'ai dit que j'étais occupé. Alors va voir ailleurs si j'y suis et retourne jouer à la marelle...Avec tes super grands amis."

On fronçait les sourcils aux derniers mots de sa phrase. Son sentait clairement que sa voix partait en vrille...Un brin de jalousie?
Non, beaucoup de jalousie.
Voir le visage innocent de cet ange lui rappelait encore la fête d'Halloween. Lorsqu'il le vu partir avec "ce super grand ami" auquel il faisait référence. Mais c'était assez compliqué à comprendre, pour ça...
Il n'y avait que son ton qui trahissait quelque chose qu'il avait sur le coeur.



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W156

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"- Je veux que tu ne reste pas du tout, même."

Une lance se plantait en plein coeur de Orgue. Pourquoi Hans montrait-il déjà les dents? Il ne voulait vraiment pas le voir? Ses yeux tombaient sur ses pieds dans son malaise, il ne voulait pas encore affronter les yeux mauvais du docteur. Il pensait que leur querelle était pourtant finie maintenant, non?... Hans lui en voulait autant, il était si borné? W156 prit une grande respiration silencieuse, pour se faire le plus petit possible.
Non, ça ne pouvait pas être possible. C'était Dieu qui l'avait envoyé ici, l'ayant demandé à rentrer. C'était Lui qui lui avait signifier que sa présence était obligatoire en ces lieux. Alors, il ne devait pas juste repartir bredouille! Il devait au moins faire quelque chose, savoir ce qu'il n'allait pas, cette fois-ci, pour le médecin. Sa main lachait la poignée de porte et l'ange fit quelques pas en avant, joignant ses mains ensemble.

"- Tu n'as vraiment rien d'autre à faire que de venir me déranger comme ça? Je t'ai dit que j'étais occupé."

Une autre lance terraçait la poitrine du patient. Sans s'en être rendu compte, Orgue était désormais proche du bureau et il avait posé ses mains, toujours jointes, sur le bois. Non, il n'allait pas faire comme la dernière fois. Il devait rester stoïque et ne pas être submergé par ses émotions. Il n'était pas atteint par ces attaques.
Il le gardait pour soi, contrairement au docteur.

"- Alors va voir ailleurs si j'y suis et retourne jouer à la marelle...Avec tes super grands amis."

A cet exemple qui sort du commun, Arthur tiquait. A ce ton, Arthur crut comprendre.

"- Tu es jaloux?..."

La question s'était posée toute seule, mais c'était désormais évident pour l'ange. Bien sûr qu'il l'était, lui qui était toujours enfermé dans son bureau, à bouder le monde. Mais c'était ça, que Orgue ne comprenait pas. Comment pouvait-on detester autant le monde et soi, mais aimer aussi passionnément une seule personne? Comment pouvait-on être aussi jaloux alors que le monde regorge de gens dont les histoires sont toutes plus délicieuses les unes que les autres?

"- Si vous voulez des amis, monsieur Hans, vous pouvez sortir pour- Oh il est joli votre masque, pourquoi il est cassé? Il vient d'où?"

W156 interrompait une de ses phrases, dite doucement pour ne pas blesser l'amour propre de Hans, pour enchainer avec une question plus gaie. Ses yeux avaient, au plus grand des hasards, remarqué le loup de loup noir et doré. Ca lui rappelait le bal maqué d'Halloween. Halloween?? Sans laisser le docteur répondre, il enchainait avec une question vive, ses yeux curieux posés à nouveau sur l'homme.

"- Vous étiez à la soirée d'Halloween, Monsieur Hans?? Je croyais que vous étiez trop timide et que vous ne viendriez pas, pourtant..."

La fin de sa phrase était un peu dite tristement. C'est vrai, peut-être qu'avec son médecin, Orgue aurait été moins perdu. Peut-être plus rassuré voire même qu'il aurait peut-être pu danser? Dieu, qu'il avait voulu danser, ce soir là... Mais la soirée s'était brisée en mille morceaux au milieu de la soirée, et heureusement qu'un homme vigoureux l'avait ramené à sa chambre pour l'extraire de cette mauvaise ambiance.
Pas, à un seul instant, Orgue aurait pensé que c'était lui, dont son cher médecin était jaloux.

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La question de Orgue fit totalement arrêter Hans.
Il écarquillait les yeux un instant alors qu'il était figé devant son écran.
Il était...Jaloux? Est-ce que c'était vraiment ça qu'il ressentait? De la jalousie?
A vrai dire, il était si perdu lui même qu'il ne savait pas dire si c'était vraiment ça qui le mettait dans une si terrible colère.
Mais si c'était ça?...Ca voulait dire que...Non.
Il fronçait les sourcils alors que ses joues rougissaient légèrement.
Il était vraiment si prévisible que ça? C'était...Ridicule. Il était ridicule.
Ses dents venaient s'accrocher à un bout de sa lèvre inférieur avec qu'il posait son regard enragé vers Orgue, pendant que ce dernier continuait.

"- Si vous voulez des amis, monsieur Hans, vous pouvez sortir pour- Oh il est joli votre masque, pourquoi il est cassé? Il vient d'où?"

Il aurait pu répondre à sa première question. Lui dire qu'il préférait être seul que mal accompagné...Ou n'avoir qu'une seule personne à ses côtés qui n'était d'autre que Arthur.
Sauf que la deuxième question sauta sur la première. Ecrasant la petite lueur que Orgue avait réanimé de la bonté de Hans.
Le docteur s'était malheureusement reçu une poque tel que W156 lorsqu'il était entré.
Il ferma les yeux un instant, essayant de reprendre son calme avant de soupirer profondément.

"- Vous étiez à la soirée d'Halloween, Monsieur Hans?? Je croyais que vous étiez trop timide et que vous ne viendriez pas, pourtant..."

Il attendit un moment avant de répondre. Pour s'assurer que Orgue n'allait pas suivre avec une autre question.
Pendant ce temps, le médecin faisait tout pour être le plus impassible possible.

"- Oui, j'y étais. Présence obligatoire. Puis je me disais que ça pouvait me faire changer les idées de passer du temps en dehors du travail." Il marqua un temps de pause. "Peut être pour aussi passer du temps avec une personne que j'apprécie." Il appuya sur le dernier mot, pour finalement faire un tour sur sa chaise et se lever d'un bon de manière plutôt gracieuse, en soit.
" En plus que j'adore danser. C'était parfait. Tout était prévu pour être parfait."
Il faisant le tour de son bureau dans des pas lent et majestueux. Sauf que son regard mettait la chair de poule...Il était incroyablement effrayant.
"- Sauf que la seule personne que j'attendais, elle, visiblement, elle ne m'attendait pas.
Elle n'en avait rien à faire. Bah oui! Parce que elle, elle n'a pas de problème pour s'entendre avec les autres. Elle peut remplacer ses amis par un claquement de doigt. Donc ils sont tous insignifiant, pour elle."


Il arrivait finalement à côté de Orgue. Il le regardait d'un air si méprisant...Et pourtant, son regard était toujours rempli de déteste. Comme si il n'agissait pas de son plein gré.
Il se penchait en avant, pour que son visage haineux soit face à celui de Orgue.
Il voulait...Lui faire peur un maximum...?

"- Je l'ai vu se tirer tranquille, cet ami. Et il semblait bien heureux accroché au bras de son d.o.c.t.e.u.r."

Hans se redressa, enfonçant ses mains dans sa veste médicale.

"- Pour répondre à ta vraie question: C'est moi qui l'ai cassé, le masque. De toute façon, il me servait plus à rien. Je retournerai plus à une fête dans ce genre. J'ai retenu la leçon. Ça te va? T'es satisfait?"



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"- Oui, j'y étais. Présence obligatoire. Puis je me disais que ça pouvait me faire changer les idées de passer du temps en dehors du travail."

Il avait oublié ce détail. Enfin, Orgue n'en était pas vraiment informé. Après tout, son docteur était simplement venu le prévenir de la fête et W156 n'avait certainement pas rechigné pour y aller. Donc le docteur avait du avoir oublié de lui préciser ce détail durant leur court entretien, tant Orgue était excité.

"- Peut être pour aussi passer du temps avec une personne que j'apprécie."

Hans sautait et, comme toute action même petite qui était joliement réussie, Orgue l'avait admiré avec des étoiles dans les yeux. Mais la question le turlupinait. Hans appréciait quelqu'un? Ce ne serait certainement pas W156, vu la manière dont ils s'étaient quittés lors de la dernière autopsie, et surtout ce moment même. Arthur n'osait pas parler, il écoutait simplement. Il était un peu content que son docteur n'était finalement peut-être pas aussi seul que ça.

" En plus que j'adore danser. C'était parfait. Tout était prévu pour être parfait."

Les yeux d'Orgue s'écarquillaient de surprise. Il aimait danser, lui aussi? Roh, mince. Il aurait adoré avoir une danse avec lui. Si seulement il avait su... Il se serait fait une joie de passer un instant auprès de son médecin, corps contre corps, pas suivant un schéma de danse parfaite. Bon, Orgue devait vraiment mauvais comparé à Hans, mais maintenant il n'avait qu'une envie. Tant pis pour la fête, il voulait danser avec son docteur, dès maintenant.
Orgue observait Hans s'approcher durant ses pensées, sans tiquer ni bouger. C'est vrai qu'il devait bien danser, vu ces pas longs et légers. Mais lorsque Arthur redressait ses yeux dans ceux de Hans, il n'avait aucune crainte. Il était juste délicatement là, il l'écoutait. Il n'avait pas peur de lui, il avait vu pire que ça venant de lui. Orgue voulait juste être là pour lui, cette fois, peu importe qu'il soit ce sur quoi Hans se défoule ou passe ses nerfs.
Si Hans voulait le frapper, Orgue n'aurait certainement pas bougé d'un pouce non plus. Il voulait être utile, cette fois-ci.

"- Sauf que la seule personne que j'attendais, elle, visiblement, elle ne m'attendait pas."

Donc Hans avait bien une amoureuse, vu comment il parlait d'elle. Orgue fit un regard un peu plus triste. Ses mains se lâchaient pour que l'ange puisse se tourner vers le médecin, lui faire face. Tout encaisser sans se prendre de coup sur le côté.

"- Elle n'en avait rien à faire. Bah oui! Parce que elle, elle n'a pas de problème pour s'entendre avec les autres. Elle peut remplacer ses amis par un claquement de doigt. Donc ils sont tous insignifiant, pour elle."

Orgue fronçait ses sourcils. Remplacer ses amis par un claquement de doigt? Cette personne, cette femme devait être quelqu'un d'horrible. Comment pouvait-elle oublier quelqu'un d'aussi important que son apparent amant, celui qui ferait tout pour elle?
Pourquoi tu t'inquiètes pour lui?
Orgue aurait pu être encore plus en colère contre cette inconnue, mais Hans s'approchait de lui. Son regard commençait à faire hérisser les cheveux dans la nuque d'Orgue, il avait soudainement la gorge sèche. Il gardait ses sourcils froncés pour cacher la peur qui remontait sur son dos. Pourquoi était-il si méprisant? Il avait l'impression que ce n'était pas envers cette inconnue que Hans était énervé, mais bien contre le petit ange.
Il reculait d'un pas, petit et discret et sa tête rentrait un peu dans ses épaules. Il voulait soudainement fuir et se protéger, mais il devait rester là, juste là et subir. Il subirait pour lui, il déglutit. Le seul moyen de sortir un démon du coeur était de le faire sortir.
Il ne mérite pas ce que tu fais.

"- Je l'ai vu se tirer tranquille, cet ami. Et il semblait bien heureux accroché au bras de son d.o.c.t.e.u.r."

Il? Hans parlait de "il"? Ce n'était pas une amoureuse? Et c'était un patient? Pourquoi ça sonnait aussi ironique, pourquoi, avec la peur, les péchés remontaient dans le dos de Orgue? Il se sentait coupable. Coupable de quoi? Evidemment, à part la femme et le monsieur en costume sur scène, personne d'autre n'était sorti avec un docteur que lui-même. Orgue sentait ses larmes monter. Il comprenait.
Laisse le tomber, Arthur. Il ne te mérite pas, il est aussi inutile que sa vie.

"- Pour répondre à ta vraie question: C'est moi qui l'ai cassé, le masque. De toute façon, il me servait plus à rien. Je retournerai plus à une fête dans ce genre. J'ai retenu la leçon. Ça te va? T'es satisfait?"

Hans se reculait, mains dans les poches. W156 avait compris. C'était à cause de lui qu'il avait cassé le masque. C'était lui qui était reparti avec le mauvais docteur. C'était lui, que Hans attendait. C'était lui, la seule personne que Hans voulait.
Tu es vraiment pathétique.
Orgue sentait toute sa haine monter dans sa gorge, mais il déglutit sans répondre à la question posée. Il avait un regard furieux, noir, mais pas contre le docteur, contre lui-même. Arthur avait envie de se flageller.
Avec forcément quelque chose à l'esprit, l'enfant enlevait son flacon d'eau bénite, le posant sur la table à côté de lui puis il passait son chapelet autour de son cou. Orgue voulait se faire mal, alors c'est ce qu'il ferait. Il tendait sa main vers le médecin, et il parlait d'une voix aussi glaciale que le vent sur l'île.
Il va refuser, pourquoi tu t'obstines dans ton idiotie?

"- Dansons."

Ce n'était pas une question. Sa main tremblait, mais la position de Orgue montrait qu'il était certain de son choix. Ce geste était plutôt théatral, mais il fallait dire qu'il était bon à ça. Le médecin ne lui faisait pas peur. La danse non plus. Si ils n'avaient pas pu le faire avant, qu'ils le fassent maintenant.
Laissant un moment pour que Hans réflechisse, W156 reprit cependant la parole avant qu'il ne puisse décliner hypothétiquement son ordre. Il était sec. Par ces simples mots, il ne laissait aucun autre choix à Hans à part ses deux propositions.

"- Sinon, bats-moi.

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Le coeur du docteur battait rapidement et fortement.
Sa respiration était rapide mais discrète. Il voulait le moins du monde montrer sa faiblesse face au garçon.
Et encore moins dans ce genre de scénario.
Il observait chaque geste de Orgue.
Pourquoi il posait ses affaires? Il n'avait pas besoin de les enlever...Il allait partir.
Soudainement, la main de Arthur se tendit vers lui.
Hans fit un petit pas en arrière sur le coup de la surprise.

"- Dansons."

Il fronça les sourcils. Il se...moquait de lui?
Pourtant, sa voix faisait froid dans le dos au médecin. Il frémissait légèrement et fixa la main tendu.
Danser...Ici...Sans musique?...C'était ridicule. Puis dans ce genre de dispute, ce n'était tout sauf le bon moment.
Il ne quitta pourtant pas la main de Orgue des yeux.
Son corps ne voulait pas bouger, mais son âme voulait si fortement l'agripper et le tirer vers lui...Qu'est ce qui l'en empêchait de ne pas le faire?
Pourquoi il ne le faisais pas?
Pourquoi son corps ne bougeait pas?!

"- Sinon, bats-moi.

Cette phrase fit un déclick dans le cerveau du radiologue.
Son corps se mettait à bouger. Il s'approchait dangereusement de Orgue.
Pourquoi son corps répondait à cette phrase...Non...Il ne voulait pas ça.
Non, il ne voulait pas faire ça.
Bien sur que non il n'allait pas le faire...Mais il était si en colère...Il...
Il leva son bras. Toute cette scène était au ralentit à ses yeux. Il ne semblait plus se contrôler.
Il fallait qu'il se reprenne en main. Pour lui. Pour Orgue...
Hans ferma les yeux un instant pour contrôler sa respiration...Sauf que sa main était parti...
Soudainement, il agrippa la main de Orgue en rouvrant les yeux.

Il le fit tourner sur lui même avant de le coller contre son corps. Ce geste avait été si rapide comparé à tout le reste.
Si rapide que la couronne d'épine du patient avait voler un peu plus loin.
L'autre main de Hans c'était accrochée à la taille de Orgue pour le tenir fermement contre lui.
Son regard restait pourtant toujours aussi sombre.

"- Je vais te faire perdre la tête."

Cette phrase avait été dite d'une manière si dur...Pour l'action que ça allait être.
On sentait que cette danse allait être des plus mouvementées.

C'est alors que les chaussures de Hans commençaient à claquer sur le sol. Il bougeait de droit à gauche.
Faisant des va et vient plutôt lent sur ce début.
Il s'éloignait, revenait. Elança Orgue avant de le retenir du bout des doigts, pour le ramener ensuite contre lui.
Corps contre corps, main dans la main.
L'esprit du docteur semblait ailleurs. Plus rien n'existait autour de lui. Plus rien de rien.

C'est alors qu'il ferma les yeux. Fronçant de nouveau les sourcils avant de faire vivement tourner Orgue.
Il le ramena de suite vers lui avant de tourner à ses côtés.
Les pas allaient plus vite. Il avait gagné en vivacité. Le petit ange pouvait presque avoir peur de tomber.
Sauf que la main sur sa taille le soutenait bien, et le gardait collé contre le corps de l'adulte.

Ca se voyait qu'il aimait danser...Et il dansait bien, d'ailleurs.
Ca en faisant tourner la tête. Donnait le tournis.
Sauf que c'était si bien...Ca faisait oublier tout les soucis. Toutes ces ondes négatives qu'il y'avait il y'a quelques minutes.

Finalement, Hans fit tourner une dernière fois le petite Orgue avant de le faire basculer en arrière, tout en le soutenait dans le vide par la taille, son autre main tenait le haut des omoplates du blondinet. Il ne bougeait plus.
Les cheveux noirs charbons du radiologue glissait vers le bas. Le visage des deux garçons étaient fortement proche...
Mais Hans ne disait rien.
Son expression faciale était cachée par ses mèches de cheveux. Mais au timbre de sa voix, on savait qu'il ne souriait pas.

"- ...Jamais je ne te blesserai. C'est clair?..."

Sa voix était basse. Comme pour ne pas briser la musique du silence qui avait bercé ce duo de danseur.



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Hans s'approchait dangereusement. Orgue avait l'impression d'avoir compris. La deuxième option était celle qu'il préférait. Mais sa pauvre main tendue ne bougeait pas. Dans sa position assurée, Orgue était comme une statue. Immobile. Stoïque et sérieux.
La main se levait, à ses côtés. L'aiguille semblait résonner plus lentement, son tremblement ralentissait en même temps que le cours du temps. Les yeux du patient se gorgeaient d'eau, il sentait. Son visage eut une expression un peu plus détruite.
Oui, vas-y! Frappe-moi.
Les joues de W156 rougissaient, il ne voulait pas perdre son assurance face au médecin mais lorsque la main bougeait vivement, lorsque le coup approchait, Arthur avait fermé les yeux par reflexe. Mais rien ne vint sur sa joue. Rien ne le blessait. Il sentait simplement la main du docteur dans la sienne.
Il n'avait pas eu le temps d'ouvrir ses yeux qu'il fit un tour et qu'il se retrouvait contre le corps de Hans. Il était bouche bée, il avait changé d'avis, au plein milieu de sa sanction? Orgue regardait avec étonnement ces yeux bruns qui le perçaient avec sévérité, il ne put pas retenir un sourire. Son regard redevint plus sombre.
Pauvre fou... Pourquoi tu as accepté?

"- Je vais te faire perdre la tête.
- Plus encore que ce que j'ai déjà perdu?"

Orgue avait répondu au tac-à-tac. Sa voix était legerement plus grave que d'habitude et il était prêt à rejoindre le docteur dans sa folle danse.
Bien sûr, pauvre enfant qu'il était, il était bien moins doué que Hans. A vrai dire, il laissait le médecin le guider, ses pieds maladroits tentaient de suivre le rythme de la musique de l'horloge aussi bien que le faisait le docteur. Il tenait fort sa main, lorsqu'il la lâchait, il se dépêchait de retourner la saisir, son ancre qui le menait au fond de la folie, auprès de l'allemand démagogue.
Il était si bien, contre ce torse qui battait contre lui, dans cette main rassurante qui le tenait fort contre soi. Orgue n'avait plus besoin de voir, il se sentait presque voler, avec cet homme. Il fermait ses yeux et laissait ses pas de danse le guider sur la bonne voie, tentant de son mieux pour garder le rythme accéléré du médecin.
Il ne voulait pas s'arrêter, il respirait rapidement. Il perdait son souffle, mais ses pieds continuaient inlassablement de faire des pas sur les côtés, devant, derrière et en rond. Sa main libre se posait sur le torse de Hans, il ne voulait plus le lâcher, il ne pouvait plus le laisser. Il aurait pu continuer des heures, il aurait voulu mourir d'épuisement pour ne pas cesser ce ballet mouvementé. D'ailleurs, Orgue se sentait nauséeux mais rien ne l'aurait arrêté, rien ne pouvait l'empêcher de continuer.
Il voulait que ça ne cesse jamais.
Mais vint le tour final, Orgue se laissait balancer en arrière sans s'accrocher à Hans. Il avait confiance en lui. Il savait qu'il serait là pour le rattraper, il savait qu'il allait tout faire pour ne pas le laisser tomber. Par reflexe, une jambe d'Orgue s'était soulevée, et le torse du blond montait et descendait vivement sous le diaphragme agité qui voulait desespérement de l'air.
Et maintenant quoi?
Dès qu'il était à nouveau conscient de ses allentours, Gabriel revenait avec son courroux divin. Hans voulait lui faire perdre la tête, mais avec lui, il avait retrouvé un semblant de normalité dans son esprit qui avait été blanc comme un linge.
L'ange ouvrait ses yeux lentement. Son chapelet pendait en arrière, cherchant le sol desespérément alors que Orgue essayait de voir le visage de son partenaire. Il en avait marre? Pendant combien de temps avaient-ils dansé? Orgue n'en avait rien a faire, au final de tous ces détails.

"- ...Jamais je ne te blesserai. C'est clair?..."

Il parlait si doucement. W156 sentait son coeur se serrer alors qu'il déglutit lentement. Ses mains se levaient lentement sur le visage du médecin. Il passait ses mains sur les joues, meutrie ou non, de Hans et doucement, elles remontaient sur son front pour que ses doigts attrapent les mèches noires et rouges. Tranquillement, il repoussait les cheveux du visage de Hans; il voulait voir son visage qui était si proche. Sur le crâne de l'homme, Orgue arrêtait ses mains, gardant les mèches capturées sous ses paumes.
Orgue le regardait un instant dans les yeux, sa bouche se fermait alors que sa respiration était plus stable. Il observait alors le visage de Hans. Ses taches de rousseur, ses cernes, son nez et ses lèvres. Les mains de l'ange pressait lentement le visage de Hans plus proche, tandis que son propre visage se relevait lentement vers celui du médecin. Leur nez se frolaient, leur respiration était assez proches pour se mélanger.
Les bras d'Arthur passaient autour de la nuque de Hans. Il pressait son visage contre son cou, dans un câlin innocent alors que sa jambe retombait au sol. L'ange fit un sourire, un sourire incontrôlé qu'il adorait. Ses lèvres embrassaient le front du médecin alors que les cheveux étaient retombés devant son visage caché contre la peau délicate d'Orgue. Il était si heureux, il était si triste.

"- Je te demande pardon, Hans... Pardon pour la soirée, pardon pour la dernière fois... Pardon, je n'aurais jamais du te laisser tomber."

Les bras de W156 pressaient un peu plus Hans contre lui. Il ne voulait plus le lâcher, il voulait le rassurer, dans son odeur d'encens. Orgue fermait ses yeux et posait sa joue contre le crâne du docteur. Il était si bien, dans ces bras qui le soutenaient.

"- Je ne te laisserai plus tomber. Je serai là, toujours là... Je ne remplacerai jamais, Hans, je te promets... D'accord?"

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Il avait lâché sa phrase sans vraiment s'en rendre compte.
L'intensité du moment lui avait fait perdre toute bonne notion. Pendant tout cet instant, il avait oublié qu'il était radiologue. Il avait oublié qu'il était un homme. Il avait oublié qu'il était un être humain.
Il avait oublié qu'il existait, qu'entre ses mains reposait le corps d'une autre personne. Une personne qui avait confiance en lui, en ses gestes. Qui n'avait pas peur de tomber...Car il savait qu'il allait être rattrapé.
Mais Hans devait l'avouer, il avait tellement perdu la notion de l'existence même que si il avait lâché Orgue, il ne s'en serait même pas rendu compte.
Sauf que son corps aurait sans doute agis avant lui? Sans doute qu'il l'aurait rapidement récupéré avant qu'il ne touche ne sol, jusqu'à prendre le coup et sa douleur à sa place.

Hans était déconnecté du monde. Les mains glissaient sur son visage, laissant découvrir un regard profond et vide. plongé dans une autre réalité.
Ses yeux semblaient pétiller comme l'espace. Il était dans un autre univers. Sauf que ses petites étoiles n'étaient d'autre que le scintillement d'une envie de pleurer.
Une fois les cheveux du radiologue remonté, il se reconnecta à la Terre.
Il écarquilla les yeux un instant lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de se passer.

Mais la première chose qu'il vit, était le visage de son patient qui se rapprochait lentement du sien.
Qu'est ce qu'il...allait faire?
Le coeur du docteur battait de plus en plus vite et fort. Accélérant son adrénaline. Son sang faisait plusieurs tours à son cerveau, ses joues chauffaient.
Il était...Si proche...
Les paupières de Hans s'entre-fermaient par reflex. Leur nez se frôlaient, leur respiration se mélangeaient...Et finalement, la tête de Orgue se posa à sur son épaule.
Le docteur eu comme une décharge au fond de son coeur. A quoi il pensait, en même temps?
Il se sentait honteux d'avoir pu imaginer ça quelques instants.
Il ne ressentait pourtant pas ce genre de sentiment pour son patient, en plus.
Enfin...il ne s'était pas vraiment posé la question avant...Est-ce qu'il donnait cette impression là? C'est vrai que ses comportements avaient tout d'un garçon amoureux et fou de jalousie.
Sauf que le médecin s'y connaissait tellement peu...Il ne savait pas quoi en dire encore maintenant.
Pourtant, cette boule au fond de la gorge restait là.

Il fallait qu'il l'oubli. Il savait très bien que ça ne marcherait pas. Il fallait qu'il arrêter d'avoir ce genre d'espérance comme ça.
Finalement, la voix de l'ange le ramena à la raison. Lui faisant réellement oublier toutes ses mauvaises pensés pendant ses quelques mots.

"- Je te demande pardon, Hans... Pardon pour la soirée, pardon pour la dernière fois... Pardon, je n'aurais jamais du te laisser tomber."


Hans sentait les larmes monter une nouvelle fois.
Son visage se crispait de tristesse. Il enfonça sa frimousse dans le cou de Orgue pour ne pas devoir subir ça.

"- Je ne te laisserai plus tomber. Je serai là, toujours là... Je ne remplacerai jamais, Hans, je te promets... D'accord?"

S'en était trop.
Le docteur se laissa lentement tomber à genoux au sol. Mais il continuait de solidement retenir Orgue contre lui. S'assurant que lors de la tombé, il ne l'avait pas blessé ou mal placé.
Il le serrait fortement contre lui, évitant pour autant de ne pas l'étouffer...Mais il avait si besoin de le sentir contre son corps.
Sa voix était asphyxiée par ses larmes, ainsi que par les cheveux du petit blond qui lui caressait les narines avec son doux parfait qui apaisait les âmes.

"- Orgue...J-je...Bien sur que je te pardonne..."
Il reprit un peu son souffle. "Excuse moi...Excuse moi d'être ce que je suis...Scheiß...Je suis tellement...Désolé..."

Le pauvre médecin ne faisant plus attention à ses mots. Il disait un peu ce qui lui passait par la tête, ce qu'il avait un peu sur le coeur.

"- Pitié...ne m'abandonne pas...Tout le monde peut me laisser, j'en ai rien à foutre mais...Non...Pas toi...Je ferai tout ce que tu veux. Je prirais ton Père, si il le faut...j-je..."

Il se taisais dans ses sanglots. Serrant un peu plus le petit Arthur contre lui. Sa main glissait dans ses cheveux, s'y accrochait avec douceur pour s'assurer que c'était bien réel...Et que cela n'allait pas se terminer comme un de ses fichus cauchemars.




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A peine sa phrase était finie que son partenaire de danse tombait à genoux. Surpris, Orgue rouvrait ses yeux, il voyait la blouse voler lentement jusqu'à se poser au sol autour de Hans. Par réflexe, il avait aggripé le tissu sur les omoplates du docteur pour s'y tenir, mais il sentait les bras bien trop le serrer. Il se sentait très mal à l'aise, qu'est-ce qu'il lui prenait, soudainement? Orgue était soudainement trop lourd? Ses fesses étaient maintenant sur le sol, pourquoi ne le lâchait-il pas?

"- Orgue... J-je... Bien sur que je te pardonne... Excuse moi... Excuse moi d'être ce que je suis... Scheiß... Je suis tellement... Désolé..."

Son cou était mouillé. Le docteur pleurait dans ses bras? Orgue avait du mal à discerner ce qu'il disait, mais il était si touché. Son visage se collait à nouveau au crâne de l'homme qui était contre lui et ses yeux se retenaient de se déverser à leur tour.
Tu es aussi faible que lui, ne te retiens pas.
Arthur lâchait un petit sanglot. Il suivait ce que lui disait Gabriel, il respirait lentement et de petites gouttes coulaient. Pourquoi toutes ses émotions étaient aussi facilement exacerbées, aussi brisées lorsqu'il était aussi proche de Hans? Il avait un effet si fort sur lui...

"- Je te pardonne, Hans... Tu.. tu ne peux pas..."

Orgue ne finissait pas sa phrase, il avait soudain l'esprit ailleurs. C'était trop fort pour lui. Ses yeux se fermaient à nouveau, il ne voulait plus s'accrocher à rien si ce n'était la nuque de son médecin. Lentement, il poussait contre Hans pour le redresser un peu et Orgue se mit lui aussi à genoux en face de l'homme. Pendant son mouvement un peu maladroit, Orgue ne lâchait pas le visage de Hans, il lui embrassait le cuire chevelu et il caressait les mèches rouges entre ses doigts.

"- Pitié.. ne m'abandonne pas... Tout le monde peut me laisser, j'en ai rien à foutre mais... Non... Pas toi... Je ferai tout ce que tu veux. Je prirais ton Père, si il le faut.. j-je...
- Hans..."

W156 soupirait un long moment, il n'en pouvait plus de pleurer. Alors, il se mit à rire, doucement. C'était si silencieux que ça pouvait presque ressemblait à des sanglots, mais sa voix s'élevait lentement et délicatement. Soudain, Arthur portait bien son surnom, car sa voix était divinement chantante pendant qu'il riait.
Son rire sortait de nulle part, mais il avait l'air si heureux. Si quelqu'un rentrerait dans l'immédiat, il pourrait croire que les larmes dans les yeux de W156 étaient des pleurs de rire. Car oui, il était pris d'un soudain fou-rire. Sa gorge frémissait et vibrait avec les cordes vocales, et Arthur dut prendre une grande respiration avant de pouvoir parler.

"- P-Pourquoi tu veux prier Dieu pour quelque chose que tu as déjà, Hans? Il a d'autres choses à faire, là haut!"

Disant ça, il semblait si gai à dire cette phrase sincère. Sa main caressait lentement le crâne noir, en de longs mouvements un peu lourds. Il était si heureux d'avoir le docteur à ses côtés, son sourire était si puissant. Bien que son rire était à peu près calme, Orgue ne pouvait empecher son sourire d'apparaitre un peu trop fiérement pour la situation.
Il va te prendre pour un idiot.

"- Certes, mais si je ne souris pas pour lui, qui d'autre le fera?"

Les yeux d'Arthur s'ouvrait à nouveau alors qu'il s'essuyait les yeux. Il levait ses pupilles sur l'apparition face à lui. Gabriel était là, il l'observait en silence alors que le jeune garçon lui répondait avec une joie non cachée.

"- Après tout, c'est lui qui me fait sourire. Ce n'est pas bien de le lui montrer?"

Gabriel secouait sa tête de droite à gauche, il ne semblait pas refuser la thèse du Saint-Esprit, mais il ne semblait pas non plus l'accepter. Orgue se redressait un peu plus dans sa position. Sa voix était plus forte, plus sûre et moins riante. A vrai dire, il était complétement sérieux et semblait être prêt à combattre pour sa thèse. Ca devait être si incompréhensible, pour Hans, et si déroutant.

"Dis à Père de bénir cet homme, je Lui montrerai qu'il mérite sa place."
Vous n'êtes pas raisonnable, Seigneur.
"- Peu importe ton accord! J'y dédierai ma vie s'Il le veut, s'il le faut!"

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L'éteinte de Hans devenait plus forte lorsqu'il sentit que son patient se mettait lui aussi à pleurer. Mais quand il remarqua que Orgue voulait se reculer, il se repoussa donc, laissant le garçon se dégager et s'installer correctement.
Il ne savait pas si ses joues rougissaient à cause de ses larmes ou à cause de toute cette tendresse dont Orgue lui faisait part, en le bercent dans ses bras, en lui déposant plusieurs baisers...
Le docteur n'avait pas besoin du paradis, il l'avait déjà entre ses mains.

Il se recolla contre Orgue, fermant les yeux de nouveau alors que ses larmes cessaient de couler.
Mais c'est alors que le fou-rire du blondinet attira l'attention de M.Hans.
Il se recula doucement, fronçant les sourcils d'interrogation tout en regardant Arthur...Il comprit vite qu'il faisait ça pour se calmer, et arrêter de pleurer.
Pour peut être aussi calmer son docteur?...Son rire était si doux...
Hans sentit ses joues chauffer un peu plus. Il hésitait un moment pour savoir si il devait essuyer les yeux de W156 ou...Ou quoi? Oui, il pouvait.
Il approcha timidement sur la joue du garçon, pour que doucement, son pouce essuie le coin de l'oeil bleuté de Orgue...Mais ce dernier reprit la parole.

"- Certes, mais si je ne souris pas pour lui, qui d'autre le fera?"

Hans n'avait rien dit, pourtant? Il haussa les sourcils en écarquillant un peu les yeux. Il se retourna...Mais ne vit personne.
C'est alors qu'il comprit. Gabriel...Les deux anges parlaient ensembles.
Le radiologue posa de nouveau son regard sur le petit blondinet avant d'abaisser la main. Il laissa les deux garçons discuter sans rien dire. De toute façon...Il n'entendait pas Gabirel, il ne pouvait donc pas prendre la défense de son ami.

"- Après tout, c'est lui qui me fait sourire. Ce n'est pas bien de le lui montrer?"


Il le faisait sourire...? En quoi ça lui faisait sourire ses actions? Il y'a quelques minutes, Monsieur Van Ussa cherchait à faire fuir de peur son patient juste par un problème de coeur égoïste.
Il se sentait si coupable, d'ailleurs...Mais incapable de reprendre la parole pour s'excuser une nouvelle fois.
Qu'est ce qu'il était faible.
Il fixait le sol, laissant Orgue prendre sa défense.

"Dis à Père de bénir cet homme, je Lui montrerai qu'il mérite sa place." Il eu un moment de pause. "Peu importe ton accord! J'y dédierai ma vie s'Il le veut, s'il le faut!"

Le médecin était surpris à quel point cette discussion ressemblait vraiment à un dialogue entre deux personnes...Mais c'était comme si celle d'en face était muette...Et invisible.
Finalement, Hans soupira.
Il approcha doucement sa main et la posa sur celle de Orgue pour le ramener à la raison.
Il le fixait un moment de ses yeux noisettes, avant de finalement se lever d'un mouvement lent, entrainant le garçon aux cheveux d'or dans ce mouvement.
L'expression de l'Allemand semblait calme malgré ce côté sérieux.

Doucement, et sans en prendre conscience, les doigts de Hans s'entrelacèrent avec ceux du plus jeune.
Son autre main libre revint se poser sur la taille de Orgue alors qu'il fit un pas en arrière. Il eu un moment de pose avant de faire un pas en avant.
Il reprenait les mouvements de danse, mais bien plus calmement...Et s'en était vraiment plus agréable.

"- ...Merci pour tout, Orgue. Sincèrement, merci."

Il parlait doucement, les yeux doux alors qu'un léger sourire se formait au coin de ses lèvres. C'est vrai quand y repensant...Il souriait si peu.




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W156 eut presque un sursaut, lorsque la main de Hans se posait sur la sienne. Le visage de son docteur remplaçait l'apparition sordide de Gabriel qui disparut aussi, sans demander son reste. Alors, les yeux de W156 se posaient sur ceux du médecin.
Sa bouche était légerement entre-ouverte, comme qu'il venait de passer d'un univers à l'autre et il regardait les yeux de Hans comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Il ne savait pas pourquoi mais soudainement, au fond du coeur d'Arthur, il y avait une explosion de joie. Peut-être que juste savoir que Hans était là le rendait heureux inconsciemment.
Lentement, l'enfant se levait en suivant l'adulte. Il se tenait à sa main et ses mouvements étaient si lents que ça faisait penser à une pièce de théatre, ou un ballet, où l'expression du corps est importante pour le public; ce public était composé des yeux des Cieux.
La bouche d'Arthur se refermait. Ses doigts boudinés s'entrelaçaient avec ceux de Hans et sa main se posait lentement sur le torse de Hans. Il ne cessait de l'observer, il ne disait rien. Sa respiration elle-même était si silencieuse que l'on se demandait si l'enfant n'était pas en apné.
Dansons
Orgue laissait ses membres bouger seuls. Il semblait tout à fait perdu, mais tellement dans son élément. Ses yeux statiques ne se détachaient plus des prunelles noisettes qu'il y avait proche de lui et ses pieds bougeaient lentement, mais toujours aussi maladroitement. Si Hans était comme un poisson dans l'eau lors de la danse, Orgue, lui, était un ornithorynque.

"- ...Merci pour tout, Orgue. Sincèrement, merci."

Orgue souriait, lui aussi. Il ne répondait rien pour l'instant. Avait-il besoin de répondre? Sa main serrait un peu plus celle de Hans alors que ses pas avançaient et reculaient en tranquillité. Non, il n'avait rien à répondre. Son âme était sereine, son esprit était clair. Son chapelet pendant dans son dos, son coeur était complétement ouvert au docteur.

"- Il sourit."

Il parlait pour lui même, mais juste ces deux mots faisaient sourire encore plus Orgue. Il n'avait rien d'autre à rajouter pour être content d'être là. Il s'était repentit de tout le mal qu'il lui avait fait, Hans et lui-même étaient dorénavant pardonnés par le Père. Ils étaient libres.

"- Tu souris très bien, Hans. Aussi bien que tu danses."

La main d'Orgue s'enlevait du plastron de son cavalier pour remettre une mèche blonde derrière son oreille (oui, sans sa couronne sans épine, rien ne tenait plus ses cheveux...) et ses yeux se détachaient enfin de ceux du radiologue pour se fermer doucement. Orgue souriait de toutes ses dents, il eut un pouffement léger de rire. Il laissait Hans le guider à nouveau, il lui donnait toute sa confiance.
Orgue se chargerait de le mener vers le droit chemin, Hans le guiderait sur la piste de danse.
Doux Jésus, que c'est plaisant de danser avec lui.

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"- Il sourit."

Cette petite phrase fit lever un sourcil de Hans. Il parlait de Gabriel?...Mais qu'est ce que ça pouvait faire au docteur de savoir si l'ange souriait ou non...Il s'en foutait complètement. Sauf que la phrase suivante fit un déclick dans le cerveau du radiologue.

"- Tu souris très bien, Hans. Aussi bien que tu danses."


Il écarquilla lentement les yeux alors que ses joues rougissaient beaucoup. Son coeur s'était comme arrêté pendant quelques instants.
Le docteur arrêtait de bouger. Plus aucuns muscles ne répondaient.
On ne lui avait jamais dit ça...une seule fois de toute sa vie.
Qu'il dansait bien...Oui, rapidement. Par des personnes de ses anciennes classe, qui étaient soient sérieux ou moqueurs.
Mais qu'il...souriait bien?
Il ne l'avait jamais entendu. Que ce soit de la bouche de n'importe qui.
Il détourna le regard, honteux de réagir d'une manière aussi puérile face à ce compliment. Il pouvait très bien dire merci? Ou lui dire que lui aussi?...Mais aucun mot de sortait de sa bouche.
Il serrait un peu plus la main de Orgue alors que sa main glissait au centre du dos de ce dernier. Puis doucement, Hans le rapprocha un peu plus de lui pour qu'ils soient finalement collés.

Sa main relâchait délicatement celle du blondinet pour se poser elle aussi sur la taille du plus jeune. Les pas reprenaient. Ils étaient encore plus lent qu'avant, mais bien plus gracieux.
La tête du médecin était posée contre les cheveux du garçon, alors que ses paupières étaient fermées.

"- ...Tu sais...il y'a un nombre incalculable de danse dans le monde...Des traditionnels comme des basiques..."
Mais qu'est ce qu'il racontait?
" Ce qu'on faisait avant...C'était une valse. La plus connue...Celle maintenant, c'est un slow..."
Il se sentait débile de raconter ça pour aucune raison.
" C'est très similaire à la valse...Mais c'est plus...Umh..."intime", si on peut dire..."

Si il le pouvait, il se serait donné une baffe...
C'était si débile comme conversation. Pourquoi il n'avait pas pu tout simplement dire que Orgue avait un beau sourire? Un beau rire? Une belle voix?
Pourquoi il n'avait pas pu dire que Orgue avait des cheveux cheveux? Des beaux yeux?...
Pourquoi il pensait à tout ça?
C'était absurde.
Mais cela n'empêchait pas que Hans avait vraiment du mal à sortir un si simple compliment de sa bouche...

"- Je...Pourrais t'apprendre à danser un peu plus en profondeur, si tu veux?...T'apprendre les pas...Le rythme...Ce genre de chose..."


Il relâchait petit à petit Orgue.





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Les yeux fermés, W156 ne voyait aucune réaction du médecin. Au final, c'était peut-être mieux pour ce dernier, car la honte serait vite dissipée. Non, Orgue ne sentait pas l'anxiété de son ami. A cause de son silence, l'ange s'était mis à chantonner dans sa barbe un quantique. Ses cordes vocales vibraient pour suivre la mélodie simplement, dont il pensait qu'elle allait bien avec la danse.
Mais assez rapidement, cette danse s'arrêtait. La main se glissait dans son dos et on pressait un peu plus sa main. Orgue rouvrait ses yeux, surpris mais il ne put regarder Hans. Sa tête était bloquée sous la sienne, c'était impossible qu'il la bouge sans déranger Hans. Alors, lentement il refermait ses yeux bleus et posait sa joue contre la cravate rouge qui était si proche. Même sa cravate sentait le shampooing...

"- ...Tu sais.. il y'a un nombre incalculable de danse dans le monde... Des traditionnels comme des basiques...
- Mh-hm?
- Ce qu'on faisait avant... C'était une valse. La plus connue... celle maintenant, c'est un slow..."

Arthur ne connaissait rien de tout ça. Ses pas étaient lents et langoureux. Il n'était pas pro, les seules danses qu'il faisait, c'était en impro. Sa main libre, comme la première, venait se poser sur le plastron de Hans. Orgue aimait apprendre des choses, la connaissance de Hans entrait en son cerveau comme une éponge. Le petit ange se demandait pourquoi on ne dansait pas, pendant la chorale des servants d'autel.
La valse. Le slow. C'était quoi la danse avant, tiens? Il demanderait plus tard. Là, il était trop bien pour parler. Il ne faisait qu'écouter. Peut-être même que si il ne dansait pas, l'enfant aurait presque put s'endormir.

"- C'est très similaire à la valse... Mais c'est plus... Umh.. "intime", si on peut dire...
- C'est comme un câlin qui bouge..."

Arthur avait parlé très lentement, articulant bien. Mais c'était dit si doucement et délicatement que Hans a eu du mal à bien l'entendre. A vrai dire, on pouvait presque se demander s'il avait vraiment parlé ou non. C'est vrai que Hans, en plus de bien sourire, faisait de bons câlins. C'était si agréable... il n'a rien à voir avec le monstre des dernières rencontres.
A vrai dire, Orgue se demandait presque s'il n'était pas bipolaire, à ce stade là. Mais ce n'était pas poli, et puis, il est médecin et non patient. Il n'était pas là pour se découvrir des maladies. Il était là pour apprendre plein de choses à W156.
C'est très intime.

"- Je.. pourrais t'apprendre à danser un peu plus en profondeur, si tu veux?... T'apprendre les pas... Le rythme... Ce genre de chose...
- Oh, oui!... Faites, s'il vous plait. -Attendez!"

Le dernier mot d'Orgue était dit avec un peu d'anxiété. Ses mains se saisissaient de la veste blanche de Hans et il cessait de bouger. Il gardait le docteur contre soi, ses sourcils se fronçaient.

"- Encore un peu... S'il vous plait, Hans."

Oui, il ne voulait pas encore se séparer du médecin. Il n'avait pas besoin de bouger. Il voulait juste... rester un peu plus dans ses bras paternels. Gabriel lui avait fait comprendre ça, avec sa phrase. Il savait qu'il devait être le seul à qui Hans donnait des câlins, alors il pouvait bien en profiter un peu? Après tout, Orgue avait besoin de réconfort après les peurs que le Loup lui avait donné. Et puis, son shampooing sentait si bon aux narines de l'enfant...

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"- C'est comme un câlin qui bouge..."

Sans vraiment y faire attention, Hans reçu comme une décharge au coeur.
Cette phrase l'avait...Beaucoup marqué. Il trouvait ça si joliment dit et trouvé.
Ses joues rougissaient doucement sans qu'il ne s'en rendent compte. Mais ce n'était que le début...

"- Oh, oui!... Faites, s'il vous plait. -Attendez!"

Il s'arrêta donc de bouger, haussant les sourcils de surprise.

"- Encore un peu... S'il vous plait, Hans."


La teinte de ses joues redevenaient de plus en plus forte. Ses mains, posées sur la taille du blondinet, glissaient lentement un peu plus au centre du dos du garçon.
Il le tenait donc plus longtemps contre lui...Et franchement, ça faisait un plaisir fou au médecin.
Sa tête posée contre la tempe de l'ange, il refermait les yeux.
Appréciait un peu plus le moment intime qu'il partageait avec son patient.
Oui...Lui aussi voulait encore un peu. Un peu plus que juste..."un peu", même.
Il serrait de plus en plus Orgue contre son torse. Son visage presque brûlant. Qu'est ce qu'il était heureux d'avoir rencontré une personne aussi formidable que lui...Jamais il ne voudrait le perdre. Pour rien au monde.

Lorsqu'il sentait que le blondinet voulait se dégager, il ne le lâchait pas non plus. Encore...Encore.
Il en voulait toujours plus.
Les câlins du petit ange était devenu comme une drogue pour lui. Comme...Orgue qui était attaché à la religion. Hans, lui, était attaché dans les bras de ce saint-esprit.
Finalement, il s'écarta du garçon.
Ses mains glissaient jusqu'aux avant-bras du patient pour continuer à le tenir, à le sentir.
Mais le regard de Hans semblait plongé dans le vide lorsqu'il rouvrit ses yeux.
Il ne disait plus rien...




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Sans un mot, Hans était d'accord avec Orgue; le câlin durait encore "un peu". Arthur respirait calmement, ses mains lâchait les pans de la veste de son docteur pour se glisser en dessous et faire le tour des côtes de Hans. Il faisait si chaud pour ses bras nus, sous sa blouse blanche. Comme quoi, le docteur n'était pas si froid que ça.
Au milieu de son dos, les doigts du médecin rencontrait la croix qui pendait du chapelet. Orgue n'y pensait presque plus, si ce n'était les quelques piqûres de rappel que Gabriel lui faisait lorsqu'il s'exprimait. Dans les bras du docteur, ses maux partaient aussi facilement qu'un claquement de doigt. Si une personne pourrait le soigner vers la sanité, ce serait bien Hans.
Cependant, toute bonne chose a une fin. Lentement, Orgue enlevait ses bras de Hans et tentait de se reculer.
Mais il fut retenu.

"- Hans?..."


L'ange ouvrait un peu ses yeux, étonné. Quoi, il en voulait encore?... Arthur levait ses yeux, mais il ne vit rien d'autre qu'une masse informe de cheveux noirs. Hans aimait autant ça? W156 fit un petit rire et il se mit à nouveau tout contre Hans, joyeux. Si il aimait ça, alors autant lui en donner plein pour qu'il reste joyeux le plus longtemps possible!

Or ce câlin-ci touchait à sa fin. Enfin, le petit ange se reculait, sautillant un peu et il laissait ses avants-bas au docteur. A vrai dire, il tenait à ses avants-bras autant qu'il le les lui tenait. Il ne voyait aucune raison pour que ce geste soit mauvais, autant le lui laisser.
Mais l'air perdu du medecin troublait Orgue. Qu'est-ce qu'il lui prenait? C'était trop de calin pour lui d'un coup? Orgue n'en savait rien. Il souriait juste à cet être face à lui qui le rendait content. Il déglutit patiemment et observait un long instant le visage de Hans, une fois de plus. Ca devenait dérangeant à force, mais Arthur semblait se perdre un instant dans les yeux noisettes.
Ses joues rougissaient un peu. Il avait de beaux yeux, au final. Ca allait bien avec ses cheveux et sa peau mâte. C'est une couleur basique, une grande partie de la population avait des yeux noisettes, mais ceux-ci avaient quelque chose de plus qui marquait la vie maussade de Hans. Orgue y vit une lueur d'espoir.
Peut-être pensait-il trop?
Ca commençait à devenir long...

"- Hé ho, Monsieur Hans?"


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