Bienvenue,   !
Institut Espoir

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Partenaires

News

10/02/2019
Nouvelle intrigue ici !
09/02/2019
Doutes : -5% ; Révolution : +5% (Heure supp' de Ange :ici)
05/01/2019Nouvelles intrigue et pages dans le Journal Clandestin
05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Laisser tomber les masques [fts. Katerina Soukhovo-Kobylin]

Sheila McElroy

Messages : 90
Points de confiance : 32
Date d'inscription : 02/07/2018
Age : 19
Localisation : Oh là ! Beaucoup d'endroit...

X161






Laisser tomber les masques

Je trouvais l'ambiance du bal vraiment lourd. Je dois dire que je ne m'attendais pas à ce que ça dérape autant... D'ailleurs, c'est quoi ce "journal clandestin"? Quoi qu'il soit, ce truc à l'air assez important ou grave pour que cette femme prenne des mesures plutôt extrêmes. J'aimerai bien demander à quelqu'un de m'éclairer sur le problème mais vu le tapage que cette histoire a faite, je me demande si c'est une bonne idée... Je réfléchis un petit instant, ma cavalière pas loin de moi, avant de me tourner vers elle. Même si j'ai pleins de questions dans la tête, je vais éviter de trop me pencher dessus. Elle pourrait se sentir délaissée et ça serait pas cool de ma part.
Apparemment, elle avait envie de retourner à sa chambre, j'insistai donc pour la raccompagner. Je ne pense pas qu'il y ait de danger dans les couloirs mais je n'aime pas laisser une personne toute seule. Surtout lorsqu'elle a cette couleur. Certes, la teinte semble moins tremblante que dans la grande salle mais je la sens encore un peu... vulnérable. Et très franchement, je n'aimerai pas qu'elle croise une Amalia bis. Prudence est mère de sûreté comme dirait ma maman.

Porte de chambre atteinte, mission accomplie! Je suis vraiment un gentleman. Ça me fait rire parce que, même en dehors de mon surjeu dut à mon costume, au final je suis un peu comme ça au quotidien. Kat aime bien me taquiner en disant que je suis "son homme". Ha ha. Tes petites piques commencent sérieusement à me manquer. Quand est-ce que je te revois? Une visite par mois c'est beaucoup trop long. Un appel par semaine aussi. J'ai envie de te voir, d'être avec toi sans un médecin pour me surveiller. J'ai envie d'être un peu seule avec toi, de pouvoir t'embrasser tranquillement, de sentir ton odeur, te toucher, te serrer dans mes bras. Tu me manques. Tu me manques encore plus quand je vois en face de moi une jeune fille aux yeux aussi bleus que les tiens. A la peau aussi blanche que la tienne. A la même taille et au même surnom que toi.
C'est horrible. Il faut que j'arrête de regarder cette fille comme si elle était toi. Elle va finir par se sentir mal à l'aise... Heureusement qu'elle ne s'est pas teinte les cheveux en bleu sinon ça m'aurait achevé. Là, j'arrive encore à avoir un point de repère pour me persuader qu'elle n'est pas toi.

-Je…tu… Est-ce que… ça te dirait qu’on laisse tomber l’anonymat ? J’aurais voulu des conseils.

Qu'on laisse tomber l'anonymat? Est-ce qu'elle m'invite dans sa chambre? J'en ai bien l'impression. Ok, on ne s'affole pas, elle veut juste des conseils. Des conseils sur quoi au juste? Je suis curieuse. Et perturbée. Ah c'est pas possible, qu'est-ce que j'ai ce soir? Je ne crois pas avoir bu pourtant... Ou peut-être un verre, maximum. Penser à Kat avec cette autre kat devant moi doit vraiment me perturber.

- Oui, pourquoi pas? Si je peux aider ça sera avec plaisir! Et puis mon masque commence à sérieusement me gêner, lançai-je avec un sourire.

Mais dans quoi je m'embarque moi? Plus je vais passer du temps avec elle, plus je vais penser à ma copine. Enfin, je suppose. Ça serait bien qu'en apprenant à la connaître je me rende compte qu'elles sont drastiquement différentes histoire que je me sente moins troublée.
Je la suis dans sa chambre, regardant naturellement autour de moi pour me faire une petite idée des lieux. Bon ça ressemble vachement à la mienne mais je n'y peux rien, j'ai prit l'habitude de regarder avec curiosité ce qui m'entoure. Une fois ma petite observation finie, je me permets d’ôter mon chapeau haut de forme puis mon masque pour les poser sur le bureau. Et puis je détache aussi mes cheveux. Ah, là je me sens mieux. Je secoue un peu la tête en passant mes mains devant mon visage comme pour faire partir la désagréable sensation du masque collé à ma peau avant de renvoyer mes cheveux vers l'arrière. Là je me sens trop bien. Passer mes doigts contre mon cuir chevelu pour écarter des mèches et les faire respirer est très agréable. Je me tourne ensuite vers la jeune fille pour qu'elle puisse voir mon visage et lui souris.

- Voilà, je ressemble à ça sans masque, entamai-je en pointant mon visage du doigt, Et je m'appelle Sheila. Sheila McElroy.

Je me demande si le loup combiné au chapeau cachait mes yeux vairons ou si elle l'a déjà remarqué. Bon en soi ce n'est pas hyper cruciale comme information mais je me pose juste la question comme ça. D'ailleurs, maintenant que j'y pense.. Elle m'avait appelé "monsieur". Maintenant elle devrait être fixée. Ah mais j'en oublie le plus important!

- Tu voulais des conseils?

Codage par Libella sur Graphiorum



Ce rp est la suite direct du bal d'Halloween que vous pouvez trouver ICI



Sheila fait la papote à n'importe qui en #8B008B
Katerina Soukhovo-Kobylin

Messages : 97
Points de confiance : 0
Date d'inscription : 26/01/2018
Age : 22

W81
Katerina espérait que sa demande n’avait rien de déplacée. Et surtout, que cette personne était bien un elle et non un il, comme elle le présentait. Le cas contraire l’aurait fortement embêté.

- Oui, pourquoi pas? Si je peux aider ça sera avec plaisir! Et puis mon masque commence à sérieusement me gêner


La jeune russe était d’accord, bien que son masque ne cachait que ces yeux, le sentir sur sa peau était en réalité plutôt désagréable. Même s’il avait comporté l’avantage de caché le trouble qui l’avait animé, alors qu’elle discutait avec Agnès un peu plus tôt. Katerina ouvrit donc la porte de sa chambre avec maladresse avant d’y entrer, suivi par son partenaire de danse. Son violon était posé sur son bureau, à côté de quelques partitions un peu cornées. Un livre était posé sur son chevet, épais et effrayant. C’était déjà presque tout. La jeune femme n’avait pas emmené grand-chose avec elle en arrivant, et ne reçevant pas de visite, elle aurait difficilement pu ajouter des choses au décor de sa chambre. Cela n’était pas pour la déplaire. Ca évitait le bordel, ou une accumulation de choses qui ne lui serviraient jamais. Elle n’aimait pas spécialement le superflu.

Lorsqu’elle-car elle était bien un elle-enlève son masque et son haut de forme, Katerina se sent presque intimidée. La jeune fit se tenant devant elle est éblouissante. Elle a un quelque chose. Et impossible de savoir si cela vient de sa troublante couleur de cheveux, celle tout aussi troublante de ces deux yeux ou juste son charmant sourire.

- Voilà, je ressemble à ça sans masque, et je m'appelle Sheila. Sheila McElroy.


Katerina énonça à son tour, avec autant de sureté dans la voix qu’elle n’était capable d’en mettre :

- Et moi Katerina. Katerina. Katerina Soukhovo-Kobylin.

- Tu voulais des conseils?


Elle qui se sentait si décidé à se jeter à l’eau l’instant d’avant, se sentit soudain hésitante. Elle gagna du temps en enlevant à son tour son loup, ainsi que sa perruque bleue, détachant à son tour ces longs cheveux bruns pour les laisser retrouver leurs places, derrière ces épaules. Elle déposa les deux pièces de son déguisement sur son bureau.

-Et bien…je…


C’était délicat. Katerina n’avait jamais demandé de conseils à qui que ce soit. Non pas qu’elle se fichait de l’avis des gens, mais plutôt qu’elle n’avait jamais eu d’avis propre. Elle avait toujours fait et dit ce qu’Andrei lui avait appris.

-Tu sais, pendant le bal, tu m’as parlé de ta copine… je me demandais… comment vous étiez sortiez ensemble ?


Elle avait l’impression d’être prise dans un sable mouvant. Elle n’avait aucune idée du terrain sur lequel elle glissait peu à peu, et plus elle était certaine que ce qu’elle avait dit avait du sens, et moins elle était certaine que c’était une bonne chose. Qu’aurait pensé Andrei ? Et puis, qu’en pensait Agnès ? Peut-être ne voudrait-elle plus jamais lui parlé. Ou même, peut-être ne voudrait-elle-même plus la croisée. Le poids qui peu à peu s’alourdissait sur l’estomac de la jeune fille la rendait encore plus pâle qu’elle ne l’était naturellement.
Sheila McElroy

Messages : 90
Points de confiance : 32
Date d'inscription : 02/07/2018
Age : 19
Localisation : Oh là ! Beaucoup d'endroit...

X161






Laisser tomber les masques

Je rêve. Elle s'appelle Katarina. Katerina? Katarina? Non, Katerina. A une lettre près. A une toute petite lettre près, elle a exactement le même prénom. C'est vraiment très perturbant... Mais heureusement le déshabillage de son visage me permet de me concentrer sur autre chose. Je crois... Déjà, elle a pas les cheveux bleus comme le disait sa perruque -je soupçonnais déjà que ce n'étaient pas de vrais cheveux, j'ai confirmation- mais bruns. Bon par contre ses yeux n'ont pas changé, ils sont toujours aussi bleus. Si ça avait été des lentilles ça m'aurait arrangé, je risque de la fixer... Mais on va dire que c'est mieux que rien.

J'en viens donc à sa question première pour orienter un peu la soirée. Et juste après l'avoir fait, je me dis que j'aurai pu engager plus tranquillement la conversation, histoire qu'on apprenne à se connaître un peu avant... Avant je sais pas quoi en fait, tant qu'elle ne me précise rien, je ne pourrai pas deviner. Et je suis curieuse. Trop curieuse visiblement.
Deux constats: 1) Le fait d'être aussi directe ne semble pas l'outrager. 2) Par contre elle a l'air mal à l'aise.
Je la sens.. je la vois hésitante même si je ne sais pas de quoi il s'agit. Quelque chose de délicat? D'embarrassant?

-Et bien…je… Tu sais, pendant le bal, tu m’as parlé de ta copine…

Oh. C'est vrai que je l'ai rapidement évoqué. Je suis d'ailleurs étonnée que ça l'ait autant capté visiblement. Enfin je ne sais pas, j'avais plutôt l'impression que ça se fondait dans la conversation. Bon ben je ne suis pas aussi fine que je le pensais! Tant pis. Au final si ça me permet de passer un peu plus de temps avec cette jeune fille, je ne dis pas non. J'aime rencontrer de nouvelles personnes de toute façon.

- Je me demandais… comment vous étiez sortiez ensemble ?

J'ai du ouvrir des yeux ronds l'espace d'une seconde. Je ne m'attendais clairement pas à cette question, j'ai été prise au dépourvu. Mais le fait de penser à Kat me fait perdre rapidement mon air étonné pour afficher un sourire idiot et détourner le regard. Comment nous sommes sorties ensemble? Ça me fait remonter tellement de souvenirs tout ça. Je me souviens, au début c'était vraiment tendu entre nous. Mais j'ai bien fait d'insister. J'ai vraiment bien fait.
Inconsciemment, je me frotte la nuque en me dirigeant vers le lit pour m'y asseoir.

- Hum... Par quoi commencer? J'ai l'impression d'avoir tellement de choses à dire...

Je me mets à réfléchir. Étrangement, ça ne me dérange pas d'en parler à une parfaite inconnue -quoi qu'on a partagé un moment de soirée donc elle n'en est plus tout à fait une-, même si je sais bien que ce genre de relations sont encore beaucoup critiquées par certains. Disons que j'ai plutôt du mal à savoir quoi dire. Elle veut savoir comment nous sommes sorties ensembles mais si je ne parles pas un minimum de notre rencontre, elle risque de ne rien comprendre.

- On s'est rencontrées un peu par hasard en fait. Toutes les deux sur les terrains de sport au même moment et au final on n'a fait que se défier sur tout et n'importe quoi durant le reste de la journée. De vrais gamines... Mais c'était marrant et elle avait l'air sympa mais..

"Je voyais qu'elle me mentait". Ok non, elle ne va pas me comprendre. Sauf si je lui explique ma pathologie mais c'est pas le sujet, je vais éviter de me disperser.

- Mais disons qu'elle était plutôt du style manipulatrice. Elle avait un club de théâtre et voulait absolument que je l'intègre du coup elle essayait de m'amadouer. Mais bon, je ne suis pas stupide, j'ai vu son p'tit jeu et je lui ai fait comprendre que je savais qu'elle tentait de me manipuler mais que je continuerai à traîner avec elle malgré tout.

Ouais, bizarre comme fonctionnement. C'est vrai qu'en général, les personnes vicieuses et manipulatrices comme Kat font fuir les gens dès qu'ils voient ce côté là de leur personnalité. Mais ça c'est en désaccord avec ma philosophie.

- J'adore penser qu'il y a du bon en chacun donc mon but c'était de le faire ressortir chez elle. Bon je te cache pas qu'au début c'était un peu l'enfer. Elle faisait tout pour me déstabiliser. Elle m'a même embrassé une fois.

Je me mets à rougir légèrement. C'est vrai qu'elle avait un peu exagéré à ce moment là. On n'était même pas en couple et elle faisait des trucs comme ça. Franchement Kat, quand il s'agit de parvenir à tes fins tu fais vraiment n'importe quoi.

- J'étais tellement mal à l'aise, c'est la première fois que j'ai autant paniqué... Mais le lendemain tout est redevenu "normal". Bon je ne te cache pas que c'était toujours tendu, y avait beaucoup de rivalité entre nous à cette époque. Mais, petit à petit, on a apprit à se connaître. Et je sentais que son comportement changeait à mon égard.

Je me souviens encore de la timide couleur rose qui émergeait à peine dans son aura. Trop chou... Je glisse à peine ma main dans le col de ma chemise pour en tirer une fine chaîne sur laquelle pend un petit cœur doré. Je l'observe un instant, les yeux pleins de tendresse. Ce regard je ne l'offre qu'à elle. Et je sais qu'elle porte la réplique de mon collier actuellement. On le porte toujours. Ça me fait du bien de le voir. J'ai l'impression qu'elle est avec moi...

- J'ai commencé me sentir bizarre quand elle était près de moi. Je bafouillais plus facilement, perdais parfois mes moyens. Mais je voulais tout le temps être avec elle. Même si je me trouvais ridicule quand je souriais ou n’emmêlait dans mes mots. Alors, un jour j'ai voulu lui parler sérieusement. Juste pour mettre un peu au clair notre relation et elle s'est payée ma tête, la bougre! Mais elle était tellement proche de moi...

Tellement proche de moi... Le simple fait d'y penser rend mon petit cœur tout mou. J'ai presque l'impression de la revoir en face de moi, de sentir son odeur, son souffle sur ma joue. Kat bon sang, pourquoi tu n'es pas avec moi, maintenant?

- Je.. l'ai embrassé. Et elle ne m'a pas repoussé. Alors on en a parlé un moment après ça. Et puis.. maintenant nous sommes ensembles.

Je dois avoir le sourire jusqu'aux oreilles. Je sens mes joues qui chauffent. Et je ne peux pas m'empêcher de me laisser aller en arrière pour m'allonger sur le lit et serrer délicatement le pendentif dans mes mains, tout près de ma bouche. J'ai la sensation de pouvoir lui faire un bisou et de ressentir tout l'amour qu'elle a pour moi à travers ce geste.
Je t'aime Kat.  

Codage par Libella sur Graphiorum



Ce rp est la suite direct du bal d'Halloween que vous pouvez trouver ICI


Dernière édition par Sheila McElroy le Sam 2 Fév - 18:00, édité 2 fois


Sheila fait la papote à n'importe qui en #8B008B
Katerina Soukhovo-Kobylin

Messages : 97
Points de confiance : 0
Date d'inscription : 26/01/2018
Age : 22

W81
- Je me demandais… comment vous étiez sortiez ensemble ?

Son étonnement aurait presque fait pleurer Katerina. Est-ce qu’elle allait se mettre en colère ? La jeune russe aurait voulu ravaler son impertinence, ainsi que son invitation. Peut-être que rester seul n’aurait pas été plus mal, la demoiselle s’était rarement sentie aussi mal. Heureusement, Sheila sembla finalement plutôt ouverte, affichant un sourire amoureux qu’elle dédiait clairement à cette fameuse copine. Ses yeux s’étaient détournés, et elle ne semblait pas avoir aperçu que l’instant d’avant, la russe avait presque été sur le point de se liquéfier. Elle alla s’installer dans le lit de la brune, qui remarqua qu’à aucun moment elle ne lui avait proposé de s’assoir. Elle manquait clairement à tous ces devoirs. Elle la suivit, s’installant sur sa chaise de bureau, qu’elle avait installé en face du lit.

- Hum... Par quoi commencer? J'ai l'impression d'avoir tellement de choses à dire...


Elle prend le temps de réfléchir tandis que Katerina chipote à sa robe du bout des doigts. Elle n’est pas plus à l’aise que tantôt, avec ces vêtements et la nervosité l’a fait agir comme une gamine. Si Andrei la voyait faire, il aurait été furieux. Mais au diable Andrei et ces règles stupides ! De toute manière, elle était en train de réaliser que, peut-être, elle franchissait dorénavant une limite qu’aucuns des enseignements de son tuteur n’auraient pardonnés.

- On s'est rencontrées un peu par hasard en fait. Toutes les deux sur les terrains de sport au même moment et au final on n'a fait que se défier sur tout et n'importe quoi durant le reste de la journée. De vrais gamines... Mais c'était marrant et elle avait l'air sympa mais… Mais disons qu'elle était plutôt du style manipulatrice. Elle avait un club de théâtre et voulait absolument que je l'intègre du coup elle essayait de m'amadouer. Mais bon, je ne suis pas stupide, j'ai vu son p'tit jeu et je lui ai fait comprendre que je savais qu'elle tentait de me manipuler mais que je continuerai à traîner avec elle malgré tout.


Déroutée, Katerina écoutait attentivement Sheila, tentant vainement de faire un parallèle qu’il n’était bien évidemment pas possible de faire. Que cherchait-elle à savoir au juste. Elle posa ses mains sur les bords de sa chaise, n’en pouvant plus de ces insupportables manières.

- J'adore penser qu'il y a du bon en chacun donc mon but c'était de le faire ressortir chez elle. Bon je te cache pas qu'au début c'était un peu l'enfer. Elle faisait tout pour me déstabiliser. Elle m'a même embrassé une fois. J'étais tellement mal à l'aise, c'est la première fois que j'ai autant paniqué... Mais le lendemain tout est redevenu "normal". Bon je ne te cache pas que c'était toujours tendu, y avait beaucoup de rivalité entre nous à cette époque. Mais, petit à petit, on a apprit à se connaître. Et je sentais que son comportement changeait à mon égard.


Si seulement les choses pouvaient elles aussi redevenir normales. Elle ne savait pas du tout comment allait réagir Agnès. Peut-être serait-elle trop mal à l’aise et ne souhaiterait plus discuter avec la jeune russe. Elle se sentait honteuse d’avoir pu imaginer… Elle fixait le sol, comme s’il pouvait la raccroché à ce qu’elle avait toujours connu. Aussi, malgré le petit silence de Sheila, Katerina ne parvient pas à retourner à son regard. Elle espérait que cette dernière fut trop concentrée sur son histoire que pour se rendre compte de son désarroi grandissant. La jeune russe ne parvenait pas à effacer l’idée qu’Agnès ne pourrait plus la regarder en face. Pas après ce qu’elle avait dit. Peut-être même qu’elle la détesterait autant qu’elle détestait M. Barrabil.

- J'ai commencé me sentir bizarre quand elle était près de moi. Je bafouiller plus facilement, perdait parfois mes moyens. Mais je voulais tout le temps être avec elle. Même si je me trouvais ridicule quand je souriais ou n’emmêlait dans mes mots. Alors, un jour j'ai voulu lui parler sérieusement. Juste pour mettre un peu au clair notre relation et elle s'est payée ma tête, la bougre! Mais elle était tellement proche de moi... Je.. l'ai embrassé. Et elle ne m'a pas repoussé. Alors on en a parlé un moment après ça. Et puis.. maintenant nous sommes ensembles.

La joie de sa partenaire de danse eut l’effet d’une déflagration sur la jeune russe. Qu’elle était cette douleur qui semblait lui ouvrir la poitrine en deux ? Elle se sentait si loin du bonheur simple de Sheila. Elle qui semblait tellement parfaitement heureuse. Katerina finit par jeter un regard dans sa direction tandis qu’elle se laissait tomber en arrière sur le lit, un pendentif en main. Elle passa négligemment la main sur son visage, effaçant l’humidité de son regard et tenta de garder contenance.

« Je t’aime mais je ne peux pas rester là et assister à ça. » Mais qu’est ce qui lui avait pris bon sang ? Depuis quand disait-elle de choses pareils ? Elle s’en voulait maintenant d’avoir rejeté en bloc tout ce qui lui avait appris Andrei. Si elle était restée sur le sentier… si elle était restée sur le sentier, elle ne se serait jamais foutue dans une situation pareille.

-C’est une belle histoire. Je… vous souhaite beaucoup de bonheur.


Elle n’aurait pas dû inviter Sheila à rentrer. A quoi avait-elle pensé au juste ? Comme si s’était le moment. Elle continua malgré tout, comme si elle ne se faisait pas assez de mal comme ça :

-Tes parents… ils en pensent quoi ?


De plus en plus indiscrète Katerina… sincèrement, si Andrei entendait ça…
Sheila McElroy

Messages : 90
Points de confiance : 32
Date d'inscription : 02/07/2018
Age : 19
Localisation : Oh là ! Beaucoup d'endroit...

X161






Laisser tomber les masques

Je suis allongée sur le lit, le sourire aux lèvres tout en pensant que Kat avait son pendentif sur elle. Elle me manque. Elle me manque mais grâce à ce petit lien tout simple, je me sens un peu près d'elle. Comme quoi, la force des objets est grande. Enfin, je mentirai en disant ne pas vouloir la voir après cette histoire. Repenser à tout ces moments entre drague et rivalité me donne atrocement envie de la sentir près de moi. De l'embrasser. Voire même.. Enfin bref. Ce n'est pas le moment de penser à ça. En plus j'ai l'impression que mon rougissement s'amplifie...

-C’est une belle histoire. Je… vous souhaite beaucoup de bonheur.  

La voix de mon interlocutrice me permet de me concentrer sur autre chose. Je la remercie même si j'ai l'impression de sentir un petit trouble dans sa phrase. Est-ce... Pourquoi m'a-t-elle posé la question au fait? On ne se connaît pas au final, ce n'est pas anodin. Bon, ça ne me dérange pas mais maintenant que j'y pense je trouve ça un peu bizarre. Et elle avait dit qu'elle voulait demander des conseils, non? Oh.. Oh? Est-ce qu'elle..?

-Tes parents… ils en pensent quoi ?

Cette question me fait déchanter presque immédiatement. Je rouvre les yeux en perdant un peu mon sourire pendant une seconde.

- Mes parents?

Je reste un petit instant silencieuse avant de reposer mes mains contre ma poitrine pour dégager mon visage, le collier toujours entre mes doigts. Mes parents... J'ai l'impression d'être passée d'une émotion de joie intense à de la déception. Ou de la tristesse? Peut-être les deux.

- Je ne sais pas trop...

Je me redresse pour m'asseoir et être de nouveau face à elle. Je ne sais pas trop quoi dire là. Je ne parle pas vraiment de mes parents en règles général. De toute façon il n'y a rien à dire dessus. Enfin, rien de très intéressant. Le divorce les a transformé, je me retrouve au milieu, ils ne sont plus d'accord sur mon éducation et de toute façon mon père n'a pas le dessus. Point. Rien de très joyeux à dire quoi. Je vous arrête tout de suite, je passe de bons moments avec eux et je les aime mais.. Disons que c'est souvent compliqué.

- Honnêtement je crois que mon père s'en fout. Enfin, au début il ne comprenait pas trop, il l'a prise pour une amie la première qu'ils se sont rencontrés. Je l'avais prévenu pourtant hein. Bon au final il a tilté quand on s'est embrassées mais il n'en parle pas avec moi. Ouais, je crois qu'il s'en fout..

Sortit de dépression, tu parles! Tout le monde vit le départ d'Edan comme il peut mais voir mon père autant à l'Ouest me fait de la peine. J'aimerai bien qu'il retrouve un peu de joie de vivre. Une vrai joie de vivre. Il ne pourra rien me cacher, je sais quand il fait semblant. Je vois quand il me ment. Mais il fait beaucoup d'efforts pour moi alors je préfère ne pas lui parler de ça. Faire comme si de rien n'était et simplement profiter d'être avec lui.

- Quant à ma mère..

Je lâche finalement mon pendentif avant de me frotter la nuque. J'aime ma mère autant que j'aime mon père. Mais des fois, elle m'agace. Elle m'agace vraiment. Je pousse un soupire.

- Disons que, pour te donner une idée c'est depuis qu'elle sait pour moi et Kat qu'elle s'est mise dans la tête de m'envoyer à l'institut. Je ne sais pas si c'est lié mais.. Je ne peux pas m'empêcher de croire qu'elle veut un peu nous séparer. C'est peut-être inconscient, j'en sais rien. Mais bon, le résultat est là.

Je ne parlerai pas des petites remarques ou réflexions qui pouvaient lui échapper mais bon, je pense que Katerina aura saisit. Pas besoin de s'étendre en long discours pour comprendre que ma mère est contre mon couple. Enfin bref, je fais avec. J'ai bien compris qu'il ne fallait pas que j'en parle avec elle et que je ne la mette pas en présence de ma copine. De toute façon avec le caractère de Kat, ça aurait facilement dégénéré. Heureusement que, le peu de fois qu'elles se sont vues, elles s'étaient relativement tenues à carreau.

- Enfin bref. C'est vrai que depuis que je suis ici c'est plus compliqué pour mon couple. Mais même si nous sommes séparées par la distance, mes sentiments pour Kat ne changent pas. Et ce n'est pas quelques kilomètres qui vont m'empêcher d'être avec elle! Ce que pense ma mère je m'en fiche. C'est moi qui suis en couple, c'est moi qui décide. Je veux lui prouver que j'aime Kat et que ce n'est pas qu'un simple caprice.

Je souris à mon interlocutrice avec d'émettre un petit rire et frotter l'arrière de mon crâne.

- J'ai l'impression d'être un cliché de manga.

Je plaisante mais tout ce que je dis est vrai. Je veux prouver à ma mère que ma relation est véritable et que mes sentiments ne sont pas factices. Elle a du mal à comprendre ça parce qu'on est deux filles mais ce n'est pas grave. Au final sont regard sur mon couple ne me ferra pas douter et ne m'empêchera pas de continuer d'être avec Kat.  

- Hum... Dis? Pourquoi est-ce que tu me poses toutes ces questions?

Je ne veux pas être indiscrète mais je suis quand même curieuse. Un peu trop peut-être? Quoi qu'il en soit, sa couleur capte mon attention. Elle semble troublée. Par quoi, je l'ignore. Juste... troublée.  

Codage par Libella sur Graphiorum



Ce rp est la suite direct du bal d'Halloween que vous pouvez trouver ICI



Sheila fait la papote à n'importe qui en #8B008B

Contenu sponsorisé


    La date/heure actuelle est Mar 19 Fév - 21:03

    Four Seasons