Bienvenue,   !
Institut Espoir

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Partenaires

News

19/04/2019
Un mini-event est à disposition : là wesh
03/03/2019 Un recensement a ouvert ici !
10/03/2019 Doutes : -2% ; Révolution : +2% (Preuve de Cannibale & Adèlys :ici)

05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Deuxième Round (ft. Amalia)

Docteur Elpida

Messages : 719
Points de confiance : 72
Date d'inscription : 13/02/2017
Age : 29
Localisation : Dans mon bureau. En pagaille.

Médecin en chef
Message n°1


Deuxième Round

Premier Janvier 2019. 9h du matin.
Donatien venait d'annoncer son nouveau poste. Il avait demandé à Etienne de prévenir Soixante-Six : rendez-vous dans une heure, salle d'Education 006.
Tout était prêt. En entrant, Soixante-Six aurait sûrement le tableau suivant : Donatien, adossé contre une table d'une salle vide. Salle pourtant d'habitude habitée, vivante, remplie de savoirs et de connaissances. De partage. De bienveillance. Ce matin, les rayons froids du soleil étaient la seule source de lumière. Le visage de Donatien était alors partiellement éclairé. Seul son regard était plongé dans l'ombre.
Chemise blanche. Pantalon blanc. Pieds nus. Sur un carrelage gelé.
Des tables taguées témoignaient du vécu qu'il y avait ici au quotidien. Les récentes écritures étaient sur le tableau noir :

EPREUVE N°2
MERCI DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS A L'ORAL.

SI L'ELEVE A FAUX A TOUTES LES QUESTIONS, ALORS ELLE SUBIRA UN CHATIMENT QUE LUI CHOISIRA SON PROFESSEUR.
MOINS ELLE SE TROMPE, ET MOINS SEVERE SERA LA PUNITION.
SI ELLE REPOND CORRECTEMENT AUX TROIS QUESTIONS, ALORS CE SERA AU PROFESSEUR DE SUBIR UNE PUNITION DE SON CHOIX.

Quand Soixante-Six passera le pas de la porte, Donatien ira alors écrire la première question - il y en aura trois obligatoires, une quatrième optionnelle - au tableau.

1 ) EN QUELLE ANNEE FUT FONDEE L'INSTITUT ESPOIR ?

Donatien était à la fois fourbe et gentil avec cette question. En effet, n'importe qui connaissait au moins le contexte de la période où fut bâti l'Institut. On le rabâchait aux élèves lors des premiers cours, c'était inscrit sur les manuels, les règlements, etc.
Là où le médecin était pointilleux était qu'il demandait une année précise.
Après avoir écrit la question il amènera un sac lourd sur une table plus loin. En fonction du comportement de Soixante-Six, il l'ouvrira ... ou non.
Donatien n'avait pas entendu parler de la patiente borgne de l'année. Il n'avait, cependant, pas oublié son existence. Leur Monopolia était encore gravé dans sa mémoire. Rester sur égalité lui avait laissé un goût amer. Il était temps de réparer cela. Surtout que désormais, il avait le contrôle sur tout. Il était le maître absolu.
La victoire était au rendez-vous.



hors rp:
Tu as la réponse ici Wink



Deuxième Round (ft. Amalia) Signat10
Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
Amalia Reano

Messages : 220
Points de confiance : 39
Date d'inscription : 06/09/2017
Age : 21

Y66
Message n°2
ft.
Donatien
Elpida
Deuxième round
L'annonce de la matinée n'avait fait ni chaud ni froid à Amalia, cet asile de fous était déjà une dictature, ce n'était pas la promotion du médecin en chef qui allait changer grand chose puisqu'il en avait les rênes depuis longtemps. A peine rentrée de sa chambre, le molosse le plus tristement célèbre, Etienne, aussi gentiment qu'il était capable, l'avait prévenue d'une séance avec Donatien Elpida. Comme la dernière fois, elle s'était contentée de refermer la porte en silence au visage du vigile. Une heure pour prendre une douche et trouver de quoi provoquer son docteur d'un jour. Regardant son armoire, composée d'uniformes désespérément immaculés et d'habits noirs, elle sourit. Elle avait trouvé. Laissant ses affaires sales sur place et enveloppant son corps dans une serviette, elle traversa le couloir jusqu'à la salle de bains. Elle laissa couler l'eau chaude sur sa peau, qui en rougissait la pâleur que même la porcelaine enviait. Sa longue chevelure de Raiponce sinistre collait à son dos, alourdissant sa tête. Yeux fermés, elle profita de ce havre de calme pendant de longues minutes. Retournant finalement dans sa chambre, elle enfila ses habits de patiente, prenant bien garde à laisser la chemise en lin totalement ouverte, dévoilant un débardeur noir. Son maquillage rouge et noir vint contraster son visage blanc et, son éternel sourire moqueur aux lèvres, elle se dirigea vers le lieu de rendez-vous. Une salle de classe, original. Elle toqua à la porte et entra sans attendre de réponse.

-Bonjour monsieur le directeur remplaçant. Que me vaut l'honneur d'une leçon de votre part ?

La voix était suave, irrespectueuse malgré l'apparente politesse. L'hypocrisie était encore plus visible dans l'insistance sur le mot "remplaçant". Le sourire d'Amalia étira le coin droit de ses lèvres rubis. Tirant une chaise face à l'homme tout de blanc vêtu, elle s'assit et croisa élégamment les jambes, ayant jeté un rapide coup d'oeil aux inscriptions à la craie. Ce nouveau jeu promettait d'être divertissant. Sa culture était relativement développée et, même si elle n'écoutait que très peu en cours, malheureusement obligatoire, sa mémoire auditive suffisait à lui faire retenir les informations principales et à la placer en haut du classement. D'autant plus qu'avant chaque évaluation, elle allait terroriser une autre des têtes de la classe pour lui voler le cours et le relire nonchalamment la nuit. Le menton posé dans ses mains, elle adressa un regard de défi à Donatien.

-Quelle est la première question ?



La pire de l'institut 2017/2018
Deuxième Round (ft. Amalia) 3535
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
Docteur Elpida

Messages : 719
Points de confiance : 72
Date d'inscription : 13/02/2017
Age : 29
Localisation : Dans mon bureau. En pagaille.

Médecin en chef
Message n°3


Deuxième Round

Bon sang, ce qu'il la détestait.
Elle n'avait pas respecté le règlement, et elle le savait. Ce t-shirt noir, parfait rappel de sa chevelure sombre, aurait pu filer de l'urticaire à Donatien. Et ce maquillage, banni chez les patients, qui n'arrangeait pas le visage de sa Nemesis. Rouge et noir. Elle manquait d'originalité. Déjà l'année dernière, elle avait arboré quelque chose de similaire. Et ces couleurs ne faisaient que grossir ses traits malsains. Son sourire provocant était comme les yeux du Chat de Cheshire dans l'obscurité : on ne voyait que ça.
Après lui avoir posé une question à laquelle Donatien ne voulut répondre - après tout, il était celui qui posait les questions ici -, elle s'assit face à lui. Blanc et noir se faisaient face. On aurait pu les comparer au Yin et au Yang, à l'exception qu'au lieu de se compléter, ces deux entités s'affrontaient. Ce n'était pas noir plus blanc, c'était noir ou blanc. L'un prendra le dessus sur l'autre.

- Quelle est la première question ?

Donatien fronça légèrement les sourcils. Quelque chose de discret. Pas de ride lui plissant le front ou de poils faciaux qui se rejoignent au dessus du nez. Juste un discret mouvement qui laissa entrevoir une certaine incompréhension dans son regard noisette.
Il était certain que tout était clair. Il avait tant confiance en lui qu'il ne tourna pas le visage vers le tableau. Il savait que tout était écrit. Si ça devait clocher, c'était du côté de Soixante-Six. Etait-elle donc si bête ?
Des éclats de lumière, ajoutant des touches dorés dans ses pupilles, gommèrent l'incompréhension et laissèrent place à une révélation. Bien sûr, Soixante-Six était quand bien même inférieure à lui. Visiblement, elle avait passé tellement de temps sur son ingrat physique ce matin qu'elle avait oublié de connecter ses neurones.
Il ne dit rien, imposant son silence. Si ça ne tenait qu'à lui, il se montrerait directement sévère. Mais Soixante-Six était fatiguée neurologiquement, alors il lui laissa un peu de chance. Après tout, il n'était pas un monstre sans cœur. Il connaissait bien les humains. Mais il se devait de la prévenir. Alors, les coudes sur la table, il se pencha en avant. Très doucement. Comme il en avait l'habitude. Presque sans un bruit. Là, il offrit un rictus narquois à la patiente avant de se lever. Il se munit d'une craie et ajouta sous ses règles :


L'ELEVE A TROIS MINUTES POUR REPONDRE. S'IL N'Y A PAS DE REPONSE AVANT LE TEMPS IMPARTI, ALORS CELA EST CONSIDERE COMME UNE FAUTE.

Puis, l'air de rien, il revint s'asseoir face à la brune. Les mains jointes sur le bois de la table, la voix basse, il considéra qu'il fit une fleur à la jeune femme en lui répétant à haute voix :

- Première question : en quelle année fut fondé l'Institut Espoir ?

Là, il jeta un coup d'oeil vers l'horloge. Il aurait pu chronométrer avec son propre smartphone, mais en plus d'ignorer comment utiliser cette fonctionnalité, il ne voulait pas prendre le risque de le mettre sous le nez de quelqu'un comme Y66. Il y avait bien trop d'informations là-dedans.
Il était 9h04. Jusque 9h07 donc. Donatien imaginait déjà la punition qu'il infligerait à l'italienne ...





Deuxième Round (ft. Amalia) Signat10
Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
Amalia Reano

Messages : 220
Points de confiance : 39
Date d'inscription : 06/09/2017
Age : 21

Y66
Message n°4
ft.
Donatien
Elpida
Deuxième round
Un éclair malsain de malice passa dans les yeux d'Amalia. Le froncement de sourcils du nouveau directeur, tout aussi provisoire qu'il était, n'était que très peu visible mais elle connaissant dorénavant suffisamment son adversaire pour savoir qu'elle l'avait agacé. Moins impassible qu'auparavant et donc décevant dès les premières minutes, dommage. Elle avait lu la première question certes, donc pourquoi se faire passer pour une imbécile ? Premièrement, pour conforter Donatien dans sa supériorité pour mieux lui retirer son piédestal. Deuxièmement, parce que le silence l'horripilait et dialoguer avec un tableau noir n'était pas sa définition de l'amusement. Une main se levant élégamment devant sa bouche, elle bailla ostensiblement en réponse au sourire indifférent et moqueur de son professeur du jour. Son corps ne bougea pas, hormis sa tête qui se tourna sur son profil droit pour regarder la nouvelle inscription. Trois minutes ? Il lui en faudrait moins pour trouver la bonne réponse.

-Première question : en quelle année fut fondé l'Institut Espoir ?

Calant aussi confortablement que possible son dos contre le dossier, les bras croisés contre sa poitrine, la réponse fusa rapidement dans son esprit. La demoiselle s'intéressait peu aux cours dispensés par l'Institut, mais heureusement son excellente mémoire auditive faisait le travail à sa place. Trente secondes étaient passées, elle aurait pu répondre immédiatement, cependant elle voulait faire attendre "monseigneur" Elpida au maximum. Et l'énerver un peu plus.

-Votre écriture m'insupporte, je déteste les fautes d'orthographe. Pas de "e" marquant le féminin à "fondé". Médiocre.


Elle venait de lui prouver qu'elle avait lu et compris le tableau, la cerise sur le gâteau étant de le corriger. Elle en tirait une nette satisfaction, irrespectueusement montrée avec une moue moqueuse dessinée sur sa bouche. Dans sa tête dansait la farandole des secondes, dans un rythme parfait qui ne la quittait jamais, grâce à son apprentissage musical. Le métronome du temps y était inscrit pour toujours. Tic. Tac. Il restait une minute à l'italienne. Tic. Tac. Le mouvement binaire continua jusqu'aux dis dernières secondes, où ses lèvres scellées dans un silence joueur et ironique se détachèrent l'une de l'autre.

-Juillet 1940, par Claude Elpida. Une année ce n'est pas assez précis, qu'en pensez-vous ?


Amalia se redressa avec irrévérence, gratifiant Donatien d'un regard presque méprisant, avant qu'elle ne porte son attention sur la fenêtre et le cadre insulaire. Trop simple, trop ennuyant.


HRP:
Désolée, je profite d'une toute petite erreur d'inattention mais c'était trop tentant pour troller Dodo Wink



La pire de l'institut 2017/2018
Deuxième Round (ft. Amalia) 3535
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
Docteur Elpida

Messages : 719
Points de confiance : 72
Date d'inscription : 13/02/2017
Age : 29
Localisation : Dans mon bureau. En pagaille.

Médecin en chef
Message n°5


Deuxième Round

La pauvre italienne semblait être complètement inculte. Les bras croisés, elle devait réfléchir. Donatien eut alors un rictus méprisant. Dire qu'il lui posait une colle avec une question aussi simple ! Dire qu'il avait pensé qu'elle pourrait le surpasser, ou au moins l'égaler ! Il s'était bien trompé. Soixante-six n'était qu'une infâme entité comme une autre ; pauvre sur le plan intellectuel et non digne d'intérêt.

- Votre écriture m'insupporte, je déteste les fautes d'orthographe. Pas de "e" marquant le féminin à "fondé". Médiocre.

Donatien se raidit. De quoi parlait-elle ? Il se tourna vers le tableau noir et remarqua en effet l'erreur. Sûrement que, dans l'excitation, il n'avait pas fait attention.
Cela l'embêta car, il aimait être parfait. Non, il devait être parfait !
Il se leva, corrigea l'erreur grammaticale, puis vint se rasseoir. Il jeta un coup d'oeil à l'heure. Il avait certes, blêmit, mais il n'avait pas perdu de sa superbe. Il préféra faire comme ci cet indicent n'avait pas eu lieu. S'il y prêtait attention, il allait tomber dans le jeu de la patiente. Pour se rassurer, il se dit que Soixante-Six profitait d'une - il lui fallait lui arracher le mot - faute d'inattention afin de faire diversion sur le fait qu'elle ignorait parfaitement la répo...

- Juillet 1940, par Claude Elpida. Une année ce n'est pas assez précis, qu'en pensez-vous ?

....
.....
Bon, elle savait l'information de base ? Et alors ?
Il se pencha légèrement en avant, les paumes de mains à plat sur la table. S'il avait semblé perturbé quelques secondes auparavant, il affichait désormais un sourire mauvais. Son regard, hautain, défiait la patiente.

- Vous repérez avec aisance une petite ...

A nouveau, c'était très dur pour lui de se l'avouer.

- ... faute, mais vous ne savez respecter clairement une consigne. Une année est une année, je ne demandais pas le mois. Apprenez à être rigoureuse.

Puis, lentement, il se dirigea vers le tableau dans le but d'écrire la seconde question. Il raya la première et inscrivit :

QUEL EST LE NOMBRE PRECIS DE MEDECINS TRAVAILLANT ACTUELLEMENT A L'INSTITUT ESPOIR ?


Il se retourna vers son interlocutrice, satisfait. Il faudrait une sacré chance pour tomber pile sur le nombre de 71. Même en sachant qu'un médecin a environ 10 patients, et qu'ils étaient un bon 400 patients, le résultat d'une division ne serait pas précis à cause des nombreuses exceptions.
Allez Soixante-Six, tu avais trois minutes. Et Donatien ne te laissera pas gagner d'autres manches.





Deuxième Round (ft. Amalia) Signat10
Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
Amalia Reano

Messages : 220
Points de confiance : 39
Date d'inscription : 06/09/2017
Age : 21

Y66
Message n°6
ft.
Donatien
Elpida
Deuxième round
-Vous repérez avec aisance une petite... faute, mais vous ne savez respecter clairement une consigne. Une année est une année, je ne demandais pas le mois. Apprenez à être rigoureuse.

Amalia le suivit des yeux avec son éternel air moqueur, traduisant tout le mépris qu'elle avait pour le docteur à cet instant. Mépris qui se transforma en profond dégoût teinté de colère à sa remarque.

-On voit à votre inculture que l'histoire n'est pas votre fort. Une année n'est jamais suffisante, surtout dans le contexte d'une guerre. Aussi intolérable que votre lamentable faute d'orthographe.

Ses mots suintaient la haine et le dédain, elle les avit presque craché, comme s'ils lui brûlaient les lèvres. Celles-ci avaient presque tremblé sous la fureur de la jeune femme, qui avait cependant réussi à les contenir. Seul un coin avait très rapidement tressauté. Elle redressa le menton avec un air princier, soutenant le regard de Donatien avec irrévérence. Elle ne plierait pas la première. Il serait obligé de baisser les yeux le premier, au moins pour écrire la question au tableau. Comme prévu, il se déroba à son regard pour faire crisser la craie blanche sur la surface noire, dans un bruit qui transperça le tympan de l'Italienne, lui arrachant une grimace. Elle tourna néanmoins la tête pour observer la nouvelle épreuve.

Ce fut à son tour d'afficher un sourire mauvais, narquois et hautain. Avait-il regardé le programme des cours dispensés dans son Institut avant de poser ses questions avec un air supérieur qui n'avait pas lieu d'être ? Visiblement non, sinon il aurait su qu'on rabâchait aux élèves le nombre de médecins exerçant sur l'île. En outre et au vu des quatre ans qu'elle avait passé à se morfondre dans les couloirs désespérément blancs, elle aurait eu le temps de compter tous les docteurs, leurs départs et leurs arrivées. Encore une fois, elle décida d'attendre la fin du décompte pour donner sa réponse, marquant les secondes à la manière d'un métronome en tapotant ses ongles contre la table en bois.

-Soixante-et-onze.

Elle savait sa réponse exacte, elle aurait aimé compléter avec le nom du dernier médecin entrant malheureusement elle ne disposait pas de cette information. Aussi, elle espérait que le nouveau directeur ne lui en tienne pas rigueur. Elle se raisonna cependant : il ne pouvait pas lui faire la remarque et considérer cela comme une erreur sans se contredire lui-même.

-Je m'attendais à des questions plus complexes, ce n'est pas passionnant.




La pire de l'institut 2017/2018
Deuxième Round (ft. Amalia) 3535
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
Docteur Elpida

Messages : 719
Points de confiance : 72
Date d'inscription : 13/02/2017
Age : 29
Localisation : Dans mon bureau. En pagaille.

Médecin en chef
Message n°7


Deuxième Round

Donatien restait adossé contre le tableau noir. Sa célèbre blancheur en parfait contraste avec son décor de fortune. Les secondes s'écoulaient, et Soixante-Six ne bronchait pas. Sûrement essayait-elle de compter, diviser, soustraire. Elle n'avait que trois minutes la pauvre pour imaginer, pour revoir l'entièreté des médecins de l'Institut, la composition de leurs patients, et ainsi de suite. Elle avait même ce tic de compter avec ses ongles sur le bois de la table. Elle ne pouvait pas simplement utiliser son cerveau, elle avait en plus besoin de repères ? Bien que, à y regarder plus près, elle semblait tapoter un même rythme.
Si ça pouvait l'aider ... Donatien jubilait intérieurement. Il tenait la patiente. Il la tenait. Elle n'était qu'une poupée entre ses mains.

- Soixante-et-onze.

Donatien aurait pu tomber. Comment ? Comment ? Comment ?!
Elle trichait. Il n'y avait pas d'autre solution. Elle trichait. Elle savait comment tricher. Tricheuse tricheuse tricheuse. Il allait lui montrer !
Il regarda le tableau où il avait explicité les règles. Impossible. Il ne pouvait pas la laisser gagner. Le marionnettiste ne pouvait pas devenir marionnette. Les rôles ne pouvaient s'inverser.
Cet énervement fut traduit par sa posture qui se raidit, son regard qui se durcit, et ses lèvres rentrées vers l'intérieur. S'il avait pu ... S'il avait eu Lys sous le nez... Il aurait pu exorciser ces émotions primaires, qu'il considérait comme futiles. Sans elles, il ne serait pas actuellement en train de revoir une dernière question. La demoiselle trichait ? Très bien, il en ferait de même.
Il détestait improviser, cela sous-entendait qu'il n'avait pas le contrôle. Mais lui, Donatien Elpida, nouveau directeur, avait toujours le contrôle.
Alors il rédigea l'ultime question.

QUI ETAIT A18 ET QUE LUI EST-IL ARRIVE ?

Donatien s'ouvrait le cœur en posant une pareille question mais il n'avait pas le choix. Le cas de A18 n'était connue que par lui et son père. Le dossier était caché au fond de ses archives personnelles. Impossible d'avoir la réponse ... A moins de tricher. Alors Donatien s'assit face à la brune, l’œil vif. Allez, qu'elle lui montre comment elle faisait. Qu'elle lui mette sa technique sous le nez. Il la prendrait la main dans le sac, l'accuserait de mal jouer, et on recommencerait de zéro. Non, mieux ! Il la punirait. Et pour rester dans le thème, il lui ferait la même chose qu'à A18. La même chose. Sauf que cette fois-là, les cris seront plus délicieux à entendre ...



hors rp:
L'info est plus ou moins sur le fofo, mais pour une fois je ne t'aiderais pas trop Wink



Deuxième Round (ft. Amalia) Signat10
Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
Amalia Reano

Messages : 220
Points de confiance : 39
Date d'inscription : 06/09/2017
Age : 21

Y66
Message n°8
ft.
Donatien
Elpida
Deuxième round
Le sourire narquois de Donatien s'était éteint, laissant place à une froide et sourde colère, tandis que celui d'Amalia s'était encore élargi, ne dissimulant aucunement la moquerie dont elle faisait preuve à l'égard de son adversaire. Elle le voyait déjà à terre, incapable de trouver une autre épreuve intéressante, devenir une coquille vide d'intelligence et d'intérêt. Faire plier le personnage le plus important de l'Institut, couper la tête folle d'un corps médical ennuyeux, elle n'avait jamais connu de sensation plus jouissive. Elle aurait aimé le voir trembler de fureur, les lèvres balbutiant des paroles sans aucun sens, les yeux révulsés, peut-être même littéralement tomber au sol, vaincu par son propre jeu. La bouche rouge était distordue en un rictus malsain, méprisant et pourtant amusé par la faiblesse de celui qui croyait être le plus fort. Un délicieux frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, lui donnant un coup d'adrénaline et de satisfaction. En guise d'une énième provocation, qu'elle pensait être la dernière, elle s'assit sur la table, chevilles croisées et posées sur sa chaise, faisant basculer son poids sur ses bras pour se pencher en arrière.

Et pourtant, son monde victorieux s'effondra dans la poussière de la craie blanche. Ses sourcils se froncèrent, ses bras se crispèrent et ses dents crissèrent les unes contre les autres. La mâchoire serrée et le regard dur, ses yeux relisaient en boucle la question inscrite blanc sur noir, comme pour en saisir le sens. A18 ? Qui était ce microbe, ce patient dont elle n'avait jamais entendu parler ? Elle n'avait que trois minutes pour trouver une réponse, elle en entendait les secondes défiler sournoisement dans son esprit, qui pourtant aurait dû être occupé à autre chose. Patient A... Cela voulait dire qu'il ou elle n'avait pas connu le changement de catégories d'il y a deux ans, soit parce que la majorité avait été atteinte avant, soit pour des raisons plus obscures.
Amalia était persuadée que cette question n'était pas prévue, qu'elle n'était présente face à elle que parce que le docteur Elpida, en bon mauvais joueur, avait perdu le contrôle et ne supportait pas de la voir plus intelligente que lui. D'un coup de pied rageur, elle envoya sa propre chaise valser au sol, butant aux pieds de son adversaire immaculé. Bien que fulminante, elle ne bougea pas plus et ne quitta pas sa place, toute son énergie étant consacrée à trouver une réponse. S'il voulait gagner par cette question, il avait forcément demandé une information que la patiente n'avait pas et n'aurait jamais eu, les dossiers médicaux étant inaccessibles. Connaissant sa mégalomanie, il évoquait certainement un de ses propres cobayes, détruit par l'obsession qu'il avait pour eux. La clé était là, cependant elle n'avait pas la porte dont elle avait besoin et ne pouvait que faire des suppositions à cause de cette absence. "Etait". Pourquoi A18 avait disparu ?

Les trois minutes avaient fini par s'écouler. Sans que les lèvres scellées ne décochent un mot. L'italienne était forcée de donner une réponse incomplète.

-Une de vos anciennes fleurs, disparue ou partie de l'Institut avant 2017, je suppose.

Mécaniquement, comme si elle était ailleurs, la jeune femme posa les pieds au sol et se dirigea vers le médecin et directeur. Le regard planté dans le sien, leurs éclats métalliques entrant en conflit, elle avançait vers lui pour le forcer à reculer.

-Qui est A18 ? Que lui avez-vous fait pour que vous trichiez avec cette question ? Vous trichez pour des réponses honnêtes venues des professeurs que vous employez, et vous n'êtes même pas assez compétent pour le savoir. Tu es lamentable, autant que les patients de cet Institut misérable.


Toute trace de respect avait disparu, elle était même passée au tutoiement, elle mourrait d'envie de le claquer, de le faire tomber au sol, de le martyriser comme lui voulait le faire. De le blesser, de l'étrangler même, les ongles enfoncés dans sa gorge blanche qui deviendrait rouge.



La pire de l'institut 2017/2018
Deuxième Round (ft. Amalia) 3535
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
Docteur Elpida

Messages : 719
Points de confiance : 72
Date d'inscription : 13/02/2017
Age : 29
Localisation : Dans mon bureau. En pagaille.

Médecin en chef
Message n°9


Deuxième Round

Il serrait la craie dans sa main, de plus en plus nerveux. La transpiration mélangée à la poudre blanche rendit sa paume plus pâle encore. Seules les plissures de sa peau, entre ses ses doigts notamment, paraissaient plus foncées.
Le temps continuait de s'écouler. Savait-elle encore ? Elle ne pouvait pas. Personne ne savait. Comment trichait-elle ?
Donatien ne la quittait pas des yeux. Pourquoi ne tapait-elle pas des doigts ? Ce n'était donc ça pas ? Ou alors ça avait été un leurre ? Ou elle changeait de tactique ? Avait-elle plusieurs plans de secours ?
Non, elle était piégée. Donatien avait réussi à la faire tomber dans un trou : son piège. Elle ne pourrait plus remonter. Le puits de terre était trop profond, et la matière bien trop friable n'était pas un bon appui pour escalader. Ainsi, Donatien pouvait la regarder de haut, un sourire narquois sur le visage. Non : un rire. Oui, un rire libérateur et moqueur. Piégée. Piégée. Au fond du trou.
Trois minutes écoulées. C'est ...

- ... fini. Tu es-
- Une de vos anciennes fleurs, disparue ou partie de l'Institut avant 2017, je suppose.

Elle l'avait coupée. Et pour ... Pour ...
Comment pouvait-elle ? Elle n'avait pas tort, mais elle n'était pas assez juste pour gagner. Et elle avait légèrement débordée sur le timing.
Cependant, Donatien ne pouvait réguler sa respiration. A18 ... Rose ...
Alors qu'il se plongeait dans des méandres de souvenirs à la fois chaleureux et douloureux, Soixante-Six se planta face à lui. Et elle n'allait pas être des plus sympathiques.

- Qui est A18 ? Que lui avez-vous fait pour que vous trichiez avec cette question ? Vous trichez pour des réponses honnêtes venues des professeurs que vous employez, et vous n'êtes même pas assez compétent pour le savoir. Tu es lamentable, autant que les patients de cet Institut misérable.

Etait-elle sérieuse ?!
Donatien, dont les émotions ne faisaient que monter depuis que Soixante-Six le taquinait - donc depuis le début de ce questionnaire - fut vif. Il laissait son corps au contrôle du tumultes d'émotions qui le renversait. Comme cela arrivait rarement, il perdait le contrôle.
Alors sans le sentir venir, il saisit Soixante-Six par la gorge et la plaqua contre le tableau. Il n'avait pas beaucoup de forces, mais la jeune femme était si légère que s'en était un jeu d'enfants. Il ne tiendrait pas longtemps ainsi, réussissant à la faire décoller légèrement. Appuyer son dos squelettique contre le tableau était tout de même un sacré coup de pouce pour maintenir sa proie.
Il baissa légèrement la tête, refusant de croiser son fichu oeil rouge qu'il rêvait de planter un jour. Mais pas là. Pas comme ça. Il faudrait trouver la bonne façon.
Et ses doigts s'enfoncèrent dans sa chair.

- Tu me tutoies alors que je suis ton supérieur. Tu me manques de respect depuis le début. Et c'est la tricheuse qui m'interpelle comme tricheur. Continues comme ça, et je vais corrompre ton avenir.

Il n'userait pas des pouvoirs de l'Institut. Pas question de l'envoyer à l'asile : c'était bien trop gentil. Et surtout, cela correspondait à une punition de médecin à une patiente. Hors, le combat n'était pas celui de ces deux protagonistes. C'était entre Donatien Elpida et Amalia Reano.




Deuxième Round (ft. Amalia) Signat10
Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
Amalia Reano

Messages : 220
Points de confiance : 39
Date d'inscription : 06/09/2017
Age : 21

Y66
Message n°10
ft.
Donatien
Elpida
Deuxième round
Amalia bouillonnait de rage face à ces techniques sournoises, lamentables, indignes d'un homme qu'elle avait considéré comme un adversaire valable. Dorénavant, il n'était qu'un visage parmi d'autres, qu'elle détestait viscéralement mais qui ne méritait pas plus d'intérêt que le dernier insecte arrivé à l'Institut. Devant son absence de réaction, elle voulut lui décocher une claque mémorable mais il agrippa sa gorge avant qu'elle ne fasse un seul mouvement. Un glapissement de surprise franchit ses lèvres tandis que son dos heurtait violemment le tableau noir, faisant tomber un peu de la craie inscrite sur l'ardoise sur sa chevelure. Elle avait suffisamment de respiration pour supporter l'étranglement une minute, malgré les doigts qui essayaient de creuser dans son cou.

-Tu me tutoies alors que je suis ton supérieur. Tu me manques de respect depuis le début. Et c'est la tricheuse qui m'interpelle comme tricheur. Continues comme ça, et je vais corrompre ton avenir.

Dans un réflexe de survie, la jeune femme ramena ses genoux contre son ventre et propulsa ses pieds dans celui du médecin, pour se libérer de son étau meurtrier et le faire choir sur la première rangée de tables d'élèves. Elle massa sa gorge frêle en s'approchant rageusement de Donatien. Pour le faire définitivement tomber à ses pieds, elle faucha ses chevilles d'un mouvement vif.

-Sache que je ne respecte pas les lâches de ton espèce. Hiérarchie ou non. Surtout quand tu n'as pas été plus respectueux, voire moins, cracha-t-elle.

Son regard bicolore brûlait de fureur et ses mots retentissaient de dégoût. Elle posa un pied sur le ventre du docteur pour le forcer à rester au sol, l'autre pied positionné entre les cuisses de l'homme.

-Ensuite, je n'ai pas triché, la réflexion n'est vue comme malhonnête que par les imbéciles. Les cours de ton Institut sont certes ennuyeux, mais les deux premières questions que tu m'as posé y trouvent des réponses, tu l'aurais su si toi aussi, tu savais réfléchir mais c'est apparemment trop compliqué pour toi. Pour la dernière, c'est juste de la déduction. Peux-tu refaire le raisonnement tout seul, ou as-tu besoin que je l'explique à ton cerveau d'arriéré ? railla Amalia.

L'italienne fit basculer son poids sur son pied droit, qui fit plisser le tissu de la chemise immaculée et s'enfonça légèrement dans la peau du ventre de Donatien.



La pire de l'institut 2017/2018
Deuxième Round (ft. Amalia) 3535
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
Docteur Elpida

Messages : 719
Points de confiance : 72
Date d'inscription : 13/02/2017
Age : 29
Localisation : Dans mon bureau. En pagaille.

Médecin en chef
Message n°11


Deuxième Round

Ce fut vif. Donatien ne sut remettre les événements en ordre. Un coup dans le ventre en premier, c'était certain. Mais pourquoi avait-il encore la sensation d'un poids sur son abdomen ? Une chute, à un moment. Quelque chose qui ressemblait à la fois à une caresse et à un choc contre sa cuisse. Une sensation d'être spectateur flottant au-dessus de son corps, ne sachant suivre la scène dont il était pourtant acteur. Des mots de l'italienne. Adressés à lui. Les mots les plus importants, les plus douloureux, ceux qui faisaient vraiment mal.

- Ensuite, je n'ai pas triché, ... que par les imbéciles ... ton Institut ... ennuyeux ... si toi aussi, tu savais réfléchir ... trop compliqué pour toi. Peux-tu refaire le raisonnement tout seul, ou as-tu besoin que je l'explique à ton cerveau d'arriéré ?

Le corps de Donatien se crispa. Sur le moment, il pensa que c'était à cause la douleur physique, puis deux choses le frappèrent.
La première : ce n'était pas la première fois que Soixante-Six le mettait à terre. Ni la première fois qu'elle avait recourt à la violence corporelle. En fait, une fois la surprise du contact passée, et le choc de la chute, on se rendait vite compte d'un point faible de la demoiselle : elle n'avait pas de force. Pas physique, en tout cas. Son corps squelettique n'avait pas été doté de muscles. Et c'était pour cela que le poids sur son ventre était plus une gêne qu'une souffrance réelle.
Donatien revoyait alors leurs divers entretiens et nota que Soixante-Six n'avait pas évolué d'un pouce. Elle se contentait d'être quelqu'un de prudent. Elle se la jouait risquée et rebelle parce qu'elle avait le culot d'affronter le médecin en chef - et désormais directeur - mais au fond, elle n'était qu'un humain comme un autre, restant sur ses acquis : la provocation et, quand elle n'était pas suffisante, une pseudo bagarre. Or, une fois qu'on supprimait l'insolence et les coups qui ne laissaient que des bleus effacés, elle n'était plus rien.
La deuxième chose qui fit réfléchir l'homme fut la suivante : ce qui lui faisait vraiment mal, c'était les mots qu'elle employait. Le manque de respect et de reconnaissance à travers le tutoiement. L'insulter, et aussi dire du mal de son Institut. Les mots étaient plus virulents que quelques étranglements. Et Donatien le savait depuis le début, la provocation de Soixante-Six le lui avait fait oublié.
Mais le manque d'air lors de sa chute lui avait fait revenir la mémoire.
Le corps de Donatien se courba alors sous le pied de Soixante-Six. Son crâne collé au carrelage, de la place de la brune, on ne voyait de l'adulte que son menton. Il ne voulait pas croiser son œil.
Et il ne voulait pas lui monter son rictus.

- Monsieur Elpida, suite à une succession d'examens auprès de la patiente Y66, ou plutôt Amalia Reano, je vous pose ma synthèse de début d'année, ainsi que ma solution concernant la pathologie de ma patiente. Celle-ci sera sûrement temporaire, mais elle permettra de répondre aux problématiques que je soulève dans ce rapport.

La voix de Donatien était plus rauque, légèrement modifiée. Son débit était lent, comme s'il dictait quelque chose. Comme s'il lisait quelque chose.

- Ces derniers temps, ma patiente présente une certaine violence physique. Le dernier événement en date est celui du premier janvier 2019, dont vous, et les caméras de surveillance, ont été respectivement victime et témoins. Comme je vais vous le détailler dans ce rapport, je pose le diagnostic suivant : l’œil d'Y66 a un impact sur sa personnalité. Son activité a commencé à prendre racine dans ses neurones, déclenchant un comportement agressif dans des circonstances que je vous décris ci-dessous. C'est pourquoi j'impose le soin suivant : une anesthésie régulière de la paupière gauche, afin qu'elle ne puisse plus l'ouvrir. Ainsi, sa pathologie pourra être neutralisée temporairement, et nous pourrons vérifier si cet état est réellement lié à son activité oculaire.

Il faudrait un petit moment pour construire ce faux rapport, afin qu'il semble le plus complet possible. Pour Z01, Donatien s'était donné du mal. Il avait engagé les meilleurs, il referait la même chose ici. Le temps également de mettre en place la procédure ne sera pas des plus rapides, mais impossible.
Quant au médecin de Soixante-Six, il le virerait avec une prime de licenciement qu'il ne pourrait rejeter. Il engagerait quelqu'un d'autre. Peut-être un ophtalmo, pour qu'il puisse trouver le point faible de cet œil, et donc celui de Soixante-Six.
Donatien aurait pu appeler la sécurité. Utiliser les caméras dont chaque coin de l'institut était décoré pour faire du chantage. Attaquer à son tour. La mettre à l'asile. Planter un couteau dans son œil gauche.
Mais ça n'aurait pas été drôle.
Non, décidément, il ne fallait pas qu'elle voit son sourire. Il était certain que ça la mettrait en rogne.





Deuxième Round (ft. Amalia) Signat10
Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
Amalia Reano

Messages : 220
Points de confiance : 39
Date d'inscription : 06/09/2017
Age : 21

Y66
Message n°12
ft.
Donatien
Elpida
Deuxième round
-Monsieur Elpida, suite à une succession d'examens auprès de la patiente Y66, ou plutôt Amalia Reano, je vous pose ma synthèse de début d'année, ainsi que ma solution concernant la pathologie de ma patiente. Celle-ci sera sûrement temporaire, mais elle permettra de répondre aux problématiques que je soulève dans ce rapport.

Amalia avait vite compris son manège. Récitait-il un rapport qu'avait fait son incapable de médecin et que Donatien avait appris par coeur ? Non, le ton était trop saccadé pour que cela soit possible, ou alors il avait vraiment une mémoire déficiente.

-Ces derniers temps, ma patiente présente une certaine violence physique. Le dernier événement en date est celui du premier janvier 2019, dont vous, et les caméras de surveillance, ont été respectivement victime et témoins. Comme je vais vous le détailler dans ce rapport, je pose le diagnostic suivant : l’œil d'Y66 a un impact sur sa personnalité....

Le reste du récitatif n'était qu'un grondement flou, un bruit de fond, tandis qu'elle réfléchissait, augmentant la pression de son pied sur le ventre du directeur à un rythme plus ou moins régulier. Elle finit cependant par y appuyer les deux afin de l'utiliser comme un piédestal pour s'installer sur une table, jambes et bras croisés, un doigt tapotant son menton. Non, rien n'était crédible dans ce discours. Un rictus moqueur et victorieux vint éclairer son visage.

-L'incapable de médecin que tu as engagé n'est pas assez intelligent pour faire ces déductions ni aussi bien écrire. Pour faire un faux rapport, choisis un vrai écrivain ou au moins un docteur lettré. J'imagine que tu sauras mieux faire que ta petite attaque minable ? Sinon tu ne mérites pas ta place.



La pire de l'institut 2017/2018
Deuxième Round (ft. Amalia) 3535
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
Docteur Elpida

Messages : 719
Points de confiance : 72
Date d'inscription : 13/02/2017
Age : 29
Localisation : Dans mon bureau. En pagaille.

Médecin en chef
Message n°13


Deuxième Round

Donatien eut le souffle coupé quand Soixante-Six utilisa son diaphragme comme tremplin. Mais il ne réagit pas. La violence et l'insolence, ce n'était que les seuls atouts de l'italienne. Alors que lui, il était doté de tant de qualités et d'avantages. Il allait écraser cette fille, et pour de bon.

- L'incapable de médecin que tu as engagé n'est pas assez intelligent pour faire ces déductions ni aussi bien écrire. Pour faire un faux rapport, choisis un vrai écrivain ou au moins un docteur lettré. J'imagine que tu sauras mieux faire que ta petite attaque minable ? Sinon tu ne mérites pas ta place.

Il avait vaguement en tête le visage du médecin actuel de Soixante-Six, s'étant renseigné à son sujet avant la préparation de ce jour. En effet, c'était plutôt un incapable, mais qui ne l'était pas ?
En revanche, il avait en tête un des meilleurs ophtalmologues, voire un des meilleurs médecins de l'Institut. Non seulement il excellait dans son domaine, mais en plus de cela il semblait être un bon partisan de la pensée dominante de ces lieux. Graham serait parfait pour l'aider à recadrer cette peste.
Donatien se releva - bien que douloureusement - ; il n'allait pas rester dans une position inférieure face à Soixante-Six. Il ne voulut même pas relever le discours de cette dernière. Encore une fois : du l'insolence, rien de plus. Et cette histoire de mériter sa place, d'où cela sortait ? Il avait connu Soixante-Six bien plus venimeuse.
Donatien prit le temps de remettre ses cheveux en place, se recoiffant tranquillement. Puis, ré-ajustant sa tenue, il dit sur un ton détaché et assuré :

- Tu n'imagines même pas ce dont je suis capable. J'ai falsifié bien plus de dossiers que tu ne le croies, et des plus importants que ton petit cas. Ce n'est qu'une affaire de temps. D'ailleurs, étant donné que ton médecin est un, je cite, "incapable", je te fais un cadeau pour avoir su si bien répondre à mes questions : dès lundi tu auras un nouveau médecin titulaire.

Il se tourna vers le tableau qu'il effaça. Plus de règles. Plus de jeu. Juste des menaces désormais, et la lame d'une guillotine qui se suspendait dans les airs. Bientôt Donatien serait le bourreau et la tête de la pseudo-révolutionnaire tomberait.
Il se tourna vers elle et se frotta les mains pour effacer la craie. Il laissait une distance entre eux. D'abord parce qu'il ne ressentait pas le besoin de faire intervenir une proximité corporelle pour paraître menaçant, son aura était bien suffisante. Et ensuite, il fallait l'avouer, une partie de lui craignait de se refaire violenter.
Sans la regarder, il poursuivit :

- Tu joues avec les mêmes armes, c'est décevant. Je les connais désormais : l'irrespect et la violence physique. Je peux même ajouter à cette liste : le manque de renouvellement. J'aurais aimé te connaître d'autres capacités, mais tu ne sais que te reposer sur tes acquis, je suppose. Je me suis mis en péril, moi. J'ai voulu jouer le jeu, transgresser mes limites. Mais je vais me plier à toi, et poursuivre ce jeu avec mes armes à moi.

Là, il releva le regard vers elle. Un air confiant et mesquin, jamais il n'avait été aussi sûr de lui. Il avait voulu mettre de côté ses pouvoirs de chef, mais désormais il allait en faire bon usage. Le temps de les mettre en place, et Soixante-Six ne serait plus rien.

- Sur ce, je te souhaite une bonne journée.

Avoir le dernier mot, c'était toujours jouissif.






Deuxième Round (ft. Amalia) Signat10
Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
Amalia Reano

Messages : 220
Points de confiance : 39
Date d'inscription : 06/09/2017
Age : 21

Y66
Message n°14
ft.
Donatien
Elpida
Deuxième round
Les lèvres rouges s'étirèrent encore davantage quand le docteur immaculé se redressa, le souffle à moitié coupé. Etait-il devenu amorphe, incapable, inutile ? C'était la vision du monde d'Amalia : d'un côté les rares bons divertissements, de l'autre les enveloppes corporelles ennuyantes. Et la frontière n'était perméable que dans un seul sens. Donatien l'avait franchi, pas de retour en arrière possible.

-Tu n'imagines même pas ce dont je suis capable. J'ai falsifié bien plus de dossiers que tu ne le croies, et des plus importants que ton petit cas. Ce n'est qu'une affaire de temps. D'ailleurs, étant donné que ton médecin est un, je cite, "incapable", je te fais un cadeau pour avoir su si bien répondre à mes questions : dès lundi tu auras un nouveau médecin titulaire.

Elle éluda volontairement les mots vantards de son opposé en baillant ostensiblement. La nouvelle d'un nouveau médecin l'intéressait bien plus, ses yeux brillaient même d'une lueur approbatrice. Elle espérait que le suivant serait plus doué que le précédent, si même Elpida reconnaissait son incapacité et, si même lui la voyait, alors l'ancien médecin de la jeune femme était un cas désespéré. Elle repris son masque moqueur en remarquant la distance du sécurité. Le nouveau directeur craignait-il une patiente alors qu'il se décrivait pourtant comme tout puissant ? Si elle n'avait pas été aussi égoïste et incapable d'empathie,elle aurait presque pu le trouver attendrissant... si elle ne le détestait pas autant.

-Tu joues avec les mêmes armes, c'est décevant. Je les connais désormais : l'irrespect et la violence physique. Je peux même ajouter à cette liste : le manque de renouvellement. J'aurais aimé te connaître d'autres capacités, mais tu ne sais que te reposer sur tes acquis, je suppose. Je me suis mis en péril, moi. J'ai voulu jouer le jeu, transgresser mes limites. Mais je vais me plier à toi, et poursuivre ce jeu avec mes armes à moi. Sur ce, je te souhaite une bonne journée.

Sa nouvelle tirade avait profondément agacée la patiente. Comment pouvait-il se permettre de juger alors qu'il faisait exactement la même chose ? Comment osait-il se penser supérieur à elle intellectuellement ? Elle lui fera ravaler son sourire suffisant et hautain, par une arme qu'il n'avait pas encore vue. Tout en se redressant et posant ses pieds délicatement au sol, elle se dirigea d'une démarche féline vers sa cible, Donatien Elpida. Elle savait parfaitement comment énerver cet homme. Sa langue humidifia sa bouche, qu'elle ouvrit finalement pour répondre :

-Tu sais, je ne fais que m'adapter à mon adversaire. Et quand celui-ci est pauvre d'esprit... Je me mets à son niveau pour éviter qu'il ne perde immédiatement, c'est d'un ennui sinon. Mais, puisque tu veux tant apprendre de nouvelles "armes", pour te citer, je vais te faire une faveur. Prends des notes, ça pourrait te servir un jour.

C'était le lieu et et le moment parfaits pour une leçon de provocation. Amalia posa sa main fine sur le torse du docteur et directeur tout en avançant pour le forcer à se coller au tableau, certes effacé mais où s'accrochait encore quelques volutes de poudre de la craie blanche. Non, elle n'utiliserait pas son oeil, il était trop précieux pour être montré à un homme qui avait perdu sa valeur.

-Quelle est ta couleur détestée ? Le rouge je pense ? Alors que c'est si beau sur le blanc...

Il manquait cruellement de goût en matière de couleurs, elle se ferait un plaisir de lui faire une démonstration d'esthétique en plus de lui apprendre à provoquer. Plaquée contre lui et avec un sourire figé, comme une poupée de porcelaine, elle le força à s'asseoir sur le bureau, avant de grimper sur ses genoux rachitiques. Il lui semblait que le temps s'était ralenti. Comme une aile de papillon, son visage effleura le col de chemise blanc et pur. Les secondes reprirent leur cours habituel quand elle se détacha de l'homme et descendit de son perchoir. Avec délice, Amalia contempla son oeuvre : deux lèvres rouges imprimées dans la peau et le tissu, tranchant avec le blanc d'albâtre. Sans un mot, son air supérieur parlant de lui-même, elle se dirigea vers la porte et posa sa main sur la poignée,prête à l'ouvrir au moindre mouvement du médecin.



La pire de l'institut 2017/2018
Deuxième Round (ft. Amalia) 3535
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
Docteur Elpida

Messages : 719
Points de confiance : 72
Date d'inscription : 13/02/2017
Age : 29
Localisation : Dans mon bureau. En pagaille.

Médecin en chef
Message n°15


Deuxième Round


Il avait la main sur la poignée. Si proche de partir. Si proche de laisser la tumeur dans cette pièce et de retrouver un esprit sain. Mais il avait la main sur la poignée. Sur le fil du rasoir entre maladie mentale et santé de l'âme. Soixante-Six le retenait, elle était pire qu'un rhume dont on ne savait se débarrasser.

- Tu sais, je ne fais que m'adapter à mon adversaire. Et quand celui-ci est pauvre d'esprit... Je me mets à son niveau pour éviter qu'il ne perde immédiatement, c'est d'un ennui sinon. Mais, puisque tu veux tant apprendre de nouvelles "armes", pour te citer, je vais te faire une faveur. Prends des notes, ça pourrait te servir un jour.

Encore ce tutoiement qui lui hérissait le poil. Il allait la foutre dans l'asile. Il ne pouvait plus la voir dans les couloirs de l'institut. Elle était une erreur dans la matrice, une tâche noire dans son monde blanc. Elle pourrissait son Paradis. Il ne pouvait pas laisser des perles comme Lys, Pavot, et Edelweiss côtoyer le même monde que celui d'Amalia Reano.
Il ne sut réagir quand elle le poussa contre le tableau. La pression était pourtant faible, mais la force de Soixante-Six n'était pas dans le physique : elle était dans le regard. A tous les niveaux. Sans parler de son œil puissant, elle savait capturer une proie par un battement de cils.

- Quelle est ta couleur détestée ? Le rouge je pense ? Alors que c'est si beau sur le blanc...

Perdu. Il adorait le rouge. En revanche le noir, ce n'était pas joli. C'était l'opposé du blanc. C'était sombre. Si loin de la pureté et de l'innocence qu'il était persuadé de dégager.
Il ne vit rien de la suite. Le contact, ça, par contre, il l'avait en horreur. Il eut un blanc. Un mini-coma. Il ne vit pas Soixante-Six lui grimper dessus. Cette façon de faire était si provocante, et sexuelle à la fois. Il n'aimait pas. Mais vraiment pas. Il pourrait lui vomir dessus, on ne verrait pas la différence de toute façon.
Et elle se leva. Donatien ne la vit même pas lui échapper.
A vrai dire, quand la porte claqua, ce fut le moment pour lui d'enfin régurgiter son thé du matin.
Elle lui avait mis ce goût acide dans la gorge. Avait été impertinente. Et sa présence ne nuisait plus qu'à Donatien, mais également à l'ensemble de l'Institut. Ce n'était plus une affaire personnelle.
Les déchets comme elle, ça ne traînait pas dans les couloirs. Ça se mettait dans la poubelle.





Deuxième Round (ft. Amalia) Signat10
Donatien t'honore de sa parole en #0099ff

Contenu sponsorisé

Message n°16

    La date/heure actuelle est Jeu 27 Juin - 1:10

    Four Seasons