Souvenirs d'une enfance heureuse
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Sam 5 Aoû - 22:26
" - Saurais-tu me dire quand est-ce que tout cela à commencer ?
- Quand nous avons commencé à être double vous voulez dire ?
- C'est ça.
- Je ne saurais pas vraiment vous dire non. D'aussi loin que remonte mes souvenirs, nous avons toujours été deux. On a juste appris à se connaitre au fur et à mesure c'est tout.

Extrait de la transcription d'un enregistrement audio - jour 4


Lore dormait. Lore dormait mais pas Alexander. Lui la regardait intensément, assis en tailleur à côté d'elle, comme si elle devait disparaître à jamais si par malheur il se déconcentrait quelques centièmes de secondes. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait réussi. Il l'avait retrouvée. Cela faisait pourtant cinq jours maintenant qu'il était tombé sur elle, un peu par hasard dans les sanitaires de l'aile S. Mais enfermé comme il l'avait été dans sa chambre pour le reste de la semaine, il avait fini par se demander s'il n'avait pas rêvé. Et puis quand il avait enfin pu sortir et qu'elle lui avait fait signe dans la cour avant de lui montrer un coin sympa au bord d'un lac. Ils avaient plongé et s'étaient longtemps éclaboussé avant d'aller s'allonger sur la berge pour sécher au soleil tels deux lézards.
Et maintenant, il était là à la regarder, souriant comme un idiot. Elle émit soudain un petit ronflement adorable qui fit émerger ses souvenirs.

8 ans plus tôt

Le plafond était bas. Mais heureusement il était mou. C'était ce à quoi pensait Alexander alors qu'il s'était une énième fois mangé le plafond en se redressant un peu trop brusquement. La prochaine fois qu'ils feraient une cabane, il faudrait penser à le faire plus haut. Mais à la base, ça leur avait semblé une bonne idée de le faire à cette hauteur là parce que du coup ils étaient obligés de ramper comme dans les missions commandos. Ils avaient utilisés la nappe de la cuisine et celle du salon, les draps housses de leur lit et des tas de punaises, de scotch, d'épingles à linge... Tout en travers de la chambre de Lore. Ils y avaient passé une bonne partie de l'après-midi après avoir fait un stock de cookies pour le goûter et le soir venu, ils avaient refusé de quitter cette drôle d'habitation alors leurs pères les avaient finalement laissés dormir là après leur avoir donné leurs oreillers et leurs couvertures. Oui mais voilà, ils n'avaient pas de matelas et si Loreleï dormait à poings fermés, lui n'y arrivait pas. Mal au dos, trop chaud, pas assez de place... Il jeta un regard envieux à sa soeur. Et elle avait émis le même petit ronflement adorable. Il avait alors souri ou soupiré il ne savait plus trop, et puis il s'était retourné et avait de nouveau essayé de dormi, en vain. Alors il avait réfléchi à de nouveaux plans de cabanes et aux jeux qu'ils pourraient faire le lendemain. Et soudain, l'illumination.
Il donna un coup de coude à la petite fille en chuchotant assez fort :

- Hé Lore ! Tu dors ?

Il pouffa de rire. Il faisait des rimes sans le vouloir, c'était trop drôle ! Puis sans vraiment attendre de réponse - vu le coup de coude qu'il lui avait mis, elle était forcément réveillée - il enchaîna.

- J'ai une idée de génie !

Un grommellement ensommeillé retentit mais d'une façon étrange. Il ne savait pas bien s'il l'avait entendu ou s'il l'avait imaginé mais une chose était sûre, ce n'était pas Lore. C'était assez sourd mais il réussit tout de même à saisir quelques mots.
"Je n'ai rien à voir là-dedans, tes idées sont nulles alors laisse-moi en dehors de ça."
Ces quelques mots firent la lumière dans son cerveau. Ca devait être l'autre, là, celui qui disait s'appeler le Génie, comme dans Aladdin.
Sauf qu'il avait l'air un peu moins sympa. En plus il arrêtait pas de dire que c'était un squatteur et qu'il avait rien à faire là, et puis il arrêtait pas de le traiter d'abruti ou d'imbécile. Et c'était pas très gentil. Il haussa donc les épaules et décida de l'ignorer. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là mais à vrai dire, il ne s'était jamais posé la question et à aucun moment il ne s'était dit que c'était quand même un peu bizarre voire inquiétant. En fait, il lui semblait qu'il avait toujours été là. Mais là, il avait un plan à mettre en oeuvre. Il n'avait pas le temps de penser à lui.

- Tu es prête pour une nouvelle aventure, p'tit Caïd ? Demanda-t-il avec un sourire jusqu'aux oreilles.[/i]
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Mar 8 Aoû - 21:52


Loreleï rêvait de cette douce époque où elle n'avait que six ans. Elle était la plus petite des filles de sa classe mais pas la moins teigneuse. Elle portait d'énormes lunettes en plastique bleues, dont la branche droite avait été rafistolée avec du scotch. Ses cheveux châtains étaient longs parce que son père aimait les lui tresser mais elle envisageait sérieusement de les couper, parce que les pirates ça n'avaient pas les cheveux longs.
C'était l'époque aussi où on la choisissait en dernier pour faire les équipes de balle au prisonnier. L'époque où la laissait manger seule à la cantine parce qu'elle parlait trop fort, et parce qu'elle avait affronté la brute de la cours de récré, cette dernière ayant piqué le goûter d'un camarade. Loreleï avait tabassé cette dite brute devant toute sa classe, son professeur s'étant absenté pour quelques minutes, et avait souri chaudement malgré le sang qui coulait sur son front. C'était l'époque où les enfants, méchants à souhaits, la laissèrent tomber. C'était un monstre, obligé. Cette gamine était contente de souffrir !
Mais ce n'était pas grave parce que c'était l'époque où elle construisait des cabanes avec son frère, portait un cache-oeil pour affronter mers et océans et où elle s'endormait au chaud après une épuisante journée. Elle se fichait bien des moqueries, du manque d'appels de sa mère pour prendre des nouvelles et de ne pas comprendre pourquoi sa voisine de classe pleurait quand elle se cognait le genou et pas elle. Son frère était toujours là pour lui prendre la main avant de traverser et pour l'emmener là où Peter Pan ne l'aurait jamais fait.
D'ailleurs, c'était l'époque où, un soir, elle s'était endormie après avoir bâti une fameuse cabane dans sa chambre avec Cap. Roulée dans une couverture, on ne voyait que son petit nez rose qui dépassait. Elle ne dormait pas encore profondément, alors elle entendit plus ou moins la remarque de son frère mais l'ignora. Batman l'attendait en rêve, et il était hors de question de le faire attendre! Gotham avait besoin d'elle ! Le coup de coude l'avait juste chatouillée, ça ne suffisait pas pour la tirer de son super rêve !
En revanche, la phrase magique qui s'ensuivit eut un effet immédiat sur elle.

"J'ai une idée de génie!", s'exclama Cap.

Loreleï ouvrit aussitôt les yeux. Son frère avait toujours des idées de génie, et elle était toujours partante pour des aventures, et ce, même s'il était minuit!
Elle sortit donc de sa couverture dans un petit grognement et se frotta les yeux. Elle tâta à côté d'elle pour trouver sa paire de lunettes tandis que son frère poursuivit avec toujours autant d'enthousiasme :

" Tu es prête pour une nouvelle aventure, p'tit Caïd ?"
"Hé, j'suis pas petite!", bouda-t-elle d'une petite voix, ses lunettes rafistolées enfin sur le bout de son nez.

Elle jeta sa couverture et se mit fièrement debout, les poings sur les hanches, mais la nappe qui leur servait de plafond lui dissimulait la moitié du visage. Elle tenta de s'en dégager avec des petits moulinets de bras aléatoires et, finalement, s'agenouilla tout en faisant la moue.

" Alors Cap? C'est quoi l'aventure ? On va voler le paquet de céréales, comme des ninjas? Ou alors on va secourir une princesse en danger? Je crois que j'ai ma barbie quelque part ... chai pu où..."

A plat ventre, elle se mit à farfouiller autour d'elle à la recherche de l'unique Barbie qu'elle possédait (et qu'elle avait transformée en marraine de la mafia, avec une super robe noire hyper sexy et une tonne de laque dans les cheveux, pour avoir l'air sauvage!). Elle était définitivement réveillée, et rien ne pourrait la rendormir!


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Mar 29 Aoû - 11:47
- Nan, c'est bon, laisse ta barbie on en a pas b'soin. Et pis qui va tabasser le monstre devant l'placard si tu la prends hein ?

C'était leur petite tradition. Aucun des deux n'avait peur des monstres dans les placards, du moins à sa connaissance mais cette barbie était toute seule alors il avait bien fallu trouver une façon de l'occuper. Et puis c'était quand même un job bien plus badass que d'aller faire du shopping avec de potentielles copines ou même pire ! Passer la journée à flirter avec un Ken. Beurk. Rien que d'y penser ça lui donnait la nausée.
Alexander se mit à ramper pour sortir de la cabane et émergea de leur espèce de yourte en soupirant de soulagement. Bon sang ! Il avait été sur le point de mourir de chaud ! Il choppa une lampe de poche qu'il braqua sur son visage comme quand on raconte des histoires d'horreur et attendit que Lore sorte à son tour.

- Tu sais Lore, je ne t'ai jamais raconté avant parce que t'étais trop p'tite mais je crois que maintenant, vu qu't'as des compétences en bâtissage de cabane, ça veut dire que t'es assez grande...

Il avait employé son ton le plus mystérieux et son air le plus grave. Il laissa planer le suspens un petit moment, même s'il savait qu'il avait déjà toute son attention.

- En réalité, la maison... Elle a été construite sur...
Un ancien cimetière indien... Et toutes les nuits d'été, vers minuit,
des ombres apparaissent dans le jardin et essaient de rentrer dans la maison.


Il faillit laisser son masque de gravité disparaître sous un sourire mais il tint bon. Il était quand même vachement doué pour raconter les histoires quand même !
"Pfff. Des fantômes ? N'importe quoi. Ce n'est même pas prouvé scientifiquement. Et puis les indiens n'ont jamais mis les pieds en Europe abruti. Comment veux-tu qu'ils y aient installé un cimetière ?"
Encore le rabat-joie. Cap l'ignora complètement, ses papas lui avaient toujours dit que la meilleure des réponses face aux méchants, c'était le silence. Et puis Lore, elle, elle croyait à ses histoires, alors le reste, il s'en fichait. Il reprit son récit.

- Tu vois quand les branches tapent à la fenêtre ? Eh beh c'est pas des branches. Et tu sais pourquoi ils veulent rentrer ? Et bah moi non plus. Mais on va arrêter de se laisser faire. On va leur demander des explications et si ils sont méchants et bah on va les renvoyer en enfer !

Il brandit la lampe torche au-dessus de lui, dans une posture qui se voulait héroïque. Cette nuit allait vraiment être trop cool !
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Dim 3 Sep - 15:34

Quand Cap lui dit de laisser tomber la Barbie, Loreleï se sentit trahie. D'accord, la poupée devait surveiller les monstres du placard mais tout de même... Elle pouvait se reconvertir en ninja elle aussi ! Après tout, elle avait été Marraine de Mafia, Céréales Killeuse puis Surveillante du Monstre du Placard. Qu'est-ce qu'elle était instable la Barbie, ce n'était pas comme ça qu'elle allait s'en sortir financièrement.
Bon, parce que Lore était une véritable trouillarde (sauf quand son frère était là, parce qu'il lui inspirait confiance et elle se sentait en sécurité à ses côtés) elle décida d'obtempérer. Quelqu'un devait surveiller le placard.
Elle suivit son frère hors de la cabane et c'est alors qu'elle réalisa qu'il faisait fichtrement chaud à l'intérieur. Elle ouvrit grand la bouche, comme pour mieux respirer l'air de la chambre et puis éternua un petit son aiguë.
Elle se leva sur ses deux minuscules jambes et épousseta son pyjama mal boutonné avant de sursauter. Cap avait pris l'intonation des voyantes qui ont une vision. Le faisceau de la lampe sous le visage, il était vraiment terrifiant. Loreleï dût prendre sur elle-même pour dissimuler sa crainte tandis que son frère lui racontait la vérité sur cette maison ...

"En réalité, la maison... Elle a été construite sur...
Un ancien cimetière indien... Et toutes les nuits d'été, vers minuit,
des ombres apparaissent dans le jardin et essaient de rentrer dans la maison."

"Pff, si tu crois que ça me fait peur, répliqua-t-elle d'une petite voix."

N'empêche qu'il était fortiche son frère. Elle, elle avait toujours habité cette maison, et c'était lui et son papa qui avaient emménagés ici. Or, il savait malgré tout des choses que elle, elle ignorait... Trop fort Cap !
Loreleï se tenait droite, les pieds bien ancrés au sol mais les poings serrés. Elle voulut voir la nuit et vérifier l'existence de ces fameux fantômes à travers la fenêtre mais les draps lui cachaient la vue.

"Tu vois quand les branches tapent à la fenêtre ? Eh beh c'est pas des branches. Et tu sais pourquoi ils veulent rentrer ? Et bah moi non plus. Mais on va arrêter de se laisser faire. On va leur demander des explications et si ils sont méchants et bah on va les renvoyer en enfer !"

Et, tandis que Cap posait tel un héros, une branche claqua contre la fenêtre avec un parfait timing. Loreleï sursauta et étouffa un cri avant de tenter de reprendre contenance. Non, non, elle n'avait pas peur. C'était euh... De la surprise. C'était pas pareil.
Elle n'allait pas laisser ces fantômes hindous, ou qu'importe la nationalité puisqu'elle l'avait totalement oublié, lui bousiller ses nuits.

"Ok, Cap, mais il faut qu'on se prépare ! Les fantômes, ont les bat pas aussi facilement que ça !"

A quatre pattes, elle repartit à l'intérieur de la cabane de fortune puis en ressortit à peine une minute plus tard, enroulée dans un drap comme si ce dernier était une toge bien grande, une baguette magique dans une main et une boussole en plastique cassée dans l'autre. Sûre d'elle, elle hocha vigoureusement la tête.

"Comme ça, ils pourront pas nous avoir ! C'est la meilleure des défenses et des attaques."

Elle fit quelque pas afin de trouver une armure à son frère mais, comme pour entrer en contradiction avec ses propos, son pied nu marcha sur le tissu et elle trébucha, tombant à plat ventre sur le plancher dans un vacarme épouvantable.
Oups.
Hors RP:
Ce RP est trop mignon pour moi, je fond Smiling Face With He + j'aime trop comment tu introduis la double-personnalité malgré tout !


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Mer 27 Sep - 17:37
Cap sursauta. Cette branche avait eu un timing parfait pour ponctuer et clore son discours. Il n’avait pas eu peur, non, non ! Il avait juste failli perdre le contrôle de sa vessie… Un rire méprisant retentit dans sa tête.
« Bien fait. Abruti. »
« Méchant ! J’ai même pas eu peur d’abord ! J’ai juste fait semblant pour Lore ! »
« C’est ça, c’est ça. Console-toi comme tu peux. »
Tiens. C’était probablement la première qu’il lui répondait. Il haussa les épaules et ne répliqua pas. Il avait autre chose à faire que de discuter avec un méchant comme lui. Il avait une mission à mener à bien avec sa sœur ! D’ailleurs, la voilà qui ressortait de la cabane drapée dans un… bah un drap. Elle avait l’air de porter une toge trop grande. C’était génial !
Il reprit donc sa pose héroïque.

- T’as raison, César ! J’savais qu’t’étais assez grande pour comprendre maint’nant.

Il la vit se prendre les jambes dans sa tenue de sénateur et s’étaler dans un bruit sourd. Sa première réaction fut de rire, rire qui fut vite étouffé par une autre considération. Il se précipita vers elle.

- Chut ! Chuuut ! Tu vas réveiller papa et papa !

Si jamais ils faisaient attraper avant même d’avoir pu préparer leur expédition dans le jardin, ce serait trop nul ! Parce que leurs papas étaient trop cools mais ça allait pas être évident de leur expliquer ce qu’il faisaient en pleine nuit dehors, même s’il n’y avait pas école demain. Il tendit l’oreille. Dans la chambre d’à côté, il entendit son père grogner un peu – il avait toujours eu un sommeil plus léger que le père de Lore – et se retourner. Il retint son souffle, dans l’expectative. Finalement, la respiration de son papa se ralentit et devint plus régulière : il s’était rendormi. Alexander soupira de soulagement.
Il aida sa sœur à se relever et lui demanda par réflexe :

- Ca va ? Tu t’es pas fait mal ?

Avant de se plaquer la paume de la main sur le front. Il oubliait tout le temps qu’elle ne ressentait rien. Elle avait quand même vachement de chance ! Ne jamais avoir mal, ça devait être trop cool, il était jaloux.
« Et bien tu ne devrais pas. Ne pas ressentir la douleur, ce n’est pas normal et c’est dangereux en plus. Parce que du coup tu ne peux pas… »
Bla. Bla. Bla. Cap n’écoutait plus du tout. Ce type était décidément beaucoup trop contrariant, et surtout, beaucoup trop chiant quand il se lançait dans ce genre d’exposé. Il n’avait pas demandé à avoir un monsieur-je-sais-tout dans sa tête lui ! Et puis, il avait beaucoup mieux à faire que de l’écouter. Il devait s’équiper !
Il sortit de la chambre en prenant bien soin de ne pas faire grincer la porte. Il descendit les escaliers en faisant signe à Lore de ne pas faire de bruit et grimaça lorsque la dernière marche craqua sous son poids. Arrivé dans la cuisine, il ouvrit un placard et se saisit d’une passoire et d’une grande casserole. Il mit cette dernière d’autorité sur la tête de sa sœur.

- Equipement de sécurité. Expliqua-t-il d’un ton sérieux et d’un air grave.
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Lun 2 Oct - 21:53

Loreleï eut la chair de poule en imaginant son paparbichette (celui avec des tresses épaisses et des lunettes rondes) et son papa-soja (celui avec des vêtements en coton et qui mange que des courgettes) s'énerver contre elle. Ses yeux s’humidifièrent et elle renifla. Oh non, elle ne voulait pas mettre ses papas en colère !
Elle se statufia en entendant un grognement dans la chambre voisine. Elle ferma les yeux, comme si cela allait empêcher son paparbichette de se réveiller et, devinez quoi ? Ça avait fonctionné ! Jamais le papa d'Alex s'éveilla.
Elle ouvrit ses yeux et remit en place ses lunettes en plastique qui s'étaient cassées la gueule dans sa chute. Elle n'était pas un ninja pour rien dis donc.

- Ça va ? Tu t’es pas fait mal ?

Le petit Caïd papillonna des paupières, dévisageant son frère aîné. Pourquoi est-ce qu'on lui posait toujours cette question? En plus, elle ne la comprenait pas. Sa maman l'avait souvent disputé à cause de ça mais elle, elle n'avait jamais su ce que ça voulait dire "avoir mal". Elle connaissait bien Maléfique, comme dans le Disney, mais elle se doutait bien que avoir "mal" n'était pas le diminutif du nom de la célèbre méchante.
Elle haussa les épaules comme réponse. Ça la frustrait de ne rien piger.
Un peu boudeuse, elle se releva maladroitement, ses joues potelées toutes rouges à cause de la gêne. Elle avait peur qu'on lui dise qu'elle était bête parce qu'elle ne savait pas ce que c'était que la douleur alors que tous ses camarades de classe le savait.
Alors, pour se rassurer, elle fourra sa petite main dans celle de son frère. Son autre poing serré timidement contre sa poitrine, là où son cœur battait à tout rompre. Ouais, elle était visiblement vivante et elle ressentait des sensations. C'était déjà ça.
Lorsqu'ils descendirent les escaliers, sur le qui-vive, Loreleï n'avait toujours pas lâché la main de son frère. Elle serra même ses doigts avec les siens, comme pour l'empêcher de partir.
Mais, finalement, Cap dut se hisser sur la pointe des pieds afin de saisir casserole et passoire. La petite comprit aussitôt ce qu'il voulait faire et ne fut donc pas triste que leur contact s'efface. Elle leva fièrement le menton quand Cap lui mit la casserole trop grande sur sa tête, le manche tourné derrière elle. Elle avait l'air solennel d'une reine durant son couronnement.
Elle saisit la passoire et l'enfonça à son tour très sérieusement sur la tête d'Alexander.

" Il ne faut surtout pas que les fantômes indiens nous attrape. Tiens, prends-ça."

Elle lui tendit sa baguette magique, la rose avec des franges sur le bout et qui était lumineuse à l'époque où Loreleï ne s'était pas amusée à enterrer les piles dans le jardin pour voir si un arbre électrique pousserait.
Elle agita sa boussole cassée pour lui montrer qu'elle aussi été parée. Puis elle s'emmêla dans son drap en essayant de le nouer convenablement. Une traîne la suivait toujours mais au moins le drap ne glissait plus.
A pas feutrés, elle ouvrit le frigo et sortit la bouteille de Ketchup. Le visage partiellement éclairé par la lumière franche du réfrigérateur, elle expliqua :

" Il faut faire l'incantation qui nous protégera. Comme ça, on s'fera pas corrompu."

Elle fronçait les sourcils, déterminée. Puis elle traça un cercle avec la sauce à même le carrelage froid et se mit dedans. Elle tira doucement Cap par le bas de son t-shirt pour qu'il entre dans le cercle avec elle. Puis, elle badigeonna son doigt de Ketchup et se fit une trace avec sur le front, et sur celui de Cap.

"Répète après moi : Hakuna Matata, tu m'auras pas."

Une fois fait, ils seraient invincibles face aux fantômes.


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Mar 17 Oct - 18:03
Cap garda le plus longtemps possible la petite main de sa sœur serrée dans la sienne. Il ne savait pas trop ce qui lui prenait mais comme ça, il se sentait grand, il se sentait fort, comme si elle se remettait entièrement à lui pour la protéger contre le monde. C’était tellement cool d’être un grand frère ! Il n’avait pas peur des responsabilités, il ne savait pas ce que c’était. Après tout ça aurait pu être un pokémon que ça aurait été pareil.
Puis Lore le coiffa de la passoire qu’il avait sorti. Il dût la redresser parce qu’elle l’avait posée de travers et qu’il ne voyait plus rien mais son initiative le fit sourire. Il fut cependant plus dubitatif lorsqu’elle lui tendit sa baguette magique rose à froufrous.

- Eh mais c’est un truc de fille ça ! Protesta-t-il vaguement

Mais il la garda en main. En réalité il s’en foutait bien d’utiliser des jouets de filles, c’était juste qu’apparemment à l’école, ses copains avaient l’air de dire que c’était important de faire la différence. Même s’il aurait préféré la boussole. Ca faisait plus explorateur.
Il la regarda se diriger vers le frigo. Tiens ? Elle avait faim ? Pourtant ils avaient passé la soirée à grignoter des chips et des bonbons dans leur cabane. Elle sortit la bouteille de ketchup.

- Il faut faire l’incantation qui nous protégera. Comme ça on se fera pas corrompu.

« Corrompre. »
« Quoi ? »
« Comme ça on ne se fera pas corrompre. Apprenez à conjuguer, crétins. Vous n’écoutez rien à l’école ? »
Cap tira la langue à la voix, c’est-à-dire, plus ou moins dans le vide, avant d’être de nouveau absorbé dans leur jeu. Il regarda le p’tit Caïd faire un cercle au sol avec le contenu de la bouteille. Il eut une brève pensée pour leur papa-soja qui n’allait pas être content de voir son beau carrelage blanc bio issu du marché équitable tout sale mais Lore attira de nouveau son attention en le tirant dans le cercle.

- Répète après moi : Hakuna Matata, tu ne m’auras pas.

Cap se demanda quelques secondes s’il allait le faire ou pas. Après tout c’était son jeu alors c’était à lui de décider non ? Mais Lore avait l’air tellement convaincue qu’il n’eut pas le cœur de la couper dans son délire. Même s’il ne comprenait pas pourquoi elle faisait référence au Roi Lion, il répéta gentiment sa phrase.
Ils restèrent un moment silencieux, dans ce moment solennel, les yeux brillants. Cette aventure était vraiment prometteuse ; ne restait plus qu’une chose importante à récupérer avant de franchir le pas décisif de la véranda : l’aspirateur, pour se la jouer Ghostbusters. Il alla le chercher dans le placard à balai avant d’être pris d’une subite intuition, il se pencha, plongea son doigt dans le ketchup au sol et traça deux traits sur les joues de Lore puis sur les siennes.

- Contre des esprits indiens, on doit se faire des peintures de guerres, comme eux !

Puis tout en traînant l’aspirateur derrière lui, il se faufila comme un ninja dans la véranda dans laquelle il progressa à coup de roulé-boulés. Enfin, il se plaqua contre le pied de la table et murmura :

- Ca y est, on y est. Tu es prête ? Si tu as trop peur, tu peux encore faire demi-tour…

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Jeu 26 Oct - 16:05
Loreleï détestait le silence. Elle était une petite boule d'énergie qui ne demandait qu'à évacuer ce trop plein d'enthousiasme. Alors le silence, ce n'était pas trop sa tasse de thé. Mais celui qui suivit l'incantation ne la dérangea pas. Ou pas trop. Pas au début. C'était un silence important, c'était le calme avant la tempête.
Cap brisa cette ambiance silencieuse juste au moment où elle commençait à angoisser la gamine. Il fit quelques pas vers le placard à balais, ce qui intrigua Loreleï, avant de revenir vers elle et de lui tracer des traits sur sa joue avec le ketchup.

« Contre des esprits indiens, on doit se faire des peintures de guerres, comme eux ! »

Loreleï hocha vigoureusement de la tête mais son inconscient, certainement motivé par son estomac, guida son index jusqu'à ses joues. Elle ramassa la sauce, la porta à ses lèvres et mangea ainsi ses soit-disant peintures.
Cap fit quelques galipettes, aspirateur dans les mains, sous le nez de la petite gourmande. Elle, elle se léchait le bout des doigts, s'interrogeant sur l'importance des roulés-boulés. Peut-être que c'était une danse contre les fantômes indiens...

« Ca y est, on y est. Tu es prête ? Si tu as trop peur, tu peux encore faire demi-tour… »


Loreleï cessa aussitôt sa séance de dégustation faciale, piquée au vif. Elle fronça les sourcils, comme pour montrer sa détermination. Et puis pour prouver à son frère qu'elle était capable de tout, elle fit une roulade avant, puis une roulade arrière (celle-la, elle la rata), dans une vaine tentative d'imitation des cascades professionnelles de Cap. Quand elle eut fini, elle posa ses poings sur hanches et bomba le torse.

« J'ai jamais peur moi, c'est un mythe ! »

Et parce qu'elle était lancée, elle agita sa boussole, ré-ajusta son casque de fortune et fit un premier pas dehors. Il faisait foutrement froid mais ce n'était pas grave, Loreleï avait son drap pour la protéger.  Mais la nuit était déjà bien noire et la petite était plutôt flippée à l'idée de ne plus rien voir. Elle se tourna vers Cap en se disant qu'il serait sa lumière dans ce voile fuligineux mais elle fit un pas en avant à ce moment-là et tomba brutalement à plat ventre. Son menton heurta un caillou, laissant une trace sanglante sur le roc et la casserole trop grande tourna plusieurs fois avant de chuter à son tour.
Décidément, cette toge était plus gênante qu'autre chose...
Loreleï se releva aussitôt, titubante, les bras tendus devant elle et les doigts écartés au cas où il y aurait une nouvelle chute. Elle sentait que ça lui piquait un peu au visage. En fait, ça la chatouillait même. Alors elle se gratta sa plaie ouverte pour calmer ces picotements, recouvrant ses doigts d'hémoglobine avant de sourire à son frère :

« Si j'aurais su, j'aurais pris aut' chose que le drap... Bon pas grave. Ils sont où les fantômes déjà ? »

Hors RP:
Tu t'en doutes peut-être mais on ne sait jamais... Le "si j'aurais" est volontaire Smiling Face With Op


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Sam 18 Nov - 17:35
Cap se marra en voyant sa soeur se rater dans une audacieuse tentative de reproduire ses cabrioles d’acrobate professionnel. Il était le plus fort, forcément, elle était encore trop petite pour y arriver mais il lui apprendrait comme ça ils pourraient jouer au cirque la prochaine fois !

- J'ai jamais peur moi, c'est un mythe !

Cap hocha la tête. Ça c'était bien vrai, il ne pouvait pas lui enlever son intrépidité. Il la laissa passer devant, sa façon à lui de lui montrer sa considération mais la rattrapa rapidement en la voyant se casser la figure. Il espérait qu'elle ne s'était pas fait...
"Non mais c'est quoi cette gamine ? Elle ne peut pas faire attention ? Il ne va pas lui laisser beaucoup de neurones à faire de se claquer la tête par terre comme ça. Quoi qu'elle n'en a déjà pas beaucoup..."
Encore la voix. Cap s'énerva. Il était déjà pas gentil avec lui et il s'en moquait mais Lore, c'était autre chose. Il s'apprêtait à disputer la voix qui parlait de nouveau de grammaire, comme papa-soja le faisait pour lui parfois lorsqu'il était un peu méchant avec les gens. Mais quelque chose bougea dans les buissons, détournant sa maigre attention d'enfant. Il pointa le doigt dans cette direction.

- Lore ! Là, un fantôme !

Il s'y précipita, manquant de se casser la figure à son tour sur une bordure de parterre d'hortensias - il ne connaissait pas encore suffisamment bien le jardin pour s'y diriger dans le noir. Il plongea sa main dans le buisson et celle-ci rencontra de la fourrure. Il l'attrapa et la fourrure réagit dans un feulement. C'était le chat de la voisine.
Alex lança un faux soupir et annonça.

- C'est bien ce que j'pensais, p'tit Caïd. Les fantômes y zont déjà corrompu l'Félix de madame Gérard... Faut trouver une solution.

HRP:
Désolée pour le retard, j'espère que la réponse te convient quand même !
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Z 01
Sam 25 Nov - 15:54

Loreleï se ressuya le visage avec le bas du drap puis, agacée par la longueur de ce dernier, finit par le déchirer. De toute façon, avec une pareille traîne on aurait fini par la confondre avec une mariée. Ou un fantôme. Et elle n'avait envie d'être ni l'un, ni l'autre. Une croûte se forma sur son front, dissimulée finalement par sa frange et l'épaisseur de la nuit.

« Lore ! Là, un fantôme ! »

L'enfant sursauta, sa main contre sa poitrine alors que Cap lui pointait du doigt la zone fleurie qui servait de frontière entre leur jardin et celui de la voisine. Elle savait bien que les fleurs moches de madame Gérard étaient maudites ! A chaque fois que Loreleï voulait en cueillir pour fabriquer des remèdes contre les maladies magiques, Madame Gérard elle venait lui crier dessus. Au début elle pensait que la vieille peau voulait se garder égoïstement ses remèdes (comme la mère de Raiponce avec la fleur magique ! ) mais Loreleï comprit enfin : en fait, la vieille Gérard, c'était quelqu'un de bien... Elle la mettait en garde contre la malédiction des fleurs.
Loreleï tremblait et était bien contente d'être dans le noir de la nuit : elle ne voulait pas que Cap la prenne pour une chochotte.
Il y eut un léger bruissement dans les pétales avant qu'un chat n'en sorte. Loreleï soupira de soulagement. Ouf, c'était juste Félix. Oh mais... S'il était dans les fleurs maudites depuis le début ...

« C'est bien ce que j'pensais, p'tit Caïd. Les fantômes y zont déjà corrompu l'Félix de madame Gérard... Faut trouver une solution. »

Loreleï hocha la tête, les sourcils froncés de détermination. Elle et Cap étaient sur la même longueur d'ondes, visiblement. Sauf que lui parlait des fantômes... Bah, malédiction et fantômes, ça se rejoignait.

« J'suis pas p'tite...», rechigna-t-elle.

Mais il avait raison, il fallait trouver une solution. Et parce que la gamine était incapable de réfléchir à un véritable plan, préférant suivre son instinct, elle eut l'idée stupide de saisir l'aspirateur de Cap, de l'allumer et elle le dirigea vers Félix. En quoi cette idée était-elle bête? Premièrement parce que ce pauvre Félix n'était pas de la poussière dans un coin de chambre à aspirer et deuxièmement parce que le bruit réveillerait le voisinage entier.
Evidemment, le chat se mit à fuir en entendant l'aspirateur vrombir et, malheureusement, il en fallait plus pour décourager cette sotte de Loreleï. La châtain, tenant fermement le tuyau d'aspirateur entre les mains haussa la voix pour se faire entendre par dessus le ronronnement de l'objet :

« Allez Cap ! Comme dans Ghostbuster! »


Et elle se mit à courir. Enfin, ça ressemblait à de la course. Parce qu'avec l'aspirateur trois fois plus gros qu'elle, son casque de fortune et son drap déchiré qui glissait, elle aurait été plus rapide en rampant.
Hors rp:
Elle me fatigue... x)


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X111
Lun 27 Nov - 21:56
Cap tenait fermement Félix, déjà pas très à l'aise avec le fait de ne plus toucher le sol. Il gigotait comme un enfant qui veut marcher mais il ne pouvait pas le laisser filer. Il était contaminé par les fantômes, il fallait le mettre en quarantaine en attendant de trouver une solution sinon il allait transformer Madame Gérard aussi et les papas ne seraient pas contents de ne plus avoir la tarte aux courgettes bio de la voisine. Et il ne voulait pas que ses papas ne soient pas contents. Il commença donc à se diriger vers le cabanon de jardin pour y enfermer Félix mais Lore eut une autre brillante idée. Elle alluma l'aspirateur en criant :

- Allez Cap ! Comme dans Ghostbuster!

Le chat affolé se débattit dans tous les sens pour échapper à cette nouvelle agression, et dans sa précipitation, il griffa tout azimut pour se défaire de l'emprise des bras de l'enfant. Cap cria, peut-être plus de surprise que de douleur.
"Ah mais ce que vous êtes débiles tous les deux ! Punaise Cap j'espère que tu es à jour dans tes vaccins anti-tétanos, j'ai pas envie de finir à l'hôpital moi !"
Anti-téta-quoi ? Cap n'y pigeait que dalle, tout ce qu'il voyait, c'était sa soeur se déplacer bizarrement lentement pour quelqu'un en train de courir après un matou. Il se précipita à sa suite. Félix s'était réfugié dans le coin des poubelles. Cap retroussa ses manches.

- Laisse-moi faire, choper des minous c'est ma spécialité !

Il avait entendu un grand du collège dire ça un jour, et il avait gardé la phrase dans un coin de sa tête parce qu'il l'avait trouvée cool. Il ne savait pas trop à ce moment-là à quoi elle pourrait bien lui servir parce que, bah, quand même, elle est pas facile à replacer, genre il faut avoir un chat sous la main et tout, mais il savait que le jour viendrait où il pourrait impressionner Lore avec sa punchline (même si elle était un peu chipée à quelqu'un d'autre). Il plongea sa main entre les poubelles. La bestiole lui échappa de peu. Cap replongea son bras et bouscula les poubelles dont le couvercle en métal résonna interminablement au sol. Enfin, il saisit un Félix tout tremblant et tout terrorisé à bout de bras, un sourire victorieux affiché sur le visage. Sourire qui s'effaça bien vite. Une lumière s'était allumée dans la maison et deux silhouettes masculines se découpaient à travers la fenêtre de la chambre des parents...
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Mer 29 Nov - 18:05


Loreleï trouvait son sac à dos pour l'école lourd, mais ce n'était rien comparé à cet aspirateur de malheur ! Papa-soja avait dit, tout content, en l'achetant que c'était un superbe engin et qu'il était bon pour la planète, mais Loreleï s'en fichait de la planète parce que pour le moment ce n'était pas bon pour elle ! C'était trop chiant de se transporter ça. Comment ils faisaient dans Ghostbuster?
Et en plus, le chat il avait fini par filer et il s'était planqué dans les poubelles. Loreleï s'accroupit et disparut derrière l'aspirateur, ne laissant voir qu'un casque de fortune. Elle se gratta le menton, se demandant comment attraper le chat et grimaça en sentant un liquide. Oh mince, elle avait alors deux croûtes ? Bah, c'était dégoûtant ! Elle était tellement habituée aux blessures qu'elle oubliait où elles se situaient. Elle était où la deuxième déjà ? Sur le front ?

- Laisse-moi faire, choper des minous c'est ma spécialité !

Loreleï n'était pas convaincue par la réplique de Cap. Evidemment qu'elle allait le laisser faire, c'était lui son modèle et c'était à elle de prendre exemple sur ce qu'il faisait, mais c'était quoi "déminou"? Peut-être un mot dans une autre langue ? C'était pas impossible, parce qu'il était sûrement sacrément intelligent son frère et il en connaissait pleins des langues !
Cap réussit à saisir Félix, le chat tremblait d'excitation visiblement. Loreleï approcha le tuyau d'aspirateur du chat pour qu'il puisse s'amuser avec, lui qui semblait secoué par l'adrénaline, quand une lumière l'éblouit. Loreleï n'eut pas à voir les silhouettes pour comprendre ce qu'il se passait. Sans réfléchir (encore), elle ôta maladroitement l'aspirateur et le fourra dans les bras de Cap :

- Mission commando mon capitaine !

Puis elle le regarda sérieusement, ou du moins elle voulait avoir l'air sérieux avec ses sourcils froncés et son regard dramatique. Mais avec une bouille pareille, ses traces de ketchup et son heaume de premier prix, il était difficile de la considérer sérieusement.

- Tâche de t'en sortir vivant, Alexander.

Et ouais ! Comme les punchlines des films ! Elle l'avait piquée à un film d'action ça, de toute façon. Parce que oui, elle volait les répliques mais elle avait le droit, parce qu'elle était une apprentie. Elle était sûre que les punchlines de Cap étaient tirées de son super-cerveau. Quant au prénom, c'était parce que dans les scènes d'actions, il n'y avait plus de surnoms. C'était pour montrer le sérieux, et tout. Enfin, c'était ce que lui avait expliqué un type de sa classe qui se la pétait.
Loreleï ne fit pas durer la séance sérieuse plus longtemps et plongea dans une poubelle. Seulement c'était bien trop galère de s'enfoncer complètement dedans. Alors la moité de son corps était à l'intérieur et l'autre moitié à l'extérieur. Lorsque les deux papas arrivèrent dans le jardin ils purent apercevoir une petite paire de jambes gigotant en dehors d'une poubelle.


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X111
Mar 5 Déc - 16:59
Cap avait laissé s’échapper le chat qui se débattait de plus belle face à l’aspirateur que lui tendait de nouveau Lore en voyant la lumière s’allumer. Bon en fait il devait bien avouer qu’il n’était plus trop convaincu par le coup de l’aspirateur, même si ça fonctionnait dans Ghostbusters. Surtout que sa sœur venait de le lui fourrer dans les bras et qu’il était vachement plus lourd qu’il ne le pensait. Il vacilla un peu sous le poids, retenant une grimace – Lore ne devait pas voir que c’était trop lourd pour lui aussi – pendant qu’elle lui sortait ses punchlines piquées à un film d’action, il ne savait plus trop lequel. Il hocha la tête affirmativement, tentant que garder son sérieux face à la bouille trop drôle de la petite et plongea rapidement et habilement dans un buisson voisin, motivé par le fait de ne pas se faire choper par les parents. Parce que s’ils savaient… Papa-soja allait râler tandis que Paparbichette allait afficher son air déçu et il n’aimait pas du tout, mais alors pas du tout ça ! Il jeta un œil à Lore qui peinait à rentrer dans sa poubelle. Ses jambes dépassaient et les papas allaient sortir et la voir dans 5, 4, 3, 2…
Cap soupira et jaillit brusquement hors de sa cachette, abandonnant l’aspirateur là où il était. Il bondit vers la poubelle, ramassa prestement le couvercle de métal et l’enfonça peu délicatement sur les gambettes qui dépassaient, les forçant à rentrer et à se cacher. Il avait fait vite mais… Lorsqu’il se retourna, les deux papas étaient face à lui.
Papa-soja, les poings sur les hanches, l’air contrarié lui demanda :

- Qu’est-ce que tu fais dehors en pleine nuit ?

Cap déglutit discrètement. Peut-être qu’il n’avait malgré tout pas été assez rapide et qu’il avait tout vu ? Il priait pour que ce ne soit pas le cas. Il hésita un peu. Il avait deux options. Soit il lui disait la vérité mais s’il n’avait rien vu, il se trahissait lui-même et Lore par la même occasion, soit il tentait le tout pour le tout et mentait, quitte à aggraver son cas si effectivement il avait vu ce qu’il venait de se passer. Il était indécis.

- Désolé papa. J’ai entendu Félix feuler et se battre avec un autre chat dans les poubelles. Ca m’empêchait de dormir alors je suis descendu pour les faire taire. Comme tu peux le voir, ça ne s’est pas passé comme prévu. Dit-il en montrant ses bras griffés et ses manches de pyjama déchirées.

Cap hurla. Enfin, il essaya de hurler. Ce n’était pas lui qui venait de parler il en était sûr ! Et il ne contrôlait plus son corps non plus ! Il essaya de se débattre mais cela se conclut par de maigres tressautements de ses membres.
« Mais arrête abruti ! J’essaie de vous sauver la peau à tous les deux ! De nous sauver la peau ! »
Cap se calma un peu. C’était la voix qui faisait ça ?
« Tu… Tu peux contrôler mon corps ? »
« Ce n’est pas TON corps. C’est le nôtre. Et je crois. C’est plausible en tout cas. Et arrête de m’appeler la voix, c’est agaçant. J’ai un nom. »
« Ah oui. Le Génie c’est ça ? »
« C’est ça. Mais on en parlera plus tard, on a autre chose à gérer au cas où tu ne l’aurais pas remarqué. »
« Pardon. »
Papa-soja haussa un sourcil, seulement à moitié convaincu. Il détourna le regard et vit dépasser du tuyau un bout d’aspirateur. Il le désigna.

- Et c’est quoi ça ?

Alexander se mordit la joue. Enfin Cap se mordit la joue. Il avait visiblement récupéré le contrôle.

- C’était pour me servir… euh… d’arme ?

« Génie t’es là ? »
« Oui mais j’ai perdu le contrôle. Je ne peux pas le faire longtemps on dirait. »
Papa-soja leva les yeux au ciel et prit Paparbichette à témoin.

- Non mais ce n’est pas vrai ! Joachim ! Dis quelque chose à ton fils !

Paparbichette haussa nonchalamment les épaules avant de céder devant le regard insistant de son compagnon. Il s’approcha et s’accroupit devant son fils.

- Pourquoi tu as fait ça Alexander ? Tu sais que papa Anatole n’aime pas qu’on joue avec ses appareils ménagers. Demande pardon.

Cap se tortilla un peu avant de s’exécuter.

- Pardon papa Natole. J’l’ferai plus.

Paparbichette se tourna vers Papa-soja qui avait toujours les bras croisés. Il le regarda longtemps et il finit par lâcher prise et décroisa les bras en soupirant.

- J’accepte tes excuses. Mais ne crois pas que cela t’exemptera de punition demain ! Maintenant, retourne te coucher. Et ne fais pas de bruit ! Il ne faut pas réveiller ta sœur. Je suis clair ?
- Oui papa Natole, très clair.
- Allez, monte maintenant.

Les deux hommes et le garçon regagnèrent la maison. Cap jeta un regard en arrière vers la poubelle où Félix était revenu s’installer sur le couvercle.

HRP:
Bon c'est beaucoup de bavardage et je n'y inclue pas trop Lore mais comme tu peux le constater, j'avais pas trop le choix XD. Si quoi que ce soit te déplait, n'hésite pas à me le faire savoir,
je modifierais !
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Z 01
Ven 8 Déc - 18:56

Les mains de Loreleï étaient engouffrées dans les sachets poubelles et la petite geignait. C'était vraiment dégoûtant ! Elle aurait mieux fait de trouver une autre cachette !
Ses jambes gigotait encore à l'extérieur quand elle se sentit propulsée en avant. Son petit corps s'enfonça la tête la première entre les différents sacs et la lumière disparut. Argh, mais ça puait ici en plus ! Elle entendit des voix et cessa de gigoter. Mince, ses papas étaient là ! Cap allait passer un sale quart d'heure. Quand elle fut à l'endroit à l'étroit dans la poubelle, elle se recroquevilla sur elle-même, la tête levée vers le couvercle de la poubelle comme pour mieux entendre. Elle ne captait que les intonations de voix. Elle ne pouvait pas laisser Cap tout prendre ! Oui mais il avait agi en héros en la sauvant, et elle sentait qu'il n'apprécierait pas qu'elle gâche tout. Elle fit une moue boudeuse : elle n'était pas une demoiselle en détresse, elle était son acolyte. Elle devait être là pour le soutenir, pas être un boulet qu'il fallait sauver.
Elle attendit que les voix s'en aillent pour oser pousser le couvercle. Il était plus lourd que prévu alors elle dû s'y prendre à deux reprises. Son petit nez rouge de ketchup dépassa de la poubelle et ses deux yeux malicieux brillèrent dans le noir. Rien dans les parages? Ok.
Elle prit de l'appui sur le fond de la poubelle et se hissa sur la pointe des pieds pour sortir. Une fois sur la terre ferme, elle épousseta son drap et essuya son visage sale de son bras. Petit corps dans la nuit noire, elle se sentait soudainement perdue sans son frère avec elle. Elle sursauta quand elle aperçut une silhouette à travers les buissons. Madame Gérard (sûrement alertée par les bruits mais Loreleï savait très bien que c'était une sorcière et que les sorcières ça faisait des potions magiques la nuit. Elle allait sûrement prendre ses fleurs magiques.) la fixait, puis lui fit un clin d’œil, l'air de dire qu'elle savait bien mais qu'elle ne dirait rien. Loreleï déglutit péniblement puis quand la vieille dame lui fit signe de rentrer, la petite obtempéra.
Heureusement, la porte était encore ouverte. Elle aurait eu l'air maligne si elle avait attendue dehors.
Oh mais, son papa-soja il était bien trop parano pour ne pas fermer derrière lui...
C'est alors que la lumière de la cuisine s'alluma. Loreleï se protégea les yeux un instant avant de découvrir son papa debout dans la cuisine, les bras croisés.

« Je m'en doutais. Vous ne faites jamais les bêtises seuls. »

Et surtout, après vérification, Loreleï ne dormait pas dans son lit. L'enfant gonfla les joues avant de se plaindre d'une petite voix :

« Tu pourras m'disputer demain ? J'suis fatiguée... C'est trop difficile de chasser les fantômes indiens.»

Il soupira. Il avait les mêmes grands yeux noisettes que ceux de sa fille. Il s'accroupit face à la gamine et fronça les sourcils en découvrant son état. Il lui tapota le haut du crâne, puis avec un mouchoir en tissu (bah oui, en papier c'était pas écologique), il essuya la sauce sur le visage de sa fille. Puis il l'emmena en silence dans la salle de bain pour soigner ses blessures. Loreleï détestait quand son papa-soja ne disait rien, c'était pire que quand il la disputait.

« J'suis désolée papa-soja.»

Il fit semblant d'être blasé, mais son demi-sourire ne trompait pas sa fille.

« Tu ne peux pas m'appeler juste "papa", comme n'importe quel enfant?»
« Je ne suis pas n'importe quel enfant. Mais ça c'est parce que j'ai pas n'importe quelle famille. »

Il la borda (après avoir escaladé la cabane) dans son lit en lui rappelant qu'ils discuteraient de cette évasion nocturne au réveil. L'enfant attendit quelques minutes avant de sortir de son lit. Elle se planta devant la porte de la chambre de Cap puis enleva le pansement qu'elle avait sur le front. Elle gratta la croûte et, quand elle eut du sang sur le doigt, elle traça une ligne avec sur la porte, puis retourna se coucher.
Voilà, ils ne partageaient pas le même sang, mais Loreleï voulait lui montrer que c'était tout comme.


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