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20/10/2018
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Nouvelle visite à un ami [Pv Nev]

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Celui qui a une bonne écriture
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Je venais de quitter les Lanvers. Ou, plus exactement, ils étaient partis pour rentrer chez eux, me laissant là, sur cette île. D’un certain côté, je devais bien avouer que je me sentais soulagé de ne pas laisser ici Nev et Sheila. Mais… Je ne voulais pas rester à l’institut. Je ne fis cependant pas de caprice et j’allai voir Nev dans sa chambre en passant par la mienne pour prendre une feuille de papier et un crayon. Après tout, nous devions préparer ensemble une lettre que je pourrais envoyer à Numa par la suite. Je ne savais pas du tout ce que j’allais pouvoir écrire. Après tout, mis à part demander des nouvelles de Hope, ce qui m’effrayait grandement, je ne savais pas du tout quoi lui dire… Lui demander des nouvelles, mais après ? Puis… Comment faisait-on pour écrire une lettre ?

La tête pleine de questions sans réponse, je marchais dans les couloir en repensant également à la visite que je venais d’avoir. Les Lanvers n’étaient pas méchants, mais leur attitude me mettait mal à l’aise. Ils étaient beaucoup trop différents des Nakamura et s’en était totalement perturbant. Après tout, ils me câlinaient, m’autorisaient à parler comme je le voulais, à pleurer… Non, vraiment, il n’y avait aucun point commun entre ces deux familles qui me déchiraient toujours un peu plus. Et je savais que Nev allait vouloir que je lui en parle. Mais comment allais-je bien pouvoir lui dire ? Surtout que je n’avais pas réussi à les remercier. Certes, je n’avais pas vraiment dit “pardon” non plus, mais je sentais que ce n’était pas bien quand même.

Je commençais à angoisser, sans parler de ce que je ressentais entre ces murs blancs et impersonnels. Et ce fut vraiment dur à supporter lorsque je fus face à la porte de Nev. Ce dernier devait sans aucun doute m’attendre. Mais cela ne rendait pas la situation moins stressante. J’hésitai donc longuement avant de frapper à la porte. Et s’il était occupé ? Ou s’il dormait ? Je ne voulais pas le déranger. J’avais encore moins envie de croiser une infirmière ou son médecin même si, à cette heure-là, nii était toujours seul. J’avais également peur de ce qu’il allait me dire. Je ne voulais pas qu’il me gronde parce que je n’avais pas réussi à tenir ma promesse. J’étais vraiment une mauvaise personne. Un incapable…

Doucement, tremblant, je frappai à la porte devant laquelle j’étais debout depuis quelques minutes déjà. Puis, lorsque j’entendis une voix me répondre, j’entrai lentement avant de fermer la porte derrière moi. J’avais envie de courir pour prendre la main de Nev, sentir enfin cette proximité douce et chaleureuse qui me soutenait en tout instant. Mais, je n’osais pas avancer tant je me sentais honteux, mauvais et angoissé. J’attendis donc qu’il me parle, qu’il m’autorise à venir le rejoindre, alors que je n’osais même pas le regarder dans le yeux. A quoi bon cacher ma culpabilité ? J’avais fait une bêtise et il fallait que je l’assume.
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Nevrabriel était en train de lire un roman de science-fiction plutôt intéressant. C’était une activité qu’il avait délaissé depuis quelque temps. Ça et la musique. Depuis sa dépression il n’avait fait qu’errer tel un fantôme et composer des symphonies au clair de lune sur le sol de sa chambre. Alors, doucement, comme il ne pouvait pas quitter son lit, il avait décidé de se mettre à la lecture le temps où il n’était pas endormi.
Le jeune homme se trouvait bien lent dans ses bouquins. Il avait l’impression que le temps où il lisait cinq romans par jours était révolu. Etait-ce vraiment ça ou était-ce les médicaments qui ne l’aidaient pas à se concentrer ?

Ayant eut la force de faire autre chose que dormir ce matin, Nevrabriel avait rangé son bazar après la douche avant que l’infirmière ne viennent lui mettre sa nouvelle perfusion. La pièce était désormais propre, seul trainait sur son bureau le carnet que lui avait offert Astrid. Il relisait régulièrement ce qu’elle lui avait écrit à la dernière page, caressant sa si jolie écriture. Même si c’était certainement se faire du mal, cela lui rappelait son beau visage et les moments qu’il avait passé à ses cotés, le faisant doucement sourire.

Puis, on frappa à la porte de sa chambre. Nevrabriel invita gentiment la personne à entrer, terminant en même temps de dernier paragraphe de son roman. L’ouverture de la porte semblait être lente, comme hésitante. Nevrabriel leva un instant les yeux pour voir que c’était Yuki avant de reposer ses yeux sur les dernières lignes de son livre pour le terminer.

Puis, le roux ferma son ouvrage et tendit le bras pour le poser sur son bureau avant de reposer ses yeux vers son cadet. Pourquoi restait-il devant la porte ?

Nevrabriel perdit peu à peu son sourire pour de l’étonnement en regardant le blond. Yuki ne semblait pas aller très bien. Le rendez-vous s’était si mal passé que ça ? Avait-il eut une mauvaise rencontre sur le chemin ? Avait-il mal quelque part ?

Nevrabriel poussa sa couverture pour mettre ses deux pieds au sol. Il agrippa la barre de sa perfusion et l’emmena avec lui à l’aide des roulettes au sol, jusque devant le blond.
En face de Yuki, l’écossais eut un sourire bienveillant avant de se pencher pour le prendre tendrement dans ses bras. Il lui caressa gentiment le dos en demandant doucement :

_Est-ce que tu veux en parler ?


Dernière édition par Nevrabriel le Mar 23 Oct - 2:29, édité 2 fois


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Immobile et la tête basse, j'attendis dans le silence. J'avais vu que Nev était en train de lire un livre. Du coup, j'imaginais sans peine que j'étais en train de le déranger. D'ailleurs, ce devait être pour ça qu'il ne me parlait pas. Qu'il ne me regardait pas. J'en étais triste au milieu de ma confusion, mais je n'en dis rien. A quoi bon ? J'étais le fautif, il fallait que j'assume ma faute. Puis, des bruits de draps se firent entendre. Ils furent suivis par ceux que faisaient des pas lents et lourds accompagnés de quelque chose roulant sur le sol en lino. Ces derniers se rapprochèrent jusqu'à m'atteindre. Je compris alors qu'il s'agissait de mon ami qui me rejoignait. Pourtant je ne levai pas les yeux sur lui. J'avais bien trop peur. Qu'allait-il me faire ?

Avec douceur, une paire de bras entourèrent mon frêle corps avant qu'une main me frotte le dos. Puis, la voix agréable de mon aîné me demanda si je voulais parler. Sur le coup, je ne compris pas de quoi il parlait. Pourtant, après avoir attrapé son haut de ma main libre, je lui répondis d'une voix serrée, presque cassée :


Personne ne réagit comme les Nakamura. Personne ne me punit ou me gronde. J'ai peur. J'ai très peur. Parce que… Si… Si je fais une bêtise je ne saurais pas. Pourtant, tout le monde me dit que ce n'est pas grave, que tout va bien. Pourquoi maintenant c'est comme ça ? Les Nakamura m'ont sauvé donc ils sont gentils. Mais, alors, pourquoi ils sont les seuls à me punir comme ça ? Nev… Pourquoi ?


J'essayais de ne pas pleurer. Mais je sentais mon pilier effrité tomber. Je n'aimais pas ça. Cela me terrifiait. Énormément. C'était pire qu'avec celui de l'amitié.


Les Lanvers sont très gentils. Mais je n'ai pas réussi à leur dire “merci”. Je n'ai même pas réussi à réellement parler. Mais ils ne m'en ont pas voulu. Ils m'ont dit que ce n'est pas grave, que je n'avais pas à avoir peur. Ils ont été… gentils. Mais, alors, les Nakamura étaient méchants ? Non… Nonnonnonnonnon ! Ils peuvent pas être méchants ! Parce que… Si c'est le cas… je vais me détruire…


Je tremblais énormément devant cette réalisation que je ne voulais pas croire. Non, vraiment je ne voulais pas voir mon pilier s'effondrer…
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_Est-ce que tu veux en parler ?

Yuki mit un moment avant de réagir. Mais comme toujours, Nevrabriel lui laissait le temps qu’il lui fallait pour s’exprimer. Surtout qu’il lui avait confié hier que cette entrevue le stressait énormément, lui faisait peur même.
Lorsque le blond vint poser une main sur le dos de Nevrabriel, ce dernier continua de faire des cercles affectifs sur son dos, comme une mère rassurant son enfant.

_ Personne ne réagit comme les Nakamura. Personne ne me punit ou me gronde. J'ai peur. J'ai très peur. Parce que… Si… Si je fais une bêtise je ne saurais pas. Pourtant, tout le monde me dit que ce n'est pas grave, que tout va bien. Pourquoi maintenant c'est comme ça ? Les Nakamura m'ont sauvé donc ils sont gentils. Mais, alors, pourquoi ils sont les seuls à me punir comme ça ? Nev… Pourquoi ?

Yuki avait une voix étouffée, presque tremblante au fond de sa gorge mais Nevrabriel ne quittait pas ses bras. Il avait les yeux ouverts et dirigeaient vers le bras, cessant doucement ses mouvements affectifs sans toutefois retirer son étreinte sur le corps de son cadet.

_ Les Lanvers sont très gentils. Mais je n'ai pas réussi à leur dire “merci”. Je n'ai même pas réussi à réellement parler. Mais ils ne m'en ont pas voulu. Ils m'ont dit que ce n'est pas grave, que je n'avais pas à avoir peur. Ils ont été… gentils. Mais, alors, les Nakamura étaient méchants ? Non… Nonnonnonnonnon ! Ils peuvent pas être méchants ! Parce que… Si c'est le cas… je vais me détruire…


Cette fois, le corps du blond se mit à trembler.
La peur …
C’était une chose que Nevrabriel avait côtoyé mais pas assez pour la connaitre. Il n’avait pas de grande peur comme la solitude, l’abandon, la perte. Puisse qu’il les avait vécu et surmonté. Il n’avait plus réellement de grande peur à par qu’on s’en prenne à ceux qui lui était cher. Cependant, il était loin d’être insensible et pouvait comprendre son cadet. La peur de se détruire, de se perdre soit même … ça devait être terrifiant.

_Yuki, regarde-moi.

Nevrabriel se détacha de Yuki et prit son visage entre ses grandes mains maigres pour le lever vers le haut afin qu’ils se regardent. Le roux eut un sourire très tendre pour son invité. Puis, doucement et tendrement, comme il l’a toujours fait pour parler à Yuki, il lui exprima :

_Si tu te détruis, je vais te reconstruire. Sheila, moi, les Lanvers, et toutes les personnes qui tiennent à toi, si tu te détruit je vais te reconstruire. On va te reconstruire.

Nevrabriel se mit à caresser la joue droite de Yuki de son pouce avant de continuer :

_Regarde moi, je me suis détruit et on me reconstruit petit à petit. Tu fais partie de ces gens qui me reconstruisent petit à petit. Un jour tu comprendras certainement qui sont les mauvaises personnes qui ont marqués ta vie, mais en attendant je veux que tu saches que je serais là pour toi, d’accord ?

L’écossais ne savait pas si ses paroles étaient entendues et comprises. Il ne savait pas si Yuki le croirait ou même essaierait de le croire. Depuis des mois le monde entier lui disait, même lui, que les Nakamura étaient des mauvaises personnes, des monstres, et Yuki ne les croyait toujours pas. Mais Nevrabriel ne voulait pas qu’il doute de sa sincérité à cet instant, du fait qu’il sera toujours là lorsque Yuki aura besoin de lui.
Bien que le roux était peut-être condamné à ne pas vivre vieux, chaque jours qu’il passerait sur Terre serait dédié à ses promesses envers les personnes qui lui sont cher. Yuki en faisait partit à présent.

_Ce n’est pas grave si tu n’as pas pu parler aux Lavers aujourd’hui. Tu auras d’autres occasions de les voir et de leur exprimer ce que tu ressens alors ne t’en veux pas et soit heureux que tout se soit bien passé avec eux.



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Lorsque Yuki me demanda de le regarder, je ne le fis pas. Pas avant qu’il ne se décolle de moi, me tendant automatiquement pour me prendre le visage entre ses grandes et fines mains afin de m’obliger en douceur à le regarder. Je ne voulais pas qu’il voit les larmes qui menaçaient de noyer mon visage. Mais, d’un autre côté, je ne pouvais pas lutter contre lui. Il était gentil, il m’aidait quand je le lui demandais et sans doute était-ce la cas à ce moment-là. Je regardai donc ses yeux aussis jolis que le soleil et le ciel étoilé alors qu’il commençait à répondre à mes peurs.

Je ne compris pas comment il voulait me reconstruire. Il ne faisait pas partie du pilier de la famille. Non. Il faisait partie de celui des amis. Sheila aussi. Quant aux Lanvers, je ne savais pas comment les considérer. Ils se disaient mes parents, mais ils n’étaient que des étrangers pour moi. Ils étaient gentils, patients et doux, mais je ne pouvais pas les appeler “papa” et “maman”, même si je commençais à faire l’effort pour qu’on évite de me reprendre sans arrêt. Dans mon coeur, ils n’étaient pas ma famille. Mais, du coup, qu’était-ce qu’une famille ? Quel était le rôle d’une famille ? Je sentis une douleur au fond de moi, comme si quelque chose venait de se briser violemment. Mais je ne le montrai pas, regardant toujours Nev qui continuait sur sa lancée en caressant ma joue.

Sa compassion me faisait autant de bien que de mal. Je ne comprenais même pas pourquoi? Après tout, normalement, ne devait-on pas seulement être heureux d’être aimé à ce point ? Pourquoi ne pouvais-je pas en être satisfait ? Pourquoi avais-je l’impression que plus il me soutenait, plus tout était intolérable ? Un peu comme avec ces inconnus qui se disaient mes parents…


Nev… fis-je lorsqu’il eut fini.


J’attendis qu’il me redonne, d’une façon ou d’une autre, la parole avant de demander de façon incertaine :


Comment un ami peut reconstruire le pilier de la famille ? Comment des inconnus peuvent être des parents ? Comment mon pilier peut être reconstruit si je ne comprends pas ? A-avec Numa et Sheila, quand elles m’ont détruit et reconstruit le pilier de l’amitié, c’était assez facile car elles sont celles qui m’ont montré et appris. Mais là… J’ai l’impression de tomber dans le vide… Mon pilier ne se reconstruit pas parce que si les Nakamura ne sont pas mes parents, si je n’ai personne à mettre dans ma “famille”, comment je peux comprendre ?


Je ne savais pas comment je tenais encore mes larmes. Je les ravalais, encore et encore. Pourtant, il en était toujours qui revenait. Après tout, je voulais le croire quand il me disait qu’il m’aiderait. Mais… comment pouvait-il m’aider si nous n’avions pas de lien qui puisse m’aider à comprendre. Je l’appelais “nii”, donc “grand-frère”, mais je ne savais pas la définition émotionnelle. Sur le coup, c’est ce qui m’avait parut le plus proche mais était-ce réellement le cas ?
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Dernière édition par Yuki Lanvers le Mar 23 Oct - 17:57, édité 1 fois



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_Ce n’est pas grave si tu n’as pas pu parler aux Lavers aujourd’hui. Tu auras d’autres occasions de les voir et de leur exprimer ce que tu ressens alors ne t’en veux pas et soit heureux que tout se soit bien passé avec eux.

Yuki souffla doucement le prénom de son ainé. Nevrabriel continua de caresser délicatement sa joue comme si le blond pouvait se briser à tout instant. Ce n’était qu’un enfant après tout.

_Comment un ami peut reconstruire le pilier de la famille ? Comment des inconnus peuvent être des parents ? Comment mon pilier peut être reconstruit si je ne comprends pas ? A-avec Numa et Sheila, quand elles m’ont détruit et reconstruit le pilier de l’amitié, c’était assez facile car elles sont celles qui m’ont montré et appris. Mais là… J’ai l’impression de tomber dans le vide… Mon pilier ne se reconstruit pas parce que si les Nakamura ne sont pas mes parents, si je n’ai personne à mettre dans ma “famille”, comment je peux comprendre ?

Ah …

Nevrabriel cessa sa caresse pour poser ses deux mains sur les épaules de son cadet. Il leva les yeux un instant afin de respirer profondément. Ce n’était pas le moment de lui donner des leçons de moral et de lui expliquer la différence entre le bien et le mal. En cet instant, Yuki avait besoin d’être rassuré et soutenu. Une chose que Nevrabriel savait très bien faire. Mais il ne voulait pas mentir à son cadet ni nier le fait qu’il devrait tôt ou tard virer ces monstres de sa vie.
Comment exprimer cela sans perdre le blond dans une angoisse intérieure ?

_Ça ne te plairait pas d’avoir les Lanvers comme parents ? Sans remplacer les Nakamuras, un peu comme … des parents d’adoptions ?

Le temps de comprendre que les Nakamura étaient des monstres, du moins. Le temps de comprendre et de se rapprocher des Lanvers. Yuki aurait tout le temps du monde pour les appeler « papa » et « maman » un jour. Pas tout de suite, mais un jour. En attendant il pouvait essayer des les inclure progressivement dans son pilier familiale et lorsque cela sera fait, il chassera doucement les Nakamura. C’était parfait ainsi. De plus, ne plus revoir ses tortionnaires allait certainement l’aider à tourner la page.

Nevrabriel pencha de nouveau la tête pour que ses yeux rencontrent ceux de son visiteur, lui adressant un sourire rassurant et chaleureux :

_Ne voulais-tu pas que je sois ton grand-frère également ?



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Les mains de Nev quittèrent mon visage lorsque je terminai de lui poser mes questions. Mais elles ne me lâchèrent pas pour autant, allant se poser avec douceur sur les épaules tremblantes. Pourtant, les yeux de mon ami ne me regardaient plus. Est-ce qu’il réfléchissait ? Oui, mais à quoi ? Non, il était gentil, lui. Il ne me ferait jamais de mal. … N’est-ce pas ? Ce n’était pas une feinte pour mieux se retourner contre moi par la suite comme tous les autres à l’école, hein ? Je voulais croire qu’il était comme Sheila, qu’il ne m’abandonnerait jamais. Ce, même si je venais à devoir partir sans pouvoir lui dire au revoir. Oui, parce que je n’avais pas eu le choix de quitter l’académie sans prévenir. Je n’avais pas voulu m’en aller et j’espérais que Nev comprendrait aussi bien que Sheila que jamais je ne partirais sans le prévenir ou lui dire combien il m’était précieux. Si ce n’était pas le cas, je ne viendrais pas aussi souvent le voir…

Finalement, il me demanda si je voulais que les Lanvers deviennent mes parents. Mon coeur se scinda alors en deux. Heureusement, il précisa que cela ne voulait pas dire me débarrasser de ma toute première famille. J’y réfléchis donc très sérieusement sans laisser la panique monter. Ils étaient gentils et ils semblaient m’aimer. Leur patience et leur inquiétude à mon égard restait assez compliquées à comprendre pour moi qui n’avait pas vraiment connu ça de la part des adultes. D’une certaine manière, ils me rappelaient mes amis, même si j’avais encore peur qu’ils se cachent derrière de faux semblants. J’attrapai donc mon haut d’uniforme au niveau de mon coeur et le serrai dans mon poing. Je me sentais déchiré entre l’envie de leur faire confiance, d’essayer de mieux les connaître et de les voir comme une famille qui pourrait m’accueillir, comme ce qui m’avait été proposé, presque imposé, plusieurs mois plus tôt. Mais, d’un autre côté, il me restait la peur que ce doux rêve se brise de la plus horrible des façons. Je ne voulais pas me faire trop d’illusion et en souffrir par la suite. A vrai dire, je ne comprenais pas comment Nev pouvait leur faire confiance alors qu’il ne les avait jamais rencontrés. Lui avais-je déjà posé la question ?

Ses yeux captant à nouveau mon regard, je me sentais comme calmé malgré mon déchirement. Calme qui s’accentua quand mon ami me rappela l’envie que j’avais de l’avoir comme frère. Je rougis en baissant la tête tant je me sentis gêné et honteux. Il fallait que je lui avoue ce que je pensais. Mais, d’un autre côté, j’avais un peu peur de ce qu’il allait penser en apprenant je ne l’avais trompé sans vraiment le vouloir. Du coup, je laissai mon esprit faire au moins partiellement faire la part des choses afin de pouvoir peser le pour et le contre. Ce n’est que lorsque je pris enfin une décision après deux ou trois minutes de silence que je lui répondis en le regardant à nouveau dans les yeux :


Tu ne m’en veux pas si je ne sais pas comment se comportent deux frères ? Je… Je pense avoir compris une partie de ce qu’on ressentait avec un frère à ses côtés, mais je ne sais pas si j’ai raison ou tort… Je ne sais pas si je suis un bon frère…


A nouveau, je serrai les dents en bessant mon regard au niveau du coeur de mon ami. Puis, timidement, j’avançai ma main qui tenait précédemment mon tee-shirt pour la poser sur son torse. C’était extrêmement discret, mais il me semblait sentir son coeur battre doucement.
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_Ne voulais-tu pas que je sois ton grand-frère également ?

Yuki se mit à rougir en détourna le regard de celui de son ainé. Y avait-il eut un malaise ? N’était-ce pas ce que voulait le cadet ? N’était-ce pas ce qu’il lui avait demandé en haut de la falaise ? Nevrabriel ne comprenait pas vraiment l’embarras du blond mais le laissait reprendre ses esprits pour lui expliquer. Parce qu’il allait forcement lui expliquer ce qui le dérangeait.

_Tu ne m’en veux pas si je ne sais pas comment se comportent deux frères ? Je… Je pense avoir compris une partie de ce qu’on ressentait avec un frère à ses côtés, mais je ne sais pas si j’ai raison ou tort… Je ne sais pas si je suis un bon frère…

Nevrabriel continuait de sourire, laissant quelque instant son regard bicolore chercher les yeux de Yuki avant de voir ce dernier détacher une main de son t-shirt pour venir le poser sur le torse de Nevrabriel. Que cherchait-il  sous les pans de son vêtement ?
Ce fut infime mais le roux sentit sa propre peau sous la main de Yuki. L’écossais prenait connaissance de cette partie de lui ainsi. Mais cette endroit, on lui avait si souvent touché par amitié ou par acte médical et il savait ce que contenait cet endroit ; son cœur.
Que cherchait Yuki dans le cœur de son ainé ? S’il cherchait-il ? Cherchait-il du réconfort ? Que voulait-il ?
Nevrabriel semblait se poser beaucoup de questions aujourd’hui. Des questions qu’il poserait certainement plus tard.

L’écossais lâcha doucement le jeune homme pour retourner vers son lit, fatigué. Il traina en s’appuyant sur la barre de sa perfusion comme s’il avait quatre vingt dix ans !
Nevrabriel avait l’impression que rien que le fait de rester debout était une épreuve difficile et il devait vite retourner à son lit pour souffler un peu. Il n’était pas essoufflé mais ses jambes lui paraissaient faibles et son dos lourd à porter. Il ne savait toujours pas comment il avait pu marcher autrefois, comme s’il prenait conscience de ses muscles et de ses os qui demandaient énormément d’efforts pour mouvoir ce corps.

Arrivé à son lit, Nevrabriel s’y assit dans un soupire de soulagement comme s’il avait passé la journée debout. Un peu plus délicat, il vint reposer son dos sur son oreiller, grimaçant légèrement. Puis, lorsqu’il fut finalement installé, il regarda Yuki et lui adressa un sourire. Il tapota la place à ses cotés pour l’inviter à venir s’y asseoir avant de dire :

_Moi je ne suis pas un bon frère alors on va apprendre ensemble. Ensemble, on va apprendre à être de bon frère l’un pour l’autre, ça te dis ?



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Nev ne répondit pas à mes questions. Il ne bougea pas non plus quand je posai ma main sur sa poitrine. C'était bien la première fois que je faisais ce geste, que je me l'autorisais. Peut-être pas la seule fois que l'envie me prenait. Mais, étrangement, j'avais besoin de le faire. Comme si c'était important. Comme si… Avais-je peur qu'il disparaisse sans que je m'en rende compte ? Il avait l'air si fragile, si éphémère. Et, d'un autre côté, il était tellement fort. Bien plus que moi. Cela faisait-il de moi une personne encore plus fragile encore ? Pourtant, je n'étais pas sur le point de me briser. Pas physiquement.

Lorsque mon ami se détacha de moi pour retourner à son lit, toujours silencieux et une douleur marquée sur le visage, je restai à ses côtés pour l'aider. J'eus énormément peur. Et si je lui faisais du mal rien qu'en me touchant ? S'il tombait, allais-je pouvoir le rattraper ? Le protéger ? Son lit me parut si loin que je me sentis stressé au point de me montrer protecteur. Ce même sans émettre le moindre son. A quoi bon ? Il n'y avait rien à dire et je ne voulais pas prendre le risque de le blesser sans raison. De quelque façon que ce soit. Je tenais beaucoup trop à lui, sentiment qui semblait aussi poussé, voir plus, qu'avec mes amies et Hope.

Ce n'est que lorsque le jeune adulte fut allongé dans son lit que je me permis de me détendre un peu. Il me sembla que son installation fut aussi compliquée que la marche, voire plus, ce qui me fit grimacer. J'étais impuissant. Je ne pouvais rien faire pour personne. C'était désagréable et ça contribua à augmenter le mépris que j'avais envers moi. Je n'en dis rien. Je ne montrai rien. Je ne fis qu'accéder à la demande qu'il me fit et j'allais m'asseoir à ses côtés sur le lit. La feuille que j'avais amenée avec moi était toute froissée et mes gestes empira son état sans que cela puisse m'affecter. Ce n'est que là qu'il répondit à mes questions. Une autre au moins me vint alors : comment ça il n'était pas un bon frère ? Pourquoi était-il aussi malheureux en disant cela ? Je souhaitais savoir pour essayer de l'aider. Mais je ne voulais pas lui faire du mal. Du coup, je tentai de savoir de manière détournée :


C'est quoi être un bon frère exactement ? Je veux dire… Tu ne fais rien de mal, tu es gentil et tu m’aides tout le temps quelle que soit la circonstance. Alors… Si ce n'est pas être un bon frère, c'est quoi ?


Je voulais bien apprendre avec lui. Mais, si ma définition n'était pas bonne, où me trompai-je ?
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_Moi je ne suis pas un bon frère alors on va apprendre ensemble. Ensemble, on va apprendre à être de bon frère l’un pour l’autre, ça te dis ?

Yuki accepta l’invitation de Nevrabriel à venir sur le lit pour être plus confortablement installé. De toute façon à par le lit et la chaise de bureau il n’y avait pas vraiment d’endroit où se poser. Le roux lui adressa un sourire rassurant lorsque Yuki finit de s’asseoir.

_C'est quoi être un bon frère exactement ? Je veux dire… Tu ne fais rien de mal, tu es gentil et tu m’aides tout le temps quelle que soit la circonstance. Alors… Si ce n'est pas être un bon frère, c'est quoi ?

Nevrabriel tourna la tête vers son cadet, assez prit au dépourvu. Pourtant il aurait du s’attendre à cette question puisse que Yuki en posait beaucoup. Enormément même. C’était en effet parfois difficile de lui répondre mais l’écossais n’abandonnait pas. Il voulait que Yuki comprenne.

_Eh bien …


Puis, le roux leva les yeux au ciel pour réfléchir. Des choses qu’un grand frère était supposé faire ? Et celui d’un petit frère ? Pour Nevrabriel c’était assez conceptuel dans le sens où il était l’ainé de sa famille et ne savait pas ce que c’était d’être un petit frère. Même sil voyait en Willow une sorte de figure de grand-frère, le britannique n’avait pas l’étoffe et le caractère d’un grand-frère, il était plutôt son confident que son protecteur. Ça ne pouvait pas être désigné «grand-frère ».
Alors, Nevrabriel ne pouvait expliquer que son rôle et espérait que ça soit suffisant pour son cadet :

_Etre un bon grand frère c’est aussi protéger ses cadets. Faire passer leurs besoins et désirs avant les siens. Etre un bon frère c’est … être là quand on a besoin de lui.

Les yeux de Nevrabriel se voilèrent de tristesse pendant un instant même si son sourire demeura sur son visage. Il a été un mauvais grand frère pour ses cadets. Un horrible frère. Il avait tué l’un et l’autre le haïssait de toutes ses forces. Il a été incapable de la protéger et de la rendre heureuse même s’il se l’était promis autrefois. Il ne l’a pas vu grandir, la laissa seule dans cette maison avec des parents absents et une grand-mère souffrante qui passait plus de temps à s’inquiéter pour lui que s’occuper d’elle. Il a été le pire des frères …

_Bon aller, on va pas s’éterniser là-dessus, hein.

Nevrabriel posa une main sur le sommet de la tête e Yuki pour lui ébouriffer les cheveux pendant qu’il reprenait contenance en effaçant la lueur de tristesse dans son regard.
Puis, il ouvrit son tiroir du haut pour sortir une pochette en carton en guise de support avant de le tendre à Yuki afin qu’il puisse l’utiliser pour la suite.

_N’as-tu pas une lettre à écrire ?



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Je me rendis compte que je n’étais peut-être pas le seul à savoir certaines choses qui, pourtant, paraissaient simples pour les autres, quand je vis Nev réfléchir. Je lui en laissai le temps, mais je m’en voulu un peu. Après tout, mon but n’était pas qu’il se casse la tête par ma faute, pas pour moi. Cela me faisait plaisir et me rassurait presque, mais je ne voulais pas que cela lui fasse du mal. Au point que j’allais lui demander d’arrêter quand il me répondit simplement à ma question en souriant. Pour lui, un bon grand frère était là quand on en avait besoin et faisait passer ses états d’âme après les autres. J’eus mal pour lui car j’eus l’impression qu’il s’imposait beaucoup, surtout qu’il avait été là pour moi au moment le plus dangereux pour ma vie. Peut-être que quelque chose s’était passé et que c’était pour cette raison qu’il ne voulut pas s’étendre sur le sujet. Sans mentir, j’en fus triste pour lui. J’étais triste pour tous les grands-frères. Si cela signifiait mettre de côté ses blessures tout le temps, pour mon cas par exemple, alors je ne voulais pas être un petit frère. Je ne voulais pas que Nev se tue pour moi parce que j’allais mal.

Après avoir mit fin au sujet, il chercha quelque chose dans un tiroir non loin de lui et en sortit une pochette en carton. Il me la tendit ensuite en me rappelant que j’étais venu, à la base, pour écrire une lettre à Numa. Je la pris donc et entreprit de défroisser maladroitement la feuille de papier que j’avais amenée. Puis, cela fait, je me mis en position pour écrire en regardant ma feuille de papier. Là, à genoux sur le lit de mon frère de coeur, je pouvais donner l’impression de connaître le problème que les écrivains : le syndrôme de la page blanche. Je ne savais ni quoi écrire, ni que dire, et encore moins comment agencer ma lettre. Je restai donc quelques instants ainsi avant de relever les yeux sur Nev pour essayer de lui exposer ce qui me posait problème en lui montrant également un peu de ma volonté :


Euh… comment on écrit une lettre exactement ?


J’espérais que ma question n’était pas trop vague et qu’elle ne désespérait pas le roux. Je n’étais vraiment qu’un baka ignorant. Et même le savoir ne m’aidait pas. Au contraire, je ne comprenais pas comment il parvenait à avoir autant de patience devant mes ignorance et le fait que j’étais incapable d’avancer sans qu’on me tienne la main. S’il venait à partir, que deviendrai-je ? Sans doute me raccrocherais-je un peu plus à Sheila. Mais si elle n’était pas là… Je ne le savais pas. J’espérais simplement que jamais je ne serais seul...
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_N’as-tu pas une lettre à écrire ?

Yuki agrippa le support pour y poser la feuille, passant plusieurs fois sa main dessus pour la défroisser, avant de la fixer inlassablement. Nevrabriel regarda tantôt la feuille, tantôt son cadet. Il semblait perdu dans l’immensité du vide. L’écossais lui avait dis qu’il l’aiderait à écrire sa lettre mais ne serait pas doué que ça demander un tel niveau de concentration. Yuki ne savait pas par quoi commencer ?

_Euh… comment on écrit une lettre exactement ?


L’écossais ne comprit pas tout de suite la question de son cadet. Yuki ne comprenait pas les formules utilisées ? Nevrabriel se gratta légèrement la mâchoire près de son oreille avant de se rapprocher de Yuki, fixant la feuille froissée entre ses mains.
Le roux ne savait pas ce que voulait dire Yuki du coup, le plus simple était de toute lui expliquer et voir ce qu’il ne comprenait vraiment pas.

_Tu commences toujours par l’appeler, lui montrer que c’est pour elle. Tu peux dire « Chère Numa » ou « Numa » si tu te sens mieux ainsi. Ensuite tu vas à la ligne en lui demandant comment elle va ou écrire « je t’écris cette lettre pour savoir comment tu aller et aussi », et là tu peux lui parler de Hope. Tu peux lui dire tout ce que tu veux, tout ce que tu aurais aimé lui dire si elle était en face de toi. Et ce n’est pas la lettre définitive alors tu peux barrer certaine chose, en rajouter d’autre.

Nevrabriel eut un regard ailleurs à la fin de ses explications.
Les lettres …
La dernière fois qu’il en avait écrit une, une vraie, c’était certainement pour Anna. Cela faisait vraiment longtemps qu’il n’avait pas écrit une réelle lettre, avec des mots, des sentiments. Pour Astrid, il lui avait seulement envoyé une enveloppe avec une partition, incapable de lui dire quoique se soit. La peur le tétanisait devant sa feuille à chaque fois qu’il essayait. Il avait peur de lui dire des mots pourtant si simple comme « Tu me manques » ou simplement « Rien n’est plus pareil sans toi ». Elle avait sa vie maintenant, il devait l’accepter, et il ne faisait pas partie de cette vie.
C’était plus simple avec Anna … La douleur était la même mais ce fut plus simple puisqu’elle l’avait préparé à son départ.

Mais là c’était différent. Yuki allait écrire à une amie, il n’avait pas de sentiment refoulés à lui avouer, pas de larme à cacher, pas de mots à éviter. Etait-ce plus facile ? Ou simplement différent ?

_Le plus important c’est que tu lui exprime ce que tu ressens. Ce qui est parfois plus facile lorsque c’est une lettre puisse que tu ne vois pas la personne.



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Nev n’avait pas fait de commentaire pendant ma réflexion. Au contraire, il s’était montré très patient, très compréhensif. Il le fut également lorsque je lui fis indirectement part que je ne savais pas écrire une lettre. Une fois j’avais dû en faire une au Japon pour un exercice mais je n’avais pas pu. Plusieurs raisons en étaient la cause : ce jour-là j'avais été absent à cause de la fièvre qui m'avait obligé à rester à l'infirmerie toute la journée. En plus de cela, on avait “oublié” de me donner les leçons de ce jour et je n'avais jamais eu l'occasion d'écrire à quelqu'un. Je me sentais donc un peu perdu face à cette feuille blanche. Et, pour ne pas continuer à avoir ce problème, j'écoutai attentivement ce que me dis Nev.

D'abord, nommer la personne à qui j'adressais la lettre. Mais quelle formule utiliser ? Elle était mon amie, mais pouvais-je utiliser le mot “chère”? Cela n'allait-il pas la rendre nerveuse ? Je voulais lui faire plaisir, mais lui montrer de l'affection dans des mots n'était pas vraiment mon truc… Je me mordis donc ma lèvre inférieure en réfléchissant. Il me fallut bien plusieurs longues minutes avant que je ne me mette à écrire silencieusement. Puis, lorsque j'eus terminé, je tendis la feuille à Nev un peu timidement mais sans éviter son regard. J'avais écrit ceci :

“Chère Numa,

Comment vas tu ? Personnellement je me sens un peu perdu à l'institut. Je regrette énormément de ne pas avoir pu te dire au revoir. Je ne voulais pas partir mais des policiers sont venus me prendre pour m'amener à une famille. On ne cesse de me dire que les Nakamura ne sont pas mes vrais parents et c'est la raison pour laquelle je ne peux pas te parler en face. Sheila est avec moi et j'ai rencontré un garçon, Nev, avec que j'aime beaucoup. Je suis aussi désolé pour Hope. J'aurais aimé être là pour elle, rester à ses côtés, l'adopter, mais je n'ai pas eu le choix. Du coup, comment va-t-elle ? L'as-t-on donné à un refuge pour chien ? A-t-elle été adoptée ? Je suis tellement désolé de ne pas pouvoir être à ses côtés… J'espère que vous ne m'en voulez pas. J'espère qu'on est toujours amis malgré mon départ.”

La lettre n'était pas terminée et elle était pleine de fautes, mais elle contenait les conseils de Nev et ce que je voulais dire à la jeune femme à qui je souhaitais l'envoyer.
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_Le plus important c’est que tu lui exprime ce que tu ressens. Ce qui est parfois plus facile lorsque c’est une lettre puisse que tu ne vois pas la personne.

Nevrabriel laissa son ami méditer sur sa feuille vierge en se levant. Tel un boulet accroché à sa cheville, Nevrabriel trainait sans considération sa perfusion accroché à son bras, le tenant tout de même pour ne pas arracher le fil et que l’aiguille ne lui tire sur le bras.

Le jeune homme agrippa son étui et retourna près du lit pour le poser sur son bureau, l’ouvrant avec soin. Il caressa son instrument. La dernière fois qu’il y avait joué c’était … Quand était-ce déjà ? Il ne se souvenait que d’une robe bleue, mais ça ne semblait pas être réel. Ça ne pouvait pas être un souvenir mais plutôt un rêve. Nevrabriel avait beaucoup de mal à distinguer la réalité de ses illusions depuis qu’il était sorti de cette boucle infernale. Il se souvenait de visage mais n’avait aucune idée de ce qui était vrai et ce qui venait de son esprit. Il savait qu’il avait fait un long voyage avec l’illusion d’Anna qui revenait encore maintenant, son frère, sa sœur, sa grand-mère. La petite Loreleï. Des amis d’enfances qu’il n’avait pas reconnu sur le coup. Des voisins d’Ecosse et même d’anciens patients qui sont partis. Il n’arrivait pas à se souvenir clairement de ces mois où il était bloqué entre rêve et éveil. Alors il ne pouvait compter que sur ce qu’il avait écrit sur son carnet. Mais même là, il n’avait noté que des choses brèves dont il ne comprenait pas le sens tel que « La Cannibale s’appelle Ophelia. Elle est gentille. Je dois lui donner quelque chose lorsque j’aurais terminé. » Mais que devait-il lui offrir ? Il ne s’en souvenait plus. Il n’arrivait plus non plus à se souvenir de son visage. Il en avait vu tellement, des visages …

L’écossais prit son violon à la verticale pour pincer chaque note. Il ne l’avait pas touché depuis longtemps et donc pas régler depuis longtemps non plus. Nevrabriel alla se rasseoir à sa place alors que Yuki s’était mis à écrire et le musicien commença à régler son instrument à ses cotés. Parfois, l’aîné levait la tête vers son cadet pour voir s’il avait terminé mais son esprit était reporté sur son violon dont le son lui avait manqué. Il avait l’impression de ne pas avoir entendu de musique depuis des années. Mais c’était le dernier cadeau de sa défunte grand-mère et se rappeler de ce jour était un peu douloureux pour lui alors qu’il regardait le bois de l’instrument qui semblait encore respirer l’Ecosse. Cependant, il savait qu’avancer faisait partie de sa guérison. Avancer et faire face à certaine chose. Faire face au deuil, à la perte, à l’abandon. S’il n’avançait pas alors il allait mourir. Et il avait promis à Yuki de vivre, alors, il aurait mal. Il souffrira lorsqu’il passera devant la porte de l’ancien bureau d’Astrid. Il souffrira lorsqu’il se baladera dans ce qu’il reste de la forêt. Il souffrira en s’asseyant près du lac. Il souffrira en regardant son violon. Il souffrira tout les 10 du mois en rependant à sa grand-mère qui ne viendrait pas. Il aurait très mal mais il sera vivant. Et plus le temps passera, moins la douleur sera violente jusqu’à s’estomper totalement …
Alors, il devait être fort. Pour lui, pour Yuki mais aussi pour Agnès, Lucy, Kan, et tous ceux qui compte pour lui ici.

Lorsque Nevrabriel eut terminé d’accorder son violon, Yuki termina son brouillon. Brouillon qu’il tendit à son ainé avec sa timidité naturelle. Nevrabriel prit le papier avec délicatesse et commença sa lecture. C’était touchant. Il sentait bien que Yuki avait beaucoup d’inquiétude pour son chien et espérait que cette Numa aurait cette lettre et lui apporterait de bonnes nouvelles.

_Tu devrais lui dire pourquoi tu es dans un Institut. Elle pourrait penser à des choses graves, ça la rassurera surement de savoir que tu vas bien même si tu es un patient.


Nevrabriel s’arrêta un instant. En vérité, Yuki n’allait pas si bien que ça … si ? Il avait tenté de se suicider il y a quelques mois et lorsque ce fut le tour de son ainé, il lui avait demandé de partir avec lui. Est-ce que Yuki allait réellement bien ou faisait-il semblait, comme tout le monde ?
L’écossais chassa cette pensée rapidement. S’il commençait à avoir des idées noires, ils allaient augmenter sa dose d’antidépresseur et le patient allait finir en légume.

_Mais sinon c’est très bien, c’est exactement ce qu’il faut mettre dans une lettre, et si tu veux dire autres choses qui te passent pas la tête ou par le cœur, n’hésite pas. Tu as dis qu’elle te ressemblait n’est-ce pas ? Si tu étais à sa place, qu’est-ce que tu aimerais savoir de plus ?



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À côté de moi, j'entendis et sentis Nev-nii faire quelques chose a côté de moi. Je n'avais pas relevé la tête pour me concentrer sur la lettre que je voulais envoyer à mon amie. Ce n'était pas que cela ne m'intéressait pas, mais j'avais l'impression que si je venais à lever la tête de mon morceau de papier, je ne pourrais pas continuer. Cela m'avait fait ça à plusieurs reprises alors qu'il me fallait travailler. Finalement, dans ce genre de cas, j'avais tout simplement abandonné le travail pour une raison inconnue. Je ne voulais pas faire la même chose avec cette lettre qui me tenait à cœur. Pourtant, je ne pouvais pas dire que cela ne m'intriguait pas. Au contraire, je voulais comprendre.

Alors, quand mon ami se mit à lire ma lettre, pour oublier le stress qui me faisait une boule au ventre, je me mis à observer autour de moi pour comprendre d'où venait ce que j'avais entendu. Enfin, plus particulièrement les notes de musique. Après un instant, je me dis simplement que ce devait être l'objet sur ses genoux qui en était la source. Je voulus le vérifier mais n'en fis rien. Et si je l'abimais ? Le cassais ? Ou même mettait Nev-nii en colère à cause ça ? Après tout, c'était peut-être très important pour lui. Je n'en savais malheureusement rien…

Lorsqu'il eut terminé de lire la lettre que je destinais à Numa, mon ami brisa le silence en me faisant part de ce qui pourrait manquer. A cause de cela, je me mordis la joue sans répondre. Comment expliquer la raison de ma présence à l'institut ? Je ne la comprenais pas moi-même. J'étais… malade, selon les adultes. Mais je ne me sentais pas ainsi. J'avais été malade à l'académie et cela n'avait rien à voir avec ce pour quoi il semblait que je sois à l'institut. Alors… pourquoi ? Je me posais encore la question même si on me l'avait déjà expliqué.

Nev resta silencieux pendant que je réfléchissais, peut-être pour les mêmes raisons. Mais quand il reprit la parole, ce fut pour me féliciter. Cela eut pour conséquence de me faire rougir fortement. Je ne sus plus où me mettre, ce qui me fit légèrement gigoter sur place. Je n'avais vraiment pas l'habitude qu'on me complimente. Mon attention fut cependant rapidement détourné de ce fait par les conseils de mon frère de cœur. Je lui répondis d'ailleurs, un peu penaud :


On est pareil mais… Elle pense de façon différente. Comment dire ?... C'est elle qui m'a appris ce qu'était un cadeau de Noël et elle m'a beaucoup aidé pour Hope. Je dirais que… Euh… c'est pas qu'elle est plus grande, mais elle pense différemment de moi. Je ne sais pas comment on dit. Du coup, je ne sais pas si je peux me fier à ce que je voudrais savoir. Je ne sais pas ce que je voudrais savoir en fait…


Je me sentais tellement nul en disant ces mots que j'en baissai mes yeux sur la pochette en carton que je tenais toujours dans les mains. Ce que je voulais savoir ? Je l'avais dit sur ma lettre… Mais c'était Numa qui me donnerait les réponses alors, après… Non. Aucune idée ne me venait, ce qui me fit sentir plus nul encore.
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