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22/09/2018
Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;
02/09/2018 Nouvelle esthétique ! Informations ici !

[Heures supp] C'était pas un ordre... mais presque

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Agent de sécurité
Steven faisait sa ronde dans les couloirs de l’aile X, même si vu qu’on était en pleine plage horaire de repas, il ne risquait pas de croiser grand monde à surveiller. Mais il aimait bien être affecté à cette bête surveillance. Il aimait cette ambiance calme, cette chaleur qui commençait à monter à l’intérieur du bâtiment, cette lumière blanche qui faisait danser la poussière qui flottait… ce silence… Ca lui changeait de l’activité et des bruits de couverts de la cantine. Au moins, ici, il pouvait écouter sa musique sans bruits parasites. Aujourd’hui, c’était du Led Zeppelin qui passait dans ses écouteurs. Ca correspondait bien à l’ambiance telle qu’il la ressentait.
Cependant, il y avait une chose qu’il n’aimait pas par rapport à cette affectation. C’était l’obligation tacite de profiter de l’absence des occupants des chambres pour fouiner un peu. Histoire de vérifier que l’occupant en question ne chercherait pas, par le plus grand des hasards, à foutre le bordel ou à prendre la poudre d’escampette. Selon ses supérieurs, c’était « sur la base du volontariat » et c’était effectivement le cas quelques mois encore auparavant même si c’était l’une des étapes essentielles si on voulait progresser dans la hiérarchie – et Steven n’était clairement pas un carriériste – mais depuis l’escapade de Z01… Tous les agents de sécurité étaient d’autant plus incités à prendre part à ces intrusions répétées dans la vie privée des patients. Alors Steven avait commencé à y prendre part, se disant que c’était un mal pour un bien. Après tout, il valait mieux empêcher ceux qui avaient l’idée folle d’essayer de se sauver avant qu’ils ne tentent vraiment le tout pour le tout et qu’ils n’écopent d’une peine autrement plus importante que de se retrouver au trou quelques jours. Et puis, bon. Avec un peu de chance, il ne trouverait rien du tout et l’affaire serait réglée. Il pourrait faire son rapport, imposé un beau « RAS » dessus. En plus, ça lui ferait moins de boulot parce que c’était quand même vachement chiant à faire un rapport.
De retour au rez-de-chaussée où se trouvaient les chambres, il se dirigea vers une porte complètement au hasard. Il n’avait pas envie de cibler un patient en particulier. De toute façon, comme il était plus souvent affecté à l’aile X qu’à l’aile W, il ne savait pas à qui étaient attribués les numéros de chambre alors autant le faire en mode contrôle aléatoire. Il posa donc la main sur la poignée de la porte qui indiquait « 56 ».
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[Preuve] C'était pas un ordre ... Mais presque.

CHANCE POSITIVE


→ Entrer dans la chambre d'un patient

La chambre 56 est celle d'un patient pro-révolution, fervent lecteur du journal clandestin. Seulement, ça, Steven ne le sait pas encore.
L'occupant n'est pas là, il y a donc le temps de faire ce que l'on veut. De plus, comme le veut l'Institut, la porte de la chambre n'est pas verrouillée.
Enfin, le couloir étant presque vide, il est possible de rentrer sans se faire repérer.
Sinon, la chambre ressemble à celle de n'importe quel patient. Un lit simple au fond à droite, quoique le drap légèrement défait. Une armoire, contenant des vêtements personnels et plusieurs fois l'uniforme, en face du lit. Juste à côté un bureau rempli relativement rangé. A part quelques feuilles qui dépassent, il est assez propre. A côté du lit, une table de chevet sur laquelle repose un livre -Vendredi ou la Vie Sauvage - à côté d'une lampe. Enfin, une fenêtre qui donne une vue sur la cour.

Possibilité de répondre le 5 août à 22h40 (heure française).
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Agent de sécurité
Steven tourna la poignée de porte et pénétra dans la pièce. La chambre, standard, n’offrait guère de surprise si ce n’était que l’obligation de faire son lit correctement n’y était visiblement pas respectée. Mais bon, l’Institut n’en ferait probablement pas une maladie, inutile de le noter dans son rapport. Ca aurait été une autre histoire si le môme avait été novice à l’armée cependant, et l’ancien militaire qui était en lui crissa un peu des dents. Il s’approcha, brièvement tenté de le refaire au carré avant de réaliser que ce n’était pas franchement une bonne idée. Il se ravisa donc et dévia sa route pour aller jeter un œil à la fenêtre. A cette heure aussi la cour était vide de monde. Avec la chaleur, de toute façon, la plupart des patients chercheraient plutôt à se réfugier dans des lieux climatisés comme la bibliothèque ou la salle de musique. Et elle promettait d’être encore au rendez-vous aujourd’hui, l’air commençait déjà à onduler au-dessus du béton. Cette galère. Où était-il affecté déjà cet après-midi ? Il ne s’en souvenait plus. Pas à l’extérieur il espérait.
Enfin, il ne pouvait pas reculer indéfiniment le moment où il lui faudrait faire son devoir et retourner minutieusement la chambre à contrôler. Il se retourna, s’éloignant de la fenêtre pour ne pas être surpris et analysa la pièce du regard. S’il avait quelque chose à cacher dans cette chambre, où le mettrait-il lui ? Pas dans le coin bureau en tout cas. Trop évident. Il ignora donc les quelques feuilles qui y traînaient, du moins pour l’instant, et regarda le livre sur la table de chevet. Il prit soin de mémoriser exactement comme il était posé pour le remettre exactement au même endroit ensuite avant de le prendre entre ses mains. Oui, le livre était une bonne cachette. Lui aurait probablement commencé par là. Un livre c’était discret, facile à transporter, ça se prêtait facilement et sans éveiller les soupçons pour partager des informations… Il retourna le livre, lut rapidement la quatrième de couverture… Vendredi et la vie sauvage. C’était pas lié à l’histoire de Robinson Crusoé, ça ? Un homme qui atterrit sur une île contre son gré et qui fait tout son possible pour s’en évader… Si on avait l’habitude de lire des signes dans le monde et d’y croire, le simple fait de posséder et de lire ce bouquin ici pouvait sonner comme une menace contre l’Institut. C’était surprenant que l’administration en autorise la présence. Il haussa les épaules avant de retourner le livre et d’en faire défiler rapidement les pages d’un simple mouvement du pouce.
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[preuve] C'était pas un ordre ... Mais presque.

CHANCE NEUTRE


→ Explorer la chambre du patient

Le livre est un livre comme un autre. On sent que le lecteur l'affectionne tout particulièrement. Certaines pages sont cornées ce qui pourrait sembler, aux premiers abords, de façon aléatoire. Mais si on creuse, on peut comprendre qu'elles sont marquées aux moments préférés du lecteur. Quand on le feuillette, on sent l'odeur ancienne qu'on les vieux livres. Les pages sont jaunies et on peut remarquer à la première de couverture un mot : "joyeux anniversaire ! ", suivi d'un dessin aux feutres d'un cadeau. Le dessin, est d'ailleurs grossièrement fait, à la manière des enfant. Le mot "joyeux anniversaire" est également écrit aux feutres, les lettres sont épaisses et détachées.
Ce livre n'a donc rien de suspect. A Steven de le découvrir ... ?

Possibilité de répondre le 10 août à 17h50 (heure française).
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Agent de sécurité
Pas de feuille volante glissée entre les pages en tout cas. Le livre sentait le vieux papier et craquait en tournant sous ses doigts. Une antiquité. Un dessin un peu enfantin ainsi que l’inscription « joyeux anniversaire » le renseigna sur sa provenance. C’était donc bien ce qu’il lui avait semblé, le livre ne provenait pas de la bibliothèque, c'était un objet personnel. Il restait tout de même étonné que l’Institut en ait autorisé l’import. Il le noterait dans son rapport, la présence de ce livre. Les autorités feraient ce qu’ils voudraient de cette information mais au moins, on ne pourrait pas lui reprocher de n’avoir rien dit quant au danger possible de cette lecture. Il serait profondément désolé si son médecin le forçait à s’en séparer mais ça valait toujours mieux qu’avoir un apprenti Robinson Crusoé sur les bras. Surtout qu’à se construire un radeau pour s’en aller d’ici… Ce serait même plus dangereux que pour un migrant clandestin de traverser la Méditerranée. Il faisait ça pour sa sécurité.
En tout cas, en dehors de son contenu intrinsèque, Vendredi et la vie sauvage ne semblait pas être source de problème. Il vérifia tout de même les premiers mots de chaque page cornée avec soin, essayant de déterminer s’ils avaient pu servir à l’élaboration d’un code ou d’un message quelconque mais rien de bien pertinent ne ressortit de cette tentative. Le patient avait sûrement juste voulu ne pas perdre sa page alors qu’il n’avait rien à glisser pour la retenir sous la main. Il songea également à la possibilité d’une encre sympathique alors il alluma la lampe de chevet pour survoler de nouveau quelques pages par transparence, sans succès, alors il n’insista pas plus longtemps. De toute manière, il était assez peu probable qu’il ait pu se procurer ce genre de matériel.
Il le reposa donc à l’endroit exact où il l’avait pris et éteint la lampe avant d’inspecter les tiroirs de la table de chevet à la lumière du jour qui suffisait largement. Au premier abord, rien ne lui sauta aux yeux. Mais lui non plus n’aurait rien mis de compromettant dans de bêtes tiroirs de table de chevet. Ils ne devaient pas avoir de double-fonds – pourquoi le même Institut qui l’avait envoyé chercher des informations compromettantes aurait donné les moyens à un patient de dissimuler ces-dites informations ? – par contre, avec juste un bout de scotch… Il glissa sa main dans le caisson qui contenait le tiroir, palpant le bois pour s’assurer qu’il était parfaitement lisse et en bois en dehors des glissières en métal. Clairement, il n’y avait pas la place de cacher un gros objet de cette manière, mais il était tout à fait possible de dissimuler une feuille de papier en la scotchant sur l’un des rebords, à condition de ne pas entraver le fonctionnement des tiroirs. Tout en tâtonnant dans le meuble, il observait le contenu des tiroirs eux-mêmes au cas où quelque chose lui aurait échappé.
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[preuve] C'était pas un ordre ... Mais presque.

Petit Veinard


→ Cachette dans le tiroir

Les tiroirs n'ont, en effet, rien de suspect. Aux premiers abords. Pas de double-fond ou de mécanisme travaillé. En revanche leur contenu peut être intéressant : ils contiennent un milliards de feuilles de cours en désordre. Toutes datent de l'année dernière. L'élève avait douze ans à ce moment-là. Ceci peut peut-être expliquer l'écriture grossière et l'encre qui bave.
Cette centaine de feuilles désorganisée a un but : celui de cacher quelque chose. En effet, au beau milieu de ce tas bancal, il y a un bout de papier différent du reste. La texture est plus épaisse, comme une feuille cartonnée. On peut y lire, malgré des parties trop abîmées pour les comprendre, :

JOURNAL CLANDESTIN
EDITION DU 12-12-2016

Mes chers lecteurs,
Cela fait un moment que nous n'avons plus revu A18, une des patientes du Docteur Elpida... Sa maladie avait empiré dernièrement et je me demande si l'Institut n'aurait pasXXXXXXXXXXXX
Elle avait, après tout, tenté de s'évader et la rumeur raconte que monsieur Elpida l'aurait rattrapé. Pas de Grande Sanction de prévue mais cette disparition est suspecte... Difficile d'ignorer les coïncidences.
XXXXXXXXX
XXXXXXXXXXXX
XXXXXXXX

Courage à vous.



Possibilité de répondre le 15 août à 15h04 (heure française).
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Les doigts de Steven ne rencontrèrent rien de bien intéressant lors de cette exploration aveugle, si ce n’était une vis mal enfoncée qui se glissa entre la peau et l’ongle de son majeur. Il retira la main comme si le caisson de la table de chevet l’avait mordu avec un petit juron de douleur. Il porta son doigt à sa bouche avant de le secouer, comme si cela pouvait évacuer la sensation désagréable. Rien de bien grave, évidemment et il reprit son examen des lieux, cette fois-ci en inspectant le contenu des tiroirs. De toute façon, il ne servait à rien de s’acharner à vouloir trouver quelque chose dans le caisson, il doutait d’y trouver autre chose que de nouveaux ennuis. Il attrapa donc un paquet de feuilles dans ses grandes mains, les faisant défiler assez machinalement.
Il s’agissait de feuilles de cours, de prises de notes et d’exercices de matières diverses et variées, dont le niveau lui faisait supposer que l’occupant des lieux devait être au début du collège, quelque chose comme ça. Il ne semblait pas des plus appliqués cependant. Les caractères étaient épais, tracés sans soin et avec plusieurs fautes d’orthographe que même Steven trouvait impardonnables alors que la grammaire était loin d’être l’une de ses principales préoccupations. Ce qui l’intriguait de ce fait, c’était la date qu’elles arboraient dans le carré blanc au-dessus de la marge. 03/02/2017, 14/03/2017, 27/06/2017… Quel genre d’élève aussi peu soucieux d’apprendre garderait des cours de l’année précédente ? Enfin, parce qu’il parlait d’expérience et lui… Aussitôt que l’année était terminée, il avait assez eu tendance à en faire des feux de joie ou des avions en papier…
Mais les feuilles défilaient, les unes après les autres, et l’attention de Steven se relâchait. C’était bien parce que la texture du papier était sensiblement différente des autres qu’il ne passa pas celle-ci à l’arrière de la pile comme toutes les autres. Il posa le tas, ne gardant que la feuille épaisse, presque comme du papier à dessin. Elle était abîmée, les coins cornés, des marques de plis comme si elle avait était chiffonnée puis soigneusement défroissée sans compter que vu les traces d’humidité dans lesquelles de l’encre s’était diluée, elle avait dû se prendre l’eau une paire de fois. Alors pourquoi garder une épave pareille ? Assis en tailleur à même le sol, Steven s’attela à essayer de déchiffrer ce qu’il pouvait.

JOURNAL CLANDESTIN
EDITION DU 12-12-2016


Oh. Merde. Steven releva les yeux, pas certain de vouloir en lire davantage. « Journal Clandestin ». C’était donc vrai ? Il existait vraiment ? Il avait entendu certains de ses collègues en discuter une fois mais il n’avait pas vraiment prêté d’attention à ce qu’il avait vite identifié comme une vague rumeur. Ainsi donc avait-il trouvé un article qui prouvait l’existence du fameux journal rebelle ? Il se prit la tête dans les mains. Lui qui avait espéré une inspection tranquille, sans rien à rapporter qu’un lit mal fait, le voilà qui se trouvait face à une lecture potentiellement interdite et pire ! un article incriminant. Il se força tout de même à survoler le reste, en retint qu’il était question d’une patiente probablement morte, et que l’auteur en accusait le docteur Elpida. Cela le laissa sceptique. Le médecin en chef était certes un homme difficile à cerner, lunatique et peu sympathique au premier abord… peu sympathique tout court en fait, mais il avait beaucoup de mal à croire qu’il puisse tuer un patient de sang-froid. Il ne s’était pas montré très empathique, ni même affecté de quelque façon que ce soit de la mort tragique de la petite au mois d’avril mais ça ne faisait pas de lui un assassin.
Mais que faire maintenant qu’il avait cela en main ? Le prendre et l’apporter à ses supérieurs ? Le laisser là et dénoncer le délinquant ? Pouvait-il faire encore semblant qu’il n’avait rien vu ? Bon sang. Ce qu’il aurait souhaité ne pas regarder ce qu’il y avait dans ce tiroir et se contenter de signaler le bouquin. Mais maintenant il lui fallait prendre une décision et ce n’était pas facile. L’initiative, ce n’était pas son truc. Il avait besoin qu’on lui dise quoi faire. Habituellement, il se tournait vers mademoiselle Dessanges mais… Il soupira, se leva et jeta un coup d’œil au bureau, en quête de décision.
Elevé en partie dans la culture asiatique de sa mère, Steven croyait fort aux signes. Il ne se revendiquait d’aucune religion mais pour lui, il devait bien y avoir quelque chose là-bas au-dessus, quelque chose que d’autres appelaient « dieux » et il était convaincu que cette chose quelque qu’elle fut envoyait des signes aux gens qui cherchaient à faire le bon choix. Là, c’était le moment. Il avait besoin d’un signe.
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[preuve] C'était pas un ordre ... Mais presque.

Chance neutre


→ Un signe ? Vraiment ?
Le bureau était étonnement rangé. Certes, ce n'était pas parfait, mais pour quelqu'un qui semblait peu assidu en cours et trop fainéant pour faire son lit, c'était pas mal.
Sur la surface, seuls quelques objets étaient apparents : des feuilles de cours -encore- de la veille, un stylo débouché et des pelures de gomme.
Et visiblement le patient s'était ennuyé en mathématiques et avait pris le temps de dessiner, dans la marge, un cygne...

Possibilité de répondre le 25 août à 19h39 (heure française).


coucou, clique sur moi:
Comment ça je troll ? x) désolée mais avec du neutre... Ne m'en veux pas <3
et je sais, en anglais cygne ça se dit swann... mais voilà x)
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Agent de sécurité
Le bureau était étrangement bien rangé comparé au reste de la chambre mais encore une fois, les quelques cours qui traînaient – plus récents cette fois-ci – s’ornaient de petits dessins dans la marge assez symptomatiques de son niveau de concentration à l’école. D’ailleurs, si Kan apprenait un jour à dessiner… On aurait un autre artiste à l’Institut. Il glissa un doigt sur le cygne qui s’étalait à côté de lignes de calcul. Pas de signe dans les parages apparemment. Est-ce que ça voulait dire qu’il allait devoir faire son choix lui-même ? Qu’il se trouvait à un embranchement dans son destin ?
Steven s’assit sur la chaise, face au bureau, les doigts croisés sous le menton. Deux voies s’offraient à lui. La première était celle d’obtempérer et de faire son boulot, comme il l’avait toujours fait. La seconde, celle de la désobéissance. Il soupira. Il savait déjà ce qu’il allait faire au fond. On ne lui avait pas appris à remettre les ordres en question et on lui avait tellement répété et répété qu’il ne savait pas réfléchir par lui-même… Il ne prenait jamais d’initiatives, parce que toutes celles qu’il avait toujours prises s’étaient avérées mauvaises. Alors comme toujours, il allait finir par obéir. C’était plus simple, plus propre que la rébellion. La question était simplement de savoir quand est-ce qu’il allait finir par le faire…
Il resta ainsi encore quelques secondes, à observer sans vraiment les voir les croquis au crayon de bois. De toute façon, pourquoi voudrait-il cacher ce qu’il venait de découvrir hein ? Pour empêcher ce gamin qu’il ne connaissait même pas d’avoir des problèmes ? Bah voyons. Comme s’il n’était pas en train de s’en attirer tout seul. Comme si lui pouvait le protéger de quoi que ce soit en mentant à ses supérieurs. De toute façon, qu’est-ce qu’on lui ferait si on savait hein ? Il aurait une punition, des lignes à copier, un coup de main à donner à la cantine ou quelques jours d’isolement au pire non ? L’Institut, ce n’était pas le NSDAP ou Guantanamo. Il n’allait pas torturer un pauvre gosse pour détenir un bête morceau de papier avec quelques accusations infondées dessus. Bon, il ne souhaitait à personne de voir Donatien Elpida en colère – il ne l’avait jamais vu en colère mais il ne doutait pas que ça devait être bien flippant – mais franchement. Est-ce que le médecin en chef n’avait pas plutôt des tas d’autres choses à faire que d’aller engueuler personnellement un patient lambda ? Et puis, s’il n’était pas remis dans le droit chemin au plus tôt, il avait pas mal de chance pour qu’il continue sur la voie de la délinquance et qu’il finisse par se faire prendre pour quelque chose de plus grave alors… Au fond, il le dénonçait pour son bien aussi non ?
Il se leva, ayant finalement réussi à mettre à peu près son sens du devoir et sa morale d’accord. Il replaça le document qui posait problème à l’endroit où il l’avait trouvé, pris plusieurs photos qui lui serviraient à étoffer son rapport et rangea tout à sa place. Puis, décidé, il sortit de la chambre après une dernière inspection visuelle pour vérifier qu’il n’avait pas oublier de replacer quelque chose qu’il aurait bougé et une fois dehors, regarda l’heure à sa montre. 12h34. Les patients n’allaient pas tarder à commencer à sortir de la cantine et son service était terminé. C’était Karen qui prenait la suite si sa mémoire était bonne. D’ailleurs, il reconnaissait son pas dans le couloir d’au-dessus. Alors, d’humeur un peu sombre, il quitta son poste et s’en retourna à ses quartiers pour rédiger son rapport.

HRP:
Je suppose qu'on peut dire "heure supp' terminée" ? Et merci pour le troll, j'ai bien rigolé XD
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Le dernier lancé, celui qui conclut cette heure supp', était positif. Tu as terminé cette heure supp' en étant chanceux !

En résumé, tu as obtenu :
- 0 lancé négatif
- 2 lancés neutres
- 3 lancés positifs dont un qui a terminé cette heure supp' !


[Heures supp] C'était pas un ordre... Mais presque

Heure supp' réussie !


→ Et un rapport, un !
Steven quitta alors la chambre, bien décidé à écrire son rapport sur cette petite inspection qui devait être routinière. Il y explique tout ce qu'il s'y est passé, mais s'arrête davantage sur sa découverte et "dénonce" le patient.
Peu de temps après avoir lu ce rapport, la chambre de ce même patient a été fouillé pour prendre cette page du Journal Clandestin. Le patient a été interrogé et placé chez les Z.

Conséquences de cette heure supp' :
- Les doutes de l'Institut augmentent de 10% (dues à la découverte d'une page du Journal Clandestin) et l'avancée de la révolution diminue de 5%.
- Steven est placé dans l'Institut comme quelqu'un de loyal, honnête et serviable.
- Steven a été augmenté et n'est pas loin d'une promotion.
- Steven gagne 65 points de confiance.
- L'Institut a renforcé sa sécurité et commence à s'intéresser sérieusement à cette rumeur. Plus de gardes ont été embauché.

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