Rencontre entre un médecin malade et un P'tit Caïd.

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RP EN COURS Rencontre entre un médecin malade et un P'tit Caïd.

Message par Loreleï Hexe le Ven 9 Juin - 21:02

Loreleï avait hérité du surnom de "Petit Caïd" lors de son enfance; cadeau de son frère. Et ce surnom n'était pas anodin; en effet, si on faisait abstraction de son visage rond, de ses traits doux et de son corps menu, elle avait tout d'un caïd. Elle avait la démarche ( avec les épaules qui roulent et le menton levé ), elle avait la façon de parler (plus il y avait de jurons dans ses phrases, mieux elle se portait) et elle en avait l'allure (elle aimait porter un épais bomber rapiécé par dessus son uniforme, élargissant ainsi ses frêles épaules). Point bonus; elle avait les blessures. Un caïd ça se battait tout le temps, et aujourd'hui, avec son bleu à la joue et la coupure sur sa lèvre inférieure, elle donnait vraiment l'impression de ressortir d'une bagarre, ce qui était plus ou moins le cas. On ne voyait pas ses multiples cicatrices, celles qui s'étaient dessinées sur son épiderme, cachées par ses fringues, mais si la norme aurait voulu qu'on puisse être nu sans choquer qui que ce soit, Loreleï l'aurait fait sans hésiter. Elle était fière de ses blessures, elle voulait les exposer.
Mais ce matin, le Petit Caïd était resté ensommeillé. Pour la première fois depuis longtemps, Loreleï avait laissé tombé ses allures de bagarreuse pour laisser place à ce qu'elle était avant tout; une adolescente.
Elle faisait les cent pas dans la cour centrale, se rongeant les ongles. Elle se touchait les cheveux, tentait vainement de les recoiffer, essuyait mécaniquement ses verres de lunettes, s'arrêtait sèchement sans raison, avant de recommencer ses petits tours irréguliers. Sa trajectoire variait sans cesse. Parfois elle rasait les murs, parfois elle restait au centre. Elle n'avait aucune idée de l'heure, ni depuis combien de temps elle était là.
Elle s'était levée tôt, la boule au ventre, vaseuse. Son sommeil, en plus d'avoir été de courte durée, fut de mauvaise qualité. Le stress était un sacré bâtard quand même.
Elle avait mangé parce qu'elle n'avait pas le choix. S'était allongée sur sa table d'auscultation sans rechigner. A la fin de sa séance, sa médecin lui avait dit qu'elle vérifierait la prochaine fois si elle pouvait ressentir de la douleur au niveau des os. Elle avait hâte, tiens.
Elle avait alors pensé à cette patiente aux cheveux de feu et aux blessures qui se refermaient rapidement, l'envia un instant avant de grimacer. Si elle était une véritable boule de nerfs à l'instant, c'était de sa faute. Enfin non, aussi de la sienne. C'était la faute des deux patientes.
Bon sang! Si Loreleï n'avait pas cherché à fuir les surveillants, si elle n'avait pas été jusque dans ce fichu cimetière d'arbres et si cette patiente rousse n'avait pas buté un membre de l'autorité, elle n'en serait pas là!

" Putain de merde", jura-t-elle à haute voix, comme elle aimait le faire.

Elle shoota dans un caillou, rageuse avant de serrer les poings. Il fallait contenir sa colère, il le fallait.
Cette rouquine avait zigouillé un surveillant, contre sa volonté, apparemment. Loreleï avait encore la sensation du poids lourd du cadavre sur son dos et un frisson l'effaça. Le sang de ce mec sur ses fringues, son odeur discrète, son goût rouillé ...
Nouveau frisson.
Et désormais, elle récoltait ce qu'elle semait. A force de vouloir jouer la racaille et de tenter une rébellion de fortune contre l'Institut, elle s'en retrouvait punie. Elle avait rendez-vous avec Ange Barrabil et Donatien Elpida d'ici quelques minutes. Combien? Sait plus. Ils allaient venir la chercher de toute manière. Elle les verrait arriver de loin, de leur petit bâtiment loin de l'Enfer. Elle les guettait nerveusement, et elle donna un coup dans un autre caillou.
Quelques patients allaient et venaient, certainement pour aller jusqu'au réfectoire. Loreleï aurait aimé en intercepter un, discuter, essayer d'oublier, créer l'espoir d'une rébellion. Mais elle avait fait assez de dégâts comme ça.
Elle était là depuis six mois et les autorités la connaissait déjà. Et récemment, entre sa bagarre dans la cantine, son insolence envers des surveillants dans sa fuite, une tentative d'échapper à l'emploi du temps, nouvelle agression envers les représentants de l'ordre et puis complice involontaire d'un ... d'un meurtre ...
Cette fois elle était cuite. Cuite. Cuite. Et dire qu'elle venait de retrouver son frère! Dire qu'il s'était battu pour la retrouver et elle, elle foutait tout en l'air!
Furieuse contre elle-même, et puis aussi tétanisée, elle donna un coup dans un énième caillou. Mais cette fois, au lieu d'atterrir dans le vide, il se jeta contre une personne. La personne en question semblant plus adulte que les patients, Loreleï paniqua et s'avança vers lui pour s'excuser, bafouillant une série de mots incompréhensibles, mais elle trébucha et s'écrasa à plat ventre aux pieds de cet inconnu. De loin, la scène aurait pu être amusante puisque, avec ses bras tendus, et cette chute sur la poitrine, Loreleï avait atterri dans une position de vénération.
Elle releva alors piteusement la tête, ses épaisses montures rouges de travers, toujours au sol, et maugréa le premier truc qui lui vint en tête:

" C'est bien ce que je pensais; vos pompes sont encore plus belles de près."

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RP EN COURS Re: Rencontre entre un médecin malade et un P'tit Caïd.

Message par Pavel le Sam 17 Juin - 19:00

L’institut Espoir.

Si Espoir il y a, je doute que ce soit pour les patients plus que pour les médecins. Arrivé ici depuis peu, je me rends aisément compte que les patients ne sont autres que des cobayes, dépossédés de leurs noms, de leurs biens, utilisés sans tenir compte de leurs sentiments, de leur volonté, voire martyrisés et torturés si besoin il y a.

De vulgaires cobayes tout juste bons à servir des intérêts qui les dépasse. Je pense que beaucoup de mes anciens collègues se soulèveraient contre un tel fonctionnement. Ce qui n’est pas le cas des médecins de l’institut dont je fais parti. Les rumeurs que j’avais entendues, à l’hôpital Saint-Aska où j’exerçais avant, sur l’institut, n’étaient pas imméritées.

Pour le peu de temps que je suis ici, je peux déjà dire que je m’y plaît. J’apprécie la liberté dont je jouis ici, liberté de mener des expériences sur les patients sans avoir à me cacher. Je n’ai pas encore véritablement pris mes marques ici et ait à peine rencontré les patients.

De même j’ai encore besoin d’un peu de temps pour pouvoir me repérer sur l’île, préférant rester sur les chemins connus. Je me dirige vers le bâtiment principal, portant ma blouse de médecin, les dossiers de quelques patients sous le bras, m’apprêtant à faire davantage connaissance avec les patients dont je m’occupe. Sur le chemin, bien évidemment je croise d’autres patients, se promenant dans la cour pendant les rares temps qu’ils ont pour eux.

Je réfléchis, me demandant jusqu’où je peux aller sur mes patients, si j’ai le droit d’aller jusqu’à provoquer leur mort ou s’il vaut mieux que j’évite. De toutes façons, je compte éviter ça. Mais parfois, la mort est aussi une partie des expériences.

Puis je ressens un impact. Pas de douleur, mais un impact. Comme si un caillou venait de me heurter. Par réflexe, je me retourne, cherchant l’origine de cet impact. Je vois alors une patiente aux lunettes rouges s’avancer vers moi l’air paniqué. Cette patiente, je ne la connais pas. De toute évidence elle n’est pas une des patientes dont je dois m’occuper.

Ce qu’elle dit, je ne le comprend pas, de simple bafouillements. Puis je la vois tomber. Je sais que dans ce genre d’occasion on est censé s’inquiéter, aider la personne à se relever et lui demander si ça va. Je n’en ai pas l’envie. Ce n’est pas mon problème.

Je l’entends me dire que mes « pompes sont encore plus belles de près ». Je ne comprends pas vraiment, si ce n’est que je crois entendre une expression familière derrière cette phrase.

« Mes pompes ? Vous voulez dire mes chaussures ? »

Elles sont belles ? Je n’en ai pas conscience. Si j’ai acheté ces chaussures, c’est parce que mes anciens collègues en portaient des similaires. Non par un certain sens de l’esthétisme.

« Quel est votre numéro ? »

Même si je m’occupe des patients du groupe C, je suis tout de même intrigué par les autres groupes et j’aimerais bien avoir l’occasion de… m’entretenir… avec eux, même si je dois le faire sans l’accord de mes collègues.

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Message par Loreleï Hexe le Mer 21 Juin - 19:13

"Mes pompes ? Vous voulez dire mes chaussures ?"

Loreleï releva la tête, un tantinet intimidée. Toujours au sol, elle se frotta le haut du crâne, ébouriffant de plus belle sa crinière en bataille. Elle remonta aussi ses lunettes tombées sur le bout de son nez avant de se racler la gorge, juste pour essayer de se donner contenance (mais bon, elle s'était vautrée lamentablement au sol, alors pour la dignité, c'était fichu).
Elle jeta un vrai coup d'oeil aux chaussures de l'homme qui n'avaient rien de spécial en soit, et en fait elle ne les aimait pas tant que ça, mais elle avait dit ça parce qu'il fallait combler le silence causé par sa chute alors bon... Elle fut tout de même étonnée de la réaction du médecin (parce qu'il avait l'air plus âgé que les patients et n'en portait pas l'uniforme, elle en déduisit qu'il était médecin). Elle s'attendait à un sermon, à des insultes, ou à une remarque prétentieuse type :"Evidemment que mes chaussures sont belles, tu sais qui je suis?".
Elle en fut d'autant plus rassurée lorsque l'homme lui demanda son numéro.
Perplexe, elle se demanda s'il voulait le savoir dans le but de lui planter un couteau dans le dos, par curiosité ou parce que, tout comme elle, il avait ressenti le besoin de dire quelqu'un chose.
Pour la première fois, elle hésita sur ce qu'elle allait dire. Si elle se taisait; cet homme pourrait mal le prendre et la juger insolente. Si elle donnait son numéro comme une bonne petite patiente bien gentille, elle allait se détester. Mais si elle laissait le naturel venir, elle allait encore se retrouver dans de beaux draps.
Alors elle se releva, épousseta ses fringues avant de tousser, l'air de rien. Puis, finalement, pour ne pas étirer ce silence plus longtemps, elle bomba légèrement le torse et répondit au médecin en le regardant dans les yeux:

"Mon numéro est B125. Oui, je suis une patiente de catégorie B parce que je ne ressens pas la douleur. Mais je m'appelle Loreleï, j'adore me battre et mon frère, qui est un véritable héros."


Consciente d'avoir été un peu trop bavarde et que ce discours pouvait ressembler à de l'impertinence, elle se pinça les lèvres. Elle ne quittait pas le médecin des yeux. Ses joues commencèrent à se teinter d'une couleur écrevisse tandis qu'elle prenait conscience de la naïveté de ses propos. Paniquée, elle se fit la réflexion que la meilleure chose à faire serait de changer de sujet de conversation et c'est pour ça qu'elle dit la bêtise suivante :

"Et vous, c'est quoi votre numéro?"

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Message par Pavel le Sam 24 Juin - 18:19

Je regarde cette patiente, toujours à terre, ne semblant pas décidée à se lever. Au fond de moi je me demande pourquoi elle ne se redresse pas immédiatement. Le sol n’est pas ce qu’il y a de plus confortable. Rare sont les personnes qui aiment s’installer sur le sol dur. Mais peut-être, puisqu’elle est ici, aime-t-elle ça ? Après tous, les patients de l’institut sont tous spéciaux d’une façon ou d’une autre. Je décide de le renseigner une fois que j’aurais eu son numéro de patient, si elle accepte de me le donner. Je sais que certains ne sont pas coopératifs avec les patients.

Mais en réalité, quel intérêt de savoir pourquoi elle ne se relève pas tout de suite ? Cela ne m’intéresse pas. Seul m’intéresse ses capacités, pourquoi elle est là, et ce qu’elle peut m’apporter au  niveau de la curiosité intellectuelle.

Finalement, elle se redresse, se relève et s’époussette avant de se présenter d’un air très théâtrale. Il y a-t-il besoin de faire tant de comédie pour uniquement se présenter ? Mais au moins, je reçois les informations que j’ai demande : son numéro et même ce pourquoi elle est là, ce que je n’avais pas demandé mais qui fait gagner du temps.

« B125, Loreleï. »

Je hoche la tête, pouvant être interprété comme pour dire que j’ai bien comprit, mais étant plutôt un réflexe de satisfaction. J’imagine déjà les expériences que je pourrais mener avec elle. Même si je ne suis pas en charge des patients du groupe B, je n’hésiterais tout de même pas à traiter quelques expériences avec eux, en secret, si je le peux.

Peut-être à force de réflexion, je ne dis rien de plus que ça. Ce qui semble, sûrement, mettre la patiente mal à l’aise puisque, sans me quitter des yeux, je la vois se pincer les lèvres. Puis, elle me demande quel est mon numéro. Je cligne des yeux, me demandant ce qu’elle veut dire. D’aucun aurait sûrement songé qu’elle me prend pour un patient, cependant cette idée ne me traverse même pas l’esprit.

« Je m’occupe des patients C. Pas de vous, donc. Vous aimez votre frère, vous dite ? Il doit vous manquer, alors. Ce n’est pas trop difficile ? »

Bon ou mauvais réflexe que celui de vouloir en savoir plus sur son interlocuteur, sur son patient, sans pourtant en avoir quoi que ce soit à faire. Mais c’est ainsi, souvent que je parviens à me rapprocher de ceux-ci, à gagner leur confiance.

« Je pense ne pas être le premier à te le dire, mais fait attention, quand tu te bats. Sachant que tu ne ressens pas la douleur, tu risques d’y laisser ta vie si tu y vas trop fort. »

Et ce serait dommage. Un tel patient a un gros potentiel, il ne faudrait pas qu’une stupide bagarre lui ôte la vie. Peut-être faudrait-il que je veille sur elle pour l’en empêcher ? Je ne pense pas qu’elle ait beaucoup l’occasion de se battre ici, mais sait-on jamais.

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RP EN COURS Re: Rencontre entre un médecin malade et un P'tit Caïd.

Message par Loreleï Hexe le Lun 26 Juin - 20:25

"Je m’occupe des patients C. Pas de vous, donc. Vous aimez votre frère, vous dite ? Il doit vous manquer, alors. Ce n’est pas trop difficile ? "
"Hmpf, ça va."

C'était insupportable, en fait. Loreleï ne partageait aucun lien de sang avec son frère, et pourtant elle le considérait comme tel, voire plus. Il était son acolyte, son complice, son confident et son ami. Il lui avait appris à détecter ses blessures, à comprendre la gravité de certaines, et lui avait offert la meilleure des enfances. Il était comme une extension d'elle parce qu'elle avait la sensation qu'ils ne formaient qu'un. Alors oui, c'était difficile, mais plutôt mourir que de l'affirmer à un médecin. Il le prendrait pour une faiblesse (en fait c'était le cas) et pourrait jouer cela contre elle.
Mais bon, elle ne rechigna pas. Heureusement, son interlocuteur n'avait pas l'air un tortionnaire. Il ne l'avait pas méprisé pour ses petites remarques et ne l'avait pas punie pour lui avoir dit son nom. Il semblait un peu à côté de ses pompes, mais paraissait tout de même plus sympathique que certains de ses collègues. Du coup, la petite châtain se détendit un peu, plus à l'aise. Sa crainte s'atténuait au fur et à mesure et, à vrai dire, discuter avec ce médecin lui faisait totalement oublier son interrogatoire futur.

« Je pense ne pas être le premier à te le dire, mais fait attention, quand tu te bats. Sachant que tu ne ressens pas la douleur, tu risques d’y laisser ta vie si tu y vas trop fort. »

Loreleï éclata de rire aussitôt que le médecin eut fini sa phrase. Ha non, ça c'était trop fort ! C'est bon, elle était complètement détendue; la remarque de ce type avait tué la lourdeur qui pesait sur les frêles épaules de l'adolescente.
Elle ne se moquait pas; c'était un rire sincère parce qu'elle trouvait vraiment cette situation drôle! A chaque fois qu'elle sortait d'une bagarre, elle finissait toujours par perdre connaissance ou par se fatiguer parce que, justement, elle ne ressentait pas la douleur. Son frère avait passé ton temps à veiller sur elle, justement à cause de sa pathologie.
Finalement, Loreleï toussota afin de calmer son hilarité et tenta de reprendre contenance. Avec ses joues rouges, c'était mal barré pour avoir des airs de nana calme !

" Alors, premièrement, commença-t-elle en levant son index, un sourire plaqué sur les lèvres, en effet vous n'êtes pas le premier à me faire la remarque et je suis bien consciente des dangers mais vous voyez... Des bagarres j'en ai déclenché des tas, d'ailleurs je suis bien connue dans l'Institut pour ça. J'ai même rendez-vous avec les supérieurs à cause de ..."

Elle se tut un bref instant. Ha ouais, c'est vrai...
Elle fronça le nez et perdit son sourire avant de balayer ses pensées lugubres d'un geste de la main. Elle se décida à reprendre son speech et leva ainsi son majeur, ayant désormais deux doigts debout.

" Et deuxièmement, je suis plus ou moins immortelle", affirma-t-elle de ses yeux rieurs mais naïfs.

Elle appuya son propos d'un clin d'oeil avant de réaliser que c'était peut-être déplacé. Alors pour avoir l'air de ne pas draguer un médecin, elle cligna plusieurs fois du même oeil et fit mine de s'essuyer une poussière coincée dans sa muqueuse.

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