Un peu de paix - ft. Adèlys
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Mar 23 Mai - 6:17
Un peu de paix


Puisque la forêt avait été incendié, Maya ne pouvait plus s'y cacher pour lire. Par conséquent, elle se dirigea vers le lac. Il y avait encore quelques arbres pour la protéger du soleil, alors elle grimpa dans l'un d'eux pour se nicher sur une branche. Malgré sa peur des hauteurs, il n'y avait rien de mieux pour se cacher des psychopathes de médecin.

Retrouvant le creux confortable de son arbre favori, Maya se débarrassa de son sac et en sortit le premier tome de la saga SIGMA Force de James Rollings. Ses parents devaient se sentir coupables pour lui envoyer un livre avant la fin du mois. Dommage, c'était Hackers 2 qu'elle attendait avec impatience. Tant pis, Tonnerre de Sable semblait intéressant, si elle se fiait au résumé de la quatrième de couverture.

Maya ne vit pas le temps passé, complètement absorbée dans l'histoire et c'est en se rendant compte de la soudaine chaleur. qu'elle réalisa qu'il devait être passé midi. Du coup, elle réalisa aussi la faim qui la tenaillait depuis sûrement un bon moment. Elle glissa son signet là où elle était rendue et elle déposa son livre sur ses cuisses, le temps de prendre le snack qu'elle avait glissé dans son sac avant de quitter les dortoirs.

Son sandwich dans la main droite et son livre ouvert dans la gauche, elle reprit sa lecture, sans se soucier du temps qui passait et des médecins qui devaient la chercher. À coup sûr, ils allaient lui faire regretter sa nouvelle escapade lorsqu'ils la trouveraient. Ou lorsqu'elle rentrerait au dortoir. Il y en aurait sûrement un qui l'attendrait. Parce que c'était toujours ça qui arrivait, lorsqu'elle arrivait à les semer durant toute la journée.



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Mer 24 Mai - 16:52
ft. Maya MacKenzie

UN PEU DE PAIX

Se déplacer jusqu'au lac était toujours difficile pour Adèlys. Un petit chemin avait été aménagé il y a longtemps, et puisque personne ne s'aventurait ici, l'Institut a abandonné l'entretien de ce passage. Branchages et feuillages empêchaient Adèlys d'avancer correctement, les roues de son fauteuil étant constamment en conflit avec le sol. Mais le lac était un de ses endroits préférés : calme, apaisant, sans autorités. Cette étendue d'eau aidait Adèlys à se reposer et à prendre ses distances avec la structure imposante et effroyable qu'était l'espèce d'hôpital.
Elle fut enfin arrivée à destination. Elle ferma les yeux pour savourer le doux son des vaguelettes qui rentraient en collision avec le bord du bassin, le vent qui faisait danser les branches des arbres encore debout, le sifflement des oiseaux et leurs ailes qui battaient l'air pour l'élever dans le ciel. Cette nature donnait à Adèlys l'envie de se lever, de marcher, de danser, les pieds effleurant l'herbe à chacun de ses pas. Mais cela était impossible. Voilà plus de dix ans qu'Adèlys était entrée dans l'Institut, et toujours aucune solution à son problème de paralysie.
Elle ouvrit les yeux, et regarda ses jambes clouées sur son fauteuil. Fichues jambes. Fichue génétique.
Elle entendit soudain le bruit d'un papier que l'on chiffonne, comme si l'on déballait quelque chose. Paniquée, Adèlys se retourna dans tous les sens afin de savoir d'où ce bruit provenait. Rien aux alentours. Elle redoutait depuis l'incendie les autorités qui pourraient patrouiller dans le coin. Mais sans doute que les hauts dirigeants se demandaient encore si cela était vraiment une bonne idée.
Puisqu'elle ne vit personne sur la terre ferme, elle décida de vérifier vers les hauteurs. Elle vit une coloration rouge se mêler aux feuilles encore vertes. L'automne n'approchait certainement pas, les feuilles ne peuvent pas rougir, ou alors pas encore. Elle s'approcha de cette masse colorée, en essayant de faire le moins de bruit possible. Au fur et à mesure, elle reconnut des jambes, puis des bras. Dans une main un livre, dans une autre un sandwich emballé. Voilà donc d'où venait le bruit. Adèlys sourit. Elle savait qui était cette personne. Depuis le temps qu'elles étaient toutes les deux dans l'Institut, impossible de se tromper. Surtout lorsqu'une telle tignasse rouge se liait avec un bouquin.
- Bonjour Mama. Comment tu vas ?


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Ven 26 Mai - 4:37
Un peu de paix


- Bonjour Mama. Comment tu vas ?

En entendant la voix fluette, Maya baissa les yeux sous elle et découvrit Lys dans son fauteuil roulant. La rousse l'appréciait cette petite fille, mais... Faire confiance à quelqu'un c'était toujours difficile. Elles s'étaient rapprochées avec le temps grâce à la lecture. Adèlys lui empruntait parfois des livres pour passer le temps et elles en discutaient souvent après, débattant sur tel ou tel sujet, tel moment dans l'histoire, et ainsi de suite. Et comme chaque fois qu'elle la voyait, Maya se retenait de montrer sa pitié. Être clouée à un fauteuil roulant... Elle n'aurait probablement jamais tenue aussi longtemps sans vouloir mettre fin à ses jours. Impossible de suivre des cours de danse à l'Institut, mais Dieu seul sait combien elle aurait aimé en faire. Surtout avec la filmographie qu'elle avait accumulé au fil du temps grâce à sa tante. Une vraie cinéphile cette tata Katrine.

- Hey Lys ! Ça va comme ça peut aller dans cet enfer de psychopathe. Et toi ? Ça dû être pénible pour arriver jusqu'ici, réalisa-t-elle soudainement.

Maya glissa son signet entre deux pages, mit son livre dans son sac et le jeta aux pieds de Lys avant de redescendre avec son sandwich dans la bouche. Arrivée en bas, elle le reprit en main, non sans en prendre une bouchée au passage. Hum, poulet, savoura-t-elle avant de se retourner vers sa camarade de lecture pour l'écouter répondre à sa question. Pendant ce temps-là, elle allait terminer son maigre repas. Son estomac allait la remercier pour ça.



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Dim 28 Mai - 16:05
ft. Maya MacKenzie

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- Hey Lys ! Ça va comme ça peut aller dans cet enfer de psychopathe. Et toi ? Ça dû être pénible pour arriver jusqu'ici, réalisa-t-elle soudainement.

Adèlys frissonna lorsqu'elle entendit comment Mama l'avait appelée. "Lys" était le surnom que Donatien lui donnait, hors de question que quelqu'un d'autre l'utilise, elle avait déjà assez peur de ce malade pour en plus entendre ce petit nom trop familier.
Elle secoua la tête, et le sac de son amie atterrit à ses pieds. Elle sursauta, ne s'y attendant pas, et ce fut au tour de Mama de descendre de cet arbre. Qu'elle était agile. Elle en avait de la chance que d'utiliser ses pieds et ses jambes pour grimper toujours plus haut, et pour voir le monde d'une autre hauteur.

- Oui, hum. Appelle-moi Lyse ou Adèlys pas Lys s'il te plaît... Mais sinon, je vais bien. Je venais faire un tour, c'est mon temps libre donc j'en profite. Et j'ai débroussaillé un peu l'allée en venant, donc le retour devrait être moins compliqué. Tu lisais quoi ?

Elle essayait de lire le titre du livre, et même de distinguer la couverture, pas moyen de connaître l'auteur de ce bouquin. Elle regarda alors Mama dans toute sa splendeur. Il y a des gens pour qui la Nature a tout donné. Elle était grande, charismatique, belle, originale et en plus, elle se régénère rapidement. Elle était sûre qu'elle n'avait aucun soucis de maladie, elle. Mais elle était sûre que la chance tournait pour tout le monde.
C'est vrai, Adèlys était jalouse, mais Mama était avant tout une jeune fille comme elle, qui souffrait de cet endroit. Elle ne pouvait que la plaindre. Elle aurait tellement pu vivre normalement...

- Au fait ! J'ai entendu dire que tu avais encore changé de médecin ! Qui t'ont-ils mis cette fois-ci ?


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Dim 28 Mai - 16:36
Un peu de paix

- Oui, hum. Appelle-moi Lyse ou Adèlys pas Lys s'il te plaît...

Oups, j'avais oublié que c'était le docteur Donatien qui l'appelait comme ça. Fichue mémoire sélective, se gifla mentalement Maya.

- Mais sinon, je vais bien. Je venais faire un tour, c'est mon temps libre donc j'en profite. Et j'ai débroussaillé un peu l'allée en venant, donc le retour devrait être moins compliqué. Tu lisais quoi ?

Maya lui montra la couverture du livre.

- Tonnerre de Sable. Une intrigue policière suite à l'attentat du British Museum. C'est prometteur pour le moment.

Alors qu'elle s'emportait une nouvelle fois sur ses appréciations de l'histoire, ça l'arrivait à chaque fois qu'elles se voyaient, Adèlys interrompit :

- Au fait ! J'ai entendu dire que tu avais encore changé de médecin ! Qui t'ont-ils mis cette fois-ci ?

La bonne humeur de Maya disparut en un clin d'oeil et une grimace tordit sa bouche. Sa rencontre avec son nouveau médecin était encore fraîche à sa mémoire. Et son regard charmeur soulevait son estomac de dégoût.

- Ange Barrabil. Cet abuseur de femmes. J'arrive pas à croire que je vais être pogné avec lui ! Ça se voit dans ses yeux qu'il ne me lâchera pas tant qu'il ne m'aura pas...

Maya s'arrêta à temps pour ne pas dire des vulgarités devant sa camarade. Adèlys ne devait pas être totalement naïve pour ignorer... les choses que font les adultes entre eux. Mais elle semblait si pure aux yeux de Maya, qu'elle ne voulait pas salir ses oreilles en disant à voix haute ce qu'elle redoutait le plus en ayant le docteur Barrabil comme médecin attitré. Elle n'avait pas seulement peur qu'il abuse d'elle, avait peur qu'il la viole.

- Bref, c'est pas la joie, termine-t-elle avec un sourire forcé.



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Lun 29 Mai - 18:31
ft. Maya MacKenzie

UN PEU DE PAIX

Adèlys vit à l'expression de Mama qu'elle n'avait pas posé une bonne question. Elle regretta aussitôt ce qu'elle venait de demander. Cependant, la curiosité la titilla, se demandant qui elle a bien pu avoir...

- Ange Barrabil. Cet abuseur de femmes. J'arrive pas à croire que je vais être pogné avec lui ! Ça se voit dans ses yeux qu'il ne me lâchera pas tant qu'il ne m'aura pas...

Adèlys réfléchit... Ange Barrabil... Le nouveau médecin dont tout le monde parle ? Celui qui terrorise les jeunes patientes ? Celui qui abuse des jeunes filles ? Non, ce n'est pas possible... C'est une plaisanterie ! Mama ne pouvait pas tomber sur un médecin pareil, surtout après Morgan... Pourquoi Mirron n'était-il pas resté s'occuper d'elle ? Elle avait tant besoin d'un médecin qui ne lui faisait pas subir d'horreurs.
Adèlys espéra du fond du coeur que ce nouveau médecin n'allait pas la faire rester plus longtemps, sachant que dans quatre mois, si elle se souvient bien, Maya allait enfin pouvoir partir de cet endroit.
Elle se pressa les lèvres, tic nerveux. Pourquoi tant de mauvaises choses arrivaient aux personnes les plus généreuses ?! Si Dieu existe, il ne sait pas avantager ceux qui devraient l'être.

- Bref, c'est pas la joie, termine-t-elle avec un sourire forcé.

Adèlys lui lança un regard compatissant. Elle qui se coltinait le docteur Elpida depuis plusieurs années maintenant (si ce n'est pas depuis qu'elle est arrivée à l'Institut), elle savait bien comment fonctionnait ce genre d'homme peu fréquentable et dérangé... Ah mais, c'est lui !
Adèlys écarquilla les yeux, une illumination lui ayant traversée l'esprit. Ange Barrabil ! Le nouveau médecin dont Donatien s'est occupé pendant un mois, ce qui a permis à Adèlys de lâcher un peu de zèle puisque Elpida était plus occupé !
Cependant, elle redoutait encore plus la suite des événements. Si Donatien s'est occupé de la formation d'Ange, alors Mama allait être encore plus foutue qu'elle ne le pensait... Puisque le médecin d'Adèlys était un psychopathe à cause de son obsession de la pureté et de la souffrance, il a du transmettre en même temps ses valeurs au médecin Barrabil... Mon Dieu...
Adèlys inspira fortement, tentant de gagner son calme. Pauvre Mama...

- Ce n'est pas vrai... Laissa-t-elle échapper malgré elle, Mais pourquoi ? Enfin, je me doute que tu ne souhaites pas en parler, mais tu as fait quoi de ton précédent médecin ? Je te l'avais dit que ça te retomberait dessus, un jour ou l'autre...

Adèlys se tut, sidérée par ce qu'elle venait de dire. Non, il ne fallait pas qu'elle dise :"J'avais raison, et tu avais tort.", comme un enfant le ferait. C'était une situation grave. Assez grave pour qu'elle prenne un peu de distance avec ses propos, qui pourraient être blessant. Personne n'apprécierait ce genre de paroles, pas pour ce genre de situation en tout cas.

- Pardon... C'est déplacé de ma part. S'excusa-t-elle, sincère. Tu souhaites en parler quand même ? Si tu savais à quel point je compatis...


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Lun 29 Mai - 19:11
Un peu de paix

- Ce n'est pas vrai... Laissa-t-elle échapper malgré elle. Mais pourquoi ? Enfin, je me doute que tu ne souhaites pas en parler, mais tu as fait quoi de ton précédent médecin ? Je te l'avais dit que ça te retomberait dessus, un jour ou l'autre... Pardon... C'est déplacé de ma part, s'excusa-t-elle, sincère. Tu souhaites en parler quand même ? Si tu savais à quel point je compatis...
- Mais rien justement ! Je n'ai rien fait au dernier. Il ne laissait même pas présager qu'il allait m'abandonner pour un autre.

Maintenant qu'elle y pensait, c'était louche. Le docteur Pilaf lui avait dit à demain. Et pourtant, c'était Ange Barrabil qui l'avait réveillé le lendemain. Et Donatien qui avait eu l'air beaucoup trop intrigué quand elle lui avait dit que c'était lui son médecin du moment.

- Bordel de merde, c'est ce chef psychopathe qui me l'a changé ! Ça ne peut qu'être ça la raison. Pilaf prévoyait de poursuivre sa recherche sur le démembrement le lendemain, mais c'est Barrabil qui est apparu dans ma chambre pour m'annoncer qu'il était mon nouveau médecin. Ils sont amis, c'est clair. Je suis presque majeur et j'ai un corps appétissant si je me fis aux commentaires que j'entends des autres médecins masculins. J'étais donc la proie la plus parfaite pour cet abuseur de femmes. Je suis vraiment maudite. Je suis sûre que ça fait plaisir aux dirigeants de cet enfer. Ils se vengent clairement pour avoir cafté auprès de mes parents. Mais j'avais peur ! C'est sorti tout seul. Je me suis tenue à carreau depuis. Bon d'accord, pas vraiment, mais je n'ai plus fait de scandales ! C'est clair que je vais mourir ici ! Comme si ils allaient prendre le risque que je sorte et que j'aille tout dire à la police et aux médias ? Je suis pas naïve, le seul moyen pour quitter cet endroit, c'est la mort et rien d'autre.

Maya savait qu'elle s'emportait, que Adèlys ne méritait pas de recevoir toute sa haine de cette façon, ni de briser les quelques illusions qu'elle devait encore garder de quitter cet endroit. Mais Maya l'avait compris depuis l'incident avec le docteur Morgan. Dès qu'on entrait ici, c'était jusqu'à la mort. Ou la folie. Ils finiraient pas créer d'autres médecins psychopathes avec les patients qui allaient devenir fous. Et la rousse avait de plus en plus peur de devenir l'un d'en eux.





Au fait, docteur Mirron s'est le premier avant Morgan. Maya était avec Pilaf avant que Ange ne débarque.


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Jeu 1 Juin - 16:06
ft. Maya MacKenzie

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- Bordel de merde, c'est ce chef psychopathe qui me l'a changé ! Ça ne peut qu'être ça la raison. Pilaf prévoyait de poursuivre sa recherche sur le démembrement le lendemain, mais c'est Barrabil qui est apparu dans ma chambre pour m'annoncer qu'il était mon nouveau médecin. Ils sont amis, c'est clair. Je suis presque majeur et j'ai un corps appétissant si je me fis aux commentaires que j'entends des autres médecins masculins. J'étais donc la proie la plus parfaite pour cet abuseur de femmes. Je suis vraiment maudite. Je suis sûre que ça fait plaisir aux dirigeants de cet enfer. Ils se vengent clairement pour avoir cafté auprès de mes parents. Mais j'avais peur ! C'est sorti tout seul. Je me suis tenue à carreau depuis. Bon d'accord, pas vraiment, mais je n'ai plus fait de scandales ! C'est clair que je vais mourir ici ! Comme si ils allaient prendre le risque que je sorte et que j'aille tout dire à la police et aux médias ? Je suis pas naïve, le seul moyen pour quitter cet endroit, c'est la mort et rien d'autre.

Adèlys écarquilla les yeux. Ce n'était pas souvent que Mama parlait autant, ou qu'elle s'exprimait avec une telle fougue.
Adèlys pensait que Mama réfléchissait en vérité à voix haute, laissant Adèlys en tant que spectatrice de sa réflexion.
L'inquiétude commença à se reflétait sur le visage d'Adèlys. Elle voulait l'aider, mais c'était impossible. Et une nouvelle fois, elle remarqua à quel point elle était inutile dans ce genre de moment, et combien elle était impuissante. Elle avait beau être la patiente de Donatien, elle ne pouvait pas autre chose que d'aller dans son sens lorsqu'il lui parlait.

- Oh Mama... Elle soupira. J'aimerai vraiment t'aider, tu sais. Mais je reste persuadée qu'il faut rester fort et combattre l'oppression avec les autres patients. Mourir, c'est accepté sa défaite. Et il y a plusieurs moyens que de quitter cet endroit, j'en suis sûre !

Elle s'arrêta. Ses mots devraient être extrêmement bien choisis. Mama parlait de mourir, ce n'était pas rien ! Sans elle, Adèlys perdrait une alliée de poids, une camarade de lecture, une amie.
Adèlys secoua la tête de gauche à droite, ses cheveux suivant légèrement le mouvement.

- Il y a forcément d'autres possibilités. Rectifia-t-elle, pour l'instant, la seule chose que tu puisses faire, c'est aller dans son sens. C'est ce que je fais avec mon médecin, il ne trouve jamais rien à me redire puisque je fais en sorte qu'il ne me punisse pas. Ou qu'il n'ait pas de raison de le faire. Il faut que tu tiennes bon encore quelques mois, et tu seras libre. Tes parents viendront te chercher à la date échéante, et tu rentreras chez toi. Ils ont signé un contrat, ils ne peuvent pas l'annuler sans l'accord de tes parents.

Elle était persuadée que c'était la bonne solution.


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Sam 3 Juin - 3:09
Un peu de paix

Maya vit Adèlys écarquiller les yeux. Et voilà, elle venait de la traumatiser. Et voir l’inquiétude se peindre sur son visage. Oh non ! La dernière chose qu’elle voulait, c’était que quelqu’un s’inquiète pour elle. Elle parlait beaucoup trop ces jours-ci. Le changement de médecin l’avait perturbé, tant il était soudain.

- Oh Mama… soupira Adèlys. J'aimerai vraiment t'aider, tu sais. Mais je reste persuadée qu'il faut rester fort et combattre l'oppression avec les autres patients. Mourir, c'est accepté sa défaite. Et il y a plusieurs moyens que de quitter cet endroit, j'en suis sûre !

Encore si naïve, soupira intérieurement Maya. Elle était d’accord sur le fait que mourir revenait à accepter la défaite, mais croire qu’il avait plusieurs moyens de quitter cet endroit, c’était vivre dans un monde d’illusions. Il y avait deux moyens, mourir ou démolir l’Institut. Elle remarqua l’arrêt qu’Adèlys se permit avant de continuer. Elle cherchait ses mots, mais Maya devinait déjà la suite de ses tirades. C’était beau être optimiste, mais fallait aussi être réaliste dans la vie.

- Il y a forcément d'autres possibilités, poursuivit Adèlys. Pour l'instant, la seule chose que tu puisses faire, c'est aller dans son sens. C'est ce que je fais avec mon médecin, il ne trouve jamais rien à me redire puisque je fais en sorte qu'il ne me punisse pas. Ou qu'il n'ait pas de raison de le faire. Il faut que tu tiennes bon encore quelques mois, et tu seras libre. Tes parents viendront te chercher à la date échéante, et tu rentreras chez toi. Ils ont signé un contrat, ils ne peuvent pas l'annuler sans l'accord de tes parents.

Signé un contrat ? Adèlys ne semblait rien connaître à la justice et à quel point les dirigeants de l’Institut jouaient sur les petits points pour les garder ici. Le contrat, c’est leurs parents que le signaient, puisqu’ils étaient encore sous leurs responsabilités, mais dès qu’on atteint la majorité, les parents n’ont plus aucun réel droit sur leurs progénitures. Dès qu’ils atteignaient dix-huit ans, le contrat n’avait plus lieu d’être et les dirigeants pouvaient inventer n’importe quoi pour les garder ici. Tel que, « c’est le choix de votre enfant. Maintenant que c’est un adulte, il peut faire ces propres choix. » Et comme ce n’est pas avec le patient qu’ils ont signé ledit contrat, il n’y a aucune raison qu’ils le respectent. Ce serait bien trop risquer de les laisser quitter cette île. Le premier qui quittait ce soi-disant paradis irait immédiatement tout raconter à la police et à la presse. Et du coup, bye bye l’Institut. Pourquoi prendraient-ils ce risque ?

- Je ne veux pas être méchante, Lyse, mais… Tu es vraiment trop naïve. Ce contrat est signé avec nos parents, ors à notre majorité, ils n’ont plus aucun droit sur nous. Le contrat n’est qu’un leurre pour laisser croire à nos parents qu’ils ont pris la bonne décision et qu’ils ne sont pas des monstres en abandonnant leurs enfants à de parfaits inconnus qui peuvent faire tout ce qu’ils veulent sur eux. Mes oreilles traînent beaucoup dans les couloirs et j’en ai entendu des choses. Si tu crois que je suis trop pessimiste, c’est parce que moi je les ai entendus en discuter entre eux. À moins qu’on ne mette le feu à cet île ou qu’on les tue tous, les tortures ne s’arrêteront jamais.

Maya savait qu’elle se montrait dure envers Adèlys, mais elle la trouvait trop docile et rêveuse. Elle n’aurait jamais dû se retrouver ici, elle était beaucoup trop douce pour cet enfer.


HRP:
J'espère que ce que j'invente sur l'Institut n'est pas erroné ^^'
Mais je n'ai tellement pas l'impression qu'on puisse le quitter aussi facilement, même en atteignant la majorité. Ce serait tellement facile pour un ancien patient d'aller tout dire sur leurs pratiques.


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Lun 5 Juin - 15:26
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UN PEU DE PAIX

Adèlys attendait avec impatience la réaction de Mama. Après tout, l'auteure du journal clandestin ne pouvait que comprendre la détresse des patients, elle voulait les aider. Les hauts dirigeants en avaient entendu parler, de ce fameux journal, mais il était introuvable. Du moins, pour eux. Pour les patients, c'était autre chose. Il fallait qu'ils en entendent parler. Il fallait que les patients prennent conscience qu'ensemble, qu'avec toutes leurs pathologies si particulières, ils pouvaient faire la différence et renverser le système.

- Je ne veux pas être méchante, Lyse, mais… Tu es vraiment trop naïve. Ce contrat est signé avec nos parents, ors à notre majorité, ils n’ont plus aucun droit sur nous.

Il était vrai qu'elle marquait un point. Cependant, une fois le contrat arrivé à la date échéante, l'Institut n'a plus aucun droit sur le patient. Sauf s'ils décident de falsifier sa mort... De ce fait, ils pourront faire ce qu'ils veulent des patients, puisqu'ils ont certifié que telle personne était décédée.
"Il me semble que les patients retournent chez eux, mais avec une puce sur eux qui enregistrent ce qu'ils disent et ce qu'il font", pensa Adèlys. Ou alors, ils rejoignent un autre endroit, semblable à l'Institut mais qui serait plus secret. Ce n'est pas impossible...

- Le contrat n’est qu’un leurre pour laisser croire à nos parents qu’ils ont pris la bonne décision et qu’ils ne sont pas des monstres en abandonnant leurs enfants à de parfaits inconnus qui peuvent faire tout ce qu’ils veulent sur eux. Mes oreilles traînent beaucoup dans les couloirs et j’en ai entendu des choses. Si tu crois que je suis trop pessimiste, c’est parce que moi je les ai entendus en discuter entre eux. À moins qu’on ne mette le feu à cet île ou qu’on les tue tous, les tortures ne s’arrêteront jamais.

Adèlys se tut pendant quelques secondes, laissant son cerveau le temps de faire le point. Mama était dans l'Institut depuis longtemps, comme Adèlys. Toutes deux savaient comment il fonctionnait, quels étaient les rouages qui faisaient tourner l'Institut. Malheureusement, savoir comment il fonctionne et pouvoir le faire fonctionner d'une autre manière étaient deux choses différentes.
Mama allait s'attirer des problèmes, c'était sûr. A continuer d'écouter les conversations qu'il ne faut pas. Mais, ces problèmes sont ceux de l'Institut, pas ceux des patients pour qui ces informations peuvent aider à faire pression.
Adèlys se pressa les lèvres.

- Je comprends ton point de vue, finit-elle par dire, mais je ne pense pas qu'il faut être aussi défaitiste. Nous devons prendre exemple sur l'histoire. Comment les gens, par le passé, ont-ils obtenus ce qu'ils souhaitaient ? En se révoltant. Comme pour la prise de la Bastille, la chute du mur de Berlin, et d'autres choses encore.

Elle regarda le lac, envieuse. Apprendre à nager, courir, marcher, danser... Tant de choses qui pourraient être possibles...

- Mais j'ai encore de l'espoir. Je sais que les médecins de cet Institut sont compétents, ils apprennent chaque jour de nos maladies. Je suis persuadée qu'ils arriveront à nous les guérir, et à les comprendre. Mais après, que feront-ils de nous ? Je l'ignore.


Hors RP:
Pas de soucis, là tout est bon ♥


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Mer 7 Juin - 4:34
Un peu de paix

Maya vit la brunette pincer ses lèvres. Encore une fois, elle aurait mieux fait de se taire.

- Je comprends ton point de vue, finit par dire Adèlys, mais je ne pense pas qu'il faut être aussi défaitiste. Nous devons prendre exemple sur l'histoire. Comment les gens, par le passé, ont-ils obtenus ce qu'ils souhaitaient ? En se révoltant. Comme pour la prise de la Bastille, la chute du mur de Berlin, et d'autres choses encore.

La petite Adèlys avait lu des livres d’Histoire, remarqua Maya, mais elle ne fit aucun commentaire dessus. Par contre, elle n’eut aucun mal à voir l’envie dans ses yeux, lorsqu’elle jeta un regard sur le lac. C’est vrai qu’elle ne pouvait pas nager dans sa condition. Dommage, parce que l’eau du lac était toujours juste à la bonne température.

- Mais j'ai encore de l'espoir. Je sais que les médecins de cet Institut sont compétents, ils apprennent chaque jour de nos maladies. Je suis persuadée qu'ils arriveront à nous les guérir, et à les comprendre. Mais après, que feront-ils de nous ? Je l'ignore.

Maladies ? Guérir ? Alors pour Adèlys, tous ceux qui étaient ici étaient malade. Mais pour Maya, il y avait des pathologies qui étaient aussi des bénédictions. Comme la sienne. Qui ne voudrait pas guérir en quelques secondes, minutes ou jours, plutôt que des mois voire des années ? Elle pouvait comprendre qu’Adèlys pense ça de la sienne, après tout, elle était clouée à un fauteuil roulant. Mais il y avait des fantastiques. Malheureusement, les autres ne pouvaient pas comprendre à quel point ça pouvait être un don du ciel. Si elle n’avait pas eu cette faculté, elle serait morte à l’âge de cinq, parce qu’en considérant la vitesse de la voiture qui l’avait frappé, elle n’aurait jamais survécu, même dans un corps adulte.

- Pourquoi devrions-nous tous se faire guérir ? Je peux comprendre que toi tu le veuilles, mais moi je n’en ai aucunement envie. Si ça n’avait été d’elle, je n’aurais même pas fêté mes six ans. Dans mon cas, il n’essaie pas de me guérir, ils tentent presque tous de recréer cette pathologie pour l’administrer à d’autres personnes. De toute façon, pourquoi voudraient-ils me guérir ? À moins de me perforer le cœur ou le cerveau, je suis presque immortelle. La douleur met un certain temps à partir, mais ça reste supportable. Tant qu’on laisse le temps à la douleur de partir avant de recommencer au même endroit, conclut-elle en marmonnant.

Maya prit un temps de pause pour prendre une grande respiration et remettre ses idées en place.

- Enfin bref, je ferais mieux de retourner dans ma chambre avant que le pervers psychopathe ne perde patience et ne mette le feu à ma bibliothèque.

Maya attrapa la ganse de son sac et le passa sur son épaule et elle salua la brunette avant de s’éloigner entre les arbres.


HRP:
Tu peux me retenir ou conclure le RP ^^


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Jeu 8 Juin - 21:54
ft. Maya MacKenzie

UN PEU DE PAIX


- Pourquoi devrions-nous tous se faire guérir ? Je peux comprendre que toi tu le veuilles, mais moi je n’en ai aucunement envie. Si ça n’avait été d’elle, je n’aurais même pas fêté mes six ans. Dans mon cas, il n’essaie pas de me guérir, ils tentent presque tous de recréer cette pathologie pour l’administrer à d’autres personnes. De toute façon, pourquoi voudraient-ils me guérir ? À moins de me perforer le cœur ou le cerveau, je suis presque immortelle. La douleur met un certain temps à partir, mais ça reste supportable. Tant qu’on laisse le temps à la douleur de partir avant de recommencer au même endroit, conclut-elle en marmonnant.

Il était vrai qu'elle avait de la chance, en quelque sorte. Elle n'avait aucunement besoin de guérir puisque son corps le faisait tout seul. Mais elle avait omis ce genre de patients. Quand Adèlys se focalisait sur sa maladie, il n'y avait plus rien d'autre existait à ses yeux, sa paralysie prenant toute la place dans sa vie et ses pensées. Elles n'étaient pas forcément joyeuses, puisqu'elle détestait le fait de devoir rester assise toute la journée. Elle avait l'impression qu'elle ne pouvait qu'attendre, sans rien faire de plus. Elle devait se déplacer avec ce fichu fauteuil ou à la force de ses bras. Rien de très pratique, en somme.
Mais pour Mama, c'était autre chose : sa pathologie était très intéressante. Peut-être même que si les médecins arrivaient à trouver d'où ça venait, ils pourraient l'utiliser pour remettre en marche ses jambes...
Adèlys secoua la tête. Non, certainement pas. Pas dans ces conditions. Elle n'accepterait pas ce "cadeau". Elle préférerait encore être clouée sur son fauteuil pour le reste de ses jours plutôt que d'accepter que l'on torture Mama afin de trouver où se cache son don.

- Enfin bref, je ferais mieux de retourner dans ma chambre avant que le pervers psychopathe ne perde patience et ne mette le feu à ma bibliothèque.

Effectivement. Si elle voulait que ses précieux livres continuent de régner dans sa bibliothèque, il valait mieux pour elle qu'elle parte.
Adèlys hocha lentement la tête, compréhensive. Elle la regarda prendre ses affaires et s'éloigner. Elle lui lança un rapide "A bientôt !" mais elle était déjà loin. Haaa.

"Bon... Me voilà seule, à contempler les feuillages restant de la forêt calcinée et cette belle eau limpide.", soupira-t-elle.

Elle s'approcha du bord du lac, en faisant attention à ne pas tomber. Elle s'extirpa lentement de son fauteuil pour poser ses fesses sur la rive. Elle plongea ses pieds dans l'eau. Elle sentit le doux mouvement des vagues caresser sa peau. Elle se laissa aller, ferma les yeux, et s'extirpa de la réalité. Elle s'imagina dans un monde libre, où elle serait avec sa famille, et avec qui elle pourrait faire du sport....
Un doux rêve... Peut-être sera-t-il réalité, un jour. Qui sait ?


Je pense qu'on devrait tous s'allier...
On devrait tous avoir confiance en nos propres capacités. Si on unie nos forces, tout est possible et peut-être qu'on pourra enfin sortir de cet enfer... by lizzou.
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Un peu de paix - ft. Adèlys

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